Baaba Maal

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Yella
Site Officiel : Baaba Maal

Baaba Maal : discographie

Baaba Maal - On the Road album cover Album : On the Road
Année : 2009
Baaba Maal - Television album cover Album : Television
Année : 2009
Baaba Maal - Kettode & Sangoul album cover Album : Kettode & Sangoul
Année : 2006
Baaba Maal - The Best of The Early Years album cover Album : The Best of The Early Years
Label : Wrasse Records
Année : 2003
Ref : CD wrass 093
Baaba Maal - Missing you (Mi yeewnii) album cover Album : Missing you (Mi yeewnii)
Label : Naive
Année : 2001
Baaba Maal - Live at The Royal Festival Hall album cover Album : Live at The Royal Festival Hall
Label : Auvidis
Année : 2000
Baaba Maal - Jombaajo album cover Album : Jombaajo
Label : Syllart
Année : 1999
Baaba Maal - Nomad soul album cover Album : Nomad soul
Label : Virgin
Année : 1998
Ref : CD 8465322
Baaba Maal - Souka Nayo album cover Album : Souka Nayo
Année : 1998
Baaba Maal - Firin' in fouta album cover Album : Firin' in fouta
Label : Mango
Année : 1994
Ref : CD 524 024-2
Baaba Maal - Lam Toro album cover Album : Lam Toro
Label : Mango
Année : 1993
Baaba Maal - Baayo album cover Album : Baayo
Label : Mango
Année : 1991
Ref : CD 848 300-2
Baaba Maal - Taara album cover Album : Taara
Label : Syllart
Année : 1990
Ref : CD 38774-2
Baaba Maal - Djam Leelii album cover Album : Djam Leelii
Label : Mango
Année : 1989
Ref : CD CCD 9840
Baaba Maal - Wango album cover Album : Wango
Label : Syllart
Année : 1988
Ref : CD SYLCD 8348

Actualité de Baaba Maal

Une fois n’est pas coutume, un rappeur chante les louanges et mérites d’un mbalaxman. La prouesse est signée Fata. El presidente a rendu un vibrant hommage à la légende de la musique sénégalaise à travers le titre ‘’Omar Madiara Pène’’. Moustapha Gningue (Fata) a samplé l’une des chansons du leader du Super Diamono pour composer son titre en duo avec Cheikh Diagne. Une manière certainement d’encourager l’auteur de ‘’mouride’’ qui avait pris une pause forcée d’un an et qui compte revenir le 30 août prochain en animant une soirée au Grand-théâtre. Fata dit dans la chanson que Pène est sa référence et le surnomme ‘’ndanane‘’. Il est pour lui une source d’inspiration pour toutes les générations de chanteurs.
C’est un secret de polichinelle que Pène et Fata entretiennent une relation amicale qui date de longtemps. Awadi est aussi très lié au leader du Super Diamono. Des ténors des cultures urbaines ont d’ailleurs fait une vidéo pour soutenir à travers des messages Omar Pène. Mais il n’est pas habituel chez les rappeurs de chanter les mbalaxmen. C’est plutôt toujours des clashs. Même si l’on peut dire qu’Omar Pène a souvent été épargné par nos hip-hoppeurs au même titre que Baaba Maal et Souleymane Faye, tous très appréciés dans le milieu underground. Mais jusque-là, aucun rappeur n’est allé jusqu’à les chanter. Ils ne leur jettent pas de pierres mais pas de fleurs non plus.

Les rappeurs chantent souvent des idéaux et s’inspirent de grands hommes comme N’Krumah, Thomas Sankara ou encore Nelson Mandela et Cheikh Anta Diop mais jamais de chanteurs contemporains à fortiori de mbalaxmen. Certes des duos avec des ténors du hip-hop et de grands noms de la chanson sénégalaise ont été enregistrés, mais on n’a pas encore noté un projet assimilable à ‘’Omar Madiara Pène’’. El presidente est passé par là. Au grand bonheur des nombreux fans du leader du Super Diamono.

Enquêteplus

Source : xibar.net | 2014-08-28 17:51:00.0
Mansour Seck n’est hélas plus tout jeune. Quand il se déplace, on doit lui tenir la main. Ce fils du Fouta, qui a foulé les sentiers du monde entier, reste maintenant avec ses proches et sa famille, qui l’entourent du mieux qu’ils peuvent. Auréolé de mystère et de légende, l’un des griots les plus connus au monde a parlé au journal Le Quotidien, avec une certaine nostalgie, de ses débuts et, bien sûr, de son amitié déjà bien ancienne avec Baaba Maal. Malgré son âge avancé, quiconque le croit affaibli et vieilli se trompe : il se souvient de tout et peut le raconter en français, en wolof et en peul. Peu de gens peuvent en dire ou en faire autant.
Il n’a pas les larmes aux yeux, mais presque. Quand on demande à Mansour Seck de se souvenir des méandres de son passé, sa voix semble chargée d’émotion. C’est au sein de «Lasli du Fouta», une troupe de théâtre folklorique, qu’il a fait ses premiers pas. «C’était une très grande troupe, d’une renommée nationale. Presque tous les artistes Hal Pulaar passaient par cette troupe-là», explique-t-il. Trois ans plus tard, c’est «Niélitaaré Fouta» qui a vu le jour et qui, à l’occasion, leur permettait de sortir et d’aller jouer dans la région ou de rester au Fouta. Et c’est à partir de là que la machine s’est emballée et que les deux compagnons, Baaba et Mansour ont commencé à s’intéresser à la musique. «On a trouvé que ça serait bien de voyager, d’aller en France ou ailleurs, pour percer dans la musique.» Une fois son baccalauréat en poche, Baaba Maal obtient une bourse pour poursuivre ses études en France. Pendant deux mois, il a écumé les bars et les foyers pour, grâce à sa musique, pouvoir payer un billet à Mansour qu’il a fait venir le rejoindre. Ce billet fut la porte d’entrée pour 4 années de créations et de découvertes en France.

