Artistes et Groupes de N'dombolo
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Actualité : Artistes et Groupes de N'dombolo
Personne, à la séparation des « frangins » de Wenge Musica 4x4, en 1997, ne donnait beaucoup de chance à Werrason par rapport à JB Mpiana.
Maigres, les tentatives de réconciliation
Chacun deux a préféré regarder dans « sa » direction. Wenge Musica, un groupe de jeunes de Bandalungwa, qui aura marqué la musique de la R-dC à partir des années 80; représentait un symbole fort.
D’autant plus que la musique actuelle évolue sans doute sous le label de Wenge. Cet ensemble musical constitue, pour la plupart, une génération charnière entre les vieux succès et la musique Ndombolo.
Wenge, c est un esprit, un mode de vie à la philosophie de la SAPE (société des ambianceurs et des personnes élégantes) inventée par Papa Wemba, les « Anges adorables » ont ajouté celle de belles voitures (Wenge Socimat - le concessionnaire des Mercedes -), celle de nicher à Ma Campagne ou Mont Fleuri, le Neuilly de Kinshasa, Les des sont jetés.
En 1997, la grande question a été: qui va incarner cet esprit ? A l’époque de la splendeur de Wenge Musica (80-90), ces jeunes garçons de Bandal se présentaient en public comme des « frères d’une même famille » Wenge, ce fut une époque, celle des BCBG.
Et Werrason et JB Mpiana demeurent les icônes de cette génération sortie de nulle part au grand dam des aînés de Zaïko Langa Langa, Viva la Musica, Empire Bakuba et Victoria Eleison.
Mais de deux, qui allait vraiment incarner le clan Wenge ? Bien des bookmakers n’ont pas hésité à pronostiquer en faveur de JB Mpiana qui a rallié à sa cause le gros de la troupe et pas de moindre. Alain Makaba, Blaise Bula, Alain Mpela, Tutu Calugi, Burkina Faso et les autres. Tandis que Werrason s’est retrouvé avec Didier Masela et Adolphe Dominguez, auxquels se sont joints Jus d’Eté Mulopwe Ferre Gola, Bill Kalonji, Celeo Schrarnme, Kabosse, Didier Lacoste, Serge Mabiala, etc.
La « polémique » dans la musique de R-dC née de la dislocation de Wenge Musica et ravivée par le phénomène « Plein » (affluence dans les concerts) va servir de déclic. Et contre toute attente, Werrason se révèle « one man show » à l’instar d’un certain Gaby Lita Bembo et plébiscité pop star, comme un certain Papa Wemba avant lui.
Plus que les âmes, JB Mpiana et Werrason vont poursuivre leur lutte de leadership en allant à la conquête de grandes salles et des stades au pays et à travers l’Europe Olympia, Zénith Bercy, LSC, Elysée Montmatre... Et depuis 14 ans, Werrason règne sans partage sur la musique r-dcongolaise.
Alain Makaba, Blaise Bula, Alain Mpela, Tutu Calugi, Burkina Faso et les autres. Tandis que Werrason s’est retrouvé avec Didier Masela et Adolphe Dominguez, auxquels se sont joints Jus d’été Mulopwe, Ferre Gola, Bill Kalonji, Céléo Schramme, Kabosse, Didier Lacoste, Serge Mabiala, etc. La « polémique » dans la musique de R-dC née de la dislocation de Wenge Musica et ravivée par le phénomène « Plein » (affluence dans les concerts) va servir de déclic. Et contre toute attente, Werrason se révèle « one man show » à l’instar d’un certain Gaby Lita Bembo et plébiscité pop star comme un certain Papa Wemba avant lui. Plus que les aînés, JB Mpiana et Werrason vont poursuivre leur lutte de leadership en allant à la conquête des grandes salles et des stades au pays et a travers l’Europe: Olympia, Zénith, Bercy, LSC, Elysée Mont Marthe...
Et depuis 14 ans, Werrason règne sans partage sur la musique r-d.congolaise comme l’artiste le plus populaire. Le statut de pop star nationale, il le doit a son ingéniosité sur le podium. Avant lui, il n’y a eu que Gaby Lita Bembo Libek qui était considéré comme une machine de scène. A plusieurs reprises, Werrason a fait la démonstration de sa force.
Son premier concert au Zénith de Paris est un haut fait d’armes. Mais le double concert dans la mémé salle parisienne, en mars 2010, l’aura été davantage. Jamais, auparavant, Werrason n’avait commenté un événement dont il était au centre comme il l’a fait pour ce double Zénith.
