Coumba Gawlo

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Mbalax

Coumba Gawlo : discographie

Coumba Gawlo - Dewen‘ti show album cover Album : Dewen‘ti show
Année : 2005
Coumba Gawlo - Gawlo & Diego album cover Album : Gawlo & Diego
Année : 2003
Coumba Gawlo - Ma Yeur Li Nga Yor album cover Album : Ma Yeur Li Nga Yor
Année : 2002
Coumba Gawlo - Sa Lii Sa Léé album cover Album : Sa Lii Sa Léé
Label : Mélodie
Année : 2001
Coumba Gawlo - Yo malé album cover Album : Yo malé
Label : BMG
Année : 1998
Ref : CD 74321579732
Coumba Gawlo - Aldiana album cover Album : Aldiana
Label : Mélodie
Année : 1996
Ref : CD 8463202
Blank Cover Album : Accident
Blank Cover Album : Saitaane

Actualité de Coumba Gawlo

Sa voix suave berce le cœur des mélomanes. Sa mélopée est une symbiose parfaite entre la prose et un ensemble philarmonique. Daba Sèye, après une longue absence dans la scène musicale, revient avec «Setlouna», un opus riche de 8 titres. Face à L’Obs, le leader du groupe Mame Fallou ne mâche pas ses mots. Elle dit tout sur son nouvel album, ses relations avec les autres artistes… Une petite balade dans son jardin secret était également au menu.
Après «Mame Fallou» et «Dara Wésuwul», vous venez de sortir «Setlouna». Parlez nous de l’album.

Dans «Setlouna», j’ai abordé beaucoup de thèmes. Je rends hommage à mes fans à travers le titre «Sama Fans Yi». Le tube «Djiguène gni» est dédié à la femme sénégalaise. A mon avis, rien de grand ne peut se faire sans la paix. Notre pays doit être un et indivisible pour pouvoir décoller. C’est en ce sens que j’ai réalisé la chanson «Jamm Sénégal». J’ai consacré les tubes «Dé Guogne» et «Jour-j» à des amies et tous ceux qui, de loin ou de près, ont toujours apporté leur pierre à l’édifice. C’était également important pour moi de faire un petit rappel sur ma lignée de griots à travers «Guéweul la». Dans «Mbeuguel», je chante cette chose qui peut unir des hommes d’univers différents : l’amour. Le huitième tube «Mame Cheikh Ibra Fall» rend hommage à l’illustre père des «Baye Fall» qui porte le nom de la chanson. En gros, l’album parle de tout. J’invite tous les fans à venir nombreux fêter mon premier anniversaire au Théâtre national Daniel Sorano, le 19 avril prochain.

Des artistes comme Titi, Coumba Gawlo, ont organisé leur anniversaire au Grand Théâtre national. Pourquoi pas vous ?

Mon but est de suivre les pas de grands ténors qui ont fait les beaux jours de la musique sénégalaise. Daniel Sorano représente beaucoup de choses pour notre culture. Tous les grands noms de la musique sénégalaise sont passés par Sorano. En plus, je me sens plus proche de la musique traditionnelle que moderne. Donc, j’estime que pour mon premier anniversaire, je dois impérativement passer par ce monument de la culture. Il ne faut pas brouiller les étapes. C’est petit à petit que l’oiseau fait son nid. Rien ne sert de se précipiter. Il faut partir à point.

Vous pensez donc ne pas être de la même trempe que les autres artistes qui ont su relever le défi du Grand Théâtre ?

Je veux seulement avoir un palmarès normal. Le succès émane de Dieu. Chaque artiste a son public. Je suis capable de remplir un stade. J’ai beaucoup de fans. Mes inconditionnels répondront toujours à mon appel. Peut-être que j’organiserai mon deuxième anniversaire au Grand Théâtre.

«Setlouna» (j’ai constaté). Qu’avez-vous constaté ?

«Setlouna» est comme une sorte de diagnostic de la musique sénégalaise. J’ai constaté qu’elle n’a toujours pas atteint son summum. Cela est dû à la jalousie stérile qui existe entre les artistes. (Un long silence, puis elle reprend). Je garde véritablement de bonnes relations avec tous les artistes. Je souhaite du bien à tous. Mais, il ne faut pas se voiler la face. La bonté tant chantée tarde à se manifester dans notre milieu. Nous sommes dans un univers où chacun veut écraser l’autre. Le milieu de la musique n’est pas aussi rose que les gens le pensent. Les gens ne se font pas de cadeau. Il faut toujours bien se serrer les coudes. Il faut être bien coaché par un label pour s’en sortir.

Pourquoi ne cherchez-vous pas donc un label pour faire face à ces maux ?

J’ai été contactée par plusieurs labels de production. «Prince Arts» a voulu travailler avec moi. Mais, nous n’avons pas pu trouver un terrain d’entente. En outre, je préfère surmonter seule les obstacles du milieu musical. J’ai la foi en Dieu. J’estime que tôt ou tard, je serai au devant de la scène.

Selon des rumeurs, vous n’êtes plus dans les liens du mariage. Confirmez-vous cela ?

Que ça soit clair : je ne suis pas un cœur à prendre. J’ai fait dix ans de mariage. Je suis mariée et je le resterai pour toujours, s’il plaît à Dieu. Je touche du bois (un petit sourire)... Au Sénégal et partout ailleurs, les gens livrent souvent de fausses infos sur les célébrités. Ce sont les risques de notre milieu. Il faut s’y accommoder.

Fallou Dieng vous sollicite souvent dans ses chansons. Quels rapports entretenez-vous ?

Fallou est comme un frère pour moi. Il est un bon conseiller. En plus du respect, il m’estime beaucoup. Et je lui rends bien la monnaie de sa pièce. Nous sommes tous deux talibés de Serigne Fallou Mbacké. Il est sincère. Il veut du bien à tout le monde. Il est tout le temps disponible à me soutenir et participe à mes chansons.

Quels sont vos projets ?

Je souhaite tout d’abord être à l’attente des mes nombreux fans, le 19 avril prochain. Car depuis longtemps, mes inconditionnels attendent avec impatience cet évènement. C’est pourquoi, je veux casser la baraque le jour-j. Je compte également mettre sur pied un mouvement pour lutter contre le cancer des seins. A ce titre, j’ai eu des partenaires nationaux et internationaux. Je livrerai le nom du mouvement lors de la célébration de mon anniversaire à Daniel Sorano. Après cette cérémonie, je compte faire des tournées nationales et internationales pour la promotion de «Setlouna».

L'Obs IBRAHIMA KANDE

Source : xibar.net | 2014-04-09 21:45:00.0
Adjouza, la fille du chanteur Ouza Diallo, a sorti son deuxième album intitulé « Lima Done ». La jeune artiste est sur les pas de son père. Elle commence à s’imposer dans le milieu musical. Elle veut faire une belle carrière sur la scène nationale et internationale. Seulement, Adji Ouza Diallo de son vrai nom est consciente qu’il lui reste du chemin à faire. Trouvée chez elle à Hamo 4, à Guédiawaye, la chanteuse a bien voulu répondre à nos questions. Elle est revenue sur ses débuts, ses déboires et ses succès. Mais l’une des choses qu’Adjouza a le plus retenues dans le milieu du show-biz, en tant que femme, est que « pour vendre son album, l’artiste doit être sexy ».
Parlez-nous un peu de vous. Qui est véritablement Adjouza ?
« Adjouza est naturellement la fille du chanteur Ouza Diallo. J’ai commencé la musique vers 2004. A ce moment, je venais juste de décrocher mon Bac. Je suis partie à Paris par la suite pour continuer mes études. Auparavant, je faisais des prestations dans les clubs de Dakar. Je jouais de la variété avec mon frère Cheikh Lô Ouza Diallo. On avait formé un groupe tous les deux en 2003 avant que je ne quitte le Sénégal pour la France. Je suis revenue au bercail en année de master pour sortir mon premier album « Madou Sarr ». Actuellement, je suis en pleine promotion de ma deuxième production, « Lima Done ». Je prépare aussi un album international ».

