La troisieme edition du Missbak d?Or qui consiste a primer chaque annee une icone emblematique dans le domaine de l?art ou de la culture, a laisse un gout amer a ses organisateurs. Face a la presse hier, a Rufisque leur fief, ils n?ont pas manque d?etaler tous leurs etats d?ame et frustrations.
Apres la soiree de gala du Samedi 3 Octobre 2009 qui devait etre pour eux synonyme de jour de gloire et de reconnaissance a la grande cantatrice Serere du Sine, les membres de Missbak Production, initiateurs de cette ceremonie, avaient convie la presse pour tirer les premiers enseignements et annoncer des perspectives. Entoure de son staff, des membres de la famille de la diva et de Boubacar Mbodj «Bour Gandiaye», le President de la structure de production et de promotion, Bakary Sidy Demba est revenu sur toutes les difficultes rencontrees par son agence depuis Mars 2009, periode ou il a ete decide d?honorer Yande Codou Sene. Mais depuis, martele le jeune promoteur «rien que des promesses, des signes de desinteressements et de mauvaises volontes» de la part des autorites et des sponsors. Et pourtant, continue-t-il, «son parcours exceptionnel, son repertoire musical tres riche, sa dimension internationale, sa virtuosite? devaient mobiliser les senegalais a travers leurs differentes composantes» a venir rendre hommage et reconnaissance a cette diva au crepuscule de son art. Aucune autorite etatique n?a daigne faire le deplacement ce jour. Ni Ministre de la Republique, ni Depute du Peuple ou de sa region du Sine encore moins Responsables politiques de grande envergure n?avaient juge utile de venir rehausser de sa presence, l?honneur de la nation a travers un de ses enfants les plus meritants.
Cette absence des autorites etatiques a autant fait mal aux organisateurs que, pratiquement toutes les hautes personnalites de ce pays ont ete saisies par voie epistolaire «meme le President de la Republique a recu notre correspondance et c?est son conseiller culturel qui nous l?a affirme» rencherit Demba ; «Le Senat, L?Assemblee Nationale, la Primature, les Mairies de Fatick, de Rufisque?». Mais rien au finish. Il n ya, precise-t-il que «le Ministre de la Culture Serigne Modou Bousso Leye par le biais de son Directeur de Cabinet, Moussa Ka qui nous a accompagnes durant tout le processus de ce evenement».
Aujourd?hui, les organisateurs se disent poursuivis par des «creanciers et denoncent le manque d?interets manifeste envers la diva Yande Codou. Ainsi, ni la location de la salle de Sorano, ni les emoluments de l?Ensemble Instrumental qui a anime la soiree, n?ont ete regles?».
Mais ce qui fait le plus mal aux organisateurs et a la famille de la Diva, c?est le boycott affiche par les artistes, a celle que la plupart appellent «Maman !» et, ont «eu meme a beneficier de ses oeuvres». Cette attitude qui ressemble a de l?ingratitude et a un manque de reconnaissance a l?egard de la cantatrice Serere, a fait sortir de leur reserve des membres de la famille de la Diva presents a ce face a face avec la presse, pour affirmer que «leur mere ne manque pas de quoi vivre mais qu?elle merite honneurs et considerations de la nation». Et de son vivant, ont-ils tenu a preciser.
A l?exception de El Hadj Mansour Mbaye et des Rois du rire (Tony et Cie), aucune autre tete d?affiche de la musique senegalaise n?a fait le deplacement. Preferant ce jour-la «fermer leur telephone ou se rendre a la soiree d?une grosse pointure de la musique mbalax ou a la soiree de gala d?un animateur tele, organisateur de spectacle de jeunes?»
Les organisateurs de Missbak d?Or ont termine leur rencontre avec la presse en annoncant les prochains nomines de leur quatrieme edition : il s?agira de la comedienne Josephine Zambo et de la grande coiffeuse Maimouna Lo.
Chanteur, danseur et percussionniste Alioune Mbaye Nder, au depart, n?etait interesse que par les drums. C?est ce qui explique que les melomanes senegalais ont tarde a le decouvrir, d?une part, et de l?autre, ses talents de veritable bete de scene.
Ainsi, s?il n?a connu la consecration qu?en 1999, avec la sortie de "Pansement", son
premier CD, auquel a participe indirectement Manu Dibango, il suscitait deja de l?interet des 95, quand il a forme le Setsima Group. Un pas de geant sera franchi par la suite. Tres conscient du niveau intellectuel et des gouts douteux de bon nombre de ses fans ; le musicien va mettre les bouchees doubles. En l?espace de quatre ans, il produit au moins trois albums que sont «Aduna», «Leneen» et «Aladji».
Alioune Mbaye Nder devint vite tres (trop ?) populaire aupres des jeunes avec son Mbalax dansant. Il se fera aider par quelques jeunes pretentieux qui lui feront croire qu?il est aussi doue qu?un Youssou Ndour ou un Thione Seck, alors qu?en realite, l?enfant de Tivaouane etait loin de boxer dans la meme categorie.
Mais Nder le savait au fond de lui-meme, malgre les fanfaronnades. Ne disposant pas d?une voix particulierement originale et belle, ou d?oeuvres de facture musicale indiscutable, a son actif, il mit l?accent sur l?exploitation des refrains faciles. Des refrains a la mode que meme des gosses de 5 ans reprennent facilement, a la maison et dans la rue.
On peut en effet ignorer jusqu?au nom d?une chanson de Nder, mais des que quelqu?un bat le rythme ou qu?un autre chantonne «wonala, wonala?» Ou alors «yaye sama sadiabane», tout le monde reprend l?artiste. Et si on y ajoute de jolis pas de danses inedites et inspirees, qui ne durent jamais trop longtemps pour etre copies ou pour constituer une banale mode, on comprendra facilement le succes du chanteur.
Mais ce succes, est-il toujours d?actualite ? Rien n?est moins sur.
En effet, depuis l?album "Confiance", sorti en Octobre 2007, personne n?entend presque plus parler de Nder. Du moins en bien, car ce sont seulement ses derniers deboires avec le proprietaire de la maison qu?il avait louee pour sa mere, qui l?avaient ramene sous les feux de l?actualite. Et non ses promesses de rebondir comme envisage, lorsqu?on sait que le jeune Nder est tres limite en creation et en inspiration.
L'equipe municipale de Saint-Louis a donne a Youssou Ndour un cadeau d'anniversaire de taille. En effet, pour honorer le « roi du mbalax » pour son cinquantieme anniversaire, elle a decide de baptiser une rue de Saint-Louis en son nom. C'est ce que nous apprend la copie d'une lettre adressee a l'artiste par le maire de la ville, Cheikh Mamadou Abiboulaye Dieye.
Qui peut reconnaitre une melodie mandingue ? Qui peut dire quel artiste africain fait du rythme mbalax ? Qui sait ou se trouve la Guinee Bissau ? Quelle est la difference entre le zouk et le soukous ? Qu'est-ce que la musique africaine ? Et pourtant, elle est importante ! - Archives articles / dansdynamique3
Apres une tournee avec Mbaye Dieye Faye en Avril dernier, le label Domou Joloff vient de s'engager avec le lead vocal du Raam Daan pour une tournee europeenne d'un mois. Hier jeudi le label Domou Joloff a donne une conference de presse dans la boite du Penc-Mi. En effet, ces jeunes senegalais bases en France ont cree cette structure depuis 2005 mais, ils viennent d'organiser leur premiere tournee en collaboration avec l'artiste senegalais Thione Ballago Seck. Plus de six villes entre la France et l'Espagne sont choisies pour accueillir le groupe Raam Daan parmi lesquelles Nantes et Barcelone.
Le budget degage pour la bonne marche de ces activites tourne autour de cent quinze milles euros, a laisse entendre Abdoul Lo, charge de la promotion et de la communication de Domou Joloff. Les organisateurs "Ballago Tour 2009" rapportent que cela entre dans un vaste programme visant a inciter la jeunesse africaine a montrer des projets visant l'art mais egalement dans d'autres domaines. Ce, dans une perspective de valoriser et d'encourager les artistes africains en offrant une plus grande visibilite. Domou Joloff a deja travailler avec des artistes qui evoluent dans la musique Reggae et Rap maintenant et pour poursuivre la promotion de la musique africaine, ces derniers se tournent vers le Mbalax mais dans l'avenir d'autres chanteurs seront invites. Et pour les preparatifs de la sortie du prochain album de Waly Ballago, ce dernier qui sera meme de la tourne Thione, le pater du garcon donne rendez-vous aux melomanes au retour de cette tournee europeenne.
C'est un groupe de reggae apparemment comme les autres. Ils pronent le respect entre les peuples, l'amour et chantent les difficultes de leur quotidien et de leur continent. Mais ils sont Senegalais. Et au pays du mbalax, difficile de se faire une place sur le marche de la musique.
Dans notre edition d?hier, mardi 08 septembre, nous avons evoques quatre affichent que les amateurs de lutte revent de voir se concretiser, la saison prochaine, dans l?arene de la lutte avec frappe (Cf Rewmi Quotidien n°153). Ces combats que nous avons notes a quatre etoiles (4****) n?en cachent pas moins d?autres confrontations qui feraient la delectation des amateurs. Aujourd?hui, il sera particulierement question, dans notre tour d?horizon des arenes, des revanches qui s?imposent et dont certaines valent trois etoiles, d?autres deux? (Suite et fin).
EUMEU SENE/BALLA GAYE 2, POUR CONSOLER GUEDIAWAYE
Une premiere fois freine dans son ascension par Issa Pouye, juste a ses debuts, Balla Gaye n°2, qui etait en passe de devenir la nouvelle coqueluche des arenes, a ete une nouvelle fois ramene les pieds sur terre par une surprenante defaite devant Eumeu Sene de l?ecurie «Bul Faale», la saison derniere. Moins d?une semaine apres ce revers, le leader de l?Ecole de Lutte Balla Gaye nous accordait une interview dans laquelle il affirmait que si, le dimanche suivant, on lui accordait la possibilite d?une revanche avec le Pikinois, il n?en ferait qu?une bouchee. Et de confier que cette defaite, il l?avait vecue avec beaucoup d?amertume, a cause de la peine qu?elle a causee a ses nombreux supporters.
Eumeu Sene, lui, n?avait plus regarde derriere lui apres cette victoire qui, a ses yeux, n?est qu?un petit apercu de ce qu?il savait faire. Et pour en convaincre les amateurs, il demandait que Gris Bordeaux lui accordat une revanche. En attendant que le nouveau chef de file de l?Ecurie de Fass accepte de retrouver le lieutenant de Mohamed Ndao Tyson, pourquoi pas une seconde edition «Balla Gaye 2/Eumeu Sene» qui, a n?en pas douter, serait un nouveau sommet de la lutte, compte tenu du talent, mais aussi de la popularite de ces jeunes champions ? La balle est dans le camp des amateurs, car les deux lutteurs semblent bien prets a remettre ca.
