Artistes et Groupes de Mbalax

Pays : Sénégal

Exemples de morceaux representatifs de Mbalax



Videos de Mbalax

Video clips de Mbalax (YouTube et DailyMotion)

Artistes ou Groupes

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Actualité : Artistes et Groupes de Mbalax

Sénégal: Vieux Mac et Jean Ngor Maack lance Fapman
Dans le paysage musical sénégalais, le mbalax règne en maître. Le label Fapman veut inverser la tendance, pour promouvoir d'autres formes d'expression musicale.Le public sénégalais connaît mieux Vieux Mac Faye que la structure à l'origine de son dernier album Vision. Pour combler cet écart, Jean Ngor Maack, administrateur général du label en question, a tenu à rencontrer la presse nationale, avant-hier dans les locaux du Complexe culturel Yengoulène.
Source : AllAfrica | 2008-04-28 12:09:07.0

Sénégal: 'Renaissance', un nouveau studio numérique à Rufisque
Rufisque se dote d'un nouveau studio numérique. Baptisé 'Renaissance', l'espace a ouvert le 12 avril dernier sur le boulevard Maurice Guèye. Le studio veut créer un cadre d'appui à la production musicale dans une ville où évolue une pléthore d'artistes sans moyens. 'Nous avons des rappeurs, des reggaeman, des chanteurs de mbalax, de musique traditionnelle ,et en installant ce studio, on évite à ces jeunes artistes de se déplacer sur Dakar', argumente son promotreur, Souleymane Guèye Cissé.
Source : AllAfrica | 2008-04-23 17:48:00.0

Grève de la faim des agents de l'ex-Sotrac : « l'Etat nous paye ou il vient ramasser nos corps »

Grève de la faim des agents de l'ex-Sotrac : « l'Etat nous paye ou il vient ramasser nos corps »
Les agents de la défunte Société de Transport du Cap Vert (Sotrac) sont encore en grève de la faim. Ils ont accaparé depuis dimanche dernier la salle de prière du terminus des bus Dakar Dem Dikk (Ddd) de ''Liberté 5'' pour réclamer plus de dix milliards de francs à l'Etat.


Source : Africanglobalnews

Depuis dimanche, les travailleurs de (Ddd) du terminus de ''Liberté 5'' sont privés de leur lieu de prière. La pièce en question sert à autre chose. « Collectif des agents de l'Ex Sotrac, mobilisation imminente pour d'autres jalons. Trop de souffrance ça suffit… Halte au dilatoire, 9 ans sans liquidation, c'est trop ». Ces quelques phases affichées sur les murs de la pièce donnent une idée vague de ce qui se passe à l'intérieur. Dehors, des grévistes qui ne pouvaient avoir de place dans la pièce nous reçoivent et négocient pour nous un entretien. L'accord est donné de l'intérieur, mais l'intéressé ne veut pas trop parler parce qu'il est fatigué. Dans la salle d'environ 16m2, une vingtaine d'hommes sont étalés sur des nattes à même le sol. Une radio distille quelques airs de Mbalax (musique sénégalaise). Talibouya Ouattara, notre interlocuteur, se relève péniblement et s'adosse au mur. Il était receveur à l'ex Sotrac et depuis que la société a fermé, il dit vivre de petits boulots. Il déclare que les travailleurs sont prêts à mourir s'il le faut. « La société comptait 2196 agents lorsqu'elle a fermé ses portes. Plus de cinq cents d'entre nous ont perdu la vie, environ mille ont divorcés d'avec leurs épouses et beaucoup d'autres sont devenus dépressifs, tout cela à cause des conditions inhumaines qu'ils vivaient », énumère-t-il, le regard hagard, en ajoutant que les survivants sont tous à bout de souffle. « L'Etat nous paye nos droits ou il viendra ramasser nos cadavres » assure t-il. « Depuis dix ans nous menons ce combat mais cette fois-ci, nous irons jusqu'à la mort » poursuit-il en expliquant que tous ses camarades sont unanimes sur ce point. « Nous avons pour toute nourriture, quelques bouteilles d'eau, depuis que nous avons commencé ».
Joint au téléphone mercredi, au lendemain de notre visite aux grévistes, Babacar Ndir, leur porte-parole, confirme l'évacuation de deux d'entre eux à l'hôpital. Il ajoute qu'ils ont été immédiatement remplacés par deux autres volontaires. « Nous sommes dans une mosquée et si quelqu'un y meurt, nous prierons pour lui, nous irons l'inhumer et nous reviendrons poursuivre le mouvement », a confié M. Ndir. Il soutient que tant qu'il n'y aura pas de début de satisfaction de leurs revendications, la grève de la faim ne sera pas suspendue.
Ces travailleurs attendent toujours de l'Etat 81 mois de différentiel de salaire non perçu. Ils disent avoir fait dix neuf mois de service minimum sans salaire avant la faillite de la Sotrac. Pour tous ces dus, ils réclament plus de dix milliards à l'Etat, en plus de cette somme, ils exigent des dommages et intérêts qu'ils veulent négocier avec l'autorité.



Source : rewmi.com | 2008-04-17 13:10:00.0

Disparition de Thierno Habibou Daha TALL : Le pont entre musulmans et chrétiens du Sénégal s'est effondré

Disparition de Thierno Habibou Daha TALL : Le pont entre musulmans et chrétiens du Sénégal s'est effondré
Thierno Habibou Tall s'en est allé. Le défunt khalife de la famille de Cheikh Oumar Foutiyou laisse à la postérité le souvenir d'un homme entièrement dévoué à la cause de la bonne entente entre les communautés musulmane et chrétienne.

Source : Walfadjri

La majorité des Sénégalais ont découvert Thierno Habibou Mountaga Daha Tall le samedi 13 janvier 2007. On était en plein dans les funérailles de Thierno Mountaga Tall, décédé la veille. En cette matinée ensoleillée où l'émotion était à son paroxysme, Thierno Habibou Tall jette, à la surprise générale, un pavé dans la mare : il pose, séance tenante, le problème de la succession en s'autoproclamant khalife général de la famille omarienne. L'assistance médusée faillit assister, en live, au règlement de l'héritage omarien. L'intercession de Abdoul Aziz Sy Al Ibn, porte-parole de la famille Sy, permettra finalement de clore l'incident. Provisoirement. En effet, durant une bonne partie de l'année 2007, cette affaire empoisonnera les relations entre les différentes entités de la famille omarienne, divisées sur les critères de succession. Si d'aucuns mettaient en avant l'âge, certains privilégiaient d'autres critères plus ésotériques parce que liés aux connaissances mystiques, à l'érudition, etc. Finalement, la solution de compromis fut de désigner Thierno Madani comme étant le khalife de son père Thierno Mountaga. Aîné de la famille du point de vue de l'âge, Thierno Hady Tall de Nioro (Mali) sera intronisé khalife de toute la famille omarienne jusqu'à son rappel à Dieu le 11 février 2007. C'est cette pénible circonstance qui installera, définitivement, Thierno Habibou Tall sur le trône du khalifat. Officiellement, il sera installé par Serigne Mansour Sy, le 14 juillet 2007, conformément à une tradition héritée de El hadj Malick Sy (Rta).
De son vivant, le défunt aura posé des actes d'éclat. En effet, c'est sous son magistère que Demba Dia ‘Rock Mbalax' sera élevé au titre de cheikh. La même distinction sera faite à Abou Diébaye, un parolier pulaar, conseiller en communication du premier. C'est, également lui qui avait prédit –et l'histoire lui a donné raison- que l'archevêque de Dakar allait être créé Cardinal. Cette prophétie, il la fit en recevant les condoléances de l'Eglise catholique sénégalaise au lendemain de la disparition de Thierno Mountaga Tall. Les relations entre le défunt et la communauté catholique sénégalaise étaient proverbiales. En lui seul, Thierno Habibou personnifiait le ‘dialogue islamo-chrétien'. Lui, il ne le théorisait pas, il le vivait voire le pratiquait. Il n'hésitait point à faire le déplacement lors des grandes fêtes catholiques comme la Pentecôte pour communier avec nos frères chrétiens. Il était, ainsi, devenu le trait d'union entre les deux communautés. Ainsi il vécut. Ainsi il est mort, hier. Que la terre de Louga où il a été enterré lui soit légère.
Thierno Habibou Mountaga Tall est né en 1918 à Gouye Mbath, à quelques kilomètres de Louga. Il fit ses humanités coraniques à Diourbel auprès de Cheikh Aw. Après le ‘Daara', une des sœurs de son père qui habitait Thiès et n'avait pas d'enfants se chargea de son éducation. C'est ainsi qu'il fréquenta l'école française des chemins de fer pour devenir plus tard cadre supérieur aux chemins de fer. Très proche de Thierno Seydou Nourou Tall, ce dernier demanda et obtint du président Senghor dans les années 60 qu'il soit détaché auprès de lui. Thierno Habibou Daha Tall faisait ainsi office d'interface entre le marabout et l'État mais aussi entre le marabout et les communautés religieuses.
D'après un de ses hagiographes, Thierno Habibou Mountaga Daha Tall avait comme ‘projet majeur' la mise en place d'une fondation Thierno Seydou Nourou qui sera pilotée par une association oeuvrant pour Cheikh Oumar Foutiyou. Selon le témoignage de ceux qui l'ont connu, Thierno Habibou Mountaga Daha Tall incarnait le serviteur zélé de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. ‘Seydou Nourou avait dit de lui qu'à chaque fois qu'il formule des prières, Dieu les exauce. C'est pourquoi il lui a demandé de ne prier que pour le bien des humains'. Présenté comme généreux et disponible, Thierno Habibou Mountaga Daha Cheikh Oumar Foutiyou Tall était également décrit comme un rassembleur et un fervent défenseur des relations humaines qui répond toujours présent à l'appel des indigents.



Source : rewmi.com | 2008-04-15 13:21:00.0

Youssou N'Dour, fer de lance du premier sommet mondial des 'Etoiles pour la Terre'

Youssou N'Dour, fer de lance du premier sommet mondial des 'Etoiles pour la Terre'
En amont du premier Sommet mondial "Étoiles pour la Terre", prévu à Ouagadougou au Burkina Faso du 21 au 23 novembre, Youssou N'Dour a pris le temps d'expliquer la mission que lui a confiée le président burkinabé Blaise Compaoré. Il devra réunir des personnalités mondiales de la musique, du cinéma ou du sport, avec l'aide du public via Internet, pour "que l'Afrique se réapproprie la question environnementale".

