Artistes et Groupes de Coupé Décalé
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Compilations
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Actualité : Artistes et Groupes de Coupé Décalé
Le rappeur congolais et Fiston Morton, le producteur du nouveau bijou sonore et membre de l’équipe de l'émission « Maxi Parade » (qui traite de la Sape en Afrique du Sud), viennent en effet de créer un nouveau concept dénommé: « Biso nde bango te » (traduire: "Désormais, c'est nous et non eux"). Objectif: «exhorter les Congolais à plus de patriotisme et les encourager à soutenir l'art du pays », précise-t-on.
« Biso nde Bango » est le premier titre du nouvel opus. Un morceau construit autour d’une musique typiquement rap hardcore avec un lyrique mixant lingala et anglais.
Installé à CapeTown, Godkingz n’a pas échappé à l’influence de la culture sud-africaine et particulièrement celle de sa ville d’accueil que l’on retrouvera dans certains titres. Puisqu’il a décidé de rapper en afrikaans et xhosa, deux langues parlées à Cap Town, à travers le titre "Awe Awe my bro". Un clin d’œil aux jeunes de la rue de cette grande cité.
Autre titre au parfum sud-africain: "Mbangu Mbangu". « Un mixer house music qui est un genre sud africain avec du coupe décale », nous explique-t-on. Ce titre est le fruit d’une collaboration avec son jeune et talentueux frère Affirme Avantage.
Il est à souligner que le nouvel opus fait aussi un clin d’œil à un artiste bien connu de la scène congolaise auquel est resté attaché le rappeur. Il s’agit de feu Rapha Boundzeki dont la chanson culte "Corps de Dia" et l'intitulé "Matalana ba sa", a été reprise en version rap de la chanson culte de Rapha Boundzeki.
Godkingz, qui ressuscite ainsi la musique de Rapha Boundzeki tout en apportant une part de créativité, est le premier artiste congolais à rapper sur une musique du défunt.
« Kotisa yo », dernier titre, est un parfait croisement entre coupé décalé et ndombolo, bercé par la guitare solo de Ilus, un ancien guitariste du groupe Wenge Musica Maison Mere de Werason.
« Le paramètre langue a été vraiment analysé et accentué afin qu'il marie vraiment le concept BISO NDE BANGO TE, qui signifie aussi parallèlement promouvoir tout ce qui concerne les languesvernaculaires du Congo », précise l’artiste.
Précisons qu’un DVD de sapologie accompagne cet opus. On y trouvera l'interview de Godkingz autour de son nouvel opus et du DVD « BISO NDE BANGO TE », des vidéos clips des chansons « Matalana ba sa » et « Kotisa yo » ainsi qu’un bonus où lessapeurs congolais de Cape town s'exhibent vestimentairement et verbalement.
Notons que l’album bénéficie d’une importante compagne marketing grâce notamment à l’appui d’ExibaBedel, journaliste de l'émission Studio Mix International à la Drtv; HansBitemo, un spécialiste en marketing et advertising et Marvel Mackaya, influente personnalité attachée au musicien Doudou Copa et consultant en matière fiscale, publicitaire et stratégique.
Natif du Congo Brazzaville, Godkingz connaît ses premiers succès avec des chansons rap telles que « Gladiator Rhymin » et « The Time en collaboration », fruit d’une collaboration avec des artistes américains et colombiens, au sein de son labelrap indépendant crée en 2010 avec son frère Prince Youlou.
Après deux albums « The Konspiracy Files Lp » et « Da Black Barbarian Mixtape », réalisés dans un style underground américain, le jeune rappeur part à la conquête du grand public congolais. Il décide alors de créer une nouvelle plateforme artistique en croisant le rap avec des genres musicaux variés tels que le Coupé Décalé, le Ndombolo, la House music et le Hip Hop.
La sortie de l'album et du DVD est prévue pour le 18 mai.
Martin Kam
redaction@starducongo.com
Selon Asie Dominique De Marseille, l’album produit par les Editions «Le Prisque» de Paris est sur le marché, depuis le 8 mars dernier. Comme il l’avait annoncé, le 22 février dernier, aux habitants de Pointe-Noire. L’œuvre est disponible en CD vidéo (3000 exemplaires) et en CD audio (1500 exemplaires). Et, d’ores et déjà, les mélomanes congolais en raffolent. Y compris les étrangers. Les Kenyans, par exemple, ont passé une commande de mille exemplaires de CD vidéo et audio. Les Congolais de Kinshasa ont été, eux aussi, fascinés par l’œuvre, lorsque les vingt et un «craqueurs» se sont produits la soirée du samedi 23 mars 2013, au studio «Maman Angebi» de la Radio et Télévision Nationales du Congo (RTNC) de Kinshasa.
Si les amoureux de la musique s’intéressent beaucoup à cette œuvre, c’est, sans doute, en raison de son contenu. Neuf titres, dont «Il était temps», «Tout est accompli», «Histoire vraie», «Kadia Mpemba» (malfaiteur), «Déception planifiée», «Chemin d’Avenir» et «On va craquer»…Le mélomane pourrait découvrir une diversité de thèmes, tels que la politique, l’amour et les faits de société. Les morceaux sont chantés en français et en lingala, dans plusieurs styles, parmi lesquels la rumba, le coupé décalé, le «ndombolo» et le zouk.
Fondé le 2 décembre 2012, l’orchestre «Les Cracks de Just Info» procède de la volonté de sa fondatrice, Pierre Clarisse Asie, Présidente directrice générale de l’entreprise «Just Info», basée à Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest, de favoriser la traduction dans les faits du panafricanisme. L’orchestre est composé de musiciens issus de trois pays d’Afrique centrale, à savoir: le Congo, le Gabon et la République Démocratique du Congo (RDC). «Nous avons une volonté ferme. La musique doit donner le tempo de l’intégration sous-régionale en Afrique», a souligné Asie Dominique De Marseille.
