Cameroun : Arts et Culture

Actualité : Cameroun : Arts et Culture

B Consty MJ fait son «Thriller» bantou

Cet artiste autoproclamé héritier de Michael Jackson ne manque pas d’idées sur YouTube

 

BAMBI BETI. Chaque année quand arrive le 25 juin, on célèbre la disparition de Michael Jackson, occasion de voir défiler des soi-disant sosies souvent décapés et aussi bizarroïdes que leur idole.

Chez B Consty MJ (qui porte un nom à coucher dehors - dommage !) l’originalité n’est pas dans la quête de ressemblance physique encore moins dans le copier-coller du timbre vocal.

bconsty

S’il s’est autoproclamé héritier du King of Pop, c’est sans doute parce qu’il s’empare de son univers avec des moyens simples et pas mal d’originalité. Son «Hommage à Michael Jackson» qui tourne sur YouTube propose quelques effets visuels éloquents, et surtout une savoureuse séquence zombie où l’artiste danse sur de vraies tombes.

Un bout de «Thriller» avec la musique originale, un éclairage aux phares d’un véhicule au loin, quelques potes habillés en haillons et lui-même en blouson rouge sans réussir de grosse prouesse chorégraphique, et l’on obtient un authentique hommage à un monstre sacré. Il suffisait d’y penser.

 

De son vrain nom Bertrand Amvene Nsso, ce garçon de 31 ans qui a bien connu la ville de Mbalmayo a commis un album de 7 titres en 2009 intitulé «Nsili». Depuis le décès de Michael Jackson, il a fait un single et de nombreux spectacles dans son pays et sur le continent, précise sa fiche.

Si vous le croisez en spectacle ou sur Internet, souvenez-vous que ça faut le coup de regarder.

 

T. Minko’o - Musiki – Photo DR

(musiki-cm.com)


Y a-t-il un saxo derričre Manu ?

Quels sont les artistes camerounais qui marchent sur les pas de Manu Dibango dans le jeu de saxophone ? Quel est leur poids jusqu’ici ? Musiki suit quelques pistes.

 

C’EST PAS DU VENT. Manu Dibango, qui aura bientôt 80 ans, est l’un des plus grands artistes de tous les temps sur le continent africain et probablement son plus célèbre saxophoniste. Le fait qu’il soit pianiste de formation n’empêchera pas de lui coller l’image universellement admise qui veut qu’il ait toujours un saxophone sous le menton.

Piano, saxophone, voilà donc des instruments qui ne courent pas les rues au Cameroun, le pays de Manu, si fier de son illustre fils, mais si peu fertile en successeurs potentiels du génial chauve. Au pays de Zanzibar et Richard Bona, le sol a plus souvent porté des bassistes et solistes de talent, que de saxophonistes.

belinga bens

Pourtant, il semblerait qu’à chaque génération, au moins un saxophoniste a pointé le bout de son nez derrière Manu Dibango. Et quel qu’ait pu être le succès de ces «disciples», la comparaison souvent hâtive n’a pas arrangé les choses.

C’est le cas d’André «Ben’s» Belinga, né en 1955 soit 22 ans après Manu. Il est le frère cadet de l’organiste Mekongo Président. Il fera des études de lutherie à Paris, puis accompagne Manu, Touré Kunda et participera à l’incroyable aventure «Lambada» du groupe brésilien Kaoma en 1989. Mais dans le milieu, il est possible que le trompettiste Ted Mekoulou «le Louis Armstrong camerounais» ait eu plus d’estime notamment chez les amateurs de jazz au temps des festivals «Jazz sous les manguiers».

kayou

Au cours de la génération suivante émerge le saxophoniste Emmanuel Noubomo dit Kayou. Il est né en 1970 soit 37 ans après Manu et 15 après Belinga. Très vite, il se voit coller l’étiquette de fils spirituel de Manu Dibango. Ce qui n’est sans doute pas immérité car le garçon possède une vraie culture jazz et chante tout comme son célèbre devancier. Il travaille sur l’album «Poutsi», s’installe en France en 2002 et entreprend une série de voyages où le public finit par perdre sa trace, retenant qu’il existe quelque part un Kayou Band dont on ne sait pas s’il végète au Cameroun où s’il tourne avec son inspirateur.

oyonomanu

Dans cette série plutôt brève arrive enfin Alain Oyono (ici en photo avec Manu lors des 40 ans de carrière de Nkotti François à Douala). Energique, passionné, éclectique, il impressionne aisément. D’après de nombreux témoignages, il serait un pur talent dont la ductilité permet d’évoluer aussi bien en quartet que dans les studios de variété où il soutient de nombreux amis artistes. C’est sans doute le défaut de sa qualité dans un environnement où les synthés offrent des raccourcis aux oreilles peu exigeantes sans qu’Oyono parvienne à imposer «un son» bien à lui. Les plus indulgents le verraient comme une relève qui attend son heure ; les plus sévères comme un gadget bon chic bon genre, sans plus.

 

Manifestement, l’ombre de Manu Dibango est trop forte pour laisser pousser de nouveaux arbres sous le baobab. À moins que ces jeunes saxophonistes soient frappés des mêmes carences managériales que la plupart des artistes camerounais…

 

Thierry Minko’o pour Musiki – Photos DR, Christophe Kabeyene

(musiki-cm.com)


Chanter et «mal vieillir» au Cameroun (2e partie)

Après le droit d’auteur, les pirates, l’envie de changer de vie et une mauvaise gestion personnelle. Comment le sort de nos musiciens semble se détériorer à mesure que leur âge avance

 

L’ENVIE DE CHANGER DE BORD. Nkotti François l’ancien leader des Black Styl est devenu maire de Bonaléa vers Souza, Jr Mpandé est devenu administrateur civil tandis que Johnny Tezano l’ex-mbéré déchaîné vend des voitures au Rond Point Nlongkak à Yaoundé. En moins radical, Mbida Douglas compose des génériques d’émissions pour une chaîne de télé panafricaine, K Tino (photo) ktino-gabons’est installée à Libreville avec son mari, d’où elle balance ses albums. Est-ce un constat d’indigence de la musique au Cameroun ? Peut-être. Même si les artistes aussi ont le droit d’explorer d’autres terres du moment qu’elles sont plus fertiles.