Vous étiez partie en Europe pour continuer vos études ou apprendre la musique ?
« En fait, c’était pour apprendre la musique. J’avais fait un concours d’entrée à l’Ecole nationale des arts (Ena) sans succès. Un échec qui m’avait fait très mal. Pour me consoler, j’ai tout fait pour quitter le pays, histoire d’aller étudier la musique en France. Je remercie de passage ma mère, c’est grâce à elle que je suis partie. J’ai réalisé ce rêve en 2004. En année de master en 2008, je suis rentrée pour sortir mon premier album. En gros, c’est mon échec au concours d’entrée à l’Ena qui m’avait motivée à aller étudier la musique. J’étais dans la banlieue parisienne à Saint-Denis, à l’université Paris 8 ».

Vous avez étudié la musicologie. Expliquez-nous un peu ce que c’est ?
« Vous savez qu’au Sénégal, il n’y a pas beaucoup de musicologues ! Peut-être qu’il y en a d’autres, mais je n’en connais qu’un seul, et c’est tonton Ousmane Sow Huchard alias Soléya Mama. D’ailleurs, je dois le rencontrer dans les jours à venir pour d’autres projets. Pour revenir à la question, j’ai étudié la musicologie jusqu’en maîtrise. En master, je me suis spécialisée en ethnomusicologie. Il n’ya pas une grande différence entre les deux disciplines. Sauf que l’ethnomusicologie est l’étude des musiques des traditions orales. Par exemple ici en Afrique, notre musique se transmet de génération en génération, contrairement en occident où elle est écrite. D’ailleurs, j’ai fait mon master sur la musique des Bassaris. Puis, j’ai côtoyé le milieu de l’arène pour comprendre les sonorités des « Tuss » que font les lutteurs. En gros, l’ethnomusicologie parle principalement de la musique traditionnelle alors que la musicologie étudie toutes les musiques. Il faut comprendre aussi que presque tous les pays ont leur musique traditionnelle, ce n’est pas seulement l’Afrique ».

Pourquoi cette envie brusque de faire de la musique ? Est-ce parce que vous avez voulu suivre les traces de votre père, un grand chanteur, ou est-ce que c’est venu naturellement ?
« C’est mon père qui m’a donné cette fibre musicale. J’ai grandi dans une atmosphère musicale. Toute petite, je suivais les répétitions de mon père, accompagnée de mon frère. On essayait tout le temps de l’imiter dans la plus grande joie. Cela m’a beaucoup marqué. Adulte, j’avais confié à mon père que je voulais faire de la musique. Mais, à ma grande surprise, il s’y est catégoriquement opposé. Il voulait que je me concentre sur mes études. A l’époque, son refus m’avait beaucoup frustrée. Mais aujourd’hui, j’ai compris que pour faire de la musique, il faut avant toute chose avoir une base. Mon père voulait que je sois cultivée. Je ne cesserai jamais de le remercier. Car, actuellement, j’ai une ouverture d’esprit extraordinaire. J’ai beaucoup voyagé et rencontré d’autres cultures. Cela m’a vraiment aidé dans ma carrière ».

Quand avez-vous réellement senti que vous vouliez emprunter le chemin de votre père ?
« Je l’ai senti quand je suis partie à Paris. En fait, je ne croyais pas trop à la musique quand j’étais au Sénégal. Je jouais certes dans les clubs, mais ce n’était pas si profond en moi. Après les cours à l’université, je partais au « Just 4 You » pour attendre l’heure de ma prestation. Car j’habitais à Guédiawaye et je ne pouvais pas faire la navette. C’était très difficile pour moi d’allier la musique et les études. Et je ne me voyais pas faire une grande carrière musicale. C’est lorsque j’ai commencé à étudier la musique à Paris que les choses ont changé. Je sentais que j’avais toutes les capacités pour percer dans ce milieu. Comme l’on dit, l’appétit vient en mangeant. Mon frère aussi m’a beaucoup soutenue sur cette voie ».

N’appréhendiez-vous pas la réaction des Sénégalais après la sortie de votre premier album ?
« Mais bien sûr que si! Je n’avais pas confiance en moi à mes débuts. Vous savez, j’ai sorti l’album et je suis retournée à Paris pour continuer mes études. Je ne m’attendais pas à avoir du succès.

Avec le temps, j’ai eu des échos favorables sur l’album. Les gens m’appelaient pour m’informer que l’album faisait un carton. Certains me disaient que j’étais en train de jeter l’argent par la fenêtre. Je devais donc revenir au Sénégal pour faire des « play-back » et des concerts. De retour, j’avais commencé à faire des spectacles et j’y ais pris goût… de même que pour l’argent (rires) ».

Vous vous êtes fait un nom dans le paysage musical en un temps record. Comment avez-vous accueilli ce succès ?
« A dire vrai, le "Mbalakh" ne me disait pas grande chose. Mon rêve était de faire une carrière internationale comme les grandes voix africaines. Je me voyais faire des tournées européennes pour me faire connaître hors de nos frontières. Mais mon frère m’encourageait tout le temps pour que je fasse un album au Sénégal. Je n’en voyais pas l’utilité au début. Il insistait et avait écrit des morceaux pour moi. Donc tout est parti de lui. C’est grâce à Cheikh Lô Ouza Diallo que j’ai finalement fait carrière au Sénégal. D’ailleurs, je ne m’attendais à un succès, je voulais juste sortir un album pour exister un peu au Sénégal. Je travaille toujours cependant sur mon projet de faire une carrière en Europe.

Parlez-nous un peu de votre deuxième album. A-t-il connu le même succès que le premier ?
« Le deuxième album est une sorte de reconnaissance. Ce n’était pas évident que les gens adhèrent aux morceaux. Par exemple le titre « Thiey Love » est devenu un tube. Je ne peux que remercier mes fans qui depuis le début, suivent ma carrière de près. Je voulais confirmer dans cette production et je rends grâce à Dieu, les Sénégalais l’ont bien accueilli.

Adjouza est-elle une artiste engagée comme son père ?
« Forcément j’ai ce côté engagé de père Ouza. Mais nous ne voyons pas les choses de la même manière. Mon père est plutôt engagé politiquement ; moi je me bats plus sur le plan social. Je parle par exemple du problème des enfants de la rue, du panafricanisme, du sexisme dans le morceau « A qui la faute ». Donc mon engagement est plus centré sur les problèmes sociaux. Oui, je suis engagée comme mon père, mais pas de la même façon ! »

Le morceau « Ndanane » dans votre deuxième album a montré aussi une autre facette d’Adjouza. On ne vous connaissait pas partisane du « Sambaye Mbayane » (faire les éloges de quelqu’un)…
« (Rires) Vous savez, j’ai vécu des périodes très difficiles au moment où je devais sortir mon deuxième album. La musique n’est pas facile, il y a des hauts et des bas. J’avais des difficultés et il y a des gens qui m’ont apporté leur soutien comme le président Yaya Jammeh, le maire de Dakar Khalifa Sall, Marième Chalar, Modou Bousso Lèye, entre autres. Ces personnes m’ont soutenue sur tous les plans. Que je sois présente ou absente, ils ont été toujours là pour moi. C’est pour leur rendre hommage que j’ai écrit ce morceau. Je n’ai que ma voix d’artiste pour les remercier. J’ai chanté beaucoup de personnes dans le morceau « Ndanane », mais les gens n’ont retenu que le nom de la première Dame Marième Faye Sall (rires). C’est une femme que j’admire beaucoup grâce au panafricanisme qu’elle incarne. Mais j’ai aussi rendu hommage dans ce titre à des personnes qui ne sont même pas du pouvoir actuel ».

