Yaniss Odua

Origine : Antilles
Instrument :
Styles : DanceHall
Site Officiel : Yaniss Odua
MySpace : http://www.myspace.com/oyaniss
Twitter : yanissodua
Facebook : http://www.facebook.com/yanissodua

Yaniss Odua : discographie

Yaniss Odua - Yon Pa Yon album cover Album : Yon Pa Yon
Année : 2002
Yaniss Odua - High Tunes album cover Album : High Tunes
Yaniss Odua - Hit 2 Hits album cover Album : Hit 2 Hits

Actualité de Yaniss Odua

Après une première journée plutôt riche, les choses sérieuses se poursuivent le samedi sur le magnifique site des Forges de Fraisans. L'ambiance est à la bonne humeur, l'équipe du No Logo a encore fait les choses bien pour animer le camping et maintenir les festivaliers dans un climat bon-enfant. Tout le monde arrive donc avec le sourire pour le premier show de la journée, celui de Jahneration. Comme hier, le public est présent en masse. Les fans ne manquent pas le rendez-vous et le duo Théo et Ogach fait toute aussi bonne impression que leurs prédécesseurs de la veille. Le Sénégalais Meta débarque ensuite avec ses Cornerstones et a droit à une visite surprise de son compatriote Natty Jean que l'on retrouvera plus tard aux côtés de Danakil. Les titres de La Rue Ketanou sont quant à eux repris à l'unissons par un public qui ne semble absolument pas perturbé par cette petite incursion chanson française bienvenue. Une maman du village nous confie même que ses enfants ont appris les paroles d'un des morceaux du groupe à l'école. Il fallait donc être présent pour voir ça ! Les drapeaux se déploient par centaines lorsque Yaniss Odua entre sur scène avec son fidèle Artikal Band. On a droit au même set que la semaine précédente au Reggae Sun Ska, la surprise en moins... Mais le sourire de l'artiste, on ne s'en lasse jamais ! Les premiers Jamaïcains de la journée font enfin leur apparition avec Toots and the Maytals. Comme à son habitude, Toots Hibert est très énergique et sa voix surpuissante résonne plein pot dans les oreilles du public. Véritable explosion sur le hit 54-46 en fin de concert ! Spectaculaire ! On revient en France avec Danakil qui lui emboîte le pas sans démériter. Les échanges vont bon train entre Balik et Natty Jean et le groupe fournit un show de plus en plus énergique. Côté Dub Factory, ça ne désemplit pas pour le set énervé de Mahom qui met littéralement le feu à l'espce sound system avant de laisser la place à OnDubGround pour un live plus calme mais tout aussi bien accueilli. On avait fini avec Le Peuple de l'Herbe hier, on retrouve ce soir l'un des anciens membres du groupe en la personne de N'Zeng à la trompette qui accompagne L'Entourloop et Troy Berkley pour finir cette deuxième soirée sur une touche reggae hip-hop. Jahneration Meta and the Cornerstones La Rue Ketanou Yaniss Odua Lion's Den Sound Toots and the Maytals Dub Shepherds Danakil Mahom OnDubGround L'Entourloop Lire nos reports des JOUR 1 et JOUR 3.
