Photo de Viviane

Viviane

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Mbalax

Viviane : discographie

Viviane - Wuy Yaayooy album cover Album : Wuy Yaayooy
Année : 2010
Viviane - Man Diarra album cover Album : Man Diarra
Année : 2005
Viviane - Fii ak Fee album cover Album : Fii ak Fee
Label : Jololi
Année : 2003
Viviane - Tere Nelaw album cover Album : Tere Nelaw
Label : Mélodie
Année : 2002
  • Sant na MP3 audio (285 K)
  • Viviane - Le Show album cover Album : Le Show
    Label : Jololi
    Année : 2001
    Viviane - Nature album cover Album : Nature
    Label : Jololi
    Année : 2000
    Viviane - Entre Nous / Between Us / Ci Sunu Biir album cover Album : Entre Nous / Between Us / Ci Sunu Biir
    Label : Jololi
    Année : 1999
    Viviane - Esprit album cover Album : Esprit

    Actualité de Viviane

    Maquillage, coiffure, démarche, habillement…, rien n’est négligé chez elle pour qu’elle incarne la star du showbiz qu’elle rêve d’être. Piéro Fall qui a déboulé dans le ciel musical sénégalais comme une étoile filante, compte bien faire souffler un vent nouveau.
    A l’image de son dernier single titré «Celle-là», Piero Fall déboule dans le monde de la musique sénégalaise avec ses certitudes et ses convictions. Mélangeant RnB et samba brésilienne, cette reprise du titre «Bella» de Me Gims, illustre parfaitement sa musique. «J’ai repris un titre de Me Gims ’’Bella’’ mais en version wolof. C’est un morceau sous forme de présentation ou je dis là ou j’habite, quelle est ma mission dans la musique sénégalaise et qu’est ce que je veux réellement sur un rythme à la fois RnB et samba». Piéro Fall, Fatou Bintou Fall à l’état civil n’hésite pas à proclamer haut et fort son désir de révolutionner la musique sénégalaise. «Je veux apporter une touche nouvelle» confesse-t-elle. Sa musique se veut un reflet de sa vision du monde et un mélange de toutes les formes de sonorités. «Ma musique est ouverte. Je fais du mbalax, du RnB, de l’acoustique, je n’ai pas de frontière là-dessus» mentionne la belle artiste venue au journal Le Quotidien présenter son produit.
    Désireuse d’innover et de faire souffler un vent nouveau, Piéro n’en est pas moins sûre que les musiciens sénégalais assurent. Toutefois, elle a sa propre touche et compte bien l’imposer dans le paysage musical sénégalais. Déjà, ses deux autres singles «Changé» qui l’a fait découvrir au public puis «Life is good» en featuring avec les rappeurs de Bbm, prouvent que la pierre brute est en train de se transformer en diamant scintillant. Piero ne limite d’ailleurs pas ses ambitions. Bientôt, un album sera mis sur le marché assure-t-elle. Ce sera pour elle, une façon de se lancer à l’assaut du ciel musical sénégalais.
    Comme une étoile, elle ne rêve que d’une chose : illuminer le monde musical et pourquoi pas, porter le flambeau de la musique sénégalaise vers des cimes qu’elle n’a encore jamais atteint. A l’image de ses idoles Céline Dion et Rihana qu’elle écoute beaucoup. Même si son idole de toujours reste Viviane Ndour. «Je l’adore et je trouve qu’elle a une ouverture sur l’international et que comme moi, elle est ouverte. Elle ne se cantonne pas au mbalax». Il faut dire que la musique est une passion ancienne chez cette jeune femme épanouie et glamour qui affiche 25 hivernages au compteur. «Déjà toute petite, j’avais un cahier spécial dans lequel j’écrivais des chansons sur différents thèmes, le sida, les enfants de la rue, les femmes maltraités. Mon premier single ‘’changé‘’ parle d’ailleurs des problèmes de couple parce que je suis très féministe. J’ai pu constater que les divorces sont de plus en plus nombreux et j’ai voulu parler de ce problème» confie-t-elle.
    Comme tout début, voir sa carrière décoller du jour au lendemain n’est pas chose facile. Mais la chance ne tarde pas à lui sourire, puisque son chemin croise très vite celui de quelques personnes qui croient en son talent et sont déterminées à l’aider. C’est le cas de son manager Heugene Barbier qui la prend sous son aile après les trois ans passés à apprendre la musique aux cotés du Pr Adolf Coly, un ancien de l’Ecole nationale des arts. Bien que débutante, Piéro dirige tout de même son propre groupe de musique. Une bande de jeunes avec qui elle a déjà eu l’occasion de se produire dans des spectacles et des animations. Celle qui s’identifie à Pikine son quartier, vise désormais les sommets. Tout en n’oubliant pas d’ou elle vient. Totalement engagée dans des œuvres de bienfaisance, elle n’hésite pas à prêter sa voix pour la bonne cause.