LAC 2/TAPHA TINE, LE BAOL EN REDEMANDE
Lors de la premiere edition du Championnat de Lutte avec Frappe (Claf), organise par Gaston Production en 2007, en plus d?Issa Pouye et avant de battre Zoss en finale, Lac de Guiers n°2 avait reussi la prouesse de signer la premiere defaite de deux lutteurs qui suscitaient beaucoup d?espoir, en l?occurrence Yekini Junior (Ecurie Ndakarou) et Tapha Tine (Ecurie Baol Mbolo). Ces revers ont ete lourds de consequences pour les deux «espoirs» de l?arene, car ils en ont connues d?autres, par la suite. Yekini Jr a ete battu, a deux reprises, par Tapha Tine et Elton, tandis que le «Baol-baol» a ete surpris par Bazooka. Malgre tout, ils ont repris du poil de la bete, particulierement Tapha Tine, qui a battu recemment Abdou Diouf du Waalo, camarade d?ecurie et doyen de Lac 2. Alors, pourquoi pas des retrouvailles entre ces deux la, d?autant que Tapha Tine n?arrete pas de demander a retrouver ses differents vainqueurs (Issa Pouye, Bazooka, Lac 2) ?
BOY KAIRE/ZALE LO, ENTRE DEUX EX-FASSOIS
En 2006, alors leader de l?Ecurie «Force Tranquille», Zale Lo avait vaincu Boy Kaire. Mais, lors du Claf de 2008, leurs retrouvailles avaient tourne en faveur du chef de file de l?Ecurie Soumbedioune, avant que le verdict ne soit casse par le Cnf, qui recommandait, par la meme occasion, la reprise du combat. Avant cette reprise, les deux lutteurs se sont affrontes (gratuitement : «nanu ko maye fii», avaient-ils dit) dans les studios de la television 2STV, avant la confrontation du stadium Iba Mar Diop, qui avait tourne en faveur de Kaire.
Aujourd?hui que Zale Lo, qui accuse ses coequipiers de l?Ecurie Fass d?avoir «vendu» son combat contre Kaire, s?est retire de cette structure pour (encore) fonder la sienne, il semble opportun de lui offrir l?occasion de prouver que «sans la main complice des Fassois», il aurait battu Boy Kaire. En tout cas, Matar Sene alias «Rock Mbalax» et lui, d?anciens champions de lutte greco-romaine, qui refusent de se laisser vieillir, sont tres attendus, apres qu?ils ont claque la porte de l?Ecurie de Fass et decide d?unir desormais leurs forces.
ZOSS/BATHIE SERAS, POUR LE SHOW ET LE PLAISIR
Plus showmen que ces deux lutteurs, l?arene n?en connait pas. Zoss et Bathie Seras, sans etre des «armoires a glace», n?en attirent pas moins les foules dans les stades. Simplement parce qu?ils assurent le spectacle et ne trichent pas dans leurs combats ; ils y vont a fond la caisse, sans se soucier du resultat. Lors de sa derniere sortie face a Papa Sow de Fass, Bathie Seras, bien que battu par KO, a rallie tous les suffrages par sa temerite, son sens de la bagarre et ses bonnes dispositions techniques. On regrettera seulement son gabarit juge «trop petit», pour permettre a la star de Guinaw Rail de pretendre a la «cour des grands».
Quant a Zoss, il n?a plus ete vu dans l?arene depuis sa victoire sur Bathie Seras, il y a deux saisons. Car, en 2008-2009, il a quasiment fait «annee blanche». Pourtant, son face-a-face avec Papa Sow avait bien ete evoque et meme demarche par des promoteurs, mais cela n?a pas pu se conclure. Pour les amateurs, un combat Zoss/Bathie Seras, qui serait une «belle» (chacun d?eux ayant battu l?autre une fois), est beaucoup plus d?actualite.
Souleye Dop/Tyson Jr - D?autres affichent non moins interessantes sont evoquees pas les amateurs, comme une confrontation entre Souleye Dop «Hollifield» (ecurie Sine-Saloum) et Djiby Sy «Tyson Jr» (Pikine Tresor), qui rappellerait bien un certain championnat du monde de boxe des poids lourds, entre Evander Hollifield et Mike Tyson. Ce sont deux poids lourds, de grande taille et qui appartiennent a la meme generation. L?interet est que, comme on dit dans le milieu de la lutte, il s?agit d?un «combat vierge», les deux lutteurs ne s?etant jamais affrontes.
Cette fin de semaine a ete marquee par l?anniversaire des vingt ans du groupe Positif Black Soul. Organise au Cices vendredi dernier, la surprise a ete l?irruption sur la scene de Youssou Ndour le roi du mbalax et de l?africain Ismael Lo.
Chose promise chose due, lors de la conference de presse pour les preparatifs de l?anniversaire, un des membres du groupe PBS avait promis un concert inedit. Et comme la promesse est une dette Doug Tee et Awady ont servi une veritable bamboula aux nombreux fans venus vendredi dernier au Cices. En effet, pour les vingt ans du groupe Positif Black Soul, le mouvement Hip Hop a tenu a rendre hommage a l?un des premiers groupes de rap de la capitale, le PBS. Ainsi, nombreux etaient les groupes de rap qui ont monte sur la scene pour apporter leur partition a la fete et parmi ces derniers, on peut noter le Bmg 44, Yatfu, Dabrains, Bat Haillon Blin D, Alex Diouf et le franco-senegalais Sefyu. Cependant le public en demandait encore durant tout le concert et s?est bien regale. Ainsi, cette musique moderne nait pour denoncer les maux de la population, a retrouve ses jours de gloire. Mais pour rappel, le PBS a eu des difficultes qui ont conduit a une cassure. Les membres sont restes pres de neufs annees separes. Et durant tout ce temps, chacun de son cote evoluait en solo et continuait son chemin. Des retrouvailles bien accueillies par les ferus du rap qui ont repondu present au concert dans une salle du Cices pleine a craquer. C?est dans cette ambiance que cette franco-senegalaise venue en vacance et qui a prefere garde l?anonymat declare «c?est une belle initiative car Sefyu, on s?est rencontre lors d?un festival et le PBS, je les connait aussi». Un public constitue de jeunes garcons et filles s?est illustre par la danse mais aussi de leur accoutrement. Les filles etaient en tenues osees, cigarette a la main clamaient haut leur joie. Du cote des garcons, ce sont des pantalons jean portes en chek down pour ne pas dire ceinture juste apres les genoux. Ils avaient confectionne des T-shirt et des gadgets aux couleurs du PBS pour leurs fans.
Pour marquer leur retour sur scene, les membres du PBS s?etaient habilles en costumes noirs, pantalon de la meme couleur avec a l?interieur une chemise blanche sauf Awady qui en portait une en bleue. Face a leurs fans, Awady et ses potes ont revisite leur repertoire de «Capsi a Boul ma miine». Aussi cette fete a permis de faire des hommages a des hommes de la musique qui ont marque leur temps comme Feu Ndongo Lo, Ndiaga Mbaye, Dj Matar, Lass Mc, Eva Mbaye et le dernier disparu le roi du Pop Michael Jackson sans oublier Bob Marley.
Au fur et a mesure qu?ils se succedaient sur scene, les rappeurs n?ont pas manque de tirer sur l?Etat et son gouvernement en denoncant les souffrances de la population. Pour couronner le tout, au moment ou certains s?appretaient a rentrer, deux grandes voix de la musique senegalaise font irruption sur la scene. Le morceau choisi etait «Boul ma miine» comme sur la scene de Bercy, le roi du Mbalax Youssou Ndour et l?africain Ismael Lo sont montes pour prendre le micro et servir de bonnes notes de musique au public. De ce fait les deux hommes ont gagne le prix a l?applaudimetre.
Youssou N'Dour est un auteur-compositeur, interprete musicien senegalais ne le 1er octobre 1959 a Dakar. Il est surnomme Roi du Mbalax a cause de sa constance et sa perseverance dans ce domaine musical qu'il a exporte avec succes au debut des annees 80.
Premier groupe de rap feminin au Senegal, Alif va celebrer a partir du 4 aout son douzieme anniversaire. Un signe de maturite pour le trio qui, en douze ans d'existence, a integre le mbalax dans son style pour etre veritablement adopte par les senegalais.
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Une premiere pour le groupe Alif ! Le (...)
Elydia est un jeune chanteur originaire de Yarakh, village traditionnel de pecheurs de la presqu'ile dakaroise. Son veritable nom est El Hadj Dia. Il vit entre la France et le Senegal et vient de finir « BIismillah », son premier album realise dans le genre acoustique avec un zeste de Mbalax. Il leve un coin de voile sur son parcours.
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Battu respectivement par Balla Beye n°2 et Yakhya Diop Yekini, alors qu?il croyait avoir definitivement integre la «Cour des grands» apres son succes face a Serigne Dia «Bombardier», Ibrahima Dione alias Gris Bordeaux voit sa carriere prendre une autre tournure. Au moment ou il herite de la casquette de tete de file de l?ecurie de Fass, une intronisation marquee par la retraite de Moustapha Gueye, a la suite de deux defaites face a de jeunes lutteurs, Gris sait d?emblee quelle est sa voie :
naturellement, «venger» son aine de l?affront des deux jeunes «impudents», Balla Gaye n°2 et Lac de Guiers n°2. Mais d?autres challenges attendent le «Nouveau Tigre de Fass».
Comme tout lutteur qui subit une succession de defaites, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que «Gris Bordeaux est dans un cul-de-sac». Implicitement, une telle situation s?accompagne d?une baisse de la cote boursiere, au grand bonheur des promoteurs. Si apres son revers face a Balla Beye n°2, le Fassois a obtenu un cachet encore plus interessant face a Yekini, c?est qu?il maintenait toujours l?espoir de pouvoir mettre fin a l?invincibilite du chef de file de l?ecurie Ndakaru. Maintenant que les choses sont claires dans l?esprit de tous, il s?impose a lui de redescendre sur terre en empruntant l?escalier, marche par marche. D?autant plus d?ailleurs que ses detracteurs affirment qu?il avait «emprunte des raccourcis pour acceder au sommet».