«On avait une autre ambition, on voulait faire de la musique»

Heureusement, les deux artistes pouvaient compter sur leur famille, pour entamer une tournée de concerts dans le monde entier. «Nos parents émigrés nous invitaient tout le temps ou organisaient des concerts.» La France, l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre … l’Europe et les pays anglo-saxons n’avaient plus de secrets pour les deux vadrouilleurs.
1984, année à marquer d’une pierre blanche. Baba Maal et Mansour Seck rentrent à Dakar. Forts d’une expérience internationale, plus rien ne leur fait peur et ils se lancent avec le «Dandé Léñiol» (la voix du peuple, en français), un orchestre initialement formé par les deux compères et feu Mbassou Niang, en tant que manager. «Nous avions beaucoup appris, nous avions compris comment monter un orchestre.» C’est alors que sort, en France, Jam leelii, leur toute première cassette pré-enregistrée. L’album a un tel succès que deux maisons de disque anglaises s’en disputent l’exclusivité. «Quelqu’un d’Island records est venu pour nous dire que notre cassette l’intéressait vraiment, qu’il voulait l’acheter et signer un contrat avec nous, parce que notre musique, c’est ce qu’il leur manquait, ce qu’ils cherchaient.» Et la machine était repartie. La maison de disque anglaise a organisé des concerts dans son pays, puis des tournées dans toute l’Europe et même aux Etats-Unis.

«On a tout partagé, on a voyagé ensemble à travers le monde»

Bien évidemment, on ne peut pas parler de Mansour Seck sans s’attarder sur son amitié avec Baaba Maal. «Notre compagnonnage a été quelque chose de fidèle entre lui et moi», se remémore-t-il, avec un petit tressaillement dans la voix. «Notre relation, c’est depuis nos arrière-grands-parents». Cette amitié, c’est l’histoire de l’union entre un griot et un thioubalo. C’est aussi une histoire de famille, puisque leurs arrière-grands-parents, leurs grands-parents et leurs parents se fréquentaient déjà. Mais c’est également une histoire de destin, car «Dieu a fait que chacun de nous a choisi d’être musicien, donc on se complétait». Même à 13 ans, les gens les imaginaient toujours ensemble : «Quand on était plus jeunes et qu’on jouait au théâtre, les gens disaient ‘’il faut que Mansour soit là, il faut que Baaba Maal soit là, pour que le spectacle soit réussi’’. Ça a commencé par-là.» Main dans la main, comme cul et chemise, les deux artistes ont sillonné les scènes du monde entier. «Je lui ai appris à jouer de la guitare et je chantais comme il le faisait.» Complémentaires dans leur relation professionnelle comme personnelle, ils faisaient tout main dans la main. Ou plutôt, l’un derrière l’autre. En effet, si Baaba Maal occupait le devant de la scène, Mansour Seck savait se faire plus discret … mais pas moins indispensable.
L’autre ingrédient essentiel de cette amitié, c’est cette entente si particulière qu’ils ont l’un pour l’autre. «Il n’y a jamais eu de problèmes entre nous : quand il parle, je comprends toujours où il veut en venir (…) Dans la musique des fois, chacun veut chercher son succès à part, chercher sa renommée de son côté … mais, nous, Hal Pulaars, quand on tient l’amitié, on la tient jusqu’à la mort.» C’est ça le secret d’une entente parfaite : l’amitié d’abord et le reste après.

«Notre musique est une musique de succès, parce qu’on a beaucoup travaillé»

Quand on lui parle de relève, Mansour Seck est hésitant. «C’est mon souhait le plus absolu, que de jeunes musiciens aient une aussi grande carrière», mais aucun nom ne lui vient à l’esprit. Il parle de son cousin, jeune talent, qu’il voit comme quelqu’un qui deviendra grand dans le domaine de la musique. A défaut de jeunes, on le questionne sur les anciens, les musiciens qui ont pu l’inspirer. Et là, il est plus bavard. Il parle des grands musiciens Hal Pulaars, de Samba Diop Lélé, «le Fouta est plein de talents». Il ne tarit pas d’éloges non plus sur le Yéla, cette danse des griots, qui l’a aussi beaucoup inspiré. Il reconnaît que ce n’est pas une vie facile, que celle d’être musicien (à succès, qui plus est !), qu’il n’est pas facile de trouver des personnes fiables avec lesquelles s’entourer … «Ce que je leur conseille, c’est de partager, de s’accepter, puis d’avoir la foi, la volonté et la sincérité.» Pour l’artiste, en musique, il faut montrer le bon exemple, montrer le chemin à suivre à ceux qui écoutent, «que ça puisse leur servir aussi demain».
Mansour Seck, c’est quelqu’un de discret, qui va droit au but et qui ne se perd pas dans les fioritures. C’est donc tout simplement qu’il a défini son œuvre, sa musique : «C’est une musique forte, une musique vraiment très sensible quand on la comprend.»