Vous prônez le retour à nos valeurs traditionnelles dans « Geum Lima Done ». Le titre a fait polémique surtout chez les femmes. Que voulez-vous dire réellement dans ce titre ?
« En fait, dans ce morceau, je m’adressais principalement à moi-même. C’est une sorte de remise en cause. Car je copiais beaucoup les stars américaines. A dire vrai, Beyonce était mon idole, je faisais tout pour lui ressembler. Un jour, je suis partie dans un salon de coiffure aux Etats-Unis, et par inadvertance ma longue perruque était tombée. Les filles s’étaient tellement moquées de moi que je me suis sentie très gênée. Elles étaient étonnées de voir que ce n’était pas mes vrais cheveux. Cela m’a tellement marquée que j’ai décidé d’en faire un morceau. J’avais compris que je me fatiguais pour rien et que jamais au plus grand jamais je ne serai comme Beyonce. Dans « Geum Lima Done », j’exhorte les filles à être fières de leurs traits africains. Moi par exemple, je suis fière de mon nez épaté, et de mes cheveux frisés. J’aime mettre des perruques afro, ou me faire des tresses pour me sentir plus Africaine ».

Lors de votre concert à l’Institut français, on a vu un Adjouza très sexy dans sa combinaison pailletée ; pareil dans vos clips. N’êtes-vous pas en contradiction avec ce retour aux valeurs traditionnelles que vous véhiculez à travers vos chansons ?
« Ah non ! Je ne suis pas obligée de mettre des grands boubous. Pourquoi pensez-vous que tradition et modernité sont incompatibles ? Je suis une jeune artiste et je dois me mettre en valeur. Il faut bien que je vende mon album (rires). Pour cela, le côté esthétique compte beaucoup. C’est la loi du marché ! Le public masculin aime voir de belles artistes. Le show-biz exige qu’on soit sexy pour percer. Autrement dit, pour vendre de nos jours, il faut être sexy. Sinon les hommes ne vont même pas jeter un coup d’œil sur mon album. Mais attention, on peut être sexy sans être vulgaire. Mon père contrôle mes tenues et dès fois je suis obligée de me changer plusieurs fois».

Quelles sont vos relations avec les autres artistes féminines ?
«Je ne suis pas une hypocrite, à part Viviane Ndour et Coumba Gawlo Seck, je n’ai pas de relation particulière avec les autres artistes. On a de très bons rapports mais ça s’arrête là. Alors que Viviane Ndour et Coumba Gawlo Seck m’appellent souvent au téléphone et vice versa. Pour les autres artistes, on se croise simplement dans les manifestations en gardant de bons rapports».

Soleil Propos recueillis par Absa NDONG

Source : xibar.net | 2014-03-29 15:30:00.0
Son surnom de diva lui va comme un gant ! Coumba Gawlo Seck, belle à ravir…, dans une robe de soie beige sous une veste noire, longue chevelure valsant prestement, envoie des «vibes» électriques, une énergie positive… Dans l’intimité de son studio d’enregistrement où elle nous reçoit, la chanteuse revit en «live» son spectacle son et lumières du Grand-Théâtre, dont le point d’orgue a été ses retrouvailles avec le roi du «Mbalakh», Youssou Ndour. Leur «amitié» reconstruite, leur «brouille», sont, entre autres, les questions qu’elle aborde face à l’Obs. Une petite balade dans son jardin secret était également au menu. Gawlo sans fausses notes…
Vous venez de fêter en grande pompe vos 24 ans de carrière au Grand-Théâtre. Comment Coumba Gawlo Seck s’est-elle réveillée au lendemain de son spectacle ?

Je n’ai même pas fermé l’œil pour me réveiller (rires). Quand je prépare un événement, je ne dors pas. Mais pour ne pas exagérer, disons que mon sommeil est réduit. J’ai le film du spectacle qui défile en permanence dans ma tête. J’y pense sans arrêt, jour et nuit. Mais bon, pour tout vous dire, dans l’ensemble, j’étais assez satisfaite de mon spectacle. Cependant, puisque je suis une perfectionniste née, j’ai quelques frustrations. Mais, «Al hamdoulilah !» Parce que selon les échos que j’en ai, le public était très content. Je me sens soulagée (elle respire profondément). Je peux souffler, parce que le public était ma principale préoccupation. Mon équipe et moi avons donné le meilleur de nous-mêmes. Tout le monde y a trouvé son compte : les invités, les artistes, les organisateurs… Dieu merci.

N’avez-vous pas été surprise par l’ampleur du succès ?

Lorsque je m’investis dans un projet, je me donne corps et âme. Je ne minimise aucun détail. Ma mère dit souvent que je suis invivable dans ces moments-là. Je suis sous pression, stressée et à cran, je ne me reconnais même plus. Je veux que tout soit parfait, comme dans mes rêves. Je veux vendre ce rêve aux 1800 ou 2000 personnes qui occuperont les places du Grand-Théâtre, sans exception. Donc, je savais déjà que le spectacle allait être à la hauteur et je rends grâce à Dieu. Tout ce qui a été présenté sur scène : le décor, les tenues, a été mûrement réfléchi. Je remercie le directeur artistique, Babacar Niang et toute l’équipe qui a travaillé avec moi. Ils ont su traduire en actes mes idées, qui sont des rêves et des folies d’artiste.

Dans la même veine, vous avez aussi célébré vos retrouvailles avec Youssou Ndour…

C’est vrai. C’était un grand moment de communion. L’émotion se lisait aussi bien dans mes yeux que dans ceux de Youssou. Comme dit un proverbe wolof : «Ndox dou bayi yonam» (on n’échappe pas à son destin). Nos retrouvailles devaient se faire tôt ou tard, mais Dieu l’a voulu ainsi. Youssou est mon cousin. C’est mon frère de sang. Notre duo sur la scène m’a beaucoup touchée, tout comme la marque d’affection de mes pairs artistes.

Est-ce vous qui avez fait les premiers pas ?

J’ai voulu que ce 24e anniversaire soit un moment de retrouvailles. Il fallait faire de cette soirée un évènement convivial, familial, où toute la grande famille de la musique devait se retrouver. Je voulais prouver à tout le monde que la musique est un véritable vecteur de communication, qu’elle est le meilleur levier de développement. Il était temps de mettre de côté nos émotions et nos angoisses personnelles. La musique a la force de réunir les hommes. C’est pourquoi vous avez vu beaucoup de mes collègues artistes, entre autres, Baaba Maal, Aïda Samb, Carlou D, Ami Collé… Ismaïla Lô aussi devait venir, mais il se produisait en France. Cheikh Lô devait faire une prestation, mais il avait une contrainte de temps, de même qu’Adiouza. J’ai demandé à Youssou Ndour de prendre part à cet événement car, il est incontournable. Il reste l’un des plus grands chanteurs d’Afrique. Il a, de la manière la plus amicale, accepté mon invitation. On a répété ensemble. Auparavant, je lui ai envoyé par mail une liste de chansons et il a choisi «Bidew».

Pouvez-vous nous dire ce qui vous a opposé dans le passé ?

Personnellement, je n’aime pas revenir en arrière. Cela ne sert à rien, il faut garder la tête haute et aller de l’avant. Le Sénégal entier est heureux de m’avoir vue chanter avec Youssou Ndour. Et pourtant, ce n’est pas nouveau. On a eu à chanter ensemble auparavant. Le meilleur reste à venir et c’est cette image que je veux montrer.

N’empêche, les Sénégalais sont curieux de connaître l’origine de votre brouille…

Quand deux personnes sont des fortes têtes, de fortes personnalités, ont des caractères bien trempés… (elle marque une pause). Vous savez, Youssou et moi avons de grandes ambitions et nous avons tous les deux des puissances vocales énormes. Nous avons la même étoile et avons beaucoup de choses en commun. D’abord, nous sommes de la même famille. Nous sommes les aînés d’une famille modeste et avons su nous battre pour montrer la voie à ceux qui sont derrière nous. Ce qui fait de nous des personnes à fort tempérament, à la seule différence que moi, je suis une femme et lui un homme. C’est normal que dans la vie, quand deux personnes ont les mêmes ambitions, il y ait des dysfonctionnements et des incompréhensions. Cela arrive tous les jours, même dans une famille nucléaire, entre frères et sœurs. On discute et on avance. Aujourd’hui, le plus important, c’est l’avenir.

