Jah Shaka

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae Dub
Site Officiel : Jah Shaka
Autres informations : Biographie

Actualité de Jah Shaka

L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
Nous sommes le 31 mars et c'est déjà la 13ème édition de la Bordeaux Dub School ! Comme d'habitude c'est Wandem Sound System qui invite. Ce soir c'est le crew Inner Standing tout droit venu d'Oakland en Californie et Young Warrior (fils de Jah Shaka) qui ont été invités à partager les bonnes vibes sur une sono récemment améliorée et agrandie (8 scoops).Wandem ouvre le bal en nous proposant un warm up bien roots dans une salle toujours aussi bien décorée pendant que Relaks One Og entame une peinture en live sur une grande toile blanche posée au milieu de la scène. La sélection devient vite plus énergique et la Hornsmen Section est toujours là pour nous régaler de quelques notes de mélodica, de saxo, ou de trombone sur les versions. La salle est déjà bien pleine et les skankers bien chauds quand Iris Askan laisse les platines à Inner Standing.Selecta Kojak et Peter Lionheart prennent donc place derrière les machines pour représenter le crew californien dans une session qui commence roots avec quelques classiques. L'ambiance monte doucement et devient méditative quand les Inner Standing nous proposent des dubs comme Mek We Build de I David sorti il y a quelques années sur leur label ou encore le His Foundation signé Moa Anbessa et Prince David (malheureusement jamais pressé) suivi d'une version dub hyper puissante. Entre les morceaux, Peter Lionheart ne cesse de prêcher la bonne parole, en appelant à la paix et à l'amour ou en mettant en garde les plus jeunes contre les dangers des drogues. etCcedil;a tourne vite au steppa et on entend, entre autres, un remix plein d'énergie du mythique Jah Creation de Creole avant que les Inner Standing ne terminent leur session de folie sur quelques dubplates.Pas le temps de laisser reposer ses jambes, c'est Young Warrior qui enchaîne, nous invitant à son tour à réviser nos classiques en jouant des morceaux comme Want to Be No General de Dennis Brown ou Ice Cream Love de Johnny Osbourne. Dans un style d'animation nous rappelant parfois celui de son illustre père, Young Warrior prend le micro sur les versions pour marteler messages positifs, appels à l'unité et remerciements. Les morceaux deviennent vite plus steppa avec de longues parties instrumentales où le jeune Anglais joue à merveille des effets et des sirènes, entraînant les skankers dans une danse intense. Dernier morceau pour Young Warrior : un dubplate de folie que les habitués de ses sessions connaissent déjà (Shaka Shaka Warrior) et qui va provoquer une véritable explosion dans la foule, PULL UP, on recommence !Il reste une bonne heure à savourer et il va falloir assurer pour reprendre les platines après les deux sessions qu'on vient de vivre. Le Wandem va répondre présent avec une impressionnante collection de dubplates signés pour la grande majorité de producteurs locaux et présents dans la salle (les circuits courts y'a que ça de vrai !).etCcedil;a commence avec une production énorme inna steppa style signée I Tist et Hatman, tout le monde est entraîné dans la danse, Young Warrior est resté profiter de la session derrière les platines et les deux membres d'Inner Standing skankent au milieu de la foule.etCcedil;a continue donc avec une pluie de dubplates jusqu'à ce que les lumières se rallument sur une salle pleine de sourires où résonne la voix de Joseph Lalibela posée sur une production furieuse de Kandee. Encore un dernier petit tune pour la route avec la Hornsmen Section en bonus et c'est déjà fini. Encore une Dub School plus que réussie, où tous les invités ont répondu présents, et les skankers aussi ! Big up au Wandem Sound System !
