Photo de Steel Pulse

Steel Pulse

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Site Officiel : Steel Pulse
Autres informations : Biographie

Steel Pulse : discographie

Steel Pulse - African Holocaust album cover Album : African Holocaust
Année : 2004
Steel Pulse - Ultimate collection album cover Album : Ultimate collection
Année : 2000
Steel Pulse - Living Legacy album cover Album : Living Legacy
Année : 1999
Steel Pulse - Rage And Fury album cover Album : Rage And Fury
Année : 1997
Steel Pulse - Sound System (Island Anthology) album cover Album : Sound System (Island Anthology)
Année : 1997
Steel Pulse - Rastanthology album cover Album : Rastanthology
Année : 1996
Steel Pulse - Vex album cover Album : Vex
Année : 1994
Steel Pulse - Smash Hits album cover Album : Smash Hits
Label : Elektra
Année : 1993
Steel Pulse - Rastafari Centennial Live in Paris - Elysse Montmartre album cover Album : Rastafari Centennial Live in Paris - Elysse Montmartre
Année : 1992
Steel Pulse - Victims album cover Album : Victims
Année : 1991
Steel Pulse - State Of Emergency album cover Album : State Of Emergency
Année : 1988
Steel Pulse - Babylon The Bandit album cover Album : Babylon The Bandit
Année : 1985
Steel Pulse - Earth Crisis album cover Album : Earth Crisis
Année : 1984
Steel Pulse - Reggae Greats album cover Album : Reggae Greats
Label : Mango
Année : 1984
Steel Pulse - True Democracy album cover Album : True Democracy
Année : 1982
Steel Pulse - Caught You album cover Album : Caught You
Année : 1980
Steel Pulse - Tribute To The Martyrs album cover Album : Tribute To The Martyrs
Label : Mango
Année : 1979
Steel Pulse - Handsworth Revolution album cover Album : Handsworth Revolution
Label : Mango
Année : 1978

Actualité de Steel Pulse

L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
La 24ème édition du Rototom Sunsplash s'est déroulée du 12 au 19 aoetucirc;t 2017 sous le soleil estival de Benicassim à Costa Azahar pour le plaisir des 220 000 festivaliers venus du monde entier pour cette belle édition qui répondait au slogan etldquo;Celebrating Africaetrdquo;.Le Rototom se veut un festival pour tous. Il y en a pour tous les goetucirc;ts, de jour comme de nuit ! Chacun, ou presque, y trouve son compte. Le fêtard insolent se réveille à 18 h pour aller se coucher à 8 h du matin après une nuit passée de concerts en sound systems avec rien de moins qu'un Aba Shanti mystique au coeur de la nuit, après Hempress Sativa, Mellow Mood et The Wailers successivement sur la Main Stage, un saut au Lion Stage, un autre pour se poser et partager sous la tente berbère, au coeur de l'African Village. Au même moment, les lèves-tôt, les familles avec ou sans enfants ont plusieurs options : plage, plage ou plage !? La mer de Benicassim est d'un bleu azur (AZAHAR ?!), la sole beach etldquo;Rototometrdquo;, où Ateliers Ragga/Dancehall/Africaines et sound systems se déroulent tous les jours ou d'autres plages atypiques où se côtoient des gens de tous âges et tous horizons dont le point commun est : REGGAE, soleil, ganja et fête ! On est loin de ces endroits blindés de beaufs, ici c'est plutôt spliffs, poncho clandestino, mojitos faits sur place sur lit de glace et menthe fraîche, artisanats locaux, mamas africaines qui tressent et font à manger à l'ombre des arbres, châles paréos magnifiques venus d'Inde, nages, vagues et très belles personnes. Bizarrement cette foule dense qui danse, au coeur du mois d'aoetucirc;t, en bord de Méditerranée est plutôt agréable ! Les etldquo;autresetrdquo; touristes passent et regardent avec curiosité cette faune de la planète Rototom.L'après-midi est aussi un moment privilégié sur le site du Rototom, pour petits et grands : ateliers artistiques, cirques, musiques, batuk, espace bien-être avec yoga, massages, thérapies alternatives à donation libre. Tous les soirs à 20h, la etldquo;House of Rastafarietrdquo; propose des sessions Nayabingui pendant qu'à côté on peut déguster le café éthiopien servi lors d'une cérémonie typique. Rototom c'est aussi plusieurs scènes de plusieurs styles, un village artistique et culturel, le reggae university et le forum social où pendant toute la semaine se déroulent : conférences-débats, projections, expos avec des artistes, érudits, faiseurs de paix, sur des thématiques écologiques, sociétales... Un marché de créateurs, artisans où l'on trouve de très belles choses... des espaces de repos, des bonnes choses à boire et manger.Tout ce monde était réuni cette année pour célébrer l'Afrique. J'étais heureuse qu'elle soit à l'honneur cette année, je m'imaginais le festival aux sons, couleurs et saveurs de l'Afrique, un foisonnement des richesses encore inconnues de ce continent aux mille et une cultures trop longtemps laissées pour compte et exploitées, j'aurais aimé y découvrir plus de Reggae men and women africain.e.s connu.e.s et inconnu.e.s, artistes engagés en engageants à faire une différence dans le monde, j'aurais souhaité le village et la scène africains mis en avant et en lumière, des expositions de photos et peintures dignes de ce thème. Je suis cependant un peu restée sur ma faim à ce point de vue. L'ambassadeur du reggae africain Alpha Blondy a en effet detucirc; quitter la scène plus tôt que prévu à cause de problèmes techniques, et Sean Kuti, fils du légendaire Fela, nous a pour le moins déçus en conférence de presse quand - alors interrogé sur la traite des femmes nigériane - a lancé un "rendez-nous nos docteurs et gardez nos putes", applaudi à notre grande surprise par la presse et les vip présents...Nul doute cependant que l'engagement culturel, environnemental, politique, militant pour la paix et l'émancipation de l'humanité du Rototom (et de façon générale des artistes, les autres festivals et événements Reggae qui fleurissent un peu partout ) va aller crescendo. Le Reggae est LA musique, symbole de la libération des chaînes de l'esclavage et de toutes formes de servitudes. La musique qui aide à réveiller les consciences afin d'AGIR en conséquence.Assise sur ma plage en sirotant mon cocktail, insoutenable légèreté de l'être européen et privilégié que je suis, regardant l'horizon bleu azur de cette méditerranée de nos vacances, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer au loin ces rafiots brinquebalants avec ces milliers de migrants qui fuient les misères, les guerres, les viols, d'autres qui sont exploités sur ces mêmes bateaux pour venir s'ajouter au nombre grandissant de prostitué.e.s forcé.e.s et esclaves modernes en tous genres dont nous avons vite fait d'oublier l'existence pour nous concentrer sur la fête et le son ! On se dit militant ! On écoute et danse du Reggae... on paye pour le Reggae... alors comment agir etldquo;pour de vraietrdquo; ? Comment faire en sorte que ces richesses générées par ce nombreux public multiculturel et engagé puisse servir la cause première et primordiale du Reggae : Emancipation, Freedom and Unity for Humanity... Equal rights and justice ! Comment faire en sorte que les plus démunis puissent aussi profiter des ces instants de paix et culture ? Comment éviter de tomber dans le revers bling bling et show business... comment garder et préserver l'âme de cette musique, cette culture qui nous est si chère ? etldquo;Words without actions are deadetrdquo; dit l'artiste !Ces artistes qui nous sont si chers, qui véhiculent ces messages, pour et avec qui on danse jusqu'au bout de la nuit... dans mes favoris de ce Rototom 2017 : TOOTS AND THE MAYTALS un show époustouflant pour ce vétéran qui a inventé le mot REGGAE et qui de haut de ses plus de 70 ans nous offre un spectacle high level ! Une mention spéciale pour DEVI REED qui a tout déchiré avec juste deux musiciens (un batteur et un DJ) lors de son passage à la LION Stage. Un énorme BigUp pour les femmes sur la place : Nadine Sutherland une belle découverte (clin d'oeil à Dady URoy pour qui elle a ouvert le bal) Nattali Rize, Hempress Sativa. ManuDigital et Joseph Cotton ont proposé un super show. Un plaisir de découvrir Lyricson égal à lui même et toujours dans la place... Bref un festival foisonnant de talents confirmés et nouveaux qu'on a toujours plaisir à découvrir.Que dire de plus si ce n'est que etldquo;vive le Reggae for a better worldetrdquo; one love, one humanity Toots and the Maytals Devi Reed Treesha Gentleman et Ky-Mani Marley Raging Fyah Christopher Martin Youssou N'Dour Iseo et Dodosound Chronixx Alpha Blondy Seun Kuti Shaggy Don Carlos Manudigital et Joseph Cotton Nkulee Dube Lyricson Steel Pulse Reggae University Inna De Yard Nattali Rize Beenie Man Cali P Hempress Sativa The Wailers Marcus Gad Luciano