Source : xibar.net | 2014-05-17 16:45:00.0
Son surnom de diva lui va comme un gant ! Coumba Gawlo Seck, belle à ravir…, dans une robe de soie beige sous une veste noire, longue chevelure valsant prestement, envoie des «vibes» électriques, une énergie positive… Dans l’intimité de son studio d’enregistrement où elle nous reçoit, la chanteuse revit en «live» son spectacle son et lumières du Grand-Théâtre, dont le point d’orgue a été ses retrouvailles avec le roi du «Mbalakh», Youssou Ndour. Leur «amitié» reconstruite, leur «brouille», sont, entre autres, les questions qu’elle aborde face à l’Obs. Une petite balade dans son jardin secret était également au menu. Gawlo sans fausses notes…
Vous venez de fêter en grande pompe vos 24 ans de carrière au Grand-Théâtre. Comment Coumba Gawlo Seck s’est-elle réveillée au lendemain de son spectacle ?

Je n’ai même pas fermé l’œil pour me réveiller (rires). Quand je prépare un événement, je ne dors pas. Mais pour ne pas exagérer, disons que mon sommeil est réduit. J’ai le film du spectacle qui défile en permanence dans ma tête. J’y pense sans arrêt, jour et nuit. Mais bon, pour tout vous dire, dans l’ensemble, j’étais assez satisfaite de mon spectacle. Cependant, puisque je suis une perfectionniste née, j’ai quelques frustrations. Mais, «Al hamdoulilah !» Parce que selon les échos que j’en ai, le public était très content. Je me sens soulagée (elle respire profondément). Je peux souffler, parce que le public était ma principale préoccupation. Mon équipe et moi avons donné le meilleur de nous-mêmes. Tout le monde y a trouvé son compte : les invités, les artistes, les organisateurs… Dieu merci.

N’avez-vous pas été surprise par l’ampleur du succès ?

Lorsque je m’investis dans un projet, je me donne corps et âme. Je ne minimise aucun détail. Ma mère dit souvent que je suis invivable dans ces moments-là. Je suis sous pression, stressée et à cran, je ne me reconnais même plus. Je veux que tout soit parfait, comme dans mes rêves. Je veux vendre ce rêve aux 1800 ou 2000 personnes qui occuperont les places du Grand-Théâtre, sans exception. Donc, je savais déjà que le spectacle allait être à la hauteur et je rends grâce à Dieu. Tout ce qui a été présenté sur scène : le décor, les tenues, a été mûrement réfléchi. Je remercie le directeur artistique, Babacar Niang et toute l’équipe qui a travaillé avec moi. Ils ont su traduire en actes mes idées, qui sont des rêves et des folies d’artiste.

Dans la même veine, vous avez aussi célébré vos retrouvailles avec Youssou Ndour…

C’est vrai. C’était un grand moment de communion. L’émotion se lisait aussi bien dans mes yeux que dans ceux de Youssou. Comme dit un proverbe wolof : «Ndox dou bayi yonam» (on n’échappe pas à son destin). Nos retrouvailles devaient se faire tôt ou tard, mais Dieu l’a voulu ainsi. Youssou est mon cousin. C’est mon frère de sang. Notre duo sur la scène m’a beaucoup touchée, tout comme la marque d’affection de mes pairs artistes.

Est-ce vous qui avez fait les premiers pas ?

J’ai voulu que ce 24e anniversaire soit un moment de retrouvailles. Il fallait faire de cette soirée un évènement convivial, familial, où toute la grande famille de la musique devait se retrouver. Je voulais prouver à tout le monde que la musique est un véritable vecteur de communication, qu’elle est le meilleur levier de développement. Il était temps de mettre de côté nos émotions et nos angoisses personnelles. La musique a la force de réunir les hommes. C’est pourquoi vous avez vu beaucoup de mes collègues artistes, entre autres, Baaba Maal, Aïda Samb, Carlou D, Ami Collé… Ismaïla Lô aussi devait venir, mais il se produisait en France. Cheikh Lô devait faire une prestation, mais il avait une contrainte de temps, de même qu’Adiouza. J’ai demandé à Youssou Ndour de prendre part à cet événement car, il est incontournable. Il reste l’un des plus grands chanteurs d’Afrique. Il a, de la manière la plus amicale, accepté mon invitation. On a répété ensemble. Auparavant, je lui ai envoyé par mail une liste de chansons et il a choisi «Bidew».

Pouvez-vous nous dire ce qui vous a opposé dans le passé ?

Personnellement, je n’aime pas revenir en arrière. Cela ne sert à rien, il faut garder la tête haute et aller de l’avant. Le Sénégal entier est heureux de m’avoir vue chanter avec Youssou Ndour. Et pourtant, ce n’est pas nouveau. On a eu à chanter ensemble auparavant. Le meilleur reste à venir et c’est cette image que je veux montrer.

N’empêche, les Sénégalais sont curieux de connaître l’origine de votre brouille…

Quand deux personnes sont des fortes têtes, de fortes personnalités, ont des caractères bien trempés… (elle marque une pause). Vous savez, Youssou et moi avons de grandes ambitions et nous avons tous les deux des puissances vocales énormes. Nous avons la même étoile et avons beaucoup de choses en commun. D’abord, nous sommes de la même famille. Nous sommes les aînés d’une famille modeste et avons su nous battre pour montrer la voie à ceux qui sont derrière nous. Ce qui fait de nous des personnes à fort tempérament, à la seule différence que moi, je suis une femme et lui un homme. C’est normal que dans la vie, quand deux personnes ont les mêmes ambitions, il y ait des dysfonctionnements et des incompréhensions. Cela arrive tous les jours, même dans une famille nucléaire, entre frères et sœurs. On discute et on avance. Aujourd’hui, le plus important, c’est l’avenir.

Ne peut-on pas dire que c’est la concurrence qui a eu raison de vos relations confraternelles?