« Tant qu’il n’y aura pas un spectacle Werrason et 13 Mpiana, le Roi de la forêt sera toujours la pop star », tranche un bookmaker. Un projet avait été mis en route en 2007 à l’initiative d’une entreprise brassicole de la place qui a sous son giron (sponsoring) les deux anciens compagnons dans Wenge Musica. Mais pour des raisons d’ « ordre public » évoquées par les autorités deKinshasa, ce concert jumelé « fara-fara » (phare à phare) avec Werrason et JB Mpiana prévu le 29 décembre 2007 au stade des Martyrs a fait flop.
Pour nombre de Kinois cet événement s’il a lieu sera un des faits les plus marquants en musique de R-Dc.
Malgré la montée en puissance de Fally Ipupa et Ferre Gola qui incarnent désormais le leadership de la musique r-dcongolaise au pays voire à l’étranger, Werrason reste le champion toutes catégories.
Ses concerts sont dansants à souhait « Nous jouons de la musique pour faire plaisir a nos fans mais aussi à tous les mélomanes », soulignent les Werra boys.
Comme « Sous sol », comme « Alerte générale », comme « Temps présent », « Techno Malewa, volumes I et II» est une révolution déclarée Werrason dont la rage de vaincre est toujours intacte chez lui c’est d ailleurs ce que le journaliste Fostino Ntumba dit dans son livre consacré au leader de Wenge MM « Werrason La rage de vaincre » présenté le 25 octobre 2010, au Centre Wallonie- Bruxelles de Kinshasa.
«Techno Malewa suite et fin » a été lancé en prévision de la double production de Werrason et son groupe à l’Olympia de Paris, initialement prévu en décembre 2010. Mais à cette époque les groupes de musique ont dérogé à la tradition qu’ils se produisent en Europe pendant la période des fêtes de fin d’année.
Depuis l’affaire Wazekwa en Belgique, condamné avec sursis à 2 ans de prison pour trafic d’êtres humains (immigration clandestine) sous le couvert des activités musicales, les chancelleries occidentales ont indexé les musiciens et les sportifs dans l’octroi des visas.
A cela se sont ajoutées les menaces et intimidations des « Combattants Bana Congo ».
Par le passé, JB Mpiana qui n’est pas n’importe qui dans le monde du show biz rdcongolais et l’un des chanteurs les plus populaires du pays, n’avait plus mis les pieds pendant quatre ans en Europe pour cause du « Phénomène Ngulu ».
Cette pratique qui consiste, pour les patrons des groupes musicaux rdcongolais à faire voyager sur le vieux continent, des candidats à l’immigration, payant jusqu’à 4000 euros, sous le couvert de leurs activités musicales Nyoka Longo s’est retrouvé en prison à Bruxelles et Papa Wemba à Paris à la suite de l’affaire « Ngulu ».
Il semble que depuis une dizaine d’années, les musiciens de la R-dC sont sous surveillance. Tous seraient indexés. D’où la crainte qui s’empare de certains d’entre eux. Crainte de se voir rattraper par la justice il n’ y a que Fally Ipupa et Werrason qui sont désormais plus à l’international.
Werrason qui en a été victime en 2010 et 2011 sensibilise ses pairs à propos des Bana Congo qui s’illustrent en Europe en sabotant les productions des musiciens vivant au pays.
Lors de sa tournée euro- américaine plutôt mouvementée par le fait de fameux « Combattants », ces Congolais de la diaspora connus pour leur extrémisme et leur hostilité au pouvoir en place en R-dC, le leader de Wenge MM avait promis d’organiser dès son retour à Kinshasa, une marche géante dans le cadre de protestation contre les violences faites à la femme dans la partie orientale du pays.
L’initiative avait séduit ceux qui avaient juré de lut mener la vie dure et de l’empêcher de jouer en Europe et au Canada.
Alain Diavita/Le Soft
Comment cet ancien élève mécanicien, devenu par la suite chauffeur, est-il arrivé à la musique ? Comment a-t-il aussitôt pris « fait et cause » pour Paul Kamba (Tata Pôlhô) qu'il immortalisa dans un véritable hymne à sa gloire alors qu'il ne l'avait jamais rencontré ? Moundanda explique tout. Franck Onday Akiera a bien voulu partager ce témoignage avec Les Dépêches de Brazzaville, au moment où Moundanda, l'une des figures emblématiques de la musique congolaise, sera porté à sa dernière demeure le 13avril.