    mamewoury@lequotidien.sn

    Source : xibar.net | 2014-06-12 20:55:00.0
    Marième Fall, de son nom d’artiste Maréma, est une fleur qui vient de pousser dans le paysage musical sénégalais. Samedi, elle a présenté son premier single Femme d’affaires qui augure des lendemains chantants.
    Elle a toujours cultivé ce repli, préférant jouer la carte de la patience, affinant son art, arrangeant son talent, et surtout… attendant son tour. Marième Fall, artiste convaincue, a toujours vu passer devant elle les monuments de la musique. Elle s’est coltinée à ce beau monde, une géante derrière des icônes. Jeune pousse au talent certain, ancienne choriste aujour­d’hui aguerrie, elle s’est élégamment affranchie. Avec son single Femmes d’affaires, elle trouve son aube et lance à plein gaz une carrière naissante. Khary Samb, animatrice à la radio Nostal­gie et maître de cérémonie, fait dans l’image pour définir Maréma. «C’est un peu comme si j’avais devant moi l’image d’une élève qui se prépare pour la rentrée des classes», assure-t-elle. Talent au dos, volonté en bandoulière, Maréma s’invite au gratin et récite ses gammes. Cet après-midi à L’Endroit, un coin in de la capitale, elle se découvre, sourire discret, regard pétillant. Ses tresses lui retombent sur ses épaules. Quand elle s’emploie à livrer un aperçu sur son répertoire elle découvre une voix pure, une technique vocale sublime et un instrumental audacieux et imaginatif. Alors qu’elle réchauffe le public, deux danseuses classieuses décrivent leurs circonvolutions sur la piste, relayées par d’autres danseurs. Cet opus a déjà dynamité la salle. Ravie, l’animatrice Fatime’O déclare: «Je valide tout ce qu’elle fait. Je suis pressée de la sortir à la radio.» Pour l’heure, ce n’est encore qu’un single, mais sa structure, Scènégal Ethic, rassure : «Nous faisons d’abord un single parce qu’il faut préparer les choses, préparer un album. Sortir un single, c’est également faire sa promotion.» Le single qui place Maréma sous les feux de rampe est le fruit d’une collaboration artistique entre Marèma, auteure-compositrice et Mao Otayeck, arrangeur. Ce titre trouve son inspiration musicale dans le mélange de la guitare et du hip-hop. Pourtant, l’artiste se sent également à l’aise dans le jazz, le soul et le Rnb. Un clip vidéo du single a même été réalisé. A la baguette, Lionel Man­deix de la société Milk Africa. Les instantanées de la vidéo découvrent Maréma au théâtre Daniel Sorano, à la place de la Pointe du Cap Manuel, sur les toits du centre-ville de Dakar et dans les rues de la Médina. «C’est une façon de rendre hommage aux femmes d’affaires, aux femmes sénégalaises. Elles se battent pour réussir. Je garde une image des femmes de Soumbé­dioune. J’aime leur esprit et leur combat, elles se démènent dans tous les sens. Justement je crois qu’il faut leur rendre un hommage et j’ai décidé de le faire à travers ce morceau», lâche-t-elle sur la thématique du clip.
    Maréma, talent brut, est au confluent des cultures mauresque et diola. Elle, fille d’un papa mauritanien et d’une maman sénégalaise d’ethnie diola, est Saint-louisienne d’adoption. Elle affûte ses armes dans l’intimité de son home, aux côtés de sa maman, férue de musique. Elle se rappelle : «Maman avait des tas de cassettes audio. Elle en avait dans trois valises qui étaient pleines à craquer. Je peux dire que c’est ma mère qui m’a inspirée à faire de la musique. Je crois que cela fait partie de ce qui m’a fait aimer la musique.» L’ado délurée est déjà imbibée des meilleurs morceaux de Tracy Chap­man. Entre quatre murs, elle chantonne, écrit et compose son propre répertoire. C’est d’abord parti pour un flirt avec les sonorités. Puis, l’envie se fait plus pressante. Elle dit : «Cela fait des années maintenant depuis que j’ai débuté avec la musique. Au début, je faisais des chœurs ou des reprises. Mais il n’y a pas longtemps que j’ai débuté ma carrière solo.» Pour Marième Fall, c’est certain, avec la musique ce sera pour le meilleur et pour le pire.

