Papa Wemba

Origine : République Démocratique du Congo (Zaïre)
Instrument :
Styles : Rumba Soukouss
Voir aussi : Viva la Musica
Site Officiel : Papa Wemba
Autres informations : Biographie
Autres informations : Interview

Papa Wemba : discographie

Blank Cover Album : 16ème Arrondissement 100% Mode Rock'n Roll
Année : 2010
Papa Wemba - Notre Père Rumba album cover Album : Notre Père Rumba
Année : 2010
Papa Wemba - New Morning album cover Album : New Morning
Année : 2006
Papa Wemba - Nkunzi nlele album cover Album : Nkunzi nlele
Année : 2006
Blank Cover Album : Sans Rature
Label : Wagram Music
Année : 2005
Ref : cd 3105572
Papa Wemba - Mwana molokai album cover Album : Mwana molokai
Label : Stern's Records
Année : 2004
Papa Wemba - Somo Trop album cover Album : Somo Trop
Label : Sonodisc
Année : 2003
Papa Wemba - Bakala dia kuba album cover Album : Bakala dia kuba
Label : Sonodisc
Année : 2001
Blank Cover Album : Legend
Label : Next Music
Année : 2001
Papa Wemba - M'zee Fula-Ngenge album cover Album : M'zee Fula-Ngenge
Label : Next Music
Année : 1999
Papa Wemba - Molokai album cover Album : Molokai
Label : Realworld
Année : 1998
Papa Wemba - Nouvelle écriture album cover Album : Nouvelle écriture
Année : 1997
Papa Wemba - Wake up album cover Album : Wake up
Label : Sonodisc
Année : 1996
Ref : CD CDS8817
Papa Wemba - Zea album cover Album : Zea
Label : Sonodisc
Année : 1996
Papa Wemba - Emotion album cover Album : Emotion
Label : Realworld
Année : 1995
Ref : CD RW52
Papa Wemba - Pole Position album cover Album : Pole Position
Label : Sonodisc
Année : 1995
Ref : CD CDS 8815
Papa Wemba - Foridoles album cover Album : Foridoles
Label : Sonodisc
Année : 1994
Ref : CD CD 72424
Papa Wemba - Le Voyageur album cover Album : Le Voyageur
Label : Realworld
Année : 1992
Ref : CD RW20
Papa Wemba - Place Vendôme album cover Album : Place Vendôme
Label : Next Music
Année : 1989
Papa Wemba - Destin ya moto album cover Album : Destin ya moto
Label : Sonodisc
Année : 1988
Blank Cover Album : M'fono yami
Label : Celluloid
Année : 1988
Ref : CD 668752
Papa Wemba - Love kilawu album cover Album : Love kilawu
Label : Sonodisc
Année : 1987
Ref : CD CD8438
Papa Wemba - Union album cover Album : Union
Année : 1986
Papa Wemba - La Belle Epoque album cover Album : La Belle Epoque
Année : 1983
Papa Wemba - Evenement album cover Album : Evenement
Année : 1982
Papa Wemba - Papa Wemba a Paris album cover Album : Papa Wemba a Paris
Année : 1980
Papa Wemba - Au Japon album cover Album : Au Japon
Papa Wemba - Beau Gosse ya Paris album cover Album : Beau Gosse ya Paris
Papa Wemba - Beloti album cover Album : Beloti
Papa Wemba - Dans L' album cover Album : Dans L'
Papa Wemba - Ekumani album cover Album : Ekumani
Papa Wemba - Liboza - Analengo album cover Album : Liboza - Analengo
Blank Cover Album : Mère supérieure
Label : Sonodisc
Papa Wemba - Mokili ngele album cover Album : Mokili ngele
Ref : LP [DSK1M]
Papa Wemba - Nouvelle generation album cover Album : Nouvelle generation
Papa Wemba - Ya Biso Moko album cover Album : Ya Biso Moko

Actualité de Papa Wemba

C’est sur une bonne note que dans la soirée du samedi 26 juillet 2014, Papa Wemba s’est produit, à l’entière satisfaction de tous à l’hôtel « Panorama » dans une salle qui a refusé du monde.
Source : digitalcongo.net | 2014-07-28 16:21:50.0
L’artiste musicien Papa Wemba qui est en tournée à l’Est de la Rdc a été reçu en audience par le Vice- gouverneur de la province du Nord-Kivu, auprès de qui il a sollicité l’accompagnement pour un concert qu’il compte animer dans la ville de Goma, à son retour de Bukavu.
Source : digitalcongo.net | 2014-07-25 15:07:04.0
Le single, en version CD et DVD, sera disponible à partir du 30 juillet et la sortie de l’album est prévue dans deux mois.
L’opus est produit par le label GOODY GOODY RECORDS créé par Nathalie Makoma elle-même. Le single, comme son nom l’indique, comprend la chanson « One more try » déclinée en deux versions : l’instrumental et la version avec les paroles. La chanteuse a déclaré qu’elle chantera plus souvent en anglais même si certaines de ses chansons seront également en lingala, français ou encore swahili. La chanteuse, qui a quitté le groupe Makoma, a déclaré avoir récemment assisté aux répétitions du groupe, sans pour autant le réintégrer. « Il y a deux jours, j’étais à leur répétition. J’ai vu qu’ils sont en train de travailler. Malheureusement, je ne serai pas avec eux. Mais ils sont en train de bosser pour leur prochain album», a-t-elle indiqué sur l’émission couleurs tropicales de RFi. Nathalie Makoma déclare être toujours chrétienne et chanteuse de gospel, malgré tout ce qui a été dit sur elle. « J’ai un travail que je fais qui est la musique. Pour moi, le gospel n’est pas un travail mais une croyance.C’est la relation personnelle que j’ai avec mon Dieu. Je chanterai toujours pour lui. Mais j’ai un travail que Dieu m’a aussi donné et c’est toujours la musique afro beat », a expliqué la chanteuse.

Nathalie Makoma avait signé un contrat de production avec Sony mais a décidé de créer son propre label afin de faire la musique comme elle l’entend. « Je l’ai fait aussi afin d’aider d’autres artistes », a-t-elle expliqué. Après son duo à succès avec Papa Wemba sur la chanson « Six millions ya ba soucis », l’ancienne chanteuse phare du groupe Makoma n’exclut pas la possibilité de featuring avec d’autres artistes comme Ferré Gola ou Fally Ipupa.

Patrick Kianimi
Adiac-congo.com

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Source : starducongo.com | 2014-07-19 19:25:00.0
Le leader du groupe Viva-la-Musica compte donner le coup d’envoi officiel de la promotion de son nouvel album « Maître d’école » dont la sortie est intervenue il y a quelques semaines.
Source : digitalcongo.net | 2014-07-16 16:35:27.0
Dans son nouvel album, Papa Wemba qui se mue en moralisateur entend apprendre à la jeune génération ce qu’est la rumba, la vraie qui a marqué les heures de gloire des indépendances. es mots qui contrastent avec la personnalité de leur auteur : le roi de la sape se mue en moralisateur !
Source : digitalcongo.net | 2014-07-11 16:23:37.0
Dès ce vendredi 20 juin 2014, les mélomanes vont bien se régaler avec un support de taille baptisé « Maitre d’Ecole Rumba na Rumba ».
Source : digitalcongo.net | 2014-06-19 15:13:35.0
Chaque époque de la vie musicale de Papa Wemba est caractérisée par une nomination spécifique, parfois liée au contexte. Raison pour laquelle, il demeure artiste de tous les âges. Papa Wemba : ‘‘de  génération  en générations’’.
Source : digitalcongo.net | 2014-06-17 15:43:57.0
Cependant, il regrette l’attitude de la maman Mbilia Bel qui, contactée pour participer à la réalisation de cet album avait simplement refusé de coopérer avec le patron du consortium Viva la Musica qui, pourtant avait mis des moyens pour ce faire.
Source : digitalcongo.net | 2014-06-14 14:01:38.0
Le samedi 9 août prochain à la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu, le patron de l’orchestre Viva la Musica âgé de 65 ans va se marier religieusement avec Marie-Rose Luzolo, la mère de quelques uns de ses enfants.
Source : digitalcongo.net | 2014-06-12 16:05:53.0
A son siège de Kauka dans la commune de Kalamu, Jadot vient de mettre ensemble quelques pionniers de l’orchestre Viva-la-Musica de Papa Wemba avec lesquels il voudrait réaliser un single.
Heureux comme Ulyse, Bilimba, connu par son nom de guerre de « Jadot le Cambodgien » qui vient de réaliser son rêve.

Dans son fief dénommée «Ile de Cambodge» au quartier Kauka, ce chanteur et auteur -compositeur vient de regrouper sous l’appellation des « Anciens de Molokaï» un bon nombre de musiciens qui, ont, évolué au sein de l’orchestre Viva- la- Musica de Papa Wemba depuis sa fondation en 1977.

Jadot le Cambodgien et ses collègues s’adonnent chaque lundi et mercredi à d’intenses séances de répétition en préparation de leur prochaine sortie en public, avons-nous appris de source autorisée.

Avant la sortie du groupe sur scène, Jadot voudrait larguer sur le marché, un single de quelques chansons.

Participent à la réalisation de ce single, entre autresn, les anciens de musiciens de Molokaï comme Lidjo Kuempa , Stino As de la Chorale, Reddy Amisi, venus récemment de l’Europe pour prendre part au festival « King Kester For Ever» de Kikwit.

Enfin, Jadot Le Cambodgien voudrait faire revivre l’ambiance de tonnerre qu’il avait provoqué lors des fêtes de Nouvel an en 1990, de son disque (45 Tours) « Beauté divine » publiée par Vévé production, a indiqué la source.

Zenga Ntu (Source: Digitalcongo)

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Source : starducongo.com | 2014-06-03 01:07:00.0
A son siège de Kauka dans la commune de Kalamu, Jadot vient de mettre ensemble quelques pionniers de l’orchestre Viva-la-Musica de Papa Wemba avec lesquels il voudrait realiser un single.
Source : digitalcongo.net | 2014-05-31 13:50:32.0
Si hier, il était baptisé Joker, la carte qui gagne, aujourd’hui, parler d’Evoloko apparaît comme superflu pour le public actuel de la musique congolaise. Alors, que dire de lui qui ne puisse paraître une surabondance ?
Cette année 2014, Evoloko Lay Lay a totalisé soixante ans de vie sur terre. Né le 20 mai 1954, le chanteur congolais n’a pas encore dit son dernier mot, malgré toutes les contraintes musicales que connait sa carrière. Il ne s’avoue nullement vaincu par l’usure de temps.

Aux dernières nouvelles, le patron de Langa Langa Stars se serait mis en quarantaine dans un studio à Kinshasa pour enregistrer un nouvel album.

Objectif, faire danser les mélomanes en 2014. Evoloko Atshuamo Jocker réserve certainement des surprises aux amoureux de la bonne musique, qui ont eu à l'apprécier dans le temps et la jeune génération des mélomanes qui découvrira ce chanteur ténor hors pair.

Si hier, il était baptisé Joker, la carte qui gagne, aujourd’hui, parler d’Evoloko apparaît comme superflu pour le public actuel de la musique congolaise. Alors, que dire de lui qui ne puisse paraître une surabondance ?

L’homme est du genre discret, peut-être réticent. Il est moins bavard, boit à peine et ne fume guère. Evoloko appartient à la classe musicale de la fiesta, un style rythmique très apparenté au rythme soul américain.

On se souviendra de la frappante similitude de ses mouvements de danse avec ceux du roi du soul, l'Américain James Brown, mouvements qui furent le fondement de la danse Cavacha.

Avec sa voix aiguë et limpide, très charmante, il est parvenu à créer toute une école. Il est vrai que de nombreux musiciens congolais ont appris à ses côtés avant devenir les vedettes qu'ils sont aujourd’hui. On citera des musiciens tels que Bozi BoZiana, Dindo Yogo, Djanana, Nyoka Longo...

Qu’à cela ne tienne, Evoloko apparaît pour bien de ses pairs comme un éternel perdant ! L'homme est conscient de son inimaginable échec.