Descendre l?escalier suppose, pour le successeur de Tapha Gueye, d?accorder des revanches a ceux qu?il avait battus auparavant, notamment Khadim Ndiaye n°2, Eumeu Sene, Tyson Jr, Serigne Dia «Bombardier», ou alors demander une revanche a Abdou Diouf et Balla Beye n°2. Sinon, pourquoi ne pas accepter le defi de la nouvelle vague, symbolisee par Modou Lo, Lac de Guiers n°2 et Balla Gaye n°2 ?. D?autant que ces deux derniers ont empeche son mentor, Moustapha Gueye, de terminer sa carriere en beaute, pour l?avoir battu tous les deux !. C?est un autre challenge a relever pour lui et pour tous les autres Fassois.
Mais pour arriver a s?imposer au sommet de l?arene, le poulain de Mbaye Gueye devra surtout revoir sa strategie de combat, dont ses appuis au sol. Sur quatre combats, au moins, on a remarque que pour un rien, Gris Bordeaux s?est mis a genou. C?est arrive contre Tyson Jr, Bombardier, Balla Beye n°2 et Yekini. Cela signifie-t-il que le lutteur a des pieds d?argile ? On est tente de le croire. Par deux fois, cela lui a coute tres cher. Il y a egalement un exces de confiance qu?il lui faut combattre et souvent, semble le pousser a prendre des risques inconsideres, comme cette attaque premeditee, pour ne pas dire «telephonee» face a Yekini, alors que l?effet de surprise lui aurait, peut-etre, offert plus de chance de reussir sa prise.
Mais au-dela de Gris Bordeaux, c?est toute l?ecurie de Fass qui doit mediter sur son sort. Cette saison, comme la precedente, les Fassois n?ont quasiment aligne que des defaites. Les rares eclaircies sont venues des lutteurs moins adules, notamment Papa Sow, Boy Nar, tandis que Bruce Lee. Ouza, Balla Diouf, Gris Bordeaux, Zale Lo, Rock Mbalax et autres starlettes de Fass n?y ont vu que du feu. Ce ; sans compter les querelles internes qui ont fini de miner la cohesion du groupe.
Le Mbalax, musique authentique du Senegal et le Diwan, le gnawi algerien, ne se sont jamais rencontres. Vendredi soir, au theatre de verdure Riadh El Feth, qui a retrouve son public apres des annees d'abandon, la fusion a eu lieu. Les jeunes algeriens du groupe Rihet El Bled et la chanteuse senegalaise Khady Mbaye ont tente l'experience.
Devant des gradins a moitie remplis, les artistes ont pousse les percussions jusqu'au fond. Sur la piste de danse les jeunes se bousculaient. « Le peuple gnawi » muni de (...) - 2009-07-14 / 55. Panaf' 2009
Mardi soir, un sommet africain s'est tenu a Alger. Et plus, precisement a l'Esplanade de Riadh El Feth. C'etait l'union, non ! La communion de l'unite africaine d'un leader representant le Senegal devant un public acquis a sa noble cause. Ce « president » n'etait autre que le grand et immense chanteur Youssou N'dour.
Youssou N'dour, ce nom de magie... noire, humaniste et altruiste, engage dans tous les combats justes et nobles, griot contemporain et troubadour « rurbain » du mbalax (son genre musical) a la voix (...) - 2009-07-09 / Leader, 55. Panaf' 2009
Dans l?univers de la musique senegalaise, il y a lui et les autres. Lui, c?est Youssou Ndour, star planetaire, pour avoir conquis le monde entier, son «Mbalax» en bandouliere. Mais «You» n?est pas que musicien. Il presente plusieurs autres facettes, dont celle de magnat de la presse, avec son groupe «Futur medias», qui compte deja un quotidien, une radio, une imprimerie, sans parler de son projet de television. «You» est egalement mediateur social dans la crise de l?enseignement et acteur du developpement avec le systeme de microcredit «Birima». L?equipe de «First Class» l?a rencontre?
Entretien realise par Mody Diop et Chimere J. Lopy
Votre enfance a la Medina ?
Je suis ne a la Medina dakaroise, ou habitent mon pere et ma mere. Comme tout enfant de la Medina, je me suis nourri des valeurs du quartier, celles de la solidarite, du partage. Je me rappelle encore, avec nostalgie, nos jeux dans la rue. Nous etions toujours entre l?ecole et la rue, et ca a toujours ete du «Door daxxe» (chasses-croises) avec les parents. Apres, j?ai quitte mes parents pour rejoindre ma grand-mere, tout en continuant a frequenter l?ecole. C?etait tres interessant, car je continuais a habiter la Medina et je vivais la tradition griotte, fantastique, avec ma grand-mere. C?etait des moments forts? Mais, c?est vrai que c?etait un peu perturbant, parce que j?avais deja la musique dans ma tete. Et, avec l?ecole, cela n?etait pas pratique. Mon pere tenait, coute que coute, a ce que je continue mes etudes. C?etait un peu «speed» comme periode, mais je me souviens de plein de choses qui se sont passees a la Medina.
Comment s?est opere votre glissement vers la musique ?
D?une facon naturelle, l?occasion qui nous a ete donnee en tant que jeunes artistes. Durant les grandes vacances, il y avait les ceremonies de circoncision marquees par les «kassaks» (chants executees lors des veillees), ou on avait la possibilite, soit de «rapper», soit de chanter. C?est de la que sont venus les premiers fans, des gens qui ecoutaient et aimaient nos voix. Apres les «kassaks», il y avait une troupe theatrale du quartier qui avait une piece ou deux jeunes garcons devaient chanter et c?etait Mbaye Dieye Faye et moi. Nous avons ete distingues lors de la Semaine nationale de la Jeunesse avec la troupe «Sine dramatique». Et un membre du jury m?a amene dans un orchestre. C?est comme ca que ca s?est passe.
Et votre premiere production a ete «Khaliss»?
En fait, «Khaliss» n?est pas ma premiere production. Ma premiere production, c?etait l?enregistrement de la chanson que j?avais dedie a Papa Samba Diop dit «Mba», le saxophoniste de l?ex-Star Jazz des Saint-Louis. Mais «Khaliss» etait ma premiere production de l?Etoile de Dakar. Quand j?ai quitte «le Star Band de Dakar» de feu Ibra Kasse, avec les gars, on a mis en place «l?Etoile de Dakar», qui etait en majorite composee des musiciens venus du «Star Band» et du «Super Sabord». Il y avait notamment le fameux guitariste Badou Ndiaye, qui venait du «Super Sabord» et c?est lui-meme qui a ecrit la chanson «Khaliss» et pas moi. Je l?ai amenagee, mais ce n?etait pas son idee. Des qu?il m?a propose cette chanson, on a travaille dessus parce que j?ai trouve que c?etait une chanson qui parlait de l?actualite, tout en etant marrante.
Parlez-nous de Peter Gabriel.
Ma rencontre avec Peter, c?est quand j?ai commence a voyager en Europe, en 1985. Parce qu?apres la sortie de l?album «Emigres», on a commence a nous inviter en Europe. J?etais en Angleterre, lors de notre premiere tournee, je jouais et je pense qu?il etait au courant du concert. Mais moi, je ne le connaissais pas. Il est venu et il a dit qu?il etait un de mes fans. Apres, il est venu a Paris ou je donnais des concerts. C?est la, a Paris, qu?on a attire mon attention pour me dire que «l?homme qui vient de sortir est un grand chanteur anglais, il a beaucoup de respect pour toi?».
Et, le lendemain, on m?a presente un disque de Peter Gabriel dans lequel on retrouvait la tres populaire chanson «Steve Biko». Vraiment, quand j?ai ecoute la chanson, j?ai eu des frissons, et c?est la que j?ai ouvert les yeux. Je me suis dit que cet homme est interessant. Quelques mois plus tard, j?etais a la Medina en train de boire du the. Et, a ma grande surprise, c?est Peter Gabriel qui arrive en vacances pour 15 jours a Dakar, afin de me voir. Mon orchestre, le «Super Etoile», jouait a l?epoque au «Sahel» et il venait chaque soir me voir en disant qu?il aimait ma voix. Quelques mois apres, quand je suis parti a Londres pour lui rendre la monnaie de sa piece, je lui ai telephone et il m?a invite a 100 Km de la capitale anglaise, parce que ses studios n?etaient pas a Londres. Je suis parti la-bas. Il enregistrait son album «So», en 1985.
On avait chante toute la journee et apres, il m?envoie une petite cassette en me disant : «Voila ce que je voudrais utiliser de ta voix dans ma chanson» ; je trouvais cela tres «nice» (joli). Tout est donc parti de la? Apres, il m?a invite en tournee et on est devenu amis. On a ecrit, on a fait plein de choses ensemble, musicalement. Il m?a presente a son public, c?est enorme ! Mais, moi aussi, je l?ai presente a mon public, bien que son public soit, a ce moment-la, plus important (en nombre) que le mien. Mais je suis tres content quand les Africains parlent de Peter Gabriel, parce que c?est grace a moi qu?il est connu du public africain.
Quel regard jetez-vous sur le cheminement de votre carriere ?
Moi, j?essaie toujours de calquer ma carriere sur ce que les Senegalais ont voulu d?un chanteur qu?ils aiment. Ils m?ont protege, encourage sur une longue periode, parce que j?ai commence la musique a l?age de 12 ans. Et, a 14 ans, j?etais deja connu du public. Donc, je n?ai pas vu les choses passer. Quand je marchais dans les rues de la Medina, sans me coiffer, il y a des mamans qui me demandaient «pourquoi tu ne t?es pas coiffe ou peigne ? Ne fais des rastas !». C?etait ce que les gens voulaient de moi et moi aussi, me retrouvant dans ma passion, j?ai suivi la mouvance sur le travail, le renouvellement de mon repertoire... Et cela a permis de devenir un artiste que la majorite des Senegalais aime : que Youssou Ndour soit non seulement un grand chanteur, mais qu?il ait une vision, qu?il s?engage... Et tout cela n?est pas venu de moi car, comme je l?ai dit, j?ai commence a chanter a l?age de 12 ans. Il y a plein de choses que j?ai decouvertes et j?ai fonce.
Votre chantier actuel ?
Nous sommes en train de faire la promotion du film «I bring what i love» (je porte ce que j?aime). Il est sorti avec succes aux Usa. Apres, ce sera l?Europe et enfin l?Afrique. Derriere ce film, il y a un disque de rappel des titres. On a presque fini. Je travaille egalement sur le fameux projet d?aller en Jamaique pour travailler avec des Jamaicains, afin d?amener quelque chose de nouveau. C?est dans le cadre du Festival mondial des Arts negres (Fesman), pour mieux nous preparer, afin d?etre tres present et de rendre dignement hommage a Bob Marley et Lucky Dube.
You et le sport, car on vous sait passionne de football?
