Alioune Mbaye Nder

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Mbalax
Avec son groupe Setsima, Nder est la nouvelle coqueluche des jeunes sénégalais.

Alioune Mbaye Nder : discographie

Alioune Mbaye Nder - Pansement album cover Album : Pansement

Actualité de Alioune Mbaye Nder

[Sud Quotidien] Des artistes qui en profitent pour prendre une pause pendant le ramadan, pour faire quelques répétitions, pour se lancer dans un ou deux projets, ou pour faire deux fois plus de bonnes actions... Exemple avec deux grands noms de la musique : Alioune Mbaye Nder et Mapenda Seck.
Source : AllAfrica | 2017-06-07 15:43:37.0
iGFM – (Dakar) «C’est seulement ce matin que j’ai appris la triste nouvelle. Des gens ont cherché à me joindre, mais mon téléphone était en mode avion. Vous pouvez facilement imaginer que mon réveil a été brutal. J’ai aussitôt pris la route de Tivaouane pour aller présenter mes condoléances et me recueillir sur son mausolée. C’est dur mais, nous sommes tous à Dieu et à Lui, nous retournerons. La mort est donc inévitable quelle que soit notre dimension spirituelle. On ne peut que se conformer à la volonté divine. Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum était un grand intellectuel, d’une clairvoyance sans pareil au monde. Je n’ai pas eu l’occasion d’avoir un contact direct avec lui. A travers ses enseignements, je retiens de belles anecdotes. Ses conférences religieuses étaient des cultes, les disciples ne le rataient pas. Un jour en l’écoutant, j’ai entendu Al Makhtoum citer le nom de mon père, Aly Mbaye. Ça m’a franchement fait chaud au cœur. L’autre fois, c’était également lors d’une de ses conférences, il a parlé de moi en magnifiant la chanson que je lui ai dédiée. Il disait que ce chanteur a chanté la vérité de sa vérité. Je n’oublierai jamais ses paroles. Que les portes du Paradis lui soit grandement ouverte.»
L’OBSERVATEUR

Source : xibar.net | 2017-03-17 13:09:00.0
Alioune Mbaye Nder a été la coqueluche de la musique sénégalaise des années 90. C’était du temps où il était coaché par feu Mamadou Konté. Il se baladait à bord de son puissant véhicule Humer, disposait d’une centaine de costumes et se tapait minettes et épouses. Il faisait des tournées internationales très régulières, qui lui rapportaient gros. Ce qui avait ébranlé le chanteur Youssou Ndour. A présent, même remplir les 1900 places du Grand théâtre est devenu pour lui comme escalader l’Himalaya. Lui qui remplissait le stade Demba Diop et créait des hystéries collectives ! Pourtant, on le voyait prendre la couronne du « roi du mbalax ». Pourquoi une telle chute si vertigineuse ?
Avait-il fait plaisir à ses parents du tant de son apogée musicale ? Aurait-il fait tort à Alioune Petit Mbaye, le puissant promoteur de lutte de l’époque, qui le soutenait financièrement ou à bien d’autres célébrités de l’époque ? Il y en a qui le pensent. Pour d’autres Nder Boy est victime de « la vengeance » d’une de ses épouses. Allez savoir. Il se dit qu’il serait victime des « kharfa foufas » d’une icône de notre showbiz. C’est l’explication la plus partagée au Sénégal. En tout cas ce leader du Setsima Groupe, qui ne voit presque plus personne, lui qui recevait des centaines de coup de fil par jour, est convaincu que pour redécoller il est obligé de se soumettre au label « Prince arts » de son nouveau « grand frère » Youssou Ndour ; parce que, a-t-il déclaré, au Sénégal, la musique est « une affaire de clans » et d’un seul lobby familial, qui régente tout. Mas jusqu’à quand, est-on tenté de se demander. Pour sûr Alioune Mbaye Nder est un talent à l’état pur, auquel une main invisible empêche de voir le ciel et fait maintenant pleurer en public, pour un rien.