On l'entend, en effet, chanter à qui veut l'entendre : «...mokolo na ko zuwa, bayamba nga mpé lokola bango...». «Un jour je réussirai, et on m'acclamera comme eux... ». Il est de la génération de Papa Wemba, Nyoka Longo, Koffi Olomidé, Bozi Boziana, etc. face auxquels il a perdu le combat pour la gloire, l'amour des Congolais et la reconnaissance de ses pairs.
Deux faits à noter: Papa Wemba, le seul musicien Congolais valablement comparable à Evoloko sur le plan artistique, est arrivé à évoluer sur la scène internationale.

Alors qu'Evoloko est resté un artiste plutôt local, si pas oublié de la scène musicale. La mauvaise gestion constatée dans les groupes Isifi Lokolé, Isifi Melodia et Langa Langa stars, après son départ de Zaiko, laisse croire que Lay Lay n’a pas la carrure ou encore moins le pouvoir de maintenir un orchestre à lui. Pour ces seules raisons l'image du perdant continuera à lui coller à la peau.

Qu’à cela ne tienne, Evoloko Jocker est un chanteur de prédilection, auteur-compositeur et danseur au talent innombrable.

L’histoire renseigne qu’il a démarré sa carrière en 1969 au sein du collectif Zaiko Langa Langa. Déjà à 18 ans, le chanteur fut une superstar qui brillait dans tout Kinshasa.
Pour la jeunesse congolaise, Evoloko fut l'idole, le modèle à suivre et le leader incontesté du groupe Zaiko.

Il était beau, dynamique, talentueux et surtout il inventait par sa façon de s'habiller, par son rythme Cavacha ; et ses chansons. Son look attirait irrésistiblement tous les jeunes de l'époque.

Le succès qu'il connut auprès des jeunes et ses chansons mélodieuses a fait de lui une légende. « Francine Keller », «Charlotte à dieu na Athénée», «Ami Bakumba», «Belinda Ya Mbongo», «Eluzam» et «Mbeya-Mbeya», «Fièvre Mondo» demeurent parmi les meilleures compositions classiques de la musique congolaise moderne.

Jordache Diala
(Source: Digitalcongo.net)

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Source : starducongo.com | 2014-05-30 21:00:00.0
Transfuge de Viva La Musica de Papa Wemba, le chanteur Stino Mubi veut se réinstaller à Kinshasa pour monter un nouveau groupe musical. Dans une interview accordée à Radio Okapi mercredi 14 mai, il a également annoncé la sortie prochaine d’un album de 10 titres. Stino Mubi, qui se fait appeler le Michaël Jackson d’Afrique depuis qu’il s’est installé à Paris (France), est venu à Kinshasa déposer une gerbe de fleurs à la tombe de King Kester Emeneya décédé le 13 février dernier à Paris et inhumé en RDC.

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Source : starducongo.com | 2014-05-16 02:00:00.0
Les sapeurs, ces dandys autoproclamés d’Afrique subsaharienne, mènent une vie à contre-courant du climat ambiant...
Dans l’imaginaire populaire, la République du Congo et la République démocratique du Congo sont rarement associées à l’élégance et à l’extravagance chic, mais plutôt à une histoire marquée par la pauvreté, la maladie, la malnutrition et les graves conflits des années 90, qui emportèrent des milliers de civils. Pourtant, au milieu de ce chaos congolais, les sapeurs, ces dandys autoproclamés d’Afrique subsaharienne, mènent une vie à contre-courant du climat ambiant.

Le nom sapeur vient du terme familier se saper, c’est-à-dire s’habiller avec goût, mais c’est également l’acronyme d’un groupe social, la « Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes ». La sape remonte au début du colonialisme. La France avait entrepris de « civiliser » les Africains en leur fournissant des vêtements d’occasion comme monnaie d’échange pour gagner la dévotion de leurs supérieurs. Bien que la guerre et les combats aient dévasté le Congo au fil des ans, la sape connait un renouveau à Brazzaville, la capitale de la République du Congo. Malgré des campagnes organisées contre cette sous-culture dans les espaces publics, elle est maintenant source de respect et symbole de stabilité et de paix au cœur de l’agitation qui secoue le pays. D’après Alain Akouala Atipault, l’influent ministre chargé des zones économiques spéciales, la sape démontre que la nation retrouve une vie normale après des années de guerre civile, preuve de l’amélioration de la situation. La violence et les conflits sont tout simplement en contradiction totale avec les valeurs morales des sapeurs. Leur exubérance flamboyante sert de fil d’Ariane à une jeunesse congolaise défavorisée, en la guidant du Tiers Monde au cosmopolitisme moderne.

Malgré leurs tenues dispendieuses, ces hommes ne sont pas riches. Les sapeurs sont des travailleurs ordinaires et démocrates de Brazzaville, des chauffeurs de taxi, des agriculteurs, des charpentiers, qui cultivent sur leur propre personne leur idéal de beauté à travers une allure ostentatoire, dans une démarche politico-culturelle complexe. Bien qu’il y ait toujours eu des dandys au Congo après l’esclavage et la domination française et belge, le mouvement social tel que nous le connaissons aujourd’hui a été remis au goût du jour dans les années 70 par le musicien Papa Wemba, à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Il a promu la culture de la sape, en mettant l’accent sur l’élégance de tous les Congolais, quelle que soit leur classe sociale.

La garde-robe de la sape s’accompagne d’une philosophie centrée sur le respect, la paix, l’honnêteté et l’honneur. Cela signifie que le sapeur doit être non violent et bien éduqué, son attitude et son comportement doivent être source d’inspiration. Wemba a mis ces principes au service d’un idéal politique. Il a ainsi donné naissance à une vague de résistance populaire contre le « régime de l’authenticité » du président Mobutu Sese Seko, qui, peu après l’indépendance, ordonnait la condamnation des liens symboliques avec le colonisateur et le retour aux traditions. Wemba s’est servi de l’habillement extravagant de la culture de la sape pour braver le code vestimentaire strict imposé par le gouvernement qui interdisait la mode européenne et occidentale.

Bien que ce phénomène, au premier abord, soit source d’inspiration et d’intérêt, il a également une facette plus sombre. Tandis que la majorité des citoyens dédient leurs maigres économies à l’alimentation, la priorité du sapeur est de gagner assez d’argent pour acheter un chapeau d’un créateur français ou italien assorti à ses chaussures. Considérant l’extrême pauvreté des bidonvilles où vivent les sapeurs, il est préoccupant de voir que la mode l’emporte sur les besoins de l’être humain généralement considérés comme basiques. De plus, les sapeurs se félicitent de leur capacité à se laver et à suivre des règles de propreté et d’hygiène dans un pays où l’eau manque. Ce qui était un mouvement politique a pris chez ces hommes la forme d’une obsession, et ils en arrivent à faire l’impossible pour rester élégants. Dans leur nation d’Afrique Centrale en grande difficulté, les sapeurs sacrifient leurs chances d’avoir une plus grande maison, une voiture ou même une éducation pour leurs enfants. Beaucoup ont recours à des moyens illégaux pour acquérir leur garde-robe, certains ont même été emprisonnés.

Dans un pays dévasté par les guerres civiles, les bombes, la pauvreté et la privation, sur fond de bidonvilles, cette fascinante sous-culture congolaise nous met face à un dilemme. Tandis qu’à première vue, la sape est un culte du vêtement, c’est avant tout un mouvement révolutionnaire qui, par le passé, a défié des dirigeants politiques en utilisant l’apparence et la propriété comme une forme de rébellion contre la brutalité de la vie au Congo et en créant un environnement paisible autour des sapeurs. Pourtant, lorsque nous voyons ce à quoi en sont réduits les aficionados pour mettre la main sur un costume occidental, une cravate européenne ou un cigare cubain, la fascination pour l’illogisme de cette sous-culture n’émerveille plus. Elle inquiète.

La contradiction entre la sophistication et le style qui constituent l’identité du sapeur et les conditions de vie médiocres du pays est un choc entre deux mondes. Malgré les énormes sacrifices consentis pour parachever leur apparence, s’habiller avec des vêtements aussi raffinés et élégants devient, paradoxalement, un moyen pour ces hommes de fuir et d’oublier la pauvreté. Au sein de leur communauté locale, ils sont source d’inspiration et d’optimisme au détour de conversations, de danses et de compétitions amicales, ce qui, selon l’indice du Bonheur National Brut, représente un bien meilleur mode de vie. En outre, les sapeurs sont conscients que leurs priorités peuvent surprendre, ce à quoi ils répondent : « un sapeur congolais est un homme heureux, même s’il ne peut pas se nourrir, car de beaux vêtements sont synonymes de nourriture pour l’esprit et de plaisir pour le corps». Toutefois, en observant l’irrésistible harmonie qui entoure ce culte de l’élégance englué dans un décor de misère, une question se pose: sans la sérénité apportée par leurs vêtements, les sapeurs seraient-ils violents ?

Par Juliette Lyons, traduit par Céline Herbin

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Source : starducongo.com | 2014-05-16 00:55:00.0

 

Crée le 15-05-2014  - 13H00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER.. BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE INTERNATIONALE .  Mis à jour jeudi le  15-05-2014 - 14H10 PAR : RADIO OKAPI 

 

Transfuge de Viva La Musica de Papa Wemba, le chanteur Stino Mubi veut se réinstaller à Kinshasa pour monter un nouveau groupe musical. Dans une interview accordée à Radio Okapi mercredi 14 mai, il a également annoncé la sortie prochaine d’un album de 10 titres. Stino Mubi, qui se fait appeler le Michaël Jackson d’Afrique depuis qu’il s’est installé à Paris (France), est venu à Kinshasa déposer une gerbe de fleurs à la tombe de King Kester Emeneya décédé le 13 février dernier à Paris et inhumé en RDC. 

 

Stino Mubi répond aux questions de Kaki Akiewa.

Source : afriqueredaction.com | 2014-05-15 14:05:00.0
http://www.starducongo.com/video/
Congo, (Starducongo.com) - L'Algérie accorde 33 bourses d'études au Congo, la rencontre sportive Congo/Namibie et la sortie prochaine de « Maître d’école », le nouvel album de Papa Wemba constituent le menu du premier JT de Starducongo du samedi 10 mai.

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Source : starducongo.com | 2014-05-13 11:49:00.0
Invité au Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), Ferré Gola a offert deux shows explosifs sur les scènes d’Anoumabo et de Yopougon. Perçu comme l’une des nouvelles coqueluches de la rumba congolaise, Ferré fait parler de lui partout où il passe. Le chanteur s’est ouvert à nous et se prononce sur les multiples conflits dans la musique congolaise, le départ de son instrumentiste Nicodème, ses rapports avec les autres artistes congolais, les femmes…
• C’est ta première participation au FEMUA. Avec quels sentiments repars-tu ?

- Je regagne mon pays avec un sentiment de satisfaction. Je félicite A’Salfo pour m’avoir invité au FEMUA. L’organisation a été une grande réussite. Car depuis l’aéroport jusqu’à notre hôtel, tout était précis. Je n’ai que des encouragements à l’endroit des organisateurs.

• Tes impressions face à l’accueil enthousiaste du public lors de tes deux prestations ?

- Vraiment, c’est un public très chaleureux que j’ai découvert à Anoumabo. Il est différent de ceux que j’ai l’habitude de rencontrer dans les autres manifestations auxquelles je participe. Ce public me réclamait certains de mes titres que je ne pouvais imaginer. C’était également un grand plaisir pour moi de jouer devant ces personnes qui n’ont pas souvent les moyens de s’offrir un ticket pour un concert payant.

• Quel fut ton sentiment quand tu as reçu l’invitation pour le FEMUA ?

- Franchement, je ne connaissais pas le FEMUA, même son existence. C’est à la conférence de presse de lancement à Paris que j’ai eu de plus amples informations sur ce festival. Et les images des éditions précédentes, m’ont permis de mesurer sa dimension internationale. Et surtout que c’était une belle occasion de venir en Côte d’Ivoire. Cela m’a motivé à venir jouer pour le public du FEMUA. Mais après mes différentes prestations, j’ai été convaincu de tout ce que j’avais vu et entendu de ce festival qui existe depuis 7 ans.

• A quoi répondait ton don des 150 Euros (97500 FCFA) au public ?