Ne peut-on pas dire que c’est la concurrence qui a eu raison de vos relations confraternelles?

Il n’y a pas de concurrence entre Youssou et moi, c’est mon grand frère. Nous sommes de la même famille. Nous avons peut-être un métier très difficile, où à force de vouloir gagner, d’être devant, on oublie l’essentiel. Pour moi, l’essentiel, c’est la famille, l’amitié, le sang, les liens qui nous unissent. On en arrive parfois à se demander comment on a pu en arriver là. Mais le plus important, c’est de s’en rendre compte à temps. Il n’y avait rien de grave entre nous.

Maintenant que la hache de guerre est enterrée, peut-on espérer vous voir faire un duo ensemble, ou carrément faire un album ?

Je suis toujours dans la célébration de mes 24 ans de carrière (rires). Je ne sais pas encore ! Pour un duo, il faut que cela soit voulu par les deux. On verra bien. Ce que je sais, c’est que nous sommes deux chanteurs à forte voix. On laissera les choses se faire.

Toujours dans la célébration de vos 24 ans de carrière, vous avez choisi de vous produire, après les lambris dorés du Grand-Théâtre, dans la banlieue, au stade Allassane Djigo ? Que réservez-vous de plus à ce public ce 29 mars ?

C’est le même show qui est prévu, je ne veux pas créer de frustrations. L’idée de cette manifestation est de permettre aux jeunes d’y participer. J’ai remarqué que chaque année, les plus jeunes ne peuvent pas y prendre part. C’est sans doute à cause des prix et les places sont limitées dans la salle. Tous les jeunes qui ont l’âge de ma carrière, que j’appelle les jumeaux de ma carrière, pourront y participer. Ce cachet populaire me tient à cœur car, je suis une enfant de la banlieue. Le répertoire va quant à lui légèrement changer.

Il y a également une dimension africaine…

Oui, absolument ! Cette année, nous avons voulu marquer l’événement à l’échelle africaine et même internationale. Nous irons au Niger, en Gambie, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, dans le cadre de la «Coumba Gawlo African Tour». L’Europe prendra le relais pendant les vacances d’été.

Un œil dans le rétroviseur, quel bilan tirez-vous de vos 24 ans de musique ?

Le bilan est très positif. Mais je suis consciente qu’il me reste beaucoup à faire. Je suis une éternelle infatigable. J’ai toujours envie de m’investir, jusqu’à la dernière minute. Les gens de mon staff me disent souvent qu’ils vont me droguer pour que je dorme. Je rends grâce à Dieu. Il m’a tout donné, à mon âge ! J’ai l’inspiration et le talent qu’il faut. Je veux continuer à chanter, je veux pousser le plus loin possible ma carrière internationale. J’ai déjà fait pas mal de choses sur ce plan, mais il me reste encore du chemin.

N’avez-vous pas le sentiment du devoir accompli, de n’avoir plus rien à prouver dans la musique ?

Effectivement, on peut arriver à un stade de la vie où on se dit qu’on n’a plus rien à prouver. Mais les perfectionnistes n’éprouvent jamais ce sentiment. Je suis toujours à la quête du savoir. Il est vrai que j’ai acquis beaucoup d’expérience car j’ai démarré très tôt la musique, mais il me reste toujours de belles choses à accomplir.

La reconversion de Coumba Gawlo, ce sera dans quoi ?

Je ne sais pas ! (elle soupire).Je n’ai pas un autre métier que la musique. Tant que je pourrai procurer du bonheur à mes fans, je le ferai, jusqu’à mon dernier souffle. Lorsque je m’engage dans quelque chose, j’y vais jusqu’au bout. Je suis heureuse et cela me suffit. De toute manière, je n’attendrai pas de ne plus faire de la musique, pour m’investir ailleurs. Je suis déjà assez active dans le domaine social, le combat pour le respect des droits de la femme, de l’enfant, des droits civiques, la citoyenneté. Je ne vois pas ce que je pourrai faire d’autre.

De la politique ?

Si c'est pour soutenir les femmes, pour que les enfants soient mieux traités, pour aider mon pays, j’en serai fière. Je suis une femme de combat et j’aime bien être sur les fronts.

Vous avez gagné tous les honneurs grâce à votre musique. Mais 24 ans après, n’avez-vous pas le sentiment d’avoir raté quelque chose ?

La musique représente tout pour moi. Je vais vous raconter une anecdote. Avec mon frère, Mokhtar, qui est mon manager, lors de la Saint Valentin passée, nous étions en plein boulot, jusqu'à 19h. Je n’arrêtais pas de faire des recommandations, tandis que Mokhtar lui, regardait sa montre. Lorsque je le lui en ai fait la remarque, il m’a rappelé que c’était la Saint-Valentin et que sa femme lui avait préparé à dîner. Un autre de mes collaborateurs m’a alors dit que je ne pensais qu’à travailler, que je n’avais pas de Valentin. Une autre fois, c’était un combat de lutte et ils étaient tous scotchés à l’écran. Je leur ai demandé de venir travailler et ils m’ont servi la même réponse : que je ne pensais qu’à travailler. Tout ça pour vous dire que moi, c'est la musique qui me fait vibrer, qui me permet d'être forte, d'éprouver du bonheur, d'être moi-même. Même si parfois on a le blues (elle change de mine). Parfois, on a carrément le blues. Mais on fait avec.

S’il y a quelqu’un, qu’il entre (rires) ! Je lui ouvrirai grandement la porte.

Est-ce que Coumba imagine sa vie sans enfants ?

J'ai une certaine éducation et j'ai une vision traditionaliste de la vie, conservatrice. C'est un peu le décalage entre la personne très moderne, très ouverte d'esprit que je suis, et la petite fille de Tivavouane, éduquée dans la pure tradition «gawlo et «gueweul». Ce qui fait que je reste ancrée dans certaines valeurs. J’attendrai que Dieu me donne un bon mari avec qui je pourrai avoir des enfants.

En apparence, vous avez tout pour plaire aux hommes. C’est peut-être votre tempérament qui fait obstacle?

Les hommes bons aiment les femmes fortes, les fortes personnalités. Ils n’aiment pas les femmes qui disent oui à tout propos.

N’avez-vous pas peur de finir vieille fille ?

J’ai une lumière en moi, une telle énergie et une telle force, que je n'ai peur de rien et je ne regrette rien.

On le voit dans votre clip (avec le lion) que vous n’avez peur de rien…

Avec le lion, j’avais envie de dire que j'attendais un homme lion !

Qu’entendez-vous par un homme-lion ?

Un homme lion, c'est un homme fort, qui sait affronter les choses. Toutefois, il faut qu’il soit aussi à l'écoute, gentil, attentionné, généreux. En somme, un homme qui ne prend pas la fuite quand c'est dur.