Source : reggae.fr | 2017-09-01 02:00:00.0
20 ans ça se fête ! On peut dire que le Reggae Sun Ska a plus que réussi cette célébration avec pas moins de 65 000 festivaliers accueillis sur le Campus de Bordeaux en trois jours. Pour sa quatrième édition sur le site universitaire, l'évènement bordelais a réussi son pari : attirer plus de monde avec une programmation toujours plus éclectique pour ce qui est des grandes scènes et encore plus pointue du côté de la Dub Foundation. Le retour de la scène Rebel Music avec son ouverture sur la découverte aura également tenu ses promesses. Retour sur trois jours de musique sous le soleil !JOUR 1Le premier jour est placé sous le signe des légendes et du crossover. Hippocampe Fou et Keny Arkana font en effet figure d'intrus bienvenus, distillant une bonne dose de hip-hop conscient et festif très bien accueillie au milieu d'une programmation très reggae. Les mythiques Toots and the Maytals ont consolé les fans déçus par le set des non moins célèbres UB40 dont les chanteurs originaux étaient absents (un peu une arnaque tout de même cette semi-véritable formation !). La journée avait magnifiquement commencé avec des festivaliers déjà nombreux pour assister au set d'ouverture de Volodia de plus en plus à l'aise sur scène. Mike Love et sa formation intimiste ne s'est pas laissé démonter par la grandeur de la scène et du site bordelais tandis que la scène Dub Foundation, sonorisée cette année par Legal Shot et Mungo's Hi-Fi, accueillait le dub vitaminé du duo Roots Raid accompagné par un autre duo de MCs, Joe Pilgrim et Little R. L'Ecossais Riddim Tuffa a ensuite pris la main sur la sono de ses compatriotes Mungo's avec trois MCs ultra efficaces : El Fata, Tenja et l'Espagnol Lasai, avant que Legal Shot ne reprenne le contrôle avec le trop rare Admiral Tibett qui lâche son hit Serious Time dès le début de son set pour le plus grand plaisir des connaisseurs. Lui qui nous avait confié avoir la voix abîmée n'aura pas flanché une seconde ! Côté grandes scènes, ça explose en fin de soirée avec deux poids lourds du reggae français : Yaniss Odua et Danakil. Le Martiniquais vient présenter son dernier album Nouvelle donne et fait l'une des plus grosses impressions de l'ensemble du festival, notamment en recevant la visite de Keny Arakana sur le titre Ecoutez-nous. Un moment rare que tout le monde sait apprécier à sa juste valeur. Danakil enfonce le clou derrière pendant que Zion Train clôture la soirée côté Dub Foundation.Volodia Mike Love Roots Raid ft. Joe Pilgrim et Little R Riddim Tuffa ft. El Fata, Lasai et Tenja Hippocampe Fou Toots and the Maytals Keny Arkana Admiral Tibett ft. Legal Shot UB40 Yaniss Odua Danakil Green Cross et Legal Shot Zion Train Lire notre report de la deuxième journée.
Source : reggae.fr | 2017-08-25 02:00:00.0
Uman est inclassable et pluriel. Auteur interprète, on le connaît avec une plume ou un micro à la main, mais il peut également manier le pinceau avec beaucoup de justesse. C'est d'ailleurs un auto-portrait qui nous regarde droit dans les yeux qui vient illustrer la couverture de ce quatrième album Umanist. Un opus voguant entre roots et dancehall et qui sonne comme un retour au reggae music pour Uman après une incursion dans la chanson française sur son dernier projet (La tournée des grands ducs). Sa voix rauque se fait toujours aussi bien entendre et ses textes en français sont plus que jamais plein de lumière.Si Uman n'était pas un habitué des featurings sur ses précédents albums, il s'est bien rattrapé et cela donne quelques pépites. Dès l'ouverture de l'album, on en prend plein les oreilles avec Faut y aller en featuring avec le Haïtien BIC. Enthousiasmant au possible, ce morceau est le tube qui fait pousser des ailes. C'est le tune " good vibes " qu'on a envie d'écouter au petit matin pour se lancer comme un boulet de canon dans une longue journée remplie d'obstacles. S'écoute en boucle.Le MC belge s'est également adjoint les services de deux ténors du reggae hexagonal. Sur Lieu commun, c'est Taïro qui vient l'accompagner. Leur message : que les gens arrêtent de voir le monde avec des oeillères ; la terre fourmille de plaisirs et de choses à découvrir alors arrêtons de se croire au centre du monde. Autre featuring attendu et qui fait son effet, un clin d'oeil au Sinsemilia de Black Uhuru avec Yaniss Odua. Les deux ganja smokers nous offrent un nouveau ganja tune de toute beauté. Pas de slackness ici, Uman fait partie des artistes conscients, ceux qui élèvent l'auditeur avec des textes censés, lucides et humanistes. Les constats sur notre société sont parfois amers comme avec Pas de justice, pas de paix où il critique vivement les forces de l'ordre au service d'une justice qui ne fait pas son travail. Amer oui mais jamais étouffant, au contraire, ses textes vivifient et exaltent notre volonté de résistance : "quand tu interdis, je désobéis".Umanist nous fait lever le poing tout en bougeant le bassin. Engagé et dansant, il est reggae music dans son fond comme dans sa forme. Uman y explore la diversité de ses thèmes : la rébellion, l'ouverture sur le monde, l'amour, mais aussi la diversité de ses rythmes en passant du roots au dancehall sans sourciller. C'est original et revigorant, on vous le recommande chaudement.Tracklist :1. Faut y aller Feat. BIC2. Lieu commun Feat. Taïro3. La vie est belle4. Pas de justice, pas de paix5. Sinsemilia Feat. Yaniss Odua6. Révolution Feat. ZA7. Combien de temps Feat. BIC8. I love my life9. Bonnie and Clyde10. Hot like fyah Feat. Gifta11. Le feu et la glace Feat. Camille Yembe12. Tous ensemble
Source : reggae.fr | 2017-06-12 02:00:00.0
Trois jours seulement après le passage de Yaniss Odua à L'Elysée Montmartre, la salle parisienne accueillait un autre évènement de taille : la venue de Damian Marley. En pleine tournée promotionnelle de so futur album Stony Hill, Jr Gong a ravi le public parisien avec un set énergique comme à son habitude. Diaporama de nos meilleures photos.
