Horace Andy

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae

Horace Andy : discographie

Horace Andy - Serious Times album cover Album : Serious Times
Année : 2010
Horace Andy - Inspiration Information The Remixes (Ashley Beedle and Horace Andy) album cover Album : Inspiration Information The Remixes (Ashley Beedle and Horace Andy)
Année : 2009
Horace Andy - Inspiration Information (Ashley Beedle and Horace Andy) album cover Album : Inspiration Information (Ashley Beedle and Horace Andy)
Année : 2009
Horace Andy - Two Phazed People (Horace Andy & Alpha) album cover Album : Two Phazed People (Horace Andy & Alpha)
Année : 2009
Horace Andy - On Tour album cover Album : On Tour
Année : 2008
Horace Andy - Livin It Up (With Sly & Robbie) album cover Album : Livin It Up (With Sly & Robbie)
Année : 2007
Horace Andy - Dance Hall Style album cover Album : Dance Hall Style
Année : 2005
Horace Andy - Mek It Dub album cover Album : Mek It Dub
Année : 2005
Horace Andy - Horace Andy Meets Mad Professor album cover Album : Horace Andy Meets Mad Professor
Année : 2004
Horace Andy - Dub Box - Rare Dubs 1973-1976 album cover Album : Dub Box - Rare Dubs 1973-1976
Année : 2002
Horace Andy - Feel Good All Over album cover Album : Feel Good All Over
Label : Trojan
Année : 2002
Horace Andy - Mek it bun album cover Album : Mek it bun
Année : 2002
Horace Andy - Live Dubwise album cover Album : Live Dubwise
Année : 2001
Horace Andy - Moonlight Lover album cover Album : Moonlight Lover
Année : 2000
Horace Andy - Living in the Flood album cover Album : Living in the Flood
Année : 1999
Horace Andy - Mr. Bassie album cover Album : Mr. Bassie
Année : 1998
Horace Andy - See And Blind album cover Album : See And Blind
Année : 1998
Horace Andy - The Prime Of Horace Andy: 16 Massive Cuts From The 70s album cover Album : The Prime Of Horace Andy: 16 Massive Cuts From The 70s
Année : 1998
Horace Andy - Good Vibes album cover Album : Good Vibes
Année : 1997
Horace Andy - Roots and Branches album cover Album : Roots and Branches
Année : 1997
Horace Andy - Skylarking album cover Album : Skylarking
Année : 1997
Horace Andy - You Are My Angel album cover Album : You Are My Angel
Année : 1997
Horace Andy - Life Is for Living album cover Album : Life Is for Living
Année : 1995
Horace Andy - Seek + You Will Find - The Dub Pieces album cover Album : Seek + You Will Find - The Dub Pieces
Année : 1995
Horace Andy - Seek + You Will Find album cover Album : Seek + You Will Find
Année : 1995
Horace Andy - Rude Boy album cover Album : Rude Boy
Label : Shanachie
Année : 1993
Horace Andy - Fresh album cover Album : Fresh
Année : 1988
Horace Andy - Everyday People album cover Album : Everyday People
Année : 1987
Horace Andy - Haul And Jack Up album cover Album : Haul And Jack Up
Année : 1987
Horace Andy - The Big Bad Man album cover Album : The Big Bad Man
Année : 1986
Blank Cover Album : Reggae Superstars Meet (Dennis Brown & Horace Andy)
Année : 1985
Horace Andy - Confusion album cover Album : Confusion
Année : 1985
Horace Andy - Elementary (Horace Andy and Rhythm Queen) album cover Album : Elementary (Horace Andy and Rhythm Queen)
Année : 1985
Blank Cover Album : From One Extreme To Another (John Holt & Horace Andy)
Année : 1985
Blank Cover Album : Bim Sherman Meets Horace Andy & U Black (In A Rub A Dub Style)
Année : 1982
Horace Andy - Exclusively album cover Album : Exclusively
Année : 1982
Horace Andy - Showcase album cover Album : Showcase
Année : 1980
Horace Andy - Unity Showcase album cover Album : Unity Showcase
Année : 1980
Horace Andy - Pure Ranking album cover Album : Pure Ranking
Année : 1979
Horace Andy - Natty Dread a Weh She Want album cover Album : Natty Dread a Weh She Want
Label : Trojan
Année : 1978
Horace Andy - In The Light Dub album cover Album : In The Light Dub