Pour moi, le sport est une partie integrante des vertus de la personne humaine. La personne doit pratiquer ou aimer le sport, parce que le sport fait partie de nous, il nous fait du bien, nous donne du plaisir? C?est vrai qu?il y a des gens qui disent qu?ils n?aiment pas le sport. Mais, quelque part, on voit qu?ils aiment une branche du sport. Ensuite, le football. Nous, jeunes issus des pays en voie de developpement, on a aime le foot parce qu?on n?avait pas autre chose. Moi, j?aime le football depuis que je suis mome. Je suivais le foot a la tele et je revais. J?aime bien le foot parce que je le connais, mais j?aime aussi d?autres sports comme le tennis, la lutte? J?aime beaucoup les performances.
Votre participation au Mondial 98 est memorable?
Etant fan du foot, c?etait comme un cadeau. Je revais juste de suivre la Coupe du monde au stade, et voila qu?on me demande d?en chanter l?hymne. J?etais tres content, a la fois de chanter et de suivre la Coupe du monde au stade. A l?epoque, je representais le Senegal parce que, je me souviens que la seule chose que je pouvais faire, c?etait de mettre le drapeau du Senegal autour du micro, une facon de dire au monde que nous ne sommes pas sportivement present mais, culturellement, nous sommes au coeur du Mondial.
C?etait des moments tres forts, mais 2000 et 2002 sont les moments les plus forts ; c?etait les resultats et le patriotisme. En 2000 et 2002, le Senegal m?a fait enormement plaisir, il m?a rendu fier? Les jeunes ont montre qu?on pouvait y arriver, dans tous les domaines. Comme je le resume, je disais aux jeunes que nous, les musiciens, «on a parcouru le monde pendant 15 ans et on est toujours en train de faire le tour du monde pour faire connaitre le Senegal? Vous, vous l?avez reussi en 90 minutes et d?une maniere extraordinaire». Je n?oublierai jamais ces grands moments et c?est pourquoi je dis que, meme si les temps sont aujourd?hui difficiles au niveau du foot, je n?aimerai pas qu?on oublie le merite de ces garcons qui nous ont fait enormement plaisir.
Quel est justement votre point de vue sur la crise du football ?
Je prends toujours les choses avec depassement. J?essaie d?avancer parce que le foot, c?est un ballon rond. Aujourd?hui, il tourne pour toi, demain c?est un autre. Mais pour les perspectives, je pense qu?il faut rebatir, avoir une bonne base, organiser le football au niveau local? il faut aussi recreer cet esprit de patriotisme que les jeunes de 2000 et 2002 avaient. Je crois qu?il y a le potentiel, et le Senegal pourra se repositionner parce que c?est un pays de football. Au niveau local, on pouvait imaginer une idee que j?essaie toujours de partager avec les dirigeants du football local : que des grands joueurs, en fin de carriere, reviennent jouer dans les clubs locaux pour booster le championnat au niveau national. Certes, ils ne vont pas gagner la meme chose qu?en Europe, mais ils seront dans de tres bonnes conditions et creeront un engouement. Par exemple, voir un Khalilou Fadiga porter les couleurs de la Jeanne d?Arc attirerait certainement le public. Il faut, dans tous les cas, faire quelque chose pour booster notre football.
Un mot sur le Fesman?
Ce sera l?evenement culturel de la decennie et nous, musiciens, devons y apporter une contribution remarquee.
Comment se comportent You et le Groupe «Futurs Medias» ?
L?histoire du groupe est naturelle, parce que tout ce que je fais touche aux medias. Du coup, j?ai commence dans la presse avec des amis. On ne s?est pas bien entendus, mais moi j?ai continue. Quand j?ai cree le groupe «Futurs Medias», je voulais faire un groupe professionnel. Je suis alle dans ce sens en essayant de voir des professionnels, avec un equipement professionnel, et etre legalement dans la competition. Aujourd?hui, nous comptons augmenter nos produits, parce que nous sommes un groupe qui a deja un journal et une radio, mais nous allons vers la television qui sera pour bientot. En tout cas, avant la rentree. Nous pensons aussi avoir des magazines, des radios thematiques?
Nous sommes un groupe ambitieux, qui essaie de mettre les pieds «step by step» (pas a pas), tout en restant modestes. Maintenant, moi j?ai une vision particuliere des choses, car lorsqu?on a groupe, on veut, bien entendu, qu?il marche. Mais, si ce n?est pas le cas, il n?est pas question que le proprietaire apporte tout le temps son soutien. Je pense que l?entreprise doit etre rentable et pouvoir s?autofinancer. Je crois qu?aujourd?hui, Dieu merci, nous avons reussi sur tous nos projets et nous pensons que l?extension de ce groupe «Futurs Medias» pourra meme se faire au-dela du Senegal, parce que nous avons des ambitions panafricaines.
Vous n?en etes pas a votre premiere experience cinematographique, mais votre dernier film cartonne fort, nous dit-on?
Oui, par rapport au film «i bring what i love», si vous allez sur le site «www.ibringwhatilove.com», vous verrez l?impact, l?importance et la perception de ce film aux Etats-Unis. La realisatrice m?a suivi, accompagne pendant quatre ans et il y a une grande partie du film qui est liee a l?album «Egypte». C?est un film tres interessant, ou il y a ma famille, mon pays, ma religion, ma musique? Avant ce film, j?avais participe a un film-documentaire «Child Vasalory». Mais, vous avez raison, ma premiere experience, c?est un film qui parlait de l?abolition de l?esclavage en Angleterre, dans lequel je jouais le role d?un poete africain qui s?appelle Allado Ackiyano. C?est une experience fantastique, bien que j?ai joue peu. Au final, je crois que je n?ai pas assez de patience pour faire du cinema.
Vous avez ete mediateur dans la crise scolaire?
Tres naturellement, car je suis parent d?eleve et donc directement ou indirectement concerne. Je crois que ce probleme dure depuis quelques annees, entre l?Etat et les syndicats. Chaque annee, il y a des menaces et, par la grace de Dieu, il y a plus de peur que de mal. L?objectif etait d?abord de mettre tout le monde devant ses responsabilites. J?ai essaye de parler aux differents syndicats, qui m?ont d?ailleurs bien accueilli. Ensuite, j?ai vu le ministre, le president de la Republique? Bref, j?ai rencontre tout le monde et tout le monde ne demandait que le dialogue pour trouver une solution.
Nous avons organise la rencontre qui etait une bonne rencontre, parce que tout le monde a dit ce qu?il avait a dire. Je me suis dit que c?etait mon objectif de les mettre ensemble. Ils se sont, ensuite, donnes rendez-vous autour de calendriers et j?ai vu que cela a ete concretise. Je m?en felicite donc et d?ailleurs j?ai eu meme a ecrire. Mais je pense que c?est dans la culture du Senegal, parce qu?il y a des gens qui reglent des problemes sans se devoiler. Des gens ont voulu que ma demarche reussisse, je les remercie et je ne compte pas m?arreter la, car dans ma vision, je travaille sur le long terme. Les parents d?eleves devaient constituer un autre pole qui interviendrait entre l?Etat et les syndicats, un genre d?observatoire. Autour du Conseil presidentiel qui est prevu, nous arriverons a quelque chose qui permettrait d?equilibrer, pour ne pas avoir les memes difficultes, les annees a venir, si les engagements ne sont pas respectes.
Comment se porte le projet de microcredit «Birima» ?
Je pense que Birima marche normalement. C?est une maniere de lutter contre la pauvrete. Tout le monde sait que je prefere apprendre a pecher a l?individu que de lui donner, tout le temps, du poisson. Il m?est venu a l?idee de creer ce projet, parce qu?on est dans une societe de solidarite. Les gens demandent de l?aide et moi, je ne pouvais pas aider tout le monde, malgre ce que je fais. Alors, je me suis dit que si j?ai, par exemple, 100 millions Fcfa que je peux mettre a la disposition d?une mutuelle qui permet de faire du credit aux gens, qu?ils puissent travailler et gagner leur vie, ce serait bien. Je suis parti voir les professionnels qui m?ont fait mon projet, j?ai eu un bon lancement et le projet suit son cours. Un projet pareil a besoin de soutien, et nous attendons toujours que l?Etat du Senegal fasse du microcredit une priorite, parce qu?il lutte contre la pauvrete et que les gens sont fatigues du chomage.
Vous sortez d?une caravane de lutte contre le paludisme ?
La lutte contre le paludisme est un combat que j?ai commence en 2004 et qui se renforce chaque annee. Nous avons fait une bonne journee de sensibilisation, le 20 juin dernier, et beaucoup d?artistes de mon label et d?ailleurs ont participe a la fete, qui a connu un franc succes. Je pense que la lutte contre paludisme est une cause que nous partageons tous. Ce n?est pas une exclusivite Youssou Ndour et nous devons tous lutter contre. Mais je tiens a preciser que ce ne pas une commande du gouvernement, ni de qui que se soit. C?est ma propre initiative, une initiative de ma fondation. Donc, je n?ai de compte a rendre a personne. Mais tout le monde a sa place dans ce combat, etant entendu qu?il n?y a pas de cachet dans cette affaire. Seulement du benevolat.
Est-ce que Youssou Ndour est un homme comble ?
Je rends grace a Dieu, c?est tout ce que je peux dire. Mais les regards que les gens ont sur ma personne m?encouragent. Je pense que c?est bien que j?ai pu creer plus de deux cents emplois. Maintenant, je tiens a ce que personne ne cherche a detruire ces efforts, parce que ce n?est pas pour moi, mais pour eux. C?est une maniere de dire que je n?attends pas que mon pays fasse quelque chose pour moi et j?en suis fier. D?autres personnes font la meme chose.
Youssou Ndour President ?
La politique ne m?interesse pas, parce que deja je suis bien ou je suis. Les bases politiques ne sont pas les bases qui permettent a tout le monde de faire la politique. La democratie que nous chantons sur tous les toits n?existe pas au sein des partis politiques. Il n?y a pas de democratie, pas de renouvellement? Comment Obama est arrive au pouvoir ? C?est parce qu?il est passe par les primaires. Mais ici, c?est un chef, un parti pour 25 ans et c?est pour cela qu?on a beaucoup de partis.
S?il y avait une vraie democratie dans les partis, des primaires auraient eu lieu et beaucoup de gens seraient interesses par la politique. A l?epoque, la politique aurait pu m?interesser, mais maintenant, ce n?est plus le cas. Je crois qu?il faut renforcer la democratie interne dans les partis, pour permettre a des gens comme nous de participer, de dialoguer, de se battre pour arriver a quelque chose. Mais on ne peut pas se lever comme ca pour pretendre a quelque chose, il faut avoir des bases.
Nous venons d?apprendre le deces de Michael Jackson. Qu?est ce que cela vous inspire ?