Source : reggae.fr | 2018-04-20 02:00:00.0
Grande nouvelle pour les amateurs de Roots Reggae Music en France ! Il vont pouvoir se réjouir du retour du reggae roots à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, comme aux plus belles années. Après le Jamaicain Sunrise, le JaSound et le Garance reggae festival, 2018 est donc l'année du retour de la musique jamaïcaine 100% consciente sur les bords de la Cèze au Parc Arthur Rimbaud. Ce festival se nomme logiquement et simplement le Bagnols Reggae Festival et aura lieu les 26, 27 et 28 juillet 2018. La programmation sera roots, culturelle, consciente et fera la part belle à de grosses exclusivités. Seront notamment présents le légendaire Jimmy Cliff, l'exceptionnelle chanteuse des Iles Vierges Dezarie (pour la première fois en Europe et en date exclusive), le sound system BlackBoard Jungle et les mythiques Aba Shanti et Jah Shaka. Mais qui est derrière ces bonnes nouvelles ? C'est Jérôme Levasseur qui produit et fait tourner des artistes reggae depuis 25 ans, ainsi que Meziane Azaïche, directeur du mythique Cabaret Sauvage à Paris qui se sont associés dans la structure Bazar Musique pour faire renaitre le reggae roots à Bagnols. Rencontre avec Jérôme, co-producteur et programmateur du Bagnols Reggae Festival, à l'occasion de la conférence de presse qu'il donnait avec le Maire de la ville Jean-Yves Chapelet.Reggae.fr : Quel est l'identité du festival que tu as réussi à monter avec tes associés ? Jérôme Levasseur : C'est un festival qui s'adresse aux puristes du reggae. Ce n'est pas un festival généraliste ou qui mélange un peu tous les genres. Nous on s'adresse vraiment à un public amoureux des musiques jamaïcaines et du roots. Il aura une taille plus petite par rapport à ce qu'était le Garance, en termes de jauge puisqu'on a réduit à 8000 entrées payantes par soir, mais la taille du terrain reste la même puisque c'est la totalité du Parc Rimbaud qui sera mise à disposition. L'idée c'est de créer un rendez-vous annuel où la grande famille du reggae roots pourra se retrouver pour partager de bons moments en bordures de Cèze.Jérôme Levasseur, co-producteur et programmateur du Bagnols Reggae Festival, et Jean-Yves Chapelet, Maire de Bagnols-sur-Cèze.Comment as-tu réfléchi les scènes et la programmation ainsi que l'articulation entre les nouvelles et plus anciennes générations, entre les artistes jamaïcains et les français ?Il y aura un corner Dub, et une grande scène pour les concerts live. Pour cette année, parce qu'on renait et que ça fait 3 ans qu'il n'y pas eu de festival roots à Bagnols, le festival se tiendra sur 3 jours avec seulement 5 groupes par soir sur la grande scène. Chaque soir, la levée de rideaux se fera avec un artiste français et ensuite ce sera majoritairement des artistes fondation et quelques exclusivités. On est en particulier très content d'annoncer pour la première fois en Europe et pour sa seule date de l'été l'exceptionnelle chanteuse des Iles Vierges Dezarie. D'autres noms vont être annoncés dans les prochaines semaines. "Chaque soir, la levée de rideaux se fera avec un artiste français et ensuite ce sera majoritairement des artistes fondation et quelques exclusivités." Tu as un long historique personnel avec Bagnols n'est ce pas ?Disons que ma mère est nîmoise et je viens dans le Gard depuis que je suis né. J'avais également de la famille à Bagnols et c'est ici que j'ai acheté mes premiers disques rock à la fin des années 70. J'étais présent à Bagnols la première et la deuxième éditions du Jamaïcan Sunrise (en 2002 et 2003) ainsi qu'au JaSound en 2005, pour y faire jouer des artistes avec qui je travaillais. Je suis à l'origine de l'arrivée de Garance à Bagnols en 2010. Donc j'ai une longue histoire avec Bagnols où j'ai vécu quelques années aussi pour mettre en place le Garance à l'époque. Qu'est-ce qui fait que Bagnols est connu dans le monde entier pour le reggae ? Je pense qu'il y a quelque chose qui a joué et que j'ai ressenti dès la première édition du Jamaican Sunrise en 2002 : c'est une adéquation entre Bagnols et le reggae. Tous les commerçants jouaient le jeu, on trouvait des portraits de Bob Marley chez le marchand de chaussure, les cafés jouaient du reggae, les festivaliers étaient bien accueillis et ils ont senti ça, ce qui n'est pas toujours le cas pour la musique reggae tu le sais bien. Je ne sais pas exactement comment ça s'explique mais le public reggae a trouvé son lieu ici. Autant quand on dit BD on dit Angoulême, quand on dit photos