Année : 1977
Horace Andy - In The Light album cover Album : In The Light
Année : 1977
Horace Andy - Get Wise album cover Album : Get Wise
Année : 1974
Horace Andy - The Kingston Rock album cover Album : The Kingston Rock
Année : 1974

Actualité de Horace Andy

On l'avait vu débarquer fièrement avec l'excellent Rasta Nuh Gangsta il y a un an, Samory I a su ensuite confirmer tout l'espoir que l'on plaçait en lui avec son album Black Gold, et le son lourd qui le caractérise, décontracté, particulièrement bien produit, avec une voix identifiable hors du commun et une écriture à la fois sage et aiguisée. Cette nouvelle star du reggae jamaïcain commence sa tournée européenne à partir de demain. Il sera notamment de passage à Massy ce jeudi 8 mars, à Colmar le 9, à Paris le 18 et au Blanc Mesnil le 25. Samory I passera également par Zurich, Genève, Amsterdam, Berlin ou encore Stockholm.Entretien avec celui que les férus de reggae roots attendent avec impatience en France !Reggae.fr : C'est la première fois que tu te produis en France. Les amateurs de reggae ne te connaissent pas vraiment, en dehors de tes sons. Peux-tu te présenter, nous dire d'où tu viens, comment tu as commencé dans la musique etcMon nom de scène est Samory I mais mon vrai nom c'est Samory Tour Frazer. J'ai grandi à Kingston en Jamaïque. J'ai 28 ans. J'ai commencé à chanter très jeune dans un groupe dans le cadre de l'église. Grandir dans le ghetto était dur, avec beaucoup d'influences négatives et peu de choses qui pouvaient mener sur un bon chemin. Justement, sur le morceau Rasta Nuh Gangsta, tu racontes l'histoire d'un badman qui devient rastaman. Est-ce que c'est ton histoire ?Non, je n'ai jamais été moi-même ce qu'on pourrait appeler un badman. Mais bien setucirc;r que ce morceau est quand même inspiré de mon histoire personnelle. Tu as réalisé le superbe album Black Gold avec Rory Stone Love. Peux-tu nous en raconter un peu plus sur cette collaboration ? Ma manageuse Bridgett Anderson m'a présenté Rory en 2014. J'ai alors auditionné dans son studio en freestylant sur Take Me Oh Jah. Il a été très impressionné par la façon dont je sonnais. A partir de là on a commencé à travailler ensemble. Cela dit sur l'album, j'ai également écrit quelques chansons et collaboré avec Dave Clarke ainsi que Tamoj et Makean.Au niveau du choix des riddims comment cela s'est-il passé ?A ce niveau là Rory est le seul producteur de l'album. Lui et moi avons chacun sélectionné un certain nombre de riddims. Ensuite je chantais dessus et on retravaillé les riddims autour des mélodies. "Il est très important que nous ne cessions jamais de rappeler tous les combats que l'homme noir a du endurer dans l'histoire" Avez-vous enregistré tous les morceaux avec les mêmes musiciens ? Car on ressent une certaine unité entre toutes les chansons.Le groupe de musiciens avec qui nous avons travaillé ne collaborent pas tous ensemble dans le même live band de façon régulière mais il est vrai que ce sont les mêmes qui jouent sur tout l'album, d'où cette unité. Sais-tu que tu as déjà un lien avec la France puisque l'un des morceaux de l'album, Fear of Jah, est une adaptation de la chanson française Mamy Blue !Non, je ne savais pas que Mamy Blue avait une origine française ! Fear of Jah a un vrai message profond.D'ailleurs, plusieurs artistes jamaïcains ont enregistré leur propre version sur ce riddim Mamy Blue. Laquelle est ta préférée ? Ma préférée est sans aucun doute la version d'Horace Andy. "L'injustice est malheureusement universelle et doit être combattue quelle que soit la communauté qui la subit ou qui la cause." Comment ton album est-il reçu en Jamaïque ?Je dois dire que ma musique est bien reçue de manière générale, les gens sont en recherche de vertu qu'il trouve dans ma musique. Tu chantes beaucoup