Artistes et Groupes de Mbalax

Pays : Sénégal

Exemples de morceaux representatifs de Mbalax



Artistes ou Groupes

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Actualité : Artistes et Groupes de Mbalax

Le public français l'a découvert aux côtés de Danakil. En quelques années, Natty Jean s'est imposé comme un membre à part entière du groupe tout en développant doucement mais setucirc;rement sa carrière solo. Six ans après son premier album, Santa Yalla, le Sénégalais fait enfin son retour avec un album engagé et mature aux couleurs africaines bien setucirc;r, mais aussi urbaines. Natty nous en parle avec fierté et enthousiasme...Reggae.fr : Pourquoi avoir choisi d'appeler ton album Imagine ?Natty Jean : Je l'ai appelé Imagine parce que pour moi c'est un peu le fruit de l'utopie de la situation actuelle. Je parle un peu de l'Afrique, de sa relation avec l'Europe, de tous ces paradoxes et tout le contraste qu'il y a autour de ça. Je parle aussi de la vie du reste du monde. L'Afrique est l'un des continents les plus riches naturellement parlant grâce à ses ressources et en même temps il reste le plus pauvre sur le plan économique. On ne se doute pas qu'il y a un problème. Moi en tant qu'artiste africain, mon engagement est là pour porter de l'espoir aux Africains et pour taper du poing sur la table pour dire qu'on en a marre de cette situation.Cet album est un peu à l'inverse des schémas dominants dans les grands médias. Tu nous exposes une Afrique rêveuse, créative, innovante, autonome. Pourquoi selon toi on ne met jamais ces aspects-là en avant ?Je ne sais pas. Je constate comme vous que, justement, on ne met jamais vraiment les avantages de l'Afrique en avant. Nous en tant qu'Africains, on est obligés de se souder pour avoir une force et pouvoir se faire entendre. Pour moi, le combat commence par là. Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force, car tant que l'Afrique sera désunie, on ne pèsera pas dans la balance. Aujourd'hui on est dirigés par l'Europe, je ne vais pas refaire l'histoire mais on voit très bien que nous ne sommes pas indépendants financièrement, on a encore le Franc CFA par exemple. Tant que toutes ces choses-là ne seront pas réglées, on ne pourra pas avancer. Aujourd'hui ça arrange beaucoup de pays comme la France que l'Afrique soit soumise comme ça, parce qu'ils peuvent venir faire leur business là-bas et ramasser encore plus d'argent. On sait très bien qu'il y a beaucoup de sociétés françaises qui saisissent des ressources naturelles et qui repartent dans une impunité totale. Ils exploitent l'Afrique sans payer. Je me considère comme un artiste engagé mais je n'ai pas forcément envie de ne parler que des côtés négatifs ; il y a aussi beaucoup de belles choses en Afrique et le but c'est aussi de démontrer ça dans l'album. Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour.L'immigration est un sujet très présent sur cet album. Principalement sur le morceau Imagine, où tu expliques que le rêve européen se transforme très vite en cauchemar. D'après toi, comment rétablir la vérité sur la situation des Africains qui viennent s'installer en Europe ?Je ne veux pas avoir la prétention d'avoir une solution pour tout ça, mais j'essaye de donner la réponse en musique. Les gens ne veulent ni en parler ni en entendre parler. Je pense que tout le monde est conscient de la situation, mais personne ne fait rien. Aujourd'hui tout le monde est au courant de ce qui se passe, on va tous sur internet, on voit tous ces morts africains, ces corps qu'on ramasse à la pelle sur les côtes de Lampedusa en Italie. Mais qui propose quelque chose de concret ? Moi je parle de la France depuis tout à l'heure parce que depuis huit ans, je vis ici et je passe plus de temps en France qu'au Sénégal, mon pays. Aujourd'hui je peux dire ce qui se passe parce que je le vois très bien. Je passe tous les jours devant Calais et je vois la situation des migrants. Je les vois et je me dis que c'est incroyable. Comment les gens peuvent-ils être abandonnés comme ça dans des taudis ? Quand on fait un saut dans l'histoire et qu'on voit que ces gens sont venus en France pour survivre et qu'aujourd'hui la France les laisse mourir de faim moi je trouve ça scandaleux. "Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force" A travers cet album, tu prônes aussi un retour en terre natale, une reconstruction de l'Afrique par la jeunesse, d'ouvrir les yeux sur la situation de plus en plus catastrophique, n'est-ce pas ?Moi je pense que ça fait partie des solutions pour que l'Afrique soit indépendante parce qu'on sait qu'à travers le monde il y a des Africains qui font de grandes choses. Que ce soit dans l'art, dans la culture ou dans la science, il y a toujours des Africains qui font avancer le monde. On a besoin que ces Africains reviennent en Afrique pour qu'ils fassent avancer notre continent. Nous sommes tous conscients de ça, c'est juste que des fois puisque la situation est très difficile en Afrique il faut qu'on arrive à donner envie aux gens. Il faut que moi et d'autres dans la musique on arrive à faire passer le message. J'ai beaucoup de respect pour Alpha Blondy ou Tiken Jah Fakoly, même si je pense que je me démarque vis-à-vis d'eux dans la fraîcheur musicale. Ce sont des papas et des référents pour moi. Je suis dans la continuité de ces artistes-là. Au début j'étais très réticent par rapport à l'idée de toujours faire passer le message de l'Afrique, mais maintenant j'ai compris que les Français n'étaient pas au courant de la politique qui a été menée en Afrique. Je pense qu'ils ne se sont pas rendus et ne se rendent toujours pas compte de tout le mal que leur pays a fait à l'Afrique. J'ai compris ça en vivant ici et en échangeant avec les gens qui sont là. Il fallait que je fasse passer le message dans mes chansons.Au final c'est un message d'espoir ?Bien setucirc;r, toujours. Comme mon premier album. On a toujours besoin de ça. On a besoin de rêver et de dire qu'une Afrique meilleure est possible.Ton engagement rappelle bien setucirc;r Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy que tu as cités. Tu te sens proche d'eux ?Oui bien setucirc;r, mais quand je parle de fraîcheur c'est parce que je ne suis pas connu comme eux. Ils ont déjà eu une carrière et n'ont plus rien à prouver. Moi j'ai encore du taf ! Quand tu regardes aujourd'hui le reggae africain on n'en a pas dix milles à la hauteur de Tiken Jah Fakoly ou Alpha Blondy. Il n'y a pas d'ouverture ni de moyens, alors on ne voit pas les autres petits artistes qui ont autant de talent qu'eux. On a besoin que d'autres viennent s'exprimer et dire ce qu'ils ont à dire. Quand je parle de fraîcheur c'est dans ce sens-là que je l'entends. Aujourd'hui on a besoin d'artistes reggae africains. Il faut qu'ils viennent, qu'ils jouent et qu'ils soient connus. Tant qu'on a des gens qui ont un message et la tête sur les épaules, ils peuvent percer.Penses-tu que des festivals comme Abi Reggae participent à créer cette nouvelle ère ?Oui oui c'est génial ça par exemple. Ce sont ces choses-là qui manquent. C'est vraiment dommage qu'il n'ait pas eu lieu cette année. C'était pour moi le seul festival d'Afrique de l'Ouest où j'avais l'impression d'être dans un vrai festival de reggae. Je souhaite qu'on puisse développer ce genre d'évènements au Sénégal. "Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour" Il y a un mois maintenant, Dakar a subi de grosses inondations alors que le Président Macky Sall était en train de danser lors d'une cérémonie de parrainage. Qu'est-ce que ça t'inspire ?etCcedil;a me fait honte. C'est honteux de faire ça quand tu es Président. Nous on a besoin de travailler deux fois plus que les autres et lui il se pavane dans des cérémonies, ça me dépasse ! On voit très bien la mentalité qu'ils ont. Je voudrais aussi que vous sachiez que ça ne reflète pas vraiment la réalité. Au Sénégal il y a plein de gens comme moi qui veulent changer les choses et qui ne veulent pas de cette corruption-là. Alors je vais profiter de cette question pour dire mon point de vue sur la situation. On se dirige vers des élections début 2019, alors je voudrais dire la déception que j'ai en regardant le pouvoir qui est en place en ce moment avec le Président Macky Sall. C'était pour nous tellement de fierté quand il est arrivé au pouvoir parce qu'il était jeune. Nous on était dans un élan de jeunesse alors on s'est dit que c'était vraiment un espoir pour que la politique change. On a été très déçus par cet homme-là parce qu'il a été pire que tous les présidents de par sa manière de diriger et de par ses relations avec la France. Aujourd'hui il est en train de mettre en prison tous les candidats sérieux des prochaines élections. Il corrompt sa famille, ses enfants, sa femme, ses ministres. Comment dire qu'aujourd'hui je suis dégouté de la situation politique au Sénégal ? Mais il me semble qu'il y a de l'espoir avec un ou deux candidats qui arrivent à me toucher par leur discours. On verra bien ce que ça va donner.Dans l'album beaucoup de sonorités se croisent, des sons très modernes et d'autres plus traditionnels. Pourquoi avoir fait ce choix ?Oui effectivement j'utilise des instruments traditionnels comme la kora, le balafon ou la fletucirc;te peul. J'utilise aussi des percussions comme le djembé. Pour moi c'était logique d'utiliser tous ces instruments. Le côté street aussi m'est très légitime parce que j'ai grandi dans le hip-hop et j'ai fait du rap pendant des années. Du rap je suis arrivé au reggae mais j'aime toujours autant faire de la musique. Pour moi c'était important de mélanger tout ça et j'en suis fier parce que ça apporte de la diversité. etCcedil;a me manquerait moi en tant qu'artiste, en tant que mélomane, qu'il n'y ait pas toutes ces sonorités si variées.Pourquoi avoir utilisé plusieurs langues pour t'exprimer dans cet album : wolof, français et anglais ?Je vais être honnête, je ne suis pas très à l'aise avec l'anglais. Après j'essaye de m'améliorer. La langue dans laquelle je suis le plus à l'aise c'est le wolof, c'est ma langue maternelle. Mon premier album était à 90% wolof. Par la force des choses, j'ai appris le français puisque je vis en France. Aujourd'hui je peux avoir la prétention d'aborder certains sujets en français parce que je les ai vécus. Le fait de vivre les choses en français m'a donné envie d'écrire dans cette langue. Ce n'était pas dans le but de toucher plus de monde, mais c'est juste que j'ai avancé, mes réalités sont devenues plus françaises tout en restant sénégalaises. La prochaine étape c'est de chanter en anglais.Ton chant évolue selon les chansons. Par moment tu es plus proche du rap et d'autres plus du chant, est-ce un choix ?Je commence souvent par une idée de chant, mais mon côté hip-hop me rattrape. etCcedil;a se passe au feeling selon le morceau, mais ça dépend aussi du riddim.Comment as-tu choisi les artistes qui t'accompagnent sur cet album ?En fait ce sont vraiment des gens que j'apprécie depuis longtemps. Il y a trois featurings. Il y en a un sur On m'a dit avec Diamy Sacko, une jeune Malienne qui a une voix superbe. Elle fait partie de la génération montante des chanteuses au Mali. Je l'ai rencontrée grâce à un choriste, Hamed Fofana. Il m'a mis en contact avec elle et j'ai adoré son feeling et sa voix. Et dans le morceau Prezident, il y a Gaston du groupe de rap Sen Kumpeteuml; et Didier Awadi que je ne présente plus. Il m'a toujours soutenu et je l'ai toujours respecté. Enfin, j'ai invité Viviane Chidid sur Ak Yow, une chanteuse de mbalax du pays. C'est au Sénégal que j'avais envie d'aller chercher ces artistes pour retrouver mon pays.Quels sont les musiciens qui t'accompagnent sur l'album ?J'ai pris beaucoup de temps à mettre tout ça en place, au moins cinq ou six ans. J'ai commencé la création des morceaux avec Manjul que je ne présente plus. On avait posé des voix témoins ensemble au tout début du processus de création. On a développé les morceaux petit à petit puis j'ai fait appel à d'autres gars qui ont fait des riddims comme Danakil ou Kubix qui a fait deux riddims sur l'album. Massive Boris et Smart, les bassiste et clavier de Danakil ont aussi fourni des instrus et sinon il y a Mouloud au clavier, Yovo M'Bouéké à la basse et Richacha Balengola à la batterie par exemple. Il y a tellement de musiciens qui ont travaillé avec moi. etCcedil;a me fait plaisir d'avoir autant de gens autour de moi et ça me conforte dans la qualité de cet album.