Aux habitants de Pointe-Noire de se rendre aux différentes discothèques, afin de découvrir ce que valent des jeunes talents comme Fabien Wayiza, Bony Stone, Cédric Mutshini ou Richi Mpara Dicampa. Les prix sont à la portée de toutes les bourses, a indiqué Asie Dominique de Marseille. Car, a-t-il expliqué, «bien que nous ayons dépensé beaucoup d’argent, pour l’instant, nous donnons la priorité à la promotion. Ces jeunes doivent accéder à une notoriété digne des grandes stars. C’est pourquoi, dès le début, nous avons adhéré à la Sacem (Société des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique, Ndlr)».
John NDINGA-NGOMA
L'album « Tout est accompli » sera sur le marché dans le courant du mois de mars. Trois clips - « Il était temps », « On va craquer » et « Histoire vraie » - sur les neuf titres que compte l'album ont déjà été tournés pour promouvoir l'opus.
Les Cracks de Just Info combinent plusieurs styles (rumba, salsa, ndombolo, zouk, coupé-décalé...), avec des structures parfois complexes, des voix puissantes et harmonisées et des chorégraphies simples mais efficaces. Ils entendent vraiment « faire craquer » pour leur album qui sera vendu sur support CD et DVD.
Signe particulier de l'orchestre : il a été créé à Ewo par une femme, Pierrette Clarisse Asie, qui en est aussi la productrice. Il est rare de voir des femmes se lancer dans la production musicale au Congo. Un pari réussi, d'où le titre de l'album « Tout est accompli ».
Vingt et un jeunes (quinze garçons et six filles) composent le groupe : huit viennent du Gabon, sept de la RD-Congo et six du Congo-Brazzaville. Cette diversité se reflète dans les chansons composées par les artistes eux-mêmes, dans lesquelles on retrouve les couleurs des musiques de leur pays. Certains, orphelins, ont vécu dans la rue ; d'autres étaient vendeurs ambulants ou sans travail. Tous ont ébloui lors des auditions.
« Il y a des talents qui sommeillent dans les rues et ne sont pas connus faute de producteur. Bon nombre d'entre eux ont même déjà des répertoires », expliquait Asie Dominique de Marseille, directeur technique de l'orchestre lors d'un point de presse qui a eu lieu le 22 février à Pointe-Noire.
Trois mois seulement après leur sortie officielle, le 21 décembre, à Brazzaville, Les Cracks de Just info ont déjà un parcours impressionnant. Outre leur album en cours de fabrication, le groupe s'est déjà produit en concert à Pointe-Noire et à Ewo. « Leur ambition est tellement forte qu'ils ont produit cet album ainsi que les clips », a souligné le directeur technique de l'orchestre.
Lucie Prisca Condhet
RD
Les deux danseurs ont croisé la route du chorégraphe du spectacle Antony Egea au cours d'une master class, l'un au Gabon et l'autre au Sénégal.
Le Congolais Kirsner Tsengou a découvert la danse à travers la break dance au Sénégal où il est parti poursuivre ses études. Formé aux différents styles de danse contemporaine, traditionnelle et danses de salon, il organise chaque année au Sénégal une « Nuit de la danse » présentant des créations originales, et tous les deux ans, les « SNB Gladiator », une compétition chorégraphique. Dans le spectacle « Rage », son duo avec Salif Traore du Burkina Faso illustre un combat de coqs. « L'idée était de montrer les luttes entre habitants d'un même territoire. La haine, la jalousie, la soif de pouvoir qui poussent les humains à s'empêcher d'évoluer », explique-t-il. Après la tournée, il envisage de poursuivre sa formation afin d'améliorer son écriture chorégraphique et de monter un projet au Congo « pour permettre aux danseurs qui sont peu médiatisés au pays d'avoir des scènes pour eux et de s'exprimer librement. »
Le Gabonais Djaroule Mvou, né dans une famille de danseurs, a commencé à exercer son art avec ses parents en 1996. En 2003, il prend la décision de danser en solo et sera couronné Meilleur danseur de sa province à Franceville, en 2004. Monté à Libreville en 2008, cet artiste aux multiples talents - il est également peintre et dessinateur - décide de se consacrer entièrement à la danse. Il a su développer un style qui lui est propre, « la danse comique », tirant son inspiration chez Charlie Chaplin, Mister Bean et le film « The Mask », mélangeant le ndombolo, le coupé-décalé avec le hip-hop. Dans le spectacle « Rage », il veut exprimer « la difficulté d'être artiste dans son pays » même si ce père d'une fillette de cinq ans montre qu'un danseur « peut être responsable, fonder une famille et l'assumer financièrement ». Désireux de transmettre son savoir aux plus jeunes, il envisage à terme d'ouvrir un centre chorégraphique pour les enfants. « Je veux encadrer des jeunes afin de leur permettre de s'épanouir et de ne pas devenir fumeurs de chanvre, braqueurs ou coupeurs de route », déclare-t-il.
Après Suresnes et Choisy-le-Roi, la troupe de « Rage » se produira le 5 février à Lillebonne, près du Havre, et le 8 à Bruges (Belgique).
Rose-Marie Bouboutou
Aindi, ce mardi 29 janvier, "l’on démarre sur les chapeaux de roue avec trois groupes de typique, ndombolo, coupé décalé, bref de quoi vous faire danser : Vision des stars, l’incontournable Dj Sergino et le truculent animateur De Brazza", souligne-t-on à l'IF du Congo.
"Puis dans un registre plus folklorique, vous découvrirez Congo Rouge, un ensemble traditionnel qui nous vient de la Cuvette Ouest du pays. On poursuit le tour d’horizon avec Oniche dans un style world music, puis un petit détour par le rap avec 2Clo Best et enfin, Eddy M clôturera en un doux et chaleureux gospel", rassure-t-on.
Il s'agit d'une autoproduction dont l'enregistrement a eu lieu à Brazzaville au studio DM-Records, alors que le mastering et le mixage ont été réalisés à Johannesburg (Afrique du Sud). « Le titre de cet album dit qu'il est temps d'écouter et d'apprécier de la bonne musique. Avec cet opus, les mélomanes pourront juger ce qu'ils écouteront », a précisé Popol Bevilacka.