Source : xibar.net | 2017-02-14 12:08:00.0
http://www.xibar.net/video/

Source : xibar.net | 2017-02-08 12:42:00.0
On aurait pu se glorifier de cette grande prouesse musicale, un duo d’un artiste sénégalais avec la légende Michael Jackson. Malheureusement, Alioune Mbaye Nder n’a pu aller au bout de son plus grand souhait. Il nous en fait la révélation dans cet entretien, où il étale ses regrets et fait le bilan de ses 25 ans de musique qu’il compte commémorer le 10 janvier prochain au Grand Théâtre. Nder à cœur ouvert…
Vous vous apprêtez à fêter vos 25 ans de carrière. Pouvez-vous revenir sur les temps forts ?
Faire 25 ans dans la musique, ce n’était pas évident. Surtout avec les crises que traverse ce métier. Mais nous nous sommes battus pour rester toujours au top. On a eu plusieurs consécrations, joué partout dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis d’accomplir tout cela. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait d’avoir fait ma première tournée internationale, alors que je n’avais qu’un seul Cd. Durant cette tournée, j’ai partagé la scène avec des sommités de la musique mondiale, parmi lesquelles, des Disques d’or, de platinium… J’ai rencontré des gens comme Sting, Peter Gabriel, Salif Keïta, Tracy Chapman… J’ai aussi rencontré James Brown. A l’époque, je travaillais avec feu Mamadou Konté. Tout le monde ne participait pas aux festivals, à l’époque. Il fallait envoyer un de tes sons aux organisateurs qui décidaient s’ils voulaient de toi à leur festival. C’est aussi à cette période que je me suis produit à Bercy avec Alpha Blondy. J’ai également fait le Zénith. Malheureusement à l’époque, les médias n’étaient pas aussi développés. Je suis allé dans toutes ces salles, il y a 10-15 ans.

Y a-t-il un souhait qui vous tenait à cœur et que vous n’avez pu réaliser durant ces 25 ans ?
Mon plus grand rêve était de faire un duo avec Michael Jackson. J’y ai beaucoup travaillé avec mon staff. Le projet était en très bonne voie. J’étais en contact avec ses collaborateurs. Cela a avorté à cause de la maladie du King de la Pop. D’ailleurs, mes musiciens m’appelaient Michael à cause de mon obsession pour lui. Je l’imitais beaucoup. Michael était un monument. Je l’aimais parce que je pense que nous avions quelques ressemblances. Un bon chanteur doit être un artiste accompli. Michael en était un. Cela fait partie de ce qui nous lie. Une fois à Montréal, à un de mes spectacles, une femme de race blanche est tombée en syncope. Je faisais un acapella en wolof. Je suis sûr qu’elle ne savait même pas ce que je disais. Elle a été évacuée par les sapeurs-pompiers. La musique est harmonie et mélodie. Tous les grands musiciens ont cela en commun. C’est cela le talent. C’est un don de Dieu. A bien y voir, je lui ressemblais également, du point de vue du spectacle. Nos danses ne sont certes pas identiques, mais la finalité reste la même. Je ne danse pas pour danser. Chacune de mes danses obéit à une charte chorégraphique.

Vos regrets ?
Un seul, mais je ne peux le dire. Grâce à la musique, j’ai beaucoup gagné. Des choses m’ont certes fait mal, mais ne ternissent pas tout ce que j’ai gagné. Mon plus grand plaisir est d’avoir construit une maison pour ma mère de son vivant. J’étais trop proche d’elle. Cette maison est aujourd’hui occupée par mes sœurs et nièces. Ce privilège, beaucoup ne l’ont pas eu. C’est pourquoi, je ne veux me lamenter. Mais, un morceau m’est resté en travers de la gorge : «Pansement». Dans la reprise, j’ai parlé de «bine-bine» (ceinture de perles), de «thiobé» (petits pagnes)… Avec le recul, je le regrette. Si c’était à refaire, je l’aurais évité. Même si, du reste, cela plaisait beaucoup aux mélomanes. D’ailleurs, pour la commémoration de mes 25 ans de musique, je compte le jouer sur scène mais, ce sera dans sa version originale. Initialement prévue ce 14 janvier, la fête a été reportée au 10 février prochain. La disparition tragique de notre collègue Ablaye Mbaye nous a tous pris de court. Le report de la soirée était donc inévitable. Je n’imagine pas me mettre sur une scène à jouer, seulement quelques jours après son décès. Ce serait non seulement irrespectueux pour la mémoire du défunt mais également, vis-à-vis des sénégalais.