Il n’y a pas de concurrence entre Youssou et moi, c’est mon grand frère. Nous sommes de la même famille. Nous avons peut-être un métier très difficile, où à force de vouloir gagner, d’être devant, on oublie l’essentiel. Pour moi, l’essentiel, c’est la famille, l’amitié, le sang, les liens qui nous unissent. On en arrive parfois à se demander comment on a pu en arriver là. Mais le plus important, c’est de s’en rendre compte à temps. Il n’y avait rien de grave entre nous.

Maintenant que la hache de guerre est enterrée, peut-on espérer vous voir faire un duo ensemble, ou carrément faire un album ?

Je suis toujours dans la célébration de mes 24 ans de carrière (rires). Je ne sais pas encore ! Pour un duo, il faut que cela soit voulu par les deux. On verra bien. Ce que je sais, c’est que nous sommes deux chanteurs à forte voix. On laissera les choses se faire.

Toujours dans la célébration de vos 24 ans de carrière, vous avez choisi de vous produire, après les lambris dorés du Grand-Théâtre, dans la banlieue, au stade Allassane Djigo ? Que réservez-vous de plus à ce public ce 29 mars ?

C’est le même show qui est prévu, je ne veux pas créer de frustrations. L’idée de cette manifestation est de permettre aux jeunes d’y participer. J’ai remarqué que chaque année, les plus jeunes ne peuvent pas y prendre part. C’est sans doute à cause des prix et les places sont limitées dans la salle. Tous les jeunes qui ont l’âge de ma carrière, que j’appelle les jumeaux de ma carrière, pourront y participer. Ce cachet populaire me tient à cœur car, je suis une enfant de la banlieue. Le répertoire va quant à lui légèrement changer.

Il y a également une dimension africaine…

Oui, absolument ! Cette année, nous avons voulu marquer l’événement à l’échelle africaine et même internationale. Nous irons au Niger, en Gambie, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, dans le cadre de la «Coumba Gawlo African Tour». L’Europe prendra le relais pendant les vacances d’été.

Un œil dans le rétroviseur, quel bilan tirez-vous de vos 24 ans de musique ?

Le bilan est très positif. Mais je suis consciente qu’il me reste beaucoup à faire. Je suis une éternelle infatigable. J’ai toujours envie de m’investir, jusqu’à la dernière minute. Les gens de mon staff me disent souvent qu’ils vont me droguer pour que je dorme. Je rends grâce à Dieu. Il m’a tout donné, à mon âge ! J’ai l’inspiration et le talent qu’il faut. Je veux continuer à chanter, je veux pousser le plus loin possible ma carrière internationale. J’ai déjà fait pas mal de choses sur ce plan, mais il me reste encore du chemin.

N’avez-vous pas le sentiment du devoir accompli, de n’avoir plus rien à prouver dans la musique ?

Effectivement, on peut arriver à un stade de la vie où on se dit qu’on n’a plus rien à prouver. Mais les perfectionnistes n’éprouvent jamais ce sentiment. Je suis toujours à la quête du savoir. Il est vrai que j’ai acquis beaucoup d’expérience car j’ai démarré très tôt la musique, mais il me reste toujours de belles choses à accomplir.

La reconversion de Coumba Gawlo, ce sera dans quoi ?

Je ne sais pas ! (elle soupire).Je n’ai pas un autre métier que la musique. Tant que je pourrai procurer du bonheur à mes fans, je le ferai, jusqu’à mon dernier souffle. Lorsque je m’engage dans quelque chose, j’y vais jusqu’au bout. Je suis heureuse et cela me suffit. De toute manière, je n’attendrai pas de ne plus faire de la musique, pour m’investir ailleurs. Je suis déjà assez active dans le domaine social, le combat pour le respect des droits de la femme, de l’enfant, des droits civiques, la citoyenneté. Je ne vois pas ce que je pourrai faire d’autre.

De la politique ?

Si c'est pour soutenir les femmes, pour que les enfants soient mieux traités, pour aider mon pays, j’en serai fière. Je suis une femme de combat et j’aime bien être sur les fronts.

Vous avez gagné tous les honneurs grâce à votre musique. Mais 24 ans après, n’avez-vous pas le sentiment d’avoir raté quelque chose ?

La musique représente tout pour moi. Je vais vous raconter une anecdote. Avec mon frère, Mokhtar, qui est mon manager, lors de la Saint Valentin passée, nous étions en plein boulot, jusqu'à 19h. Je n’arrêtais pas de faire des recommandations, tandis que Mokhtar lui, regardait sa montre. Lorsque je le lui en ai fait la remarque, il m’a rappelé que c’était la Saint-Valentin et que sa femme lui avait préparé à dîner. Un autre de mes collaborateurs m’a alors dit que je ne pensais qu’à travailler, que je n’avais pas de Valentin. Une autre fois, c’était un combat de lutte et ils étaient tous scotchés à l’écran. Je leur ai demandé de venir travailler et ils m’ont servi la même réponse : que je ne pensais qu’à travailler. Tout ça pour vous dire que moi, c'est la musique qui me fait vibrer, qui me permet d'être forte, d'éprouver du bonheur, d'être moi-même. Même si parfois on a le blues (elle change de mine). Parfois, on a carrément le blues. Mais on fait avec.

S’il y a quelqu’un, qu’il entre (rires) ! Je lui ouvrirai grandement la porte.

Est-ce que Coumba imagine sa vie sans enfants ?

J'ai une certaine éducation et j'ai une vision traditionaliste de la vie, conservatrice. C'est un peu le décalage entre la personne très moderne, très ouverte d'esprit que je suis, et la petite fille de Tivavouane, éduquée dans la pure tradition «gawlo et «gueweul». Ce qui fait que je reste ancrée dans certaines valeurs. J’attendrai que Dieu me donne un bon mari avec qui je pourrai avoir des enfants.