Une note de tristesse, la récente disparition de Diango, un de vos danseurs…

Parmi mes frustrations lors du spectacle, il y a ce point. Il était prévu de lui rendre hommage à la fin. Mais cela ne s’est pas fait pour des raisons techniques. Au prochain show, nous allons l’intégrer. Diango était quelqu’un de bien, d’adorable. Sa disparition m’a beaucoup affectée…

L'OBS PAR MARIA DOMINICA T. DIEHIOU

Source : xibar.net | 2014-03-28 18:42:00.0
La chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo seck entre dans l'ère du Numérique avec sa nouvelle application qui porte le même nom. Disponible sur Google Play, l'application officielle de Coumba Gawlo Seck permet aux fans de suivre tranquillement l'actualité de la chanteuse en : Regardez les dernières photos et vidéos Ecoutez les derniers sons de Coumba Gawlo depuis votre téléphone. Partagez vos informations sur Twitter, Facebook et par courriel. Recevez des alertes à chaque fois que l'actualité de (...) - 3. Mars 2014 / 19. Applications
Source : osiris.sn | 2014-03-25 19:55:17.0
«Dinama nekh est une satire sociale. Car 90% des femmes sénégalaises font le mbarane.» Cette déclaration de Metzo Diatta résume l’œuvre de la série «Dinama nekh». Cette série diffusée sur la Sen Tv les mercredis et les samedis, est au top. Les deux actrices principales, Daro et Mounass, y jouent le rôle de «Mbaraneuses», des filles qui se jouent des hommes. Tous les moyens sont bons. L’essentiel c’est de se remplir les poches. Entre tournage, stress, fous rires, les acteurs de «Dinama nekh» se livrent à L’Obs.
Démarche lente, comme si elle marchait sur des œufs, Daro Thiam descend les escaliers de la maison de tournage de la série «Dinama nekh». Sourire en coin, elle prend tout son temps pour faire remarquer sa mise bien soignée. «Ah Daro, tu es bien habillée là», lancent en chœur ses collègues. Très à l’aise, elle écarte largement ses bras comme pour faire admirer son habillement, souriant de plus belle. «Ce n’est qu’un début, après je vais changer de look», assure-t-elle, derrière son visage maquillé à outrance. Très simple dans un top vert-saumon sur un leggins noir qui tombe sur des ballerines de la même couleur, son petit visage barré de grosses lunettes couleur marron, Daro déroule sans gêne, ôtant des rires à toute l’assistance. Mais, aussitôt arrivée, elle disparaît sans prévenir. Seul le son de sa voix se fait entendre. On se prépare à entrer en scène. L’heure du tournage va bientôt sonner. Leuz, réalisateur de la série, fait des va et vient incessants. Tantôt il répond au téléphone, tantôt il joue avec ses «dread locks». Le matériel est en place et les techniciens sont aussi sur place. Les autres acteurs de la série se font désirer. Maïmouna, la copine de Daro, joue à cache-cache avec ses hôtes du jour. Difficile de mettre la main sur elle. De loin, on aperçoit Fodé, tout de blanc vêtu, qui traine un peu partout. Comme s’il cherchait un objet de valeur, on le retrouve partout : dans le salon, dans une chambre, dans la cour, devant la porte de la maison, Fodé semble être un touche à tout. Commerce facile, il sert du thé à toute la maisonnée, avant de prendre place sur une chaise installée dans la cour. «Le tournage va démarrer dans quelques minutes, il faut faire vite. Nous n’avons pas assez de temps», informe le chanteur, Metzo Diatta, producteur de la série. Daro et sa troupe font ainsi une course contre la montre. Ils n’ont aucun moment de répit. «Il faut appeler Daro, nous allons commencer», crie Leuz en s’installant sur un banc. Daro réapparaît tenant un sac à main blanc orné de punaises, elle détonne d’énergie. Son apparition provoque toujours des rires fous. Mais elle reste concentrée sur l’objectif. Après avoir religieusement écouté les instructions de Leuz, elle ôte ses lunettes et se met à la tâche. «Action», lance le réalisateur pour siffler le début des choses sérieuses. Derrière la porte, Daro se positionne. Au signal de Leuz, elle entre, l’air fatigué. A peine assise, on sonne à la porte. Elle se précipite pour ouvrir. «Stop, on recommence», ordonne Leuz. Des correctifs sont apportés. On suggère à Daro d’être plus lente en ouvrant la porte, avec la complainte à la bouche. Celle-ci acquiesce de la tête et donne aussi ses astuces. On valide et on recommence. Même séquence, mais cette fois-ci, Daro réussit son coup. Dans cet épisode, elle doit convaincre un certain Badou, qui viendrait des Etats-Unis et qui serait un ami d’enfance de Maïmouna. En fin «Mbaraneuse», elle fera tout pour qu’elle et sa copine, Maïmouna, puissent bénéficier des largesses de Badou, mais c’est sans compter avec la présence de Jay-Z, le fameux rappeur de la série. Fodé, qui n’est pas encore entré en scène, regarde les choses de loin. Maïmouna, elle, refuse toujours de descendre. Après les répétitions, on passe aux choses sérieuses. Mais Daro, elle, continue à faire rire ses collègues, comme elle le fait tous les mercredis et samedis sur la Sen Tv, jour de passage de la série «Dinama Nekh».

Daro Thiam, une machine à rire

On étouffe de rire en face de l’actrice, comme devant la personne civile. Daro dans la série « Dinama Nekh », Daro Thiam à l’état civil, est d’un autre genre. Avec elle, c’est zéro stress, 100% délire. Dans son lieu de répétition où on la retrouve, elle est simple. Courtoisie débordante, elle n’en termine pas de saluer par ci, de sourire par là. Confortablement installée dans le salon où elle et sa copine Mounass se jouent des hommes, Daro respire la forme en ajustant ses lunettes. «Ma position vous va ?», demande-t-elle en croisant les pieds.

Native de Pikine Cfa, elle a commencé à faire du théâtre dès le bas âge. A huit ans, alors que ses amis se bousculaient aux portes des établissements, elle flirtait déjà avec sa passion. «J’ai commencé à faire du théâtre à l’âge de 8 ans dans mon quartier, avec les associations sportives et culturelles (Asc). J’ai débuté avec l’Asc Gounass, puis avec l’Asc Ceedo, où j’ai remporté le prix de meilleur artiste.» Daro, c’est aussi cette fille avec ses expressions dont elle seule a le secret. Des expressions qui ne laissent personne indifférent. Dans la série, Daro qui joue le rôle de la copine de Mounass, a toujours les astuces et les mots qu’il faut pour soutirer de l’argent aux copains de celle-ci. «C’est un don de Dieu. Je ne peux pas l’expliquer. Cela vient naturellement. Dès que les caméras s’allument, je me lance et je dis des choses que je n’imaginais même pas. Mais je réussis, avec l’aide de tout le monde.» Ce qu’elle réussit, c’est surtout ce rôle de «mbaraneuse» qu’on lui a confié. Daro perd rarement face à un homme. Mais derrière ce rôle, se cache une fille simple et humble, qui a comme seul objectif de faire rire les gens. «Je suis comme çà dans la vie, j’aime faire rire les gens. Je suis naturelle. Quand je suis chez moi, c’est du rire total. Tout le monde me dit que je suis une comédienne née. Je suis une farceuse. Je suis simple et humble. Si nous avons accepté ce rôle, c’est pour conscientiser nos paires qui le font. Cela n’est pas bien. Nous voulons dire aux uns et aux autres qu’il ne faut pas tromper les hommes et que la place d’une femme c’est dans un ménage. Nous voulons dénoncer les hommes qui laissent leurs femmes chez eux et qui se la coulent douce avec d’autres, alors que leur épouse souffre et manque de tout. Ce n’est pas normal. Nous voulons un éveil collectif.»

Daro, qui avait arrêté, faute de moyens, a été rattrapée par sa passion, qui l’a encore conduite sur les planches. «J’ai longtemps travaillé dans l’ombre. C’est pourquoi les gens ne me connaissaient pas bien. J’ai fait beaucoup de spectacles. J’ai intégré l’Arcots de Dakar. J’ai longtemps assisté au Festival du rire de Kaolack. J’ai joué une pièce qui s’appelle Keur Baye Dame au Grand théâtre. Je subis aussi des formations en spectacles. J’ai trois téléfilms à mon actif : Li ci bouteille-bi, Lago dou dog et la souffrance, avec des troupes théâtrales de Pikine, mais j’ai arrêté quand j’avais 21 ans.»