- Bon, on m’a dit que c’est au village. Je voulais, à ma façon, contribuer à donner un peu de joie aux populations. C’était juste une scène pour s’amuser et non pour démontrer que j’ai de l’argent. Le FEMUA, mène aussi des actions sociales. C’est ma contribution à cet effort pour donner de la joie à cette population. D’autre part aussi, je voulais savoir la vérité sur la rumeur qui disait qu’il y a des danseurs ivoiriens qui pouvaient rivaliser avec les Congolais. Il fallait faire quelque chose pour les motiver et voir ce que ces danseurs valent. Eééh bien, j’ai compris qu’il y a les mêmes talents ici qu’à Kinshasa. Evidemment, les Congolais doivent redoubler d’effort parce que les Ivoiriens arrivent… (Rires.)

• ça ne te tente pas de prendre un jeune ivoirien dans ton groupe ?

- Si, je veux bien avoir des Ivoiriens comme danseurs. Sauf que là, je ne rentre pas directement à Kinshasa, je vais à Paris. Je vais m’organiser pour voir comment ça peut se faire. D’ailleurs, l’un des deux jeunes qui ont fait le show sur la scène d’Anoumabo, je l’ai reçu ici à l’hôtel et nous avons échangé à ce sujet.

• A Kinshasa, tu es présenté comme l’un des chefs de file de la nouvelle génération de la rumba. Qu’en penses-tu ?

- Tu l’as dit. Je suis le capitaine qui amène cette génération de rumba à bon port. C’est vrai qu’il y a des devanciers, mais je dis que je suis le capitaine. On fait de la rumba de nos devanciers avec beaucoup d’innovations.

• Oui, justement qu’est-ce qui fait la différence entre eux et vous ?

- La différence fondamentale avec les autres, ce sont les mélodies. Moi par exemple, j’utilise beaucoup la guitare dans ma rumba. Ma particularité, j’essaie de moderniser cette musique avec une coloration R&B. Mon style musical n’est pas loin de celui de feu Franco. Donc, c’est tout à fait normal que ça accroche les mélomanes.

• On t’oppose à Fally Ipupa. Alors considères-tu comme une victoire, le fait d’avoir pris son producteur David Monsoh ?

- Excusez-moi, c’est David Monsoh qui peut répondre à cette question parce je ne suis pas disposé à y répondre.

• Mais tu travailles avec David Monsoh ?

- David Monsoh a réalisé mon premier album mais pour votre préoccupation, je crois, qu’il est mieux placé, pour vous satisfaire.

• N’est-ce pas important pour toi de clarifier les choses ?

- Bon, j’ai mon album Boîte noire sorti depuis juillet 2013 qui suit son cours normal. Celui qui a produit l’œuvre et qui l’a distribuée s‘appelle Diego, il réside à Paris. Notre contrat est encore en cours. Maintenant, s’il y a d’autres projets on verra. Comme l’adage le dit, l’homme propose et Dieu dispose. Sinon pour l’instant, je n’ai pas encore entrepris des démarches pour un nouvel album.

• Quelle est ta réaction face à Werrason qui a débauché ton musicien Nicodème ?

- Les musiciens font ce qu’ils veulent, moi je n’ai pas de contrat avec qui ce que soit. Nico est parti épauler son grand-père (rires).

• Toi aussi tu l’avais fait à l’époque avec Koffi Olomidé…

- Non, ce n’est pas la même chose. Koffi avait payé de l’argent pour que je joue avec lui. C’était un contrat de 2 ans. C’est quelque chose qui ne s’était jamais produit avant. C’était la première fois. Et quand j’ai épuisé le contrat, j’ai commencé ma carrière solo.

• C’est sans animosité que tu as accueilli son départ…

- En ce moment, ça ne me fait pas mal. Du moment que dépuis l’aéroport de Kinshasa jusqu’en ville, on ne fait que jouer les chansons de Boîte noire, mon album. Pour quelle raison je vais m’inquiéter ? En plus, c’est moi qui chante, pas Nico. Les musiciens profitent du chanteur et non le contraire. Et de surcroît, un musicien ne peut pas pénaliser ma carrière. La preuve nous avons joué au FEMUA sans ce dernier.

• Ta nouvelle danse ‘’Papa mukolo ameli sifflet’’ serait une réplique à Werrason ?

- ‘’Le vieux a avalé son sifflet’’ est parti d’un concert que Werrason a donné au stade des Martyrs et ce jour-là, il a été hué par le public. Donc, j’ai pris cela comme un cri de guerre dans mes chansons.

• Qu’est-ce qui t’oppose à Werrason ?

- Rien ne m’oppose à Werrason. Je ne suis pas de la même génération que lui pour que nous soyons en conflit. Lui et moi, on ne se voit pas, on ne fréquente pas et on ne se parle pas. Vous savez, chacun a sa manière de voir la vie. J’ai dit à Nico que là où il se trouve, que sa carrière prospère parce qu’il est mon ‘’fils’’. Un père ne maudit pas son fils, il veut son bien. J’ai le sentiment que c’est devenu une guerre entre eux et moi, parce qu’ils ne veulent pas que je réussisse.

• Explique-nous pourquoi ces interminables va-et-vient des artistes entre les orchestres ?

- Ce sont les chefs d’orchestres faibles qui débauchent des musiciens ou des chanteurs pour renforcer leurs groupes. C’est ceux qui sont faibles qui font ça.

• Tu veux dire que c’est parce que Werrason est faible qu’il a pris Nico ?

- Sans polémique aucune, Werrason a fait son époque. C’est fini. A présent, c’est le temps de Ferré et les autres. Chacun a son époque. Mais aussi pour rester longtemps sur la scène, il faut chanter. Il faut donc qu’il chante.

• Apparemment, tu es un homme timide ?

- Oui, je ne parle pas beaucoup. J’ai grandi comme ca. Depuis tout petit, je n’ai pas eu d’amis. J’ai grandi un peu renfermé sur moi-même. Je ne parle pas beaucoup, mais je m’exprime à travers mes chansons.

• C’est dire que tu n’as pas d’amis parmi les artistes au Congo…

- Non, je n’ai pas d’ami parmi les artistes. On se salue parfois si l’occasion se présente. Mais je n’ai pas d’amis surtout à Kinshasa.

• Et lorsque vous vous rencontrez à un festival, c’est quelle ambiance ?

- Là, c’est la guerre, personne ne dit un mot à son ami. On peut peut-être se dire bonjour, mais on ne s’approche pas. Sauf si j’ai affaire à des gens comme le regretté King Kester, Félix Wazékwa… Les anciens.

• Mais pourquoi une telle atmosphère entre artistes d’un même pays ?

- Ce n’est pas chez nous seulement que cette rivalité existe entre les artistes. Aux Etats-Unis, c’est un phénomène qu’on rencontre. Mais eux parfois, ils se soutiennent à travers les featuring ou figurent dans les vidéos des uns et des autres. Ce n’est pas le cas chez nous.

• Qu’est-ce que ça te fait quand on invoque des noms comme Tabuley, Franco… ?

- Il y a eu deux époques. Il ya eu le Grand Kallet et les Franco. Il y a eu celle du seigneur Rochereau, Papa Wemba… Moi, je suis leur incarnation. Je suis le Rochereau d’aujourd’hui. Parce tous ceux-là c’étaient des ténors. La rumba, ce sont les textes, la voix et les mélodies.

• Ferré Gola et les femmes. Tu les aimes beaucoup, dit-on.

- Ah, je suis un homme ! Je suis un père de famille, avec plusieurs enfants.

• Combien d’enfants ?

- Beaucoup !

• Que penses-tu des Ivoiriennes ?

- Les Ivoiriennes sont belles et charmantes, comme mes sœurs congolaises.

• Et si tu n’étais pas marié, tu aurais épousé une d’entre-elles ?

- Je n’ai pas pensé à cela. Donc, je ne sais quoi dire.

Par Claude kipré & Charly Légende

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Source : starducongo.com | 2014-05-10 02:23:00.0
L’artiste musicien Jules Shungu alias Papa Wemba vient de terminer l’enregistrement en studio de son nouvel album dont le titre phare est ‘‘Maître d’école’’, rumba na rumba. D’après les informations reçues auprès de la star, son nouveau fleuron artistique sera lancé au mois de juin 2014.
Source : digitalcongo.net | 2014-05-03 14:07:12.0
À deux mois de la sortie de son prochain album "Maître d'école" prévue le 20 juin, Papa Wemba revient sur la place de la rumba congolaise sur le continent, mais aussi sur les tensions entre artistes musiciens de la RDC et opposants anti-Kabila vivant à l'extérieur du pays. Interview.

Depuis quelques années, la musique congolaise stagne. Papa Wemba en est conscient. "C'est pour [lui] redonner un souffle nouveau" qu'il s'apprête à lancer sur le marché du disque "Maître d'école", un nouvel album de vingt-quatre titres "100 % rumba". Une sorte de "retour aux sources", mais aussi une réappropriation d'un genre musical qui a longtemps fait bouger le continent, avant d'être supplanté par le coupé-décalé ivoirien ou, plus récemment, par la musique urbaine nigériane.

Pour réussir son pari, Papa Wemba mise sur sa voix particulièrement haut perchée et restée immuable malgré ses 64 ans (bientôt 65), mais également sur la participation à son album de quelques grands noms de la musique congolaise contemporaine : JB M'Piana de Wenge Musica Bcbg, un de promoteurs de la danse Ndombolo, Jossart Nyoka Longo, leader du célèbre groupe Zaïko Langa Langa, Barbara Kanam… Un featuring est également prévu avec la chanteuse malienne Nana Kouyaté.

Papa Wemba appelle les "combattants" au dialogue

Seulement voilà, la promotion de "Maître d'école" risque d'être perturbée par des actions hostiles des "combattants", ces opposants radicaux anti-Kabila qui empêchent depuis cinq ans les chanteurs congolais à monter sur scène en Europe, en Amérique, voire en Afrique du Sud, reprochant à ces derniers d'être des "collabos" du régime en place à Kinshasa.

http://www.starducongo.com/video/

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Source : starducongo.com | 2014-04-28 17:03:00.0
L’artiste musicien Papa Wemba explique que s’il son soutien au Président Joseph Kabila par le fait que ce dernier a été élu. De même qu’il invite les « Combattants » à "fumer le calumet de la paix" avec les artistes musiciens.
Source : digitalcongo.net | 2014-04-28 16:04:06.0
Quatorze personnes sont mortes dans une bousculade survenue lors d'un festival organisé en hommage au chanteur décédé King Kester Emeneya à Kikwit, dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le gouvernement de la province du Bandundu.

"Le bilan provisoire de ces incidents que nous déplorons très sérieusement est de 14 morts, parmi lesquels deux policiers - un officier et un agent - et 8 blessés. Le gouvernement s'attèle à assurer la prise en charge des victimes", a déclaré à l'AFP le Pr Camille Sesep, porte-parole du gouvernement provincial.

La bousculade s'est produite dans la nuit de jeudi à vendredi au stade de Kikwit, ville de naissance de la star décédée le 13 février à Paris. "A la fin de soirée, il y a eu un mouvement (de foule) qui a provoqué cette bousculade", a indiqué le Pr Sesep sans pourvoir expliquer l'origine du mouvement de foule.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises du drame. Quant au festival rendant hommage à King Kester Emeneya, dans le cadre du 40e jour de sa disparition, il a été pour l'instant été annulé.

Le gouverneur provincial, des membres du gouvernement et des élus ont visité l'hôpital de Kikwit pour "réconforter les blessés" et les parents ayant constaté la disparition de proches sont invités à les signaler", a indiqué le porte-parole, appelant les populations au "calme" et à "vaquer à leurs occupations".

King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, avait été inhumé le 2 mars à Kinshasa.

Il a chanté plusieurs années dans le groupe Viva la Musica de Papa Wemba, l'un des rois de la rumba congolaise, avant de diriger son propre groupe, Victoria Eleison, qui a fêté en 2012 ses 30 ans de carrière. Il était notamment connu pour les titres "Dikando", "Afimiko", "Wilo Mondo" ou "Surmenage".

King Kester Emeneya était connu pour son talent musical et sa passion pour le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), qui prise les créations des grands couturiers, hors de prix pour les deux-tiers des Congolais, qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

© 2014 AFP

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Source : starducongo.com | 2014-04-27 02:43:00.0
L’artiste congolais Nyoka Longo célèbre ses 44 ans de carrière et ceux de son orchestre Zaïko Nkolo Mboka. Il est fier aujourd’hui d’être à la tête de l’unique groupe musical de l’Afrique centrale à avoir subsisté pendant plus de 40 ans, malgré les nombreuses secousses. Aux lecteurs de "Freya Magazine" et de "Forum des As", il se dévoile.
Vous avez commencé votre carrière très jeune. Pourriez-vous en parler à la jeune génération ?