Source : reggae.fr | 2018-09-26 02:00:00.0
[APS] Dakar -Le musicien sénégalais Habib Faye, décédé mercredi à Paris à l'âge de 54 ans des suites d'une maladie, va laisser à la postérité le souvenir d'un bassiste de génie, devenu avec le temps un véritable réformateur musical qui a employé énergie et savoir-faire à sortir le mbalax de la routine.
Source : AllAfrica | 2018-04-26 10:11:07.0
Tract renaît de ses cendres, ce jeudi 8 mars, en faisant le pari du web. Après avoir disparu des kiosques en 2002, ce nouveau venu sur la toile sénégalaise entend « parler de choses sérieuses, en restant léger ». C'est Youssou Ndour, « star planétaire » du mbalax sénégalais et ministre conseiller du président Macky Sall qui sera à la Une de Tract, ce jeudi. Et en particulier une de ses plus récentes sorties médiatiques qui, depuis, fait couler beaucoup d'encre à Dakar. « Je suis déçu », a en effet lâché (...) - 03. Mars 2018 / 36. Presse en ligne
Source : osiris.sn | 2018-03-07 21:15:07.0
[Sud Quotidien] Les musiciens sénégalais ne sont-ils pas en train de se détourner du «mbalax» pur et connu des Sénégalais ? En tout cas, au vu des titres de certains artistes comme Viviane Chidid, Waly Seck, le groupe Maabo ou encore Fada Freddy, de nouveaux styles de musique comme l'Afrobeat envahissent la scène musicale.
Source : AllAfrica | 2018-01-17 14:50:22.0
[RFI] La Gambie est prise de la frénésie de l'afropop. Cette musique venue du Nigeria a su égaler le traditionnel mbalax sénégambien, et détrôner le reggae bien implanté dans le pays. Des rythmes traditionnels, un zeste d'afrobeat, et des touches d'électro : voici le mélange qui fait danser les Gambiens aujourd'hui.
Source : AllAfrica | 2018-01-03 10:03:00.0
Reggaevolution, en voilà un titre qui intrigue. Le Guadeloupéen Eden Fight / connu pour ses débuts au sein du Karukera Sound System, l'un des piliers du mouvement aux Antilles / nous introduit ce concept avec 15 titres d'excellente facture.Nourri par de nombreuses influences / on perçoit la musique traditionnelle antillaise et africaine, le reggae pur et dur, mais aussi la variété française / Eden Fight teinte son reggae de solo de guitares saturées, de percussions endiablées et de quelques claviers tout en douceur. Doté d'un organe vocal impressionnant avec sa voix un rien féminine, il nous fait parfois penser à Baby G ou Saeteuml;l ; c'est vous dire la justesse avec laquelle il chante. Particulièrement influencé par l'école jamaïcaine de Waterhouse (Michael Rose, Yami Bolo, Junior Reid et consorts), il lâche quelques gimmicks ici et là et livre des vocalises d'une précision remarquable. Quelques clins d'oeil à ses idoles se glissent dans l'album, comme sur Glory où la voix de Yami Bolo est discrètement samplée sur une belle refonte du Night Nurse de Gregory Isaacs modernisée avec succès. Un titre dans lequel il remercie le ciel d'être en vie.D'autres tunes recyclent les thèmes habituels du reggae comme Stronger, Natty Roots ou Union (où l'on reconnaît un bref hommage au Master Blaster de Stevie Wonder), mais l'artiste aime aussi parler de sa vie personnelle en abordant les ruptures amoureuses (Take you Down et Résignation) ou les aspects plus bretucirc;lants de l'amour (Real Devotion et Love and Emotion sur le Tribute to Dennis Riddim de Street Rockaz). L'amour de son île, il en parle aussi avec Retour au pays et ses quelques lyrics en créole. L'album se conclut avec les remixes de Natty Roots et Sa ou ni a fé en mbalax, une musique sénégalaise très rythmée proche de la soca. De quoi montrer encore l'ouverture d'esprit de cet artiste talentueux.Reggaevolution n'est finalement pas si révolutionnaire que ça, la plupart des titres s'inscrivent dans un registre new roots assez classique, mais le trait d'union entre le passé et le présent, entre les traditions et la nouveauté, se ressent très bien tout au long de l'album. On valide !Tracklist :1 - Take you Down2 - Glory3 - Frère4 - Sensimilla5 - Natty Roots6 - Real Devotion7 - Love and Emotion8 - Résignation9 - Sa ou ni a fé10 - Retour au pays11 - Alone12 - Union13 - Stronger14 - Natty Roots M'Balax Version15 - Sa ou ni a fé M'Balax Version
Source : reggae.fr | 2017-12-01 01:00:00.0
A un auditeur de l’émission Couleurs tropicales qui demande la date de sa retraite artistique, Youssou Ndour répondra : «Je ne sais pas !» «Il peut me demander quand est-ce que j’arrêterai d’apparaître sur scène. Ça, c’est possible, mais la musique, je la ferai jusqu’à mon dernier souffle», indique l’artiste. Il poursuivra pour expliquer : «La musique, ce n’est pas le football. En faisant de la musique, on ne fait pas du football où il y a des matchs à jouer et la retraite qui vient à un certain âge. Non, la musique c’est une passion.»
Par ailleurs, pour l’animateur de Couleurs tropicales, Claudy Siar, le lead-vocal du Super étoile ne pouvait manquer d’évoquer le Grand bal de Bercy qu’il anime depuis quelques années dans la capitale française. Et l’on apprend que Youssou Ndour aura parmi ses invités, le célèbre joueur de kora malien, Toumany Diabaté, père de l’étoile montante, Sidiki Diabaté.