    Bête de scène
    A ce stade, il s’agissait pour Marième Fall de travailler sa voix. Elle fait ses humanités à l’école de musique de la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar, elle en ressort au bout de trois ans avec son diplôme en poche et sa guitare en bandoulière. Mais c’est surtout dans le chœur qu’elle s’est bonifiée en côtoyant des artistes de renoms. Maréma l’artiste a grandi auprès d’artistes tels que Awadi, Yoro Ndiaye, Edu Bocandé, Metzo Djatah, Takeifa, Idrissa Diop. Patie­mment, elle tisse sa toile. La chance lui tend les bras quand elle rencontre Mao Otayeck, un monument au nom associé aux artistes tels que Alpha Blondy, Salif Keïta et Stevie Wonder. Mao Otayeck propose d’accompagner Maréma pour la réalisation de son premier album solo. Scènégal Ethic, qui prend en charge la carrière de la fille, jure : «La scène, Marèma l’a apprivoisée avec une telle aisance, une telle plénitude qu’elle s’est rapidement vu invitée à jouer les premières parties d’artistes de renommée internationale : Imany, Carlou D, Omar Pene, Viviane Ndour. Depuis, Marè­ma ne cesse de gratifier le public de belles prestations, colorées de sublimes envolées lyriques et acoustiques.» Pour cette structure spécialisée dans le management et le booking, Marèma est la garante d’une identité africaine dominante et l’ambassadrice de l’espoir féminin de la musique sénégalaise. El Hadji Sall, un ami d’enfance venu exprès pour la soutenir, jubile : «Elle mérite ce succès. C’est une fille bien.»

    Talent pur
    Il faut replonger dans son passé de banlieusarde pour comprendre cette fougue dans la musique. Elle confesse : «Je suis née dans la banlieue, alors forcément je l’ai dans un coin de ma tête. J’y pense constamment et j’ai des ambitions pour elle. Mais pour l’heure, j’attends que les moyens suivent.» Maréma a gardé ce côté batailleur des mômes de la banlieue. Elle croit à sa chance et a foi en son talent. Elle s’invite dans le concert national de l’art sénégalais, combat à la régulière avec ses armes et entend se faire une place. La structure qui l’adoube croit dur comme fer : «Elle n’est pas juste une artiste de plus. Elle est le symbole d’un nouvel enrichissement du patrimoine musical universel.» Son rêve, un album. Elle en couve l’ambition et attend patiemment que les moyens suivent. Pour elle, rien ne vaut «représenter le Sénégal dans le monde.» Le rêve est en marche.