 

Le public peut dès lors considérer que c’est une «mauvaise fin» tant il est vrai qu’on ne cesse pas d’être artiste comme on cesse d’être fonctionnaire. Par ailleurs, l’activité religieuse n’étant pas assez gratifiante dans le show biz, d’aucuns iront «plaindre» Grâce Decca, Coco Mbassi, Ngalle Jojo, Nkembe Pesauk qui ont décidé de chanter pour le Seigneur. Or Georges Seba a fait le même choix sans accroc, probablement parce qu’il vit en France et qu’il dirige une chorale professionnelle…

 

LA MAUVAISE GESTION EN QUESTION. Messi Martin mort dans un dénuement terrible en 2006, Jean Bikoko parti comme un gueux, Cheramy de la Capitale décédé en mai 2011 comme un mendiant ou presque. La liste de chanteurs connus et disparus de façon indigne s’allonge, surtout parmi les plus âgés. Est-ce une coïncidence ? Avaient-ils le souci du management et de la gestion de carrière à leur époque ?

nzie anne-marie

Toutes ces questions se posent quand on observe la courbe d’une Anne Marie Nzié (photo), doyenne des artistes qui a eu la chance de se faire offrir une maison par l’Etat puis un dernier album en 1998 par un admirateur. N’eût été ces gestes, on frissonne à l’idée que la reine mère du bikutsi aurait été réduite à un long silence comme Rachel Tchoungui, Marthe Zambo, Mbarga Soukouss, Pasto, et tellement d’autres.

 

Avis aux nouvelles générations qui veulent apprendre à gérer la gloire en même temps qu’une carrière !

 

Th. Minko’o – Musiki, photos DR

(musiki-cm.com)


Chanter et «mal vieillir» au Cameroun (1čre partie)

Pourquoi le sort de nos musiciens semble-t-il se détériorer à mesure que leur âge avance ? À l’exception d’un Manu Dibango et de quelques figures ayant choisi l’exil, le constat est troublant.

 

La scène musicale camerounaise est-elle en perte de vitesse comme le prétendent certains, parce que les «cadres» ne sont plus là pour donner le tempo qui faisait jadis des envieux partout en Afrique ? La question mériterait d’être posée, quand on suit la trajectoire de nombreuses références absolues du temps passé.

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HARO SUR LE DROIT D’AUTEUR. Faut-il faire mine de s'intéresser aux gros sous du droit d'auteur quand on n'a plus d'inspiration ? Combien d’anciennes gloires retrouve-t-on davantage sur le tatami de la Socam que dans les bacs ? Difficile de répondre de manière tranchée à ces questions. Si le fait de briguer les instances de gestion du droit d’auteur n’a rien de dévalorisant (et semble même logique avec l’expérience acquise), on sera toujours frappé de voir Devis Mambo, Djene Djento, Beko Sadey, Govinal Ndzinga Essomba, Ekambi Brillant ou Esso Essomba (photo) se débattre dans ce domaine qu’ils semblent si mal maîtriser au vu des scandales qui s’y enchaînent. À tel point que Manu Dibango, Sam Mbendé qu’on a appelés en renfort s’y sont cassé les dents. Connaissant le délabrement qui s'attache aux questions de droit d'auteur, la danse des vedettes viellissantes autour d'un fauteuil de PCA ou sur une liste d'affidés prend souvent des allures affligeantes.

 

dina bell

TROP PEUR DES PIRATES. Phénomène étrange. Au Cameroun, seuls les vieux briscards de la scène disent avoir une peur bleue des pirates. À la différence des jeunes artistes qui misent beaucoup plus sur les «gombos» que sur la vente de leurs albums, les anciens comme Dina Bell (photo), Esso Essomba, Toto Guillaume et beaucoup d’autres refusent de faire un album que la piraterie risque de vampiriser sur le champ. Une attitude de prudence qui devrait interpeller les autorités de la culture certes, mais qui dénote aussi un problème d’adaptation. Les pirates suivent-ils un artiste qui marche moins qu'avant ? En commettant l’album «C’est tout moi» en 2010, Ben Decca n'a pas vraiment été inquiété par la piraterie comme il le craignait. Simplement parce que l’œuvre n’a pas marché comme les précédentes. On ne peut pas tout mettre sur le dos de ces "pauvres" pirates !

(Ă  suivre)

 

Th. Minko’o - Musiki

(musiki-cm.com)


On agresse Dinaly, ses collčgues dorment ?

Le Boucantier de Musiki s’interroge sur les rapports de solidarité entre musiciens kamers

 

Ça c’est même quelle malchance avec le pays-ci ? Là où on vient braquer une artiste dans un hôtel jusqu’à sortir les couteaux comme si la femme d’autrui est un chef bandit ?

Ne me dites pas que vous n’avez pas suivi le boucan-là, qui dit qu’on a agressé Dinaly ! Je sais que maintenant les gens n’ont plus le temps des gens mais seulement pour l’argent des gens. En tout cas le boucan que je dis là s’est déclenché dans la ville qu’on appelle Melong pas loin de Nkongsamba là-bas dans le Mungo. Je donne tous ces détails, si quelqu’un veut il part vérifier.

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C’est donc la gendarmerie de Nkongsamgbeu qui nous raconte le boucan, en disant que trois malfrats armés de machettes et un quatrième d’un pistolet ont braqué un couple de Néerlandais et plusieurs kamé dans un hôtel de Melong. Ils ont effrayé les gens d’autrui pour prendre leurs fafios. Mais ce qui nous énerve même c’est qu’ils ont profité pour piquer leurs sales couteaux de tétanos sur les gens.

 

Le boucan dit que la chanteuse Dinaly a été blessée au bras et à la joue et qu’on lui a pris ses bikoux et ses ronds d’une valeur de 400 000 fcfa. C’est vraiment la malchance ! Les agresseurs là aussi ne pouvaient même pas se souvenir que la fille là a d’abord trop galéré quand son mari Tom Yom’s est mort en 2007 ?

 

Mais le pire, c’est le silence de ses collègues artistes. Est-ce que quelqu’un a entendu un message de soutien, un projet de quête quelque part ? Nous ici à Musiki on n’a rien suivi comme boucan dans ce sens. Les gens veulent d’abord qu’un artiste meure pour réagir ? Ou bien ils croient seulement que Dinaly n’a pas besoin de réaction comme le boucan du sous kwatt dit qu’elle un peu les ronds là.

 

En tout cas ce n’est pas bien ! Les artistes nous déçoivent. Ou bien c’est parce que Dinaly est présidente de Dynamo et que les autres artistes supportent Coton Sport ? Vraiment ça ne vaut pas la peine ce genre d’affaire.

 

C’est tout pour le boucan, cliquez maintenant sur les vraies infos.

(musiki-cm.com)


Bingono Bingono : X Maleya sera uni ou ne sera pas

bingonochronikMusiki a reçu de son consultant l’anthropologue-musicologue et journaliste François Bingono Bingono cette analyse sur les perspectives d’avenir du groupe X Maleya, la formation musicale la plus en vue du moment au Cameroun.

 

« La musique est une question de corporation, d’adjonction de plusieurs forces. Le très grand avantage du groupe X Maleya est qu’ils sont effectivement conformés à ce principe de mise en commun de forces et de talents divers. Parce qu’ils travaillent ensemble et parce qu’ils sont un groupe, c’est-à-dire avec leurs compositeurs, leurs interprètes, leurs musiciens. Alors on peut leur faire confiance.

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Mais cette confiance ne prévaudra que tant qu’ils comprendront que tant qu’ils comprendront qu’il est important, utile, nécessaire pour eux de continuer ensemble.

