Salif Keïta

Origine : Mali
Instrument :
Styles : Musique Mandingue
Site Officiel : Salif Keïta

Salif Keïta : discographie

Salif Keïta - Anthology album cover Album : Anthology
Année : 2011
Salif Keïta - La Différence album cover Album : La Différence
Année : 2009
Salif Keïta - M'Bemba album cover Album : M'Bemba
Année : 2005
Salif Keïta - The lost Album album cover Album : The lost Album
Label : Cantos
Année : 2005
Salif Keïta - Moffou album cover Album : Moffou
Label : Universal
Année : 2003
Salif Keïta - Papa album cover Album : Papa
Label : EMI
Année : 1999
Ref : CD 7243 4 99070 2 7
Salif Keïta - Seydou bathili album cover Album : Seydou bathili
Label : Sonodisc
Année : 1996
Salif Keïta - Folon...The past album cover Album : Folon...The past
Label : Mango
Année : 1995
Ref : CD 524 149-2
Salif Keïta - The Mansa of Mali ... A Retrospective album cover Album : The Mansa of Mali ... A Retrospective
Label : Mango
Année : 1995
Ref : CD 162-539 937-2
Salif Keïta - 69-80 album cover Album : 69-80
Label : Sonodisc
Année : 1994
Ref : CD CD74646
Salif Keïta - Amen album cover Album : Amen
Label : Island Records
Année : 1991
Ref : CD 848 793-2
Yele n na Sun/NeXT audio (380 K)
N b'i fe Sun/NeXT audio (456 K)
Salif Keïta - Ko-Yan album cover Album : Ko-Yan
Label : Island Records
Année : 1989
Ref : CD 259 850
Nou pas bouger Sun/NeXT audio (264 K)
Salif Keïta - Soro album cover Album : Soro
Label : Celluloid
Année : 1987
Ref : CD 66883-2
Salif Keïta - Mandjou album cover Album : Mandjou
Label : Celluloid
Ref : CD CEL 6751
Salif Keïta - The Golden Voice album cover Album : The Golden Voice
Label : Wrasse Records
Ref : CD wrass 059

Actualité de Salif Keïta

Retour en chiffres avec les statistiques Opta sur le match entre le PSG et Nantes, ce samedi au Parc des Princes lors de la 13e journée de Ligue 1. Edinson Cavani a déjà atteint la barre des 15 buts. Si tôt dans la saison, c'est une première depuis Salif Keita en 1971-72.
Source : Eurosport | 2017-11-18 20:20:58.0
[ANGOP] Luanda -Le Président angolais, João Lourenço, a reçu jeudi, à Luanda, au cours d'une audience commune, plusieurs musiciens angolais dans une rencontre assistée par le chanteur malien Salif Keita.
Source : AllAfrica | 2017-09-29 15:32:37.0
[ANGOP] Luanda -Le Président de la République, João Lourenço, a reçu jeudi, en audience conjointe, au Palais présidentiel, plusieurs musiciens angolais, en présence du chanteur matien, Salif Keita.
Source : AllAfrica | 2017-09-28 19:39:32.0
Albin de la Simone n'est pas un groupe. Pourtant, on a rarement vu artiste solo autant ouvert à la rencontre et à l'échange que l'Amiénois au gentil minois, qui a attendu la trentaine pour envisager de la jouer perso à temps partiel. Avant - mais aussi pendant -, c'est comme musicien accompagnateur, en studio et en tournée, qu'il s'est forgé un CV long comme le bras : Vanessa Paradis, Miossec, Jean-Louis Murat, Vincent Delerm, Jean-Louis Aubert, Alain Souchon, Salif Keita, Nicolas Peyrac (!), Iggy Pop (!!), Shaka Ponk (!!!) , voire - impitoyable Wikipédia -, les 2Be3 à Bercy en préludes qu'on ne saurait imaginer autres qu'alimentaires.
Source : musicinbelgium.net | 2017-05-21 00:00:00.0
[Fratmat.info] Elle était très attendue après le concert époustouflant du prince manding Salif Keita. Divinity Roxx, bassiste de talent ! Virtuose de la basse ! Divinity Roxx et l'occupation scénique. Le public attendait de découvrir !
Source : AllAfrica | 2017-05-02 13:25:47.0
Le Femua s’est terminé dans la nuit de dimanche à lundi, à Adiaké, dans un espace plus ouvert et plus adapté. Avec beaucoup de sang-froid, l’édition 2017, qui a été un succès artistique avec, entre autres, les performances de Salif Keïta, de Tiken Jah Fakoly et du groupe zouglou Révolution, a évité de peu la […]
Source : ConnectionIvoirienne.net | 2017-05-01 10:23:06.0

