Fallou Dieng

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Mbalax

Fallou Dieng : discographie

Fallou Dieng - Feuk Dieuf album cover Album : Feuk Dieuf
Année : 2006
Fallou Dieng - Bouko Bayi album cover Album : Bouko Bayi
Année : 2003
Fallou Dieng - Medina album cover Album : Medina
Label : Stern's Records
Année : 2000
Fallou Dieng - Xarnubi (Best of Fallou Dieng) album cover Album : Xarnubi (Best of Fallou Dieng)
Label : Mélodie
Année : 2000

Actualité de Fallou Dieng

Dans le salon de sa villa à Nord Foire, simplement décoré, l’auteur-compositeur-interprète Yoro Ndiaye serre bien sa guitare entre ses mains et accepte le jeu de questions-réponses que lui propose EnQuête. L’occasion pour lui de revenir sur ses débuts en musique, l’opposition de son père à une carrière dans ce milieu, avec des appréciations sur le “mbalax” qu’il juge exportable sous certaines conditions. Sans oublier une fenêtre sur un prochain album dont la sortie est prévue en décembre.
Parlez-nous un peu plus de vous

Je suis un Baol-Baol né à Mbacké en 1974. J’ai commencé à faire de la musique en bas âge. A sept ans déjà, je commençais à chantonner dans les troupes de théâtre de ma ville natale. Et c’était pareil avec les troupes théâtrales de mon école aussi. J’ai continué ainsi jusqu’au lycée. Je profitais des opportunités avec les troupes théâtrales pour faire sentir ma voix. C’est au lycée que j’ai pris conscience de mes véritables atouts et j’ai pris la décision de devenir musicien. J’ai alors intégré l’orchestre régional de Diourbel pendant 2 ans. Par la suite, j’ai arrêté mes études alors que j’étais en classe de première pour retourner à Mbacké y entamer une carrière solo. J’y jouais de la guitare et j’animais différentes manifestations dont les cérémonies d’ouverture des foyers socioéducatifs des écoles. A un stade, j’ai pensé n’avoir plus rien à prouver à Mbacké où il n’existait aucune infrastructure pouvant me permettre de progresser dans le métier. Alors, je suis venu à Dakar m’installer.

Cet exode rural était-il facile au début ?

C’était difficile. Il est vrai que j’ai des parents à Dakar mais vu que je faisais de la musique, je ne pouvais aller m’installer chez eux au risque de les mettre mal à l’aise. J’ai squatté chez des amis pendant un moment. J’ai été marchand ambulant, puis j’ai décroché un boulot au Club Med (NDLR : actuel Hôtel des Almadies). C’est à cette période que j’ai commencé à être stable sur le plan financier. Je jouais en même temps dans le bar.

On a l’impression que votre famille n’acceptait pas votre statut de musicien. Qu’en est-il aujourd’hui ?

C’est vrai, mon père n’était pas d’accord au début même s’il respectait mon choix. Avant moi, personne n’a fait de la musique dans ma famille. J’étais le premier à faire rentrer une guitare au sein dans notre famille. Jusqu’au moment où je vous parle (NDLR : l’entretien a eu lieu vendredi 2 novembre), le souhait de mon père est que je fasse autre chose que de la musique. Mais il sait bien que tel est mon destin. Je n’ai pas choisi de faire de la musique. Ça m’est venu comme ça. Je n’ai reçu aucune influence au sein de ma famille. Mon père respecte mon choix. Depuis que je suis un peu connu, je ne joue pas à Mbacké. Cela risque de faire du bruit et de déplaire à mon géniteur.

Vous êtes issu d’une famille maraboutique ?

Non pas maraboutique. Mais une famille “talibé”. Moi, je suis né dans le mouridisme et mon père est connu comme étant un fervent talibé. Il ne veut pas voir le nom de son fils associé à certaines choses. Il y a des concerts qui sont organisés à Mbacké. Mais moi natif de cette ville et connaissant ses réalités, je ne dois ni ne peux faire comme eux.

“Baari saxaya” et “xarit” vous ont propulsé aux devants de la scène musicale. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Non, pas du tout. D’autant plus que c’était une autoproduction. Rares sont les autoproductions qui ont un tel succès. Quelqu’un qui n’a jamais sorti de productions, s’il le fait une première fois et connaît un gros succès, c’est généralement parce qu’il est accompagné par un grand label. Ce qui n’est pas mon cas. Je me suis débrouillé seul. Je voyais la Main de Dieu dans tout cela.

Le mbalax marche bien au Sénégal. Pourquoi avez-vous choisi de faire de la variété ?

