Yaniss Odua

Origine : Antilles
Instrument :
Styles : DanceHall
Site Officiel : Yaniss Odua
MySpace : http://www.myspace.com/oyaniss
Twitter : yanissodua
Facebook : http://www.facebook.com/yanissodua

Yaniss Odua : discographie

Yaniss Odua - Yon Pa Yon album cover Album : Yon Pa Yon
Année : 2002
Yaniss Odua - High Tunes album cover Album : High Tunes
Yaniss Odua - Hit 2 Hits album cover Album : Hit 2 Hits

Actualité de Yaniss Odua

On avait laissé Daddy Mory en 2016 avec un album peut-être incompris qui n'avait pas rencontré le succès escompté (Travail d'artiste), mais le voilà de retour plus affetucirc;té que jamais avec un nouvel effort qui risque de mettre tout le monde d'accord. Le compère de Big Red dans Raggasonic renoue avec un reggae incisif et authentique sans pour autant délaisser le dancehall hardcore qu'il affectionne tant.On comprend vite que Mory a choisi de se livrer sur cet album éponyme. Lui qui avait du mal à parler de lui-même dans ses chansons le fait pourtant avec réussite sur l'énorme Life Story, titre introductif sur lequel le singjay raconte sa vie de sa naissance jusqu'à la création de Raggasonic aidé par un riddim hyper efficace de Manudigital. Les fans du duo mythique apprécieront d'ailleurs le tune suivant, Hardcore, véritable anthem sur lequel on croirait presque entendre Big Red répondre à son pote. L'instru, The Armour Riddim, n'y est pas pour rien puisqu'elle est l'oeuvre de Frenchie ; le boss du label Maximum Sound connaît bien Raggasonic pour avoir produit leurs deux premiers albums. Habitué à faire appel aux Jamaïcains, Mory s'est cette fois entouré d'une team 100 % bleu blanc rouge côtés producteurs et invités. Yaniss Odua vient prêter main forte à son grand-frère sur un plaidoyer pro-reggae convaincant, Taïro s'invite sur Malcolm X, un dancehall rythmé anti-raciste, et l'on retrouve Tiwony sur le single La dette sorti il y a quelques mois déjà. Des featurings de coeur parmi lesquels se glisse la plus grosse surprise de l'album : un clash vénère contre LMK ! La jeune chanteuse n'y va pas de main morte quand il s'agit de vanner son aîné. On serait même tentés de dire qu'elle remporte l'affrontement face à Mory qui fait preuve de recul sur lui-même dans cet exercice qui lui va si bien. Posé sur un riddim dancehall particulièrement énervé signé Cisko, ce tune va faire parler soyons-en setucirc;rs !Même s'il apparaît plus assagi sur certains tracks, Daddy Mory n'a en rien perdu de sa fougue ; Laisse-les et Hypocrites séduiront les fans du franc-parler de l'artiste. Capable de faire sonner un lyrics simple comme personne grâce à sa technique vocale, il lâche aussi quelques titres plus légers et festifs comme Mory Kush, vantant les mérites de sa propre variété de weed sur une excellente instru reggae hip-hop, ou Party Time, un ska énergique invitant à la fête. Mais Mory sait également aller là où on ne l'attend pas et c'est aussi pour ça qu'on aime cet album. On le surprend à chanter / certes aidé d'un léger autotune / sur Ici et là, à l'ambiance nostalgique et presque vaporeuse, et à flirter avec l'afrobeat sur One Love. etCcedil;a n'a pas toujours été le cas, mais force est de constater que cette fois, Daddy Mory réussit tout ce qu'il entreprend ! Il clôture même l'album avec un tune lover interprété exclusivement en anglais, le premier de sa carrière selon ses propres aveux.Daddy Mory a placé la barre très haut sur ces 16 nouveaux titres. Il livre un album très personnel, très varié et très bien produit qui prouve que l'on peut encore compter sur lui pour de nombreuses années. C'est setucirc;r, Mory n'a pas fini de rugir !Tracklist :01. Life Story02. Hardcore03. Mama04. Reggae Powa feat. Yaniss Odua05. Mory Kush06. Party Time07. Ici et là08. One Love09. Laisse-les10. Malcolm X feat. Taïro11. Féroce feat. LMK12. Go Fi Dem13. Hypocrites14. La dette feat. Tiwony15. Maximum16. Miss You
Source : reggae.fr | 2018-10-26 02:00:00.0