Un répertoire riche de chansons telles que Amoureux déçu, Miya top model, Toli ya Ngaloua, PDG Laurent, Grand Donateur (remix), Générique, Mbémba (remix),Mokili etumba et l'instrumental Amoureux déçu. Le tempo de l'album est axé sur la rumba, style authentique de la musique congolaise. « J'ai choisi la rythmique rumba dans sept chansons de ce répertoire. Parce que, selon moi, à travers la rumba, on peut éduquer bon nombre de concitoyens. Ainsi, je la préfère aux types de musique qui prolifèrent aujourd'hui dans notre société », nous dit Popol. Pour lui, la rumba, c'est la seule musique qui tienne le coup au Congo depuis toujours face à l'usure du temps.
Espérant toucher la sensibilité des Congolais, il propose aux mélomanes l'éventail d'une vie vécue dans la société d'aujourd'hui. « Je chante mon expérience de la vie qui est celle vécue par les autres dans la société. Une vie heureuse ou malheureuse, elle est toujours vécue par les hommes. Il est vrai qu'il y a un temps pour toute chose. Les problèmes sont les mêmes partout, et la musique est un remède », explique Popol.
Certes, Il est temps est le premier album de Popol Bevilacka, cependant l'artiste n'est pas nouveau dans le monde de la musique. Ancien footballeur, Popol dit être également à l'origine de la création du premier groupe musical à Bacongo dans le deuxième arrondissement de Brazzaville. « Sans forfanterie, en 1976-1977, j'étais jeune musicien à Ouenzé et j'ai créé le premier orchestre à Bacongo. Ceux de ma génération le savent. C'était pendant qu'à Poto-Poto il y avait les Nziboula Lokolé d'Aurlus Mabélé. Au Plateau des 15-Ans, on comptait Tout-Choc Zimbabwe de Jean-Jacques Bayonne. Moi j'ai créé Mondo Lokolé Bayaya, c'est mon plus beau souvenir », se rappelle Popol Bevilacka.
Aulus Mabélé, Mave Kacharel, Jean Baron font partie de sa génération, suivis de musiciens plus jeunes, tel Fernand Mabala. Popol Bevilacka, de son vrai nom Laurent Pembélé, pense que la tendance musicale importée, comme le coupé-décalé, cause du tort à la société.
La sortie officielle de l'album Il est temps est prévue en mars, et Popol Bevilacka et son groupe sont attendus pour une série de spectacles à Johannesburg dès le 10 août 2013. Écoutez pour mieux apprécier l'album Il est temps, bientôt chez les disquaires.
Jean-Dany Ébouélé
Diasporas-News : Bonjour Pierrette Adams, 7ème jour cela sous- entend quoi?
Pierrette Adams : Disons que 7ème jour c’est juste un jeu de mots puisque c’est mon septième album. Heureusement ou malheureusement, c’est tomber dans un contexte biblique ou spirituel à cause du chiffre 7. Et tout le monde a pensé que cela avait un lien quelconque avec la spiritualité. Sinon 7ème jour c’est mon 7ème album.
D-N : Qu’est ce que ça vous fait de savoir que vous en êtes à votre 7ème album? Quel est votre parcours depuis 1994??
P.A : (Elle hésite un peu) Ben, en fait je suis quelqu’un qui ne fait pas de bilan, qui fait les choses comme ça me vient; Je suis au septième album advienne que pourra, inch Allah s’il y a un 8ème album. Je fais la promotion, je pense à la tournée qui va s’appeler 7ème tour. C’est une exclusivité pour votre journal ! Toujours pour faire ce jeu de mots ça sonne bien. (Elle rit)
D-N : Quelles sont les grands thèmes de cet album ?
P-A : On parle d’Amour, c’est le thème qui parle le mieux aux gens, c’est un sentiment que toute personne a eu au moins dans sa vie, (ce qui explique le titre Mon paradis c’est toi). Oui c’est cela et c’est un zouk capverdien chanté en capverdien aussi et en français. En gros je chante l’amour, je chante tout ce qui nous entoure. J’ai rendu hommage aux femmes particulièrement à celles qui nous ont quittés. Je leur ai dédié un titre qui est une reprise de Mpongo love et aussi un autre que j’ai chanté avec sa fille.
D-N : Est-ce qu’il y avait une touche particulière pour chanter Massikini avec la fille de Mpongo love??
P.A : En fait cette chanson n’était pas mon choix, elle m’a proposé de faire un duo avec moi car elle se lance dans la musique. J’ai accepté et on a essayé de prendre les meilleures parties avec Boncana Maïga.
D-N : Encore Boncana Maïga ?
P-A : Toujours. Fidèle en tout sauf au parfum. (Elle rigole). Mais je suis fidèle en amour et surtout en amitié ; c‘est pour ça que je ne suis pas très tolérante quand on me fait du mal parce que pour moi c’est sacré. L’amitié ou l’amour il faut y aller avec le cœur. Boncana Maïga je l’ai attendu pendant deux ans. Quand je dis ça les gens ne croient pas mais lui il est témoin. Mon précédent album «Coma profond» est sorti en 2007.Et «7 ème jour» vient en 2012. Cela fait cinq ans. J’ai commencé à travailler sur cet album en 2009.j’ai attendu deux autres années parce que Maestro n’était pas encore disponible. J’aurai pu profiter de l`occasion pour aller voir d’autres personnes .Mais moi je me suis dit :"ce monsieur c’est quelqu’un qui m’a connu quand musicalement je n’étais rien". J’ai donc dit à Maestro (Boncana Maïga) que tant qu`il ne m’aurait pas dit qu`il ne voulait pas le faire, j’attendrai. C’est toutes ces choses qui ont fait que cela a mis cinq ans.
D-N : Cet album semble être très afro zouk ? Est ce un virage dans votre carrière ?