    abasse@lequotidien.sn

    Source : xibar.net | 2014-04-14 21:53:00.0
    Adjouza, la fille du chanteur Ouza Diallo, a sorti son deuxième album intitulé « Lima Done ». La jeune artiste est sur les pas de son père. Elle commence à s’imposer dans le milieu musical. Elle veut faire une belle carrière sur la scène nationale et internationale. Seulement, Adji Ouza Diallo de son vrai nom est consciente qu’il lui reste du chemin à faire. Trouvée chez elle à Hamo 4, à Guédiawaye, la chanteuse a bien voulu répondre à nos questions. Elle est revenue sur ses débuts, ses déboires et ses succès. Mais l’une des choses qu’Adjouza a le plus retenues dans le milieu du show-biz, en tant que femme, est que « pour vendre son album, l’artiste doit être sexy ».
    Parlez-nous un peu de vous. Qui est véritablement Adjouza ?
    « Adjouza est naturellement la fille du chanteur Ouza Diallo. J’ai commencé la musique vers 2004. A ce moment, je venais juste de décrocher mon Bac. Je suis partie à Paris par la suite pour continuer mes études. Auparavant, je faisais des prestations dans les clubs de Dakar. Je jouais de la variété avec mon frère Cheikh Lô Ouza Diallo. On avait formé un groupe tous les deux en 2003 avant que je ne quitte le Sénégal pour la France. Je suis revenue au bercail en année de master pour sortir mon premier album « Madou Sarr ». Actuellement, je suis en pleine promotion de ma deuxième production, « Lima Done ». Je prépare aussi un album international ».

    Vous étiez partie en Europe pour continuer vos études ou apprendre la musique ?
    « En fait, c’était pour apprendre la musique. J’avais fait un concours d’entrée à l’Ecole nationale des arts (Ena) sans succès. Un échec qui m’avait fait très mal. Pour me consoler, j’ai tout fait pour quitter le pays, histoire d’aller étudier la musique en France. Je remercie de passage ma mère, c’est grâce à elle que je suis partie. J’ai réalisé ce rêve en 2004. En année de master en 2008, je suis rentrée pour sortir mon premier album. En gros, c’est mon échec au concours d’entrée à l’Ena qui m’avait motivée à aller étudier la musique. J’étais dans la banlieue parisienne à Saint-Denis, à l’université Paris 8 ».

    Vous avez étudié la musicologie. Expliquez-nous un peu ce que c’est ?
    « Vous savez qu’au Sénégal, il n’y a pas beaucoup de musicologues ! Peut-être qu’il y en a d’autres, mais je n’en connais qu’un seul, et c’est tonton Ousmane Sow Huchard alias Soléya Mama. D’ailleurs, je dois le rencontrer dans les jours à venir pour d’autres projets. Pour revenir à la question, j’ai étudié la musicologie jusqu’en maîtrise. En master, je me suis spécialisée en ethnomusicologie. Il n’ya pas une grande différence entre les deux disciplines. Sauf que l’ethnomusicologie est l’étude des musiques des traditions orales. Par exemple ici en Afrique, notre musique se transmet de génération en génération, contrairement en occident où elle est écrite. D’ailleurs, j’ai fait mon master sur la musique des Bassaris. Puis, j’ai côtoyé le milieu de l’arène pour comprendre les sonorités des « Tuss » que font les lutteurs. En gros, l’ethnomusicologie parle principalement de la musique traditionnelle alors que la musicologie étudie toutes les musiques. Il faut comprendre aussi que presque tous les pays ont leur musique traditionnelle, ce n’est pas seulement l’Afrique ».