Passionnée de théâtre : Face à une mère qui rêve de lendemains meilleurs pour sa fille, Daro tourne le dos au théâtre et entame une formation en coiffure. «Faire du théâtre n’est pas facile, j’ai longtemps joué, mais l’argent ne suivait pas. Je le faisais juste pour le bonheur des autres. A un moment donné, ma mère m’a demandé d’arrêter pour aller apprendre un métier. J’ai choisi celui de coiffeuse. J’ai intégré un salon à Pikine, ensuite j’ai été dans d’autres salons.» Mais sa passion ne la quitte pas, Daro pense à comment réintégrer les troupes théâtrales. «Je pensais toujours au théâtre, parce que c’est ma passion. Même quand je suivais des téléfilms à la télévision et que je voyais un artiste commettre une erreur, l’envie de le corriger me torturait. J’avais envie de prendre sa place, parce que je me disais qu’il n’était pas plus fort que moi.» Daro vit avec cette envie. Et un jour, son sauveur arriva. «Je discutais avec ma mère et une de mes grandes sœurs qui vit à Poste Thiaroye et qui avait passé la journée à la maison. Elle a demandé à ma mère pourquoi j’avais arrêté le théâtre, alors que j’avais du talent. Ma mère lui a dit que le théâtre ne nourrissait pas son homme. Sur insistance de ma sœur, ma mère a accepté et c’est ainsi qu’elle m’a confié à Ablaye Sow, qui avait une troupe à Pikine, c’est dans cette troupe d’ailleurs que Thiaba Thiès a fait ses humanités.» Daro jubile. «Je n’en revenais pas, j’étais trop contente, parce que j’allais encore revivre ma passion.»

Cœur à prendre : Une passion qui l’a guidée vers Maïmouna, qu’elle a rejointe à Arcots. Sa rencontre avec Metzo Diatta et Leuz passera par la même Maïmouna. «Mounass est ouverte, disponible et gentille. C’est elle qui m’a mise en rapport avec Leuz et Metzo. Elle a senti qu’on pouvait jouer ensemble.» Ensemble, elles assurent, à la perfection. Elles forment une paire de « Mbaraneuses » qui louent un appartement et qui se paient la tête des hommes. Leur slogan : pas de pitié envers les hommes.

Très bavarde dans la série, Daro est très avare en paroles quand il s’agit de parler de sa vie privée. «C’est ma vie privée» (sic), freine-t-elle, en souriant. Mais comme Daro aime voir les gens rigoler, elle oublie même qu’elle avait dès le début imposé des barrières. Point de mot sur sa vie privée. «Je n’ai pas de copain. Mon seul compagnon est la série «Dina ma nekh». Fan de l’actrice Seune Sène, pour son caractère et sa dignité, dit-elle. Consciente de son succès, Daro ne se prend pas pour autant la tête. Au contraire, elle est très réaliste. «Beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Ce n’est qu’un début. J’ai eu beaucoup de connaissances, les gens m’appellent de partout. Je ne me plains pas sur le plan professionnel. Je ne suis pas grisée par ce succès, il y a eu des artistes qui étaient au top avant et il y en aura après nous. Donc, il ne sert à rien de se prendre la tête. Nous avons du talent et nous travaillons avec des professionnels. Nous savions que cela aurait du succès. Nous avons longtemps galéré.»

De sa vie hors des planches, on ne saura rien, Daro est très cachotière. Celle qui se shoote au son de Titi, de Coumba Gawlo et de Pape Diouf, passe son temps libre à tresser, sa deuxième passion.

Fodé Sarr, l’ombre de Mounass

C’est un petit bout d’homme. Fodé Sarr, l’homme qui ne peut plus se passer de Mounass dans la série, est un passionné de théâtre. «J’ai commencé à faire du théâtre à l’école. J’ai attrapé le virus en suivant les téléfilms. Quand on organisait des week-ends culturels, je gérais l’aspect comédie. Je dirigeais les répétitions. C’est ainsi que j’ai fait du théâtre mon métier.» Tout comme Daro, il a intégré la série grâce à Mounass. «J’évolue à Arcots Dakar. C’est Maïmouna qui a fait le casting. Elle a proposé nos services à Leuz et Metzo». Dans la série, Fodé est d’une nonchalance débordante. Il parle à peine. Sa mine fait pitié quand il fait face à Mounass, l’élue de son cœur. «Dans la vie, je ne ma laisse pas marcher dessus. Nous voulons juste conscientiser les gens.» L’homme à l’éternelle écharpe dit ne pas connaître d’où lui vient son inspiration. «Cela vient naturellement. J’improvise toujours. Dina ma nekh est un concept original. Nous avons du talent. Même si je ne suis pas comme cela dans la vie, j’essaie de jouer le rôle qui m’est confié. J’assume pour que tout le monde sache que je m’investis dans ce rôle. C’est le réalisateur qui m’a demandé de mettre cette écharpe. Cela ne me dérange pas.»

Son idole, le grand Cheikh Tidiane Diop de Daray Kocc. «J’ai voulu intégrer sa troupe, mais cela n’a pas abouti. Golbert Diagne aussi m’inspire beaucoup.» Dans la vie, Fodé se définit comme un gars simple. «Je suis naturel. Je suis l’ami de tout le monde, surtout des petits enfants.»

Fodé a fini par faire de Daro et de Mounass ses amies. «Elles sont exceptionnelles. Notre rencontre ne relève pas du hasard. Nous travaillons avec des gens simples. Je ris parfois quand je joue avec Daro. Maintenant, je ne passe plus inaperçu. Le succès de la série ne m’étonne pas. Je travaille avec des professionnels.» Côté étude : Fodé a été jusqu’en seconde et a suivi une formation en télécommunications pendant trois ans. Fan de Youssou Ndour, Fodé l’intello consacre son temps à la lecture.

Mounass, la timide

Cela peut faire rire ou même paraître faux. Mais c’est la triste réalité. Mounass, la grande «Mbaraneuse», amie intime de Daro, est…timide. Celle qui collectionne les mecs dans la série et qui encaisse des sommes faramineuses, n’aime pas trop parler. Quand elle répète, elle se concentre sur l’objectif. «Maïmouna est trop timide», informe-t-elle. Et pourtant, dans la série, Mounass se laisse aller. Elle utilise Daro pour tromper les mecs. Tous les moyens sont bons. Pourtant, quand il s’agit de parler d’elle, elle perd, peut-être, ses mots. Mais entre la réalité et la fiction, le fossé est trop grand. «Ne vous inquiétez pas, la prochaine fois, elle vous parlera», rassure Metzo Diatta.

Adja Fall, l’ennemi de Daro

Elle incarne l’ennemi juré de Daro. Dans la série, la chanteuse Adja Fall est la griotte de Mounass. Elles se livrent une guerre sans merci. L’une et l’autre veulent tirer profit de Mounass. «Je suis une chanteuse, mais je faisais du théâtre à Diourbel dans les navétanes. Et comme j’ai joué dans Un Café Avec, Leuz a encore fait appel à moi et j’ai accepté. Mais la chanson passe avant tout, même si le théâtre a toujours été une passion.» Originaire de Diourbel, elle se définit comme une comédienne née. Celle qui a quitté les bancs après le Bfem pour l’art est cette femme, qui en ces temps durs, aide Mounass dans la série à soutirer de l’argent aux hommes. «En général, on dit que les griots aiment trop l’argent, c’est pourquoi on m’a confié ce rôle. Mais la série ne reflète que la réalité. Je me dispute avec Daro parce qu’elle n’est avec Mounass que pour ses intérêts.» Mais Daro ne se laisse pas faire. Elles se disputent à fond. Entre elle, Daro et Mounass, il y a une parfaite entente. «Des hommes m’appellent pour me dire qu’ils sont amoureux de Mounass et me demandent d’intervenir pour qu’elle soit à eux. Les gens pensent qu’elle est comme cela dans la réalité. Ce qui est faux, elle est même mariée et est très timide.»