P-A : Oui et non. L’afro zouk c’est un rythme qui n’était pas prévu au départ. Ce n’était pas mon rythme naturel mais il s’est imposé à moi depuis qu’Eric Virgal a composé la chanson «Notre histoire» sur mon 3ème album. En concert, le public a énormément apprécié et c’est parti ainsi. Avec 7 ème jour c’est moitié, moitié. Parce qu’il y a de la rumba, du ndombolo, du coupé décalé à ma façon. A Abidjan, on aime «7ème jour» et «mon paradis c’est toi». Mais on peut dire que c’est un petit tournant, j’ai mis le clignotant, je peux tourner. En gros c’est le but. Les gens aiment me voir en concert dans le zouk. Donc on m’a collé une étiquette de Zouk ce n’est pas plus mal.
D-N : Vous êtes maintenant à Paris, après Abidjan et Dakar. Etes-vous une citoyenne du monde ?
P-A : J’ai toujours été citoyenne du monde puisque mon premier métier est Hôtesse de l’air. J’ai fais ma formation ici en France. Donc je ne suis pas dépaysée. Je suis tout le temps partie.
D-N : Que voulez-vous dire à tes nombreux fans ?
P-A : Déjà je leur présente mes meilleurs vœux et je leur souhaite une meilleure année 2013. Je ferai le maximum pour aller vers mes fans même si c’est pour faire une ville par pays pour un septième tour. Merci à toute la diaspora afro caribéenne?; merci à Diasporas- News !
Félix Boni NIANGORAN
C'était l'ultime couac de la cérémonie: le chanteur de R&B Chris Brown, qui devait être l'attraction du show, a finalement fait faux bond aux Kora. Il était au même moment devant ses fans, tête d'affiche d'un concert - très retardé - au grand stade de la capitale économique ivoirienne, à quelques minutes de l'historique hôtel Ivoire où avait lieu l'équivalent africain des Grammy Awards.
Prévue samedi soir, la cérémonie des Kora avait pourtant été reportée in extremis pour lui permettre d'y assister, car il n'avait d'abord pu monter dans son avion pour la Côte d'Ivoire, selon l'homme d'affaires béninois Ernest Adjovi, le médiatique et controversé patron des Kora.
Chris Brown avait fini par atterrir à Abidjan dimanche dans la nuit en compagnie - supplément d'âme et de paillettes - de la star Rihanna. De quoi réjouir les amateurs de potins "people", qui ne ratent rien de la chronique de leurs amours tourmentées.
"Pardon"
Sur la fin de la cérémonie d'environ trois heures, Ernest Adjovi a dû demander "pardon" à la Côte d'Ivoire pour cette avalanche de "dysfonctionnements", largement commentée à Abidjan.
Malgré l'absence de nombre d'artistes - officiellement en raison du report - la musique fut à l'honneur, à commencer par celle de Côte d'Ivoire. Le quatuor ivoirien Magic System, qui enchaîne les succès depuis son premier tube "Premier Gaou", a été consacré (en son absence) meilleur groupe africain de l'année.
Vedette du coupé-décalé, genre musical ivoirien ultra-syncopé, DJ Arafat, plus star que jamais en blouson de cuir et lunettes noires, a été couronné comme meilleur artiste du continent, sous les yeux de l'icône Didier Drogba, leader de l'équipe ivoirienne de football.
La gracieuse Chidinma, venue du Nigeria, a enchanté la cérémonie et est repartie avec le trophée de la meilleure artiste ouest-africaine. Le chanteur algérien de raï Cheb Khaled a été distingué pour l'Afrique du Nord, tandis que la "mama" Patience Dabany, ex-Première dame du Gabon et mère de l'actuel chef de l'Etat Ali Bongo, a été célébrée comme "femme de l'année".
Pour la "diaspora africaine" aux Europe, le groupe de rap français Sexion d'Assaut a été honoré. Côté Etats-Unis, c'est Chris Brown - "Breezy" pour ses fans - qui a décroché le prix.
Parcours heurté
L'édition d'Abidjan - marquée non seulement par la confusion autour de Chris Brown, mais aussi par le retard dans l'acheminement d'une partie du matériel - est un épisode de plus dans le parcours heurté des Kora, événement créé en 1994 en Afrique du Sud et qui a eu comme invités l'ex-président sud-africain Nelson Mandela et Michael Jackson.
La star sénégalo-américaine du R&B Akon avait fait défection lors de la précédente édition, en 2010 au Burkina Faso, montée après des années de léthargie pour cause de difficultés financières et une édition avortée au Nigeria. Le gouvernement du président Alassane Ouattara a mis la main à la poche pour aider à financer le grand raout 2012, qui pour lui est une marque de la normalisation en Côte d'Ivoire depuis la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 aux quelque 3.000 morts.
Avant même les ratés dans l'organisation finale, l'événement a été atteint par une polémique sur le prix des places, qui allait jusqu'à un million de francs CFA (1.500 euros). Un tarif hors de portée pour la plupart des Ivoiriens.
Seneweb
Il y en aura assurément pour tous les goûts et tous les âges avec de la rumba pour les plus modérés et les plus énergiques auront largement le choix entre le Ndombolo et le coupé-décalé, pour ne citer que ceux-là. Et les sapeurs mettront leur grain de folie vestimentaire à la manifestation qui se veut assurément belle. C'est l'Afrique, de l'est à l'ouest en passant par le centre, qui se donne rendez-vous au prochain événement de Kinshasa même si la part belle est faite aux stars locales avec plus d'une dizaine à l'affiche de la « Nuit de la Francophonie ».
Une ambiance garantie à la foire aux décibels qu'agrémentera vingt et un groupes musicaux dont treize Congolais pour une prestation de vingt minutes. Bana Ok avec le grand poète Lutumba fera honneur à la rumba des origines qui à l'occasion se déclinera à volonté à travers générations et vagues d'écoles en passant par N'Yoka Longo, Papa Wemba, Émeneya, Mbilia Bel, Tshala Muana, Koffi, Félix Wazekwa, Werrason, JB Mpiana, Ferre et Fally. Et une teinte purement traditionnelle sera offerte par les Bayuda du Congo.