Naissance
« Je m'appelle Moundanda di Mawono Antoine. Mon deuxième nom " di Mawono " est jusqu'à présent resté inconnu du public. Ma date naissance ? Euh... je ne pourrais pas vous dire quand, exactement. Mais sachez que sur mes papiers c'est écrit : né vers 1927. Vous voyez ! Il faut fouiller la géographie de Mantessa. C'est mon village, situé entre le district de Kinkala et celui de Mindouli (Pool). Di Mawono est le nom de ma famille. Plus tard, quand je serai au village, on dira " voila, Ta Mawono est venue ! ". Avant d'arriver à la musique, j'ai été quatre ans durant élève mécanicien et boy chauffeur. Je dois avouer que je n'aimais pas ce métier, mais les gens me forçaient. Tout de même, d'élève mécanicien, je deviens boy chauffeur, en 1951, j'obtiens mon permis de conduire. Je parcourais les trajets Brazzaville, Gamboma, Abala, Okoyo jusqu'à Kellé. De longues distances. »
Mampouya Albert m'a rendu fou du likembé
« En 1952, de retour à Brazzaville, j'ai rencontré quelqu'un qui jouait d'un instrument appelé " likembé ", ou si vous voulez " la sanza ", une sorte de piano à lamelles métalliques. Il s'appelait Albert Mampouya. Il jouait si bien de cet instrument qu'il me fascinait et me subjuguait. À force de le regarder jouer, l'envie irrésistible de l'imiter ne m'a plus quitté. Je suis subitement tombé amoureux de cet instrument ; exactement comme une épouse amoureuse abandonne son foyer pour rejoindre " l'appel de son cœur ", l'amant bien aimé ! J'étais vraiment fou, fou de cet instrument que j'aimais par-dessus tout ! J'abandonnais Brazzaville, parfois pendant deux mois, et l'isolement du village m'aidait à vite assimiler l'apprentissage du likembé. C'est ainsi que j'ai appris à jouer de la sanza à partir de 1951. »
Fils spirituel de Paul Kamba
« Le 18 avril 1953, je suis rentré au studio Ngoma à Léopoldville (Kinshasa), où j'ai enregistré mon premier disque intitulé Mabélé ya Pôhlô (la terre, le pays ou la patrie de Paul - NDLR). Ce coup d'essai fut un immense succès qui fit bouger Léopoldville et Brazzaville et m'apporta la gloire. J'ai compris que j'avais trouvé un métier. »
Connaissiez-vous Paul Kamba ?
« Non. Quand Pôhlô (Paul) Kamba jouait, nous étions de simples " nguembos " (spectateurs, badauds, fans), et nous le regardions jouer. C'était à la grande école de Poto-Poto. Les spectacles avaient lieu dans les années 1944-45-46, jusqu'en 1949. Pôhlô est mort en 1950. Pôhlô Kamba faisait bouger tout le monde. Il faisait bouger Brazzaville comme Léopoldville. Parce que Léopoldville, dans le temps, n'avait rien. C'est Pôhlô qui jouait et ici et là bas. C'est ainsi qu'il se rencontrait souvent avec Wendo qui sur l'autre rive, animait une réplique de " Victoria Brazza ", l'orchestre de Pôhlô Kamba (...) Je me considère comme le fils spirituel de Pôlhô Kamba. C'est bien cela. C'est-à-dire qu'après la mort de Pôhlô, c'est moi qui l'ai remplacé comme leader musical de notre pays. J'ai animé successivement les années 1953, 54, et 55. Après les Bantous (l'orchestre Les Bantous de la capitale - NDLR) ont pris la relève. Après mon premier succès Mabélé ya Pôhlô, en 1954, j'ai sorti Nzila ya Ndolo. Cette dernière chanson commence par les vers immortels : " Poto-Poto mboka monene, Solo Kinshasa Poto moyindo " (Poto-Poto est grand, mais Kinshasa est la métropole noire, l'Europe noire). »
Pouvez-vous nous expliquer cette comparaison ?
« Oui. Quand je suis arrivé à Kinshasa, j'ai découvert combien cette ville était grande et belle et que l'on ne pouvait pas la comparer à notre capitale. Poto-Poto s'arrêtait alors au niveau de la rue Mbochis. Le rond-point de Poto-Poto tenait lieu de centre de gravité de l'animation citadine. Ce qui est actuellement Moungali n'était alors qu'une vasière. On n'y allait que pour jouer au ballon. Dans le même temps, les Flamands avaient déjà bien aménagé Kinshasa, car c'était leur ville. En ce temps-là, il y avait des magasins où un Noir ne pouvait pas mettre pied. Lorsqu'on revenait de Kinshasa, on était auréolé et plein de succès dans la société. Toutefois, dans cette chanson, je mettais en garde contre les mirages de Kinshasa, car une vie dissolue pouvait conduire au vol puis à la prison (de Ndolo) où l'on vous faisait porter une tenue de bagnard. »
Comment appréciez-vous votre évolution musicale depuis les années soixante jusqu'à maintenant (l'année 1999) ?
« Je suis toujours en place, je suis l'homme qui marche. Bientôt je vais voyager parce que je viens de sortir un CD. »
Comptez-vous changer de style au regard des évolutions actuelles ?