sur l'Afrique, l'esclavage et la cause noire. Est-ce que tu crois que ce type de messages a encore un fort écho auprès de la jeunesse jamaïcaine actuellement ? Je pense en effet qu'il est très important que nous ne cessions jamais de rappeler tous les combats que l'homme noir a du endurer dans l'histoire. Comment tu as personnellement était initié à ces sujets ?Mon père m'a donné le nom de Samory Tour, qui est le nom d'un tacticien guinéen, fondateur de l'Empire Wassoulou, qui a lutté pour libérer son peuple. Cela m'a donné très tôt conscience de mon héritage africain. Peux-tu nous expliquer la signification de Not Because ? Not Because exprime le fait que l'injustice ne vient pas seulement des blancs envers les noirs, certains noirs ne valent pas mieux que d'anciens maitre d'esclaves comme je l'exprime dans la chanson. L'injustice est malheureusement universelle et doit être combattue quelle que soit la communauté qui la subit ou qui la cause. "Grandir dans le ghetto était dur" A part la tournée que tu t'apprêtes à faire, quelles sont tes projets ?Je travaille sur une mixtape à sortir dans les prochains mois et je compte bien travailler de nouveau avec Rory sur mon prochain album. L'énergie en studio avec lui est super. Avec qui vas-tu performer sur scène pendant ta tournée ?Je vais jouer avec le Black Heart Band, composé de 4 musiciens dont seul le clavier Franklyn Bubbler Waul a joué sur mon album.Peux-tu nous dire ce à quoi ressemblera ton show ?Mon show sera vertueux et comprendra un énorme dose de soul. A très vite sur les routes Samory I !
Source : reggae.fr | 2018-03-07 01:00:00.0
Ackboo fait partie des producteurs de dub français que l'on suit régulièrement sur Reggae.fr. La Toulousain travaille actuellement sur son troisième album, Pharaoh, qui devrait voir le jour en juin. Il sollicite d'ailleurs les internautes pour un financement participatif sur la plateforme Ulule afin de terminer la réalisation de cet opus. L'occasion pour nous de dévoiler un entretien en mode Reggae Addict lors duquel Ackboo revient sur sa passion pour le reggae, le dub et la musique en général...Reggae.fr : Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?Ackboo : Je pense que comme tout le monde j'ai detucirc; entendre du Bob Marley à la radio ou à la télé ou même dans des fêtes d'anniversaire, mais la première fois que ça m'a vraiment marqué c'était un concert de Yaniss Odua en première partie de Stupeflip à la Salle des Fêtes de Ramonville. J'en garde un souvenir très clair. J'ai adoré les textes de Yaniss, j'ai adoré aussi ses musiciens et la puissance qu'ils dégageaient tous ensemble. Je n'étais pas forcément fan de reggae à cette période-là de ma vie, mais je pense que ce concert a planté une petite graine dans ma tête. Cette première expérience était vraiment cool.Quel est le premier album de reggae que tu as acheté ?Je crois que c'était plutôt un album de dub. C'était Bass Temperatur d'High Tone. C'est le premier groupe de dub que j'ai découvert à une époque où j'écoutais plutôt du hip-hop et de l'electro et où je n'achetais plus du tout de musique. Je téléchargeais beaucoup sur internet. Et je suis tombé sur High Tone par hasard. J'ai vraiment fait la démarche d'acheter le CD parce que je voulais soutenir le groupe. Je l'ai acheté chez Gibert Joseph à Toulouse. Je l'ai écouté en boucle tout un été, dans la voiture, chez moi, partout. Je l'ai tellement écouté que je l'ai rayé !Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?Je ne suis pas setucirc;r mais je crois que la première fois c'était dans un bar de Toulouse qui s'appelle Vasco de Gama. Il y avait Vibes Promotor et Mighty Earth, des crews toulousains. J'allais plutôt dans des soirées dancehall au début et je trouve que le point commun avec les soirées sound system dub c'est qu'on y diffuse la musique qui n'a pas besoin des grosses radios, ni des majors, ni de la presse généraliste pour faire kiffer les gens. C'est ce côté indépendant et débrouillard que j'aime dans la culture sound system. Le do it yourself.As-tu été consommateur de mixtapes dans ta jeunesse ?Oui, ça me rappelle plein de souvenirs. La première mixtape que j'ai saignée c'était une compil sur cassette qui rassemblait des titres de NTM et Assassin. C'était mon cousin que me l'avait donnée et pour moi c'était un super cadeau parce que je sentais qu'enfin je découvrais de la musique qui sortait un peu de ce qu'on pouvait entendre à la radio.Comment définirais-tu le reggae ?C'est difficile. Je pense que chacun a sa définition. J'ai une définition du reggae pour chaque morceau que j'écoute. Il y en a que j'écoute parce qu'ils sont engagés, d'autres parce qu'ils sont spirituels, d'autres parce qu'ils me font marrer... Je pense que c'est une musique très complète idéale pour t'accompagner dans la vie à tous les niveaux, que ce soit dans ton hygiène de vie ou dans ta relation avec les autres. Pour moi le reggae c'est une musique du quotidien.Te souviens-tu de ta première performance en live ?Oui c'était avec un ami qui s'appelle Selecta Cool Down. Je l'ai rencontré à la fac pendant mes études et il avait loué une salle des fêtes dans son village Gaillac, au dessus de Toulouse, pour son anniversaire. A cette époque je commençais tout juste à composer des riddims mais surtout j'achetais beaucoup de vinyles et c'est dans cette soirée d'anniversaire que j'ai pu pour la première fois jouer mes vinyles devant des gens. J'en garde un super souvenir.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?La liste pourrait être très très longue. En tout premier, je citerais Michael Jackson. Il y a aussi Massive Attack et des classiques comme Sly et Robbie ou les Roots Radics. Il y en a vraiment énormément.Quels artistes reggae ou dub écoutes-tu en ce moment ?Dans la nouvelle génération, je trouve que Bisou est très créatif. J'écoute aussi beaucoup tout le crew OnDubGround, Art-X, Olo et toute l'équipe. Ils sont hyper talentueux. J'ai beaucoup aimé l'album de Dubmatix avec Sly et Robbie récemment.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Là il n'y a pas à tortiller, c'est Mezzanine de Massive Attack. Il y a une ambiance et une façon de construire les morceaux si particulières. Pour moi c'est comme une Bible de la musique. etCcedil;a me rappelle tellement de souvenirs et quand je l'écoute encore aujourd'hui, ça me remet dans le droit chemin (rires). Je crois que je l'avais découvert en regardant le film Snatch. On entend un de leurs morceaux avec la voix d'Horace Andy au moment où la caravane de la mère de Brad Pitt bretucirc;le. Quand j'ai entendu ça, je me suis tout de suite demandé qui avait pu mettre la voix d'Horace Andy sur une instru pareille. Je me suis renseigné et c'est là que je suis tombé sur l'album Mezzanine.Quels sont tes trois hymnes personnels ?Angel de Massive Attack avec Horace Andy. Cape Horn d'Aba Shanti I. Et Petit frère d'IAM. Mais s'il fallait parler de reggae uniquement, je mettrais Buffalo Soldier de Bob Marley en troisième.Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Sans doute la première fois que mes parents sont venus me voir en concert. Je les ai vus danser sur du reggae alors qu'ils ne connaissaient pas du tout cette culture.Et ton pire souvenir reggae ?Quand tu es passionné par quelque chose, tu as tendance à ne voir que le bon côté des choses, donc je n'ai pas vraiment de pire souvenir. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été dégoetucirc;té quand l'etEacute;lysée Montmartre a bretucirc;lé, quand le Garance Reggae Festival s'est arrêté et à chaque fois qu'un artiste ou un producteur vétéran est décédé.