J’ai commencé ma carrière dans Zaïko, à la création de cet orchestre le 24 décembre 1969. Je n’avais alors que 16 ans. Pour nous, c’était une aventure entre amis. On était encore élèves, étudiants… Au fil du temps, on a pris goût avec les charges qui devenaient nôtres. Il nous fallait alors supporter nos études. On a eu plus tard des enfants, tout en étant musiciens ! Et la musique est ainsi devenue notre profession jusqu’aujourd’hui. Beaucoup de gens nous ont soutenus… Il y a eu notamment les membres du comité de l’orchestre qui nous soutenaient pour nos frais scolaires et objets classiques, et également notre aîné qui vient de rendre l’âme : l’artiste Pascal Tabu Ley, qui était le parrain de l’orchestre. C’est, en fait, la première personne qui nous a permis de répéter avec les instruments électriques. C’est aussi lui qui a fait les critiques de nos premières œuvres avant que nous entrions au studio.

Premier parrain de Zaïko, Tabu Ley vous a-t-il beaucoup inspiré ?

Bien entendu ! Je suis un grand fan de Tabu Ley depuis mon jeune âge. C’est un grand artiste. Un bon compositeur. Un travailleur. Il m’a vraiment beaucoup inspiré. J’ai eu personnellement la chance de travailler avec lui pendant trois mois avant d’aller au Festival de l’art nègre en 1977. J’ai été impressionné par son agilité dans la répartition du solfège pour la partie cuivre, guitare… quand il s’est agi d’arranger des chansons comme "Nalali pongi, Armando". Le travail lui a pris à peine moins de deux heures. Autre point positif que je retiens de lui, c’est le fait que Tabu Ley était une personne qui apportait des grandes choses dans la musique congolaise. Surtout quand il subissait de grands coups. Lorsque les artistes le quittaient, c’est en ce moment qu’il travaillait davantage pour innover et ressortir plus fort de l’épreuve.

Tout au long du parcours de Zaïko, beaucoup de vedettes se sont succédé. Lesquelles parmi vous ont joué un rôle déterminant ?

En première ligne, je citerai Papa Wemba, puisque c’est lui qui a été le détonateur de la création de Zaïko Langa Langa. C’est en fait lors de son intervention au cours d’une répétition que la direction du groupe avait décidé de dissoudre l’orchestre Bel Guide National, qui ne s’était jamais produit en public, pour arriver à la création de Zaïko Langa-Langa. Avec lui, nous avons créé, Manuaku Waku et moi, l’orchestre Zaïko. Plus tard, nous avons connu feu Tedy Sukami, qui était le secrétaire du groupe Bel Guide National, et qui jouait à la guitare. Après, on a fait recours à Zamwangana qui jouait aussi à la guitare. Par la suite, nous avons accueilli Mbuta Matima et Mbuta Mashakado, venus comme chanteurs de même que Mavuela Somo. Vinrent alors d’autres chanteurs de talent comme Evoloko, puis trois ans plus tard Gina Efonge. Le feu Danel Ndebo qui fut le premier bassiste du groupe, Oncle Bapius… Ils sont tellement nombreux !

Zaïko Langa Langa a connu beaucoup de départs tout au long de son parcours. Ces défections ne vous ont-elles pas déstabilisé ?

Je ne suis pas souvent d’accord quand les gens parlent de scission. Vous savez, dans un véhicule, il faut distinguer l’accessoire de l’essentiel. Au sein des Zaïko, des gens venaient et partaient. C’est vrai. Mais, la vraie scission que nous avons connue, c’est en 1974 lors du départ de Papa Wemba pour la création du groupe ISIFI. Mavuela et Gina se sont aussi retirés par la suite. Ces artistes constituaient, à vrai dire, la base de l’attaque chant de Zaïko. Et puis, il y a eu le départ de ceux qui sont allés créer Langa Langa Star : Evoloko, Djo Mali, Roxy Tshimpaka…Le plus grand départ, c’est celui du groupe qui est allé créer Zaïko Familia Dei : Lengi Lenga, Bimi Ombale…

Comment justifiez-vous la stabilité de votre orchestre malgré toutes ces vagues de défections ?

C’est d’abord une grâce ! Zaïko, c’est le seul groupe de deux rives du Congo qui a tenu pendant 44 ans. Zaïko, Même des groupes comme OK Jazz n’ont pas réussi à tenir pendant autant d’années. Il faut reconnaître que c’est aussi grâce à la fidélité des fanatiques de Zaïko que nous parvenons à maintenir la stabilité de notre orchestre. C’est ca le secret de notre stabilité. Il importe de souligner également que Zaïko est la troisième école de la musique congolaise. Nous avons créé notre style à nous. Nous avons réussi à nous écarter de deux écoles de la première génération, à savoir African Jazz et Africa Fiesta de Rochereau Tabu Ley et autres. Nous, nous avons créé un autre style issu de nos aînés belgicains.

Qu’est-ce qui explique votre stabilité au sein de Zaïko ?

Je suis fidèle à Zaïko ! C’est ce qui justifie ma stabilité au sein de ce groupe. C’est par fidélité premièrement et par discipline. Ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à Zaïko. Zaïko, c’est comme mon enfant ! Je ne pourrai en aucun moment l’abandonner. Nous avions jadis séché nos études pour ce groupe qui nous a tout donné ! Les bons souvenirs de Zaïko, c’est ce que je suis devenu moi-même (Rires). Les nombreuses relations que j’ai avec les autorités de mon pays et à travers le monde, c’est grâce à ce groupe ! Je regrette toutefois tous ces départs que nous avons connus au sein de l’orchestre. Si tous étaient là, on serait encore très fort.

Vous êtes partis en Europe. Quelles leçons avez-vous tirées de ce séjour ?

Nous sommes partis pour apprendre. Mais il s’est fait que nous avons été arrêtés, nous sommes tombés malades… Personnellement, j’ai beaucoup appris. Comme l’avait déclaré feu Luambo Majiadi avant son décès, l’artiste musicien congolais est une race à part. J’étais parti avec une équipe de 26 personnes, mais je suis rentré au pays juste avec quatre artistes. Côté promotion d’artistes, j’ai appris que nos compatriotes qui sont nantis et qui ont beaucoup d’ouverture à l’étranger sont très égoïstes. Ils gardent leurs contacts pour eux-mêmes. Contrairement à nos frères de l’Afrique de l’Ouest et certains de l’Afrique centrale comme les Camerounais. C’est pourquoi nous remarquons que nos frères africains qui s’inspirent de notre musique évoluent plus que nous.

Votre récent album fait du succès dans le pays. Qu’est-ce qui explique, selon vous, cet engouement de la population ?

Le secret de la réussite, c’est le travail ! Il n’y a pas un autre secret ! Il n’y a pas lieu de penser aux fétiches !

Nyoka Longo composait beaucoup dans le temps. Et aujourd’hui, c’est le seben qui domine dans ses chants. Est-ce une exigence du public ?

Si on se réfère à notre récent opus, "Bande annonce" est un choix que nous avons opéré. Je me suis retrouvé avec des jeunes dont nombreux viennent d’arriver dans la profession. Mais ils n’ont pas encore acquis l’esprit Zaïko. Pour nous donc, c’était encore un test. Maintenant, il faut avancer. D’ailleurs notre titre est si révélateur : " Bande annonce". Il annonce ce qui va venir.

Et la vente des albums. Ne vous apporte-t-elle rien ?

Ca nous procure quelque chose, mais pas beaucoup. Quand je parle d’absence de la politique culturelle dans notre pays. Nous sommes plus de 60 millions d’habitants dans notre pays. Si nous ne prenons que les cas de Kinshasa où on compte environ 10 millions d’habitants, personne d’entre nous, artistes ne peut vendre plus de 100.000 exemplaires ! Que ce soient JB Mpiana, Werrason, Koffi Olomide, Papa Wemba, Karmapa… Et pourtant, il y a environ 2 millions de CD qui circulent dans la rue ! Ce sont des cassettes pirates ! Si il y a une politique culturelle, l’Etat pourrait se retrouver ! L’artiste aussi !

Pouvez-vous aujourd’hui dire que la musique paie bien son homme ?

Effectivement ! La musique paie bien son homme. Mais, elle payerait mieux si on avait une très bonne politique culturelle dans notre pays. Jusque-là, ce n’est pas encore cela. La part des sponsors arrivent à peine à 30 % ! L’artiste lui-même contribue à 70 % dans le budget du groupe. Il y a aussi une chose : on a perdu au niveau de la production. Les sponsors, les sociétés brassicoles en premier lieu, ont maintenant pris la place des producteurs pour assurer la visibilité de leurs produits. Ils ne peuvent pas aller au-delà des attentes de l’artiste. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles il y a ce déficit de créativité de la part de nos musiciens. Généralement quand ces sponsors sollicitent le concours de l’artiste, ils lui donnent des moyens pour la prestation. Mais, ils ne stimulent pas la créativité de l’artiste. Ce qui est pourtant le rôle du producteur. Il n’y a plus de producteurs sur le plan phonographique en République démocratique du Congo !

Vue votre expérience, quels conseils donneriez-vous aujourd’hui à la jeune génération qui se lance dans la musique ?

La première chose, c’est la patience. Ensuite, l’amour pour ce métier. En troisième lieu, le travail. Et enfin, la discipline. Quand nos aînés arrivaient dans la musique, chacun s’inspirait d’un modèle, d’un maître et se mettait à l’œuvre pour atteindre son objectif. C’est sur cette base qu’on créait des œuvres. Mais, ce n’est pas aujourd’hui le cas de la nouvelle génération. Ils n’ont pas de modèle, pas de référence. Raison pour laquelle un Italien, qui avait l’habitude de collectionner les œuvres des artistes congolais en Europe, m’a révélé récemment sa déception. Constatant que ses produits ne s’écoulaient plus vite comme dans les temps, à l’époque de Bella Bella, African jazz... Ses clients de différentes nationalités avaient jadis l’embarras de choix quand ils écoutaient la variété des artistes congolais et finissaient par emporter quatre à cinq cassettes. Mais aujourd’hui, quand le collectionneur italien balance la musique des contemporains, ses clients ont l’impression d’entendre la même chose. On sent donc qu’il n’y a plus de créativité. Plus de recherche dans la nouvelle génération qui n’a plus de modèles ! C’est cela donc le grand danger pour notre musique congolaise. Aussi bien à Kinshasa qu’à Brazzaville.

Propos recueillis par Yves KALIKAT

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Source : starducongo.com | 2014-04-22 23:09:00.0

Crée le 10-04-2014  - 10H00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ETINTERNATIONALE .  Mis à jour jeudi le  10-04-2014 - 11H00PAR : LE POTENTIEL

France 24 annonce que son magazine culturel quotidien « A l’Affiche » mettra  à l’honneur l’artiste-musicien de la RD Congo Papa Wemba, à l’occasion d’un numéro 100% musique.

« Le roi de la rumba congolaise vient parler en plateau de son prochain album +Maître d’école+ enregistré entre Kinshasa et Paris, à paraître le 20 juin prochain », précise un communiqué officiel parvenu jeudi 10 avril 2014 à Lepotentielonline.com.

A cette occasion, Amobé Mévégué va revenir « sur la carrière de cette légende de la musique et évoque r ce nouvel album qui revient aux sources de la rumba ».

« Et aussi dans ce numéro de "A l’affiche" : le retour de Michael Jackson à travers un 2ème album posthume et les 20 ans de la mort de Kurt Cobain, le chanteur du groupe Nirvana. La galerie parisienne Addict expose des photos inédites du groupe, prises un mois avant sa mort par un photographe français Youri Lenquette », rapporte le document.

France 24, une chaîne du groupe France Médias Monde

Le communiqué signé par l’attachée de presse Amal Hmimed renseigne que « France 24, ce sont trois chaînes internationales d’information continue, émettant 24h/24 et 7j/7 dans 250 millions de foyers sur les 5 continents : en français, en arabe et en anglais ».