Beaucoup de peine, car c?etait un tres grand artiste, mais aussi grand danseur que chanteur. Il nous a tous inspires et nous devons lui rendre hommage pour tout ce qu?il a apporte a la musique. La mort, tres souvent, on l?imagine mal, car c?est toujours une surprise. Cette disparition est une grande perte pour le monde de la musique, surtout pour l?Amerique, car on n?avait toujours pense qu?il est avec nous et le sera toujours. Une page de la musique vient d?etre fermee avec la mort de Michael Jackson. Il est vrai que je n?ai jamais rencontre le defunt, meme si j?ai eu a s?entretenir avec ses freres et soeurs.
Le mot de la fin?
Je voudrais profiter de cette occasion pour parler de Mbagnick Diop, proprietaire du groupe Promo consulting, qui est un ami a moi. Il est quelqu?un de bien, dans la mesure ou il sait les besoins avant d?intervenir. Il est dans la communication, mais il est surtout quelqu?un qui a tres tot parle d?emplois. Je voudrais l?encourager avec le groupe et lui souhaiter bonne chance. Et, surtout, l?extension de ses activites au niveau du Meds, qui prend de plus en plus de l?ampleur. Je l?encourage vraiment dans ce sens. Je voudrais dire merci aussi aux Senegalais pour tout, car je si suis toujours la, en train de faire de la musique, c?est grace a eux et je rends grace a Dieu. All right ? (rires).
Entre l'ecurie de Fass et Rock Mbalax, le divorce est desormais consomme. L'ecurie de Fass vient d'exclure son lutteur suite a des propos juges injurieux que le lutteur aurait profere a l'endroit des dirigeants. Le comite directeur qui a pris la decision entend, selon son secretaire general Malick Gueye qui s'est exprime hier sur les ondes, donner l'exemple a tous les jeunes lutteurs.
Le chanteur senegalais Youssou Ndour a estime lundi a Dakar que la densite de la population de la banlieue de Dakar devrait etre mise a profit pour faire reculer le paludisme, affirmant qu?elle constitue un ??important vecteur de communication??.
Source : APS
??La banlieue est un vecteur important de communication, si on s?en tient a la mobilisation qu?on peut avoir dans cet endroit. Si on parle de Dakar et qu?on regle les problemes a Pikine, on a deja resolu la moitie des problemes??, a explique Youssou Ndour.
Le leader du Super Etoile s?exprimait lors d?une journee de sensibilisation de la presse en prelude a une vaste campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires impregnees couplee aux journees locales de supplementation en vitamine A et au deparasitage prevue du 22 au 30 juin.
Cette campagne est elaboree par le ministere de la Sante a travers la Division de l?alimentation, la nutrition et de la survie de l?enfant (DANSE), en partenariat avec le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et divers partenaires locaux et internationaux. Elle vise a proteger plus de 2 millions d?enfants de 6 a 59 mois contre la carence en vitamine A, le paludisme et les vers intestinaux.
??Nous avons un plan de 2 ans qui consiste a amener tous les partenaires a discuter et trouver des solutions. C?est pourquoi, il nous arrive d?aller chercher des moyens hors de nos frontieres, que ca soit a Washington ou ailleurs afin que le PNLP puisse derouler son programme dans les meilleures conditions??, a confie Youssou Ndour.
Il a fait savoir que cette campagne permettra de distribuer gratuitement aux populations des moustiquaires et des comprimes pour la supplementation en vitamines A, non sans preciser qu?il faut etre ??plus regardant?? pour proteger les enfants et les femmes enceintes, qui sont vulnerables face au paludisme.
C?est pourquoi, a explique Youssou Ndour, ??un plan a ete concocte afin de passer par la musique pour inciter les populations a prendre au serieux le paludisme, parce qu?en dehors de la prevention, il n?y a que la moustiquaire qui peut sauver du paludisme??.
??Les ressources sont mobilisees alors on n?a pas le droit d?echouer. C?est pourquoi egalement, nous avons sorti un single afin se sensibiliser, a travers la musique, toutes les couches de la societe??, a encore dit l?artiste senegalais.
??A cet effet, un concert aura lieu samedi prochain dans la banlieue, au stade Amadou Barry de Pikine pour s?amuser??, a annonce le roi du mbalax, precisant qu?il s?agira surtout de vehiculer des messages.
??Avant le concert, a assure Youssou Ndour, ou on ne fera que chanter et danser, j?ai pris l?initiative de passer toute la journee du samedi dans la banlieue, parce qu?on va organiser une caravane a Pikine et Guediawaye pour essayer de parler avec les populations et les sensibiliser??.
Comme le basket qui perd, pour la premiere fois de son histoire, une phase finale de Coupe d?Afrique a Dakar (les Lionnes) et oblige de jouer les preliminaires d?une Can a Bamako (les Lions), comme le football, recemment elimine, a Dakar encore, de la seconde phase des eliminatoires combinees Can-Mondial 2010, la lutte traditionnelle senegalaise suit la vague et plonge dans le monde de la mediocrite, apres avoir ete l?une des grandes satisfactions du sport senegalais. Ainsi va la vie sportive, au Senegal. Mais, a y voir de plus pres, dans la chute des "Lions" lors de la finale du Tournoi de la Cedeao, on se rend compte que les premices se sont longtemps fait sentir, sans que personne ne s?en preoccupe, toutes les energies etant braquees sur l?ephemere "guerre des gladiateurs", la lutte avec frappe.
Les signes avant-coureurs d?une decadence de la lutte etaient apparus, dans la lutte senegalaise, dans son ensemble, depuis 1994, avec la suppression du Comite national charge des luttes traditionnelle et olympique. Avant la creation du Comite national de gestion (Cng), par le ministre Ousmane Paye, les federations et comites provisoires qui se sont succede, ont toujours obei aux instructions de la lettre de mission, qui accordait une importance capitale aux deux autres formes de lutte, particulierement a la lutte olympique, alors discipline la plus prolifique en medailles, la plus titrees du pays, aux cotes eu judo.
LE TEMPS DES VACHES GRASSES
Qui ne se souvient des retours radieux de Jeux africains ou autres championnats d?Afrique, ou chacun des lutteurs senegalais, qu?ils s?appellent Robert Diouf, Papa Toure, Pape Diop, Double Less, Arona Mane, Modou Pouye, pour les premieres generations, Ambroise Sarr, Amadou Katy Diop, Djib Diouf, Ismaila Ndoye Massar, Toubabou Dior, Mor Fadam, la generation intermediaire, ou encore Alioune Diouf, Matar Sene dit "Rock Mbalax", Yakhya Diop "Yekini", Marie-Nicole Diedhiou, tous portaient des medailles a leur cou. Une telle image est devenue une simple legende, au regard des resultats d?aujourd?hui.
Les dirigeants d?hier avaient des programmes de detections, qui en arrivaient meme a changer l?orientation de la carriere d?un lutteur, pour le pousser a choisir, exclusivement, telle ou telle autre forme de lutte, en fonction de ses dispositions. L?exemple de «Thiek» est tres eloquent. Dans sa tres jeune carriere (trois ans a peine), il a subi deux KO face a des super-lourds, comme lui, notamment Mame Ndieumbane et Bombardier. Pourquoi ne l?orienterait-on pas vers la lutte greco-romaine, ou le Senegal manque justement de poids lourds ? Et les exemples sont nombreux, mais la n?est pas l?objet de notre propos.
Apres donc la suppression du Cnp de lutte et l?intronisation du Cng, que s?est-il passe ? Un vice-president charge de la lutte olympique et traditionnelle est nomme pour coacher ce secteur. Au meme moment, le combat acharne de l?ancien president du Cnp, par ailleurs dynamique Secretaire general de la Confederation africaine de lutte (Cala), Cheikh Thiare, pour la reconnaissance de la lutte traditionnelle africaine, commencait a porter ses fruits. C?est ainsi que cette forme de lutte est admise comme discipline de demonstration aux Jeux africains, avec l?espoir d?integrer, plus tard, les JO.
Dans la meme lancee, un premier championnat d?Afrique-test est organise au Senegal, avec quelques pays, dont le Maroc. La mayonnaise commencait a prendre, quand Thiare et ses idees ont ete voues aux gemonies et "chasses" de la lutte. Aujourd?hui, ce brillant dirigeant senegalais fait les beaux jours de l?athletisme mondial, aux cotes du president de l?IAAF, Lamine Diack, dont il est le Directeur de Cabinet. Malgre tout, on lui doit la conception de certains grands tournois de lutte traditionnelle, en Afrique et dans la sous-region.
UNE SELECTION CONTROVERSEE
Pendant ce temps, au Senegal, on avait tout lache aux mains des differents Directeurs techniques nationaux (Cheikh Ndour et Abdou Badji) et a leurs entraineurs, qui n?en ont toujours fait qu?a leur tete et a la tete du client. Point de tournoi de preselection, comme cela se fait au judo, au karate, au taekwondo et dans tous les sports de combat. Alors que c?est dans ce genre de tournois que les meilleurs se signalent et que se signent les actes d?adhesion aux differents schemas de l?equipe nationale. Dans la gestion actuelle des Equipes nationales, par le Cng, on se reveille un beau jour et on annonce une preselection regroupee a Thies, sans que l?on sache selon quels criteres elle a ete concue.
Le Dtn, Abdou Badji, se defend toujours de faire du favoritisme ou de verser dans toute consideration ethnique ou regionale car, en fait, ce n?est pas lui qui fait la selection. «On nous reprochait toujours de faire appel a des lutteurs d?une seule contree, notamment ceux de la Petite Cote. Cependant, il faut reconnaitre que la preselection se fait sur la base des competitions auxquelles prennent part les lutteurs», confiait Abdou Badji dans l?edition n°51 de «Rewmi Quotidien». Quelles sont ces competitions auxquelles fait allusion le Dtn ? Les combats du dimanche, organises au Terrain Galgui ou aux arenes Adrien Senghor ? Car, a part ceux-ci, il n?y a rien d?autre qui permette une revue d?effectifs et, malheureusement, ce ne sont pas forcement les meilleurs lutteurs du moment qui frequentent ces structures.
Les meilleurs, il faut aller les chercher dans les structures organisees, comme les ecuries, les ecoles de lutte et les villages a tradition de lutte ou, tous les soirs, c?est un grand gala de lutte traditionnelle, unique occupation des jeunes. Les meilleurs, il faut les trier apres une selection rigoureuse, a travers des competitions regulieres, ouvertes a tous les pretendants a une place en equipe nationale. C?est ainsi que le Senegal aura sa meilleure selection, qui ne souffrira d?aucune contestation. Mais, tant que le choix sera laisse a une poignee d?hommes, qui ne sont pas forcement les meilleurs dans ce domaine, du reste, les "Lions" iront constamment a l?aventure, avec les risques de resultats comme ceux que l?on a enregistres, a l?occasion du Tournoi de la Cedeao.