Quels étaient vos rapports avec le défunt ?
Ablaye Mbaye était bien plus qu’un collègue pour moi. Je peux même dire qu’il a appris à chanter sous mon aile. À l’époque, il se plaisait beaucoup à m’imiter, ainsi que Youssou Ndour. C’est d’ailleurs, ce qui lui a fait gagner un concours de chant dans une émission télé et qui l’a en quelque sorte propulser au devant de la scène. Il me portait haut dans son estime. A chacune de mes soirées, il venait me rejoindre sur scène. Ce qui m’a toujours flatté chez lui, c’est qu’il maîtrisait mon répertoire. Cela ne fait que conforter la position de valeur sûre qu’il occupait dans la musique sénégalaise. Son talent n’était plus à démontrer. En plus de cela, il était très humble. J’ai vécu énormément de choses avec lui et sa mort m’affecte terriblement.

«Je n’ai plus rien à prouver. Le Grand Théâtre n’est pas un défi»

A quoi peut-on s’attendre pour votre premier Grand Théâtre, le 10 février prochain ?
Nous travaillons pour faire venir Michel Sardou, à qui j’ai rendu hommage, en reprenant son tube «La maladie d’amour». Les préparatifs ont été un peu perturbés par les activités religieuses : le Magal, le Gamou. Par respect au Prophète (PSL) et aux guides spirituels, nous ne voulions pas parler musique durant ces périodes de ferveur religieuse. A cela, est venu s’ajouter le décès d’Ablaye Mbaye.

Vous ne vous êtes pas produit depuis belle lurette. Pensez-vous être en mesure de relever le défi du Grand théâtre ?
Les Sénégalais commettent toujours cette erreur. Le Grand Théâtre n’est pas un défi. Si ça ne dépendait que de moi, le Grand Théâtre serait rempli à ras bord. Mais, c’est le cadet de mes soucis. Ce qui m’importe, c’est faire plaisir à tous ceux qui se déplaceront pour écouter de la bonne musique et voir du spectacle. Je n’ai plus rien à prouver dans la musique. Quand je remplissais le Stade Demba Diop, le 6 décembre 1996…

Mais, le contexte a changé. A l’époque, vous étiez au summum de votre art…
Certes, mais je veux dire que les gens doivent cesser de vouloir à tout prix remplir la salle. Il faut plutôt penser à offrir du beau spectacle au public. C’est plus important. Même si mon souhait est de jouer à guichets fermés et je l’espère, parce que j’ai tout fait dans la musique. Je compte sur mon talent, en tout cas, pour drainer du monde. Pas sur le «Sambay Mbayaane». Même si je n’ai rien contre cette pratique. Il ne faut pas s’attendre à ce que Nder chante une personne, 40 minutes durant, juste pour son argent. Ce n’est même pas respectueux vis-à-vis des musiciens. S’il y a des gens qui veulent offrir de l’argent, ils le peuvent faire, mais ma priorité reste le spectacle.
«Je ne chanterai plus après mon pèlerinage à La Mecque»

A vous entendre, on a l’impression que vous voulez prouver quelque chose…
Non. Je n’ai plus rien à prouver au Sénégal. Par contre, j’ai envie de faire plaisir aux fans.

Mais qu’est-ce qui explique votre perte de vitesse, malgré un nouvel album sur le marché. Vous avez du mal à rebondir, alors qu’on vous prédisait une grande carrière ?
Sincèrement, je ne pense pas qu’il y a perte de vitesse. J’avais juste reculé pour mieux sauter. Pour moi, le dernier album est une réussite, en matière de vente, spectacle et tournée. Maintenant, il y a aussi la crise. D’ailleurs, même ceux qui faisaient le buzz dernièrement, sont de moins en moins visibles. C’est très difficile pour les artistes. Les spots publicitaires sont onéreux. Il y a la piraterie. C’est vraiment difficile de vivre de son art.

A quand la retraite de Alioune Mbaye Nder ?
Je n’y pense pas pour le moment. Toutefois, je ne chanterai plus après avoir fait le pèlerinage à La Mecque. Peut-être dans quelques années. Mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour, car je suis encore jeune…


igfm

Source : xibar.net | 2017-01-12 14:18:00.0