Le lead vocal du groupe musical ivoirien Magic System, Salif Traoré dit A'Salfo, également Commissaire général du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA) a estimé, vendredi, à Abidjan que «les politiciens ont un peu échoué sur la sensibilisation des populations » concernant le réchauffement climatique, le thème central de la 10è édition du FEMUA qui se tient depuis mardi dans la capitale économique ivoirienne. « Les politiciens ont un peu échoué sur la sensibilisation  des populations. Il était important d'interpeller l'Afrique sur cette problématique », a souligné A'Salfo lors d'une rencontre avec la presse, entouré de plusieurs artistes dont Black M., Salif Kéïta et Singuila présents à ce festival.

« Le FEMUA pourrait être une plateforme d'expression. Une chose est de ratifier un accord mais l'autre chose  est de le mettre en pratique », a  ajouté A'Salfo, par ailleurs Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO, indiquant que « nous sommes dans la méthode de prévention ».

Soutenant son « petit frère » A'Salfo, Salif Kéïta a pour sa part fait remarquer que  « sans la nature on ne pouvait pas exister ». Pour cette icône de la musique africaine,  « l'idée du FEMUA est immense » , faisant allusion surtout au volet social de l'événement annuel d'Anoumabo , un village en plein cœur de Marcory (sud d'Abidjan) où les membres du  Groupe Magic System ont passé leur  enfance.

« Le FEMUA est un exemple. Magic System me donne beaucoup d'idées  pour mon pays d'origine la Guinée-Conakry »,  a renchéri Black M. également fier de son séjour sur les bords de la lagune Ebrié,  après son passage à la 5ème édition  du Festival avec le Groupe Sexion d'Assaut.

A son tour, Singuila, exprimant sa joie d'être Abidjan, a révélé qu'il y'a longtemps qu'il a voulu participer au FEMUA.

Outre  ces stars,  Tiken Jah de Fakoly (Côte d'Ivoire), Monique Séka, (Côte d'Ivoire),  Marema  (Sénégal) , Bissa KDEI (Ghana)  sont à l'affiche de  la scène du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA) avec une scène délocalisée dimanche  à Adiaké (localité balnéaire au Sud-Est ivoirien).

Pour le  volet social de l'édition 10 du festival, deux écoles devront être construites à Odienné (Nord-Ouest) et  Bayékou Basi à Gagnoa (Centre-Ouest). Quant à la localité de Loulo (Nord du pays à la frontière ivoiro-malienne), elle va accueillir un centre de santé et un logement social.

Cet article Réchauffement climatique: «les politiciens ont échoué sur la sensibilisation des populations » (A’Salfo) est apparu en premier sur Journal du Cameroun.

Source : journalducameroun.com | 2017-04-29 01:18:05.0
[Sud Quotidien] De ce moment très sobre avec le chanteur et musicien mozambicain José Mucavélé, à ce passage très ensoleillé de la jeune chanteuse capverdienne Elida Almeida, prix Découvertes Rfi en 2015, le public de cette 13ème édition du Festival sur le Niger a aussi eu droit à un show très spécial de l'artiste nigérian Ade Bantu. Sans parler de la touche finale de Salif Keita, venu avec ses classiques et autres succ&egrav
Source : AllAfrica | 2017-02-08 16:43:34.0
On aurait pu se glorifier de cette grande prouesse musicale, un duo d’un artiste sénégalais avec la légende Michael Jackson. Malheureusement, Alioune Mbaye Nder n’a pu aller au bout de son plus grand souhait. Il nous en fait la révélation dans cet entretien, où il étale ses regrets et fait le bilan de ses 25 ans de musique qu’il compte commémorer le 10 janvier prochain au Grand Théâtre. Nder à cœur ouvert…
Vous vous apprêtez à fêter vos 25 ans de carrière. Pouvez-vous revenir sur les temps forts ?
Faire 25 ans dans la musique, ce n’était pas évident. Surtout avec les crises que traverse ce métier. Mais nous nous sommes battus pour rester toujours au top. On a eu plusieurs consécrations, joué partout dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis d’accomplir tout cela. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait d’avoir fait ma première tournée internationale, alors que je n’avais qu’un seul Cd. Durant cette tournée, j’ai partagé la scène avec des sommités de la musique mondiale, parmi lesquelles, des Disques d’or, de platinium… J’ai rencontré des gens comme Sting, Peter Gabriel, Salif Keïta, Tracy Chapman… J’ai aussi rencontré James Brown. A l’époque, je travaillais avec feu Mamadou Konté. Tout le monde ne participait pas aux festivals, à l’époque. Il fallait envoyer un de tes sons aux organisateurs qui décidaient s’ils voulaient de toi à leur festival. C’est aussi à cette période que je me suis produit à Bercy avec Alpha Blondy. J’ai également fait le Zénith. Malheureusement à l’époque, les médias n’étaient pas aussi développés. Je suis allé dans toutes ces salles, il y a 10-15 ans.