Source : Nettali

"Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un échec des politiques et des décideurs, mais il faut bien reconnaître qu'ils ne peuvent pas régler à eux seuls les problèmes", a expliqué Youssou N'Dour dans un entretien accordé à l'Associated Press (AP), lors d'un récent passage à Paris début avril.
"You", ainsi que le surnomment ses intimes, dont Peter Gabriel, discret mais présent au moment de l'entretien, estime que "depuis quelques dizaines d'années déjà, il y a une émergence d'artistes engagés, qui soutiennent des causes justes de par le monde". "Nous (les artistes), on parle aux gens d'une autre manière et nous les rallions beaucoup plus vite à une cause, parce qu'on se rassemble tous".
Pour les politiques, celui dont on dit qu'au Sénégal, qu'"il est aussi puissant que le président (Abdoulaye) Wade", ne mâche pas ses mots. "C'est justement dans ce cadre-là que j'interviens, car eux, (les politiques) sont coincés dans des accords, alors que nous, artistes sommes libres de dire les choses", plaide Youssou N'Dour, le regard assagi, derrière ses lunettes noires de bakélite.
Pour l'artiste-militant, il est temps que l'Afrique prenne des initiatives. "Comme tous les combats menés sur le continent (noir), avec la valeur plus que symbolique du Burkina Faso, un pays d'Afrique enclavé, n'ayant donc pas accès à la mer".
"Là où je devrais convaincre mes confrères et consoeurs, j'irais", promet le roi du "mbalax" qui ne veut pas s'encombrer de courriels mais aller sur place rencontrer les prestigieux noms de son carnet d'adresses, où figurent entre autres, les numéros de portables du chanteur de U2 Bono, de la chanteuse Madonna, des acteurs George Clooney, Leonardo DiCaprio ou du footballeur Zinedine Zidane.
Les personnalités invitées au Sommet de Ouagadougou seront soit adoubées par Youssou N'Dour, soit désignées par le vote du public sur Internet, parmi un panel des 500 célébrités de notoriété mondiale, quelque soit leurs activités ou leurs origines.
Parmi elles figurent le cinéaste espagnol Pedro Almodovar, le romancier brésilien Paolo Coelho, la top modèle britannique Kate Moss, le golfeur américain Tiger Woods, ou la femme la plus puissante des médias aux Etats-Unis, l'animatrice Oprah Winfrey.
Les célébrités élues viendront à Ouagadougou présenter 21 mesures pour la sauvegarde de la planète. Des mesures parfois symboliques, "comme planter un arbre dès l'instant où une carte grise est délivrée n'importe où dans le monde", mais aussi une facilitation à l'accès au microcrédit.
"Tout est admis", conclut celui qui est aussi ambassadeur des Nations-Unies, d'Amnesty International ou du Bureau international du travail (BIT). Et de conclure : "aujourd'hui, l'Afrique et les Africains doivent reprendre les rênes de leur vie, celles de leur destinée".
Interrogé sur le discours de Dakar prononcé en juillet dernier par Nicolas Sarkozy, l'artiste estime que cette allocution a été discutée "par des intellectuels et historiens" mais que, la prononcer devant des étudiants sénégalais était "une erreur symbolique", même si l'artiste, soucieux du détail, plaide que le président français "n'était pas l'auteur de son discours".
Plus incisif, Youssou N'dour n'attend pas de la France qu'elle dise quoi faire aux Africains. "Nous avons une histoire qu'il faut assumer, les bons et les mauvais côtés. Nous avons beaucoup subi, mais nous sommes là, la tête haute", assène-t-il, joignant le geste à la parole. "Du reste, en Afrique, la France n'est plus leader (en terme d'investissements, NDLR) : elle est derrière la Chine et les États-Unis", glisse-t-il dans un sourire.



Source : rewmi.com | 2008-04-14 00:07:00.0

Nouvel album Santhiaba : Touré Kunda, retour aux origines

Nouvel album Santhiaba : Touré Kunda, retour aux origines
Avec Santhiaba, album croisant musique classique, chanson française et richesses musicales de Casamance, les Touré Kunda signent aujourd'hui l'album de la maturité. Avant la sortie de l'opus prévue le 20 mai 2008, Ismaïla et Sixu ont accordé un entretien à Rfi Musique.



Source : Walfadjri
Depuis la reprise de votre titre Africa Bamba en 1999 par Carlos Santana, on vous avait un peu perdu de vue…


Depuis la reprise de votre titre Africa Bamba en 1999 par Carlos Santana, on vous avait un peu perdu de vue…
Ismaïla : Carlos Santana nous a remis en selle et nous avons aussi contribué à son retour. Il se retrouvait dans l'ombre depuis une vingtaine d'années. Mais il avait sélectionné treize titres qu'il gardait précieusement dont un des nôtres, Africa Bamba. Il nous a dit : ‘c'est en écoutant ces titres que j'ai eu envie de revenir'. En 2000, son album Supernatural a décroché huit Grammy Awards. Nous avons été nominés dans la catégorie Meilleurs auteurs compositeurs. Et nous avons tourné avec lui au niveau international. Juste après, nous avons sorti Terra Saabi puis en 2003, suite à la tragédie du Joola, nous avons enregistré une cassette au Sénégal, Un bateau pour la Casamance, dont les bénéfices ont été reversés aux victimes.
Santhiaba (‘le nouveau lieu' en wolof) est le titre de votre nouvel album. Pourquoi ce titre ?
Ismaïla : Santhiaba est un quartier populaire de Ziguinchor où vivaient ensemble Soninkés, Mandingues, Diolas, Créoles Portugais, Peulhs, Wolofs…C'est le quartier de notre enfance, notre source d'inspiration. A l'époque, on écoutait Radio Congo qui passait de la rumba congolaise (les Bantous de la Capitale, Franklin Boukaka), Radio Sit, une radio de Gambie montée par une Anglaise sur un bateau au large de Bathurst (Banjul) qui diffusait des artistes guinéens, ghanéens, du maringa du Liberia. Et bien sûr Radio Sénégal. On reprenait les titres à notre façon et on se les réappropriait.
L'album est une œuvre très peaufinée au niveau des arrangements et propose des fusions surprenantes comme Ah Diatta qui débute par la Marche turque de Mozart et enchaîne avec des percussions de samba, des belles lignes de violon, du piano, des cuivres…
Ismaïla : Ce travail, on le doit à Samba Laobé NDiaye qui a coréalisé l'album. Il a su révéler l'essence de notre musique. Tous nos jeunes musiciens nous ont beaucoup apporté grâce à leur polyvalence et à leur ouverture musicale. A la kora, il y a Noumou Cissokho et Cheikh Lô (le fils de Ouza Diallo) également pianiste et chanteur, Toninho, un jeune guitariste brésilien, Eric Gauthier, qui a donné des inflexions peuhles à sa flûte traversière, les guitaristes Laye Kane et Hervé Samb sans oublier Jeff Ludovic, le batteur, qui se greffe sur le travail du percussionniste alors que d'habitude, c'est l'inverse.
On ne soupçonnait pas en écoutant vos précédents albums que votre voix puisse avoir cette tessiture proprement mandingue.
Ismaïla : C'est le fait d'avoir mon propre studio à domicile et de ne plus subir la pression des maisons de disques. J'ai pu vraiment travailler pour la première fois ma voix comme je le sentais.
Dans cet album, il y a plusieurs reprises : Amonafi, originellement Mandaly, du Super Eagles (repris également par Youssou N'Dour), Nianthio de Lalo Kéba Dramé. Et la Tantina de Burgos d'Henri Genès !
Ismaïla : Nous voulions saluer tous ces artistes qui sont pour nous des références. Nous avons également rendu hommage à Senghor, qui a fabriqué ses ennemis et leur a mis une couronne sur la tête, une preuve de grande majesté. Nous le comparons à Wandialan, une race de lion. La Tantina de Burgos était pour nous un morceau africain : on l'avait entendu en 1966 au Festival des Arts Nègres, interprété par Jean Serge Essous des Bantous de la Capitale !! Sixu : L'année dernière, on était sur le quai de la gare d'Avignon et on attendait le Tgv. J'ai pris ma guitare et j'ai improvisé sur ce morceau. A la fin, tout le monde a applaudi. Ismaïla m'a dit ‘Pourquoi ne pas le mettre sur l'album ?' Je trouvais que cette famille ressemblait à la famille africaine (rires).
On retrouve une multitude de styles : reggae, mandingue, morna et même de l'afro-cubain (dans Te quiero). Un clin d'œil à vos débuts dans l'Esperanza Jazz ?
Ismaïla : Oui, c'est vrai, nous avons débuté par la musique afro-cubaine qui a toujours été présente au Sénégal même si le mbalax a tenté de nous coloniser, d'étouffer toutes les autres formes d'expressions musicales. Nous voulons montrer la diversité culturelle du pays et chantons en plusieurs langues (soninké, socé, wolof, dioula, créole portugais…).
Et cette couleur halpulaar ?
Ismaïla : Nous voulions souligner que les Peuls sont une composante de la Casamance. Ils ont été persécutés par les ‘indépendantistes' qui ne comprennent pas que nous sommes tous des enfants du Sénégal.
Le titre Urgent Appeal porte sur l'environnement…
Ismaïla : Ce titre techno/dance chanté en plusieurs langues et téléchargeable sur le site de Wagram veut alerter l'opinion sur les dangers du réchauffement climatique et montrer qu'on peut agir concrètement : nos pochettes et nos affiches sont en carton et papier recyclés.
Comment vous situez-vous sur la scène africaine aujourd'hui ?
Ismaïla : On a permis à des jeunes de croire que la musique pouvait devenir une profession. En 1985, au stade Demba Diop, on a invité Youssou N'Dour, on lui a tendu un micro HF : il cherchait le fil du micro partout (rires).
Vous avez participé à l'hommage à Lamine Konté en janvier 2008. Que représentait-il pour vous ?
Ismaïla : Il a fait connaître la kora dans le monde entier. Il m'a dit quelque chose que j'ai beaucoup médité : ‘Balisez de votre côté et poussez vers le centre. Quand on sera réuni, on aura réussi'. Il avait une longueur d'avance.


Source : rewmi.com | 2008-04-08 15:38:00.0

Grand bal de Bercy 2008 - Plus de 20 000 spectateurs au rythme du mbalax
Le Grand bal de Bercy 2008 a vécu. Mais pas comme les autres. Si au dernier Bercy, en 2005, Youssou Ndour était arrivé en pirogue, cette fois-ci, c'est du plafond de Bercy que l'enfant de la Médina a atterri sur la scène, devant plus de 20 000 spectateurs si l'on compte ceux qui étaient debout. L'autre surprise a été la présence de Diamel Debouze et de Diam's. Mais le point focal du spectacle a été le duo Youssou Ndour-Thione Seck. Un duo qui va marquer les esprits jusqu'au prochain Grand bal. En matière d'affluence, le Grand bal de Bercy 2008 a battu tous les records, mise à part la première édition.
Source : AllAfrica | 2008-04-07 14:52:00.0

Idrissa Diop, musicien, auteur-compositeur : ?Il faut décloisonner le Mbalax, lui apporter une touche nouvelle?
Idrissa Diop (Idy Diop pour les intimes) met la dernière main à l?album ? Historia ? dont la sortie officielle est prévue début mai 2008 à New York. Il retrace dans cet entretien, les perspectives que lui ouvre ce nouvel album , sa collaboration avec Carlos Santana, les mutations obligatoires du Mbalax et plein d?autres révélations croustillantes.
Source : africahit.com | 2008-03-13 04:51:00.0

Idrissa Diop, musicien, auteur-compositeur : ?Il faut décloisonner le Mbalax, lui apporter une touche nouvelle?
Idrissa Diop (Idy Diop pour les intimes) met la dernière main à l'album ? Historia ? dont la sortie officielle est prévue début mai 2008 à New York.
Idrissa Diop (Idy Diop pour les intimes) met la dernière main à l'album ? Historia ? dont la sortie officielle est prévue début mai 2008 à New York. Trouvé en pleine discussion dans son fief des Abbesses, un milieu culturel parisien cosmopolite situé dans le 18è arrondissement, il retrace dans cet entretien, les perspectives que lui ouvre ce (...)
Source : LE SOLEIL | 2008-03-12 03:49:32.0

Daby BALDE, auteur compositeur : ‘J'ai envie d'avoir une page dans le palmarès de la musique africaine'

Daby BALDE, auteur compositeur : ‘J'ai envie d'avoir une page dans le palmarès de la musique africaine'
Polyglotte déroutant, voix éraillée et déjà nostalgique, Daby Baldé, 38 ans, incarne à travers sa musique la richesse du Fouladou, zone de carrefour, multiculturelle, où se sont sédimentées, au fil du temps, les sonorités de jazz, de salsa, de blues mandingue. Mêlant une démarche d'ouverture, à une forte volonté d'ancrage dans ses traditions, il a largement puisé dans la discothèque de ses origines pour faire son deuxième album international, Allah Réni, sorti au Sénégal le 12 février dernier.