 

Si jamais ils se laissaient tenter par le démon de la division, où chacun voudrait voguer seul, alors il peut y avoir une menace.

Tant qu’ils travailleront ensemble ils resteront longtemps et seront de plus en plus forts. Donc je n’émets aucun crainte quant à la fragilité d’un groupe comme celui de ces enfants qe nous avons suivis de près et dont nous avons la conviction qu’ils sont heureux de travailler ensemble».

 

Propos recueillis le 5 avril 1012 par Liliane Kingué - Musiki

Photos: C. Kabeyene

(musiki-cm.com)


Musique & Sexe pour médias hypocrites

Des journalistes diffusent des œuvres qu’ils critiquent ensuite pour avoir bonne conscience. Coup de gueule...

 

MICROS A DEUX TETES. Ce mercredi 4 avril 2012, c’est un dossier publié par le quotidien national bilingue Cameroon Tribune qui sonne la charge contre les liaisons incestueuses qu’entretiennent les médias camerounais avec la musique locale, taxée de dérives gravissimes vers l’obscénité la plus graveleuse.

 

Le constat n’est pas nouveau. Et d’ailleurs quitte à cuisiner des marronniers, les médias ont le droit de se répéter, puisque la répétition est mère de pédagogie pour un peuple manifestement abruti de chaleur et de malbouffe.

deviances

Là où le bât blesse, c’est que le quotidien national bilingue semble cracher sur ces figures qui l’aident généralement à meubler ses pages «Culture» ou «Week end», de ces rubriques qu’on remplit le vendredi pour tenter de donner du relief à des artistes qui, paraît-il, n’ont de relief aujourd’hui que les courbes des rondeurs célébrées dans leurs chansons.

 

En clair, ces dossiers moralistes sur la musique dite fessière sont d’une certaine façon l’hôpital qui se moque de la charité, tant le couple médias-musique est aujourd’hui intimement lié quelle que soit la nature de cette dernière.

 

Sinon, comment expliquer qu’en dépit des interdictions du «mariologue-déviançologue» Gervais Mendo Ze en son temps ou des livres genre «Les chansons de Sodome et Gomorrhe» de Mono Ndjana, les médias aient poursuivi leur permissivité à l’égard des chansons les plus paillardes au prétexte qu’elles cassent la baraque ?

 

De deux choses l’une. Soit l’on identifie les cabarets comme zones de déperdition de notre génie musical (en oubliant que ce sont les seules écoles de musique à l’heure actuelle) et on cesse d’y envoyer ses lecteurs le week-end. Soit on cible les musiques et artistes «pourris de sexe» qu’on évite de traiter dans ces médias si bien pensants.

 

Au final, ce sont ces journalistes de médias soi-disant épurés qu’on retrouve en train de présenter des soirées de mariage ou encore des festivals où prestent ces saltimbanques lascifs et délurés. De qui se moque-t-on ?

 

Musiki - Avril 2012

(musiki-cm.com)


Sponsoring et réseautage des projets culturels

Musiki a reçu de son consultant le journaliste Télésphore Mba Bizo, ex-président d’Arterial Cameroon, cette analyse des conditions de sponsoring et de réseautage des projets culturels.

 

« Pour organiser un projet culturel, il faut avoir la connaissance des bailleurs éventuels, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux. Il faudrait les approcher, apprendre à les comprendre car chaque bailleur a des thématiques précises pour lesquelles il milite, chaque bailleur a des préoccupations, chaque bailleur a un champ d’action. Il faudrait donc voir si son idée de projet peut être conciliable avec les objectifs de ce bailleur. À partir de ce moment, on peut postuler pour des financements.

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Dans le cas du Cameroun, il arrive que le ministère de la Culture assiste à la production de spectacles, il y a les sociétés brassicoles, cigarettières mais ce n’est pas tout mais normalement le secteur privé doit être porteur du marquage du développement mais dans notre contexte, les demandeurs vont chez les bailleurs avec une démarche de supplication alors que, quelque part, il est dans la mission de certains de ces bailleurs de sponsoriser les arts et la culture chez nous.

 

En retour, lorsqu’on a reçu des financements il faut se montrer capable de les gérer. L’incapacité à consommer les budgets est une incompétence, par conséquent il faut le faire. Et il faut toujours bien lire les conventions avec les partenaires avant de modifier sur le plan de l’action et de la mise en œuvre du projet, il faut solliciter l’avis du bailleur. Afin de ne pas tuer la relation dès la première chance.

 

Toutefois, il y a le système de réseautage, soit la mise en commun de l’ensemble des acteurs qui ont des objectifs communs mais dont, souvent, les points de situation géographique les éloignent tandis que les préoccupations les rapprochent. A ce moment on se met ensemble pour organiser une force de proposition, de réaction voire de revendication.

 

L’artiste qui a besoin de réseauter doit se prendre au sérieux, c’est-à-dire fonctionner de manière à peu près professionnelle, accepter la division du travail, intégrer la présence d’un marketiste en son sein pour pouvoir gérer certains aspects liés à sa carrière. Ainsi il a son CV qui est disponible, des œuvres disponibles et être sur le terrain pour fouiller l’information, les appels à candidature, des appels à projet. Lorsque les gens ne viennent pas vers lui, il peut aller vers les gens, et c’est comme ça que ces choses commencent ».

 

Propos recueillis le 22 mars 2012 par Liliane Kingué

Photo : Christophe Kabeyene – Musiki

(musiki-cm.com)


Le bikutsi et la dent pourrie

Les chroniques de Bingono

Acte 1 : Le bikutsi et la dent pourrie

Musiki a reçu de son consultant le journaliste François Bingono Bingono l’analyse ci-après, portant sur l’état de santé réel du bikutsi dans un flot d’œuvres souvent sans consistance.

 

« Trouver le bikutsi léger, c’est mal percevoir l’analyse musicale. Car dans un flot de 70% de mauvais, même s’il ne reste qu’un petit 10% de bon, il est possible que ces 10% de bon-là surpassent le reste en qualité et même en quantité de valeur absolue.

Malgré le marasme que répandent ceux qui font mal, il y a des figures qui sont dignes d’intérêt et qui sont à même de mériter qu’on oublie ceux qui font mal. Et là je vais emprunter au langage africain qui fonctionne par des proverbes et des dictons. On dit : une seule dent pourrit toute la bouche.

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C’est l’histoire d’un individu qui avait une dent cariée. Chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour répandre un large sourire on ne voyait que l’unique dent cariée sur les 32 que comptait sa bouche. On a dit : « Il a une gueule pourrie ! »

C’est exactement ce qui se passe avec le bikutsi et d’autres activités où l’on est nombreux à participer. On a l’impression que les quelques brebis galeuses qui sont là ont tendance à vouloir assombrir toute l’activité.