«Le Grand bal véhicule une belle image de l’Afrique»
Le roi du mbalax dira ensuite : «Le Grand bal de Bercy, c’est un rendez-vous incontournable. C’est une jonction entre le public et nous (les membres du Super étoile). Il y a beaucoup d’émotion, le Grand bal de Bercy véhicule une belle image de l’Afrique, contrairement à ce qu’on montre ici.» La soirée de demain sera une occasion pour le Super étoile, à en croire son lead-vocal, de revisiter l’ensemble du répertoire. «Ce n’est pas un moment pour présenter un nouvel album, mais une continuité… Il y a les nostalgiques, les plus jeunes qui n’ont pas connu certaines chansons. Il y a surtout des rythmes mbalax qui seront présentés au public.»
«Le Grand bal est parti de mon club, le Thiossane, où les gens venaient à une certaine heure pour danser, écouter de la musique. Il y avait une ambiance extraordinaire. Et chaque fois que je venais en France pour des concerts à 20 h ou 22 h, des Africains ou des Sénégalais que je rencontrais me demandaient de transposer l’ambiance du Thiossane en France. Et nous sommes parvenus, au fil des années, à transférer l’ambiance du Thiossane ici à Paris. C’est une façon de créer une ambiance extraordinaire de fête.»
La suite de son propos traitera de la «belle époque» des musiques africaines dans les années 80. «Il y avait un mouvement qui avait pour mission de montrer que l’Afrique était le berceau de beaucoup de musi­ques. Beaucoup de musiques étaient parties de là-bas. Ça pétillait, il y avait de la création, de l’énergie…», se rappelait Youssou Ndour, qui parle de «période exceptionnelle» dont jouit la «nouvelle génération (d’artistes africains) qui reprend les classiques de la musique africaine».
mdiatta@lequotidien.sn