Source : reggae.fr | 2017-10-11 02:00:00.0
C'est déjà la fin ! Il nous reste une journée de concerts à se mettre sous la dent et on compte bien en profiter. L'Australienne Nattali Rize est chargée d'ouvrir la journée sous un soleil de plomb. Elle attire un peu moins de monde que Jahneration ou I Woks Sound les jours précédents mais de notre côté, on est complètement acquis à la cause de la chanteuse qui restera l'une des rares représentantes féminines du week-end. Accompagnée par des musiciens jamaïcains terriblement efficaces, elle livre un new roots énergique comme on en voit de plus en plus rarement de nos jours. Les membres de Raging Fyah regardent le show sur le côté avant de lui succéder sur la grande scène. Un de leurs anciens membres (clavier) a rejoint la formation de Nattali Rize récemment... Avec un style plus roots, le groupe jamaïcain prouve son aisance scénique avant que les Twinkle Brothers n'envoetucirc;tent littéralement l'audience. Les pull ups fusent sur les classiques comme Faith Can Move Mountains et le groupe nous offre même leur tout premier tune enregistré dans les années 60 ; un ska qui réveille tout le monde ! C'est ensuite au tour du phénomène Chronixx. Le fer de lance de la nouvelle génération yardie est particulièrement attendu et il ne décevra pas le public avec un show un peu plus maîtrisé que la semaine précédente au Reggae Sun Ska. Après un freestyle d'entrée, il enchaîne rapidement avec Alpha et Omega et déroule une setlist avec des nouveautés issues de son dernier effort Chronology. Le jeune chanteur impressionne par sa nonchalance et son charisme. Une fois son show terminé, il ne perdra pas une miette de celui de Steel Pulse ! Particulièrement observateur, Chronixx reste sur le bord de scène et semble apprécier autant qu'il analyse le naturel avec lequel les Anglais délivrent leur musique. Pendant ce temps, côté Dub Factory, les deux membres de Dub Addict, Anti Bypass et Pilah s'affrontent musicalement et amicalement en mode Dub Master Clash. Ils reçoivent la visite d'Echo Minott, toujours efficace en sound system. De l'autre côté du site, le monde s'agglutine devant la grande scène pour la carte blanche donnée à Naâman. Le jeune Normand s'est offert une section cuivres de premier choix avec notamment Stepper au sax et Tribuman à la trompette qui se seront échauffés au sound system pendant le set de Zion Train. Le public est toujours aussi réactif, même quand il s'agit de danser sur les nouveautés du prochain album du bad youth. Les surprises débarquent enfin avec d'abord Volodia puis Cheeko des Phases Cachées. Puis on a doit à l'hymne We All avec Jahneration, Phases Cachées au complet, Scars, Def et Mardjenal venu remplacer Yellam, lui qui faisait partie de l'équipe de l'Olympia 2016 (occasion pour laquelle ce tube avait été confectionné). La jeune génération française a fière allure et tout ça se termine sur fond de feu d'artifice ! Une fin théâtrale pour un cinquième anniversaire fêté en grande pompe par le festival jurassien. Pas facile ensuite pour l'Anglais Tiggs Da Author de clôturer cette édition sur une note un peu plus pop. Mais il s'en sortira haut la main !Au-delà d'une programmation musicale de qualité, le No Logo Festival a relevé le défi d'installer une ambiance toujours plus conviviale et festive. Des bénévoles au large sourire, des déguisements en tous genres, un camping infatigable et un duo de gendarmes hilarant auront participé au très bon déroulement de ces trois jours. L'évènement puise son identité dans cette réussite et on en redemande ! Le No Logo semble à son apogée... On se demande ce que le futur lui réserve. On a hâte de voir la suite. Rendez-vous en 2018 !Nattali Rize Raging Fyah The Twinkle Brothers Chronixx Steel Pulse Anti Bypass VS PilahEcho Minott Zion Train ft. DubdaddaCarte blanche à Naâman (Jahneration, Phases Cachées, Def, Scars et Mardjenal) Lire nos reports des JOUR 1 et JOUR 2.
