Steel Pulse

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Site Officiel : Steel Pulse

Steel Pulse : discographie

Ultimate collection Album : Ultimate collection
Année : 2000
Living Legacy Album : Living Legacy
Année : 1999
Rage And Fury Album : Rage And Fury
Année : 1997
Sound System (Island Anthology) Album : Sound System (Island Anthology)
Année : 1997
Rastanthology Album : Rastanthology
Année : 1996
Vex Album : Vex
Année : 1994
Smash Hits Album : Smash Hits
Label : Elektra
Année : 1993
Rastafari Centennial Live in Paris - Elysse Montmartre Album : Rastafari Centennial Live in Paris - Elysse Montmartre
Année : 1992
Victims Album : Victims
Année : 1991
State Of Emergency Album : State Of Emergency
Année : 1988
Babylon The Bandit Album : Babylon The Bandit
Année : 1986
Earth Crisis Album : Earth Crisis
Année : 1984
Reggae Greats Album : Reggae Greats
Label : Mango
Année : 1984
True Democracy Album : True Democracy
Année : 1982
Caught You Album : Caught You
Année : 1980
Tribute To The Martyrs Album : Tribute To The Martyrs
Label : Mango
Année : 1979
Handsworth Revolution Album : Handsworth Revolution
Label : Mango
Année : 1978