Je proteste pour dire que dans cette marée d’un bikutsi dégueulasse il y a des figures représentatives. Et elles ne se comptent pas sur le bout des doigts car elles sont nombreuses. Mais par le principe de la dent pourrie on a tendance à croire qu’il n’y a de bikutsi que le mauvais.

Je proteste et je dis : c’est mal jugé ! »

 

Propos recueillis le 13 mars 2012 par Liliane Kingué

Photo: Christophe Kabeyene - Musiki

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Qui a męme dragué Charlotte Dipanda ?

Le Boucantier de Musiki cherche les problèmes après le concert du 3 mars à Yaoundé

 

D’abord un : les larmes de Charlotte Dipanda que tout le monde a commenté au lendemain de son concert ont fait un boucan costaud et chacun a donné sa part de version sur ça.

Beaucoup de gens ont dit que la fille était émue la magie seulement parce qu’elle n’avait pas imaginé que les habitants de Yaoundé et des environs pouvaient apprécier son boucan comme ça, jusqu’à payer franchement ses billets de spectacle sans dire que «moi je suis le chauffeur du ministre tel, donnez-moi le billet de son excellence».

D’ailleurs nous tous on connaît déjà les petits mots de boucan de Yaoundé là.

 

Le Boucantier croit que s’il y a eu les larmes là, c’est que la fille d’autrui imaginait la malchance qui l’attendait en ville avec les petits dragueurs de Yaoundé qui ont tout fait pour prendre son numéro de téléphone. C’est un boucan que nous-mêmes on a témoigné en faisant un tour aux répétitions de Charlotte Dipanda, où les ntchinda de quelques capo de Yaoundé venaient tenter leur part de njambo sur la belle Charlotte. Pour éviter les problèmes, on ne va pas vous donner les noms ici.

On a même appris que certains forestiers de l’Est qui se prennent pour des chauds gars ont voulu l’inviter chanter là bas. Peut-être avec l’idée de couper les routes à un moment pour finir avec la fille d’autrui une fois. Vraiment les gens ne sont pas bien !

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Il y a des gens qu’on a beaucoup vu à côté de Charlotte Dipanda pendant cette période, la qualité qu’on n’ira pas penser qu’ils ont voulu aussi lancer le maïs sur elle. À commencer par Ferdinand Nana Payong, un gars qui a l’air de seulement regarder son gombo sans penser au pistache.

D’ailleurs il est parmi les premiers à avoir cru en la chanteuse depuis depuis. C’est pour ça qu’elle a toujours chanté au Palais des Sports où Nana Payong a ses entrées.

On a aussi vu Koppo autour d’elle, mais c’était pour préparer un petit passage sur scène. Le boucan dit que Koppo aime les femmes, mais je ne sais pas si Dipanda est encore son niveau. Vous-mêmes dites nous.

 

D’ailleurs les deux ont enregistré la chanson «J’en ai marre» dans le premier album de Koppo, grâce aux combines de Blick Bassy que les malbouches du kongossa ont aussi soupçonné d’avoir dragué l’enfant, tout comme Lokua Kanza pour qui elle a fait les chœurs. S’il fallait que les choristes soient draguées par les chanteurs, c’est que Manu Dibango a dragué Queen Eteme ou Sissy Dipoko ! Ce boucan n’a aucun sens, dis donc !

 

Le problème, c’est que le boucan ici dehors croit que les artistes ont la fesse un peu facile. C’est pas bien ! Et puis même, Charlotte Dipanda est casée, elle a un fils. Son boucantier personnel est un type baraqué, un rugbyman qui joue un France et qui a les euros, les vrais fafios, pas vos petits francs bantous que vous volez ici au kamer.

 

Voilà, c’est tout pour le boucan pour le moment, cliquez maintenant sur les vraies infos.

(musiki-cm.com)


Le style de Charlotte Dipanda ŕ la loupe

Le chroniqueur Bobby Essombe Mouangue analyse le deuxième album de la chanteuse

 

«Un album résolument tourné, contrairement au premier, vers ses racines musicales. C'est-à-dire sur les rythmes les plus emblématiques du terroir. Parmi ceux-ci, une formidable excursion musicale dans son village natal. Une livraison d’un makossa soft, expurgé mais particulièrement visible, grâce à l’exceptionnelle qualité vocale de l’interprète qu’est... Charlotte Dipanda.

Un travail de qualité classique qui nous fait entrevoir l’inutilité des trop pesantes orchestrations, qui ont le plus souvent tendance à voiler, la qualité des œuvres produites dans la musique camerounaise.

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A signaler la présence de mélodies langoureuses qui se laissent savourer. Une livraison d’une douceur exceptionnelle qui vous fait presque oublier, que tout ne tourne pas rond dans notre pays !

Une œuvre à intégrer au sein même de la lignée d’auteurs compositeurs prestigieux tels que Charles Lembe, Etienne Mbappe, Richard Bona. Mais encore, un retour aux sources qui vient corriger l’évidente dispersion musicale de sa première galette, par trop word music.

 

Et pour preuve de ce retour aux fondamentaux de son arrière-cour camerounaise, cette plage thématique aux paroles si définitives qui correspondent certainement à un choix de carrière. Mboa : na bole bola ye bolo, na timba o mboa/ na bole londo na timba o mboa/ mboa to be nde ne we mba o mulema /etc.

 

Album à conseiller à tous les puristes de la geste musicale ».

 

Bobby Essombe Mouangue

(Les interprètes majeurs de la musique camerounaise : musiquescamerounaises.blogspot.com)

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Ces stars qui préfčrent Dieu

Grâce Decca et Coco Mbassi sont deux nouveaux noms sur la liste des célébrités ayant choisi de revenir au Seigneur…

 

Une info peut créer la joie dans les églises et rendre tristes certains amoureux de musique.

C’est sans doute le cas avec Grâce Decca, qu’on a retrouvée il y a quelques jours sur un riche plateau de la télévision nationale, dotée d’un embonpoint ultra-évident et mitraillant des versets bibliques à tout-va.

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Discrète depuis de nombreuses années après avoir toujours connu le succès, la sœur cadette de Ben Decca, désignée meilleur album féminin et meilleure chanteuse en 1993, semble une congrégation à elle toute seule. Loin de la gloire apportée par les albums Besoin d’amour (1989), Doï la mulema (1993), Appelle-moi princesse (1998), Donne-moi un peu d’amour (2001).

 

Quant à Coco Mbassi, que de mauvaises langues disent perdue pour le show biz à cause d’une connexion trop forte avec la religion, elle a refait une timide apparition dans les oreilles des siens en début d’année, le temps d’annoncer la sortie cette année de son troisième album «Jowa».

 

Le cheveu court et légèrement en bataille pour ne pas dire négligé, c’est ainsi qu’on la voit dans le quotidien Le Jour auquel elle a accordé une interview.