Kinshasa, capitale de la musique
Kinshasa que l'on tient à raison pour la capitale de la musique en Afrique le sera véritablement le 10 octobre. Et, pour que la fête soit plus belle, l'organisation annonce la participation de la « Voix d'or du Sénégal », Coumba Gawlo ; Roga-Roga de Brazzaville ; « La Panthère douce » du Tchad, Mounira Mitchala, « Le Phénomène » de Guinée Conakry Sekouba Bambino ; le « Grand prêtre » Kidumu du Burundi ; Laskino Ngomateke, alias « Mukongo ya koba » de la République Centrafricaine et Bella Mondo de Côte d'Ivoire, un groupe féminin qui rappelle dans la forme le Taz Bolingo kinois d'autrefois. De la danse, elle sera aussi servie à la manière du « Ndoki ya ndombe » local, Lambio Lambio et de « Petit pays », le « Défenseur des femmes » camerounais Claude-Alexandre Moundi.
Le précieux apport des artistes est d'autant plus apprécié qu'ils se produiront à titre gracieux, une façon de témoigner leur sympathie à leur hôte, la RDC. Il en est de même pour les « invités » que certains chefs d'États ont offert de produire en contribution à la fête qui affiche de la sorte ses couleurs continentales. Privilégiés en raison de leur proximité, les Brazzavillois sont tenus de joindre les Kinois quitte à prendre part à la prochaine soirée festive à laquelle sera associée des parades des sapeurs des deux rives. papiers
La logistique déployée reste d'importance à la grandeur de l'événement et la présentation du show de la « Nuit de la Francophonie » se veut tout aussi remarquable. Un panel d'animateurs se succèdera sur le podium parmi lesquels des chroniqueurs musicaux réputés de Kinshasa à l'instar de Marius Muhunga, Hélène Kalema, mais aussi le chanteur Jean Goubald, le comédien Mars Kadiombo et Christelle Dibata l'incontournable animatrice des soirées de mode et de beauté. Ce, sous la supervision de l'initiateur du projet et directeur de production, le député Zacharie Bababaswe. Il pilote la cellule d'organisation soumis à la coordination générale du chroniqueur culturel Yves Abdallah Makanga alors que José Kapesa Suana, directeur général de l'agence parisienne Casa tropical musica (Copaac), assure la direction de la programmation.
Nioni Masela
COMMUNIQUE DE PRESSE
La Presse nationale et internationale ainsi que les Communicateurs d’évènements culturels sont cordialement invités à la conférence de presse que donnera la jeune artiste musicienne Denise NAAFA, le vendredi 12 octobre 2012, dès 13h00 à :
Hôtel W, 4 rue Meyerbeer 75009 Paris (France), Métro 7 ou 9 : Chaussée d'Antin La Fayette ou Opéra.
http://www.wparisopera.fr/destination
La jeune star présentera son album à succès « Mon émoi » dans une prestation spéciale de ses œuvres avec en exclusivité le titre « On est Africain ».
Biographie
Denise NAAFA est une jeune artiste camerounaise de 18 ans qui vient de commettre sur le marché un obus exceptionnel titré « Mon émoi » qui fait un tabac au Cameroun et à l’International.
C’est depuis l’âge de 12 ans que ce jeune prodige s’essaye à ses moments perdus à reprendre les tubes de ses références en matière musicale à l’instar de Patience Dabani, de Charlotte Dipanda et de bien d’autres artistes qui ont marqué son enfance.
Etudiante au cycle d’Ingénieur des travaux informatiques de la représentation camerounaise de la prestigieuse école panafricaine d’Informatique, IAI, elle adhère à la chorale Chœur de l’IAI, qui a remporté plusieurs fois le prix de « Meilleure Chorale Universitaire ». Très vite, elle devient l’un des chantres principaux de cette chorale grâce à sa voix inégalable.
Son répertoire est très varié. Elle chante l’amour pour ses parents qui l’ont toujours entouré de beaucoup d’amour et d’affection et qui ont fait d’elle l’adolescente accomplie qu’elle est aujourd’hui ; Elle chante la fierté de son continent et déclare haut et fort sa fierté d’appartenir à ce peuple unique, chaleureux et très hospitalier. Elle chante la détermination de réussir dans la vie quelque soit les obstacles et les écueils.
Elle s’inspire du quotidien, de toutes les émotions qui l’animent dans un style qui lui est propre, un mélange de soul, de zouk, de makossa et de coupé-décalé.
Discographie
2012
Mon émoi
Enregistré dans la ville capitale congolaise, au studio Patmos, puis mixé et masterisé au studio D.M Records, «Physique ou chimie» est un album de huit titres: Silence ça pousse, Animal, Thème mystère, Destin croisé, Miss tendresse, Je ne peux plus bouger, Psaumes et No comment. Des chansons que la chanteuse a concocté grâce au concours de son groupe d’accompagnement, composé de jeunes artistes, certes, peu connus sur l’échiquier musical congolais, mais au talent indéniable.
Disponible en CD et en DVD, l’album de Samantha Love est un melting-pot de rumba, zouk, coupé-décalé et du tsar, un folklore du Cabinda, dont est originaire la mère de l’artiste.
Sur la symbolique de «Physique ou chimie», la chanteuse a expliqué: «Si j’ai intitulé cet album Physique ou chimie, c’était, d’abord, pour ressortir les différents styles qu’il y a dans mon album, parce qu’il n’y a pas que le zouk, il n’y a pas que la rumba. Donc, pour définir ces différents styles, j’ai préféré l’intituler Physique ou chimie. Physique ou chimie, ça veut dire, choisir le style qui te plait le plus. Donc, si c’est le zouk, tu choisiras le zouk, qui est, peut-être, la chimie; et la rumba qui est la physique».
Après Brazzaville, le tour échoira à Pointe-Noire et Kinshasa, d’accueillir le lancement officiel de cet album «Physique ou chimie», a confié Samantha Love, qui a pour modèles la célèbre chanteuse canadienne Céline Dion et sa compatriote non moins renommée Pierrette Adams, avec laquelle elle avoue partager le même style de musique.
Signalons qu’avant «Physique ou chimie», Samantha avait publié «Samantha d’amour», un single qui a récolté un succès mi figue mi raison.