ELARGIR LES BASES DE L?EQUIPE
Pourquoi a-t-on perdu, pour la lutte traditionnelle, tous les champions qui ont eu a dominer la sous-region, depuis Yekini a Auguste Mbagnick Sene, en passant par Youssou Ndour, Malal Ndiaye, Abdoulaye Thiam etc. ? Les uns se sont plaints d?un "tres mauvais traitement", tandis que les autres sont victimes de blessures contractees avec l?equipe nationale, s?ils n?ont pas simplement perce dans la frappe et abandonne cette forme tres peu lucrative et harassante. Tous les lutteurs senegalais ont eu, a un moment ou un autre, a se plaindre du delaissement dont ils font l?objet en equipe nationale, et de ce qu?ils perdent en s?eloignant de la lutte avec frappe. Dans le passe, le Cng s?efforcait meme, pour encourager ceux-ci, d?organiser des combats de lutte avec frappe pour les internationaux. Histoire de leur permettre de resorber le gap financier et promotionnel cause par la selection.
Il faudra, a l?avenir, avoir plus de consideration pour l?equipe nationale, l?ouvrir, aussi bien dans son encadrement que dans la maniere de selectionner, et l?entretenir correctement pour avoir de veritables «Lions», capables de rugir, au moins a Dakar.
Dans un prochain article, nous evoquerons la situation de la lutte olympique, qui prepare le tournoi du Maroc, prevu les 15, 16 et 17 mai prochains.
C'est dans une ambiance fort chaleureuse, decontractee, a Rufisque qui garde jalousement ses souvenirs de ville jadis nantie, que nous avons pu approcher ce digne fils lebou, en l'occurrence Gorgui Ndiaye. Un chanteur sans facon qui trace lentement mais surement un riche parcours dans le monde de la musique. Un metier qui n'est pas aise a l'en croire et comportant beaucoup de tracas...
C'est dans une ambiance fort chaleureuse, decontractee, a Rufisque qui garde jalousement ses souvenirs de ville jadis nantie, que nous avons pu approcher ce digne fils lebou, en l'occurrence Gorgui Ndiaye.
C'est dans une ambiance fort chaleureuse, decontractee, a Rufisque qui garde jalousement ses souvenirs de ville jadis nantie, que nous avons pu approcher ce digne fils lebou, en l'occurrence Gorgui Ndiaye. Un chanteur sans facon qui trace lentement mais surement un riche parcours dans le monde de la musique. (...)
C?est ce vendredi 10 avril qu?Abdoulaye Balde sera elu maire de la Ville de Ziguinchor. Les ceremonies d?investiture du maire de Ziguinchor et du president du Conseil regional seront marquees par la presence effective du lead-vocal du Super Etoile, Youssou Ndour, qui se produira en concert au stade Aline Sitoe Diatta.
Les conseillers elus de la Commune de Ziguinchor se reuniront aujourd?hui, vendredi 10 avril, a partir de 9h30 dans la salle des deliberations du Conseil municipal afin d?elire le Premier Magistrat de la ville. Les conseillers municipaux, elus lors des locales du 22 mars dernier, auront la responsabilite historique de porter a la tete de la mairie, Abdoulaye Balde, tete de liste de la Coalition Sopi 2009, arrive largement en tete lors du scrutin du 22 mars.
Des milliers de Ziguinchorois ont prevu de rallier massivement la mairie pour celebrer ce moment historique et renforcer davantage la tete de liste de la coalition SOPI 2009 dans sa volonte «de construire Ziguinchor» et de «rassembler toutes les filles et les fils de la Casamance, pour relever les nombreux defis du developpement».
Au-dela du caractere hautement religieux (Paques) et politique (election du maire) de ce week-end, Ziguinchor s?apprete a abriter un mega concert jamais tenu au Senegal par le «Roi du Mbalax», Youssou Ndour, qui declare vouloir «tenir un Bercy bis en Casamance». Ce concert est prevu pour le dimanche 12 avril, au stade Aline Sitoe Diatta, a partir de 17h avec, en premiere partie, la prestation de nombreux groupes de Rap et d?orchestres de la region. Auparavant, Youssou Ndour effectuera un tour d?honneur de la ville, en compagnie du tout nouveau maire de la ville, Abdoulaye Balde. Cette «marche bleue» sera sanctionnee, a terme, par un point de presse a l?hotel Kandiandoumagne. Enfin, le lundi de paques sera marque par la deuxieme edition du Championnat de lutte avec frappe (Claf) de Ziguinchor, organisee par "Gaston Production", avec plusieurs combats a l?affiche.
IBRAHIMA SOLY JR
'Il faut arreter de dire qu'un artiste ne peut pas etre maire ou ministre'. Le message est du leader du Mouvement pour l'action et la citoyennete. Demba Dia, en pole position dans la conquete de la mairie des Parcelles assainies, se montre presse d'occuper le bureau du maire. Dans la commune d'arrondissement des Parcelles assainies, les resultats officiels des elections locales de dimanche dernier ne sont pas encore publies, mais le candidat Demba Dia 'Rock Mbalax', tete de liste du Mouvement pour l'action et la citoyennete (Mac) est sur et certain d'avoir remporte le scrutin.
Militants et sympathisants de la coalition ??Dekkal Ngor?? a Mbour ont vainement attendu leur leader Macky Sall, annonce dimanche dans la capitale de la petitte-cote ou sa caravane devait sillonner les principaux arteres de la ville.
Source : APS
Annonce pour 12 heures puis pour 15 heures, l?ombre de Macky n?a nullement etait apercue de toute la journee. Fausse alerte ou report, personne n?est en mesure de dire ou d?edifier les populations qui ont brandi partout les photos de l?ex-maire de Fatick.
Desorientes, journalistes comme militants cherchaient a recueillir la moindre information sur la venue de l?ancien president de l?Assemblee nationale qui devait faire un arret a la mairie de Mbour, apres avoir parcouru les principaux arteres de la ville.
Restee sur sa faim, la population s?est rabattue, pour les plus jeunes, sur le cortege des responsables de la coalition ??And Ligguey Senegal?? de l?ancien Premier ministre Idrissa Seck, qui a parcouru toute la journee les rues de Mbour.
Une ambiance qui a permis aux militants de se consoler. ??Idi mo ko yor??, chantonnaient les jeunes enfants qui couraient derriere les voitures qui, a travers les hauts parleurs, distillaient des sonorites mbalax.
Une autre partie de ces militants a rejoint le quartier ONCAD ou s?est tenu, aux environs de 22heures, le meeting de Ousmane Tanor Dieng, secretaire general du Parti socialiste (PS, opposition) et un des chefs de file de la coalition ??Benno Siggil Senegaal??.
Pour honorer les efforts et actes consentis par le roi du mbalax pour un meilleur essor des migrants senegalais et du tourisme national, La Convergence technologique a decide de faire de Youssou Ndour le parrain officiel du portail www.tukki.info.
La Convergence technologique a juge opportun de mettre en place cet outil de communication de troisieme generation en faveur des migrants senegalais et d?un secteur pourvoyeur de devises pour le Senegal. ?Ce portail d?informations, premier du genre au Senegal, vise a mieux informer les migrants senegalais, a contribuer a l?eradication de l?emigration clandestine, a favoriser les echanges entre eux, d?une part et, d?autre part, a vendre la destination Senegal? soutient son administrateur general.
Tout en encourageant l?investissement au Senegal, Tukki.info se veut un dispositif cle dans la sensibilisation contre l?emigration clandestine. En plus des informations pratiques, le site fournira des reportages dans les principaux pays d?accueil des migrants senegalais. L?information sera renforcee par des series de reportage dans les differents pays d'accueil des migrants senegalais.
Tukki.info permettra aussi aux representations diplomatiques etrangeres presentes sur le territoire national d'exposer les potentiels et opportunites que donnent leurs pays respectifs aux candidats a l'emigration legale
« Youssou Ndour a enormement fait pour l?evolution du tourisme et s?est beaucoup investi pour l?amelioration des conditions de vie des migrants senegalais car ayant tres tot compris l?impact qu?ils ont dans le developpement de notre Senegal en les incitant au retour dans ses chansons et autres » a declare l?administrateur general du site..
La lutte entre les freres liberaux pour la conquete de la mairie des Parcelles assainies, se traduit sur le terrain par une guerre d?affiches et de slogans. A cote des affiches officielles, ?civilisees?, qui diffusent les messages et les slogans de campagne des differents candidats, il y a parallelement les slogans, des tags insultants, dont on peut sans peine imaginer la provenance et qui fleurissent depuis le debut de la campagne electorale sur les murs du quartier, principalement le mur du centre social pres de l?eglise et le camp des sapeurs pompiers. Ces messages faits a l?aide de bombes font l?apologie ou denigrent les candidats.
Source : Walf Fadjri
Parmi les affiches ?civilisees?, il y en a quatre types d?affiches differentes. Des affiches qui font plutot penser a un concert de musique qu?a des affiches politiques, du Mouvement pour l?Action et la citoyennete (Mac) du candidat-musicien Demba Dia alias Rock Mbalax. Parmi l?une de ces nombreuses affiches, dont certaines mettent en exergue sa photo, d?autres, une route sinueuse, d?autres encore un tigre, avec des couleurs, noir, orange, on peut lire : ?Servir les Parcelles assainies et non se servir des Parcelles assainies?, son theme de campagne.
Les affiches a la gloire de Lamine Ba, candidat de la liste Beug Beugou Askan Wi ornent aussi les murs. De couleur bleu et blanc avec un cheval cabre au milieu et le slogan : ?Avec les Parcellois, je veux, avec les Parcellois, je peux?, une pale imitation du slogan ?Yes we can? de Barack Obama. Neanmoins, cette affiche uniformisee, un seul modele, est facile a memoriser, contrairement aux multiples affiches du cheikh.
Il y a aussi les messages de Moussa Sy, candidat de la coalition Sopi 2009 qui a repris les couleurs bleu et jaune du Pds. Son theme de campagne est : ?Moussa Sy, maire des Parcelles assainies?. On trouve egalement celles moins nombreuses et plus sobres des ecologistes et d?autres candidats sortis de l?anonymat par la grace de ces elections locales. A cote de ces affiches officielles, il y a de nombreux ecrits insultants sur les murs du genre ?Moussa Sy voleur, Mbaye Ndiaye voleur, Lamine Ba, integre?, ou ?Moussa Sy voleur, Lamine Ba integre et cultive?. Il y a aussi des insultes a l?encontre du maire sortant et de Pape Diop, maire sortant de la ville de Dakar. Il y a enfin des tags bizarres dont on ne saurait imaginer la provenance. Quelques exemples : ?Votez Moussa Sy pour avoir un pere?, ou encore : ?Je suis votre pere, votez pour moi, Moussa Sy?.