Source : reggae.fr | 2018-02-14 01:00:00.0
On l'avait repéré en 2012 avec sa mixtape The Beginning, on l'a vu évolué avec son premier EP Rastafari Calling en 2014, Lexon monte encore d'un niveau avec un premier album particulièrement bien réalisé. Sorti le 20 octobre dernier, State of Mind incarne tout ce qu'on aime dans le reggae moderne : une énergie, une direction, une lourdeur.1988 fait office d'intro sur laquelle Lexon se présente en patois jamaïcain sur une instru très habillée donnant le ton du reste de l'album : la production des riddims, hautement soignée, est servie par un mixage peaufiné. Les distos de guitare s'incrustent ici et là et apportent une vigueur et une profondeur à la musique du jeune français multi-talentueux. Composition, basses et guitares, Lexon a mis le pied à l'étrier et s'est donné les moyens d'atteindre son objectif. Il exprime d'ailleurs sa détermination et son implication à toute épreuve dans Mon avenir, le seul titre interprété dans la langue de Molière.Le reste du temps, sa voix légèrement écorchée rebondit en anglais tel un singjay à la Jah Mason ou Ilements. Certains lyrics nous échappent parfois, mais la maîtrise vocale de Lexon rattrape le coup. Quel plaisir de retrouver Turbulence à ses côtés sur le bretucirc;lant Burning Fire et Horace Andy sur un Education bien plus roots. Lexon nous surprend en parvenant à se poser avec justesse sur cette instru au tempo beaucoup moins marqué que le reste de l'album. La tracklist se conclut par un titre acoustique où l'artiste montre sa capacité à explorer un univers plus épuré avant de nous laisser avec trois dubs exécutés d'une main de maître par Fabwize.En seulement onze titres, Lexon est parvenu à exposer son monde. State of Mind est finalement un titre tout trouvé pour cet album à l'identité bien marquée. On recommande !Tracklist :01 - 198802 - Welcome ina me Home03 - Mon avenir04 - Burning Fire Featuring Turbulence Big Lion05 - Equal Rights 06 - Education Featuring Horace Andy 07 - The Truth08 - I don't Know Why - Acoustic Version09 - Welcome ina me Home (Dub)10 - The Truth (Dub)11 - Mon avenir (Dub)
Source : reggae.fr | 2017-11-15 01:00:00.0
Brain Damage c'est ce producteur incontournable dans le paysage reggae /dub français... Avec déjà douze albums à son actif, il nous avait notamment régalés avec son dernier projet Walk the Walk / Talk the Talk sur lequel il avait travaillé avec des légendes Jamaïcaines comme Horace Andy, Winston McAnuff ou Kiddus I. Pour son nouvel album, c'est vers Harrison Stafford qu'il s'est tourné. Pour ceux auxquels ce nom ne dit rien, Harrison Stafford n'est autre que le chanteur emblématique du groupe Groundation avec lequel il a multiplié les albums et les tournées avant de se consacrer à des projets en solo sous le pseudo de Professor. Les deux artistes nous dévoilent donc l'album Liberation Time qui sortira le 20 octobre prochain, et on était impatients de vous le faire découvrir.On reconnaît le travail soigné de Brain Damage dés le premier morceau Liberation Time, sur lequel on retrouve avec plaisir la voix si particulière d'Harrison Stafford. Vient ensuite Singing Soldiers, où Stafford nous parle de ces chanteurs qui se sont toujours battus pour la paix et l'amour comme Bob Marley ou Peter Tosh sur un riddim épuré qui fait la part belle aux basses et aux percussions. Pour Harrison Hello, le chanteur californien parle en français dans un interlude ou plutôt un cadeau au public français pour le remercier de " son soutien à la culture jamaïcaine et au mouvement rasta ". Harrison sait accélérer le rythme de son flow et il nous le montre avec Stand by Me, un dub profond et entêtant où Brain Damage joue avec toujours autant de précision. Baby est une ballade dub intimiste où les saxos répondent parfaitement à la voix du chanteur qui se fait plus langoureuse, alors qu'il saura vous faire skanker sur Pick up Yourself et son instrumentale ensorcelante et pleine d'énergie. L'album se conclut par le méditatif Open Up, un morceau dans la lignée des neufs précédents : sublime.Mariage plus que réussi entre le reggae/dub profond et toujours aussi maîtrisé de Brain Damage et l'univers roots et fortement empreint de la culture Rastafari d'Harrison Stafford. Chaque morceau est un hymne à la paix et à l'amour où Brain Damage joue des effets à merveille. Un album dont on découvre de nouvelles subtilités à chaque écoute, à découvrir d'urgence.Tracklist :1.Liberation Time2.Everyone a Christ3.Singing Soldiers4.Rebel Music5.Harrison Hello6.Stand by Me7.Baby8.Raw Talking Rebels9.Pick up yourself 10.Open Up