Y a-t-il un souhait qui vous tenait à cœur et que vous n’avez pu réaliser durant ces 25 ans ?
Mon plus grand rêve était de faire un duo avec Michael Jackson. J’y ai beaucoup travaillé avec mon staff. Le projet était en très bonne voie. J’étais en contact avec ses collaborateurs. Cela a avorté à cause de la maladie du King de la Pop. D’ailleurs, mes musiciens m’appelaient Michael à cause de mon obsession pour lui. Je l’imitais beaucoup. Michael était un monument. Je l’aimais parce que je pense que nous avions quelques ressemblances. Un bon chanteur doit être un artiste accompli. Michael en était un. Cela fait partie de ce qui nous lie. Une fois à Montréal, à un de mes spectacles, une femme de race blanche est tombée en syncope. Je faisais un acapella en wolof. Je suis sûr qu’elle ne savait même pas ce que je disais. Elle a été évacuée par les sapeurs-pompiers. La musique est harmonie et mélodie. Tous les grands musiciens ont cela en commun. C’est cela le talent. C’est un don de Dieu. A bien y voir, je lui ressemblais également, du point de vue du spectacle. Nos danses ne sont certes pas identiques, mais la finalité reste la même. Je ne danse pas pour danser. Chacune de mes danses obéit à une charte chorégraphique.

Vos regrets ?
Un seul, mais je ne peux le dire. Grâce à la musique, j’ai beaucoup gagné. Des choses m’ont certes fait mal, mais ne ternissent pas tout ce que j’ai gagné. Mon plus grand plaisir est d’avoir construit une maison pour ma mère de son vivant. J’étais trop proche d’elle. Cette maison est aujourd’hui occupée par mes sœurs et nièces. Ce privilège, beaucoup ne l’ont pas eu. C’est pourquoi, je ne veux me lamenter. Mais, un morceau m’est resté en travers de la gorge : «Pansement». Dans la reprise, j’ai parlé de «bine-bine» (ceinture de perles), de «thiobé» (petits pagnes)… Avec le recul, je le regrette. Si c’était à refaire, je l’aurais évité. Même si, du reste, cela plaisait beaucoup aux mélomanes. D’ailleurs, pour la commémoration de mes 25 ans de musique, je compte le jouer sur scène mais, ce sera dans sa version originale. Initialement prévue ce 14 janvier, la fête a été reportée au 10 février prochain. La disparition tragique de notre collègue Ablaye Mbaye nous a tous pris de court. Le report de la soirée était donc inévitable. Je n’imagine pas me mettre sur une scène à jouer, seulement quelques jours après son décès. Ce serait non seulement irrespectueux pour la mémoire du défunt mais également, vis-à-vis des sénégalais.

Quels étaient vos rapports avec le défunt ?
Ablaye Mbaye était bien plus qu’un collègue pour moi. Je peux même dire qu’il a appris à chanter sous mon aile. À l’époque, il se plaisait beaucoup à m’imiter, ainsi que Youssou Ndour. C’est d’ailleurs, ce qui lui a fait gagner un concours de chant dans une émission télé et qui l’a en quelque sorte propulser au devant de la scène. Il me portait haut dans son estime. A chacune de mes soirées, il venait me rejoindre sur scène. Ce qui m’a toujours flatté chez lui, c’est qu’il maîtrisait mon répertoire. Cela ne fait que conforter la position de valeur sûre qu’il occupait dans la musique sénégalaise. Son talent n’était plus à démontrer. En plus de cela, il était très humble. J’ai vécu énormément de choses avec lui et sa mort m’affecte terriblement.

«Je n’ai plus rien à prouver. Le Grand Théâtre n’est pas un défi»

A quoi peut-on s’attendre pour votre premier Grand Théâtre, le 10 février prochain ?
Nous travaillons pour faire venir Michel Sardou, à qui j’ai rendu hommage, en reprenant son tube «La maladie d’amour». Les préparatifs ont été un peu perturbés par les activités religieuses : le Magal, le Gamou. Par respect au Prophète (PSL) et aux guides spirituels, nous ne voulions pas parler musique durant ces périodes de ferveur religieuse. A cela, est venu s’ajouter le décès d’Ablaye Mbaye.