Véran Carrhol YANGA
Pour atteindre ses objectifs, Graçüs Rodh travaille à lancer un maxi-single de trois(3) titre intitulé « Juste un Mot ». C’est dans cette optique que le jeune artiste congolais vient de réaliser le clip de « ICI SA VA », un des morceaux tiré du fameux maxi-single et que le public peut désormais suivre sur Youtube.
Mais Graçüs veut aller bien plus loin dans sa quête d’un marché de disque semé d’embuches. Un nouveau défi à l’horizon l’attend. Et pour prétendre le relever, il a besoin d’un coup de main. D’un producteur, pour être précis, qui voudra bien produire le clip des deux autres titres. Et ainsi réaliser un rêve.
Patricia Engali
Les coordonnées de l’artiste :
Mail: grasrox@gmail.com
ngambeke_lilrod@yahoo.fr
Tél.: 00242 06 6864446/00242 053516026
Facebook: www.facebook.com/Rodh Graçus Ngambeket
Tout le monde s'accorde à dire que la musique congolaise actuelle, dite jeune,est truffée d'insanités. Le ndombolo, la rumba, le rap, le coupé-décalé n'éduquent plus, mais propagent plutôt des paroles et expressions excessives et immorales.
Dans les bars-dancings, les taxis, les autobus, même lors des veillées, les fêtes d'enfants, etc. des décibels sont distillés à foison à travers cette musique faite de paroles de dédicaces à des personnalités ou de paroles obscènes qui mettent les défenseurs de la morale mal à l'aise. Et pourtant, la jeunesse s'en délecte. Les adultes s'y mettent aussi.
« J'ai assisté dernièrement à l'enterrement d'un ami. Ce que j'ai vécu là-bas est indicible. Avant d'emmener le corps au cimetière, on a joué une musique qui nous a tous mis mal à l'aise. Un coupé-décalé assorti de gémissements comme lors d'un accouplement. Les parents du disparu, les amis, les connaissances, personne ne pouvait arrêter cette musique malgré notre indignation manifeste. Indigné, je me suis déplacé pour ne pas cautionner ces bêtises. Et pire, ces décibels ont donné lieu à une exhibition gratuite de danses exécutées par de jeunes hommes et filles sous les hourras de l'assistance. Avec ce genre d'agissement, je me demande où va le pays »,dit Étienne, un habitant du quartier Culotte, dans le 2e arrondissement de Pointe-Noire.
La musique congolaise, qui jadis adoucissait les mœurs, aujourd'hui les déprave avec la race de musiciens actuels à court d'inspiration et de création, mais très en verve dans les insanités et les outrages aux bonnes mœurs. « À une époque récente, j'aimais m'éclater dans les bars-dancings, car on y écoutait de la musique que l'on n'entend pas souvent à la maison. J'assistais aussi aux concerts de musique profane ou typique, mais depuis un certain temps je ne le fais plus. Que ce soit dans les bars ou dans les salles de spectacles, on nous offre un spectacle désolant, avec des filles presque dénudées se trémoussant au rythme de chansons dont l'obscénité est à son paroxysme. J'ai du mal à comprendre que ces dérives se passent en toute impunité et dans l'indifférence totale », explique Nestor, ancien musicien de groupe vocal dans les années 1960.
Heureusement, à côté de ce registre ordurier, quelques musiciens essaient d'émerger en faisant une musique saine, débarrassée de toute insanité. Elle est écoutée et même dansée comme les merveilles du passé des vétérans de la chanson congolaise, qu'on ne se lasse pas d'écouter à longueur de journée.
Hervé-Brice Mampouya
Alors qu’on est habitué dans la région, à des Dj’s spécialisés dans l’électro, le dance hall ou la techno, Y.J Keloo a pris parti pour une musique 100%afro. Il mixe aussi bien sur des sons venus droit des faubourgs de Treichville c’est-à-dire le Coupé Décalé, que sur le Ndombolo qui hante les nuits des clubbers des deux rives du fleuve congo. Le 7 juillet dernier, Y.J Keloo a organisé sa première soirée dédiée à la musique congolaise. Une soirée où les participants ont dansé exlusivment sur les sons des deux Congo. “Je voulais marquer les esprits et faire comprendre au public que les deux Congo forment le berceau de la musique africaine” nous a t-il déclaré.
Surpris car habitué aux soirées où on écoute on peu de tout, le public ne s’est pourtant pas lassé. Cette soirée en hommage aux artistes des deux Congo a montré la richesse du plus grand répertoire musical de l’Afrique. “On retrouve dans cet art tous les styles, zouk, coupé décalé, rap, rn’b etc” soutient Y.J Keloo. “Le pari était risqué” reconnait le jeune Dj. “Maintenant je peux aller encore plus loin. Durant cet été, je vais proposer des soirées thématiques afin de mettre en valeur les autres pays qui aujourd’hui font danser le continent.” De plus en plus sollicité, Y.J Keloo veut marquer la région de son empreinte. “Après Nancy où j’ai animé au Night Club La Griffe, j’ai actuellement des propositions qui vont sans doute aboutir” déclare t-il. Et Paris? “Pour l’instant j’anime des soirées privées. Cela me parfaitement” répond Y.J Keloo. Modeste comme tous les grands maîtres.
R. Cyr Makosso
Lors de la finale de la cuvée 2012 de «Couleurs talent», la très talentueuse Syssi Mananga a supplanté K-Dans, de (Haïti), Raïssa Gdedji et D.A.C, du Bénin. «J’ai eu peur…jusqu’au bout...Je n’arrive pas y croire, j’ai les larmes aux yeux, je suis vraiment émue, j’ai du mal à parler», a déclaré la lauréate sur Rfi, après l’annonce des résultats.