«Maintenant on se dit : oui je fais de la musique pour Dieu, et Dieu ne peut pas être la cinquième roue du carrosse et si c’est pour Lui j’ai encore plus de raison de faire de la qualité», dit-elle comme pour confirmer sa (re) conversion.

mbassi coco

Elle ajoute, pour parler de sa carrière : «Depuis mon dernier projet Coco Mbassi Tour en 2005, j’aime bien compter sept ans et on y est en 2012».

Lauréate du Prix RFI Musique du Monde en 1996, choriste de Manu Dibango, Salif Keita, Umu Sangaré, elle a commis deux albums de qualité Sepia (2001), Sisea (2003) qui ont marché auprès des connaisseurs, ce qui n’est pas rien.

 

Si certains artistes gèrent discrètement leur foi tandis que d’autres avancent avec leur bible sous le bras comme Odile Ngaska, la nouvelle attitude de ces deux chanteuses est intéressante à observer d’autant qu’elle prend de l’ampleur à un moment où elles ne sont plus nécessairement au sommet.

Marie Tebine Sabal - Musiki

Photo: Christophe Kabeyene

 

 

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Mais qui a frappé l’argent de K Tino chez elle ?

Le Boucantier de Musiki scrute l’affaire qui énerve la Femme du peuple ces jours-ci

 

On dit au quartier que quelqu’un est là, sa part de boucan vient le trouver. C’est ce qui est arrivé à K Tino dans sa maison familiale de Nkoleton à Yaoundé l’autre jour.

 

Depuis qu’elle est rentrée du Gabon, la fille d’autrui se bat pour rencontrer les gens et continuer à donner la joie au cœur du peuple en faisant son boucan qui lui fait tourner les fesses la qualité que les gars adorent ici dehors.

 

En tout cas, la fille a posé son sac d’argent quelque part dans sa maison, quelqu’un est venu frapper sans pitié, sans même lui laisser l’argent de taxi pour aller se plaindre chez son dur kombi le commissaire Oniong Oniong Maurice l’ami des stars.

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Qui a donc volé l’argent de la Femme du peuple ? Apparemment c’était une grosse somme parce que la qualité qu’elle voulait même pleurer au téléphone quand elle parlait du boucan là, ce n’était plus bon. Heureusement que son mari gabonais Assou est un dur de chez dur, il brasse un genre de fafios qui ne fait pas le boucan mais tu vois seulement comment K Tino se comporte déjà comme la femme d’un ministre un genre !

 

Moi, si on me donne l’affaire là, j’arrête d’abord tous les gens qui habitent chez elle je les fesse au commissariat, je suis sûr que quelque chose va sortir.

 

En tout cas les enquêtes se poursuivent sur le vol là. Si vous voyez un gars en train de casser les bouteilles de champi à Nkoleton un genre là, il faut nous prévenir parce que nous on n’aime pas quand Mama Ekargator est fâchée. Elle est capable de soulever sa robe en concert et nous montrer sa malchance une fois seulement, pour nous verser le ndoutou.

 

Donc pardon, il faut qu’on retrouve les gars qui ont pris ses fafios.

 

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Il n’y a pas de diva au Cameroun

C’est quoi une diva ? Un non-sens pour nos traditions ? Un mot pour les médias ou une vérité universelle ? Musiki examine le concept sur la scène camerounaise.

 

Le terme diva n’existe pas dans les langues camerounaises. Nul besoin de faire une thèse là-dessus puisque la définition classique et fournie par wikipedia de ce mot indique en substance qu’il s’agit d’une «cantatrice célèbre et talentueuse».

Vu l’usage communautaire du chant dans nos sociétés traditionnelles, il y a peu de chances que des divas figurent dans nos contes de grand-mère.

 

Toutefois, les langues et les usages ont des glissements sémantiques selon les latitudes ou les années qui passent. Si par «cantatrice célèbre et talentueuse» on entend «grande chanteuse à voix», on peut soumettre à l’analyse quelques profils locaux.

nzie anne-marie

D’abord Anne Marie Nzié, 80 ans cette année, une des plus anciennes et surnommée «la voix d’or» du Cameroun. Lancée par son frère Cromwell né Moïse Nzié, elle fut l’une des toutes premières voix féminines de la chanson camerounaise dans les années 50 et 60. Sa présence dans la musique de variété lui a valu l’estime des plus grands.

 

Il y a Rachel Tchoungui, 65 ans, révélée en 1973 lors du premier Festival de la musique camerounaise en décembre 1973, grâce à la chanson-référence «Roméo et Juliette», composée par Francis Bebey son ami d’enfance. Contrairement à Anne Marie Nziié, elle a sombré un temps dans l’oubli avant de tenter un come-back mitigé dernièrement.

bebey manga

Il y a également Bebe Manga, décédée le 1er juillet 2011 et citée ici dans la mesure où son œuvre est censée lui survivre. Le titre «Amio» écrit en 1962 par Ebanda Manfred et propulsé grâce à sa voix parmi les hits les plus repris du monde, fait d’elle une grande chanteuse à voix. De toutes, elle est probablement celle qui aura équilibré une part de mystère, de discrétion avec une part d’estime plus proche de la vénération que de la popularité vulgaire.

 

A ces grandes voix pourrait s’ajouter Marthe Zambo, 61 ans, si elle avait bien voulu prêter à sa carrière la consistance qu’offre l’âge. Malheureusement elle chante désormais loin des standards de son titre «Avec toi» devenu un classique de la chanson camerounaise pour lui avoir apporté le Disque d’or en 1979.

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On surveille comme éventuelle diva en devenir Annie Anzouer, 44 ans, qui a muté de choriste de Georges Seba à pygmalion du groupe Zangalewa dès 1986, puis finaliste du Concours Découvertes en 1987 pour enfin camper le rôle de grande dame de la variété avec l’album Kwassio (2001).

 

Mais allons plus loin dans le glissement sémantique. Une diva aujourd’hui, toujours selon les dictionnaires de la langue française, désigne «une chanteuse ou une actrice renommée et exigeante». En d’autres termes une star capable de caprices confondants. Ici, deux profils se dégagent.

 

Celui de Grâce Decca, sœur cadette de Ben, un temps coachée par Toto Guillaume pour un succès mémorable de l’album Doï la mulema (1993). Elle est toutefois connue dans la profession pour ses exigences susceptibles de dégoûter le plus patient des promoteurs de spectacles. Reconvertie dans les affaires et la chanson religieuse, elle a manifestement peu de chances d’accéder à la première catégorie de divas présentées dans ce texte.

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Autre diva de «renommée et exigeante» : Lady Ponce, ci-devant «diva du bikutsi», sans doute l’artiste féminine la plus fantasmée du moment, qui défait les codes vestimentaires et capillaires en cultivant son image de distance soumise au plus offrant. Rien ne lui résiste véritablement depuis la sortie du tube «Le ventre», extrait de l’album Confessions (2006). Il lui reste simplement l’épreuve du temps, car sa voix n’est pas prise en compte dans les critères de cette analyse, ce qui est très généreux.