Quelques jours avant le tant attendu Baco Reggae Festival au Zénith de Paris, Danakil embarquait une belle brochette d'artistes français du label Baco Records pour quatre dates venant célébrer la fin de tournée du groupe. Yaniss Odua, Brahim, Volodia, Papa Style et Numan sont venus ponctuer le show de Danakil en partageant le micro avec Balik et Natty Jean. Un show dynamique plein de surprises et une belle preuve d'unité ! Reggae.fr était à Toulouse pour capter ce moment unique au travers de l'objectif de Roshanak.
Source : reggae.fr | 2018-10-25 02:00:00.0
Pour fêter nos 20 ans nous avons décidé de mettre les petits plats dans les grands. L'équipe de Reggae.fr en collaboration avec le Zion Graden a organisé une soirée mémorable devant plus de 4200 personnes réunies à Bagnols sur Cèze le 25 juillet dernier. Pour commencer la soirée, une pléiade de DJs aussi bons les uns que les autres se sont succédés : Renegade Syd, The Rezident, Ely Jah puis Ju Lion du Conquering Sound. Papa Style et Naâman ouvrait ensuite le bal des artistes en configuration sound system avant que le backing-band marseillais Dub Akom ne rentre en scène pour accompagner Mike et Riké (Sinsémilia), Pierpoljak, Straïka D et Yaniss Odua. Pour terminer cette soirée, tous les artistes se sont rejoints sur scène pour poser un couplet et fêter comme il se doit les vingt ans de Reggae.fr. Une soirée complètement mad à revivre en photos et très bientôt en vidéo sur votre site préféré.
Source : reggae.fr | 2018-08-08 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
Cette année encore, le Zion Garden avait droit à son édition hivernale au Forum de Laudun les 23 et 24 février derniers. Encore une belle programmation variée (Yaniss Odua, Mystical Faya, Channel One, Erik Arma, Massive Dub Corporation ou encore Tha Trickaz) dont on vous propose un aperçu en photos avec le reportage de Ninon Duret, présente pour immortaliser le premier soir de ce beau rassemblement.After All Sound System Erik Arma Yaniss Odua et Artikal Band Channel One www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2018-03-23 01:00:00.0
Ackboo fait partie des producteurs de dub français que l'on suit régulièrement sur Reggae.fr. La Toulousain travaille actuellement sur son troisième album, Pharaoh, qui devrait voir le jour en juin. Il sollicite d'ailleurs les internautes pour un financement participatif sur la plateforme Ulule afin de terminer la réalisation de cet opus. L'occasion pour nous de dévoiler un entretien en mode Reggae Addict lors duquel Ackboo revient sur sa passion pour le reggae, le dub et la musique en général...Reggae.fr : Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?Ackboo : Je pense que comme tout le monde j'ai detucirc; entendre du Bob Marley à la radio ou à la télé ou même dans des fêtes d'anniversaire, mais la première fois que ça m'a vraiment marqué c'était un concert de Yaniss Odua en première partie de Stupeflip à la Salle des Fêtes de Ramonville. J'en garde un souvenir très clair. J'ai adoré les textes de Yaniss, j'ai adoré aussi ses musiciens et la puissance qu'ils dégageaient tous ensemble. Je n'étais pas forcément fan de reggae à cette période-là de ma vie, mais je pense que ce concert a planté une petite graine dans ma tête. Cette première expérience était vraiment cool.Quel est le premier album de reggae que tu as acheté ?Je crois que c'était plutôt un album de dub. C'était Bass Temperatur d'High Tone. C'est le premier groupe de dub que j'ai découvert à une époque où j'écoutais plutôt du hip-hop et de l'electro et où je n'achetais plus du tout de musique. Je téléchargeais beaucoup sur internet. Et je suis tombé sur High Tone par hasard. J'ai vraiment fait la démarche d'acheter le CD parce que je voulais soutenir le groupe. Je l'ai acheté chez Gibert Joseph à Toulouse. Je l'ai écouté en boucle tout un été, dans la voiture, chez moi, partout. Je l'ai tellement écouté que je l'ai rayé !Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?Je ne suis pas setucirc;r mais je crois que la première fois c'était dans un bar de Toulouse qui s'appelle Vasco de Gama. Il y avait Vibes Promotor et Mighty Earth, des crews toulousains. J'allais plutôt dans des soirées dancehall au début et je trouve que le point commun avec les soirées sound system dub c'est qu'on y diffuse la musique qui n'a pas besoin des grosses radios, ni des majors, ni de la presse généraliste pour faire kiffer les gens. C'est ce côté indépendant et débrouillard que j'aime dans la culture sound system. Le do it yourself.As-tu été consommateur de mixtapes dans ta jeunesse ?Oui, ça me rappelle plein de souvenirs. La première mixtape que j'ai saignée c'était une compil sur cassette qui rassemblait des titres de NTM et Assassin. C'était mon cousin que me l'avait donnée et pour moi c'était un super cadeau parce que je sentais qu'enfin je découvrais de la musique qui sortait un peu de ce qu'on pouvait entendre à la radio.Comment définirais-tu le reggae ?C'est difficile. Je pense que chacun a sa définition. J'ai une définition du reggae pour chaque morceau que j'écoute. Il y en a que j'écoute parce qu'ils sont engagés, d'autres parce qu'ils sont spirituels, d'autres parce qu'ils me font marrer... Je pense que c'est une musique très complète idéale pour t'accompagner dans la vie à tous les niveaux, que ce soit dans ton hygiène de vie ou dans ta relation avec les autres. Pour moi le reggae c'est une musique du quotidien.Te souviens-tu de ta première performance en live ?Oui c'était avec un ami qui s'appelle Selecta Cool Down. Je l'ai rencontré à la fac pendant mes études et il avait loué une salle des fêtes dans son village Gaillac, au dessus de Toulouse, pour son anniversaire. A cette époque je commençais tout juste à composer des riddims mais surtout j'achetais beaucoup de vinyles et c'est dans cette soirée d'anniversaire que j'ai pu pour la première fois jouer mes vinyles devant des gens. J'en garde un super souvenir.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?La liste pourrait être très très longue. En tout premier, je citerais Michael Jackson. Il y a aussi Massive Attack et des classiques comme Sly et Robbie ou les Roots Radics. Il y en a vraiment énormément.Quels artistes reggae ou dub écoutes-tu en ce moment ?Dans la nouvelle génération, je trouve que Bisou est très créatif. J'écoute aussi beaucoup tout le crew OnDubGround, Art-X, Olo et toute l'équipe. Ils sont hyper talentueux. J'ai beaucoup aimé l'album de Dubmatix avec Sly et Robbie récemment.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Là il n'y a pas à tortiller, c'est Mezzanine de Massive Attack. Il y a une ambiance et une façon de construire les morceaux si particulières. Pour moi c'est comme une Bible de la musique. etCcedil;a me rappelle tellement de souvenirs et quand je l'écoute encore aujourd'hui, ça me remet dans le droit chemin (rires). Je crois que je l'avais découvert en regardant le film Snatch. On entend un de leurs morceaux avec la voix d'Horace Andy au moment où la caravane de la mère de Brad Pitt bretucirc;le. Quand j'ai entendu ça, je me suis tout de suite demandé qui avait pu mettre la voix d'Horace Andy sur une instru pareille. Je me suis renseigné et c'est là que je suis tombé sur l'album Mezzanine.Quels sont tes trois hymnes personnels ?Angel de Massive Attack avec Horace Andy. Cape Horn d'Aba Shanti I. Et Petit frère d'IAM. Mais s'il fallait parler de reggae uniquement, je mettrais Buffalo Soldier de Bob Marley en troisième.Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Sans doute la première fois que mes parents sont venus me voir en concert. Je les ai vus danser sur du reggae alors qu'ils ne connaissaient pas du tout cette culture.Et ton pire souvenir reggae ?Quand tu es passionné par quelque chose, tu as tendance à ne voir que le bon côté des choses, donc je n'ai pas vraiment de pire souvenir. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été dégoetucirc;té quand l'etEacute;lysée Montmartre a bretucirc;lé, quand le Garance Reggae Festival s'est arrêté et à chaque fois qu'un artiste ou un producteur vétéran est décédé.
Source : reggae.fr | 2018-02-14 01:00:00.0