Vous ne vous êtes pas produit depuis belle lurette. Pensez-vous être en mesure de relever le défi du Grand théâtre ?
Les Sénégalais commettent toujours cette erreur. Le Grand Théâtre n’est pas un défi. Si ça ne dépendait que de moi, le Grand Théâtre serait rempli à ras bord. Mais, c’est le cadet de mes soucis. Ce qui m’importe, c’est faire plaisir à tous ceux qui se déplaceront pour écouter de la bonne musique et voir du spectacle. Je n’ai plus rien à prouver dans la musique. Quand je remplissais le Stade Demba Diop, le 6 décembre 1996…

Mais, le contexte a changé. A l’époque, vous étiez au summum de votre art…
Certes, mais je veux dire que les gens doivent cesser de vouloir à tout prix remplir la salle. Il faut plutôt penser à offrir du beau spectacle au public. C’est plus important. Même si mon souhait est de jouer à guichets fermés et je l’espère, parce que j’ai tout fait dans la musique. Je compte sur mon talent, en tout cas, pour drainer du monde. Pas sur le «Sambay Mbayaane». Même si je n’ai rien contre cette pratique. Il ne faut pas s’attendre à ce que Nder chante une personne, 40 minutes durant, juste pour son argent. Ce n’est même pas respectueux vis-à-vis des musiciens. S’il y a des gens qui veulent offrir de l’argent, ils le peuvent faire, mais ma priorité reste le spectacle.
«Je ne chanterai plus après mon pèlerinage à La Mecque»

A vous entendre, on a l’impression que vous voulez prouver quelque chose…
Non. Je n’ai plus rien à prouver au Sénégal. Par contre, j’ai envie de faire plaisir aux fans.

Mais qu’est-ce qui explique votre perte de vitesse, malgré un nouvel album sur le marché. Vous avez du mal à rebondir, alors qu’on vous prédisait une grande carrière ?
Sincèrement, je ne pense pas qu’il y a perte de vitesse. J’avais juste reculé pour mieux sauter. Pour moi, le dernier album est une réussite, en matière de vente, spectacle et tournée. Maintenant, il y a aussi la crise. D’ailleurs, même ceux qui faisaient le buzz dernièrement, sont de moins en moins visibles. C’est très difficile pour les artistes. Les spots publicitaires sont onéreux. Il y a la piraterie. C’est vraiment difficile de vivre de son art.

A quand la retraite de Alioune Mbaye Nder ?
Je n’y pense pas pour le moment. Toutefois, je ne chanterai plus après avoir fait le pèlerinage à La Mecque. Peut-être dans quelques années. Mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour, car je suis encore jeune…


igfm

Source : xibar.net | 2017-01-12 14:18:00.0
L’OBS – Rien ne laissait présager qu’il vivait ses derniers instants sur terre. Ce lundi comme les précédents, Ablaye Mbaye avait planifié sa journée dont le principal acte devait se jouer au studio «1000 mélodies» de Baba Hamdy. Avant cette séance d’enregistrement du dernier morceau de son album à venir, il avait pris le temps de partager un dernier repas avec ses proches à son domicile familial de Fass. Puis, il les avait quittés comme il était venu, la mine joviale et l’allure cocasse. Ablaye s’est finalement retrouvé au studio, en compagnie de ses musiciens et de son manager. C’est là où il a été pris d’un malaise qui va l’emporter à jamais. Les obsèques auront lieu à Fass.



C’était une matinée comme les autres… Ablaye Mbaye, à l’heure du repas, s’est présenté à sa maison familiale au populeux quartier Fass. Là où il a vécu d’heureux moments, où il prendra son dernier repas avec certains de ses proches. Sur les lieux, l’atmosphère est intenable. Les parents, étreints par l’émotion, ont du mal à livrer leurs témoignages. «On n’a rien à dire. Ablaye a mangé ici ce matin. Il est parti et on ne l’a plus revu. Il faut venir un autre jour», fulmine une jeune dame qui a du mal à se contrôler. Alioune Badara Seck, lui, est inconsolable. Son frère et ami est parti à jamais. Il n’en revient pas. «Tout est allé si vite. J’étais à mon lieu de travail et on m’a appelé pour me dire que Ablaye a eu un malaise. J’ai aussitôt laissé tout ce que je faisais. Quand je suis arrivé, on m’a dit qu’il est décédé», déclare l’homme assis dans son salon. Dans lequel, sur le même fauteuil, Ablaye s’asseyait tous les jours, quand il était à Fass. «Même les enfants savent que ce fauteuil est le sien. Quand il est arrivé, on regardait une pièce de théâtre. Il a regagné sa place», témoigne son ami, Aladji Gueye. Ablaye Mbaye, comme à l’accoutumée, chahutait tout le monde. Mame Diarra, l’épouse de Alioune Badara, le lui rendait bien. Elle lui disait : «Tu as de la chance. On a failli manger sans toi.» Tous se sont mis autour du bol. «C’était du riz au poisson. A un moment, il m’a demandé la croute, j’ai pris toute la croute et l’ai mise à sa place. Je lui disais que c’est de la part de Diawrigne, un ami commun. Il a répondu : ‘’Sa diawrigne bobou du dara.’’ On était loin d’imaginer que c’était notre dernier repas», déclare Aladji Gueye.