Ces trois chaînes rassemblent 41,7 millions de téléspectateurs hebdomadaires (mesurés sans extrapolation dans 55 pays sur les 177 où au moins l’une des trois chaînes est distribuée).

« La rédaction de France 24 propose depuis Paris une approche française du monde et s’appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants couvrant la quasi-totalité des pays du globe. France 24 est distribuée par câble, satellite, sur la TNT dans certains pays, sur l’ADSL, les mobiles, tablettes et téléviseurs connectés », selon le communiqué.

Il révèle par ailleurs que « l’univers nouveaux médias de France 24, également décliné en trois langues, enregistre chaque mois 14 millions de consultations, 7 millions de vidéos vues et rassemble 6,5 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux ».

Source : afriqueredaction.com | 2014-04-10 11:24:00.0

Crée le 10-04-2014  - 10H00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ETINTERNATIONALE .  Mis à jour jeudi le  10-04-2014 - 11H00PAR : LE POTENTIEL

France 24 annonce que son magazine culturel quotidien « A l’Affiche » mettra  à l’honneur l’artiste-musicien de la RD Congo Papa Wemba, à l’occasion d’un numéro 100% musique.

« Le roi de la rumba congolaise vient parler en plateau de son prochain album +Maître d’école+ enregistré entre Kinshasa et Paris, à paraître le 20 juin prochain », précise un communiqué officiel parvenu jeudi 10 avril 2014 à Lepotentielonline.com.

A cette occasion, Amobé Mévégué va revenir « sur la carrière de cette légende de la musique et évoque r ce nouvel album qui revient aux sources de la rumba ».

« Et aussi dans ce numéro de "A l’affiche" : le retour de Michael Jackson à travers un 2ème album posthume et les 20 ans de la mort de Kurt Cobain, le chanteur du groupe Nirvana. La galerie parisienne Addict expose des photos inédites du groupe, prises un mois avant sa mort par un photographe français Youri Lenquette », rapporte le document.

France 24, une chaîne du groupe France Médias Monde

Le communiqué signé par l’attachée de presse Amal Hmimed renseigne que « France 24, ce sont trois chaînes internationales d’information continue, émettant 24h/24 et 7j/7 dans 250 millions de foyers sur les 5 continents : en français, en arabe et en anglais ».

Ces trois chaînes rassemblent 41,7 millions de téléspectateurs hebdomadaires (mesurés sans extrapolation dans 55 pays sur les 177 où au moins l’une des trois chaînes est distribuée).

« La rédaction de France 24 propose depuis Paris une approche française du monde et s’appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants couvrant la quasi-totalité des pays du globe. France 24 est distribuée par câble, satellite, sur la TNT dans certains pays, sur l’ADSL, les mobiles, tablettes et téléviseurs connectés », selon le communiqué.

Il révèle par ailleurs que « l’univers nouveaux médias de France 24, également décliné en trois langues, enregistre chaque mois 14 millions de consultations, 7 millions de vidéos vues et rassemble 6,5 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux ».

Source : afriqueredaction.com | 2014-04-10 11:24:00.0
France, (Starducongo.com) - Le magazine culturel quotidien de France 24 "A l’Affiche" met à l’honneur Papa Wemba, à l’occasion d’un numéro 100% musique.
« A L’AFFICHE » reçoit le roi de la rumba congolaise samedi 12 avril à 22h15
Le roi de la rumba congolaise vient parler en plateau de son prochain album "Maître d’école" enregistré entre Kinshasa et Paris, à paraître le 20 juin prochain. Amobé Mévégué revient sur la carrière de cette légende de la musique et évoque ce nouvel album qui revient aux sources de la rumba.

Et aussi dans ce numéro de "A l’affiche" : le retour de Michael Jackson à travers un 2ème album posthume et les 20 ans de la mort de Kurt Cobain, le chanteur du groupe Nirvana. La galerie parisienne Addict expose des photos inédites du groupe, prises un mois avant sa mort par un photographe français Youri Lenquette.

Avec communiqué

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Source : starducongo.com | 2014-04-08 03:13:00.0
L’évocation de la carrière du chanteur congolais Emeneya décédé le 13 février 2014 n’aura duré qu’un court instant. Très vite, l’opinion a consommé une rafale d’épisodes d’un interminable soap opéra qui a mêlé et qui continue à mêler le défunt et des illustres personnages comme Papa Wemba et Koffi Olomide, mais aussi les frères, la veuve et des ex… Sans oublier des testamentaires à qui l’on a oublié de dire que le testament est un acte juridique soumis à des préceptes stricts.
Tout ce beau monde a été mis en scène ou instrumentalisé par des « journalistes » d’un genre nouveau qui font les délices, sur internet et facebook, des Congolais avides de toujours plus de bassesses. Un feuilleton qui a éclipsé le dévouement, hélas, du gouverneur de Kinshasa André Kimbuta qui s’était rêvé en croque-mort le plus flamboyant de toute l’histoire de la RDC.

Tout commence dès l’annonce de la cause du décès : insuffisance cardiaque. Selon les « experts » qui règnent sur la toile, le cœur du chanteur n’aurait pas supporté des déceptions en amour : Papa Wemba a assumé d’avoir partagé une femme avec Emeneya alors que Koffi aurait joué l’entremetteur pour offrir l’une de ses femmes à un homme puissant du pays. Les faits sont relatés par Emeneya lui-même, Papa Wemba et Koffi Olomide dans des vidéos anciennes sorties des caniveaux. Les trois chanteurs n’y sont pas à leur avantage : dans ces vidéos, ils ont logé leurs cerveaux en dessous de la ceinture sniffant l’odeur d’entre les cuisses pour l’exhaler sur la terre entière. Sans la moindre gêne.

Et les obsèques, quel cirque ! À Kinshasa, alors que le gouverneur s’implique personnellement et fortement pour des funérailles qu’il voulait grandioses, l’homme de la rue décréta, pour sa part, une fatwa contre Papa Wemba et Koffi Olomide désignés « responsables de la mort du King Kester ». À Paris, tout le monde s’érigea en juge matrimonial pour distinguer la femme légitime de la femme légale, la fidèle de la mère des enfants, la précédente de celle qui a piqué le mari à l’autre… Famille, conjoint et les ex sont amenés à exhiber des documents privés et à révéler des anecdotes et des faits pas toujours honorables, y compris pour le défunt. À Kinshasa, Kua Mambu à peine inhumé, l’une de ses ex se répand dans une interview reprochant à la dernière épouse du chanteur de « lui avoir volé son mari » ce qu’elle-même avait fait à la première épouse de Kester… Mieux encore, celle qui fut sa deuxième épouse laissa entendre que « son ex-mari a été tué par des mixtures mystiques que sa dernière épouse lui avait fait consommer afin de le garder à jamais ».

La vie, les amours, l’héritage, les conflits familiaux, les déboires conjugaux d’Emeneya ont été étalés dans tous leurs détails, coins et recoins. Une fin de vie à l’image de sa carrière que l’artiste avait confinée ces dix dernières années dans des interviews polémistes afin de pallier le peu d’impact et de succès de ses productions discographiques et scéniques. Tout ce qui s’est passé autour de sa mort et de ses obsèques était malheureusement une sorte de continuité, une sorte de partouze verbale monumentale à laquelle a pris part tout ce beau monde qui manifestement en a encore sur la langue pour un bon moment… On oublierait même que l’artiste Emeneya fut un excellent chanteur qui avait donné trois fabuleuses années à la musique congolaise avec son orchestre Victoria Eleison.

Botowamungu Kalome

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Source : starducongo.com | 2014-04-04 00:57:00.0
Le patron de Viva La Musica où Emeneya a évolué au début de sa carrière chante sa douleur après la disparition d’« un des généraux de Molokaï », son clan musical.
Source : digitalcongo.net | 2014-03-20 08:20:40.0
Papa Wemba a sorti la semaine dernière la chanson « Blessure » dans laquelle il rend hommage à King Kester Emeneya, décédé près de Paris le 13 février dernier.
Le patron de l’orchestre Viva La Musica où Emeneya a évolué au début de sa carrière chante sa douleur après la disparition d’« un des généraux de Molokaï », son clan musical. Plusieurs artistes congolais de renom à l’instar de Reddy Amisi et Stino Mubi sont sortis de ce clan.
Depuis la mort de Kester, Papa Wemba ne cesse d’évoquer le talent de ce chanteur dont il a contribué à faire éclore le talent.
Dans une interview accordée à Radio Okapi quelques jours après la mort du King, il avait parlé d’un musicien qui a beaucoup contribué pour faire de Viva La Musica, le grand orchestre qu’il est devenu.
« Kester Emeneya quand il est venu, il a bouleversé quelques données dans le répertoire de Viva La Musica. Je le dis sincèrement, il a amené quelque chose en lui », avait-il confié.

Vous pouvez suivre le clip de la chanson Blessure.

http://www.starducongo.com/video/

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Source : starducongo.com | 2014-03-19 03:35:00.0
De son vrai nom Serge MOVILI Mazamiest né le 3 avril 1978 (36ans) à Kinshasa.

Jeune, il suit sa scolarité tout en faisant de petits métiers dans les rues de sa commune,Bandalungwa dans les années 1980, une grande crise
économique traverse le Zaïre de Mobutu ; en quelques mois les
principales infrastructures de ce pays s’effondrent, à cette époque PAPA WEMBA lance un nouveau courant musical d'où Celeo suit cette voie et intègre alors plusieurs Groupes de rue
zaïroise et met trois ans à devenir musicien professionnel.

En décembre 1997, après la dislocation du Groupe Wenge Musica BCBG 4x4, il est recruté par WERRASON, ADOLPHE DOMINGUEZ, DIDIER MASSELA et ALI MBONDA, les cofondateurs de Wenge Maison Mère.
Les débuts de Celeo sont assez difficiles au sein de Wenge Musica Maison Mère mais quelques année après sa participation dans certains albums du Groupe, Celeo voyage à travers le monde et joue dans de grandes salles françaises telles que le Palais des Sports, Bercy, le Zénith, le Cirque Royal, etc... ainsi que dans les plus grands stades d’Afrique.

Après le départ de son collègue Bill Clinton Kalonji , il prend la direction du secteur ambiance de Wenge Maison Mère où il produit avec son nouveau confrère Roi David, un Générique intitulé « Alerte Générale » qui leurs offrent une récompense aux Kora African Awards.

Après des désaccords avec WERRASON et ses principaux lieutenants, Celeo décide de quitter le Groupe pour embrasser une carriere solo et crée son propre Groupe appelé « +10 », il s’installe dans un nouveau local de répétition dans sa commune d’origine.
Depuis le 25 septembre 2008, jour de l’anniversaire de ses jumeaux Marc Olivier et Marc Andy, il lance sur le marché son premier album « Nzoto na Nzoto » qui avait connu la participation de FALLY IPUPA qui figure régulièrement dans le top des hits congolais et africains.
Un an après la sortie de son album solo et plusieurs concerts, il décide de lancer son deuxième Album intitulé
« Yes We Can » en 2012 dans le but de mettre en avant son Orchestre et refaire apprécier quelques titres de Nzoto na Nzoto qui seront remixés...

Rhodman Odika

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Source : starducongo.com | 2014-03-17 03:00:03.0

 

Crée le 13-03-2014  - 04H10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN  CHEF  :  ROGER BONGOS  |  SITE  PANAFRICAIN | ACTUALITE  NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE .  Mis à jour jeudi le  13-03-2014 - 04H20 PAR : ARTV-NEWS

 

Le paysage musical panafricain va s'enrichir d'un renfort de qualité dans les jours à venir avec la sortie le 14 mars 2014 de l'album « Badaboum »du groupe « RoyaumeZipompa pompa ». En effet, en vue de faire entendre au loin le son de la rumba congolaise contemporaine, des musiciens originaires de la république démocratique du Congo vivant en France ont décidé d'unir leurs talents dans cette formation.