Source : Walfadjri

Wal Fadjri : Musicalement, qu'est ce que vous avez voulu apporter de nouveau avec Allah Réni ?



Wal Fadjri : Musicalement, qu'est ce que vous avez voulu apporter de nouveau avec Allah Réni ?
Daby Baldé : Allah Réni, c'est toute une diversité. J'essaie d'englober tous les genres de musique. J'ai fait chanter un Congolais, un Malien, de jeunes Sénégalais. J'ai fait chanter beaucoup de monde dans cet album. C'est une façon de montrer toute cette ‘africanité' qui est dans la musique sénégalaise. C'est comme dans le morceau Nalankombé, c'est dans le style malien que nous l'avons joué. Il y a aussi Tere Kunabaye qui est un titre carrément bossa nova, il y a des airs de reggae. Vous savez : chaque musique a une base. Pour la musique sénégalaise, tout ce qui est acoustique tire vers la kora, le xalam, le balafon, le djembé : ce sont les instruments de base. Ensuite, il y a l'apport des instruments modernes comme la guitare, la batterie, le saxo, le violon, etc. Dans tous les cas, il faut une base traditionnelle qu'il faut ensuite moderniser : c'est-à-dire apporter une touche qui permet à l'Européen, quand il l'écoute, de se retrouver.
Wal Fadjri : Votre nouvel album, Allah Réni, vous en parlez avec tellement de fierté, vous avez le sentiment de l'avoir vraiment réussi ?
Daby Baldé : Il y a des moments où l'on n'a plus droit à l'erreur. Quand on est tant attendu, on doit y mettre la forme. Moi, la musique que je fais n'est pas temporelle. Elle n'est pas composée pour être consommée par une seule génération. On pourra l'écouter dans 20 ou 50 ans. Ce ne sont pas des thèmes qui parlent seulement des sujets d'aujourd'hui. C'est une musique d'éternité. Sur le plan musical, l'objectif était de parvenir à réunir les différentes parties, les différentes sensibilités du continent. Il y a un morceau, quand un Malien l'entend, il peut penser que c'est une musique de son pays. Dans le titre, Diola, au début, on a l'impression que c'est un Congolais qui chante. Après on retrouve dans l'album du gospel chanté par un jeune Sénégalais, Djiby Kane. Il y a une voix sublime, celle d'El Guèye, qui sonne comme celle de Youssou Ndour. J'ai envie d'avoir une page dans le palmarès de la musique africaine, de marquer mon temps. Pour que demain, les jeunes qui seront là, qui sont les héritiers, sachent qu'il y a eu des gens qui ont eu la volonté de faire des recherches et travailler dur. Parce que vous savez que ce n'est pas facile aujourd'hui, au Sénégal, de faire une musique autre que le mbalax. Au départ on y a cru et l'on a vu que les Sénégalais ont aimé. A partir de là, on s'est amélioré.
Wal Fadjri : Et que voulez-vous dire par Allah Réni ?
Daby Baldé : Allah Réni signifie en Peul ce que Dieu protège. J'y rends grâce à Dieu. Ce que j'explique dans cet album, c'est toute une philosophie. Parfois on peut voir une créature humaine et l'apprécier, pourtant derrière cette créature, il y a le créateur. C'est pareil, pour une œuvre ; un artiste crée et fait un chef-œuvre ; mais d'où lui est venue cette inspiration? C'est qu'il y a eu quelqu'un pour le guider. C'est là le sens de Allah Réni. C'est Lui qui donne la force, la volonté, la créativité. En somme, c'est le protecteur. Je rends grâce à Dieu, parce que, jusque-là je travaille et je n'ai pas rencontré de problèmes d'inspiration.
Wal Fadjri : A-t-il été aisé pour vous de trouver un producteur sur le plan international. Comment se sont établis les contacts avec World music network ?
Daby Baldé : Avec Introducing Bady Baldé, sorti en 2005, ce sont mes deux premiers albums sortis au Sénégal, Halaname et Mamdiyel, qui ont été mis ensemble pour être distribués en Angleterre. C'est grâce à l'album Mamdiyel que j'ai été repéré par ma maison de production, World music network. Je travaillais avec une femme qui s'appelle Nola Marshall. Elle a écouté cet album ici, à Dakar et elle est partie en Angleterre pour essayer de trouver une maison de distribution et démarcher les producteurs. C'est comme ça qu'elle l'a fait écouter à Charles Guillet, animateur à la Bbc. Ce dernier mettait ma musique tous les samedis, lors de ces émissions. C'est ainsi que Phil Stanton, le directeur de la compagnie World music network est tombé sous le charme d'un titre, Sora, qui est un morceau composé avec deux guitares, une kora et un violon. Alors sa maison de production s'est intéressée à ma musique. On a discuté des modalités. Et je suis parti à Londres, pour signer le contrat avec World Music Network.
Wal Fadjri : Comment Introducing Daby Baldé a été accueilli sur le marché international ?
Daby Baldé : L'album Introducing Daby Baldé a été tiré au début à 4 mille exemplaires. Après les Anglais ont aimé. Mais présentement, je ne saurais vous donner un chiffre exact. Parce que à chaque fois ils font de nouveaux tirages. Lors de ma dernière tournée, aux mois de juin, juillet et Août, l'album a été tiré à 23 mille copies. D'abord introducing Daby Baldé, m'a permis de faire le Womad festival, qui est un grand festival à Londres. Beaucoup d'artistes africains et européens rêvent d'y participer. L'album m'a permis également de tourner en Angleterre. Au départ, en 2005, je n'avais que six concerts. Je me suis retrouvé en 2006 avec 24 concerts. Et en 2007, j'ai fait 43 scènes. Cela montre qu'il y a, en Angleterre en tout cas, une audience qui répond par rapport à cette musique. Puisque Introducting Daby Baldé a été bien accueilli, il fallait donc penser à renouveler le coup : c'est-à-dire faire un nouvel album, et pouvoir continuer dans la même lignée, pour au moins se faire accepter carrément par le public. Parce que ce n'est pas évident de faire un premier album qui réussit et que le deuxième marche aussi bien. Mais quand j'ai discuté avec le patron de la maison de production, il m'a demandé de lui proposer quelque chose. J'ai alors enregistré le titre Allah Réni, avec tout le métissage qui est dans ce morceau. Quand il l'a écouté, Phil m'a dit : ‘Voilà, c'est ce que j'attendais de toi.' Donc derrière ce nouvel album, il y a eu du boulot. C'est ce qui explique que je sois resté 5 ans, de 2003 en 2008, sans sortir de produit. Puisque, c'est en 2005 que l'album Introducing Daby Baldé est sorti, il fallait donc laisser du temps et surtout travailler. Pour que si jamais on se décide à faire un nouveau produit, si on n'arrive pas à dépasser le premier, qu'ils soient au moins du même niveau. C'est sur quoi je me suis entendu avec Phil. J'ai fait quelques ‘démons', je lui ai envoyé. Il m'a dit : ‘C'est bon, continue sur cette lancée.' Il m'a guidé durant tout le travail. Quand, j'ai terminé l'album, je lui ai dit que j'étais très attendu au Sénégal, il va falloir que le produit sorte ici. Sur le plan international, Allah Réni sort dans six mois, le temps de faire tout le travail de promo.
Wal Fadjri : Comment est-ce que vous négociez votre liberté de création par rapport à l'attente des maisons de disques ? Celles-ci ne vous mettent-elles pas dans un créneau musical pour mieux vendre ?
Daby Baldé : Ce qui est important c'est l'artiste d'abord, c'est son identité culturelle qui fait son originalité. Pour moi, aujourd'hui, certes, c'est mon producteur qui met son argent, mais j'ai une musique que je représente. C'est à travers cette musique que je m'exprime. Certes, on peut l'améliorer, c'est-à-dire apporter une touche de violon, de saxo pour que l'Européen puisse s'identifier, mais ma musique reste ce qu'elle est : parce que c'est ce qui fait de moi ce que je suis. Si je ne sens pas une musique, je ne chante pas. Je n'aime pas être dépendant. Si je me suis toujours battu c'est pour garder mon identité, et avoir une originalité. C'est pour éviter d'être dépendant. Parce qu'autrement on vous impose quelque chose et vous l'acceptez. Tandis que moi, la musique que je joue, c'est les profondeurs de l'Afrique. C'est toutes les ethnies, toutes les cultures. Dans Nalankombe, vous entendez de la kora, du balafon. Ce sont des instruments qu'on retrouve au Mali au Niger. Avec les sonorités Diola, par exemple, j'ai essayé de faire un métissage entre la Casamance, l'Afrique du Sud et les Peuls du Niger, l'Egypte, le Congo-Zaïre ; parce qu'il y a une voix Lingala qui chatonne. C'est une musique qui est jouée sur un rythme Diola et où toute cette diversité ethnique dont je parle se retrouve. C'est une musique sur laquelle toutes les ethnies peuvent chanter. On m'a surnommé ‘le King du Fouladou', mais je ne représente pas seulement le Fouladou, je représente l'Afrique. Ce que je veux véhiculer à travers ma musique, c'est l''africanité'. Ce n'est pas seulement la Casamance, le Fouladou, ou le Sénégal, c'est les profondeurs de l'Afrique…
Wal Fadjri : Comment vous-vous expliquez que les Sénégalais vous aient rapidement adopté, malgré que vous ne soyez pas dans le style musical le plus populaire ?
Daby Baldé : Vous savez : nous avons apporté l'alternance dans la musique sénégalaise. Sur les stations de radio, la nuit, pendant les heures de pauses, c'est la musique acoustique qu'on met : Pape et Cheikh, Diogal Sakho, Daby etc. Parce que c'est ce qui peut bercer les gens. A un moment donné, on ne supporte plus d'entendre cette musique d'ambiance, qui dérange parfois. Je constate que plus en plus de chanteurs apprennent et s'intéressent à la musique acoustique. Je pense que c'est une bonne chose. Ça permet de faire émerger la richesse de la culture sénégalaise.
Wal Fadjri : Vous citez souvent Ali Farka Touré dans vos propros. Quelle influence a- t- il exercée sur vous ?
Daby Baldé : Ali Farka Touré n'est pas ma seule référence. J'en ai eu d'autres : Boubacar Demba Camara du Bembeya Jazz. J'ai grandi dans un endroit où il y avait des immigrés venus de la Guinée Conakry. Le Moussa Molo, un orchestre qui était implanté à Kolda était composé de ressortissants guinéens ; le Tessito était aussi dans cette région. Donc, c'était un environnement baigné par la musique malienne, guinéenne. Après, il y a eu le Firdou jazz qui jouait la musique du Fouladou, j'ai grandi dans cette atmosphère qui fait que j'ai été influencé de tous les bords. Mais les références pour moi, c'est aussi Ismael Lô, Youssou Ndour. Ce sont des gens qui ont emmené la musique sénégalaise à certain niveau sur le plan international.
Wal Fadjri : Votre séjour en Gambie a été déterminant dans votre carrière, qu'est ce pays vous a apporté ?
Daby Baldé : La Gambie est un pays de soutien pour Daby. Lorsque j'ai circulé un peu partout au Sénégal, je suis parti à Conakry, je suis revenu, je ne savais plus quoi faire. Je ne me retrouvais plus, alors je suis parti en Gambie. Je n'avais pas de métier, je ne savais que conduire. C'est comme ça, avec le soutien d'amis, que je suis devenu taximan à Banjul pendant 7ans, de 1987 à 94. C'est comme ça que j'ai rencontré la femme anglaise, Nola Marshall qui m'a offert ma première guitare. Je chantonnais, je ne savais pas jouer d'instrument de musique. Elle m'a appris alors à tenir une guitare, à faire les accords. Le premier morceau que j'ai appris à jouer c'est un morceau d'un chanteur anglais. C'est pourquoi je dis que la Gambie m'a beaucoup apporté. Elle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.


