Wasis Diop

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles :

Wasis Diop : discographie

Wasis Diop - Judu Bèk album cover Album : Judu Bèk
Année : 2008
Wasis Diop - Everything is never quite enough album cover Album : Everything is never quite enough
Label : Universal
Année : 2003
Wasis Diop - Toxu album cover Album : Toxu
Label : Polygram
Année : 1999
Ref : CD 5581982
Wasis Diop - No sant album cover Album : No sant
Année : 1995
Ref : CD 526 565 2
Wasis Diop - Hyènes album cover Album : Hyènes
Blank Cover Album : Paris megamix

Actualité de Wasis Diop

[APS] Saint-Louis -Des ténors de la musique sénégalaise, à savoir le chanteur-guitariste Wasis Diop, le koriste Ablaye Cissoko accompagné du bassiste Habib Faye et le chanteur Oumar Pène font leur entrée en scène jeudi soir dans le "Off" du Saint-Louis jazz.
Source : AllAfrica | 2017-04-28 10:44:53.0
(Envoyé spécial en Tunisie) - Dites-nous un mot sur ce cinquantenaire et sur cet hommage à votre frère Djibril Diop Mambety ?
«Cinquantenaire, ça ne nous rajeunit pas. C’est merveilleux de venir ici à la rencontre de ce qui nous reste de l’essentiel du cinéma africain. Ceux-là qui sont des survivants, qui sont de la génération de Djibril Diop mais aussi les plus jeunes. C’est formidable ce moment de souvenir. Mais c’est un moment de souvenir qui a parfois des accents un peu dramatiques. Car j’ai entendu au détour d’une conversation au petit déjeuner que notre cinéma était en danger. Non pas seulement parce qu’il n’arrive pas à se projeter dans le futur. Mais parce que tous les films qui ont été réalisés et projetés jusqu’à présent sont en danger. Parce qu’ils sont dans des endroits où ils ne sont pas préservés. Parce que la question de la remotorisation, du sauvetage de nos images. Nos films africains sont en train de mourir dans les placards. D’ici là, ces films auront disparu. Ils n’existeront plus parce qu’on a du mal à trouver de l’argent pour les sauver. Il y en a dans ces films qui ont 40 ans. Il y en a déjà qu’on ne peut plus récupérer. Et ça, ça me rend triste. C’est vraiment dramatique. Car on va perdre ainsi une partie de notre histoire.

Vous faites de la musique de film et on parle de la nécessité de préserver nos images. La préservation aussi de ce type de musique semble avoir un sens aujourd’hui ?
Je viens de sortir un album qui s’intitule «Séquence». Ce dernier album est dédié au cinéma. Et l’essentiel des chansons que j’ai pu composer pour le cinéma, essentiellement le cinéma africain sont sur cet album. L’essentiel du travail que je fais à travers ma musique, c’est sur le cinéma africain… La musique c’est l’émotion. En dehors du scénario qui est la raison d’être du film, la musique du film, c’est l’émotion du film. La musique était là, même avant le parlant. La musique a précédé le dialogue pour faire le film. En somme le cinéma et la musique sont des amants inséparables.

On sait le rôle joué par Djibril et ce que vous apportez vous-même aujourd’hui. Mais quel regard portez-vous aujourd’hui sur le cinéma sénégalais ?
Le cinéma sénégalais est un peu à bout de souffle. Nous n’avons plus assez de réalisateurs qui ont les moyens de tourner en dehors de Moussa Touré et de quelques-uns qui se battent. C’est le lieu de leur rendre hommage. Ils se bagarrent comme un lion pour pouvoir tourner des films. En 4 ans Moussa Touré a fait deux longs-métrages conséquents. Et je sais qu’il en prépare un autre. Pour revenir sur le cas Sénégal qui était un des pionniers, qui était vraiment en avance sur beaucoup de pays, il faut reconnaître que notre cinéma est aujourd’hui à la queue du peloton. Et ça je le regrette. Je ne sais pas ce qui s’est passé.
Mais il y a eu une sorte de chute, une rupture. Aujourd’hui, nos gouvernants prennent la balle au rebond, font le nécessaire. Ils ont mis de l’argent. Mais je ne crois pas que l’argent seul suffit. Le problème est ailleurs. Il est dans la détermination des réalisateurs eux-mêmes. C’est là que se trouve la solution. Parce que si les gens ne sont plus passionnés par le cinéma, le cinéma va mourir. Le problème au Sénégal, c’est surtout un problème d’archivage, de passion. Il y a une déconnection. Les gens qui se revendiquent du cinéma chez nous, n’aiment plus suffisamment le cinéma pour le défendre….»

arsene@lequotidien.sn

Source : xibar.net | 2016-11-01 12:50:00.0