Source : reggae.fr | 2017-06-01 02:00:00.0
Le 20 mai dernier, Yaniss Odua créait l'évènement en étant le premier artiste reggae à se produire à L'Elysée Montmartre depuis sa réouverture le 15 septembre 2016. Cette salle parisienne mythique vibre à nouveau au son de notre musique préférée et le public était bien setucirc;r au rendez-vous pour fêter avec Yaniss la sortie de son dernier album Nouvelle donne. Le Martiniquais a donc présenté son tout nouveau show au public parisien accompagné du Artikal Band que les fans de l'artiste connaissent bien. Les nouveaux titres étaient bien setucirc;r de mise comme Nouvelle donne, Garder mon droit, Reggae Land ou le très dynamique Jump aux accents dubstep. Les fans de la première heure se sont régalés sur les classiques d'antan tels que La Caraïbe ou une version spéciale guitare-voix d'Une larme. Et les hits incontournables Rouge jaune vert et Chalawa ont bien entendu mis tout le monde d'accord ! Côté surprise, c'est E.Sy Kennenga qui a rejoint son grand-frère Yaniss sur Madinin'Africa après avoir relevé le défi d'assurer la première partie seul avec sa guitare. Retour sur ce grand moment avec les clichés de Franck Blanquin et Andréa Dautelle.E.Sy Kennenga Yaniss Odua
Source : reggae.fr | 2017-05-31 02:00:00.0
On avait laissé l'ami Yaniss Odua au soir d'une tournée triomphale clôturant en beauté la sortie de l'album Moment idéal. L'opus et ses deux hits Rouge, Jaune, Vert et Chalawa avaient séduit la France entière et fait jumper de Paris à Abidjan, de Saint-Etienne à Fort-de-France. Quatre ans déjà que les sound addicts rongeaient leur frein en attendant le nouvel LP du chanteur reggae. Leur patience aura payé puisque Nouvelle donne sort ce 19 mai et qu'il ne risque pas de les décevoir. La facilité artistique aurait été de reprendre les mêmes ingrédients que sur Moment idéal, mais Yaniss a une autre conception de la musique. Il va où le mènent ses inspirations, ses expériences, ses envies. Tout en restant reggae dans l'énergie et la vibe, il voulait explorer de nouvelles sonorités et poser son flow dévastateur sur de nouvelles intrus. Aidé de l'indispensable et légendaire Clive Hunt à la réalisation, le chanteur martiniquais a fait appel à différents beatmakers (Winta James, le clavier de Damian Marley ; Asha D. du Artikal Band ; Edwin Mac Lennan et Boussbouss ; John Makabi) pour proposer à ses fans une nouvelle aventure musicale pleine de bonnes surprises. Treize titres conscients et engagés dont s'extrait déjà l'énorme big tune hip hop reggae Ecoutez-nous posé avec la rabia del pueblo, la rappeuse Keny Arkana, et le hit en puissance Refugee relatant le destin tragiquement humain d'un immigré quittant son pays . Pour danser toute la nuit, Yaniss a pensé à vous, en mode dancehall mais sans se prendre la tête, sans Bling Bling, ou en mode ska-rocksteady avec La maison ne fait plus crédit. Le chanteur est éclectique et sa seule exigence est l'impeccable production de ses instrumentales. On le retrouve ainsi bretucirc;ler le micro dans un style plus électro, sur Bad Boy N Cowboy, s'envoler vocalement sur une inspiration dubstep (Jump) et poser une vibe plus new soul, qu'il partage avec le jamaïcain Brian Gold sur le titre Feeling. Fier de ses racines, fier de ses valeurs, certain de leur universalité, Yaniss Odua explore les grands enjeux qui traversent la société, sans jamais se départir de sa spiritualité rasta. Guide, grand frère, ami, artiste tout simplement. Le chanteur relate la détresse sociale de notre temps (Dans la rue), notre exigence de liberté de penser et de vivre (Garder mon droit), la force de la jeunesse (Nouvelle donne, un morceau co-écrit avec Balik de Danakil !) le