Il y a des gens qui font du mbalax et qui le font très bien. Je ne vais pas m’aventurer à verser dans une critique négative. A ce moment-là, il y avait Youssou Ndour qui marchait très fort, tout comme Alioune Mbaye Nder, Fallou Dieng, etc. Étant jeune, j’ai reçu d’autres influences. Je n’écoutais pas que le mbalax. J’avais comme idole Seal et Lokua Kanza. Ce dernier m’a vraiment poussé à faire de l’acoustique. A cette période, il y avait aussi l’album acoustique de Baaba Maal. Ce sont ces gens qui m’ont influencé. Je ne voulais pas faire comme tout le monde. Je voulais me démarquer des autres et sortir du lot.

Comment avez-vous découvert Seal et Lokua Kanza vu l’environnement dans lequel vous avez grandi et que vous avez tantôt dépeint ?

En fréquentant l’école et à travers des amis. Chez mes copains, on écoutait de la musique. Là, petit à petit j’ai commencé à m’attacher. J’avais la musique en moi et faisais des recherches sur tout ce qui m’accrochait. Cela m’a beaucoup plu.

Pensez-vous que le mbalax puisse être vendu ailleurs qu’au Sénégal ?

Oui, car le mbalax est une musique comme tout autre. Cependant, il faut respecter les normes internationales pour pouvoir l’exporter. Si certains Sénégalais aiment la musique américaine sans comprendre le sens des mots, c’est parce que les normes et arrangements ont été respectés. Si le mbalax est arrangé d’une manière universelle, il peut être vendu. Donc, il faut un peu plus de discipline dans les compositions. Il ne faut pas faire du mbalax “une musique de feeling”. Il faut qu’on respecte les normes. Je crois que si tel est le cas, cela peut passer.

A part l’acoustique, quel autre genre musical vous attire ?

Je suis touche à tout. L’acoustique est une couleur musicale mais pas une musique en tant que telle. On a tendance à faire l’amalgame au Sénégal. On peut faire du mbalax en acoustique. Idem pour le blues et le reggae. Moi je fais du mbalax. Le titre “xarit”, c’est du mbalax tout comme “arwatam”. Par contre, je ne crée pas dans le mbalax. Je crée dans d’autres univers que j’amène vers le mbalax. Je peux créer une musique qui est à la base du “dance hall” que j’amène vers le mbalax.

On ne vous entend plus depuis la sortie de “arwatam” ?

“Arwatam” est un single qui doit faire partie de mon prochain album. Je l’ai sorti juste pour annoncer la couleur. Là, je l’ai presque terminée, cette nouvelle production. Je suis en train de mixer les sons. L’album va sortie d’ici décembre incha Allah.

Il va être composé de combien de titres ?

On a fait une vingtaine de titres. Cela ne signifie pas qu’ils figureront tous dans l’opus. On va tous les soumettre en commission d’écoute et les plus aptes pour le marché local vont être sortis. Nous, on vise le marché international pour le reste. Il y a des fans qui sont impatients de me voir sortir une production. On se presse pour eux, mais il faut plus de temps pour cela avec les réglages de la distribution et autres.

Quel est le titre de ce deuxième album et y aura-t-il des featurings ?

Le titre c’est “Laamiso” et il est prévu des featurings dedans. Mais je ne pourrais avancer de noms tant que les concernés n’ont pas posé leurs voix. Sachez juste qu’il y a de grands artistes qui doivent y prendre part. Il y a Tony Black Man qui a déjà posé sa voix. On a invité plein d’instrumentistes aussi. Jean Philippe Rykiel a joué deux sons en plus du batteur de Xalam 2 Abou Lô, Lamine Faye, Oumar Sow et Mao Otayeck. Lors de la présidentielle organisée au Sénégal en février et mars derniers, vous aviez sorti un single intitulé “mister politicien”.

Comment appréciez-vous la gestion actuelle du pays ?

Je fais comme tout le monde. On attend. Ce gouvernement-là n’a pas encore fait grand-chose. On n’a pas senti un grand changement. Mais six mois, c’est encore tôt pour se prononcer. Les populations attendent beaucoup des gouvernants. Il y a plein d’inquiétudes. Les prix des denrées de première nécessité continuent à augmenter. On espère voir des progrès à ce niveau, des emplois créés pour les jeunes, et que la culture se développe. Le Sénégal compte plein d’artistes pétris de talents, mais c’est difficile.

Un nouveau ministre de la Culture vient d’être nommé, qu’attendezvous de lui ?

Ce monsieur-là, je ne le connais pas. Espérons qu’il apportera des changements dans le secteur.