A la question d’Ephrem Youkpo de savoir quels sont ses sentiments d’être finaliste de ce concours et surtout d’être la gagnante de la 8ème édition, Sissy Mananga a répondu: «C’est une joie immense, d’abord en tant que femme musicienne, et puis en tant qu’Africaine et métisse, c’est vraiment une reconnaissance incroyable. Il n’y a pas beaucoup de femmes qui évoluent dans le milieu de la musique. Et puis, j’étais opposée à de gros morceaux, comme vous l’avez dit, et pour moi, c’est une grande fierté d’avoir pu me démarquer de tous ces hommes, et puis, dans de cet univers assez macho, parfois, il faut jouer des coudes pour tirer son épingle du jeu. Donc, je suis comblée. Je pense, avant tout, à mes musiciens, à Maboss, à Aimé, à Emma, à Brad, à Ndala…tous ces Congolais qui ont participé à l’enregistrement de cet album, ils y ont cru, ils ont cru à ce qu’on faisait, même si c’était un style un peu différent de la rumba ou du coupé-décalé, et pour moi, je suis ravie».
Que pense le rappeur franco-congolais Passi de la victoire de Syssi Mananga? «Je pense que la victoire est justifiée, en plus, j’ai déjà croisé Syssi, j’ai bossé avec elle un peu aussi, elle le mérite, ça fait partie, déjà, des filles qu’il y a au Congo, voilà, elle devient internationale, c’est bien que son album marche, ce qui lui a permis de gagner», a-t-il soutenu.
Pour la petite histoire, Syssi Mananga a fait ses débuts dans l’art de Mozart, comme chanteuse de jazz dans les clubs et pianos bars de Washington D.C., aux Etats-Unis. Elle devient une artiste régulière à Twins Jazz, un des établissements de jazz les plus réputés de la place. Inspirée par Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn et, plus récemment, Diana Krall, elle se fait connaître pour l’émotion qu’elle fait passer à travers ses interprétations et la connexion immédiate qu’elle parvient à établir avec son public.
C’est lors de son séjour, il y a quelques mois, à Brazzaville, qu’elle se décide à se claquemurer au studio, pour concocter l’album «Retour aux sources». Un joyau artistique de dix titres: Ndjele, Enfant soldat, Mawa, Tala nga, Mayi ya bomoyi, Sun in my head, Africa, Ndima nga, Yamba yé et A bout de souffle. Des chansons chantées dans quatre langues: lari, français, anglais et lingala. Le tout dans un melting-pot de tempos: salsa, jazz, soul, reggae, zouk, etc.
Syssi Mananga a, en ligne de mire, deux shows, les 21 et 31 juillet 2012, en Belgique. Le premier est un concert de charité pour les enfants orphelins du Cameroun.
Signalons que 15% du profit des ventes de l’album «Retour aux Sources» servira à financer le projet «Artistes en Herbe», initié par la chanteuse. Le projet a pour but d’offrir des instruments et des cours de musique aux enfants des orphelinats de Brazzaville.
Véran Carrhol YANGA
Ceux-ci sont le plus souvent mis en marge de créations artistiques congolaises. Les parents se plaignent de la qualité des textes produits par certains musiciens congolais où les enfants sont exposés aux obscénités.
Cette démarche artistique voulue par l’artiste est réalisée en collaboration avec l’équipe du projet Sésam et agrée par le Ministère de l’EPSP.
Il vient donc de redonner un espoir aux enfants : Croire à l’instruction pour s’épanouir une fois à l’âge adulte.
Cet album, le premier du genre est indispensable aux professeurs de français et aux parents. « Je veux que les rêves et les ambitions prennent place dans la vie de nos enfants ... Je veux que nos enfants congolais rêvent aussi d’un avenir meilleur. D’où, il est bon de les occuper avec des textes qui vont avec leur age... », a martelé l’artiste lors du lancement de l’album à l’Institut français.
Par cet album, il interpelle les parents à instruire leurs enfants et à leur montrer le droit chemin face à l’oisiveté et l’obscurantisme.
«Je ne veux pas que les enfants qui étudient encore aujourd’hui sortent et résident dans la rue... », s’est exprimé l’auteur de « Cinquième doigt ».
« Il y a rien d’obscène dans cette oeuvre. Il apaise les parents qui se lamentent souvent à chaque fois qu’un nouvel album d’un musicien X est largué sur le marché », a fait savoir l’artiste Lexxus Légal.
Sur le plan artistique, cet album a connu le concours artistiques au chant d’Innocent Balume, Olivier man, Madu Kibambe, Kafé Dodo, Barly Baruti et Jean Goubald.
Tous ces artistes ont prêté leurs voix pour le bonheur des enfants. Les chansons contenues dans cet album sont destinées aux enfants et chantées par quelques écoliers.
« Ils étaient venus de dix différentes écoles de la ville de Kinshasa que nous avions parcourues avec l’équipe pédagogique de Sésam, coordonnée à l’époque par Alain Canonne.
« Je remercie particulièrement l’école de la commune de Kalamu. Elle nous avait amenagé un beau cadre pour les répétitions et un nombre significatif d’élèves pour nous accompagner sous la direction artistique d’Ambroise Kwanzambi. Ils se sont occupés des choeurs dans l’album. Je remercie également les écoles : La Borne, Maendeleo et Les Mickey », a indiqué l’artiste.
Tout en restant profondément ludique l’album permet aux enfants de parcourir tous les genres musicaux qui font la musique congolaise d’aujourd’hui, de la rumba au rap en passant par le coupé-décalé.
« Cinquième doigt », album résolument moderne, permet d’aborder des thèmes essentiels comme la grammaire, l’arithmétique, les droits de l’enfant, la lutte contre la stigmatisation du handicap en milieu scolaire, l’éducation à la citoyenneté, la nécessité de respecter les rythmes du sommeil.
Cet album dont le premier tirage est de 11.000 exemplaires, offre plusieurs pistes d’exploitation pédagogique.
Saint Hervé M’Buy/L’Avenir
Les mélomanes de Brazzaville, la capitale congolaise, ont eu droit jeudi, à l’occasion de la fête internationale de la musique, à une série de concerts. Des musiciens amateurs et des grandes célébrités ont rivalisé sur diverses scènes pour donner satisfaction à leur public. Reportage à l’esplanade du palais des congrès où plusieurs groupes musicaux se sont produits. Pour ne pas être en déphasage avec le monde, trois sites, l’Institut français, l’esplanade du palais des congrès et l’esplanade du Centre national de la télévision et de la radio (CNRTV) ont été choisis pour abriter différents concerts. A l’Institut français, 26 groupes de rap et de la folk-musique ont tenu le public en haleine jusqu’à minuit. Au CNRTV, le Festival panafricain de musique (FESPAM) et Warid Congo, une société de téléphonie mobile privée, ont également organisé un méga-concert.