En apparence, vous avez tout pour plaire aux hommes. C’est peut-être votre tempérament qui fait obstacle?

Les hommes bons aiment les femmes fortes, les fortes personnalités. Ils n’aiment pas les femmes qui disent oui à tout propos.

N’avez-vous pas peur de finir vieille fille ?

J’ai une lumière en moi, une telle énergie et une telle force, que je n'ai peur de rien et je ne regrette rien.

On le voit dans votre clip (avec le lion) que vous n’avez peur de rien…

Avec le lion, j’avais envie de dire que j'attendais un homme lion !

Qu’entendez-vous par un homme-lion ?

Un homme lion, c'est un homme fort, qui sait affronter les choses. Toutefois, il faut qu’il soit aussi à l'écoute, gentil, attentionné, généreux. En somme, un homme qui ne prend pas la fuite quand c'est dur.

Une note de tristesse, la récente disparition de Diango, un de vos danseurs…

Parmi mes frustrations lors du spectacle, il y a ce point. Il était prévu de lui rendre hommage à la fin. Mais cela ne s’est pas fait pour des raisons techniques. Au prochain show, nous allons l’intégrer. Diango était quelqu’un de bien, d’adorable. Sa disparition m’a beaucoup affectée…

L'OBS PAR MARIA DOMINICA T. DIEHIOU

Source : xibar.net | 2014-03-28 18:42:00.0
La journée internationale de la femme, le 8 mars, sera célébrée diversement dans notre pays avec du théâtre, des spectacles, des expositions ainsi que des projections autours de questions liées à la gente féminine.
Théâtre « Noo Yam Keep » à Sorano
La Compagnie du théâtre national Daniel Sorano, avec sa troupe dramatique, va proposer une nouvelle production aux Sénégalais, le 8 mars 2014 à 19h30. Celle-ci est une création en wolof (comédie sociale) de la troupe dramatique du Théâtre national Daniel Sorano. La pièce parle de la parité. Elle est intitulée « Ñoo Yem Kepp ». Elle est mise en scène par Omar Ciss.

Titi fête son anniversaire au Grand Théâtre
Ce samedi 8 mars verra un spectacle de Titi au Grand Théâtre. Cette manifestation fait suite à la sortie de sa dernière production « Titi la Lionne », un produit dont certains morceaux caracolent en tête des hit-parades. Ce concert annoncé il y a plus de quatre mois, est également un moment pour l’ex-protégée du Label Prince Arts de rendre hommage à la femme.

Cinéma à Aula Cervantes
La soirée cinéma au niveau du centre culturel espagnol « Aula Cervantes » a débuté hier 6 mars avec « Rue Princesse » d’Henri Duparc (Côte d’Ivoire). Cette production a lancé le cycle « Femmes au Cinéma ». Au cours de ce mois, dans le prolongement de la célébration de la Journée internationale de la Femme, il sera projeté le 13 mars prochain « Un Fiancé pour Yasmina » de l’Espagnole Irena Cardona. Le 20 mars, « Le Sixième Doigt » de l’Ivoirien Henri Duparc sera proposé au public. Tandis que le 27 mars, « Ne dis Rien » de l’Espagnol Iciar Bollain sera à l’affiche.
La section culturelle de l’Ambassade d’Espagne va renouer avec les projections au niveau du centre Aula Cerventes, situé dans le Camp Jeremy, sur l’avenue Cheikh Anta Diop, face à l’entrée du Coud.

Cinéma, concert et conférence à l’Institut Français Léopold Sédar Senghor
Le 8 mars sera célébré à l’Institut français de Dakar en deux temps, d’abord il y aura une conférence co-animée par le sociologue Éric Fassin et la journaliste Sabrina Kassa à 18h. Durant cet échange, il sera question de montrer que la question de l’égalité entre les sexes n’est pas propre à telle culture ou telle société. Une soirée hommage à Aminata Fall se tiendra ce même jour à 21h, en présence, entre autres invités, de la romancière Ken Bugul. La célébration de cette journée va débuter le vendredi 7 mars, par un concert d’Adji Kane Ouza Diallo, plus connue sous le nom d’Adiouza.

Exposition de toiles au village des arts
Le collectif des plasticiennes du Sénégal (Cps) rend hommage à la femme à travers une exposition Guis Guis Djiguèn qui aura lieu du 8 au 22 mars 2014 à la Galerie Léopold Sédar Senghor du Village des Arts, route de l’aéroport. Le vernissage aura lieu le samedi 8 mars à partir de 17 h 30.

Rap, danse et expo avec Africulturban
Avec le concept « Free Voices » la structure Africulturban avec Amadou Fall Ba va initier une série de manifestations pour célébrer la journée mondiale de la Femme. Au menu, des ateliers d’écriture, de danse, un vernissage à Blaise Senghor, ainsi qu’une conférence projection le 7 mars au Goethe Institut à 17 heures. Ces manifestations seront clôturées par un méga concert Hip Hop à Pikine, le samedi 8 mars, à partir de 21 heures.

Mansour Seck rend hommage à Baaba Maal au Cices
Le chanteur Mansour Seck a décidé de rendre hommage à celui qu’il surnomme « son compagnon de 40 ans » lors d’une soirée au Cices, ce samedi 8 mars à 21h. Il a fait cette annonce au cours d’un point de presse, hier. Ce sera, selon lui, une soirée traditionnelle qui permettra de magnifier les relations entre Mansour Seck, Baaba Maal et feu Mbassou Niang.
Le clou de cette manifestation sera certainement le duo entre Mansour et Baaba pour le bonheur des férus de « Yela », une danse Hal Poulaar très populaire.