    Pourquoi cette envie brusque de faire de la musique ? Est-ce parce que vous avez voulu suivre les traces de votre père, un grand chanteur, ou est-ce que c’est venu naturellement ?
    « C’est mon père qui m’a donné cette fibre musicale. J’ai grandi dans une atmosphère musicale. Toute petite, je suivais les répétitions de mon père, accompagnée de mon frère. On essayait tout le temps de l’imiter dans la plus grande joie. Cela m’a beaucoup marqué. Adulte, j’avais confié à mon père que je voulais faire de la musique. Mais, à ma grande surprise, il s’y est catégoriquement opposé. Il voulait que je me concentre sur mes études. A l’époque, son refus m’avait beaucoup frustrée. Mais aujourd’hui, j’ai compris que pour faire de la musique, il faut avant toute chose avoir une base. Mon père voulait que je sois cultivée. Je ne cesserai jamais de le remercier. Car, actuellement, j’ai une ouverture d’esprit extraordinaire. J’ai beaucoup voyagé et rencontré d’autres cultures. Cela m’a vraiment aidé dans ma carrière ».

    Quand avez-vous réellement senti que vous vouliez emprunter le chemin de votre père ?
    « Je l’ai senti quand je suis partie à Paris. En fait, je ne croyais pas trop à la musique quand j’étais au Sénégal. Je jouais certes dans les clubs, mais ce n’était pas si profond en moi. Après les cours à l’université, je partais au « Just 4 You » pour attendre l’heure de ma prestation. Car j’habitais à Guédiawaye et je ne pouvais pas faire la navette. C’était très difficile pour moi d’allier la musique et les études. Et je ne me voyais pas faire une grande carrière musicale. C’est lorsque j’ai commencé à étudier la musique à Paris que les choses ont changé. Je sentais que j’avais toutes les capacités pour percer dans ce milieu. Comme l’on dit, l’appétit vient en mangeant. Mon frère aussi m’a beaucoup soutenue sur cette voie ».

    N’appréhendiez-vous pas la réaction des Sénégalais après la sortie de votre premier album ?
    « Mais bien sûr que si! Je n’avais pas confiance en moi à mes débuts. Vous savez, j’ai sorti l’album et je suis retournée à Paris pour continuer mes études. Je ne m’attendais pas à avoir du succès.

    Avec le temps, j’ai eu des échos favorables sur l’album. Les gens m’appelaient pour m’informer que l’album faisait un carton. Certains me disaient que j’étais en train de jeter l’argent par la fenêtre. Je devais donc revenir au Sénégal pour faire des « play-back » et des concerts. De retour, j’avais commencé à faire des spectacles et j’y ais pris goût… de même que pour l’argent (rires) ».

    Vous vous êtes fait un nom dans le paysage musical en un temps record. Comment avez-vous accueilli ce succès ?
    « A dire vrai, le "Mbalakh" ne me disait pas grande chose. Mon rêve était de faire une carrière internationale comme les grandes voix africaines. Je me voyais faire des tournées européennes pour me faire connaître hors de nos frontières. Mais mon frère m’encourageait tout le temps pour que je fasse un album au Sénégal. Je n’en voyais pas l’utilité au début. Il insistait et avait écrit des morceaux pour moi. Donc tout est parti de lui. C’est grâce à Cheikh Lô Ouza Diallo que j’ai finalement fait carrière au Sénégal. D’ailleurs, je ne m’attendais à un succès, je voulais juste sortir un album pour exister un peu au Sénégal. Je travaille toujours cependant sur mon projet de faire une carrière en Europe.

    Parlez-nous un peu de votre deuxième album. A-t-il connu le même succès que le premier ?
    « Le deuxième album est une sorte de reconnaissance. Ce n’était pas évident que les gens adhèrent aux morceaux. Par exemple le titre « Thiey Love » est devenu un tube. Je ne peux que remercier mes fans qui depuis le début, suivent ma carrière de près. Je voulais confirmer dans cette production et je rends grâce à Dieu, les Sénégalais l’ont bien accueilli.