OBS Codou BADIANE

Source : xibar.net | 2013-11-11 16:16:00.0
Enfin! Coumba Gawlo n’est plus une demoiselle mais une madame. Eh oui:vous avez bien lu, la diva s’est mariée en toute discrétion devant les membres de sa famille et ses proches. L’heureux élu à découvrir le 30 Novembre au Radisson Blue. FACEDAKAR

Source : xibar.net | 2013-10-25 16:45:00.0
Produire un long métrage policier n’est pas toujours chose aisée sous les tropiques. Abdoulaye Pène Seck, frère de l’artiste Coumba Gawlo Seck, a décidé de concrétiser un projet de son père en réalisant le film intitulé Les cent missions de l’inspecteur Rahn. L’intrigue implique un sorcier et une fille d’un savant en physique nucléaire.
Dans un milieu où l’ordre est un sacerdoce, l’inspecteur Rahn dérange. Anarchiste, il l’est jusqu’aux talons. Ses goûts vestimentaires trahissent l’élégance policière et promeuvent l’anticonformisme. Cela ne l’empêche pas d’être un génie en investigation à l’image de l’Inspecteur Colombo. A telle enseigne que son talent de policier fait courir les plus hautes autorités de sécurité du pays. L’intrigue accroche. Un fait grave vient de se passer. Léna, fille du plus grand professeur de physique nucléaire, donc apte à composer avec l’uranium et les atomes, a été enlevée et kidnappée. Son ravisseur est un sorcier. Ses pouvoirs mystiques lui donnent le personnage de Djinné Moussa.

Il a fait perdre à la jeune fille, Léna, la mémoire. Cette dernière vit dès lors comme une personne normale alors que la police est à ses trousses. Inspecteur Rahn était en Europe pour approfondir sa formation. Il a été rappelé d’urgence sans motif. Ainsi le veut le respect de la hiérarchie. Accueilli à l’aéroport par le patron de la police, le flic mesure la gravité de l’affaire. Le briefing a été édifiant sur le défi qui l’attend. Ainsi se dessinent Les cent missions de l’Inspecteur Rahn, tel le vend le titre du long métrage.

Tournage de la phase pilote
L’objectif fixé à l’inspecteur Rahn est double : retrouver Léna saine et sauve et mettre son ravisseur hors d’état de nuire. Le tournage de ce film a commencé depuis hier à Dakar. Les séquences et rebondissements sont multiples. La scène du supermarché a été tournée au Casino Sahm (Dakar). Léna y est venue faire ses achats. Elle ne savait pas que son anonymat a été détecté depuis qu’elle a été kidnappée, grâce au «Wanted» lancé par la police. Une des caissières du super marché l’a reconnue. Le temps qu’elle en informe les enquêteurs, la fille la plus recherchée du moment disparaît. A peine renseignés, le Commissaire Garane Sène et l’inspecteur Bella, deux personnages respectivement incarnés par les comédiens Lamine Ndiaye et Ibrahima Mbaye Sopé, débarquent au supermarché. Ils tombent sur le vigile, se présentent et exhibent le portrait de Léna avant d’accéder aux rayons. Toutefois, la mission a été infructueuse. Et ils rebroussent chemin.
L’inspecteur Rahn entre dès lors en action. Ses cent missions feront 100 épisodes. Pour un produit fini de qualité, Abdoulaye Pène Seck le producteur, qui incarne le personnage de l’inspecteur Rahn, a misé sur une technologie de pointe. Son équipe de réalisateurs espagnole (Love the frame) travaille avec un drone de tournage. Des facettes de la ville de Dakar vont apparaître dans le film à travers des plans aériens. D’autres décors dakarois accueilleront bien des séquences du film d’ici le 29 septembre prochain, date de fin de tournage de la phase pilote. Cette œuvre de fiction va se poursuivre en Europe. Des comédiens blancs mettront ainsi leurs robes d’acteur. Et Léna sera finalement retrouvée dans un endroit chic de Dakar. Ce sera la dernière mission de l’inspecteur Rahn à l’assaut de Djinné Moussa.

Laye Bamba Seck, père de Coumba Gawlo écrivait le scénario, il y a 30 ans : Son fils Abdoulaye Pène Seck concrétise son rêve

«Le scénario de ce film a été écrit par mon père Laye Bamba Seck, il y a 30 ans. Je suis le frère de Coumba Gawlo Seck. Je suis revenu d’Espagne pour concrétiser son projet.» Ces propos du réalisateur Abdoulaye Pène Seck ne manqueront pas de plaire dans son entourage. Le fils de Laye Bamba Seck et non moins producteur veut réaliser le rêve de son père. Il compte mobiliser un budget de 4 milliards de francs Cfa afin que ce long métrage intitulé Les Cent missions de l’inspecteur Rahn puisse être suivi sur le petit écran. Le tournage, dit-il, va prendre cinq ans. La majorité des acteurs sont des comédiens sénégalais, choisis parmi les meilleurs de la place. A l’arrivée, le souhait est de faire diffuser la série à travers les chaînes de télévision sénégalaises. Toutefois, le producteur n’en fait pas une obsession dans la mesure où il vise le marché international.
En attendant, d’aucuns voulaient apercevoir hier, devant le Casino Sahm, le scénariste. Mais le vieux Seck se déplace désormais difficilement, selon ses proches. Toutefois, son œuvre peut résister encore au temps. D’où vient son inspiration ? Le comédien Lamine Ndiaye qui interprète le rôle du commissaire Garane Sène dans ce film, nous renvoie à la profession de l’auteur. «Laye Bamba Seck était un policier. Il est à la retraite. Il a donc écrit ce film policier.» Seulement, le hic est flagrant. Le fils du réalisateur sera trop présent dans les scènes. En effet, Abdoulaye Pène Seck interprète le rôle du personnage principal à savoir l’inspecteur Rahn. Ceci n’est tout de même pas interdit. D’ailleurs, dans certains films, le succès peut dépasser toute espérance. Le produit fini, les cinéphiles l’attendent.

biramefaye@lequotidien.sn

Source : xibar.net | 2013-09-27 23:17:00.0
Le patron du groupe Quartier Latin répond à ses détracteurs
Kinshasa, (Starducongo.com)- En veut-on vraiment à Koffi Olomidé ou s’en prend-on à lui pour tout simplement exister? Même s’il ne le dit pas ouvertement, Papa na rolls semble en être convaincu.
« Critiquée » de toutes parts, la star congolaise squatte régulièrement les plateaux de télévision pour répondre aux « attaques » et « insinuations » de ses détracteurs qui ne lui laissent aucun répit.

Il faut toutefois reconnaître que Mopao ne fait aucun effort pour détendre l’atmosphère. Sa réaction suite aux propos du fils de l’honorable Zacharie Bababaswe contestant sa Rolls Royce Phantom laisse plus d’un perplexe.

« Qu’est-ce que je n’ai pas entendu lors que j’ai payé ma première porche », s’interroge d’emblée Koffi Olomidé au cours d’une interview télévisée accordée à un confrère de la RDC.

« J’ai toujours été critiqué, heureusement que toutes ces personnes ne regardent pas de près mes montres et mes autres affaires... », déplore-t-il. Sans toutefois en faire un drame.
En effet, rassure-t-il, « Je n’en fais pas un problème, j’assume. Je suis Koffi Olomidé, il est donc tout à fait normal que les gens soient sévères avec moi, quand bien même ils le sont très souvent injustement. De toutes les façons, je suis aujourd’hui vacciné contre ces attaques qui ne me font aucun problème», lance-t-il.

Revenant sur la fameuse Rolls Royce Phantom qui a fait l’objet de violentes critiques sur le net, il confie : « je tiens d’abord à souligner que son prix a baissé et qu’il est maintenant beaucoup plus accessible. Ensuite, je l’ai prise pour mon épouse à l’occasion des 20 ans de notre union. Je pensais qu’elle le mérite d’autant plus qu’elle trouvait que sa Cadillac escalette était devenue vielle ».

A ceux qui conteste sa rolls, il concède : « je ne suis pas un fabricant de voitures. Par ailleurs, je ne sais pas si la personne qui me la vendue s’est trompée. Quoi qu’il en soit, on a tout vérifié, les moteurs et tout le reste. Quoiqu’en dise, cela me fait plaisir quand j’intéresse autant les gens et qu'on suive de près tous mes problèmes. Cela me rassure et prouve que je suis toujours Koffi. Je veux dire que si jamais je devais laisser les gens indifférent, cela voudra dire que c’est fini pour moi».