sort misérable des réfugiés rejetés et leur détresse oubliée. Il tape juste, il tape fort. Nouvelle donne n'est pas l'album de la maturité, non, il est celui d'un artiste de son temps capable de retranscrire en musique les émotions d'une grande partie de son peuple. Une raison de plus pour découvrir sans plus attendre un des meilleurs albums reggae français de l'année. TRACKLISTING:et#8232;01. NOUVELLE DONNE02. REGGAE LANDet#8232;03. MDMA04. BLING BLING05. BAD BOY 'N' COWBOY06. LA MAISON NE FAIT PLUS CRetEacute;DIT07. etEacute;COUTEZ NOUS (FEAT. KENY ARKANA) 08. REFUGEE09. GARDER MON DROIT10. DANS LA RUE11. FEELING (FEAT. BRIAN GOLD)12. JUMP13. MY PEOPLEFnac : http://musique.fnac.com/a10553576/Yaniss-Odua-Nouvelle-Donne-CD-albumItunes : https://itunes.apple.com/fr/album/nouvelle-donne/id1225958379Deezer : www.deezer.com/album/39832021
Source : reggae.fr | 2017-05-19 02:00:00.0
Bob Marley l'avait dit : " Le reggae retournera un jour à sa source, l'Afrique ". On savait le reggae omniprésent sur le continent, témoignage d'un peuple fier de sa diaspora internationale, et le festival Abi Reggae ne fait que confirmer l'amour que les Africains ont pour les musiques jamaïcaines et leurs déclinaisons. Rarement nous avions vu autant d'unité entre les acteurs culturels d'une ville, d'un pays et d'un continent, qu'ils soient institutionnels, associatifs, médiatiques ou intellectuels. La planète reggae était représentée sous toutes ses formes du 6 au 9 avril derniers à Abidjan. Pendant quatre jours, la capitale ivoirienne a vibré toute entière sous les lignes de basse reggae, les percussions nyabinghis et des voix venues des quatre coins du monde pour défendre cette musique qui n'échappe pas non plus aux clichés là-bas. Des légendes jamaïcaines (U-Roy et Ijahman Levi) aux stars françaises (Danakil et Yaniss Odua) en passant par les représentants du reggae ivoirien et africain (Spyrow, Seyni Kouyaté, Ismael Isaac, Kajeem, Nkule Dube ou Daara J Family) et même quelques découvertes internationales (les Chinois Long Shen Dao, le Turque Sattas ou la libanaise Mirna) ; tous marchaient dans la même direction : celle d'un reggae juste, pertinent et élévateur.Initié par le ministre d'Etat Moussa Dosso en 2015, le Festival Abi Reggae fêtait cette année sa troisième édition. Plusieurs fois qualifiée d'édition de la maturité pendant le week-end, elle aura tenu ses promesses en parvenant à créer un pont entre la musique et des réflexions sur des thèmes chers aux artistes reggae. Des intellectuels du monde entier tels qu'Hélène Lee (France, réalisatrice du film Le Premier Rasta), Horace Campbell (Jamaïque, auteur du livre Rasta and Resistance) ou Mère Jah Evejah (Bénin, Ambassadrice de la diaspora) ont ainsi débattu sur l'esclavage, le panafricanisme, la reconnaissance de Rastafari... Une liberté d'expression totale a même permis d'aborder la question de la légalisation de la ganja après un monologue saisissant de Mutabaruka, dub poet jamaïcain présent également lors des rencontres matinales organisées au Palais de la Culture d'Abidjan. Cette même liberté d'expression, les artistes locaux s'en sont saisis pour critiquer sans crainte le système actuel et certains haut dirigeants africains et mondiaux. Malgré une forte présence policière évidente pour des raisons de sécurité, rien n'aura perturbé le sentiment d'émancipation et de délivrance qui doit habiter tout festivalier. Musique, liberté, conscience, éducation, harmonie... Tout était réuni pour un événement réussi, un festival comme chez nous, mais pour une fois sur les terres qui virent naître les ancêtres de ceux qui allaient créer le reggae. Abi Reggae est parvenu à afficher les couleurs Rouge