    Adjouza est-elle une artiste engagée comme son père ?
    « Forcément j’ai ce côté engagé de père Ouza. Mais nous ne voyons pas les choses de la même manière. Mon père est plutôt engagé politiquement ; moi je me bats plus sur le plan social. Je parle par exemple du problème des enfants de la rue, du panafricanisme, du sexisme dans le morceau « A qui la faute ». Donc mon engagement est plus centré sur les problèmes sociaux. Oui, je suis engagée comme mon père, mais pas de la même façon ! »

    Le morceau « Ndanane » dans votre deuxième album a montré aussi une autre facette d’Adjouza. On ne vous connaissait pas partisane du « Sambaye Mbayane » (faire les éloges de quelqu’un)…
    « (Rires) Vous savez, j’ai vécu des périodes très difficiles au moment où je devais sortir mon deuxième album. La musique n’est pas facile, il y a des hauts et des bas. J’avais des difficultés et il y a des gens qui m’ont apporté leur soutien comme le président Yaya Jammeh, le maire de Dakar Khalifa Sall, Marième Chalar, Modou Bousso Lèye, entre autres. Ces personnes m’ont soutenue sur tous les plans. Que je sois présente ou absente, ils ont été toujours là pour moi. C’est pour leur rendre hommage que j’ai écrit ce morceau. Je n’ai que ma voix d’artiste pour les remercier. J’ai chanté beaucoup de personnes dans le morceau « Ndanane », mais les gens n’ont retenu que le nom de la première Dame Marième Faye Sall (rires). C’est une femme que j’admire beaucoup grâce au panafricanisme qu’elle incarne. Mais j’ai aussi rendu hommage dans ce titre à des personnes qui ne sont même pas du pouvoir actuel ».

    Vous prônez le retour à nos valeurs traditionnelles dans « Geum Lima Done ». Le titre a fait polémique surtout chez les femmes. Que voulez-vous dire réellement dans ce titre ?
    « En fait, dans ce morceau, je m’adressais principalement à moi-même. C’est une sorte de remise en cause. Car je copiais beaucoup les stars américaines. A dire vrai, Beyonce était mon idole, je faisais tout pour lui ressembler. Un jour, je suis partie dans un salon de coiffure aux Etats-Unis, et par inadvertance ma longue perruque était tombée. Les filles s’étaient tellement moquées de moi que je me suis sentie très gênée. Elles étaient étonnées de voir que ce n’était pas mes vrais cheveux. Cela m’a tellement marquée que j’ai décidé d’en faire un morceau. J’avais compris que je me fatiguais pour rien et que jamais au plus grand jamais je ne serai comme Beyonce. Dans « Geum Lima Done », j’exhorte les filles à être fières de leurs traits africains. Moi par exemple, je suis fière de mon nez épaté, et de mes cheveux frisés. J’aime mettre des perruques afro, ou me faire des tresses pour me sentir plus Africaine ».

    Lors de votre concert à l’Institut français, on a vu un Adjouza très sexy dans sa combinaison pailletée ; pareil dans vos clips. N’êtes-vous pas en contradiction avec ce retour aux valeurs traditionnelles que vous véhiculez à travers vos chansons ?
    « Ah non ! Je ne suis pas obligée de mettre des grands boubous. Pourquoi pensez-vous que tradition et modernité sont incompatibles ? Je suis une jeune artiste et je dois me mettre en valeur. Il faut bien que je vende mon album (rires). Pour cela, le côté esthétique compte beaucoup. C’est la loi du marché ! Le public masculin aime voir de belles artistes. Le show-biz exige qu’on soit sexy pour percer. Autrement dit, pour vendre de nos jours, il faut être sexy. Sinon les hommes ne vont même pas jeter un coup d’œil sur mon album. Mais attention, on peut être sexy sans être vulgaire. Mon père contrôle mes tenues et dès fois je suis obligée de me changer plusieurs fois».