SOLEIL A. M. NDAW

Source : xibar.net | 2014-03-07 22:02:00.0
Ibeu Bou Ndaw Samb, Absa Samb, Touty Mbaye et Maty Thiam «Dogo. Ces noms ne vous disent sûrement plus grand chose. Et pourtant, si vous fouillez bien dans votre mémoire, vous trouverez certainement des bribes de réminiscence à coller à ces prénoms. Quatre jeunes filles dans un groupe. Quatre belles voix armées de leur passion pour la zik. Autre indice, elles étaient toutes des ouailles du papa d’Adiouza, Ouza Diallo. Vous y êtes? Eh bien, oui, vous êtes en plein dans le mille. Il s’agit bien des «Filles branchées». Ce girls’band a marqué le paysage musical des années 90 et l’a enrichi de 5 albums. Tous des succès dont le mémorable clip «Khadimo» qui a fait un tabac en ce temps. Petit flash back. Elles étaient jeunes et venaient de faire leur entrée dans le monde du showbiz. Sous la houlette de leur mentor et manager, Ouza Diallo, elles enchaînent les albums dont le rythmique et les paroles sont très vite appropriés par les férus de bonnes vibes. Elles sont couronnées de succès jusqu’en 1995. Et puis, plus rien ! Le groupe vole en éclats. Des 4, seule Maty Thiam «survivra» en poursuivant avec brio (?) une carrière solo. Bou Ndaw s’épanouit dans son rôle de femme au foyer comblée tandis que Touty et Absa se sont résignées à ranger le micro après deux albums sans grand succès. Aujourd’hui, pour L’Obs, elles rembobinent le film des «Filles branchées». Un univers où tout semblait idyllique. Enfin, en apparence…
LES DEBUTS : «C’est la femme d’Ouza qui nous a repérées»

Ibeu Kébé dite Bou Ndaw Samb, 40 ans : «Je suis née dans une famille d’artistes. Au quartier Thiocé où nous vivions ma famille et moi, il y avait une troupe théâtrale dénommée «Xandalou» et c’est là où j’ai effectué mes premiers pas comme comédienne. J’ai été repérée la première fois par Abou Alassane Niang de radio Sénégal. Il m’a invitée lors d’une fête à la mission catholique et c’est là où j’ai chanté pour la première fois. Je m’en souviens très bien parce que j’avais 8 ans et on m’avait fait monter sur une chaise pour que je puisse atteindre le micro. Par l’entregent d’Abou Alassane, j’ai intégré la troupe «Kaddu xaleyi» à l’âge de 9 ans et j’ai quitté Mbour pour la capitale. Je vivais avec ma grande sœur à Dieuppeul, Madiodio Gnigue (cantatrice traditionnelle décédée en 2012). Au début, je faisais des va-et-vient entre Mbour et Dakar. Un jour, j’ai eu écho qu’Ouza était à ma recherche. Il a toujours pensé que j’étais un homme puisque de moi, il ne connaissait que le nom et les chansons. Il en a parlé à sa femme (Coumba Diallo) qui en a touché un mot à mon grand-frère. Mon frère m’en a parlé et c’est ainsi que j’ai rejoint le groupe d’Ouza avec l’assentiment de mon père.»

Touty Mbaye, 45 ans : «Je suis née et j’ai grandi à la Médina dans une famille de griots. Je suis née artiste, mais je n’ai jamais eu à exploiter mon talent. J’ai étudié jusqu’en classe de 5e secondaire et en même temps, je poussais la chansonnette. C’est un nommé Pape Seck qui m’a repérée pour la première fois. J’avais 15 ans à l’époque. Il gérait une troupe qui se trouvait à la Gueule-Tapée et il voulait que je l’intègre. J’y allais de temps en temps, sans grande conviction. Puis un jour, la femme d’Ouza qui était une connaissance à ma grande sœur s’est intéressée à Absa et moi. Elle en a parlé à ma sœur et lui a dit qu’elle aimerait bien qu’on intègre la troupe de son mari. Nous étions en 1990. Il nous a auditionnées sur une de ses chansons («Ya may wo») et cela a marché comme sur des roulettes et c’est ainsi que nous avons été retenues.»

Absa Samb, 41 ans : «Je suis cousine avec Touty et ensemble, nous avons toujours habité à la Médina. On a la musique dans le sang, mais n’empêche, j’ai fait des études jusqu’en 6e secondaire. Je ne me suis pas arrêtée à la «classe des Guéwéls (Cm2)» comme disent les gens (rires). Mon histoire dans la musique ne diffère pas trop de celle de Touty. Nous avons débuté en même temps chez Ouza que je continue d’appeler affectueusement «Papa». Et encore, je pense même avoir débuté une semaine plutôt qu’elle.»