Nettali via leral.net

Source : xibar.net | 2012-11-11 20:54:00.0
Divorcer fréquemment peut ne pas attirer l’attention, sauf si on est une célébrité connue, reconnue et même appréciée, donc un exemple. Cela peut être, naturellement, lié au destin du couple ou simplement être motivé par d’autres raisons. Plusieurs fois divorcés, les chanteurs, Fallou Dieng et Mapenda Seck ont accepté de s’exprimer sur une question presque taboue dans le milieu. Pour Fallou Dieng : «Le divorce est comparable à l’âme humaine. Si la mort est décrétée par le bon Dieu et que personne ne peut y échapper, pourquoi pas le divorce dans un
couple ? Et je vous rappellerais que les liens du mariage sont scellés depuis ‘harass’ par Dieu. Donc, s’il décide de la séparation d’un couple aussi, les conjoints sont obligés de se séparer. Cela même, s’ils ont des enfants et s'ils s’aiment toujours». Par rapport aux gens qui croient que beaucoup d’artistes divorcent de leurs femmes tout simplement parce qu’il peut arriver que le succès leur monte à la tête, Fallou Dieng donne sa version : «Ceux qui le font manquent d’expérience. Mais nous qui avons longtemps évolué dans le milieu de la musique, nous ne sommes pas perturbés par le succès au point de sacrifier notre ménage», certifie l’auteur de «Feuk dieuf» qui soutient néanmoins que d’autres raisons non négligeables liées au sort de l’individu impactent parfois sur le couple au point de mener au divorce. «Il faut savoir qu’il y a des gens qui sont chanceux en ménage. Par contre, d’autres ne le sont pas et ce n’est pas de leur faute. C’est juste le destin», rétorque-t-il. Le père de Codou Dieng de poursuivre : «Vous savez, il y a des gens qui resteront mariés à leur conjoint ou conjointe éternellement. Et ça aussi, c’est Dieu qui en décide». Pour sa part, Mapenda Seck n’a pas été très bavard sur la question. Il soutient cependant que «ceux qui divorcent sont les seuls à connaître les vraies raisons de leur séparation». Le chanteur ne manque du reste pas de rappeler que ceux qui se marient savent mutuellement dans quel milieu évolue leur partenaire. «A mon avis, que la personne soit célèbre ou non, avant de s’engager dans un mariage, on est tenu de savoir comment vit celui ou celle avec qui on va s’unir. Et après, si on décide d’épouser cette personne, il faut s'assumer pleinement. Maintenant, chacun s’y prend à sa guise par la volonté de Dieu . En tous les cas, moi, je suis dans mon ménage», conclut-il.

Aminatou AHNE (Stagiaire)
source Le Populaire

Source : xibar.net | 2012-11-04 17:46:00.0
« Ma ngi né dour, ma ngi né tat, xaley ya ,ngi gagne » (Je suis ivre, totalement ivre, les filles sont légion). Ces bribes de la chanson « Madame Johnson », qui faisait fureur dans les années 90, on ne les entendra plus sur scène. Son auteur, Madou Diabaté a tiré sa révérence hier à l'hôpital Général de Grand Yoff. L’artiste compositeur était malade depuis longtemps.
Mamadou dit Madou Diabaté, est décédé hier lundi le 2 juillet 2012 à l'âge de 52 ans. C'était un artiste sénégalais, pianiste, acteur, auteur-compositeur et interprète, lauréat du conservatoire de musique de Dakar dans la section Piano. D'abord batteur de l'Orchestre national du Sénégal à sa création, ensuite, il retrouve l'orchestre à l'issue de ses études, prenant la place de son frère, le pianiste Abdoulaye Diabaté.
Au début des années 1990, il entame une carrière solo et enregistre deux ans plus tard son premier et unique album de sa carrière, « Madame Johnson », avec son premier titre du même nom qui est un des plus grands succès de la musique sénégalaise des années 1990. Comme compositeur, il signe les bandes originales des films du cinéaste Moussa Sène Absa que sont « Ken Bugul » en (1990), « Ça twiste à Popenguine » en (1993), «Tableau Ferraille » en (1995) et « Madame Brouette » en (2002), pour lequel il obtient l’Ours d'argent de la meilleure musique film au Festival de Berlin de 2003. Pour Madame Brouette, il a composé plusieurs morceaux de la musique du film et a travaillé avec Serge Fiori à l'arrangement musical. Il a également suivi l'enregistrement de la musique en studio.
Il a également travaillé avec la réalisatrice Laurence Attali, pour sa Trilogie des amours, comme compositeur pour « Même le vent et Le Déchaussé », et comme acteur dans « Baobab ». Il a intégré pendant deux années l'orchestre « Super Etoile » de Youssou Ndour, et a participé à l'enregistrement de certains de ses disques. Puis, à partir de 2010, il collabore avec Fallou Dieng pour son concept de « Fallou Folk », mais cette fois-ci comme arrangeur en version folk des compositions du chanteur. Il repose depuis hier au cimetière musulman de Yaff.

SOURCE : Direct Info Khary DIENE

Source : xibar.net | 2012-07-04 04:38:00.0

Fallou Dieng : Video Clips

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