Pour clore ce sujet, Koffi Olomide ajoute : « Je comprends que les gens aient réagi de la sorte, mais j’observe qu’aujourd’hui ils se sont calmés. C’est tant mieux, car ce n’est qu’une voiture. Et si je n’ai pas d’argent pour l’essence, elle ne roulera pas ».

Koffi n’est pas millionnaire, mais à l’abri du besoin
« La richesse ce n’est pas tant l’argent que tu as dans tes poches, en banque ou encore le fait d’avoir une voiture. Le plus important c’est la paix du cœur et la manière dont vous avez accédé à celle-ci. Il y a des gens qui empruntent des voies courtes en détournant l’argent de l’Etat pour s’offrir tout ce qu’ils ont toujours rêvé avoir. Moi, je fais partie de ceux qui réalisent leurs rêves par leur propre effort. Et, j’insiste que je ne suis pas millionnaire, je le suis peut-être d’un point de vue intelligence et générosité », se réjouit-il. Avant d’ajouter avec brin d’ironie : « je suis fier de constater que toutes les personnes qui m’apprécient et celles qui ne m’aiment pas admettent que Koffi qui ne va plus en France depuis 3ans et demi a pu s’offrir sa voiture ».

Mais ce qui est le plus important aux yeux de l’artiste, c’est la sale de spectacle dont la construction est en train de s’achever sur 5 sur 5 à Matonge (Kinshasa). « C’est une sale de fête où pourront se produire tous les orchestres qui le voudront. Je serai sincèrement ravi que Wenge Maison Mère, Viva la Musica ou tout autre groupe y compris les hommes de théâtre s’y produisent. La pourra même servir de cadre à diverses émissions et réunions. Ce qui importe c’est que je gagne rentre dans mes frais», espère Papa na rolls, citant Youssou N’dour et Coumba Gawlo comme des artistes qui se distinguent dans de nombreux projets.
Et de conclure en ces termes : « Je suis beaucoup plus fière de ce projet que l’idée d’avoir une voiture », s’est-il réjouit.

Patricia Engali
redaction@starducongo.com

www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2013-08-17 17:07:00.0
XIBAR.NET, 02 MAI 2013 - Coumba Gawlo avait ouvert le bal au Grand théâtre national. A l’occasion de son anniversaire, si le couple présidentiel et le ministre de la Culture l’avaient discrètement appuyée en millions, les personnalités mondaines qu’elle avait invitée avaient rivalisé à qui mieux-mieux pour la couvrir de biens de banque. La gabegie sera élevée d’un cran supérieur durant la soirée de Pape et Cheikh, qui célébraient leur « Esprit live » au Grand théâtre. Pape Diouf qui y était passé quelques semaines avant avait reçu une « pluie » de millions. provoquée par ses amis de la jet-set.
Le samedi dernier, c’était autour du fils de Thione Seck, Waly Ballago, d’être inondé de millions de nos rares francs. C’est la télévision de son beau-frère, Sen Tv, qui assurait le direct. C’est la Tfm du musicien-ministre Youssou Ndour qui avait fait celui de Pape Diouf, que son label Prince art produit. Elle l’avait suivi à Bercy pour relayer son « grand bégué » dans la capitale française. Mais, si les millions ramassés le temps de quelques heures ont enrichi ces musiciens et fait leur plaisir, les retransmissions en direct des télés de ces cérémonies de gaspillage folkloriques ont soulevé l’ire du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). En effet, dans leur dernier rapport trimestriel, le président Babacar Touré et son équipe ont déploré dans le chapitre des disfonctionnements et manquements, « les images indécentes, impudiques et rétrogrades de billets de banque jetés, à même le sol, sur la scène lors des soirées festives ». L’allusion est claire. Le Cnra a recommandé en conséquence de, désormais, « soustraire les images montrant les billets de banque jetés à même le sol, sur les scènes, au cours des spectacles » par des exhibitionnistes qui ne veulent que se faire voir. Les images coupées, il est sûr qu’ils se feront désirer. Mais, « afin de préserver les populations de comportements attentatoires à la dignité et aux bonnes moeurs dans un contexte de pauvreté, de rareté des ressources, et parfois même d’indigence », comme souligné par le Cnra, le nouveau procureur de la République, très fâché des images qu’il a vues, est sur le point de s’autosaisir. C’est ce que renseignent des sources proches de son cabinet. Car, le contexte actuel marqué de toutes les difficultés ne permet pas de filmer en direct de telles scènes de gaspillage. Ensuite, il tiendrait à sévir, « en guise d’avertissement, pour faire sanctionner les récidivistes ». Les donateurs pourraient faire l’objet, selon toujours nos sources, d’attention de la part de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). C’est ce que souhaitent les nombreux chefs de ménage, qui étaient très gênés au milieu de leurs familles de suivre la dilapidation de millions, qu’eux n’ont jamais aperçus au cours de leurs très dures existences.

Xibar.net, La Redaction

Source : xibar.net | 2013-05-02 15:12:00.0
Tout est parti du cambriolage du domicile d’Évelyne Tall à l'immeuble Sorano. Au moment des faits, nos confrères de l'As rappellent que la Directrice Générale Adjointe et Administratrice exécutive du groupe Ecobank était en voyage au Togo.

C'est ainsi que son appartement a été délesté de bijoux estimés à 63 millions de Francs Cfa.

Le vigile raconte qu'en sortant de l'immeuble, le voleur a croisé une dame qui l’a reconnu et salué. C'est ainsi qu'en approfondissant les recherches, les enquêteurs apprennent de la bouche de cette dame, une employée de Sorano, que le bonhomme aux allures suspectes n'était autre que le musicien Soriba Kouyaté.

Son adresse connue, la perquisition qui a été faite en présence de son épouse a permis de mettre la main sur un appareil sismique, outil dont se servent des ingénieurs géologues. Il sera découvert, toujours au cours de l'enquête, qu’une jeune femme habitant aux Almadies avait déposé une plainte auprès de la Division des investigations criminelles (Dic) pour vol et l'appareil sismique faisait partie du butin.

La maman de cette plaignante qui avait aperçu notre nouveau " Arsène Lupin " national le jour du cambriolage n'a eu aucune difficulté à le reconnaître lorsqu'elle a vu ses photos dans la presse.

Et c'est là qu'une intense chasse à l'homme a été engagée. Une longue recherche qui a fini par porter ses fruits à... Touba ! Soriba y était terré dans un hôtel.

Conduit à Dakar, Kouyaté s’emmure au début dans une totale dénégation. Mais dos au mur, il finit par passer à table, comme nous vous l'annoncions il y a deux jours.

Le musicien reconnaît alors avoir bazardé les bijoux à un receleur qu'il ne connaît que depuis peu.

Crédule à souhait, il avoue même qu'il y avait quelque chose qui brillait dans les bijoux mais lorsqu'il il a demandé au bijoutier s’il s'agissait de diamants, ce dernier s'est hâté de lui répondre qu'il se trompait et qu'en réalité ce n’était que de la pacotille dont il allait se débarrasser.

Ce qui était totalement faux. Des bijoux estimés à soixante trois (63) millions par leur propriétaire, avaient ainsi été bazardés à quatre millions quatre cent quatre vingt mille (4 480 000) F Cfa. Kouyaté précise toutefois que les bijoutiers, les frères Mamadou et Habib Kandji établis à Sandaga ne lui avaient remis qu'un million deux cent mille (1 200 000) Fcfa en guise d’avance.

Cependant, les enquêteurs n'ont pas (encore) réussi à établir de lien entre les vols perpétrés au domicile de DJ Boub’s, Paco Jackson, Coumba Gawlo et Soriba Kouyaté.

Cependant, en ce qui concerne l'animateur Amich, le mis en cause n'est pas sorti de l’auberge.

Il ressort en effet des investigations de la Sûreté urbaine qu’Amich et Kouyaté étaient voisins dans un immeuble. Et curieusement, au même moment où tout le matériel de l'animateur estimé à 16 millions disparaissait comme par enchantement, Kouyaté lui, changeait radicalement de train de vie...

Source seneweb

Source : xibar.net | 2013-04-27 22:46:00.0