Jaune Vert en grand, à piétiner certains préjugés, à donner une visibilité à une culture riche et à rendre accessible à tous un divertissement de taille (seulement 2000 FCFA l'entrée par soir, soit environ 3eteuro;). Mutabaruka Hélène Lee Véritable fête, le festival de cette année commençait pourtant sur une note douloureuse. Désiré Parker, l'un des plus fervents acteurs du reggae à Abidjan, est décédé d'une crise cardiaque la veille de l'évènement. Son nom est sur toutes les lèvres au matin du premier jour. Pas un artiste ne lui rendra pas hommage ce week-end, y compris les étrangers, tous conscients de son implication. C'est lui qui avait d'ailleurs invité Danakil en 2013 à jouer sur le même site du Palais de la Culture dans le quartier de Treichville, lieu d'implantation du festival. Ceux qui ne le connaissaient pas découvrent l'importance de son travail. Akae Beka, le nouveau groupe de Midnite, est même censé jouer dans son club, le Parker Place, dans quelques semaines... C'est en son honneur que R-Light, un excellent groupe local, entonnera l'hymne du festival à plusieurs reprises dans le week-end. Les autres artistes du pays auront eux aussi marqué les esprits à l'image de Kajeem et son show énergique, Beta Simon et ses histoires tantôt drôles tantôt mystiques ou les plus connus Ras Goody Brown et surtout Ismael Isaac, enfant du quartier ovationné lorsqu'il monta sur scène en béquilles au petit matin après une soirée perturbée par de longs retards. La spontanéité de Black Mojah a également fait des siennes puisque de nombreux soldats et soldates / surnom qu'il donne à ses fans / étaient présents, mais c'est l'ardeur de Spyrow qui nous aura le plus étonnés. Avec un style très proche des artistes jamaïcains de la génération new roots, il a su mettre le feu au public avec pour point d'orgue le remix Rouge Jaune Vert avec toute la team ivoirienne (Aiman Raad, Bobo Levy, Jah Slave etc.) et Yaniss Odua en personne ! R Light Kajeem Ismael Isaac Kalujah Naftaly Sekouba Bolomba Beta Simon Black Mojah Les Vieux Mogos Spyrow Parmi les autres artistes du continent noir, le Guinéen Seyni Kouyaté et son reggae façon griot ont marqué les esprits. Le vainqueur des Victoires du reggae catégorie africaine, Malayky, a lui aussi fait forte impression devant un public acquis à sa cause. Jah Verity, lui, est entré sur scène en portant sa croix à la manière de Jésus. Lui qui n'a pas la langue dans sa poche a largement brillé sur la scène d'Abi Reggae tout comme la Daara J Family emmenée par un Faada Freddy rayonnant. Alors qu'il mène actuellement une carrière solo exemplaire en Europe, Freddy n'a pas oublié ses racines et les fans du groupe se sont régalés avec la rencontre de sa voix subtilement éraillée et celle plus sauvage de son compère Ndongo D. Les Sénégalais ont livré sans aucun doute l'un des shows les plus carrés du week-end, mais la palme du feu revient assurément à un autre duo : Banlieuz'Art. Soutenu par une forte communauté guinéenne, le groupe était particulièrement attendu. Prévus en milieu de soirée le dimanche, ils se sont finalement produits à 7H du matin après qu'un orage soit venu gâcher la fête et entraîner un retard de plus de quatre heures. Alors que la plupart du public était resté assis pour les concerts précédents, Banlieuz'Art a su réveiller tout le monde tel un ouragan ! Debout sur leurs chaises, les fans ont repris les paroles en choeur sans faiblir avant de déserter le site, laissant l'etEacute;thiopien Sydney Salmon malheureusement bien seul pour clôturer le festival.Malayky Seyni Kouyaté Trobul Smallz General Bob Zep Lion Jah Verity Daara J Family Banlieuz'Art Sydney Salmon Il fallait de l'endurance pour vivre