Source : reggae.fr | 2017-10-17 02:00:00.0
2017 est décidément l'année de toutes les réussites pour les festivals reggae ! Après une édition complète l'année dernière, le No Logo faisait à nouveau le plein pour son cinquième anniversaire. Côté nouveautés, un site plus grand et une scène Dub Factory en continu ont permis d'accueillir pas moins de 42 000 festivaliers en trois jours ! La programmation a également tenu ses promesses avec des têtes d'affiche en pagaille, quelques groupes crossover et un concept innovant du côté du sound system corner. Récit d'un week-end musical réussi.JOUR 1Après une introduction façon yardie par Skyman Sound sur la scène Dub Factory, I Woks Sound ouvre le bal sur la grosse scène rebaptisée scène Yann Carou en hommage à un technicien décédé l'an dernier. Le groupe rhônalpin a été choisi par les festivaliers parmi une sélection d'artistes en développement pour ouvrir cette cinquième édition du festival jurassien. Et ils ne sont pas venus faire de la figuration ! Accompagnés du Reggae Mylitis Band, Gé et Seb ont attiré une large foule, impressionnante pour le premier concert de la journée. Les fans sont au rendez-vous, les premiers rangs reprennent les paroles en choeur... Ouverture plus que réussie ! Ce sont ensuite les Skatalites qui reprennent la main. Même s'il ne reste plus aucun musicien originel (mis à part la chanteuse Doreen Shaffer qui intervient sur quelques morceaux) on s'écoute toujours avec autant de plaisir les classiques cuivrés des années 60, de Rockfort Rock à Guns of Navarone. On reste avec les légendes jamaïcaines puisque Kiddus I, Cedric Myton, Winston McAnuff et toute la bande d'Inna De Yard sont là pour remplacer Horace Andy à la dernière minute. Le set de la dream-team yardie n'est pas le même que celui de la semaine précédente au Reggae Sun Ska et l'on s'en réjouit. Les chanteurs se succèdent et alternent classiques indémodables et nouveautés du dernier album The Soul of Jamaica. Le projet prend des allures de véritable Buena Vista rouge jaune vert ! Séquence émotion lorsque les deux jeunes Var et Kush McAnuff reprennent le Be Careful de Matthew McAnuff sous les oreilles attentives de papa Winston qui préfère cacher son visage sous un foulard. Soom T prend la suite dans un style complètement différent. Plutôt habituée aux sound systems, elle se produit cette fois avec un backing-band de premier choix mené par la terrible paire basse-batterie française TnT. Pas si à l'aise que ça sur une grande scène, elle parvient tout de même à séduire le public malgré un show pas encore rodé. On se réjouit tout de même de la voir accompagnée par des musiciens spécialisés dans le reggae qui retranscrivent son univers digital à la perfection. On passe notre tour sur le très moyen show de UB40 pour faire un tour du côté de la Dub Factory où le concept Dub Master Clash est inauguré par Roots Raid et Fabasstone d'High Tone. La sono Clear Sound n'a finalement pas pu être installée en quadriphonie comme annoncé, mais elle ronronne tout de même comme il se doit. Stand High Patrol attire d'ailleurs une foule incroyable pour un DJ set plein de dubplates rythmé par les interventions de Mery à la trompette. Le duo Dub Engine en surpendra plus tard plus d'un avec leur univers hybride pendant que Ky-Mani Marley et Le Peuple de l'Herbe se chargent de cloturer la soirée sur la main stage...I Woks Sound The Skatalites Inna De Yard Soom T Rootikal Vibes Roots Raid vs Fabasstone Stand High Patrol Ky-Mani Marley Dub Engine Lire nos reports des JOUR 2 et JOUR 3.