L?affaire opposant Youssou Ndour a Me Bara Diokhane a ete videe par le Tribunal de New York. Il a ainsi, deboute le plaignant Bara Diokhane qui reclamait des dommages et interets pour l?utilisation «abusive» de son image dans un film documentaire produit sur Youssou Ndour. Mais, pour Me Diokhane, qui dit avoir atteint son but, la decision n?a pas tranche le fond.
Source : Le Quotidien
Le Tribunal de New York a rendu son verdict dans l?affaire opposant Youssou Ndour a Me Bara Diokhane. Il a, ainsi, deboute l?avocat qui avait assigne en Justice la productrice du Film documentaire et Youssou Ndour, en demandant des dommages et interets pour l?utilisation «abusive» de son image.
Sur la decision du tribunal, des sources proches du «roi du mbalax» indiquent s?est dit satisfait que la Justice trouve «sans fondement juridique» la plainte de Me Diokhane «contre un film important».
D?autre part, les avocats de Chai Vasarhelyi, la productrice du film, ont soutenu dans leur plaidoirie que le film etait couvert par la loi du premier amendement du Droit americain et que l?utilisation de l?image du plaignant n?est que fortuite et accidentelle. Une plaidoirie qui, semble-t-il, a pese sur la decision rendue par la Justice. Selon Jessie Beeber, le representant de Mme Vasarhelyi, c?est le premier amendement qui est a la base de la decision du Tribunal de New York et cette decision fait office de jurisprudence et que tous les producteurs de films documentaires et artistes devraient en etre fiers.
Toutefois, Me Bara Diokhane ne s?avoue pas vaincu apres cette decision qui tombe en sa defaveur. Pour lui, elle ne tranche pas le fond qui sera porte devant un jury. Mieux, «elle est susceptible d?appel dans un delai de 30 jours apres notification».
Seulement, il dit avoir atteint son but en sonnant l?alerte et en faisant entendre la voix de la verite historique et de l?indignation partagee par nombre de ses compatriotes. Un objectif qui consistait aussi a demasquer publiquement «une imposture contre le peuple et l?histoire du Senegal, menee avec la complicite consciente ou non de Youssou Ndour, par les adeptes du «Post 9/11 business», et de l?arrogance culturelle qui vont desormais avoir du mal a prosperer». «La decision a ete rendue sur ma requete tendant a une injonction preliminaire, suite a mon rejet de l?offre qui m?a ete faite d?enlever mon image du film, a la condition que je retire ma plainte. Je retiens que ladite decision confirme que Youssou Ndour a ete effectivement victime de persecution au Senegal, a cause de son album Egypt, oeuvre d?un Soufi devot offrant au monde occidental un aspect plus tolerant de l?Islam», soutient-il.
Sur la decision du juge du Tribunal de New York qui soutient que le documentaire contient une information qui relate un evenement d?interet public qui merite la protection du «First Amendment» sur la liberte de la presse, Me Diokhane manifeste toute sa desapprobation. «Je persiste a croire que cette protection ne s?applique pas a un evenement qui non seulement n?a jamais existe, mais en plus depeint le Senegal comme une Nation d?incultes, d?intolerants et de violents, et qui malgre tout, constitue la trame de ce film documentaire, ou plutot documenteur», precise-t-il.
Le film documentaire Youssou Ndour I bring what I love a ete produit par Chai Vasarhelyi et est centre sur la controverse, qui a entouree la sortie de l?album Egypt avec lequel l?artiste avait gagne un Grammy-Award. Dans ce film documentaire, Me Bara Diokhane y apparait brievement sur document d?archives de 9 secondes, tire d?une conference de presse. C?est par la suite que l?avocat avait assigne en Justice la productrice et Youssou Ndour. Mais, la Cour Supreme de New York, a statue que ce film etait d?interet public et revet un caractere informatif et non commercial parce que se rapportant a l?histoire et a la vie du musicien.
De l'introduction des langues nationales a l'insertion de sonorites mbalax, les rappeurs senegalais ont essaye d'hybrider et d'adapter un style musical venu d'ailleurs. Si cet effort d'adaptation a rencontre son public, il n'agree pas toujours les integristes du hip-hop, qui tolerent cependant l'usage des langues nationales dans les textes.
De l'introduction des langues nationales a l'insertion de sonorites mbalax, les rappeurs senegalais ont essaye d'hybrider et d'adapter un style musical venu d'ailleurs. Si cet effort d'adaptation a rencontre son public, il n'agree pas toujours les integristes du hip-hop, qui tolerent cependant l'usage des langues nationales dans les textes.
C?est dans une atmosphere detendue a Ethnik studio que le bassiste Habib Faye trie les epices sonores qui, apres mixage, devront aboutir a un produit fini denomme Yoon wi, le premier album solo de l?ex-leader vocal du groupe Ceddo, Hamdel Lo.
Source : Le Quotidien
Le chevronne ingenieur Abdou Kaba tripote un clavier derriere la baie vitree qui abrite le entre de mixage d?Ethnik Studio sous la supervision du talentueux et rigoureux bassiste du Super Etoile, Habib Faye, realisateur du premier album solo de Hamdel Lo, depuis son depart du groupe Ceddo et la creation de sa propre formation Hamdel Lo et le Super Ceddo.
Cet album qui va inaugurer l?ere solitaire de Hamdel Lo va s?intituler Yoon wi, comme pour decliner le chemin, la voie des nouvelles ambitions qu?il s?est donne. Unique lead-vocal du Super Ceddo, Hamdel Lo confie que «cet album constitue une autoproduction composee de onze titres». Des titres dont il est «l?unique auteur, compositeur et interprete». Album qui, en principe, devrait se retrouver sur le marche en ce debut d?annee. C?est d?ailleurs avec un optimisme non feint que Hamdel procede avec le staff technique aux derniers reglages de l?album. Et pour ce faire, il a fait appel a la voix timbree de Mame Diarra Gueye pour assurer les choeurs.
Si les enregistrements ont ete effectues depuis l?ete dernier, Hamdel et le staff technique de l?album ne sont pas presses de faire le reste. Tout le temps necessaire a ete pris pour faire le mixage. Et a la manette, il y a «le perspicace» Habib Faye. Regard rive sur l?ondulation sonore, il interpelle l?ingenieur sur la moindre sonorite susceptible de creer une dissonance. L?exigence est au rendez-vous.
On coupe des echantillons de sons (sampling), on reajuste d?autres pour aboutir a une symphonie digeste des melomanes senegalais suffisamment desarconnes. Les belles notes de l?album Yoon wi sont l?oeuvre du claviste Ismaila Cisse, du percussionniste Cherif Dupin prolonge par le verbe eleve de la guitare solo de Ndiaga Gueye. Ces deux derniers faisaient parti de sa vieille garde de Ceddo et ont decide de l?accompagner dans cette nouvelle aventure.
L?album compte aller a la conquete du marche international ou le mbalax ne fait pas recette. Heureusement Hamdel etait bien aguerri des rythmes folk et afro-beats. «Seuls quatre titres sont en mbalax. Les autres epousent la World music», expliquent-il.
Hamdel veut marquer une rupture avec la tradition musicale qui se contente de l?evenementiel. Pour lui, une oeuvre musicale se consomme durant toute une vie et par consequent, l?artiste ne doit pas etre prisonnier du calendrier des fetes. Son staff etudie en ce moment le profil des distributeurs de disques aussi bien a Dakar qu?a l?etranger. En guise de ballon de sonde, deux clips sont programmes dans les jours a venir.
Apres la sortie de l?album, «j?envisage de faire une tournee nationale a la decouverte de mes fans qui vivent dans le Senegal profond», confie le lead-vocal du Super Ceddo. Neanmoins, il ne cache pas son amertume face a l?echec des politiques du ministere de la Culture. «Pourquoi un programme comme le Sida mobilise autant de moyens et de rencontres alors que l?industrie culturelle perit ?», s?interroge-t-il. Malgre le fait qu?il soutient qu?il y reste beaucoup de choses a faire du cote des autorites etatiques, il n?en demeure pas moins que Hamdel Lo est plus que conscient que les artistes ont aussi besoin de formation et de ressources pour pouvoir jouir pleinement de son art, mais aussi et surtout se dorer une place sur la scene internationale.
Carlou D, de son vrai nom Ibrahima Loucard, se revele encore au public avec la sortie de son troisieme album, « Ndeye Dior », qui confirme le style particulier de l?artiste senegalais. Alliance entre la musique et le zikr, cet album parlant des turpitudes de la vie et hymne « Baye Fall » se veut avant tout un hommage a sa defunte mere.
Source : Le Soleil
Faisant suite a ses deux premiers albums, « Seede » et « Weeru Waay », sortis respectivement en 2004 et 2006, un troisieme opus « Ndeye Dior » vient confirmer Carlou D dans son style musical qu?il veut innovant et original. Ce style musical qu?il denomme « musikr », il le definit comme « une musique spirituelle qui exprime la foi, mais pas celle aveugle ». Ce neologisme, « Musikr », resultant de la jonction des mots musique et « zikr » (invocation a Dieu), suggere une expression musicale purement « carloudienne ». Ce nouvel album de six titres est un alliage de musique moderne, de musique traditionnelle et de spiritualisme. S?affichant plus que jamais comme « Baye Fall » et fier de l?etre, Carlou D explique vouloir incarner un nouveau style de musique qui vient non pas pour s?imposer, mais pour s?ajouter aux autres styles musicaux existant au Senegal, tels le « mbalax », le hip hop et autres. Cet album decrie l?ignominie et la perfidie qui sont de mise dans notre societe actuelle, a travers le titre « Senregal ». Il renseigne aussi sur la philosophie des « Baye Fall » qui, selon Carlou D, ne sont pas exclusivement d?obedience musulmane, considerant que chacun peut etre « Baye Fall » dans sa religion, ce terme designant pour lui « l?homme positif ». Cependant, cet album est surtout un hommage a sa defunte mere, Dior Diop, qu?il chante a travers le titre « Yaye Boye ». Cette chanson exprime la douleur et les regrets de la disparition prematuree d?une mere qui, apres tant de sacrifices, ne put profiter des fruits de son labeur. C?est ce qui explique le fait que cet album porte le prenom de sa mere, qui est en meme temps celui de sa fille, precise Carlou D. « Ndeye Dior » est aussi une exaltation de la terre mere, des valeurs du terroir natal plus exactement. Cet eleve de l?Opera du Sahel, « opera africain qui existe depuis 400 ans », d?apres lui, veut, par son style nouveau, promouvoir une « musique partie d?ici (en Afrique) », inspiree de la tradition, pour qu?elle soit reconnue de par le monde.