 

Mais une diva, qu’elle soit réelle ou supposée, on la traite comme une pièce précieuse du patrimoine national. Vu comment plusieurs chanteuses d’un certain niveau ont achevé leur vie, il n’est pas excessif de penser que le Cameroun n’a pas de diva (hormis Anne Marie Nzié qui est fatiguée). Le Cameroun sans doute n’a jamais pensé en avoir d'autres, ne serait-ce que pour disposer d’ambassadrices de poids à l’extérieur.

Thierry Minko’o - Musiki

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Ces déviances chčres ŕ Mendo Ze & Mono Ndjana

Des années après avoir sévi sur les antennes de la télévision nationale en interdisant la diffusion de certaines œuvres et en intervenant dans l’émission «Déviances», le Pr Gervais Mendo Ze poursuit son combat, tandis que le Pr Hubert Mono Ndjana reste sur la lancée de son livre «Les chansons de Sodome et Gomorrhe ».

Voici un extrait d’émission récolté sur une station FM de la capitale, un passage du livre et un bout d’article paru dans la presse dans lequel les deux universitaires convergent vers une flagellation en bonne et due forme des mœurs par trop libidineuses des musiques actuelles.

 

GERVAIS MENDO ZE : « Je voudrais d’abord souligner que nous avons en exergue le contenu des chants composés et exécutés par nos artistes. On peut souligner ici le rapport entre les tenues vestimentaires et le contenu des chants. Maintenant, au 3e degré, il y a ceux qui sont concernés à la fois par ces tenues et le contenu de ces chants. C’est effectivement la danse et l’expression corporelle.

Là, il y a une dérive généralisée car dans le bon vieux temps la beauté corporelle de la danse ne consistait pas dans l’exhibition des parties du corps, du bas-ventre, des fesses etc. C’était une expression totale, physique, qui allait de la tête s’appuyant sur la poitrine, les jeux de jambes. Mais ici on a l’impression qu’il y a une focalisation abusive de ces styles sur des parties du corps. Même s’il est vrai qu’aucune boutique ne peut être achalandée si elle est fermée ».

deviances

HUBERT MONO NDJANA : « Si les chansons en question sont dures à entendre, grossières et insupportables quand on déchiffre le sens à travers une orchestration parfois trop bruyante, qui masque les aspérités pernicieuses, il n’en fut pas toujours ainsi. Au début, la scatologie se faisait piano et moderato. Avec permissivité, et l’absence de toute instance morale structurée, elle suivit un Crescendo qui l’installa, Fortissimo dans une sorte d’allegro cantabile…

L'artiste choisit, au lieu de l'expression faciale, d'attirer son consommateur à travers l'expression fessiale. On peut évoquer la tradition classique du marketing qui utilise les photos de jolies personnes de sexe féminin pour vendre des produits de toute sorte. Cette association joue dans le subconscient du client. Le désir inconscient qu'il a de la belle créature le pousse à acquérir l'objet présenté. On peut alors parler d'une satisfaction symbolique de son désir sexuel. Quand ce sont les femmes qui achètent, c'est pour ressembler esthétiquement au modèle qui accompagne le produit proposé.

La concentration du génie esthétique se fait dans la zone sous-diaphragmatique, au niveau des fesses qui s'expriment sous toutes les formes possibles (…) et tout laisse croire que l'élément essentiel de notre culture c'est l'obscénité.

C'est un cercle vicieux. Les artistes savent que le public attend cela. Et le public attend cela parce que les artistes ont pris l'habitude de le leur donner ».

(musiki-cm.com)


Le rap et ses émissions… de gaz

Cette chronique va plaire à ceux qui n’aiment pas le rap kamer. Car il y a beaucoup de programmes 100% hip hop, mais dans un environnement fumeux.

 

Si les dernières tendances des ventes d’albums classent le hip hop camerounais parmi les élèves médiocres de la classe, on peut s’interroger sur le dynamisme communicationnel de l’univers hip hop, jamais en retard d’une évolution pour se faire connaître.

 

Sans doute la preuve que le bruit ne se vend pas autant que la musique.

 

Pratiquement chaque chaîne de radio ou de télé a désormais son émission consacrée au hip hop. Une foule de manifestations, vacancières ou non, est destinée à faire du bruit pour ce qu’on appelle les musiques jeunes.

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Conséquence, le hip hop kamer passe même pour être l’un des genres musicaux les plus exportables grâce au relais de Trace TV, la reine des chaînes musicales sur le câble.

 

Et pourtant, le problème d’identité demeure. Entre tendance maladive à faire des reprises de vieux tubes locaux et inflation des egos, on en oublie l’essentiel : la musique.

 

Très peu de rappeurs jouent d’un instrument de musique, beaucoup scandent quelques colères vaguement versifiées, d’autres se réfugient derrière leurs notions de synthé.

 

Et que font les présentateurs d’émissions hip hop pour tenter de tirer la sonnette d’alarme ? Pas grand-chose. Leur but semble être de prendre le raccourci des ondes ou du petit écran pour rattraper en notoriété ceux qui se trémoussent sur la scène.

 

On finit alors par se demander si les présentateurs d’émissions hip hop ne sont pas des hip hoppeurs refoulés qui, au lieu d’œuvrer à éclairer l’opinion sur ce genre musical noble dans ses intentions, rendent le paysage encore plus opaque.

 

Or voici bientôt quinze années que le hip hop kamer prétend jouer dans la cour des grands. On en est encore à se regarder le nombril, à faire des hits parades et des awards entre copains autoproclamés rois du flow, sans se demander si tout cela peut vendre des disques à la hauteur du raffut déclenché.

 

Nous y reviendrons.

(musiki-cm.com)


Qui maîtrise le noir et blanc ?

clipzoneA chaque décennie sa mode et ses effets spéciaux.

 

A la fin des années 80, peu après la venue de la télé au Cameroun, une tendance poussa les réalisateurs à user et abuser de la division d’écran en plusieurs images. Puis il y eut le ralenti, arme fatale du début des années 90 qui fit le bonheur des Georges Seba, Tom Yom’s, Georges Dickson pour ne citer que les plus assidus dans cet exercice.

 

Au début des années 2000, tandis que les réalisateurs de variété partaient dans tous les sens (bling bling des images tournées en Occident ou dans d’énormes palaces locaux) les jeunes vedettes de musiques urbaines ont apporté une touche plus artistique à la fabrication des vidéogrammes. Des tentatives de trucages « comme chez les blancs » à la vague d’images sur le modèle de la bande dessinée, le hip hop a fait sa mue « clippienne » plus vite que tout autre genre musical.

 

Cette tendance est portée par une constante : le noir et blanc. Artistique pour certains réalisateurs, le noir et blanc aurait la vertu d’amplifier l’alchimie de l’éclairage sur certaines scènes, permettant de donner force et expression à un objet ou à une atmosphère. Les deux couleurs sont souvent utilisées ensemble pour symboliser une complétude, un absolu, une dualité totale, comme le tao. On utilise encore aujourd’hui le noir et blanc en vidéographie, en vidéo d’auteur ou d’amateur notamment et comme effet télévisuel. Pour d’autres réalisateurs plus littéraires, le noir et blanc faciliterait la narration en décrivant une situation antérieure, décriée ou rêvée. Pour une troisième catégorie, le noir et blanc représenterait juste une palette supplémentaire dans la boîte à outils des sculpteurs de l’image.