Source : reggae.fr | 2017-09-05 02:00:00.0
Troisième et dernière journée au Reggae Sun Ska ! Le soleil est toujours au rendez-vous et le monde se presse pour assister aux premiers concerts de la journée. Ce sont les Italiens Train To Roots qui ouvrent le bal avec un reggae crossover ô combien dynamique. Plus tôt, le public avait pu profiter d'une conférence d'Alexandre Grondeau sur l'underground musical, les sound systems et free-parties. Et en terme de sound systems, le festival était équipé cette année avec la superbe rencontre entre Legal Shot et Mungo's Hi Fi, tous deux armés de leurs sonos qui accueillaient un set live avec The Subvivors en début de journée. Côté grandes scènes, c'est le frère de Ben Harper, Peter, qui se charge de poursuivre après l'ouragan Train To Roots. On reste ensuite dans l'ouverture d'esprit bien connue du Sun Ska avec la chanson française de La Rue Ketanou dont les fans étaient de sortie ! Des fans, Jahneration en avait aussi un paquet devant la scène Natty Dread pour leur live toujours plus carré. Très grosse impression du jeune duo français qui aura vu son concert introduit par une demande en mariage spectaculaire ! Pas de doute, l'amour régnait bien en maître sur le site universitaire de Bordeaux pendant ces trois jours. Dans le petit coin de paradis installé pour la scène Dub Foundation, Legal Shot et Mungo's Hi Fi s'affrontent amicalement dans un dub fi dub anthologique. La main passe rapidement entre les deux crews et le titres exclusifs s'enchaînent ! Chacun y va de sa comparaison entre la qualité du son et les sélections des Français et des Ecossais. En toute partialité et sans vouloir faire preuve de chauvinisme ni d'esprit de compétition, notre coeur penchera pour le crew rennais... La sensation Chronixx foule par la suite la Scène One Love avant de laisser place à Steel Pulse. Le final du festival aura été très compliquée niveau choix puisque ce sont deux légendes du sound system qui se succèdent à la Dub Foundation. Aba Shanti I aura été magistral, beaucoup moins décevant que David Rodiagn qui, malgré des dubplates de qualité, ne parviendra pas vraiment à emmener le public dans son univers. Les deux immenses selectors étaient opposés à Ky-Mani Marley et Patrice pour la fin des festivités. Le fils de Bob y est allé de ses reprises tandis que l'Allemand a une fois de plus fait soulever la poussière avec un set éclectique rondement mené.Les 20 ans du Reggae Sun Ska ont été fêtés en bonne et due forme ! La remise de la Victoire du Reggae du meilleur festival remise en main propre à Fred Lachaize, directeur de l'évènement, en fut une des preuves. Après quelques années difficiles dues à des annulations et un changement de site moyennement digéré, le festival semble plus que jamais relevé et prêt à faire résonner le reggae et ses dérivés pendant 20 autres années. C'est tout ce qu'on lui souhaite et ce qu'on se souhaite à nous aussi qui passons toujours d'excellents moments à Bordeaux ! Longue vie au Reggae Sun Ska.Conférence Alexandre Grondeau The Subvivors Train To Roots La Rue Ketanou Peter Harper Mungo's Hi Fi Legal Shot Jahneration Erik Arma Tchong Libo Legal Shot Chronixx Steel Pulse David Rodigan Aba Shanti I Ky-Mani Marley Remise de la Victoire du Reggae Patrice Lire nos reports du JOUR 1 et JOUR 2.
Source : reggae.fr | 2017-08-30 02:00:00.0