A l’esplanade du palais des congrès, la fête a démarré dès 18h et plusieurs groupes proposant différents genres musicaux se sont succédés au podium, chacun tentant de séduire le public, quelque 2000 personnes venues acclamer les artistes. Ici, c’est MTN, une société de téléphonie mobile qui a réuni les artistes et mobilisé les mélomanes au moyen d’un carnaval motorisé qui a sillonné les artères principales de la ville quelques heures avant.
Comme par hasard, la fête de la musique faisait suite à la fin de la cinquième édition des ‘21 days’ de MTN Congo qui avait déjà fait venir sur un premier podium des jeunes musiciens du Rap et les chanteurs du coupé décalé. La fête n’a donc fait que continuer lorsque l’intrépide Excellent Mavimba a ouvert le bal avec son groupe Kingoli Authentique. Une surchauffe de deux chansons qui a permis au public de s’installer véritablement autour de la ceinture de sécurité et sous les chapiteaux géants implantés pour la circonstance devant l’entrée du palais.
Alors que le soleil disparaissait complètement de l’horizon, quatre filles (notre photo) du groupe ‘Phenomenal Girls’ ont fait monter la pression dans la foule. Avec des dos souples et un gestuel mécanique rappelant celui de Michael Jackson, les fameuses girls n’ont malheureusement eu que dix minutes pour marquer leur passage.
Comme intermède, des enfants qui ont appris à jouer de la flûte pendant les ’21 days’ de MTN Congo ont interprété quelques chants populaires. Là aussi, l’instrumentalisation réalisée par les petits a séduit le public.
Lorsque le Dj Sergino, 95% de Puissance, comme l’appellent ses fans, a fait son entrée sur scène, une vague d’agitations a été observée sur l’esplanade. C’est le premier artiste de la soirée qui va être ovationné, avec l’interprétation de ses célèbres morceaux comme « Chocolat ba dia » tiré de son album ‘Confirmation’, très apprécié à Brazzaville. Ce petit groupe de Massina, un quartier sud de la capitale, a pignon sur rue dans les bars et night clubs.
Et de pression en pression, le maestro Nzete Ossama a électrisé pour sa part un public déjà ivre de la bonne musique. A la tête d’un important groupe de musiciens, Nzete Ossama qui se voit déjà comme leader de la musique congolaise « désigné par le public et les fans » a complètement interprété son album ‘Le monde est méchant’ avec l’accompagnement des spectateurs, qui maîtrisent étonnement ses chansons. Populaire à Brazzaville sous le petit de nom « Sexy Chocolat », Nzete Ossama a fait vibrer les mélomanes avec les danses ‘Mutchopiling’ et ‘Winda ka winda’. En quittant la scène, l’artiste a été transporté par le public jusqu’à sa voiture.
C’est Extra Musica Zangul de Roger Okombi dit Roga Roga Missile le Chevalier qui a clôturé la soirée. Des centaines de jeunes avaient fait déplacement du palais des congrès pour venir voir celui qui porte haut la musique congolaise hors des frontières. Accompagné de Ramatoulaye, Zaparo de guerre, Etats-Unis, De Brazza, Revison Rav 4, Bino Serge… et bien d’autres musiciens, Roga Roga a interprété la plupart des chansons réclamées par le public. Il a également profité de présenter le nouvel animateur De Brazza qui vient d’un quartier sud de Brazzaville (Bacongo), contrairement aux deux premiers qui sont de Mikalou et Massengo.
La fête continue ce vendredi soir avec le concert que donne le groupe kinois de la République démocratique du Congo (RDC), ZaïKo Langa Langa. Conduit de mains de maître par Jossart Nyoka Longo, ce groupe va mettre en avant, pendant ce concert, son nouvel album ‘Bande Annonce’ avec la célèbre danse « Mokongo ya Koba ». Avec 25.000F CFA au VIP et 10.000F CFA pour le reste de places, les Brazzavillois peuvent encore continuer la fête de la musique, et rentrer de pleins pieds dans un bon week-end !
Par Ngouela Ngoussou
La structure de production, dénommée Sonor SPRL, sera constituée d'un studio d'enregistrement ainsi que d'une boîte de production. Selon l'initiateur du projet, Sonor SPRL devrait être opérationnel d'ici à deux mois, le temps de mettre en place tout le matériel de standard international et pimpant neuf ramené d'Europe.
Alain Makaba, directeur artistique de la version originelle de Wenge musica, a passé plusieurs années en Europe où il a intégré différents conservatoires de musique afin de perfectionner l'art d'Orphée. Il est l'auteur des albums Pile ou Face (réalisé au sein de Wenge musica) et Ya Ku dominer.
Le premier, qui a connu la participation de nombreux grands chanteurs de la musique congolaise comme Sam Mangwana, Luciana de Mingongo, King Kester Emeneya et JB MPiana, a remporté un grand succès auprès du public. Dans cet album, les mélomanes avaient également découvert les talents de chanteur d'Alain Makaba faisant de lui un artiste complet.
Cependant, la promotion a sérieusement fait défaut au second album, pratiquement passé inaperçu auprès du public congolais malgré l'indéniable qualité artistique de l'œuvre.
Au sein de Wenge musica, dont il a assuré la programmation et l'arrangement de tous les albums, Alain Makaba a composé plusieurs chansons à succès telles C'est trop tard Djenda, Princesse Pathy et Tuna tina.
À l'instar de ses anciens collègues de Wenge musica, le « Prince » Alain Makaba va ainsi essayer de donner un second souffle à une musique congolaise en perte de vitesse face notamment à l'offensive du coupé décalé.
Patrick Kianimi