on pense Arles, aujourd'hui quand on dit reggae on pense à Bagnols. "C'est un festival qui s'adresse aux puristes du reggae. " Malgré tout, on a toujours eu l'impression que c'était précaire, car à chaque fois ça se termine mal. L'idée justement c'est d'utiliser ces 3 expériences qu'ont été le Jamaican Sunrise, le JaSound et le Garance pour concevoir l'objet qui aura la plus longue vie possible. Dans le nom du festival, il y a vraiment cette volonté afin que les bagnolais s'approprient le festival définitivement. La Mairie quant à elle tient son discours habituel. Elle me dit qu'il n'y aura pas de subventions mais il y a vraiment un engagement humain qui est la base. Le fait donc que la Mairie soit présente, que le tissu associatif local avec le Zion Garden soit là, plus tout un tas de paramètre font que c'est le moment de faire un festival qui va réussir à s'ancrer sur Bagnols. A quel point la Mairie s'implique t-elle s'il n'y a pas de subventions, mise à part la confiance ?Il y a un engagement de la Mairie sur 3 ans. On signe une convention avec eux de mise à disposition du site et de partenariat. C'est à nous producteurs de gérer l'évènement en ce compris le terrain et le camping. La Mairie elle, s'est engagée à gérer tout ce qui est voies publiques, signalétique sur la commune et déchets. Donc on se répartit clairement les taches. On gère le festival, ils gèrent tout ce qu'il se passe à l'extérieur. Sur ces bases, on peut aller loin. "Je ne conçois pas de venir faire quelque chose à Bagnols sans m'appuyer sur des forces locales. Mon idée c'est de travailler main dans la main avec le Zion Garden." Qu'en est-il du Zion Garden dans ce contexte ? qui tient son propre festival reggae à Bagnols depuis 2011, et qui aura lieu cette année du 23 au 28 juillet.Je ne conçois pas de venir faire quelque chose à Bagnols sans m'appuyer sur des forces locales. Mon idée c'est de travailler main dans la main avec le Zion, de voir avec eux comment on peut s'organiser pour que le fait que les deux festivals aient lieu la même semaine, ne représente pas un handicap pour eux, et au contraire faire peut être du Zion un warm-up du festival qui permet d'avoir une offre reggae d'une semaine sur la ville. Idéalement, j'aimerais bien qu'ils ne jouent pas les soirs où nous jouons, mais on est en train de discuter de ça actuellement, sachant que si nous arrivons à passer le cap de la première année, ce dont je ne doute pas (sourire), ce ne sera pas un problème pour la suite. Mais pour cette première année, en tant que co-producteur du Bagnols Reggae Festival, je préfèrerais qu'ils ne jouent pas ou qu'ils aient une offre moindre sur ces 3 soirs. Cela peut s'équilibrer d'une autre manière. On y travaille actuellement.La jauge plus réduite va permettre un meilleur accueil des festivaliers mais engendre aussi des contraintes budgétaires. Oui c'est setucirc;r qu'avec la jauge réduite on est notamment obligé de faire payer 5 euros le camping par exemple.Comment sera composée ton équipe ?Mon équipe sera majoritairement composée de locaux, au moins pour tout ce qui est technique sur place. En plus cela fait 25 ans que je produis des concerts et que je travaille avec un noyau de personnes sur lesquelles je compte m'appuyer. Ensuite, je suis associé avec le Cabaret Sauvage. Donc on a une force de frappe sur la région parisienne, en termes de communication etc.Qu'en est-il des relations avec les riverains ?A l'époque où je travaillais sur le Garance et que j'habitais ici je faisais plein de réunions avec les riverains et des associations de riverains et on avait anticipé pas mal de choses. Je compte bien faire la même chose. Ce ne sera jamais parfait, mais depuis qu'on a annoncé le retour du festival, les gens sont contents. Car sans parler des retombées économiques, cela crée une belle animation et réputation de la ville. Quant aux nuisances, les concerts ne s'arrêteront pas aussi tard qu'avant. L'idée c'est de finir à 1h30 et de vider le site à 2h. On ouvrira les portes à 17h30, la musique attaquera à 18h et à 2h tout sera fini. La question que tout le monde se pose, quand est-ce que les billets seront en vente ?!Les places et les pass seront en vente d'ici la fin du mois. On invite tous les intéressés à s'abonner à notre page Facebook Bagnols Reggae Festival. Dans un premier temps, il y a aura 200 tickets early birds réservés aux locaux et aussi 200 early birds en vente en ligne à 60 euros. Ensuite les pass 3 jours seront proposés à 90 euros.Restez connectés !!!