    Quelles sont vos relations avec les autres artistes féminines ?
    «Je ne suis pas une hypocrite, à part Viviane Ndour et Coumba Gawlo Seck, je n’ai pas de relation particulière avec les autres artistes. On a de très bons rapports mais ça s’arrête là. Alors que Viviane Ndour et Coumba Gawlo Seck m’appellent souvent au téléphone et vice versa. Pour les autres artistes, on se croise simplement dans les manifestations en gardant de bons rapports».

    Soleil Propos recueillis par Absa NDONG

    Source : xibar.net | 2014-03-29 15:30:00.0
    Après plus de huit ans de labeur, Moustapha Gningue alias Fata vient de sortir une nouvelle production qui s’inscrit dans le sillage de ses autres produits, c'est-à-dire une ouverture vers toutes les mélodies. Cet album comporte 20 titres qui font le lien entre le rap, le mbalakh et d’autres musiques. La diversité n’est pas un vain mot avec cet artiste.
    Ses certitudes demeurent, jusque-là, difficiles à déranger. Fata croit dur comme fer que la musique est ouverture, exploration d’autres sonorités. Il faut, selon sa démarche, être « open mind » et capter tout ce qui est capable d’enrichir son répertoire. Et il a semblé avoir bien réussi cette fusion entre le hip hop, le mbalakh national et d’autres sonorités.

    Avec cette production, Fata emprunte un chemin qu’il a résolument commencé à emprunter, dans sa tête, en 2002. A cette date, son trio avec Viviane Ndour et Pacotille pour la chanson « Boul Sallite » lui fit prendre conscience que rap et mbalakh feraient bon ménage.

    Le sillon est tracé et l’enfant de Saint-Louis s’y engouffre, malgré les critiques de ses pairs rappeurs.

    On évoque son penchant pour le mbalakh. Lors du concert de clôture des 72 heures du hip hop en 2006, il est hué par certains spectateurs qui pensent que son flow n’a rien du rap. Mais Fata n’en a cure. Après cet incident et bien d’autres réprimandes encore, il continue paisiblement et essaie de faire accepter « l’afro-rap », une nouvelle démarche artistique qu’il dit avoir créée. Le résultat est tout en rythmes avec des morceaux très dansants pour cette nouvelle production. Une approche qui se justifie selon Fata El Présidente par le fait que le rap a des origines africaines et entre « le Tassu et le hi hop, la frontière est très lisse, car il ne s’agit que d’exalter la puissance à travers le verbe ».

    Un album coloré à travers ses thèmes et sa musique

    Le rap, de son point de vue, est né en Afrique et revient dans la terre-mère sous d’autres formes. Dans la logique de Fata, « le hip hop ne peut pas et ne doit pas être un concept exclusivement occidental. Il faut se l’approprier et pour se faire, il faut mélange des genres hip hop et mbalakh, en reformant le rap en y intégrant notre culture, nos rythmes locaux comme le taasu, kebatu, xaxar… ».

    Le mouvement hip hop a connu sa première évolution vers les fortes sonorités locales (mbalakh) avec les prouesses du Domou Djoloff.

    La bande à Titi Yéro était parvenue à adoucir les mœurs avec un rap tinté de mbalakh. Malheureusement, « malgré un bon travail, cette nouvelle démarche musicale s’est estompée avec le courant Rapadio (Iba, Keyti, Makhtar le Cagoulard) et leur style « hardcore », « si tétanisant », déplore Fata. Lui ne compte pas baisser pavillon devant la contestation, il va au-delà et est déterminé à créer une certaine révolution.

    Dès lors, on retrouve beaucoup d’instruments dans cette production, avec à la base des calebasses, du xalam et des koras. Tout au long de cette balade, tantôt Fata rappe, tantôt il chante. Parfois, il se met dans la peau du vieil homme au seuil de sa vie qui parle à ses enfants. Ce tube « Denkaane » fait frémir et rappelle la fable de la Fontaine « Le laboureur et ses enfants », avec ce père mourant qui fit venir ses enfants, le ton est pathétique.