 

Alors : peut-on et doit-on codifier l’usage du noir et blanc ? Un constat se dégage pour l’instant. Le noir et blanc séduit. Entre Ak Sang Grave qui fait un début d’année 2010 remarquable sur Trace TV avec « Ak Sang Grave is back » et Lady B qui a remporté le Canal 2’Or du meilleur vidéogramme en avril dernier, la technique permet au hip hop camerounais (et surtout à son choix de réalisateurs audacieux) de varier les effets et surtout de porter la science du clip vers des hauteurs jamais envisagées jusque-là.

 

De là à penser que les musiques jeunes auraient « confisqué » le noir et blanc, il n’y a qu’un pas. Car pour l’heure, les autres genres musicaux, plus populaires, semblent ne pas miser sur la qualité des clips pour asseoir leur séduction massive. Entre temps, les habitués du noir et blanc se laissent aller à le pomper aux pupilles des téléspectateurs à tort et à travers. Mais comment le prouver ?

(musiki-cm.com)


Joe la Conscience ne peut pas se taire, il n’a jamais chanté

Dans une édition publiée au lendemain de l’élection présidentielle du 9 octobre dernier, l’hebdomadaire d’information générale «Repères» fait état de manœuvres de la Central Intelligence Agency américaine (Cia) pour déstabiliser le Cameroun et faire partir l’actuel locataire d’Etoudi.

D’après le journal fondé par Richard Touna Ombé, les services de sécurité camerounais ont mis sous surveillance plusieurs leaders politiques, mais également «l’artiste engagé» Joe la Conscience. Là commence la confusion, puisqu’on cherche dans nos mémoires le nombre de personnes que cet homme-là aurait déjà rassemblées pour un spectacle ; et même une de ses chansons qu’on aurait déjà jouée dans un bar contenant plus de cinq personnes (si l’on s’en tient à ces indicateurs de succès parfaitement subjectifs mais en vigueur au pays de Manu).

 

Voici donc un artiste qui prétend se battre pour des gens qui ne le connaissent pas. Une espèce d’activiste autoproclamé Conscience d’un peuple camerounais qui par extraordinaire serait subitement frappé de stupidité politique extrême. Une sorte de Lapiro de Mbanga du pauvre (lui serait de Loum, ça explique) qui en mai 2011 prétendait s’adresser au président Paul Biya par lettre ouverte interposée dans laquelle il utilisait des termes comme «foutre la merde» et autres formules raffinées.

 

Pour les amoureux et observateurs de la musique camerounaise dont Musiki pense faire partie, cet homme né Joe De Vinci Kameni, est une anomalie. Voire une arnaque. Un peu comme si Lapiro de Mbanga, Valsero, ou même Sultan Oshimihn, connus pour leur verbe haut et corrosif, se feraient connaître juste parce qu’ils auraient engagé une longue marche de Loum au palais de l'Unité pour remettre un mémorandum au chef de l'Etat.

 

Au Cameroun on est habitué à avoir des artistes engagés qui sont d’abord des cracks dans leur domaine. Et qui par ricochet utilisent l’appréciation du public pour passer des messages… ou passer leurs revendications.

 

Chez Joe la Conscience, rien ou presque. Les journalistes chargés (on ne sait comment) de faire des notes d’écoute de ses albums arrivent au même constat : ce n’est pas de la musique. En témoigne cet extrait du journal Mutations en avril dernier : « Les chœurs accompagnant la voix de Joe la conscience sont discordants. L’auteur a davantage mis l’accent sur le message de soutien à Laurent Gbagbo, que sur l’œuvre artistique, qui reste pauvre ».

 

Et pourtant, certaines chancelleries étrangères ont décidé qu’il fallait craindre Joe la Conscience. Tellement le bonhomme est effrayant quand il se mêle de la crise ivoirienne, de la Françafrique, de l’organisation des awards de la presse camerounaise et de mille choses qu’il n’arrive pas à dire en musique potable comme le font les artistes normaux.

 

Alors, tremblez, Camerounais mélomanes et pacifiques, Joe la Conscience ne pourra pas se taire, car il n’a jamais chanté.

 

Thierry Minko’o - Musiki

(musiki-cm.com)


Le recul du makossa – 2e partie : Toguy vs Touré

Nouveaux extraits du livre commis récemment par le chercheur Jean Maurice Noah, parti au cœur du courant musical qui dominé la scène camerounaise pendant une trentaine d’années.

 

«Ce qui fait du makossa un géant aux pieds d’argile, c’est le nombrilisme de ses acteurs. «Les musiciens camerounais ont le nombril gros», asserte Jean Marie Ahanda. C’est dire que la tentation solitaire et égocentrique est pour la musique camerounaise une véritable gangrène».

 

«La belle dynamique créée par les big band comme les Black Styls, les Los Calvinos, les Negro Styls, les Cracks, les Ekambi Brillant Show et surtout l’Equipe nationale du makossa basée à Paris, ont laissé place aux «one man show». La mode est aux échappées solitaires. Ainsi, les uns et les autres se vantent d’être à la fois auteur, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre multi instrumentiste, producteur, distributeur et communicateur (…)

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«En effet, le makossa doit à son Equipe nationale l’essentiel sinon tout de sa gloire. Machine à fabriquer des stars, la crise de l’équipe nationale a pour origine une tentation nombriliste qui a entraîné une guerre de leadership entre les piliers de l’équipe qu’étaient Toto Guillaume et Aladji Touré : le premier à a guitare rythmique joue en arpège et le second à la guitare basse (…)

 

«Toto Guillaume était favorable à un makossa très roots, peu commercial et fidèle à lui-même. Il préconisait également la minoration de la basse dans les arrangements : «Makossa sè to bass bass». Aladji Touré était beaucoup plus favorable à la prépondérance de la basse solo et des systèmes et rythmes à la mode (zouk-kwassa kwassa-soukouss).

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«Dans tous les cas, la dislocation de l’équipe nationale a entraîné comme métastases des équipes alternatives avec des pro-Touré et des pro-Toguy. Une guerre des tranchées liée à des egos surdimensionnés qui va poignarder le makossa dans le dos. Ecoutons à ce sujet les jérémiades d’Aladji Touré (…)

 

«Quand ça commence à marcher, les gens nous opposent les uns aux autres ; après il y a la concurrence, la jalousie qui commence à naître, etc. Conséquence, il y a eu un refroidissement sans précédent. Tout s’est cassé. On ne se retrouvait plus ensemble pour jouer. Les artistes ont été abandonnés a à eux-mêmes. Beaucoup ont commencé à faire n’importe quoi, avec n’importe qui».