Daro Mbaye, mère de Mbaye Dièye Faye et tante de Ablaye Mbaye : «Il m’avait promis de passer mercredi pour m’offrir de l’argent»

Après avoir bien mangé, Ablaye a demandé à Aladji de lui supprimer tous les Sms que lui envoyaient les opérateurs. Il disait que cela saturait son téléphone. Par la suite, il a pris congé de ses hôtes. «Il m’a dit qu’il se rendait chez Pèse pour boire du thé», a ajouté Aladji. Mame Diara qui lui préparait, tous les jours, à manger est, quant à elle, sous le choc. «Je ne peux m’exprimer. Je suis désolée. Je ne peux rien dire. Je prie pour lui. Ablaye était un homme extraordinaire. Qu’Allah l’accueille à son paradis…», finit-elle par lâcher difficilement. Son époux, pendant ce temps, continue de se lamenter. Dans son Lacoste blanc assorti d’un pantalon gris, Badou ne tient pas sur place. Il répète sans cesse : «Ce n’est pas possible. Hier, je l’ai aperçu. A un moment, j’ai voulu l’appeler, mais je ne sais pas ce qui m’a retenu. Il était assis derrière le scooter. C’est la dernière fois que je le voyais.» Assise sur son lit, Daro Mbaye, mère de Mbaye Dièye Faye, est aussi revenue sur ses relations avec l’artiste. «Ablaye, dit-elle, est mon neveu. Son père et moi sommes de même père et de même mère. Il était passé me voir hier nuit. On a parlé et il m’a promis qu’il allait revenir mercredi, pour m’offrir de l’argent. Je n’arrive pas à croire que Ablaye est parti.»

A 1000 Mélodies, la dernière «note»

Dans son bluejean foncé assorti d’une chemise claire, Ablaye Mbaye ne laissait paraître aucun signe de fatigue ou de faiblesse. Avec son humeur taquine dont il ne se séparait jamais, il a fait son apparition au studio 1000 mélodies du producteur Baba Hamdy, peu avant 17 heures. Il avait pris le soin de convoquer ses musiciens pour enregistrer le dernier morceau de son album. La sortie de cet opus était d’ailleurs prévue le 4 février prochain, selon son proche ami, Guissé Pène. Malheureusement, la loi divine a frappé. Boute-en-train hors pair, il charriait comme d’habitude sa bande de potes. Attendant patiemment le dernier musicien (le claviste) qui manquait à l’appel, il était assis sur un siège et tenait son micro à la main. Au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient, il se faisait plus amusant. Entre deux fous rires, il se plaisait à prononcer le nom de «Tapha Faye». Un surnom qu’il avait donné à son claviste en retard cet après-midi-là. Ce sont d’ailleurs les dernières paroles qu’il a prononcées, selon son manager, Tapha Ndiaye. Par la suite, il s’est levé et s’est dirigé vers un canapé, après avoir posé son micro. Là, il est subitement pris de convulsions. Surpris et pris de panique, les musiciens ont tenté de lui venir en aide, en lui versant de l’eau sur la tête. Ablaye ne réagissait toujours pas. Sans perdre une minute, ils l’ont conduit à l’hôpital le plus proche, Gaspard Kamara, à bord de son véhicule conduit par son frère. Loin de s’imaginer qu’il vivait ses derniers instants sur terre…

Les artistes effondrés

A l’hôpital, il est admis en urgence. Malheureusement, impuissants, les médecins n’ont pu que constater son décès. Le monde s’est alors écroulé sous les pieds de ceux qui l’accompagnaient qui ne pouvaient qu’accepter le décret divin. Quelques instants plus tard, la nouvelle de sa disparition s’est répandue comme une traînée de poudre. Les artistes ont tous convergé vers la structure sanitaire. Youssou Ndour, parmi eux, n’a pu retenir ses émotions. Alioune Badara, témoin de la scène, raconte : «Nous sommes arrivés au même moment à l’hôpital. Youssou Ndour a demandé où se trouvait Ablaye. On lui a indiqué le lieu et on est entré dans la salle ensemble. Le corps de Ablaye était allongé sur le lit. On a tiré le tissu blanc qui le couvrait et Youssou a craqué. Il s’est mis à pleurer. C’est là que j’ai réalisé que Ablaye n’était plus de ce monde.» Sa dépouille a par la suite été acheminée à l’hôpital Le Dantec pour les besoin de l’autopsie, mais aux dernières nouvelles, elle serait emmenée aux Parcelles Assainies où réside sa mère.