Source : rewmi.com | 2008-03-03 13:00:00.0

Youssou Ndour à Brest : l'association BREIZH-AFRICA reçue par l'artiste
Hier soir, le Super Etoile a fait vibrer la ville de Brest lors de son concert à la Carène au port de commerce. La star de Dakar a attiré non seulement les Brestois mais aussi beaucoup de Bretons qui, jusque là, ne l'avaient vue qu'à la télé.
Tout le monde a chanté et dansé au rythme du mbalax (musique sénégalaise) Africains et Bretons confondus. Une bonne ambiance qui a poussé certains doyens sénégalais comme Babacar Traoré et Tapha Ndiaye à se lancer dans des coups de rein terriblement tortueux. Ils ont (...) - Culture /
Source : lhebdomadaire.info | 2008-02-28 21:36:48.0

Amadou BALDE, auteur-compositeur du Fouladou : Le nouveau défi de l'apôtre du Sinsa

Amadou BALDE, auteur-compositeur du Fouladou : Le nouveau défi de l'apôtre du Sinsa
De Médina El Hadj, bourgade religieuse située à 18 km de Kolda, à la scène musicale internationale, Amadou Baldé a gardé entier son penchant pour la musique. Avec son nouvel et deuxième album, il affiche son originalité à travers le sinsa, un genre métissé, hérité des peuples nomades.

Source : Walfadjri

L'histoire d'Amadou Baldé, c'est celle d'un homme parti de son terroir pour aller à la recherche du…bonheur musical. L'homme ne se plaint pas trop. Lui qui est à la tête d'un groupe de quelque dix musiciens établis en France. Son histoire commence à Médina El Hadj, foyer religieux situé à 18 km au Sud-est de la commune de Kolda. Là, personne ne bat du tam-tam, il n'y a pas non plus de décibel qui brise le silence. Amadou a grandi dans ce village, le virus de la musique dans le sang dès sa tendre enfance, malgré le dédain de ses parents, et de sa communauté pour le jeu des instruments, considéré comme dévalorisant. Juste après l'école élémentaire, le jeune Baldé fait sur cap sur Saré Soukabé (la ville des jeunes, en peul), l'autre nom de Kolda. Et là, comme on le devine, il se libère de l'ambiance d'austérité religieuse de Médina El Hadj et raffermit son penchant pour la musique. Il partage son temps entre les cours au collège de la commune et les répétitions de l'orchestre ‘Moussa Molo'. Ce groupe de musiciens est fondé par des jeunes en provenance de la Guinée voisine qu'ils ont fuie pour échapper aux foudres de Sékou Touré. Grâce à sa belle voix, Amadou Baldé y est rapidement enrôlé en tant que chanteur. Et c'est le même rôle qu'il assurera à l'orchestre communal de Ziguinchor où il est arrivé, comme nombre de jeunes koldois, poursuivre ses études dans le cycle secondaire. Le Bac C en poche en 95, il débarque à Dakar. En plus des cours à la Faculté des sciences de l'Université, il enseigne à l'école d'entraide Fanco-arabe. Rien à faire, l'enfant de Médina El Hadj garde intact son attrait pour la chose musicale. Et son voisinage avec le Super Diamono d'Omar Pène lui permet d'entretenir la fibre musicale. Un jour de l'année 1988, l'histoire prend un nouveau tournant pour lui. Son rêve devient réalité. Il part à Casablanca au Maroc. Sa rencontre avec la musique religieuse l'enflamme. D'autant plus que c'est une ambiance qu'il connaît bien. Car, tout jeune, il a été bercé par les litanies du matin et du soir de la grande mosquée de son village. Il prend goût à la poésie musicale arabe.



L'histoire d'Amadou Baldé, c'est celle d'un homme parti de son terroir pour aller à la recherche du…bonheur musical. L'homme ne se plaint pas trop. Lui qui est à la tête d'un groupe de quelque dix musiciens établis en France. Son histoire commence à Médina El Hadj, foyer religieux situé à 18 km au Sud-est de la commune de Kolda. Là, personne ne bat du tam-tam, il n'y a pas non plus de décibel qui brise le silence. Amadou a grandi dans ce village, le virus de la musique dans le sang dès sa tendre enfance, malgré le dédain de ses parents, et de sa communauté pour le jeu des instruments, considéré comme dévalorisant. Juste après l'école élémentaire, le jeune Baldé fait sur cap sur Saré Soukabé (la ville des jeunes, en peul), l'autre nom de Kolda. Et là, comme on le devine, il se libère de l'ambiance d'austérité religieuse de Médina El Hadj et raffermit son penchant pour la musique. Il partage son temps entre les cours au collège de la commune et les répétitions de l'orchestre ‘Moussa Molo'. Ce groupe de musiciens est fondé par des jeunes en provenance de la Guinée voisine qu'ils ont fuie pour échapper aux foudres de Sékou Touré. Grâce à sa belle voix, Amadou Baldé y est rapidement enrôlé en tant que chanteur. Et c'est le même rôle qu'il assurera à l'orchestre communal de Ziguinchor où il est arrivé, comme nombre de jeunes koldois, poursuivre ses études dans le cycle secondaire. Le Bac C en poche en 95, il débarque à Dakar. En plus des cours à la Faculté des sciences de l'Université, il enseigne à l'école d'entraide Fanco-arabe. Rien à faire, l'enfant de Médina El Hadj garde intact son attrait pour la chose musicale. Et son voisinage avec le Super Diamono d'Omar Pène lui permet d'entretenir la fibre musicale. Un jour de l'année 1988, l'histoire prend un nouveau tournant pour lui. Son rêve devient réalité. Il part à Casablanca au Maroc. Sa rencontre avec la musique religieuse l'enflamme. D'autant plus que c'est une ambiance qu'il connaît bien. Car, tout jeune, il a été bercé par les litanies du matin et du soir de la grande mosquée de son village. Il prend goût à la poésie musicale arabe.
Il faut, à tout prix, aller à Fès, ville de Cheikh Ahmed Tijane, où il s'inscrit au Conservatoire Arabo-andalou. Objectif : s'initier à la musique soufie. Un an après, Amadou gagne son ticket pour l'Espagne où il fait six mois à jouer de la musique locale. La barrière linguistique l'oblige à traverser les Pyrénées, et se retrouve à Bordeaux. Ici, le coup du hasard et de … l'audace lui permet de rencontrer son futur logeur, qui se trouve être un musicien de talent, batteur dans le mythique groupe de rock français, Noir Désir. Et cela autour d'une tasse de café. ‘Quand l'homme est entré dans le restaurant où je prenais un café, il fait sa commande, et je lui ai dit que j'allais régler l‘addition. Il en était quelque peu ému et m'a proposé de m'héberger le temps que je régularise ma situation ', se souvient Amadou.
Cette rencontre-là, il en avait déjà rêvé lors de son séjour au Maroc. Dans un de ses morceaux, il chante sa reconnaissance à son bienfaiteur : 'J'ai rêvé de l'homme, arrivé, je l'ai rencontré.' Le voilà projeté sur les grandes scènes avec le privilège de jouer avec son groupe, Le Fouladou Band, les avant-premières de Manu Dibango, Salif Keïta, etc. Son premier album est sorti sur le marché en 95. C'est un hommage à Mourtoudo Diop, un Mauritanien, victime des tragiques événements sénégalo-mauritaniens de 89. Dans sa musique, il n'y a plus de relents de jazz, un genre musical auquel il a fini de se familiariser. Désormais, Amadou Baldé joue ‘le sinsa', ‘un genre musical métissé, car les peules nomades ont embrassé ce rythme au cours de leurs pérégrinations', souligne-t-il. ‘J'ai rompu avec le jazz, parce que je veux rester moi-même', explique le musicien de Médina El Hadj. Son nouveau projet ? Organiser un festival dénommé les 72 heures du Fouladou avec de grands groupes de jazz et de rock. Pour l'heure, Amadou s'emploie à assurer la promotion de son deuxième opus, Loumbara (le défi en peul). Dans ce Cd, il chante son guide Baydi Rassoulou, établi à Médinatoul Houda (Médina Gounass, à Vélingara). Le mbalax n'est pas sa tasse de…café. ‘Un étranger qui regarderait les télés sénégalaises croirait que c'est le même musicien qui passe. Car c'est le même genre, parce que les gens n'ont pas appris la musique. Alors que ça s'apprend !', avise-t-il un ton ironique, mais qui révèle assez bien le souci d'originalité de l'homme.


Source : rewmi.com | 2008-02-26 13:49:00.0

Youssou Ndour invite les Africains à s'endetter pour financer leurs projets
Dakar, 13 fév (APS) - Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a invité mercredi les populations africaines à ‘'s'endetter'' positivement afin de faire face à leur propre besoin. Source : aps

Youssou Ndour invite les Africains à s'endetter pour financer leurs projets
‘'Il faut que les populations africaines aient le courage de s'endetter de la même sorte que l'ont fait jusqu'ici les Etats. Qu'elles aillent devant les banques ou les mutuelles de crédits, munies de leur projet et se fassent financer'', a notamment dit Youssou Ndour.

Il s'exprimait face à la presse lors du lancement de la campagne mondiale de communication de son projet de microcrédit dénommé +Birima+, du nom d'un titre de son album Jokkoo.