ce festival pleinement. Les nombreux retards causés par les intempéries ou autres problèmes techniques ont mis notre patience et notre résistance à rude épreuve. Mais tout ce qui devait arriver arriva... parfois tôt le matin ! Pas de quoi perturber nos Danakil qui ont relevé haut la main le défi de jouer à 5H du matin, terminant leur set face à un lever de soleil de toute beauté. Une ambiance spéciale que Balik et sa clique ne sont pas près d'oublier. Malgré un public clairsemé, les Français ont carrément embarqué les Ivoiriens dans leur univers. Les réactions furent timides mais les quelques fans qui connaissaient le répertoire de Danakil ont su se faire entendre. Yaniss Odua a eu plus de chance. L'ambiance était à son comble pour le Martiniquais et son fidèle Artikal Band qui montèrent sur scène aux alentours de minuit le samedi. Abidjan leur a réservé un des accueils les plus chaleureux du festival et Yaniss le leur a bien rendu en offrant quelques extraits inédits et précieux de son nouvel album ; notamment dès le début avec le titre Nouvelle donne, interprété sous les oreilles attentives de Balik, parolier de cette nouvelle chanson. Pas de répit pour le Artikal Band qui a de suite enchaîné avec U-Roy. On a vite compris qu'il était LA star du festival. Son apparition le premier jour à la cérémonie d'ouverture avait failli causer des émeutes et il en fut de même le jour de son passage où une queue interminable de fans l'attendait devant sa loge pour prendre des photos. Après seulement une seule répétition dans un studio d'Abidjan (Trinity Studio), la communion entre le backing band français et le deejay jamaïcain opérait déjà ! On s'est délecté des standards de Daddy U-Roy, mais c'est un titre moins connu de son répertoire que le public attendait particulièrement. La veille, au studio, apprenant que son gros hit local était Go Deh Natty Dread, U-Roy pris la décision au dernier moment de l'inclure dans son set. Bonne idée ! Dès les premiers lyrics entonnés a capella, ce fut l'explosion dans la foule !Danakil Yaniss Odua U-Roy U-Roy et le Ministre Moussa Dosso (à droite)L'autre star du festival, c'était bien setucirc;r Ijahman Levi. On a bien cru qu'il n'allait jamais monter sur scène. Lui qui aurait detucirc; clôturer le festival fit finalement son apparition aux alentours de 3H du matin pour contenter le public qui avait patienter plus de quatre heures pendant l'orage. Choix judicieux. Mais difficile de réveiller un public à cette heure-là. La fatigue n'aidant pas, Ijahman n'aura pas livré son meilleur set, laissant tout de même une belle place à l'improvisation et à des chorégraphies endiablées. Pour notre part, l'attente sous la pluie fut comblée par une jam session improvisée dans la loge de Murray Man. Un moment unique, intimiste et improbable. Ce genre d'imprévus imposés par des contraintes naturelles et techniques qui vous rappellent qu'il faut parfois laisser les choses se faire... Murray Man montera sur scène bien plus tard, juste avant la tornade Banlieuz'Art. Il fournit une prestation exceptionnelle, accompagné d'un backing-band local, le Kingston Gangstar, ultra-efficace. Une belle surprise pour nous qui sommes plutôt habitués à le voir en configuration sound system en Europe. Ijahman Levy Murray Man Le festival fit preuve d'une grande ouverture d'esprit cette année. Quelques groupes plus world music s'étaient glissés dans la programmation, à l'image des Algériens Djmawi Africa et leur fusion aux allures parfois celtes ou des Turques Sattas au reggae très rythmé. Les Chinois Long Shen Dao étaient particulièrement attendus par les curieux. Leur cocktail reggae rock à la Police en aura laissé quelques-uns