LA RENCONTRE AVEC OUZA : «Ouza aime et recherche la perfection, donc nous en bavions»

Ibeu Kébé dite Bou Ndaw Samb : «J’ai rejoint Ouza en 1990. Nos journées étaient rythmées par les répétitions et les spectacles. Quand je ne répétais pas, je faisais les chœurs pour Madiodio au Théâtre national Daniel Sorano. Le concept des «Filles branchées» est venu d’Ouza. Nous étions des filles très branchées côté mode et très intéressées par la musique. Ouza était un encadreur hors-pair. Et avec les autres filles, on avait poussé l’amitié jusqu’à s’échanger nos vêtements. On partageait aussi les mêmes chambres d’hôtel lors de nos tournées. L’ambiance était bon enfant, mais il m’arrivait d’être en froid avec Ouza. Je m’enfermais alors dans une chambre et j’entonnais un refrain de «Dunyaa» pour l’adoucir. Je l’entendais alors crier son dépit et c’en était fini de notre querelle (rires). Nous avons fonctionné ainsi pendant 5 ans (…) Adiouza aimait se joindre à nous quand nous répétions. Elle était une gamine très éveillée et espiègle. Son père la chassait toujours en lui interdisant de toucher aux instruments. J’avoue que par moments, il nous arrivait de céder au découragement. Surtout quand les gens nous interpellaient en nous disant : «Vous là, vous passez vos journées à répéter ? Vous comptez vous éternisez dans le métier de choriste ?» C’était un peu frustrant car on ne savait pas quoi répondre.»

Touty Mbaye : «Les répétitions se déroulaient de 8h à 20h dans une ambiance détendue. Nous étions une famille parce que nous sommes toutes des cousines. Adiouza se mettait souvent sur nos genoux quand nous répétions. A cette époque, son père ne voulait pas qu’elle fasse de la musique. Elle a grandi devant nos yeux. Nous étions des passionnées de musique et nous avons répété pendant une année avant de sortir notre premier album («Ya may wo»). Il n’y a jamais eu de frictions entre nous. La tension était parfois au rendez-vous parce qu’Ouza était un perfectionniste. Un jour, alors qu’on enregistrait la chanson «Président», il m’a tellement crié dessus que j’avais pris la décision de démissionner. Nous travaillons comme si nous étions dans un Conservatoire. Le succès est venu avec l’album «Khadimo», mais il ne nous est pas monté à la tête. Nous multiplions les tournées, mais nous ne gagnions pas grand chose. Nous n’étions pas intéressées par l’argent, mais plutôt par la reconnaissance du public et l’amour de la musique. Nous étions rémunérées en fonction de nos prestations.»

Absa Samb : «Lorsqu’il s’est présenté, je lui ai rétorqué: «Ah bon, c’est toi Ouza ?» Cela l’a fait sourire. Puis, j’ai été testée sur «Beuré lén goor gni», je devais alors avoir 17 ans. Ouza m’a stoppée dès que j’eus entonné les premières notes de cette chanson. C’était exactement ce qu’il cherchait. On a alors formé le groupe. Ce fut une amitié forte autour d’une même passion. On a travaillé très dur, coachées par Ouza, et il n’est pas tendre du point de vue professionnel. Il aime et recherche la perfection, donc nous en bavions. Il aimait, après nous avoir patiemment écouté chanter, nous envoyer balader. Il nous arrivait de pleurer et de nous rebeller, surtout moi qui étais la benjamine du groupe. On était, une fois, en tournée en Gambie et sur scène, je me suis mise à me disputer avec lui pour une remarque mal placée. Le cocasse est que les spectateurs pensaient que cela faisait partie de la chanson. On a aussi eu des moments heureux comme ce jour où nous devions donner une prestation au Méridien devant Amath Dansokho. On devait faire la première partie derrière l’Orchestre national de Sorano qui nous snobait. Nous avons été les stars de la soirée au finish, Ouza avait été fort ému. Le succès est arrivé très vite et a duré 5 ans, de 1990 à 1995. 5 années durant lesquelles on a fait 5 albums dont les fameux «Modou-modou» et «Khadimo». «Dunyaa gassi» «i’m sorry» est le dernier album avant la séparation.»

LA RUPTURE : «On a senti la nécessité de voler de nos propres ailes»

Bou Ndaw Samb : «J’ai quitté le groupe d’Ouza après la venue de Shulah. J’avouerais que je me suis essoufflée après la sortie de nos albums («Modou-modou», «I’m sorry», «Ya may woo», etc.) Il était écrit que nos chemins devaient se séparer là. Mais, j’entretiens toujours d’excellentes relations avec Ouza. Le compagnonnage avec Ouza n’était pas toujours facile. Une fois, nous sommes allés en tournée en Casamance et nous sommes rentrés sans un seul rond. Ouza était une montagne de bonté, mais nous ne gagnions pas grand-chose avec lui. Cependant, j’ai beaucoup regretté mon départ du groupe. Ma rupture avec Ouza m’a beaucoup affectée. J’étais jeune et je me suis laissé emporter par mon orgueil. On revenait d’une tournée en Hollande et je lui ai dit que j’arrêtais. Il a insisté pour savoir pourquoi je lâchais tout, mais je lui ai juste dit que j’arrêtais. Il m’a dit «Tant pis». Il était très en colère. Et depuis lors, il ne se passe pas une journée sans que je regrette cette décision.»

Touty Mbaye : «Le groupe des filles branchées a éclaté en 1995. Nous avons quitté le groupe de notre plein gré, quand nous avons senti la nécessité de voler de nos propres ailes. Nous avons avisé père Ouza et nous sommes parties pour nous consacrer à notre carrière, Absa et moi. En ce temps, Bou Ndaw était à Mbour. A son retour, elle a trouvé que nous avions déjà quitté.»

Absa Samb : «Ce devait arriver, on a fait notre temps avec lui. C’est parti d’un petit problème avec Astou Cissokho, c’est devenu latent et avec Touty, nous avons décidé d’arrêter. On n’a eu aucun problème avec Ouza qui reste notre père, notre ami et notre confident.»