MOR AMAR



RAPPEL À DIEU DE L’ARTSTE ABLAYE MBAYE : La culture perd un chantre

Quand la grande faucheuse emporte un jeune homme, à la fleur de l’âge, elle émeut tout être qui en prend connaissance. Parents, amis, inconnus et autres… Mais quand elle emporte avec lui, autant de talent, de réalisations, de souvenirs, de gaieté ou de culture, cela provoque un choc. Aussi brusque que triste ! Le cœur lourd, impuissants devant le décret divin, ils sont nombreux les Sénégalais à avoir ressenti cela, hier soir, en apprenant la brutale disparition d’un des leurs. Le chanteur Ablaye Mbaye a rejoint l’au-delà hier, à l’âge de trente-cinq ans. «Encore si jeune… », «Un énorme talent perdu», «Quelle surprise», les témoignages se bousculent autour de cette triste note, pour exprimer l’inattendu. Terrassé en plein studio par un malaise qui ne lui aura laissé aucune chance, le chanteur comptait parmi les valeurs sûres de la musique sénégalaise.

Youssou Ndour, celui par qui tout est parti

Grâce à son don pour le chant, il a sans conteste, écrit de belles pages de la musique au Sénégal. Les souvenirs de son enfance, avec un Youssou Ndour, son modèle, à «Oscar des vacances», sont encore frais dans les mémoires. L’image d’un jeune non-voyant as du micro, avec une voix exceptionnelle, commençait alors à «hanter» les mélomanes. Issu d’une famille de griots (celle du grand tambour major feu Vieux Sing Faye), le jeune musicien a commencé à chanter avec feu Demba Dia. De sa rencontre avec Youssou Ndour naîtra son premier album «Nila Démé», en 1994. L’adolescent de l’époque qui a fait ses études en braille à l’Union nationale des aveugles de Thiès, connut un succès fou, à tel point qu’on le présentait comme un potentiel successeur de la star planétaire. Avec «Sope yi» (Les fans), il met les mélomanes à ses pieds. Longtemps choriste pour Youssou Ndour, il sort une autre production «Xaleyi» (Les enfants), en hommage à sa mère et aux femmes en général. En 2005, «Maague Naa» sonne comme l’album de la maturité. Ses thèmes concernent l’enfance, les faits de société, son handicap etc… Il aura travaillé avec de grands noms de la musique, comme Salif Keïta ou Diziz la peste.

Un disque d’or pour un duo avec Kery James.

Son talent connaît un succès international, avec l’album pop-word intitulé «Parlons entre nous». Un opus de 10 titres, en collaboration avec les artistes français, pour produire un harmonieux dialogue musical. La consécration arrive par un disque d’or avec la «Mafia K’Fry», grâce au duo avec Kery James. Ces derniers mois, il se battait pour revenir sur la scène et préparait un nouvel album. L’artiste laisse ainsi, beaucoup de projets inachevés. Mais comme le dit l’adage, «l’homme propose, Dieu dispose». Adieu l’artiste !