Idrissa Diop, « Pere Idy » comme l?appelle familierement Carlou D, a participe a la realisation de cet album, a travers le titre « Kilifa ». Cette collaboration rappelle un principe de base dans notre societe, qui indique la necessite pour un enfant d?avoir un « weeru way », quelqu?un sur qui prendre exemple, parce qu?etant plus experimente, selon Carlou D. Bon vent a ce « Baye Fall de toutes les couleurs », comme l?a defini « Pere Idy ».
Ismael Lo, surnomme le 'Bob Dylan africain", a indique que la grande audience dont il dispose en Afrique s'explique peut-etre en partie par l'ouverture du continent a d'autres genres musicaux, soulignant qu'il est le premier etonne de sa popularite dans certains endroits du continent.
Ismael Lo, surnomme le 'Bob Dylan africain", a indique que la grande audience dont il dispose en Afrique s'explique peut-etre en partie par l'ouverture du continent a d'autres genres musicaux, soulignant qu'il est le premier etonne de sa popularite dans certains endroits du continent.
Alors que le chef de l?Etat, Me Abdoulaye Wade, etale ses lumieres sur la fracture numerique a Lyon, des Senegalais mecontents du consul general Cheikh Sadibou Diallo ont tenu a exprimer dans les coulisses de la conference leur deception. Apportant de l?eau dans le moulin de ses detracteurs, Cheikh Sadibou Diallo serait implique dans un accident de la circulation. Il roulerait sur une voie reservee aux bus et en sens interdit.
Source : L'Observateur
Voila trois ans que le President de la Republique a nomme Cheikh Sadibou Diallo consul general du Senegal a Lyon. Il a passe vingt ans a l?Unesco, a Paris, en qualite de redacteur. Son depart de l?institution onusienne serait lie a un incident dans les locaux de l?organisation alors qu?il etait ivre. Pour lui, «il a juste ete remis a la disposition de l?Etat du Senegal».
Que lui reproche-t-on a Lyon ? Les Senegalais rencontres n?apprecient pas «sa mauvaise foi, ses turpitudes, son manque de savoir -vivre et son impertinence qui frise l?insolence». Ils estiment qu?«il est indigne de representer le Senegal. En effet, sa desinvolture n?epargne pas le Prefet, les officiers de police et le Procureur de la Republique». A titre d?exemple, ils citent un accident de la circulation impliquant le vehicule du consul et celui d?un particulier. Cheikh Sadibou Diallo aurait eu «un comportement inqualifiable vis-a-vis des representants de la loi».
Rencontre dans le hall de l?hotel accueillant le President Wade a Lyon, Cheikh Sadibou Diallo introduit ses reponses ainsi : «Je suis un bagarreur, tout cela n?est pas vrai. Il n?y a rien. Je fais mon boulot et je vais sur le terrain». Ensuite, le consul a dementi etre implique dans un quelconque accident. «Regardez ma voiture, elle n?a rien. Il n?y a pas eu d?accident», a-t-il indique. Sauf que ce n?est guere l?avis de la Prefecture de Police de Lyon et du ministere des affaires etrangeres. «Il y a eu un accident impliquant le vehicule du consul le 22 juillet 2008», a indique au telephone un fonctionnaire du service de communication de la prefecture de police. «Au vu du statut du mis en cause, il faut s?adresser au Quai d?Orsay», a ajoute le fonctionnaire.
Apres plusieurs renvois a differents services du ministere francais des affaires etrangeres, c?est finalement la sous-direction des Privileges et Immunites Consulaires qui confirme a son tour l?accident. Mieux, le service indique qu?«une correspondance a ete adressee le 17 septembre dernier aux autorites senegalaises». Dans la lettre, le Quai explique que « le vehicule du consul qui roulait a vive allure en contre-sens des voitures sur la voie prevue pour la circulation des bus, a percute le vehicule d?un particulier alors que ce dernier tournait ». Selon la sous-direction des Privileges, «l?incident aurait pu ne pas etre porte a la connaissance du protocole si Cheikh Sadibou Diallo n?avait pas eu un comportement desinvolte envers les forces de l?ordre, au regard de la gravite des faits». Aujourd?hui, le protocole attend que le Senegal lui fasse la suite qu?il croit devoir donner a cette affaire. Faut-il rappeler que la convention de Geneve fait obligation aux representants etrangers beneficiant d?immunite de respecter la legislation de leur pays de residence ?
La danse du «bas-ventre»
Le dernier fait d?armes de Cheikh Sadibou Diallo date du 5 octobre dernier lors d?un concert de Thione Seck. En effet, le consul general aurait fait etalage a la surprise generale de ses talents de danseur de mbalax. Les Senegalais presents a la soiree manifestent leur indignation par des huees. «Je ne vais pas me tremousser comme un fou. J?ai esquisse un demi-pas», a repondu le consul. Joignant l?acte a la parole, il se leve dans le hall pour montrer ce qu?il a fait pendant le concert. Le geste qu?il a refait, sous nos yeux et en public, n?est rien d?autre qu?un «teuyeukh» en bonne et due forme. «Ils (ndlr : ses detracteurs) sont jaloux. Pourquoi n?ont -ils pas parle de l?excellent discours que j?ai fait en cette occasion ?», s?est-il interroge.
Youssou Ndour et sa douce moitie Aida Coulibaly se sont animees et se sont connectees des leur premiere rencontre .Coup de foudre ou amour ? En, tout cas c?est la revelation faite par la star qui a anime, samedi dernier, la soiree de gala de la fondation qui porte son nom.
Source : Walf Grand Place
Qui disait que l?amour n? a pas d?age et qu?on peut tomber amoureux meme a ?.cinquante ans .C?est en tout, cas c?est qui est arrive au roi du mbalax,Youssou Ndour qui dit etre passionne de son epouse Aida Coulibaly .Un aveu fait samedi dernier lors de la soiree de gala de la fondation qui porte son nom .Et plus de deux ans apres leur mariage , notre Romeo parle pour la premiere fois en public de sa rencontre avec Aida Coulibaly.
Avant d?exploser la salle du Meridien president, le patron du super Etoile a gratifie le public d?une declaration d?amour visant a jeter des fleurs a sa cherie adoree .Non sans raconter leur premiere rencontre. Aux environs de minuit passe, la star intime l?ordre aux reporters de la RFM de bloquer leur enregistrement pour l?emission Dakar By Night .C?etait pour s?entretenir en prive avec ses amis , qui ont debourse 75000 francs Cfa pour honorer de leur presence la soiree de gala organisee par sa dame .
« Boub?s arretez le direct. J?ai des choses a dire a mes amis (?.) je ne ne veux pas non plus de photos de presse », exige notre Romeo internationale .Et selon des sources ayant assistes a la soiree, une fois que la salle a maintenu le suspens .M.Ndour parla ainsi : « la presse raconte du n?importe quoi sur ma relation avec Aida .Ce qu?il y?a entre elle et moi c?est de l?amour .Affaire de reseau la ak connexion. On s?est connecte des le premier jour . »
Revenant sur les raisons qui l?ont pousse a faire de son epouse la presidente de sa fondation pour l?enfance, l?artiste international affirme ceci : « Aida adore les enfants, surtout les miens ».
Apres le speech, Mme Ndour toute contente ,de se dandiner dans sa robe sexy jusque derriere la scene pour faire la bise a la chanteuse Viviane Chedid. Laquelle a ouvert le bal avec Youssou Ndour, en interpretant le morceau Seven second.
La musicienne senegalaise Suzanne Kamara va bientot mettre sur le marche une nouvelle production, a annonce son manager et mari Djibril Sow, revenu d?une tournee d?un mois en France.
Source : APS
Dans un entretien avec l?APS, M. Sow a insiste sur la ??nouvelle orientation musicale entreprise par Suzanne Kamara et son groupe le Wassila (guide), mue dans du mbalax pur et dur, mijote a la sauce senegalaise??.
Il a assure de la ??bonne qualite?? de la production en gestation pour le mois de janvier, qui demontrera aux melomanes, les nouvelles orientations musicales prises par l?artiste et son groupe.
"On a eu a faire une tournee au Senegal afin de sensibiliser sur le paludisme, la poliomyelite, le sida et la promotion de l?allaitement maternel exclusif, avant d?etre contacte par l?association francaise +Miname Jogel+ (Miname debout, en wolof) pour une serie de concerts?? a confie Djibril Sow.
??Nous avons deux repertoires : un soft qui nous permet de nous produire en acoustique dans certains endroits chic et cool et un repertoire hard mbalax qui nous permet de faire face aux exigences du public senegalais qui raffole de mbalax??, a explique le manager du groupe.
M. Sow a souligne que Suzanne Kamara, accompagnee du groupe ??le Wassila??, s?est produite le 26 septembre dernier a la salle des fetes Castelginest a Toulouse, ou elle a mis son savoir-faire au service de l?association Miname Jogel ??pour un concert d?exception??.
Miname est un village de pecheurs a 45 kilometres au sud de Dakar, sur la Petite cote. L?association a egalement une base a Dakar.
L?association Miname Jogel cible plusieurs domaines (education, culture, emploi et la sante), par un soutien en divers materiels ou par la mise en oeuvre d?actions locales destinees a accroitre le quotidien des enfants.
Repondant a l?invitation d?Huguette Chassigneux, presidente de l?association, le Wassila groupe s?est produit egalement a Castres (80 km de Toulouse), a Bolero et a Bonnefoy.
??Les responsables de l?association nous ont decouverts lors de notre tournee senegalaise et satisfaits de nos differentes prestations, ils nous ont invites a Toulouse ou le Wassila a sejourne pendant un mois pour une serie de concerts?? a encore dit M. Sow.
Le groupe Wassila, mis sur pied il y a bientot un an, n?a pas mis beaucoup de temps a donner une nouvelle orientation a la musique de Suzanne Kamara. Ce qui lui a permis de recevoir des invitations a participer a des festivals dans diverses villes du monde.
Apres la tournee toulousaine, le manager du Wassila indique avoir eu des contacts pour une prochaine tournee en Pologne en janvier. ??Nous sommes en train de travailler egalement sur une tournee en Allemagne??, a dit M. Sow.
Suzanne Kamara, qui a integre le monde artistique a l?age de 14 ans, a cree une Fondation (La voix des enfants) qui vise a s?investir dans la protection de la petite enfance, la scolarisation des filles et l?alphabetisation de la femme senegalaise.
Dans une musicalite hors pair issue d?une mixture de culture la rumba congolaise et le mbalax senegalais, au-dela de la profondeur du theme exploite.
Dans une musicalite hors pair issue d?une mixture de culture la rumba congolaise et le mbalax senegalais, au-dela de la profondeur du theme exploite.