 

Premier groupe rumba à se produire à l'exposition culturelle de Séoul

 

Le noyau dur du groupe est constitué de sept musiciens, qui ont tous travaillé avec les plus grands. Une certitude, Luciana Demingongo, Biva Ray, Serge Musolo, Simolo Katondi, Nzola Collegien, Alexis Azulino et Manassé Israelle Isollele, qui en sont les animateurs, ont du métier. Hormis la dernière citée, il s'agit d'anciens membres de Viva la Musica, de Nouvelle Génération, des anciens collaborateurs de Koffi Olomidé, de Werrason ou de Félix Wasekwa. Dès la création de cet orchestre en 2012, ces professionnels n'ont pas chômé. Au mois de mars, ils se produisaient au festival de Tanmanrasset, en Algérie. En juin de la même année, ils étaient invités à l'exposition culturelle de Séoul, en Corée du Sud. Devenant ainsi la première formation rumba à y chanter.

 

Un album propre, sans propagande monnayée

 

De retour d'Asie, les sociétaires de « Royaume Zipompa pompa » entrent en studio. Aujourd'hui, après des mois de labeur, le fruit du travail de ces talentueux artistes sera mis à la disposition du public dans deux jours et présenté le lendemain en soirée à Herblay en région parisienne. Avec des mélodies bien rythmées comme Confiance Ramy, Papa Nzola, Lelo, ou encore Mibaramo de l'étoile montante de la musique congolais Manassé Israelle Isollele, dans son ensemble, l'album est dépourvu de « mabangas ». C'est-à-dire qu'on y entend pas à tout bout de champ des noms d'individus qui s'offrent habituellement une gloriole en échange de sommes d'argent qui atteignent parfois 300.000 euros.

 

Une belle symbiose de diverses sonorités

 

A l'écoute de ce maxi single de sept chansons, on retrouve les trois constituants de la musique rumba. A savoir : le lead vocal, le refrain et l'ambiance rythmique. Enregistré au studio Marcadet à Paris, cet opus comprenant, par ailleurs, un dvd de trois clips a connu la participation des invités prestigieux comme Djuna Djanana, Lidjo Kwempa, deux anciens du groupe Viva la Musica de l'artiste Papa Wemba. Les ex membres de la formation Wenge Musica maison mère, Teka et Michel Bass, ont également joint leurs voix à ce chef d’œuvre.

 

Cette production musicale en lingala, français, anglais et en swahili est traversée par une symbiose de genres musicaux. La sonorité reggae est présente dans la chanson Africa avec le chanteur Awilo Longomba. Et les thématiques qui inspirent le groupe qui a pour leader Luciana Demingongo sont tirées du vécu africain. Tant en Afrique qu'à travers toutes ses diasporas que l'on retrouve aux quatre coins du monde.

 

Franck CANA

 

 

Badaboum, « Royaume Zipompa pompa », producteur et distributeur exclusif Cyriaque Bassoka Productions, cyriaquebassoka@hotmail.com, tél : 06.80.52.31.66.

 

Présentation de l'album le 15 mars 2014 à 21h00, à la soirée VIP de la rencontre des anciens de Paris au 29 rue Lavoisier à Herblay (95).

Source : afriqueredaction.com | 2014-03-13 04:08:00.0
Costumes de grands couturiers, chaussures italiennes, accessoires clinquants et improvisations vestimentaires hasardeuses, les adeptes de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (SAPE) célèbrent chaque année la "Journée internationale de la Sape ", dédiée en RDC en mémoire de Strevos Niarkos, décédé à Paris en 1995 et considéré comme leur idole.
Chemin faisant, les adeptes de la sape rivalisent d’extravagance, s’apostrophent les uns les autres dans une ambiance bon-enfant. Marche ostentatoire et truffés de vêtements de valeur, certains exhibent les " griffes " de leurs vestes d’outre-mer, d’autres soulèvent le pied pour présenter la semelle de leurs chaussures italiennes. Tous ont néanmoins un dénominateur commun : le "m’as-tu-vu", "bien sapé, bien coiffé, bien parfumé" ou l’exaltation de l’égo et de l’élégance, pour lesquels ils sont prêts à consacrer tout ce qu’ils gagnent.

ORIGINES DE LA SAPE
La SAPE est un phénomène socioculturel qui tire ses origines d’un style vestimentaire populaire né chez les jeunes du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa après l’indépendance de ces deux pays dans les années 1960. Ses pionniers sont les premiers migrants africains en France qui, rentrés au pays, ramèneront de Paris un look et une allure qui tranchent avec leurs compatriotes. Le concept SAPE va ensuite s’affirmer, dans les années 1980, comme un courant esthétique, aussi bien en Europe, au Congo-Brazzaville qu’en République Démocratique du Congo, avec notamment l’ouverture de boutiques d’habillements de grands couturiers ou l’organisation, dans des clubs célèbres, de " concours d’élégance " qui révéleront au public des " Maîtres " de la Sape comme Strevos Niarkos, fils de Pierre Mumbele, ancien ministre de l’Education du gouvernement Lumumba.

Ce Kinois, grand adepte de l’élégance, introduira ainsi le "Kitendi " (le terme lingala d’étoffe) qui deviendra vite, dans les années 80, tout un mode de paraître de la jeunesse, " la Religion Kitendi ", pérennisée par des artistes comme Papa Wemba, feu King Kester Emeneya et d’autres fans, qui vont privilégier la référence aux marques de grands couturiers japonais, mêlée aux vêtements de style pop.

LA SAPE AUJOURD’HUI

Ainsi implantée, la « Sape » va se définir non plus comme un simple sigle d’une organisation, mais désormais comme une "manière d’être et de vivre " de part et d’autre du fleuve Congo. Le développement du champ de ses adeptes va engendrer deux types de " looks " : - la Sape de type " Complet " (costume occidental classique) à l’anglaise, qui a un goût fort prononcé pour les grandes marques européennes et l’harmonie des couleurs, avec souvent une tendance vers la "trilogie " ou costume de différentes pièces aux couleurs assorties, appelé aussi " demi-Dakar " ; - et la Sape de type "Play Boy", plus relax, genre "Jeans-shorts-chemises " des grandes marques vestimentaires, qui rejette le costume classique jugé trop occidental et fait du sapeur " un objet d’art mobile ".

Les deux tendances se démarquent nettement, la première plus prononcée à Brazzaville, tandis que Kinshasa présente les « sapeurs » de la deuxième définition. Ainsi les jeunes sapeurs kinois sont plus portés sur une Sape faisant appel à de grands modélistes japonais, en rupture avec la référence haute-couture européenne des Brazzavillois. Tous sont néanmoins fiers d’appartenir à la même "Société", dont ils étalent les valeurs lors des concours des clans les plus élégants, organisés entre les deux rives du majestueux fleuve Congo, ou à l’occasion d’événements marquants, tel que les obsèques d’artistes-sapeurs de renommée, comme ce fut le cas de King Kester Emeneya le 2 mars 2014 à Kinshasa.
Leurs détracteurs leur reprochent l’étalage et l’exhibition futiles d’une abondance vestimentaire, tout en taxant leur parade de " voyoucratie " (entendez : faits et gestes de voyous). Ce dont les intéressés se défendent.

Papa Griffes, le président des sapeurs kinois, estime en effet que ce jugement est erroné. Pour lui, la Sape est plutôt une façon de rendre à l’Africain sa valeur humaine et de prouver à la face du monde que ce dernier n’est pas un être inférieur face aux autres races.

Un autre sapeur, Chopin de Salem, 70 ans, qui se présente comme étant l’oncle de Niarkos, s’insurge contre l’opinion qui assimile les sapeurs aux voyous, du simple fait des gestes qui accompagnent la parade vestimentaire. " Au-delà des faits et gestes imputables à la jeunesse, la Sape apporte une valeur ajoutée au corps humain", explique-t-il.

Pour lui, est sapeur toute personne " bien coiffée et habillée élégamment", qu’il s’agisse des personnalités politiques, de hauts fonctionnaires, de responsables d’entreprises ou de simples citoyens. Il salue au passage le Président de la République, le Premier ministre Matata Ponyo, les ministres, les députés et sénateurs, les gouverneurs, les directeurs généraux, les hommes d’affaires tels que Didi Kinuani ou José Nkenda, ainsi que les sapeurs Jésus Le Roc, Serge Kayembe, Néron Mbungu, Willy Musheni qui, selon lui, s’habillent élégamment et défendent, de ce fait, l’image de la République Démocratique du Congo à travers le monde.

Alfred KAMBIL

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Source : starducongo.com | 2014-03-12 20:32:00.0
Liliane s’explique sur certains points notamment sur les bruits qui courent à Kinshasa et dans certains milieux de la diaspora congolaise sur une quelconque relation de concubinage qu’elle aurait eu avec Papa Wemba.
Source : digitalcongo.net | 2014-03-12 14:48:56.0
L’absence remarquée de Koffi Olomide et Papa Wemba aux obsèques de King Kester Emeneya continue à faire couler l’eau et l’encre à Kinshasa.
Source : digitalcongo.net | 2014-03-07 14:54:59.0
Combinant la musique avec les études, King Kester Emeneya qui va plus tard, en 1977, décider de faire de la musique sa carrière alors qu’il n’avait que 2lans va s’investir artistiquement jusqu’à faire parler de l’orchestre même pendant les longues absences de Papa Wemba.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-22 12:32:26.0
Contrairement aux apparences, Emeneya était un grand supporter de Papa Wemba et avait  beaucoup d’estime envers  Koffi Olomidé et selon une source proche de sa famille, King Kester aurait  laissé  11 enfants issus de quatre femmes, de  grands garçons et de grandes filles.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-22 12:26:46.0
Papa Wemba témoigne que Kester Emeneya a changé les données dans le répertoire de son orchestre Viva La Musica et qu’il s’est revélé un leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme qui a permis à ce groupe de ne pas disparaître.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-21 13:17:29.0
Recruté au sein de Viva La Musica de Papa Wemba, il se révèle un vrai leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme, a permis à Viva La Musica de ne pas disparaître malgré les absences prolongées de Papa Wemba.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-19 12:16:26.0
Emeneya a prouvé de quoi il était capable non seulement comme chanteur et auteur compositeur mais aussi un bon conducteur d’hommes en l’absence de Papa Wemba.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-19 12:06:20.0
Kinshasa, (Starducongo.com) - Nous reproduisons ci-dessous l'hommage delLa Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) à l’artiste King Kester EMENEYA décédé, jeudi 13 février courant, en région parisienne en France.
"Hommage de 3C-RDC à l’artiste King Kester EMENEYA décédé ce jeudi 13 février 2014 en région parisienne en France
La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle, salue la mémoire du grand artiste Jean EMENEYA MUBIALA KWAMAMBU, connu d’ordinaire sous le nom d’artiste de King Kester EMENEYA. C’est avec une grande tristesse que la 3C-RDC a appris le décès de ce grand monument de la musique survenu le jeudi 13 février 2014 à 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en région parisienne en France.

Le décès de King Kester EMENEYA, roi de la rumba, est une perte immense pour la musique congolaise, africaine et internationale. Il nous lègue son esprit d’originalité et sa recherche inlassable de la perfection. Il était un vrai perfectionniste dans son métier d’artiste musicien. Dans sa recherche d’originalité, il est le premier artiste musicien d’Afrique centrale à utiliser des instruments électroniques comme le synthétiseur et la programmation musicale assistée par ordinateur en 1987 avec notamment son album « Nzizi ». Ses proches l’appellent parfois l’intellectuel de la chanson. Cette recherche poussée de la perfection se justifierait aussi par le fait que l’artiste King Kester EMENEYA a dû abandonner l’Université en 1977, notamment le Campus de Lubumbashi, communément appelé Kassapa, envahi par la passion, la vocation et la gloire de la musique. Il voyait toujours l’Université abandonnée dans le fort de son métier. Il avait une envie poussée de la recherche du savoir dans le domaine musical. Il est aussi un artiste qui a fait un nom dans l’élégance.

L’artiste King Kester EMENEYA, en tant qu’artiste et auteur-compositeur, était considéré comme une poule aux œufs d’or. Sa prestation dans les orchestres Les Kassapards, Viva la Musica et Victoria Eleison se passe de tout commentaire. Sa moisson est grande, riche et variée. Il restera toujours vivant parmi nous au travers ses œuvres comme Ndako ya Ndélé, Ata Nkalé, Dikando et Ngonda avec l’orchestre Viva la Musica de Papa Wemba, Naya, Okosi nga Mfumu, Kimpiatu, Wilo Mondo, Nzizi et Mokusa avec l’orchestre Victoria Eleison qu’il crée en décembre 1982. Il serait fastidieux de citer toutes ses œuvres ici. La 3C-RDC dit bravo et merci à ce grand artiste pour sa magnifique production.