perplexes, d'autres conquis. Autre preuve de la tolérance des organisateurs : une forte présence féminine ! Les locales Tee Namy et Gun Deevine n'ont pas eu à rougir face à leurs homologues masculins. La libanaise Mirna s'en est également très bien tirée avec son reggae world aux soupçons de pop. Sa présence scénique et sa légèreté ont envahi le festival offrant un instant de rêve au public. La plus belle surprise est sans doute venue de Nkulee Dube, la fille de feu Lucky Dube, grande figure du reggae sud-africain. Si elle ne pu s'empêcher de faire quelques reprises de papa, pour le plus grand plaisir des fans, elle ne s'est pas privée de nous faire découvrir son répertoire aux accents jazzy. Accompagnée par ses compatriotes du Azania Band / à la paire basse-batterie redoutable / elle a montré toute l'étendue de son talent, du chant au toast, rappelant parfois le reggae lourd et profond des etIcirc;les Vierges. Djmawi Africa Fadah Faisoli Ali Long Shen Dao Sattas Nkule Dube Mirna Gun Deevine Venir à Abi Reggae c'est comme un pèlerinage. Un pèlerinage sur les terres du reggae, les terres de l'humanité. Un festival de cette envergure en Afrique, c'est tout un symbole... Comme si la planète reggae toute entière effectuait enfin son rapatriement. Une belle programmation, des débats, un village d'exposants, des rencontres inévitables, la chaleur physique et spirituelle du continent africain... quoi de mieux comme environnement pour apprécier le reggae au maximum ? Ajoutez à cela des repas succulents midi et soir (poulet piqué, poissons braisés, atchéké, allocos, frites...) et le tableau est complet. Il suffit de prendre le rythme local, ne pas être pressé, s'attendre à tout et finalement se laisser aller pour repartir comblé ! Abi Reggae 2018, Reggae.fr sera de la partie !
Source : reggae.fr | 2017-04-20 02:00:00.0
Yaniss Odua est de retour avec nouvelle tournée en cette année 2017 accompagné de son fidèle band Artikal. C'est par le Festival de la Meuh Folle à Alès ainsi que le CaféMusic de Mont-de-Marsan que ce tour a commencé. Une belle énergie avec un show intégralement remis au goetucirc;t du jour, des exclusivités mais aussi des retours dans les chansons qui ont marqué la discographie de Yaniss Odua, tel était la formule d'une soirée haute en couleurs le 25 mars dernier dans la commune landaise, en attendant la sortie du nouvel album de l'artiste le 19 mai prochain. C'est le groupe local I Sens et The Diplomatik's qui avaient pour mission de chauffer la salle. Lauréat du XL Tour la semaine précédente, le groupe réalisait pour la deuxième fois la première partie de Yaniss Odua et se montre très actifs dans le Sud Ouest. Un EP intitulé Cycle est en préparation pour le mois de mai également. Retour en images sur ce concert avec Adrien Sanhez Infante.Yaniss Odua sera en concert le 20 Mai à l'Elysée Montmartre (Paris) et en tournée dès maintenant, voici les premières dates de la Tournée : 08.04.16 - ABIDJAN - ABI Reggae Festival20.04.17 - LILLE (59) - L'Aéronef22.04.17 - LORIENT (56) - Festival Insolent28.04.17 - COLMAR (68) - Le Grillen29.04.17 - CAHORS (46) - Les Docks19.05.17 - CAEN (14) - Le Cargo 20.05.17 - PARIS (75) - L'Elysée Montmartre24.05.17 - PLEMY (22) - Festival Ascension Du Son25.05.16 - VEYRAC (87) - Veyracomusies27.05.17 - ST-PIERRE-EN-FAUCIGNY (74) - Festival Ostara03.06.17 - MEUNG-SUR-LOIRE (45) - Festicolor10.06.17 - CRANS-PRES-CELIGNY (CH) - Caribana Festival24.06.17 - SAINT COLOMBAN (44) - Festival Megascene01.07.17 - BRUXELLES (BEL) - Couleur Café02.07.17 - KOLN (GER) - Summerjam Festival08.07.17 - MIRIBEL (38) - Col Des 100004.08.17 - BORDEAUX (33) - Reggae Sun Ska
Source : reggae.fr | 2017-04-07 02:00:00.0