Lamine DIOUF

igfm.sn

Source : xibar.net | 2017-01-11 14:29:00.0
Rien ne laissait présager qu’il vivait ses derniers instants sur terre. Ce lundi comme les précédents, Ablaye Mbaye avait planifié sa journée dont le principal acte devait se jouer au studio «1000 mélodies» de Baba Hamdy. Avant cette séance d’enregistrement du dernier morceau de son album à venir, il avait pris le temps de partager un dernier repas avec ses proches à son domicile familial de Fass. Puis, il les avait quittés comme il était venu, la mine joviale et l’allure cocasse. Ablaye s’est finalement retrouvé au studio, en compagnie de ses musiciens et de son manager. C’est là où il a été pris d’un malaise qui va l’emporter à jamais. Les obsèques auront lieu à Fass.
C’était une matinée comme les autres… Ablaye Mbaye, à l’heure du repas, s’est présenté à sa maison familiale au populeux quartier Fass. Là où il a vécu d’heureux moments, où il prendra son dernier repas avec certains de ses proches. Sur les lieux, l’atmosphère est intenable. Les parents, étreints par l’émotion, ont du mal à livrer leurs témoignages. «On n’a rien à dire. Ablaye a mangé ici ce matin. Il est parti et on ne l’a plus revu. Il faut venir un autre jour», fulmine une jeune dame qui a du mal à se contrôler. Alioune Badara Seck, lui, est inconsolable. Son frère et ami est parti à jamais. Il n’en revient pas. «Tout est allé si vite. J’étais à mon lieu de travail et on m’a appelé pour me dire que Ablaye a eu un malaise. J’ai aussitôt laissé tout ce que je faisais. Quand je suis arrivé, on m’a dit qu’il est décédé», déclare l’homme assis dans son salon. Dans lequel, sur le même fauteuil, Ablaye s’asseyait tous les jours, quand il était à Fass. «Même les enfants savent que ce fauteuil est le sien. Quand il est arrivé, on regardait une pièce de théâtre. Il a regagné sa place», témoigne son ami, Aladji Gueye. Ablaye Mbaye, comme à l’accoutumée, chahutait tout le monde. Mame Diarra, l’épouse de Alioune Badara, le lui rendait bien. Elle lui disait : «Tu as de la chance. On a failli manger sans toi.» Tous se sont mis autour du bol. «C’était du riz au poisson. A un moment, il m’a demandé la croute, j’ai pris toute la croute et l’ai mise à sa place. Je lui disais que c’est de la part de Diawrigne, un ami commun. Il a répondu : ‘’Sa diawrigne bobou du dara.’’ On était loin d’imaginer que c’était notre dernier repas», déclare Aladji Gueye.
Daro Mbaye, mère de Mbaye Dièye Faye et tante de Ablaye Mbaye : «Il m’avait promis de passer mercredi pour m’offrir de l’argent»
Après avoir bien mangé, Ablaye a demandé à Aladji de lui supprimer tous les Sms que lui envoyaient les opérateurs. Il disait que cela saturait son téléphone. Par la suite, il a pris congé de ses hôtes. «Il m’a dit qu’il se rendait chez Pèse pour boire du thé», a ajouté Aladji. Mame Diara qui lui préparait, tous les jours, à manger est, quant à elle, sous le choc. «Je ne peux m’exprimer. Je suis désolée. Je ne peux rien dire. Je prie pour lui. Ablaye était un homme extraordinaire. Qu’Allah l’accueille à son paradis…», finit-elle par lâcher difficilement. Son époux, pendant ce temps, continue de se lamenter. Dans son Lacoste blanc assorti d’un pantalon gris, Badou ne tient pas sur place. Il répète sans cesse : «Ce n’est pas possible. Hier, je l’ai aperçu. A un moment, j’ai voulu l’appeler, mais je ne sais pas ce qui m’a retenu. Il était assis derrière le scooter. C’est la dernière fois que je le voyais.» Assise sur son lit, Daro Mbaye, mère de Mbaye Dièye Faye, est aussi revenue sur ses relations avec l’artiste. «Ablaye, dit-elle, est mon neveu. Son père et moi sommes de même père et de même mère. Il était passé me voir hier nuit. On a parlé et il m’a promis qu’il allait revenir mercredi, pour m’offrir de l’argent. Je n’arrive pas à croire que Ablaye est parti.»
A 1000 Mélodies, la dernière «note»
Dans son bluejean foncé assorti d’une chemise claire, Ablaye Mbaye ne laissait paraître aucun signe de fatigue ou de faiblesse. Avec son humeur taquine dont il ne se séparait jamais, il a fait son apparition au studio 1000 mélodies du producteur Baba Hamdy, peu avant 17 heures. Il avait pris le soin de convoquer ses musiciens pour enregistrer le dernier morceau de son album. La sortie de cet opus était d’ailleurs prévue le 4 février prochain, selon son proche ami, Guissé Pène. Malheureusement, la loi divine a frappé. Boute-en-train hors pair, il charriait comme d’habitude sa bande de potes. Attendant patiemment le dernier musicien (le claviste) qui manquait à l’appel, il était assis sur un siège et tenait son micro à la main. Au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient, il se faisait plus amusant. Entre deux fous rires, il se plaisait à prononcer le nom de «Tapha Faye». Un surnom qu’il avait donné à son claviste en retard cet après-midi-là. Ce sont d’ailleurs les dernières paroles qu’il a prononcées, selon son manager, Tapha Ndiaye. Par la suite, il s’est levé et s’est dirigé vers un canapé, après avoir posé son micro. Là, il est subitement pris de convulsions. Surpris et pris de panique, les musiciens ont tenté de lui venir en aide, en lui versant de l’eau sur la tête. Ablaye ne réagissait toujours pas. Sans perdre une minute, ils l’ont conduit à l’hôpital le plus proche, Gaspard Kamara, à bord de son véhicule conduit par son frère. Loin de s’imaginer qu’il vivait ses derniers instants sur terre…
Les artistes effondrés
A l’hôpital, il est admis en urgence. Malheureusement, impuissants, les médecins n’ont pu que constater son décès. Le monde s’est alors écroulé sous les pieds de ceux qui l’accompagnaient qui ne pouvaient qu’accepter le décret divin. Quelques instants plus tard, la nouvelle de sa disparition s’est répandue comme une traînée de poudre. Les artistes ont tous convergé vers la structure sanitaire. Youssou Ndour, parmi eux, n’a pu retenir ses émotions. Alioune Badara, témoin de la scène, raconte : «Nous sommes arrivés au même moment à l’hôpital. Youssou Ndour a demandé où se trouvait Ablaye. On lui a indiqué le lieu et on est entré dans la salle ensemble. Le corps de Ablaye était allongé sur le lit. On a tiré le tissu blanc qui le couvrait et Youssou a craqué. Il s’est mis à pleurer. C’est là que j’ai réalisé que Ablaye n’était plus de ce monde.» Sa dépouille a par la suite été acheminée à l’hôpital Le Dantec pour les besoin de l’autopsie, mais aux dernières nouvelles, elle serait emmenée aux Parcelles Assainies où réside sa mère.
MOR AMAR