Source : reggae.fr | 2018-03-07 01:00:00.0
On a déjà tous entendu parler du concept de Dub Club qui se développe dans les plus grosses villes de France. N'étant ni franchisé ni une marque déposée, ce genre d'évènement peut être organisé par n'importe quel crew au niveau local. Focus aujourd'hui sur un Dub Club qui vaut le détour dans une ville parfois pauvre en culture et musiques actuelles, Annecy. Le 25 Novembre, la cinquième édition du Annecy Dub Club accueillait comme invité de marque le jeune guerrier Young Warrior, fils de Jah Shaka. A la tête de l'organisation : la toute jeune association High Culture, militante et activiste de la culture reggae/dub en Haute-Savoie. Plus qu'une association, c'est une équipe soudée autour du Holy Sound et du Watta Bongo Sound que nous avons découverte ce soir-là.Une harmonie, une ambiance familiale, une déco soignée qui plonge directement dans l'ambiance de la soirée et ce, dès l'accueil bénévole, presse et staff. Ouverture des portes à 20h et accueil des équipes dans une ambiance décontractée, devant les stacks, autour d'une tartiflette maison.Après s'être bien chargé en tartiflette, une petite session d'échauffement des bénévoles s'installe rapidement, histoire de digérer et de se préparer physiquement à respectivement tenir le bar, les entrées, les équipes...Une ambiance familiale qui transpire tout au long de la soirée. Que ce soit de par la salle pleine à craquer, les mets locaux ou encore la sono maison, tantôt des Watta, tantôt des Holy. Pour ce qui est de la musique, on en a pris plein les oreilles. " Each one teach one " comme on dit ! Et les jeunots de High Culture en ont à vous apprendre. Après une sélection de roots aiguisée des Holy Sound, le Watta Bongo nous a proposé un set spatial mené avec brio pour briser les codes parfois très présents dans la culture dub. Naviguant entre roots, ska, rocksteady, musique du monde rythmée et reggae revival, le crew nous a offert un set inédit, éclectique mais maîtrisé et bien construit. Finir par Rasta Nuh Gangsta de Samory I et Carnival Horns de Havana meets Kingston c'était osé ! La Holy Family, plus que déterminée, s'est empressée d'enchaîner avec des steppers UK style en rafale sans laisser retomber la pression.Une place chauffée à la perfection pour accueillir le Mighty Young Warrior dans cette danse d'exception. En commençant son set par War de Bob Marley, le jeune guerrier a mis tout le monde d'accord. Des qualités de MC et de deejay indéniables alliées à une sélection puissante et vrombissante ont sublimé la présence d'un artiste dont la réputation n'est plus à faire. En quelques mots, un set gorgé de roots and culture qui prend de l'ampleur petit à petit pour dériver vers le dub dans lequel on ressent clairement l'influence Shaka. Le jeune selector s'est tellement plu qu'il n'a pas hésité à déborder de plus d'une heure trente sur l'horaire de fin ! Que demander de plus pour clôturer la soirée ?Petite cerise sur le gâteau, une expo handmade était proposée au coin fumeur pour affronter le froid. Les clichés repésentaient la culture sound system, ses activistes et ses singularités. Un très bel esprit familial a régné tout au long de cette soirée organisée de main de maître par une équipe de youths soudée. Rendez-vous pour la sixième édition dès que possible !
Source : reggae.fr | 2017-12-14 01:00:00.0