SOURCEPAR MAMADOU T. DIATTA

Source : xibar.net | 2017-11-17 19:07:00.0
Le Président Macky Sall a mis à profit le passage exceptionnel de Youssou Ndour sur Rfi hier, à la veille du Grand bal de Bercy, pour demander à l’artiste de composer une nouvelle chanson en l’honneur des «Lions» du football. Le roi du mbalax, Youssou Ndour, qui a bien accepté cette requête et qui plaide pour une union sacrée autour de l’Equipe nationale de football, ne veut pas de comparaison entre les «Génération 2002» et celle de Sadio Mané et Cie. L’artiste rêve aussi d’une finale France-Sénégal au Mondial 2018 et se dit opposé à la dévolution dynastique du pouvoir, une allusion au renversement du Président Mugabe au Zimbabwe.
Le temps d’une journée, le lead-vocal du Super étoile de Dakar et ministre-conseiller du président de la République a été la vedette de Radio France international (Rfi). La journée du roi du mbalax sur les ondes de la radio mondiale commence d’abord par une belle surprise pour l’artiste, une requête présidentielle pour tout dire. Celle du chef de l’Etat, Macky Sall, qui demande à Youssou Ndour de composer une nouvelle chanson pour les joueurs de Aliou Cissé, qui vont disputer l’été prochain la Coupe du monde de football 2018 en Russie. Et le Président Macky Sall de lancer sa demande : «Youssou, je te salue, je te félicite. Prépare surtout de bonnes sorties pour les Lions de la Téranga, puisque Moscou 2018, c’est maintenant.»
La qualification des Lions au Mondial n’est «que du bonheur», au regard de l’artiste qui y a «cru depuis très longtemps». Youssou Ndour n’en estime pas moins que «le Sénégal est un pays de football, qui a fourni énormément de grands joueurs et qui a joué une grande partition lors de la Coupe du monde de 2002. On attendait que cela soit confirmé et, cette génération (celle de Sadio Mané et Cie) a confirmé que le Sénégal a un potentiel». Il révèle avoir parlé au Président Macky Sall, au lendemain du tirage au sort des poules, des chances de qualification des Lions et suggéré à ce dernier «de tout faire pour que cette équipe soit accompagnée».
Conscient qu’«un seul joueur ne joue pas» au football, Youssou Ndour dira aussi dans l’émission Radio foot de Rfi que Sadio Mané pourrait aider à pousser l’Equipe nationale du Sénégal à «un niveau plus haut en Russie». «Sadio Mané, c’est quelqu’un qui peut prendre de grandes décisions sur le terrain et faire basculer un match», fait remarquer l’artiste.