Actualité de Steel Pulse

«1989, a number, another summer, sound of the funky drummer» - Public Enemy, «Fight the Power» Une des images les plus memorables de l'ete 1989 reste pour moi le clip de «Fight the Power», le morceau phare du grand classique de Spike Lee, Do the Right Thing, qui fete son vingtieme anniversaire ce mois-ci. Dans le clip realise par Spike Lee, les chanteurs de Public Enemy (entoures de gardes du corps de Fruit of Islam), parcourent le quartier de Bed-Stuy a Brooklyn, au milieu d'une foule de jeunes Noirs brandissant des pancartes. Tout le clip est une version moderne, et fictionnelle, de la Marche sur Washington organisee autour de Martin Luther King en 1963. Et comment oublier la premiere sequence du film, ou la danseuse Rosie Perez, alternativement en tenue de boxe et combinaison de lycra, realise une compilation spectaculaire de toutes les danses noires americaines? Cadree devant les briques sombres de Brooklyn, la danse de Perez - hachee, anguleuse, puissante, masculine et sexy - evoquait toutes les contradictions de la nouvelle generation. Le film faisait irruption en plein milieu du debat sur la redefinition de l'identite noire apres les victoires dans la lutte pour les droits civiques. Dans ce cadre, la capacite de Spike Lee a aborder les problemes aussi varies et complexe que la pauvrete, la brutalite policiere, l'embourgeoisement des quartiers populaires, l'amour entre Blancs et Noirs, la violence dans le combat des Noirs, le declin des commerces possedes par des Noirs, le culte de la celebrite, la violence contre les femmes et le racisme, revelait une sophistication a laquelle tres peu de realisateurs pouvaient pretendre. Avec Do the Right Thing, Spike Lee donna le rythme a toute une generation d'ecrivains, d'intellectuels, d'artistes et de musiciens. Mais aussi a deux jeunes gens brillants a peine sortis de leur prestigieuse universite : Barack Obama et Michelle Robinson, qui auraient vu le film lors de leur premier rendez-vous. Vu d'aujourd'hui, le film anticipait le meurtre de Yusef Hawkins, un jeune Noir de Brooklyn abattu en 1989 dans le quartier italo-americain de Bensonhurst, mais aussi l'election de David M. Dinkins, le premier afro-americain a devenir maire de New York. Comme on pouvait s'y attendre, de nombreux critiques firent des lectures erronees du film. La National Review l'accusa de « profiter des tensions communautaires » et le journaliste Joe Klein affirma dans les colonnes du magazine New York que le film allait provoquer des emeutes. Do the Right Thing s'inspire bien sur de faits reels, comme l'agression de Howard Beach, en 1986, qui entraina la mort accidentelle de Michael Griffith, la mort en detention de Michael Stewart (1983), le meurtre d'Eleanor Bumpurs (1984), abattue par la police lors d'une descente, et les accusations de viol lancees par la jeune Tawana Brawley (1987). Deja, Spike Lee etait a la pointe de la critique du racisme dont sont victimes les Noirs americains. Mais il serait injuste de reduire le film a cet unique aspect. Pour Spike Lee, le message a toujours ete intimement lie a la musique. Et son genie, comme l'immense influence culturelle qu'il exerce encore aujourd'hui, viennent en partie de sa capacite a puiser dans la tradition musicale noire, en couvrant un spectre tres large, de «go-go» et «Da Butt» dans School Daze, au jazz de Mo' Betta Blues, en passant par Stevie Wonder et Prince dans Jungle Fever et Girl 6. Le pere de Spike, Bill Lee, etait bassiste de jazz et sa sensibilite musicale a beaucoup influence les premiers films de son fils. Mais Do the Right Thing marque une rupture par rapport a She's Gotta Have It. Lee quitte le jazz et s'oriente vers des musiciens plus populaires, comme Guy, Take 6, le groupe de reggae Steel Pulse et, bien sur, Public Enemy. Ainsi, le film commence par une version instrumentale de «Lift Every Voice and Sing», qui bascule brusquement vers les premieres mesures de « Fight the Power ». Spike Lee avait rencontre le hip-hop. S'il va plus tard prendre ses distances avec ce courant musical (Bamboozled, 2000), Spike saisit en 1989 l'importance des bouleversements suscites par le hip-hop dans la culture noire. Un an apres la sortie de l'album It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back, Public Enemy est au sommet de sa gloire, au point que le «Do the Right Thing» de Redhead Kingpin, qui devait etre la chanson du film, sera remplace par «Fight the Power», nettement plus offensif. 1989 etait une annee de transition, au cours de laquelle Public Enemy et le «black radical chic» pouvaient cohabiter avec l'innocence un peu artificielle de De La Soul, dont le «Me Myself and I» constituait une critique du communautarisme noir. Quant aux Anglais Jazzie B et Soul II Soul, leur succes marquait la naissance du premier veritable cosmopolitisme noir. Mais «Fight the Power» restera le temoignage le plus fort et le plus authentique du changement generationnel qui prenait alors son essor. On entend des passages du morceau une bonne dizaine de fois dans le film, et c'est peut-etre pour cela qu'on s'en rappelle encore aujourd'hui. Mais je pense plutot que cette chanson est parvenue a saisir et retranscrire des idees et des sensations presentes de maniere latente dans l'inconscient collectif de cette periode. Quoi qu'il en soit, Do the Right Thing et «Fight the Power» devinrent le cri de ralliement de la generation post-droits civiques. Une generation qui voulait crier la verite au visage du pouvoir, mais aussi s'adresser directement a la communaute noire. Vingt ans apres, la position des Noirs dans la societe americaine n'est pas moins difficile, elle l'est peut-etre meme davantage. Mais le film de Spike Lee, et la musique qui lui donne sa force, nous ont prepare a affronter ces difficultes. Mark Anthony Neal a ecrit plusieurs livres, dont «Soul Babies: Black Popular Culture and the Post-Soul Aesthetic». Au premier semestre 2009, il donnera a la Duke University un cours intitule «Spike Lee and the New Black Aesthetic». Cet article de Mark Anthony Neal, traduit par Sylvestre Meininger, a ete publie sur The Root le 22 juin. (Photo: Spike Lee dans Do The Right Thing, Allocine)
Source : slate.fr | 2009-07-02 09:28:49.0
Au fil du temps, le Furia Sound Festival est devenu l'un des evenements musicaux incontournables de l'ete. Ce rendez-vous continue de melanger les genres pour sa 13e edition et propose de decouvrir, pendant deux jours et en plein air, une selection riche et allechante. Steel Pulse, Grand Corps Malade, Herman Dune,......
Source : evene.fr | 2009-07-02 01:25:05.0