Personnellement, je connais l’artiste King Kester EMENEYA qui est un frère et ami que j’ai accompagné dans ses premiers pas dans l’orchestre « Les Kassapards » à Lubumbashi en 1977. Il est entré au Campus de Lubumbashi de l’Université Nationale du Zaïre (UNAZA) lors de l’année académique 1976-1977. J’étais alors étudiant en 2èmelicence à la Faculté des Lettres et en 2ème année au Département d’agrégation. Je l’ai accompagné en ma qualité de Vice-Président du Comité de soutien de l’orchestre « Les Kassapards ». Et depuis lors nous sommes restés de vrais amis jusqu’à sa mort. L’artiste Kester EMENEYA était un homme sympathique, aimable et simple. Quand il a commencé à chanter dans cet orchestre, il était réservé et un peu timide. On pouvait noter l’éducation d’un jeune ayant reçu une solide éducation des écoles catholiques.

Quand il entre en 1977 dans l’orchestre « Les Kassapards » qui agrémentait tant soit peu la vie estudiantine, il change la donne en moins de deux mois et impacte la vie dans le Campus. Le nom de Kester est désormais sur toutes les lèvres. L’orchestre qui était quelque peu moribond devient un orchestre qui pouvait maintenant se produire en dehors du Campus universitaire. Et l’ambiance de vie va changer dans le milieu estudiatin. L’orchestre Les Kassapards en 1977 va devenir un grand orchestre au même titre que deux orchestres qu’il y avait dans la ville de Lubumbashi, à savoir Safari Nkoyiqui donnera l’orchestre « Les Bankuyu » fondé par Mr Joseph MBADU MADINGU, alors Directeur Général adjoint de General Motors, et Simba.

Quand l’orchestre Viva la Musica est venu se produire à Lubumbashi en 1977, King Kester EMENEYA était déjà révélé au public grâce à l’orchestre « Les Kassapards ». C’est un Monsieur nommé MISHA qui, devenant une sorte de manager de King Kester, facilitera à l’époque la rencontre de Kester EMENEYA avec Papa WEMBA de l’orchestre Viva la Musica. Le talent musical, le succès et la gloire vont vite l’emporter sur la carrière universitaire de cet artiste de renom. Il entrera dans l’orchestre Viva la Musica qu’il va quitter en 1982.

J’ai eu aussi des rapports cordiaux avec l’artiste King Kester EMENEYA au niveau de la Société Nationale des Editeurs, Compositeurs et Auteurs (SONECA) dans les années 80 où j’étais expert de cette société. C’était dans le cadre de la mise sur pied du Centre Zaïrois d’Information sur le Droit d’Auteur (CZIDA) dont j’étais le Coordinateur. La création du CZIDA répondait aux besoins de faciliter l’accès aux œuvres protégées d’origine étrangère aux pays en voie de développement dans le cadre du système commun Unesco-OMPI pour la promotion de l’éducation, de la science et de la culture. Dans ce contexte, j’étais membre de la Commission ayant élaboré la Loi portant protection du droit d’auteur et des droits voisins promulguée le 05 avril 1986 au Zaïre, aujourd’hui République Démocratique du Congo.

Le rappel de ces quelques faits nous permet de cerner quelques aspects saillants de cet artiste d’exception qui vient de nous quitter. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) écrit en lettres d’or le nom de Jean EMENEYA MUBIALA KWAMAMBU, communément appelé King Kester EMENEYA, dans le panthéon de l’histoire congolaise. Que la jeunesse congolaise s’inspire tous les jours de son esprit d’originalité et de recherche inlassable de la perfection.

Tous les membres de la 3C-RDC ont une pensée pieuse pour l’illustre disparu, sa veuve et ses orphelins. Que l’âme de King Kester EMENEYA repose en paix dans le sol de ses ancêtres. Au revoir Kester EMENEYA KWAMAMBU. Ton nom restera gravé dans nos cœurs.

Fait à Paris, le 15 février 2014

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président National du Mouvement pour la Paix
et le Développement du Congo (MPDC)
"

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Source : starducongo.com | 2014-02-18 19:31:00.0
Le burreau de Viva la Musican reproche à Tsaka Kongo d’entretenir de fausses informations sur l’état de santé du danseur chorégraphe du sous groupe Nouvelle écriture surnommé Zimbabwe , soi-disant qu’il a été abandonné alors que tous ses soins d’hospitalisation ont été supportés par Papa Wemba.
Source : digitalcongo.net | 2014-02-15 09:28:01.0
France, (Starducongo.com) -L’Afrique perd encore un de ses dignes fils de la musique. Le chanteur interprète et auteur compositeur congolais, King Kester Emeneya est mort ce jeudi 13 Février 2014 à 5h 30 à l’hôpital Marie Lannlongue en région parisienne.
Le patron du groupe musical Victoria Eleison, pour citer Radio Okapi, était admis depuis novembre 2013 à l’hôpital Marie Lannlongue pour des problèmes de cœur. Kester Emeneya avait été secoué par la nouvelle de la disparition de Tabu Ley, le chanteur romantique par excellence de la RDC qui était aussi son modèle.

“King Kester a été retenu à l’hôpital par le staff médical depuis la disparition de Tabu Ley [le 30 novembre 2013]. King Kester n’allait pas bien, il avait reçu un choc en apprenant cette nouvelle qui l’avait perturbé. Nous étions ensuite nourris d’espoir de le voir récupérer sa santé mais il y a cette dégradation et aujourd’hui c’est confirmé. Kester n’est plus”, témoigne Rouf Mbuta nganga, journaliste et ami de Kester Emeneya.

King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu et pour emprunter quelques passage de Wikipedia est né le 23 Novembre 1956 à Kikwit, le King de la musique congolaise commence la musique à Kikwit dans le groupe les Anges Noirs lorsqu'il était élève à l'Institut Don Bosco. Actuellement INDOBO. [ Une habile astuce des frères joséphistes (fondateurs et dirigeants de l'Institut) pour faire croire à Mobutu que les dirigeants de l'Institut avaient bien obtempéré à son ordre selon lequel, plus aucun établissement scolaire ne pourra porter un nom, autre qu'un nom congolais ou africain]. Les frères expliquèrent que "INDOBO" signifiait: Institut Ndobo (Ndobo, hameçon en langue kikongo). Au bout du compte, INDOBO n'a jamais voulu dire d'autre que: Institut Don Bosco. Après avoir obtenu son bac (sur lequel son nom est repris de la manière suivante: Mubiala A'meneya Isseko Feta (pour la petite histoire, Isseko Feta est le nom de son idole, un autre musicien congolais connu sous le nom de Gina Efonge Isseko Feta). De là, il est parti comme étudiant a Lubumbashi où il est étudiant en sciences politiques et administratives. En 1977, il est sous la direction artistique du groupe Viva la Musica. de Papa Wemba, et crée son propre groupe le Victoria Eleison le 24 décembre 1982 Il devient alors l’artiste africain le plus populaire des années 1980-1990.

Emeneya Mubiala Kwamambu (le vrai patronyme de King Kester) est l'artiste africain qui aura le plus contribué à faire entrer la musique africaine dans l'ère moderne, faisant appel à un son numérisé, rompant avec le style folklorique jusque-là incarné par le célèbre Zaïko Langa-Langa (l'autre pilier de la musique africaine). Il est le premier artiste d’Afrique centrale connu à utiliser le synthétiseur et de la programmation musicale assistée par ordinateur. Il en résultat en 1987 un album « Nzinzi », immense succès commercial au niveau mondial. Emeneya est un mystère, un oiseau rare que la musique africaine n'ai jamais connu.

Pendant sa carrière il reçoit de nombreux prix sur le plan international et national, dont successivement celui de meilleure vedette de l’année au Congo de 1982 à 1989. Werrason et JB Mpiana se sont servis de ses chansons et de son rythme musical pour créer le groupe Wenge Musica. Son influence dans la mode (sape) est tellement énorme et c'est grâce a lui que Gianni Versace et Masatomo occupent une place de choix dans le milieu africain.

Artiste de renommée internationale, il s'est produit sur les cinq continents. Ses plus célèbres tournées se déroulent au Japon en 1991 et en Amérique du Nord. Il est le premier artiste congolais avec Abeti Masikini Victoria Eleison à se produire au Zénith de Paris. Ses concerts ont toujours été reconnus comme spectacle de l'année par la presse congolaise. Un autre spectacle a eu lieu en Suisse devant plus de 12 000 personnes, une première pour un artiste africain dans ce pays. Son plus grand évènement au Congo Kinshasa fut son concert au Stade des Martyrs en 1997 lors de son retour au pays après 7 ans d'absence devant plus de 80 000 personnes.

Avec plus de 1000 chansons dans sa carrière, Kester Emeneya a été reçu plusieurs fois par le président Mobutu Sese Seko, à trois reprises par le président Laurent Désiré Kabila et deux fois par le président Joseph Kabila. L'honneur lui avait été accordé par le président Mobutu d'agrémenter la soirée de la visite du président français François Mitterrand au Palais des Congrès de Kinshasa.
King Kester Emeneya réside en France depuis 1991 avec sa famille. Il a eu deux résidences officielles à Kinshasa, dans le très huppé quartier.

De Ma Campagne. L'une d'elles (surnommée The King Ranch) et l'autre (surnommée La Maison Blanche, dût a la similitude de la (White House en anglais) de Washington, DC.
Tout en regrettant la mort de King Kester Emeneya (Jean Emeneya Mubiala Kwamambu), le Cercle de Réflexion "Honoris - Causa" salue le grand talent artistique de cette grande stars et sa participation à l'élévation de la musique africaine car comme l'avait-dit le poète africain :(La mort que l'on définit comme le retour de la matière vers la source, elle nous surprend toujours tout en oubliant, que pour nous africains, nos morts ne sont jamais). Repose en paix le Grand Kwamambu.

A son palmarès les quelques grands succès ci-après :
Milena (1977 Viva la Musica) – Kaba Zonga (1978 Viva la Musica) – Ndako ya ndele (1978 Viva la Musica) – Kayole (1979 Viva la Musica) – Ata Nkale (1979 Viva la Musica ) – Dikando (1980 Viva la Musica) – La Runda (1980 Viva ) – Dembela , Ngonda (1980 Viva ) – Victoria : Mishueni , Fleur d’Eté, Horoscope (1981 (Viva) – Naya (1982 ) – Ngabelo (1982) – Okosi ngai Mfumu (1982) Surménage (1983) Kimpiatu (1985) – Willo mondo (1985) – Wabelo (1986) – Ambenzo (1987) – Manhattan (1987) – Nzinzi (1988) – Mokusa (1990) – Dikando remix (1991) – Polo Kina (1992) – Every Body (1993) – Live in Japan (1994) – Every Body Remix (1995) – Pas de contact (1996) – Succès fou (1997) – Mboka mboka (1998) – Never Again, Plus jamais (1999) – Longue histoire (volume 1-2 : 2000) – Live au Zénith de Paris (2001) Live à L’Olympia (Bruno Coquatrix) de Paris (2002) – Rendre à César ce qui est à César (2002) – Nouvel ordre (2002) – Skol (2006) – Le jour le plus long (2007) This is me (2014) …..

Glané pour vous par
Clément Ossinondé
clementossinonde@starducongo.com

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Source : starducongo.com | 2014-02-15 00:23:00.0
Celui qu’on surnommait le « King », version raccourcie de son nom de scène King Kester Emeneya, est décédé jeudi 13 février à l'âge de 58 ans. Papa Wemba, celui qui l'a poussé à entamer une carrière en solo, revient sur leur collaboration.
King Kester Emeneya.
DR
Standard
Source : RFI | 2014-02-14 15:37:16.0
Paris, (Starducongo.com) - Une triste nouvelle. La scène musicale congolaise est en deuil après la disparition d’un de ses meilleurs représentants en la personne de King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu.
La star congolaise est décédée, jeudi 13 février, aux environs de 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en France, moins de trois mois seulement après la disparition de Tabu Ley qui fut son modèle.

Admis dans cet établissement hospitalier en novembre dernier pour des problèmes de cœur, le talentueux compositeur de Kikwit, sa ville natale, s’en est allé ce jeudi.