 

Extraits pages 80 à 82 de «Le Makossa, Une musique africaine moderne », de Jean Maurice Noah, L’Harmattan, 2010

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Patience Dabany n’aime pas l’eau chaude, tant pis !

Le Boucantier de Musiki raconte à sa manière le récent passage de la Mama au Cameroun.

Mais qu’est-ce qui a pris les journalistes d’aller déranger la femme d’autrui avec des questions-vuvuzelas qui font plus de bruit qu’elles n’ont de sens ?

D’abord même : Patience Dabany n’est pas venue au Cameroun avec tout un jet privé pour parler des concombres qui donnent le palu et tout et tout, comme on voit à la télé. Pardon, la mère-là est venue faire un monstre boucan avec sa chanson «On vous connaît» qui tue les filles ici dehors la qualité qu’on ne comprend même plus. C’est même les filles célibataires qui meurent trop sur ça alors que les paroles disent que «le couple-là s’aime beaucoup-ooh, pourquoi vous venez kongosser, les nés avant la honte».

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Il fallait voir à l’aéroport le comité d’accueil avec les hot hot hôtesses que Tchop Tchop et ses gars ont placées partout pour énerver les femmes journalistes venues couvrir ce boucan. C’étaient les wé forts ! Vous savez que la Mama est quand même la macho d’un prési et l’ancienne go d’un autre prési qui est parti, c’est un honneur pour le kamer parce qu’elle est encadrée par des gars comme Edgar Yonkeu qui à l’époque chantait «Amie ouvre, amie ouvre encore». Mais si tu lui rappelles le boucan-là aujourd’hui il peut seulement te gifler si tu n’es pas colosse comme l’enfant qu’on appelle Krotal.

 

En tout cas la Mama est d’abord venue à Yaoundé et du coup on nous dit seulement qu’il y a eu les audiences et tout, heureusement qu’ils n’ont pas bloqué les routes aux gens, ça allait encore nous énerver.

 

Donc, la Mama est partie de se reposer à l’hôtel Hilton tandis que quelqu’un d’autre faisait la balance micro pour elle. Mais après, le boucan est sorti que pendant le spectacle, la mère-là ne tenait pas bien la note. Vous savez que les musiciens aiment gâter le nom de leurs collègues la magie seulement.

 

En tout cas elle quoi ? On vous a dit que la femme-là chante même pour votre argent là ? D’abord même que les billets étaient moins chers à Yaoundé qu’à Douala. Et les gens de Yaoundé n’ont même pas honte, eux aussi ils parlent devant les gens.

 

A Douala c’était alors le corrigé, pas le be-bep qu’on a vu à Yaoundé. Un niveau même que le capo de Canal 2 International a fait que Patience Dabany devienne la marraine de son enfant vite vite, vous savez que les gars sont vifs ici à Douala.

 

Le concert était bien, mais je vous disais que le pétard c’est les interviews qui étaient un genre après ça, la qualité qu’on a demandé à la Mama comment elle fait pour rester jeune. Vous voyez le niveau des questions, mes frères ? La go a répondu qu’elle fait sa part de sport tranquillement, a raconté les nourritures qu’elle mange et elle a alors dit qu’elle ne se lave pas à l’eau chaude parce que ça gâte la peau. Wandaful !

 

Mais moi je ne sais même pas si c’est vraiment important pour nos filles de savoir ça. Et puis même : celles qui vivent à Buea ou à mbeng là où il fait froid vont faire comment alors ? La Mama aussi dérange, heureusement qu’elle chante bien.

 

Voilà, c’est tout pour le boucan pour le moment, cliquez maintenant sur les vraies infos.

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Danse «porno», les handicapés ŕ la Une

Depuis quelque temps, des personnes handicapées s’illustrent par des danses suggestives sur nos podiums, et une mode semble poindre à l’horizon. Décryptage.

 

Jusqu’où pourra-t-on reculer les frontières de ce que le Pr Gervais Mendo Ze a appelé la Deviance au Cameroun ? Nul ne sait, et d’ailleurs la question semble ne plus se poser depuis que le célèbre «mariologue» a quitté sa tour d’ivoire de Mballa II. Les mots ont changé, les réflexes sont restés les mêmes.

 

Sur tous les podiums du Cameroun, la tentation de l’érotisme sévit dans les paroles et dans la gestuelle. Jusqu’ici, le côté corporel de cette sous-culture était assuré par les danseuses classiques, tous genres musicaux confondus. Qu’il s’agisse du bikutsi, du makossa et même du hip hop, les simulacres de coïts servis par de jeunes filles souvent charnues sont devenus monnaie courante.

 

Tellement courante qu’une petite nouveauté ne pouvait être que la bienvenue. C’est ici qu’interviennent des personnes handicapées, très souvent privées de l’usage de leurs jambes mais se déplaçant sur des béquilles. Que ce soit au Festi Bikutsi (photo) ou au Comice agropastoral d’Ebolowa où le chanteur Pasto a carrément fait monter sur scène un jeune homme handicapé, la tendance est en train de prendre pied.

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C’est dans les spectacles de plein air que le phénomène prend ses racines, avec beaucoup d’espace accordé au public, ce qui permet à chacun de danser dans son coin. Et très vite ces personnes attirent l’attention par leur style à part.

 

En vérité, des personnes handicapées qui se livrent à des danses hautement suggestives, cela fait voler en éclats au moins deux tabous.

Le premier tabou est celui de l’intégrité physique, plus ou moins acceptée par les personnes handicapées, présentées à longueur de journaux télévisés comme individus stigmatisés et sous estimés. De les voir s’amuser autant en foulant aux pieds les règles de la pudeur, a en effet le mérité d’attirer les regards et, pourquoi pas d’appréhender ces personnes sous un autre jour. De fait, cette «libération» de la prison du corps n’est pas sans avoir quelques relents religieux. Surtout lorsque la personne handicapée jette ses béquilles avant de s’appuyer sur ses mains, comme si elle était guérie par la magie de la musique. Tout ceci est effectivement assez spectaculaire.

 

Le deuxième tabou est celui de l’obscénité au masculin. Jusque-là, seules les jeunes femmes semblaient posséder les outils de la lascivité au premier degré, du genre qui ne laisse pas d’équivoque devant un public plus émotif que méditatif. Hormis les coups de rein d’un certain Dieu Ngolfe dont on dit qu’il ne portait pas de sous-vêtements à l’époque, les hommes étaient plutôt discrets sur ce terrain. Avec les personnes handicapées, que leur tronc soit pointé vers le bas ou vers le haut, il laisse deviner une extrémité phallique que leurs hanches nullement encombrées de cuisses lourdes agitent à tout casser. Il ne reste plus qu’à mimer l’accouplement sans vergogne, sous les vivats d’un public féminin fasciné, entre dégoût et ricanement.

 

On serait curieux de savoir ce qu’en pense le ministère des Affaires sociales.

TM

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