Youssou Ndour a aussi exhorté ses concitoyens africains ‘'à travailler, à rembourser les dettes et à accroître leur business afin de permettre à d'autres de pouvoir prétendre à un crédit''.

‘'Nous irons très vite vers les populations pour leur expliquer notre démarche'' a-t-il dit devant un parterre de journalistes venus du monde entier pour assister à la cérémonie.

‘'Il faut aussi que ce soit clair, je n'attends de dons de personne, ni d'aucune association ou lobby pour +Birima+'', a précisé le lead vocal du Super Etoile récemment cité par le magazine Times comme faisant partie des 100 personnalités les plus influentes du monde.

Ce projet est conçu en partenariat avec Benetton group qui était représenté à kla cérémonie par son vice-président exécutif Alessandro Benetton. Youssou Ndour a déjà débloqué un fonds de 200 millions FCFA.

‘'Je ne veux de dons de personne et je n'en recevrai de personne'' a-t-il martelé, répondant à une question sur sa collaboration avec Benetton Group.

‘'Notre relation avec Benetton c'est qu'il nous aide à encourager l'existence des microcrédits au Sénégal en particulier et en Afrique en général. Nous voulons que le microcrédit soit un credo pour les Africains, qu'ils le comprennent et l'épousent''.

Selon Youssou Ndour, pour lutter contre la pauvreté, ‘'les gens peuvent avoir des relations avec les autorités et rester dignes, parce que, l'Afrique n'a pas besoin de charité, ni de tendre la main, mais plutôt de travailler''.

‘'Nous attendons que les bailleurs aillent vers les jeunes en acceptant de financer leurs projets avec des taux de remboursement assez acceptables et souples pour le développement des microcrédits'', a précisé M. Ndour.

‘'J'espère que cette campagne permettra l'éveil des consciences et que les institutions bancaires et financières viendront en appoint en réagissant de manière positive à ce projet'', a-t-il encore dit.

Le roi du Mbalax a soutenu qu'il veut utiliser sa musique pour véhiculer des messages, estimant que ‘'la musique c'est une force, c'est un langage, elle permet de véhiculer des messages aussi bien pour ceux de l'intérieur que ceux de l'extérieur''.

Il a expliqué que le projet +Birima+ est lancé au Sénégal mais il est pour l'Afrique toute entière. ‘'Ce que je veux pour l'Afrique et le Sénégal, c'est de parler de Birima qui sera plus qu'un slogan, pour que les plus jeunes que moi s'en approprient, qu'ils en fassent leur propre affaire'', a-t-il souligné.

Il a en outre révélé que +Birima+ a l'intention, par rapport à ses cibles, de s'installer dans tout le Sénégal et en Afrique dans un futur proche.



Source : rewmi.com | 2008-02-14 00:32:00.0

Oumar NDIAYE ‘Xosluman', auteur, compositeur : ‘Je ne me considère pas encore comme un artiste'
Guitare sèche, voie légère, silhouette fine, le portrait de Oumar Ndiaye est bien campé dans le paysage musical sénégalais, depuis son fameux tube Xosluman, sorti en 1995. Avec son nouvel produit Feel acoustique, il continue la ligne mélodique qui a été toujours la sienne. A l’aise dans son style, il nous conduit, dans cet entretien, dans son univers musical. Source : Walfadjri

Oumar NDIAYE ‘Xosluman', auteur, compositeur : ‘Je ne me considère pas encore comme un artiste'
Une sensation acoustique ‘J'ai eu l'idée de faire un album 100 % acoustique parce que j'ai un public qui m'aime bien dans la ligne purement acoustique. C'est pourquoi je suis venu avec cet album Feel acoustique qui veut dire sentir l'acoustique. C'est un projet que j'ai longtemps mûri. Ça fait longtemps que j'avais l'intention de vouloir faire une production à dans ce style. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle je me suis auto-produit. Parce que souvent les producteurs te conditionnent à sortir une musique purement mbalax, pour pouvoir mieux vendre. Cette fois, c'est moi qui voulais vraiment faire ce que je sens : une musique purement acoustique. Même si ce n'est pas le style qui est le plus vulgarisé au Sénégal.' Un produit pour le marché extérieur ? ‘Il faut que ça soit très clair : je pense que ce n'est pas du tac au tac qu'on peut sortir une œuvre artistique. Une œuvre artistique se travaille sur des années. C'est pourquoi je n'aime pas encore dire que je suis un artiste. Je pense que je ne suis pas encore un artiste, au contraire je lutte pour accéder au statut d'artiste. Le genre acoustique, ce n'est pas seulement une cassette ou un album, c'est tout une vie. Tous les artistes qui font vraiment de la musique acoustique ont toujours adopté ce genre dès leur début. Donc l'acoustique, c'est pour moi une carrière, ce n'est pas seulement un album. Je ne sais pas si c'est une bonne manière de vouloir conquérir le marché en se levant un jour pour faire un album, mais je ne suis pas dans cette logique. L'acoustique, c'est une vie, tu grandis avec. Tous les musiciens qui la jouent ont souvent été seuls avec leur instrument avant d'intégrer un groupe.' Les titres-phares de l'album ‘Notel, c'est une chanson très actuelle. On parle des Ape, du commerce inéquitable, de l'exploitation de l'Afrique par l'Occident. J'ai l'impression que l'Afrique a toujours été un continent oppressé avec la colonisation, l'esclavage, maintenant c'est le commerce inéquitable. Quand les Colons quittaient, ils nous disaient : ‘prenez votre indépendance'. Mais on n'a pas toujours notre indépendance, parce qu'on dépend toujours d'eux. Le commerce inéquitable, c'est pour moi la plus grande injustice que l'Afrique subit toujours. Talibé ; c'est un thème actuel. Il faut qu'on en parle, ces enfants que l'on voit dans les rues de Dakar : c'est une exploitation des enfants par des adultes. Je ne comprends pas comment un marabout peut demander une somme de 200 à 300 francs par jour à un jeune enfant. Il faudrait qu'il nous explique sur quelle loi, il se fonde. Moi je suis contre ça, et je le dénonce. Koleuré , c'est une chanson d'un grand frère qui donne des conseils à son cadet, qui quitte le village pour aller en ville, qui quitte son pays pour aller à l'extérieur. Il lui dit de faire attention à toutes les tentations qui veulent le dévier, de ne jamais oublier ce qu'il a laissé derrière lui, parce que, tôt au tard, il devra revenir. Sama Yoon : Dans ce morceau, je me donne du courage à moi-même. J'ai traversé des chemins très difficiles. J'ai eu beaucoup de problèmes dans ma vie, par rapport à ma carrière musicale, il y a eu beaucoup d'obstacles sur ma route, mais je n'ai baissé les bras. J'ai toujours combattu. Quelque part Sama Yoon, c'est mon histoire. Et je le dis à tous les Xosluman (débrouillards en wolof ; ndlr) de ne jamais baisser les bras. Au bout du tunnel, il y a une lumière. Le soleil brille pour tout le monde. Aladji : c'est une reprise de Taara, à ma manière. C'est un standard qui a été chanté par beaucoup de musiciens sénégalais, maliens, guinéens. Mais j'ai essayé d'y apporter ma touche personnelle. Si je dois reprendre un morceau chanté par tout le monde, il fallait nécessairement que j'apporte quelque chose de nouveau. C'est pourquoi je ne l'ai pas intitulé Taara, mais El Hadj, en hommage à El Hadj Omar. Et j'ai carrément changé l'arrangement musical, même au niveau de la chanson, j'ai changé les couplets.' Pas une seule note de mbalax cette fois ‘Dans tous mes précédents albums, il y a eu un ou deux morceaux à connotation mbalax. Cette fois-ci, j'ai tablé sur un style purement acoustique, avec des sonorités un peu mandingue et afro. De plus en plus le public sénégalais consomme ce genre musical, donc je me suis dit pourquoi ne pas faire un album acoustique. Si vous écoutez les albums qui sortent actuellement, l'acoustique est entrain de gagner du terrain, et c'est normal. Les musiques douces demandent beaucoup de créativité et s'adressent à un public d'un certain niveau. Avec tous les problèmes de la vie, les gens ont besoin d'autre chose, de la belle mélodie, de la musique soft. Il est toujours bon de danser sur un son, mais à la longue ça devient lassant.' Prendre sa musique en main ‘C'est mon premier album auto-produit, et j'en éprouve une fierté. Parce que d'habitude, il fallait tout le temps courir derrière un producteur. Mais avec l'auto-production je deviens indépendant, je gère par toi-même mon produit. C'est la preuve d'une certaine maturité de ma part de pouvoir faire mon album sans faire appel à un producteur extérieur. J'ai fait au minimum trois millions dans ce produit. C'est un début. J'espère dans l'avenir pouvoir faire une plus grosse production. Il faudra avoir un peu plus de moyens. Je pense que pas mal d'artistes ont les moyens de s'auto-produire. C'est vouloir faire dans la facilité que d'aller voir un producteur. Mais l'essentiel des artistes dans ce pays peuvent se faire produire par eux-mêmes. Trois millions pour faire un album, c'est le minimum, ce n'est pas une énorme production. L'essentiel, c'est de commencer. Il faut oser le faire. C'est sûr que dans l'avenir je pourrais dépasser ce niveau, mettre un peu plus d'argent. Pour une première expérience, il ne fallait pas mettre beaucoup d'argent, parce que je n'espère pas en gagner plus.' Débuts dans l'arrangement ‘J'ai fait appel à beaucoup de musiciens pour rendre l'album riche. Je dois préciser que la moitié des morceaux, je les ai arrangés moi-même. Sur dix morceaux, j'ai réussi à arranger cinq : c'est-à-dire que j'ai composé la mélodie et fait les grandes lignes. Ca aussi, c'est une grosse satisfaction. A l'origine était la tradition ‘Les instruments traditionnels, ce sont des instruments acoustiques. Pour moi, c'est bon d'associer ce qui nous appartient à d'autres sonorités modernes. Ça ne fait que renforcer la valeur de la musique. J'ai fait exprès d'intégrer dans ma musique des instruments comme le xalam, la kora. Ce sont des instruments de chez nous, donc c'est à nous de pouvoir les utiliser dans notre musique pour mieux les exporter. J'ai eu à la base une éducation musicale traditionnelle. J'ai joué avec des instruments traditionnels avant de prendre la guitare. Je me suis beaucoup inspiré de la musique mandingue. J'ai commencé par jouer avec un koriste qui s'appelle Lamine Kouyaté, et on a fait beaucoup de scènes ensemble. Dans mes albums, il y a eu toujours des sonorités mandingue. A mes débuts, j'ai été aidé par un musicien qui s'appelle Daby, il me faisait chanter des titres de Boubacar Demba Camara du Bambeya Jazz. C'est ça qui m'a beaucoup rapproché de la sonorité mandingue, et des instruments comme la kora, le balafon, etc. Ce qui fait que cela n'a pas été difficile d'intégrer ces instruments dans ma musique.' Diversité rime avec sénégalité Je me vois comme un sénégalais à 100%. Cela se reflète dans ma musique. Je suis wolof, j'ai une mère toucouleur, j'ai une grand-mère sérère, un grand-père peul. Donc je suis un mélange et je veux sortir tout ça à travers ma musique. Ne soyez jamais surpris si vous entendez des rythmes sérère ou des mélodies du Fouta dans ma musique. J'essaie de refléter ma sénégalité dans ma musique. Par exemple, cela été très facile pour moi de chanter en pular, puisque ma mère est Hal pular.' Un album d'international à venir ‘Dans l'album d'international qui sort cette année, il y aura une reprise du morceau Minuit, qui est une création originale, non pas de Baaba Maal comme beaucoup le pensent, mais de Keïta Fodéba, un très grand chanteur guinéen. C'est pareil pour Taara, c'est un griot mandingue qui l'a créé. Taara signifie en Bambara celui qui est parti. Cette chanson a été crée quand El Hadj Oumar a disparu dans les falaises de Badiangara. Minui et Taara sont des standards de la musique africaine. Et cet album international ne sera pas très loin celui qui est sorti au Sénégal. Ce sera à peu près les mêmes connotations rythmiques. On peut dire que ce sera la suite de Feel acoustique en quelque sorte.'