L’APRES : «On espère encore revenir sur la scène musicale»

Ibeu Kébé dite Bou Ndaw Samb : «Je faisais le tour des producteurs qui me demandaient tout le temps de leur apporter une maquette. Mais, cela restait sans suite. Je me suis alors lassée et aujourd’hui, je ne fais rien à part me produire dans les cérémonies. Je pourrais retourner voir Ouza, mais il ne me reste plus que ma fierté dans cette histoire. Je ne perds pas de vue que c’est moi qui ai voulu la rupture. Je n’ai rien à lui reprocher, mon avenir musical ne s’éclaircissait pas, j’ai donc choisi de rester auprès de mon mari. Si cela ne dépendait que de moi, je chanterais encore et j’espère encore revenir sur la scène musicale. Aujourd’hui, je suis mère d’une fille qui paraît-il, a une belle voix, mais je souhaite qu’elle fasse ses études. Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école et je le regrette.»

Touty Mbaye : «Après l’aventure des «Filles branchées», nous avons sorti deux albums «Day Bakh (1996) et «Palestine» (2005). Mais, nous n’avons pas pu poursuivre sur cette lancée parce que nous faisions face à un défaut de management.Nous n’avions pas le bon staff pour mener à bien notre carrière. En ce moment, nous observons une pause malgré le riche répertoire que nous détenons. J’ai repris mes études d’infirmière et je travaille actuellement à l’hôpital de Fann. Je me suis aussi mariée en 2011, mais je n’ai pas encore d’enfant. Et si nous trouvons le bon producteur pour nous produire, nous ne cracherons pas là-dessus.»

Absa Samb : «Avec les quelques sous que nous avions récoltés durant notre période de succès, nous avons produit deux albums intitulés «Déy bakh» et «Palestine», mais manquant de promotion, ça a fait un flop. Il y a aussi une de nos chansons que Baaba Maal s’est appropriée, qui s’appelle «wét goré». Côté personnel, j’ai maintenant 41 ans, je suis toujours célibataire et à défaut de percer dans la musique, j’essaie d’investir le milieu du commerce.»

L'OBS PAR AICHA FALL THIAM &NDEYE FATOU SECK

Source : xibar.net | 2014-01-25 23:46:00.0
La grande famille Syllart Productions est en deuil. De Dakar à Kinshasa et de Bamako à Cotonou, tout ce que la scène musicale africaine de la sphère francophone compte de révélations apparues au cours des trois dernières décennies pleure aujourd’hui son principal découvreur de talents, en même temps qu’un "ami" et un "frère". Ibrahima Sylla, producteur de génie, est décédé à Paris le 30 décembre, des suites d’une longue maladie au crépuscule de 2013.

"C’est grâce à lui que le monde m’a découvert", se souvient, ému, le Sénégalais Ismaël Lô, qui doit à cet inlassable défricheur son ascension internationale. C’est avec Sylla qu’il enregistre Tajebone, le single qui le propulsera. Et lorsque Barclay, par l’odeur alléché, se présente à sa porte, l’artiste sénégalais renâcle à céder aux avances de la major. "On n’était lié que par un contrat moral, mais il m’a dit: “Sama rakk, denga doff !" ["Petit frère, tu es fou ou quoi !"] Il m’a presque tordu la main pour que je signe avec eux ! Son associé Alain Jossé, son associé rencontré au lycée en 1969 et qui l’a rejoint en 1988 pour tenir ses affaires au Sénégal, confirme : "Il souhaitait qu’un artiste grandisse, quitte à aller voir ailleurs."
Des musiques africaines sans frontières
Pour ce Sénégalais né en 1955 en Côte d’Ivoire de parents d’origine guinéenne et qui sera inhumé à Dakar, les traditions musicales de l’Afrique occidentale et centrale étaient la seule boussole, l'exigence son seul credo. "Il ne lésinait pas sur les moyens et mettait le level très haut", résume Ismaël Lô. D’Orchestra Baobab à Baaba Maal et de Salif Keita à Alpha Blondy, en passant par Oumou Sangaré, Koffi Olomidé ou Zaïko Langa Langa, Ibrahima Sylla promenait sa passion exigeante d’un bout à l’autre de ce continent dont il avait exploré avec succès quasiment tous les styles. "À part le rap, précise Alain Jossé. Ce n’était pas de notre génération, on n’y comprenait rien."

"Je suis passé le voir à Paris le 6 décembre dernier, à l’occasion d’un concert au Théâtre de la Ville, confie Ismaël Lô. Sur son lit, il continuait à travailler sur le dernier Africando". C’est avec, en tête, les accents de ce groupe dont il fut le mentor, fusionnant sonorités musicales et linguistiques des quatre coins de cette Afrique dont il ignorait les frontières et de la Caraïbe avec laquelle il n’avait jamais rompu le fil, qu’Ibrahima Sylla s’en est allé rejoindre au Paradis des musiciens Tabu Ley Rochereau, l’ancien guest d’Africando, parti un mois avant lui.

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www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2014-01-03 10:23:00.0
Youssou N’Dour, Ismaël Lô, Salif Keita, Baaba Maal, Africando, Oumar Pène ou encore Sekouba Bambino, autant de musiciens mis en avant par un homme : le Sénégalais Ibrahima Sory Syllart, créateur dans les années 80 de la maison de production du même nom. Ce doyen, dénicheur de talents, a créé au fil des années la plus grande collection de musique africaine. Il est décédé le lundi 30 décembre au matin à Paris. Joint à Kaolack juste avant son concert, Youssou N'Dour évoque la perte d'un grand homme de la musique du continent.
Youssou N'Dour, le 12 Octobre 2013 au Grand Bal à Bercy
Pierre-René Worms
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Source : RFI | 2013-12-31 11:46:02.0

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