Il rêve d’un «France-Sénégal en finale du Mondial 2018»
Youssou Ndour, qui rêve d’un «France-Sénégal en finale du Mondial 2018», est d’avis que son pays tout comme les autres qualifiés du continent ont «la possibilité de gagner la Coupe du monde. Les joueurs africains sont très performants dans les grands championnats européens, pourquoi ne le seront-ils pas à la Coupe du monde ?». Faisant allusion à la récente victoire du Nigeria sur l’Argentine de Lionel Messi en match amical (4-2), il note que les équipes nationales se valent plus ou moins. Toutefois, Youssou Ndour refuse qu’il y ait une comparaison entre la génération 2002 et celle des joueurs de Cissé. «Chaque génération a eu son époque pour marquer l’histoire. Je pense que la nouvelle génération a besoin de toute l’expérience de ceux qui composent la précédente pour progresser.»
Celui qui souhaite pour le Sénégal une stratégie différente de celle du Mondial 2002, appelle à une «union sacrée autour de Aliou Cissé, qu’on l’aide énormément». Le lead-vocal du Super étoile plaide également pour des «des contributions afin que l’Equipe nationale aille le plus loin possible dans cette Coupe du monde. Parce qu’il ne s’agit pas d’y aller pour faire de la figuration».

Zimbabwe : Opposé à la dévolution dynastique du pouvoir
Réagissant sur l’édition d’information Afrique midi à titre personnel sur le renversement du Président Robert Mugabe au Zimbabwe, Youssou Ndour appelle au respect de la Constitution. Et de faire remarquer : «(…) Nous sommes dans une République qui s’appelle République du Zimbabwe qui n’est pas une monarchie.» «Il y a eu des intentions de changer la Constitution, on a essayé de placer des hommes (allusion à l’épouse du Président, Grace Mugabe). Je pense que ce sont des choses inacceptables. On ne peut pas rester au pouvoir pendant plus de 30 ans et essayer de transmettre (par des voies non constitutionnelles) le pouvoir à quelqu’un d’autre. Je suis d’accord à ce propos avec la Société civile et les gens qui dénoncent cela», considère Youssou Ndour. Même s’il reconnaît à Robert Mugabe d’avoir «énormément fait pour son pays, pour la libération de son Peuple».
Sur un autre registre, pour être logique avec sa ligne politique, le ministre-conseiller du chef de l’Etat annonce qu’il ne sera pas candidat à la Présidentielle de 2019. Puisqu’il va soutenir le Président Macky Sall pour l’aider à obtenir un second mandat.
D’autres questions ont aussi été abordées par Youssou Ndour sur les ondes de Rfi où il a échangé avec le célèbre trompettiste camerounais, Manu Dibango, qui avait aussi bénéficié de la même invitation, il y a quelques années. Ce dernier a évoqué avec Youssou Ndour la Couverture maladie universelle (Cmu), le trafic des médicaments de la rue et les droits d’auteurs. L’artiste sénégalais parlera également de sa prime obtenue au Japon (75 millions de francs Cfa) allouée à la mutuelle santé des artistes, le drame de l’émigration avec les politiques migratoires de l’Europe qu’il dénonce, le terrorisme, le franc Cfa qui est «une question technique» à laisser aux experts, la situation en République centrafricaine en convoquant le titre One Africa composé en duo en 2014 avec l’artiste centrafricaine, Edile Mamba, pour le retour de la paix en Rca et surtout… le Grand bal de Bercy prévu demain à Paris

(Voir par ailleurs).
mdiatta@lequotidien.sn


Source : xibar.net | 2017-11-17 18:59:00.0

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