Source : rewmi.com | 2008-02-12 13:16:00.0

Au campus de Dakar : Chaque son a une signification
Zouk, rap, mbalax ou khassaïdes. Au campus social de Dakar, il y a autant d?étudiants que de sonneries de téléphones portables. Lire la suite
Source : osiris.sn | 2008-01-17 19:16:04.0

Sénégal: Au campus de Dakar - Chaque son a une signification
Zouk, rap, mbalax ou khassaïdes. Au campus social de Dakar, il y a autant d'étudiants que de sonneries de téléphones portables.
Source : AllAfrica | 2008-01-17 16:50:29.0

AU CAMPUS DE DAKAR : Chaque son a une signification
Zouk, rap, mbalax ou khassaïdes. Au campus social de Dakar, il y a autant d'étudiants que de sonneries de téléphones portables.
Zouk, rap, mbalax ou khassaïdes. Au campus social de Dakar, il y a autant d'étudiants que de sonneries de téléphones portables.
« A travers une sonnerie d'un portable, on peut déceler les récits de vie d'un individu, son itinéraire...bref on peut savoir qui il est, mais également ce qui le passionne ». Ce témoignage de Babou Faye, étudiant en Dea de sociologie, illustre bien, si (...)
Source : LE SOLEIL | 2008-01-16 20:13:23.0

Le mbalax, genre dominant de la musique sénégambienne
Le « mbalax », genre musical purement sénégambien, dont le porte-drapeau le plus célèbre est Youssou Ndour, domine de manière écrasante depuis trente ans la musique au Sénégal et en Gambie.
Source : africahit.com | 2007-12-25 06:50:00.0

Sénégal: Oumar Ndiaye "Xosluman" refait dans "l'Afro-feeling" avec son 5-ème album "Détournement"
Le chanteur Oumar Ndiaye, qui se veut adepte d'un mbalax ouvert à d'autres sonorités notamment de la région ouest-africaine, a annoncé à l'APS la sortie en mi-décembre de son cinquième album intitulé "Détournement".
Source : AllAfrica | 2007-12-10 19:17:46.0

Avec son nouvel album Beuguenté : Zale Seck appuie sur l?accélérateur
Avant de partir pour le Canada, le chanteur Zale Seck évoluait dans un style musical particulier, intitulé ?Mbalax dagou?. Après un séjour de six ans à l?étranger, l?artiste revient avec le ?Mbalax wakhou?.
Source : africahit.com | 2007-11-30 01:29:02.0

Sénégal: Avec son nouvel album Beuguenté - Zale Seck appuie sur l'accélérateur
Avant de partir pour le Canada, le chanteur Zale Seck évoluait dans un style musical particulier, intitulé 'Mbalax dagou'. Après un séjour de six ans à l'étranger, l'artiste revient avec le 'Mbalax wakhou'.
Source : AllAfrica | 2007-11-29 19:09:45.0

Sénégal: Une complainte langoureuse au bord du fleuve
Composé de dix titres, l'album de Pape Lô Adama est sur le marché national et international depuis le samedi 24 novembre. Une symbiose de culture a permis à l'artiste de revaloriser le reggae, le folk, le jazz, le gospel, le mbalax doux et les sonorités de la musique mandingue et africaine .
Source : AllAfrica | 2007-11-29 13:09:02.0

Avec son nouvel album Beuguenté : Zale Seck appuie sur l'accélérateur
Avant de partir pour le Canada, le chanteur Zale Seck évoluait dans un style musical particulier, intitulé ‘Mbalax dagou’. Après un séjour de six ans à l’étranger, l’artiste revient avec le ‘Mbalax wakhou’. Un passage à la vitesse supérieure perceptible dans sa nouvelle production, titrée Beuguenté (s’aimer en wolof). Cet album est réalisé par son fils Assane Seck, guitariste dans le groupe de Fallou Dieng. Accompagné de jeunes musiciens, celui qui est devenu le directeur artistique de son père, mêle le Mbalax pur et dur aux folklores Sérère et Diola. Source : Walf fadjri
Source : rewmi.com | 2007-11-29 12:15:00.0

« Saint Louis Blues » de Pape Adama Lô : Une complainte langoureuse au bord du fleuve
Composé de dix titres, l'album de Pape Lô Adama est sur le marché national et international depuis le samedi 24 novembre. Une symbiose de culture a permis à l'artiste de revaloriser le reggae, le folk, le jazz, le gospel, le mbalax doux et les sonorités de la musique mandingue et africaine .
Composé de dix titres, l'album de Pape Lô Adama est sur le marché national et international depuis le samedi 24 novembre. Une symbiose de culture a permis à l'artiste de revaloriser le reggae, le folk, le jazz, le gospel, (...)
Source : LE SOLEIL | 2007-11-28 14:03:06.0

Sénégal: Tournée « Sabar-developpement-ville et loisirs » - Le Mbalax déploie son rythme à Bouak
Bouaké, la grande ville du nord de la Côte d'Ivoire, a vibré samedi dernier au son du mbalax. Loin des tumultes du conflit armé, les jeunes de la cité, bastion des militaires des Forces Nouvelles, ont accueilli dans l'allégresse, sur la Place du Carnaval, le concept « Sabar-Développement-Ville et Loisirs » de la chanteuse Coumba Gawlo.
Source : AllAfrica | 2007-11-20 19:10:08.0

TOURNÉE « SABAR-DEVELOPPEMENT-VILLE ET LOISIRS » : Le mbalax déploie son rythme à Bouak
Bouaké, la grande ville du nord de la Côte d'Ivoire, a vibré samedi dernier au son du mbalax. Loin des tumultes du conflit armé, les jeunes de la cité, bastion des militaires des Forces Nouvelles, ont accueilli dans l'allégresse, sur la Place du Carnaval, le concept « Sabar-Développement-Ville et Loisirs » de la chanteuse Coumba Gawlo.
Bouaké, la grande ville du nord de la Côte d'Ivoire, a vibré samedi dernier au son du mbalax. Loin des tumultes du conflit armé, les jeunes de la cité, bastion des militaires des (...)
Source : LE SOLEIL | 2007-11-20 05:38:04.0

Sénégal: Mondial du beach soccer à Copacabana: Pape Jean-Claude Koukpaki, le danseur de mbalax
Au pays de la Samba, il a dansé le mbalax. Pas dans les rues de Rio à l'occasion du célèbre festival mais sur la plage de Copacabana où il s'est permis de célébrer à sa façon des buts marqués à la pelle lors du Mondial de beach soccer. Koukpaki en a planté sept pour mettre à genou les adversaires du Sénégal au premier tour avant de regarder depuis le banc de touche, suspension oblige, ses coéquipiers se faire éliminer en quart de finale par la France, 6 à 3.
Source : AllAfrica | 2007-11-15 12:51:01.0

Sénégal: Pape Jean-Claude Koukpaki, le danseur de mbalax de la plage de Copacabana
Au pays de la Samba, il a dansé le mbalax. Pas dans les rue de Rio à l'occasion du célèbre festival mais sur la plage de Copacabana où il s'est permis de célébrer à sa façon des buts marqués à la pelle lors du Mondial de beach soccer.
Source : AllAfrica | 2007-11-14 19:18:00.0

Sénégal: Musique - Zale Seck de retour au pays
Le griot Lébou vient enregistrer son album Mbalax
Source : AllAfrica | 2007-11-13 01:04:21.0

L'Orchestra Baobab sénégalais en concert en France et en Belgique
L'Orchestra Baobab, groupe historique qui éclaire les nuits dakaroises avec son mélange d'afro-cubain et de rythmes régionaux, publie son nouvel album Made in Dakar et donnera trois concerts de jeudi à samedi en France, avant d'aller à Bruxelles mardi prochain. L'Orchestra Baobab a pris racine en 1970, dans un Dakar dont la scène musicale était alors infiltrée par les musiques d'outre-Atlantique. L'idée a germé de concocter un mélange épicé de musiques afro-cubaines, de mbalax (rythme national), de salsa, de cuivres jazzy-funk, de voix magnétiques de griots, de percussions locales (tama, sabar), sous influences mandingue et congolaise avec des pointes d'afro-beat. Brassage réussiCe brassage a séduit rapidement la jeunesse chic des beaux quartiers de Dakar, qui s'est pressée au Baobab, la discothèque à laquelle le groupe est attaché. Supplanté par la vague mbalax qui lui fit de plus en plus d'ombre, le "Baobab" périclita dans les années 80, avant de mourir en 1985. Mais encouragé par le succès d'Africando, autre formation de salsa ouest-africaine, il refleurit en 2001. Il attire aujourd'hui la clientèle d'un nouveau club à la mode de Dakar, le "Just 4 You", près de l'université. Avec la plupart des membres historiques: le guitariste soliste Barthélémy Attisso, avocat de formation qui retrouve son éloquence à la guitare, le chanteur Rudy Gomis, le saxophoniste Issa Cissoko. Youssou NdourMade in Dakar, le dernier album, bénéficie du savoir-faire de Nick Gold. Sous le lustre d'un son et de techniques d'enregistrement dernier cri, le producteur emblématique du label World Circuit a voulu laisser aux chansons du disque -nouvelles versions d'anciens tubes et reprises- le grain et la patine de l'ancien. Youssou Ndour chante sur l'une d'elles, Nijaay, dont la première version date de 1972, et des titres légendaires comme Bikowa ou Colette retrouvent une seconde jeunesse. (afp)
Source : 7sur7.be | 2007-11-06 12:27:00.0

Sénégal: "Rokku Mi Rokka" de Youssou Ndour ou les possibles d'un mbalax ouvert dans la maîtrise
- "Rokku Mi Rokka" (donner et recevoir en pulaar). L'intitulé du dernier album de Youssou Ndour (Nonesuch/Warner, octobre 2007) n'a rien d'un prétexte. Il est bien choisi. Il se veut le reflet de la diversité de la musique sénégalaise pour un chanteur qui, ici, s'est éloigné à bien des égards du tout-puissant mballax.
Source : AllAfrica | 2007-11-02 17:02:35.0

Sénégal - Youssou N?Dour au-delà du mbalax - Retour aux sources
Rokku Mi Rokka (Give And Take, l?épatant nouvel album de la star sénégalaise Youssou N'Dour, ...
Source : rfimusique | 2007-11-02 11:59:57.0