Source : reggae.fr | 2017-08-31 02:00:00.0
On l'avait vu débarquer fièrement avec l'excellent Rasta Nuh Gangsta en début d'année, Samory I confirme tout l'espoir que l'on plaçait en lui avec un album complet à l'image de ce single : un son lourd, décontracté et particulièrement bien produit, une voix identifiable hors du commun et une écriture à la fois sage et aiguisée.Ils ne sont pas nombreux à pouvoir reprendre un morceau de Ken Boothe en nous filant les mêmes frissons. Samory I passe pourtant le test haut la main sur un Is it Because I'm Black complètement revisité tant dans l'instru que dans l'interprétation. Voilà qui résume rapidement les compétences du jeune chanteur à la voix androgyne. Sa prestation se termine par une instrumentale extended où les musiciens s'expriment pleinement. Dean Fraser y va de son phrasé saxo et le couple basse-batterie s'en donne à coeur-joie servi par un mix impeccable. Produit par Rory Stone Love, l'album renferme d'autres titres de cette facture où la part-belle est faite au dub en fin de track. Le single Rasta Nuh Gangsta y a droit, donnant un tune de plus de neuf minutes pendant lesquelles on ne s'ennuie pas... une prouesse ! Et que dire de l'éponyme Black Gold où la batterie de Kirk Bennett s'emballe façon mitraillette à la Sly Dunbar ? Divin !Mis à part le très cadencé Suit et Tie (qui reprend le Royal Step Riddim de Maximum Sound sur lequel Samory avait déjà posé Ride On en 2016) l'ensemble des titres suit un rythme très lent, créant une atmosphère à la fois sereine et pesante. Très attaché aux thèmes afro-centrés, Samory I retranscrit la souffrance du peuple noir sans pour autant éveiller la pitié de l'auditeur. Lost Africans ravive ainsi la mémoire des ancêtres de la nation jamaïcaine après une intro pétrifiante de deux minutes où les instruments entrent les uns après les autres avant de laisser place à une mélodie de cuivres irrésistible (la section cuivre a d'ailleurs fait un travail incroyable sur l'ensemble de l'opus). Les thèmes pieux ont aussi une place importante avec des titres comme Son of David, Serve Jah, There is a Spirit ou Fear of Jah qui reprend l'air du tube international Mamy Blue (que les Français connaissent grâce à Nicoletta !) jadis repris par Ken Boothe ou Horace Andy. Tout est cohérent dans cet album : les thèmatiques abordées font écho à la profondeur des riddims et Samory I donne vie à ses textes en les incarnant littéralement / au risque parfois d'en faire un peu trop. On n'avait pas pris une telle claque depuis longtemps. Black Gold n'est pas le genre d'album qu'on écoute d'une oreille distraite. Black Gold est un album vivant qui foisonne de petits détails musicaux à l'importance capitale. Black Gold est à dévorer avec attention et passion. Black Gold se vit. Black Gold brille. Bref, Black Gold est un bijou, un vrai !Tracklist :01. Son of David02. Rasta Nuh Gangsta03. No Because04. Serve Jah05. Suit et Tie06. Lost Africans07. There Is Spirit08. Black Gold09. Weed10. Power11. Fear of Jah12. Is It Beause I'm Black13. Rastaman
Source : reggae.fr | 2017-08-24 02:00:00.0
C'était la quatrième édition pour le Summer Vibration Reggae Festival de Sélestat ! Le jeune festival alsacien a confirmé son statut de festival reggae majeur en France avec une programmation capable de rameuter un large public et de plaire aux amateurs de reggae et sound systems en tous genres. Retour en images sur deux belles journées de concerts sur le site des Tanzmatten avec les prestations de Dub Inc, Tryo, Anthony B., Inna De Yard, Jah9 ou encore Ky-Mani Marley.JOUR 1 Marcus Gad Inna De Yard Dub Inc Anthony B. King Jammy JOUR 2Scars Volodia Jah9 Ky-Mani Marley Big Red Sara Lugo Projection Reggae Ambassadors Horace Andy Blackboard Jungle et Kiraden Tryo Biga Ranx
Source : reggae.fr | 2017-08-16 02:00:00.0