C’est dans les années 77 que la carrière de King connait véritablement un tournant lorsqu’il rejoint l’orchestre Viva la Musica de Papa Wemba. Son timbre, sa prestance, et ses compositions séduisent rapidement les mélomanes qui lui témoignent un grand amour. 5 ans après, il décide de voler de ses propres ailes. Il quitte alors le célèbre groupe d’alors pour fonder sa propre formation qu’il nomme : Victoria Eleyson.

Le patron du groupe Victoria Eleison, dont les morceaux comme Nzinzi ont bercé la jeunesse de nombreux congolais et africains, avait 57 ans. Véritable star de la rumba congolaise, il avait illuminé de ses beaux titres la scène africaine avant de s’illustrer au Zénith en 2000 et, un an plus tard, à l’Olympia.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la scène congolaise a perdu une star exceptionnelle qui révolutionna à sa manière la rumba.

Patricia Engali
redaction@starducongo.com

http://www.starducongo.com/video/

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Source : starducongo.com | 2014-02-13 19:19:00.0
Paris, (Starducongo.com) - Une triste nouvelle. La scène musicale congolaise est en deuil après la disparition d’un de ses meilleurs représentants en la personne de King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu.
La star congolaise est décédée, jeudi 13 février, aux environs de 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en France, moins de trois mois seulement après la disparition de Tabu Ley qui fut son modèle.

Admis dans cet établissement hospitalier en novembre dernier pour des problèmes de cœur, le talentueux compositeur de Kikwit, sa ville natale, s’en est allé ce jeudi.

C’est dans les années 77 que la carrière de King connait véritablement un tournant lorsqu’il rejoint l’orchestre Viva la Musica de Papa Wemba. Son timbre, sa prestance, et ses compositions séduisent rapidement les mélomanes qui lui témoignent un grand amour. 5 ans après, il décide de voler de ses propres ailes. Il quitte alors le célèbre groupe d’alors pour fonder sa propre formation qu’il nomme : Victoria Eleyson.

Le patron du groupe Victoria Eleison, dont les morceaux comme Nzinzi ont bercé la jeunesse de nombreux congolais et africains, avait 57 ans. Véritable star de la rumba congolaise, il avait illuminé de ses beaux titres la scène africaine avant de s’illustrer au Zénith en 2000 et, un an plus tard, à l’Olympia.

Le moins que l’on puisse dire c’est que la scène congolaise a perdu une star exceptionnelle qui révolutionna à sa manière la rumba.

Patricia Engali
redaction@starducongo.com

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Source : starducongo.com | 2014-02-13 19:19:00.0
Crée le 13-02-2014  - 00H00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN  CHEF  :  ROGER BONGOS  |  SITE  PANAFRICAIN | ACTUALITE  NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE .  Mis à jour jeudi le  13-02-2014 - 11H20 PAR : RADIO  OKAPI

 

Le chanteur King Kester Emeneya, de son vrai nom Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, est décédé jeudi 13 février 2014 à à 5h30 à l’hôpital Marie Lannelongue en région parisienne à l’âge de 57 ans.  

Le patron du groupe musical Victoria Eleison était admis depuis novembre dernier à l’hôpital Marie Lannelongue pour des problèmes de cœur. Kester Emeneya avait été secoué par la nouvelle de la disparition de Tabu Ley, le chanteur romantique par excellence de la RDC qui était aussi son modèle.

“King Kester a été retenu à l’hôpital par le staff médical depuis la disparition de Tabu Ley [le 30 novembre 2013]. King Kester n’allait pas bien, il avait reçu un choc en apprenant cette nouvelle qui l’avait perturbé. Nous étions ensuite nourris d’espoir de le voir récupérer sa santé mais il y a cette dégradation et aujourd’hui c’est confirmé. Kester n’est plus”, témoigne Rouf Mbutanganga, journaliste et ami de Kester Emeneya.

 

Natif de Kikwit dans la province du Bandundu (ouest de la RDC), Jean Emeneya intègre à l’âge de 17 ans le groupe Les Anges Noirs. Il partage cette expérience notamment avec Lidjo Kwempa qu’il recroisera plus tard dans sa carrière professionnelle.

Ses études supérieures à l’Université de Lubumbashi n’auront pas raison de son talent. Et de sa passion pour la musique. En 1977, à 21 ans, il décide enfin de faire de la musique sa profession. Recruté au sein de Viva La Musica de Papa Wemba, il se révèle un vrai leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme. C’est lui qui permet à Viva La Musica de ne pas disparaître malgré les absences prolongées Papa Wemba son patron.

En 1982, Victoria Eleison, son groupe voit le jour. Ses compositions qui traverseront des générations entières font alors le bonheur des millions des mélomanes zaïrois de l’époque. Aujourd’hui on peut écouter avec délectation Afimiko, Dikando, Ndako ya Ndele…de la musique d’anthologie comme aimait à le dire si bien Emeneya qui savait ponctuer chacune de ses sorties médiatiques de ces dernières années d’une bonne dose d’humour.

Le début des années 90 constitue un tournant dans la carrière de ce géant. Perfectionniste, il affine ses sonorités, améliore la programmation musicale, diversifie l’instrumentation. Sa chanson « Nzinzi », est le chef d’œuvre parfait qui illustre ce changement de cap vers la musique électronique. Le succès est sans appel.

Avec Everybody, son album sorti en 94 Emeneya dit vouloir entrer de plein pied dans la World Music. Mais il reviendra quelques années plus tard aux sonorités typiquement congolaises.

Créateur des styles musicaux, Emeneya crée aussi des danses. Les amateurs de sa bonne musique se souviendront longtemps de « Tshaku Libondance ». Légèrement en retard par rapport à ses concurrents locaux qui se produisent dans les salles de spectacles mythiques de France, il se rattrape début 2000. Il récolte un franc-succès en 2001 au Zénith de Paris et en 2002 au théâtre de l’Olympia.
Emeneya s’en est allé. Mais sa rumba lui survivra. Toujours.

Source : afriqueredaction.com | 2014-02-13 10:59:00.0
Crée le 10-02-2014  - 18H00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN  CHEF  :  ROGER BONGOS  |  SITE  PANAFRICAIN | ACTUALITE  NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE .  Mis à jour lundi le  10-02-2014 - 18H50 PAR : ARTV NEWS

Des membres du mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), né dans les années 60 au Congo, à kinshasa le 10 février 2014


Kinshasa (AFP) - "J'aime beaucoup les habits des créateurs japonais et autres, mais je préfère m'habiller en papier": comme Cédrick Mbengi, certains sapeurs de Kinshasa font des infidélités aux grands couturiers français, italiens ou japonnais en lançant d'originales créations.

Cédrick Mbengi, 23 ans, estime que le papier est un "tissu comme les autres" depuis un rêve en 2004. Sa marque de fabrique: en fin de défilé, il déchire ses vêtements taillés dans le papier rigide servant à emballer poissons, viandes ou arachides. Et peu importe s'il finit en caleçon. En coton, lui.

Le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) est né dans les années 60 au Congo. Les sapeurs étaient alors - et restent - des dandys, comme l'illustre une nouvelle  publicité du brasseur Guinness. En République démocratique du Congo voisine, le style est résolument excentrique.

Le concept initial est de défiler avec grandiloquence dans les vêtements, chaussures et accessoires des grands créateurs, vénérés comme des dieux. Un spectacle haut en couleurs et en slogans vantant le talent de Gaultier, Vuitton, Cerruti, Versace, Yamamoto, Miyake, Weston, Dolce&Gabbana...
 

Griffes offertes par la diaspora

A Kinshasa, où la plupart des quelque 10 millions d'habitants sont démunis, "plusieurs milliers" de sapeurs débutants et confirmés défilent avec des griffes très souvent offertes par la diaspora, selon le collectif Solidarité des artistes pour le développement intégral (Sadi).

Mais depuis quelques années, on ne fait plus uniquement l'éloge des rois du ciseaux. D'après Lydia Nsambayi, historienne de l'art et du costume à l'Institut supérieur des arts et des métiers, tout est parti des difficultés financières des expatriés pour saper leurs frères restés au pays.

"Des expatriés se sont lancés dans le trafic de drogue pour acheter facilement des vêtements, précise-t-elle. Voyant qu'ils ne pouvaient pas continuer à ce rythme, des sapeurs ont décidé d'acheter des marques dans les friperies ou de mélanger leurs créations avec celles de Yamamoto, par exemple."

Dans le même temps, certains ont commencé à priser le prêt-à-porter. "Si ce n'est pas Zara, c'est sida!", fanfaronnent certains adeptes pour souligner que l'étiquette espagnole n'a pas à rougir. Plus encore, comme Cédrick "100% Papier" Mbengi, des sapeurs lancent leur propre ligne.


Ainsi Bwapwa Kumeso, qui a créé en 2009 Kadhitoza ("La Belle Créature, en tchokwe, langue parlée dans la moitié sud du pays). "Je m'inspire des animaux de notre continent: la chauve-souris, l'éléphant, le canard, le cancrelat... Les habits sont des êtres vivants!", s'enthousiasme l'autodidacte de 44 ans, amoureux du lin, de la laine vierge et de la gabardine huilée. La forme de ses modèles évoque la faune du pays.

Joute vestimentaire

"J'aime Yohji Yamamoto et Issey Miyake. Mais, moi, je crée des habits très extravagants, plus extravagants qu'eux! Je fais des vêtements convertibles, qui changent de forme: entre autres, avec les boutons-pressions, un gilet peut devenir un sac", précise-t-il avec verve.

La grande joute vestimentaire des sapeurs se déroule chaque 10 février - anniversaire du décès de l'artiste Stervos Niarcos, inventeur de la religion "kitendi" ("habillement", en lingala), décédé en France en 1995 dans une prison où il était détenu pour une affaire de stupéfiants.

Dans cet exercice, qui s'achève inlassablement avec des dizaines de sapeurs dansant sur les tombes du cimetière de la commune privilégiée Gombe (nord de Kinshasa), certains tirent leur épingle du jeu. Cédrick "100% Papier" Mbengi et Bwapwa "Kadhitoza" Kumeso en font partie.

Belle revanche pour 100% Papier qui, à ses débuts, était considéré comme un "fou". Le souriant tailleur Roger Bakandowa comptait d'ailleurs parmi les sceptiques, avant de retourner sa veste et de coudre les modèles de pantalons, salopettes, chapeaux ou chemises que dessine le jeune frigoriste...

"Ce qui m'intéresse dans la démarche de 100% Papier, Kadhitoza et d'autres, c'est qu'ils cherchent la personnalité des vêtements. Plus encore, ils affirment cette identité!", commente le photographe Yves Sambu, président du collectif Sadi, qui travaille régulièrement avec une dizaine de sapeurs.

L'une des fiertés de Kadhitoza est d'avoir habillé Papa Wemba, le fameux "roi de la sape". Problème, le grand chanteur de rumba a démenti l'information... "C'est parce que la marque n'est pas encore au top de la qualité", imagine Yves Sambu, qui dit avoir vu des images prouvant les dires du tailleur.

"Ce qui manque à ces sapeurs, poursuit le photographe, c'est du soutien pour avoir de bonnes finitions." "Ce sont des initiatives qu'il faut encourager, renchérit Lydia Nsambayi. Mais ici, c'est toujours le problème de l'industrie: comme ça manque, tout reste artisanal."

Reste que le succès semble se consolider. Cédrick Mbengi en vient à être sollicité davantage que d'autres sapeurs "classiques", suscitant des jalousies. Il a par ailleurs rassemblé quelques dizaines de personnes en décembre 2012 lors d'une exposition dans un quartier populaire.

Quant à Kadhitoza, une dizaine de "disciples" et quelques sapeurs portent sa marque. Et en attendant d'avoir une "petite industrie pour vendre partout dans le monde", il a placé quelques vêtements dans une boutique de l'aéroport international de Ndjili. 

Source : afriqueredaction.com | 2014-02-11 18:45:00.0

Papa Wemba : videos

Notre Père Rumba Video : Notre Père Rumba
Année : 2010
Kaka yo Video : Kaka yo
Année : 2008
Video Cover Video : M'zee Fula-Ngenge
Label : Next Music
Année : 1999
Video Cover Video : Nouvelle écriture
Label : Sonodisc
Année : 1997
Ref : VHS CVS 9908
Wake up Video : Wake up
Année : 1996