Album Jog lene - Retour au Mbalax des années 80
Jog Lène, le premier album de Mansour Sall est disponible sur le marché national depuis hier. La sortie de cette production permet de faire un pas important dans le projet de cet étudiant à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Ucad de revisiter le Mbalax des années 80.
Source : AllAfrica | 2007-10-10 17:13:07.0

Habib Faye (musicien)- "Comment j'ai introduit le Marimba dans le Mbalax"
Pour composer sa musique, il ne sort pas de chez lui. Habib Faye dispose à domicile d'une technologie de pointe qui lui permet de faire tous les arrangements nécessaires.
Source : africahit.com | 2007-08-25 07:20:01.0

Habib Faye, musicien - 'Comment j'ai introduit le Marimba dans le Mbalax'
Pour composer sa musique, il ne sort pas de chez lui. Habib Faye dispose à domicile d'une technologie de pointe qui lui permet de faire tous les arrangements nécessaires.
Source : AllAfrica | 2007-08-24 00:53:33.0

« Wake Up Africa », prochain album de Youssou Ndour
La star sénégalaise du Mbalax, Youssou Ndour, sortira prochainement un nouveau album intitulé « Wake up Africa » avec la participation de Neneh Cherry, a annoncé le bassiste du Super étoile de Dakar, Habib Faye. « Il n'y a que Neneh Cherry à ma connaissance qui y est invitée », a précisé le musicien du Super Etoile, dans une interview parue dans l'édition de mardi du quotidien Walfadjri.
La star sénégalaise du Mbalax, Youssou Ndour, sortira prochainement un nouveau album intitulé « Wake up Africa » avec la (...)
Source : LE SOLEIL | 2007-08-22 06:54:13.0

Sénégal: Sénégal - différend Jololi-Bsda - Youssou Ndour retire sa plainte
Youssou Ndour, selon le journal dakarois « Wal Fadjri », a décidé de retirer sa plainte contre le bureau sénégalais des droits d'auteur (Bsda) au sujet de l'affaire des contrats de téléchargement de sonnerie mobile. C'est à la suite d'un règlement à l'amiable entre la structure de défense des intérêts des artistes et le roi du Mbalax, grâce à la médiation d'Aziz Dieng, président de l'Ams et non moins Pca du Bsda, avec la bénédiction du ministère de la Culture qui a, aussi, offert ses bons offices.
Source : AllAfrica | 2007-08-09 13:06:46.0

Differend Jololi-Bsda : Youssou Ndour retire sa plainte
Youssou Ndour a décidé de retirer sa plainte contre le Bureau sénégalais des droits d?auteur (Bsda) au sujet de l?affaire des contrats de téléchargement de sonnerie mobile. C?est à la suite d?un règlement à l?amiable entre la structure de défense des intérêts des artistes et le roi du Mbalax, grâce à la médiation d?Aziz Dieng, président de l?Ams et non moins Pca du Bsda, avec la bénédiction du minitère de la Culture qui a, aussi, offert ses bons offices. Lire la suite
Source : osiris.sn | 2007-08-07 13:05:33.0

Sénégal: Effets de hanche aux rythmes de l'acoustique, du Mbalax
De l'humour, de la mode, de la peinture et naturellement de la musique.
Source : AllAfrica | 2007-08-06 17:21:05.0

Dessous de l?affaire Jololi contre le Bsda : Youssou Ndour veut faire main basse sur le marché de la sonnerie mobile
Derrière le bras de fer judiciaire entre le Bureau sénégalais des droits d?auteur (Bsda) et Jololi se cacherait une volonté de Youssou Ndour de s?accaparer du marché du téléchargement de sonnerie mobile. Le roi du Mbalax vient de lancer son site de téléchargement et, si le juge lui donne raison, il aura réussi à être seul sur le marché, mais aussi à éclipser les autres chanteurs tels Omar Pène, Thione Seck... qui n?ont pas signé avec son label. Lire la suite
Source : osiris.sn | 2007-08-06 13:02:39.0

Sénégal: Pierrette Adams sort de son « coma profond »
« Coma profond », le nouvel album de Pierrette Adams a été présenté, avant-hier, au public sénégalais. L'Africaine que se veut Pierrette Adams a voulu, par cette première, faire honneur à son pays d'adoption. L'un de ses pays d'adoption plutôt. La congolaise a vécu, en effet, 19 ans en Côte d'Ivoire avant de s'installer au Sénégal. Elle est aujourd'hui entre Dakar et Paris. Et l'hommage au Sénégal ne s'arrête pas à la présentation de l'album. C'est surtout un titre mbalax, « Magnew », qui est dédicacé au Sénégal. Et pour le public, elle a voulu faire plaisir en interprétant en play-back ce titre, en compagnie des danseurs de « Pirates ». « J'ai été aidée par des musiciens sénégalais.
Source : AllAfrica | 2007-08-01 13:03:07.0

Sénégal: Youssou Ndour organise une marche de sensibilisation sur le Darfour
C'est l'Afrique qui ouvre la 41e édition du Festival du Montreux Jazz qui démarre demain, vendredi 6 jusqu'au 21 juillet. Et avec deux éminents fils du Sénégal : You et Iso. Le Roi du Mbalax qui ne cache plus son engagement politique a informé à en croire Bouya Ndoye son frère Ismael LO de marcher en Suisse car disait-il : « Je voudrais que la question du Darfour soit prise en compte, on doit arrêter le massacre ».Youssou Ndour aura à ses côtés Quincy Jones, le plus grand producteur afro - américain qui a managé Michael Jackson, Claude Nobs le fondateur du Festival et tant d'autres célébrités du monde la musique et du cinéma.
Source : AllAfrica | 2007-07-05 13:02:49.0

Youssou Ndour organise une marche de sensibilisation sur le Darfour
GENEVE – (Correspondance particulière)- C’est l’Afrique qui ouvre la 41e édition du Festival du Montreux Jazz qui démarre demain, vendredi 6 jusqu’au 21 juillet. Et avec deux éminents fils du Sénégal : You et Iso. Le Roi du Mbalax qui ne cache plus son engagement politique a informé à en croire Bouya Ndoye son frère Ismaël LO de marcher en Suisse car disait–il : « Je voudrais que la question du Darfour soit prise en compte, on doit arrêter le massacre ».Youssou Ndour aura à ses côtés Quincy Jones, le plus grand producteur afro – américain qui a managé Michael Jackson, Claude Nobs le fondateur du Festival et tant d’autres célébrités du monde la musique et du cinéma.

Youssou Ndour organise une marche de sensibilisation sur le Darfour
Youssou Ndour que nous avons joint au téléphone depuis Paris explique son geste par le fait que : « Le Festival de Montreux symbolise la diversité et la paix. Je voulais donc saisir cette opportunité pour lancer un signal fort car il faut une diligence pour régler le conflit au Darfour ».Il a déclaré qu'« il y a un contraste entre Montreux, cette ville bordée par le Lac Léman, belle et riche, aux belles voitures et aux hôtels luxuriants et le Darfour où des innocents meurent oubliés ». « Je voudrais, a–t-il ajouté, que les riches n'oublient pas le Darfour ».

Pour Vincent Favrat, responsable de la presse du Montreux Jazz : « Le festival est neutre même si son fondateur participe à la marche de sensibilisation sur le Darfour qu'organise Youssou Ndour ». Pour l'artiste sénégalais : « J'ai appelé et écrit aux artistes mais j'aimerais vous dire que c'est un combat que je mène d'abord personnellement. Les populations qui viendront à titre individuel ne sont pas moins importantes que les personnalités les plus connues ».

La marche prévue à 18 heures le vendredi 6 Juillet partira de la place du Marché au Centre des Congrès où se tient le festival. Et le soir au Miles Davis, You présentera son « Retour sur Gorée ». Un moment jazzy avec la complicité du Suisse Moncef Genoud. « C'est quelque chose de différent, poursuit Youssou Ndour ». Et de conclure : « vous pourrez par exemple redécouvrir ‘'My Hope is in You'' ».

You est donc déterminé. Il avait annoncé les couleurs déjà aux Etats - Unis à l'occasion de la cérémonie de remise des distinctions aux « 100 personnalités les plus influentes du monde », à en croire le Time Magazine. Sa stratégie : « Je compte réunir les musiciens africains pour sensibiliser le monde. La solution doit venir de l`Afrique ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE
Source : SUD QUOTIDIEN



Source : directsn.com | 2007-07-05 10:48:00.0

Ma SANE, lead vocal du groupe Wa Flash : ‘Le Sénégalais de France n'a pas perdu le rythme du Mbalax'
Depuis le 23 juin, Paris vit au rythme du Mbalax. Coumba Gawlo Seck au Titan, boîte de nuit fréquentée par la communauté africaine, et Ma Sané à La Java, autre boîte de nuit, ont fait vibrer la diaspora sénégalaise et africaine. Une occasion qui a été mise à profit pour dégourdir les jambes. A la fin de sa soirée, Ma Sané, la lead-vocal du groupe Wa flash, en tournée européenne, a exprimé ses sentiments. De la scène, elle a pu observer les Sénégalais de France danser pour constater que la fibre du Mbalax vibre encore sous les pieds de la diaspora. L’artiste sénégalaise s’est aussi exprimée sur la piraterie, sur les changements à apporter au Mbalax. Elle n’a pas manqué de rendre hommage à Mamadou Konté et à Ousmane Sembène décédés récemment.

Wal Fadjri : Vous venez de terminer votre soirée, ici dans le 10e arrondissement de Paris. Quels sont vos sentiments ?
Ma SANE : Tout s'est bien passé. Il y a eu beaucoup de monde venu suivre le concert. Apparemment, les gens sont très contents de la prestation. On est ravi. Je suis satisfaite dans la mesure où les gens sont venus nombreux. Ils ont été sympathiques. Cela a été un bon concert pour moi.

Wal Fadjri : Quand vous regardez danser les toubabs et les Sénégalais, qu'est-ce que cela vous inspire ?

Ma SANE : Cela veut dire qu'ils sont carrément dans le rythme. Cela nous incite, nous encourage beaucoup. Apparemment, je constate qu'ils n'ont pas perdu les pas de danse, le rythme du Mbalax. Cela veut dire qu'ils sont aussi branchés que les Sénégalais restés au pays.

Wal Fadjri : Pourquoi cette tournée ?

Ma SANE : Chaque été, on vient en tournée en Europe. Nous sommes en train, cette année, de faire la promotion de notre album mis sur le marché depuis trois mois. C'est pourquoi nous sommes à Paris. Mais nous irons aussi dans d'autres villes comme La Rochelle, Lyon, Nantes. Nous irons également en Allemagne précisément à Hanovre- et au Danemark, à Copenhague. Nous en avons pour un mois.

Wal Fadjri : Durant le concert, les spectateurs vous ont vu jouer de la guitare. Est-ce que c'est une manière pour vous de dire que vous ne vous limitez pas seulement à votre voix ?