RAPPEL À DIEU DE L’ARTSTE ABLAYE MBAYE : La culture perd un chantre
Quand la grande faucheuse emporte un jeune homme, à la fleur de l’âge, elle émeut tout être qui en prend connaissance. Parents, amis, inconnus et autres… Mais quand elle emporte avec lui, autant de talent, de réalisations, de souvenirs, de gaieté ou de culture, cela provoque un choc. Aussi brusque que triste ! Le cœur lourd, impuissants devant le décret divin, ils sont nombreux les Sénégalais à avoir ressenti cela, hier soir, en apprenant la brutale disparition d’un des leurs. Le chanteur Ablaye Mbaye a rejoint l’au-delà hier, à l’âge de trente-cinq ans. «Encore si jeune… », «Un énorme talent perdu», «Quelle surprise», les témoignages se bousculent autour de cette triste note, pour exprimer l’inattendu. Terrassé en plein studio par un malaise qui ne lui aura laissé aucune chance, le chanteur comptait parmi les valeurs sûres de la musique sénégalaise.
Youssou Ndour, celui par qui tout est parti
Grâce à son don pour le chant, il a sans conteste, écrit de belles pages de la musique au Sénégal. Les souvenirs de son enfance, avec un Youssou Ndour, son modèle, à «Oscar des vacances», sont encore frais dans les mémoires. L’image d’un jeune non-voyant as du micro, avec une voix exceptionnelle, commençait alors à «hanter» les mélomanes. Issu d’une famille de griots (celle du grand tambour major feu Vieux Sing Faye), le jeune musicien a commencé à chanter avec feu Demba Dia. De sa rencontre avec Youssou Ndour naîtra son premier album «Nila Démé», en 1994. L’adolescent de l’époque qui a fait ses études en braille à l’Union nationale des aveugles de Thiès, connut un succès fou, à tel point qu’on le présentait comme un potentiel successeur de la star planétaire. Avec «Sope yi» (Les fans), il met les mélomanes à ses pieds. Longtemps choriste pour Youssou Ndour, il sort une autre production «Xaleyi» (Les enfants), en hommage à sa mère et aux femmes en général. En 2005, «Maague Naa» sonne comme l’album de la maturité. Ses thèmes concernent l’enfance, les faits de société, son handicap etc… Il aura travaillé avec de grands noms de la musique, comme Salif Keïta ou Diziz la peste.
Un disque d’or pour un duo avec Kery James.
Son talent connaît un succès international, avec l’album pop-word intitulé «Parlons entre nous». Un opus de 10 titres, en collaboration avec les artistes français, pour produire un harmonieux dialogue musical. La consécration arrive par un disque d’or avec la «Mafia K’Fry», grâce au duo avec Kery James. Ces derniers mois, il se battait pour revenir sur la scène et préparait un nouvel album. L’artiste laisse ainsi, beaucoup de projets inachevés. Mais comme le dit l’adage, «l’homme propose, Dieu dispose». Adieu l’artiste !


Source : xibar.net | 2017-01-10 12:23:00.0

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