    Plus d’une dizaine de featuring

    Les invités sont nombreux dans l’album « Iqra ». On note les performances de Wally Seck, Papa Ndiaye Thiopet, Secka, Aïda Samb, Mbaye Dièye Faye, Isseu, Abdou Guité Seck, Ndiouga Dieng, Mbène Diatta, pour la partie diversité posée sur un socle de rythmes bien de chez nous. Faddah Freddy, Ndongo D, Fafady, des animateurs du mouvement hip hop ont posé également leurs voix. En fait, il était question de s’ouvrir et de s’enrichir avec les autres dans cette diversité.

    Chaque morceau a sa personnalité. Les pères sont portés au pinacle dans « Baay » avec Naby Condé au « feat ». « Iqra » est cet « egotrip » dans lequel Fata se dévoile, foule au pied les idées préconçues.

    « Ngenté » avec Wally Seck et Mbaye Dièye Faye est assez original et déroule le film d’une journée lors d’un baptême. Comme un carnet de route, le tube « Voyage » nous amène à Saint-Louis, sa ville d’origine. Abdou Guité Seck y donne une toute autre saveur.

    « Zahir » en « featuring » avec le Bideew Bou Bess a la faculté de bercer. Il y a une prégnance des instruments traditionnels comme la calebasse. « Le rap est la musique qui m’a construit. Grace à cette musique, j’ai le respect et l’admiration de gens que je ne connais même pas ; je dois mériter cela ».

    Dans ce cocktail de sonorités, Cheikh Tidiane Tall, un des plus grands musiciens sénégalais de ces dernières années, ne trouve pas les mots. Il trouve cette production « sublime, et ceux qui critiquent Fata ne comprennent rien. La musique est ouverture, exploration d’autres mélodies et il est important de s’enraciner dans ses propres traditions, y puiser et s’ouvrir ».

    Une bouée de sauvetage dans ce milieu rocailleux du hip hop. Un reproche, le texte si riche de ce rappeur est parfois noyé dans une cadence trop soutenue.

    Pour l’heure, des tournées scolaires sont prévues au mois de novembre et décembre et visent les élèves et les étudiants. Des tournées nationales seront également effectuées afin de permettre à la jeunesse sénégalaise de connaître ce nouvel album et son message. Une tournée a débuté en octobre à Dakar et fera le tour du Sénégal avant de revenir à Dakar en décembre.

    Soleil Amadou Maguette NDAW

    Source : xibar.net | 2013-10-22 22:17:00.0
    Crée le 21-08-2013 09H10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour samedi  21-08-2013 - 11H50 PAR :  ARTV-NEWS

                                                                    

    Un fait inédit s'est passé chez Viviane Chedid à Ouakam. Un cambrioleur s'est introduit dans la maison de la chanteuse avec une arme au moment où elle rentrait de sa répétition aux environs de 5h du matin. Selon la Rfm, le cambrioleur n'a pas lésiné sur les moyens pour attaquer sa proie.

     En effet muni d'un pistolet, le voleur a simplement trouvé sur son chemin la chanteuse qui était au téléphone, à bord de son véhicule 4x4.Sans hésiter, le cambrioleur braque son arme sur cette dernière et lui ordonne de descendre de la voiture. Comme dans les films Western, Viviane s'exécute sans résistance. Le voleur s'empare ainsi de la voiture. 

     

    Bouche bée, Vivi n'avait que ses yeux pour pleurer. Selon la Rfm toujours, le cambrioleur aurait emporté le sac à main de la chanteuse avec tous ses objets personnels.Un cambriolage qui risque de déstabiliser l'artiste, Vivane qui a déjà donné rendez-vous à ses fans la semaine prochaine, au Grand Théâtre de Dakar pour la célébration de l'anniversaire de son groupe, le Djollof Band. Viviane qui ne manquera pas de renforcer sa sécurité à domicile.

    Source : afriqueredaction.com | 2013-09-21 11:45:00.0