Ma SANE : J'ai démarré la musique avec la guitare. Depuis lors, je peux dire que la plupart de mes chansons ont été créées à l'aide de la guitare. C'est comme cela que je travaille. Dès fois, il m'arrive de faire la surprise sur scène. Cela montre aussi qu'on a un spectacle varié. On ne fait pas que du Mbalax. On fait d'autres genres musicaux comme l'acoustique, la Salsa etc.

Wal Fadjri : Préparez-vous un nouvel album ?

Ma SANE : Nous sommes en train d'abord de faire la promotion de notre album sorti récemment. On va s'y mettre carrément. Après la tournée européenne, nous allons faire d'autres clips de certains titres de l'album. Nous allons laisser le temps aux gens d'écouter et de savourer ce nouvel album. Il n'est pas exclu que nous sortions l'année prochaine un album.

Wal Fadjri : Pour la promotion de l'album, avez-vous fait une tournée au Sénégal ?

Ma SANE : On n'en a pas encore fait beaucoup. Nous avons fait seulement quelques soirées à Dakar. Il faut reconnaître qu'il est très difficile de gérer l'album à cause de la piraterie que tout le monde connaît. La piraterie gâche tout. C'est très difficile de s'en sortir et assurer le reste. C'est la raison pour laquelle, nous avons opté pour la tournée européenne d'abord. A notre retour, nous essayerons de faire quelque chose au Sénégal d'autant plus qu'on est à Dakar tous les week-ends.

Wal Fadjri : Youssou Ndour a cherché à couper l'herbe au pied des pirates en utilisant par exemple les chauffeurs de taxis pour la vente de son nouvel album. Quel est votre remède contre la piraterie ?

Ma SANE : Nous n'avons pas la même stratégie que Youssou Ndour. Il faut reconnaître que Youssou Ndour a beaucoup plus de moyens de contourner, à sa manière, la piraterie. Cependant cela ne suffit pas pour combattre la piraterie. Il faut trouver une solution définitive. Pour cela, l'Etat doit s'y mettre. Il faut qu'il ait une volonté politique et que les consommateurs soient conscients des dégâts causés par la piraterie. En achetant une cassette piratée, les consommateurs contribuer à tuer l'artiste. On empêche ainsi l'artiste de vivre de son art. Tout le monde doit être conscient de cela pour mettre fin à la piraterie.

Wal Fadjri : Il y a aussi le téléchargement sur Internet…

Ma SANE : Le téléchargement concerne toute la planète : l'Europe, l'Amérique et même l'Afrique. Mais c'est plus grave au Sénégal. Les gens achètent de moins en moins les cassettes. Avant ils n'achetaient pas beaucoup, maintenant c'est plus grave à cause du téléchargement. C'est une forme de piraterie qu'il faut combattre par tous les moyens. Là aussi, c'est aux consommateurs de participer au combat. Parce que c'est une question de conscience.

Wal Fadjri : Mais c'est peut-être aussi une question de niveau de vie des Sénégalais ?

Ma SANE : Les cassettes ne coûtent que 1000 à 1500 francs cfa. Donc ce n'est pas du tout cher. Il faut simplement être un peu conscient et responsable pour ne pas acheter des cassettes piratées. Il faut essayer d'aider les artistes. Si tout le monde fait un petit effort, chacun pourra se procurer une cassette non piratée.

Wal Fadjri : Comment réagissez-vous sur le cas de Laba Socé malade qui, après quarante ans de musique, se trouve, aujourd'hui, dans une situation financière difficile ?

Ma SANE : Cela prouve qu'il y a problème au niveau de l'organisation du milieu musical. Si Laba Socé, à son âge, a des problèmes pour se soigner malgré tout ce qu'il a fait pour la musique sénégalaise, cela veut dire qu'il y a des problèmes de sécurité des artistes. Cela veut dire aussi qu'ils ne sont pas protégés. A mon avis, il faut poser le débat et réunir tous les artistes autour d'une table pour discuter et trouver une solution pour l'avenir des artistes. Cela montre que notre avenir est précaire. Déjà avec le problème de la piraterie les artistes n'arrivent plus à s'en sortir. Si Laba Socé, qui a tout fait pour la musique sénégalaise, n'arrive plus à trouver les moyens pour se soigner, cela veut dire tout simplement que nous ne sommes pas protégés. Alors je lance un appel à tous les musiciens, à l'Etat et à toutes les bonnes volontés qui s'activent autour de la culture pour se retrouver autour d'une table et poser le problème de l'avenir des artistes.

Wal Fadjri : Est-ce que ce problème n'est pas lié à la question du statut de l'artiste ?

Ma SANE : Bien sûr que c'est cela. Tout cela, à mon avis, demande une volonté de faire bouger les gens pour que cela change. De grands musiciens, c'est-à-dire les têtes d'affiche, comme Youssou Ndour, Baba Maal, Ismaël Lô, Omar Pène doivent faire quelque chose dans ce sens. Cela ne veut pas dire qu'ils peuvent tout faire. Mais s'ils décident vraiment de faire bouger les choses, ils sont capables de beaucoup apporter dans ce sens. Ils ont de la voix et s'ils décident de réunir tout le monde pour trouver une solution à ce problème, je crois que cela peut se faire. Ce sont des gens qui sont influents et qui peuvent faire quelque chose sur ce plan.

Wal Fadjri : Pourtant des choses ont été faites dans ce sens-là. Mais on a l'impression que les têtes d'affiche, comme vous le dites, n'arrivent pas à harmoniser leur position …

Ma SANE : Mais cela n'est pas du tout normal. A mon avis, ils ont la capacité d'arriver à quelque chose. S'ils arrivent à réussir leur business, à hisser plus haut la musique sénégalaise sur le plan international, il n'y a pas de raisons qu'ils décident de faire quelque chose pour l'avenir des musiciens et que cela ne réussisse pas. Encore une fois, je leur lance un appel, mais aussi à tous ceux qui s'activent autour de la culture sénégalaise comme les journalistes, les animateurs, mais aussi à l'Etat, pour que tout le monde soit conscient de l'avenir des artistes. Il faut dire que les artistes sénégalais ont du mérite. Si le Sénégal est aussi connu au plan international, c'est grâce aussi à la culture sénégalaise en général. Donc, il y a de quoi protéger les artistes pour qu'ils puissent faire leur métier correctement pour l'avenir de la musique sénégalaise.

Wal Fadjri : Le Sénégal a enregistré ce mois de juin des décès de grands hommes de la culture comme Mamadou Konté et Ousmane Sembène. Comment l'avez-vous vécu ?

Ma SANE : C'est vraiment regrettable. Mamadou Konté et Ousmane Sembène font partie des pionniers dans leur domaine respectif. Ce sont des gens qui ont beaucoup contribué à la promotion de la culture sénégalaise, mais aussi africaine. Ils se sont imposés au plan international. C'est une grande perte pour le Sénégal, mais aussi pour l'Afrique et le monde. Je souhaite que Dieu les accueille dans son paradis Il faut des gens comme eux pour assurer la relève.

Wal Fadjri : Par rapport à la musique sénégalaise, comment entrevoyez-vous l'avenir du Mbalax au plan international ?

Ma SANE : Il faut reconnaître que le Mbalax est une musique qui ne s'impose pas carrément sur la scène internationale. Il n'est connu que dans la communauté africaine. Il n'a pas encore trouvé sa grande place au plan international. Mais j'espère que si l'on arrive un peu à le dépouiller – parce que c'est une musique un peu compliquée – pour faire plus léger, il pourra se hisser au plus haut niveau de la scène internationale. Cependant c'est une belle musique accompagnée de spectacle. Mais il faut apporter un petit changement au niveau de la musique pour qu'on puisse la comprendre.

Wal Fadjri : Quels genres de changements faut-il apporter ?

Ma SANE : Comme je l'ai dit tantôt, c'est une musique un peu surchargée. Ça se joue aussi en contre-temps. Déjà surchargée et le fait que ça se joue en contre-temps, je crois que ce sont seulement les Sénégalais qui peuvent comprendre cela. C'est pourquoi, il faut dépouiller, aérer un peu le Mbalax pour avoir des mélodies et que cela soit beaucoup plus posé, à mon avis.

Wal Fadjri : La danse n'est-elle pas aussi un frein à la pénétration du Mbalax en Europe particulièrement ?

Ma SANE : Non, la danse, c'est du spectacle. Vous voyez bien comment les Américains dansent. Au contraire ! Par exemple, on voit la Salsa qui est très rythmée, mais que l'on comprend.

Wal Fadjri : Et l'avenir de Wa Flash ?

Ma SANE : On essaie toujours de monter le plus haut possible, faire sortir un Compact Disque au plan international et continuer les tournées.

Propos recueillis à Paris Par Moustapha BARRY
Source : WALF FADJRI





Source : directsn.com | 2007-07-02 11:10:00.0

Sénégal: Le « roi du mbalax » a l'universite Cheikh Anta Diop
Le concert de clôture de la tournée de promotion du dernier album de Youssou Ndour, Alsaama Day, avait lieu avant-hier, mercredi, dans une ambiance de liesse à l'Université Cheikh Anta Diop. La manifestation gratuite a réuni des milliers d'étudiants et de jeunes de toute la capitale, venus se masser autour de la scène au stade de l'Université.
Source : AllAfrica | 2007-06-29 12:53:44.0

Fodé BARRO (auteur-compositeur guinéen): le Mbalax est le noyau de la musique africaine
Fodé Barro a donné des idées de son prochain album mercredi dernier dont la sortie est annoncée pour la fin de l'année.
Source : africahit.com | 2007-06-22 12:02:00.0

Sénégal: Le Mbalax est le noyau de la musique africaine
Fodé Barro a donné des idées de son prochain album mercredi dernier dont la sortie est annoncée pour la fin de l'année.
Source : AllAfrica | 2007-06-22 09:48:54.0

Production musicale, Fodé Baro chante la beauté
Le célèbre chanteur guinéen séjourne au Sénégal. Il est revenu se ressourcer pour confectionner un 5e album en « mbalax ». Il a livré au cours d'un point de presse sa nouvelle orientation.
Source : AllAfrica | 2007-06-15 07:41:21.0

Production musicale : Fodé Baro chante la beauté
Le célèbre chanteur guinéen séjourne au Sénégal. Il est revenu se ressourcer pour confectionner un 5e album en « mbalax ». Il a livré au cours d'un point de presse sa nouvelle orientation.
Le célèbre chanteur guinéen séjourne au Sénégal. Il est revenu se ressourcer pour confectionner un 5e album en « mbalax ». Il a livré au cours d'un point de presse sa nouvelle orientation.
Entouré par la chanteuse Paulette Diémé, la diva sénégalaise de la musique capverdienne, l'artiste Fodé Baro défend le genre « (...)
Source : LE SOLEIL | 2007-06-15 01:29:57.0

Sénégal: Demba DIA, cheikh de la famille omarienne, 'je continuerai à jouer de la musique'
Le chanteur Demba Dia 'Rock Mbalax', 37 ans, a été intronisé, samedi dernier, Cheikh al Islam de la famille omarienne. En marge de cette cérémonie, marquée par la présence des dignitaires de ladite confrérie, qui avaient investi le Cices, le nouveau guide a réaffirmé son engagement aux côtés des acteurs du monde des arts.
Source : AllAfrica | 2007-05-29 12:50:08.0


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