« Ah ! Non, je continue sur cette voie. Mon tube Kessekesse (Qu'est-ce que c'est ?) s'inscrit bien dans cette voie ! »
Moundanda, le plus jeune de la génération des Wendo, Adou Elenga et autres
« J'ai de bonnes relations avec Wendo. Je l'ai invité à dîner lors de son récent passage à Brazzaville pendant le Fespam (de 1999, NDLR). D'ici là, je serai son invité à Kinshasa. Par le passé, quand j'allais à Kinshasa, je rencontrais Wendo, Bokassa Léo, Déchango, Adou Elenga, Franck Lassan, Bossélé François, d'Oliviera, les Albinos qui jouaient avec un saxo. J'avais rencontré Rossignol, j'avais chanté avec Kabasselé Kallé à Bangui quand nous y sommes rendus pour l'ouverture du bar Rex. J'ai côtoyé Tino Barosa et le défunt Déchaux qui vient de nous quitter, y compris Nico Kassanda avec lequel j'ai joué au cinéma Vog. Il y a aussi Torro Mouanga Paul avec lequel j'ai chanté Henriette, mwasi ya Mouanga et Jimmy. J'étais le plus jeune d'eux tous. J'avais de bonnes relations avec François Bossélé qui me promenait à Kinshasa lors de mes différents séjours dans cette ville. Quand il est mort, je crois en 1956, il devait avoir 27 ans. Adou Elenga, lui, était de loin mon aîné. Il est décédé dans les années soixante quand j'étais déjà à Brazzaville. »
Au soir de votre vie, avez-vous à votre tour un fils spirituel pour la relève ?
« Là-dessus, hélas, je crois que c'est non ! Est-ce que je suis inimitable ? Je crois que non. Le problème est que les jeunes d'aujourd'hui pensent plus profits financiers que musique. Eux, ils tous jouent la même chose, dansent de la même façon. Maintenant c'est le ndombolo (Moundanda esquisse un mouvement avec ses épaules et s'esclaffe). Pourquoi le font-ils ? Parce qu'ils espèrent tous bénéficier des faveurs des fans en imitant le succès d'un des leurs. Cela procure de l'argent, mais dans le même temps la diversité est étouffée.
Pour revenir à votre question, j'ai eu un gars en qui un moment j'avais placé mes espoirs. Il a tôt fait de me décevoir à force de chercher sans jamais la trouver l'inspiration à travers les effluves bleues du cannabis. Toutefois, je reste confiant. Quand bien même de mon vivant, je ne voyais pas le continuateur de mon œuvre, je dirai tout simplement que cela se passe de la même manière que lors du relais entre Pôhlô et moi.
Source : Lumières équatoriales du 11 octobre 1999.
Et l’orchestre Wenge Tonya Tonya, depuis sa fondation qui remonte en 1999, ne se lasse point. Entre deux productions, il est en studio pour enregistrer un opus.
Sans parler d’autres tubes que Tata Mobitch a propulsés sur le marché du disque, nous nous focaliserons seulement sur son dernier album intitulé « Suspension ».
Cet album continue encore à faire parler de lui dans le circuit musical contemporain. L’orchestre Wenge Tonya Tonya se trouve, une fois de plus, en studio pour enregistrer un maxi-single de six chansons qui va s’intituler « Intouchable ».
Une véritable réserve de belles mélodies que les mélomanes se disputeront pour l’avoir à sa sortie prévue pour bientôt et selon son producteur qui en est le propulseur.
Qui est Adolphe Dominguez, le patron de Wenge Tonya Tonya ? Auteur, compositeur, chanteur, Ebondja Adolphe Dominguez, ancien sociétaire de Tout Terrain Wenge Musica Bcbg 4x, où il a évolué aux côtés de JB Mpiana, Werrason, Blaise Bula, s’est fait une réputation grâce au beat « ndombolo »…
Dans Wenge Musica original, il s’est illustré à travers des best seller Wenge Musica vol1 & 2 en 1994 et, surtout, l’opus « Pleins feux » sorti en 1996.
A la scission de TT Wenge Musica Bcbg 4x4, en 1997, plusieurs groupes verront le jour, avec pour dénominateur commun le nom Wenge en compagnie d’Alain Makaba, Blaise Bula, Alain Mpelasi, Roberto Enkokota, Tutu Kaludji et Aimélia Alias, JB Mpiana Mukulu wa Bakulu fondent Wenge BCBG.
De son côté, Werrason ira monter « Wenge Musica Maison Mère » avec lequel, il s’est illustré, en 1998, dans l’opus « Intervention rapide ». Par la suite, chacun a pris son destin en mains et on verra Adolphe Dominguez fonder « Wenge Tonya Tonya ».
Didier Masela dit Fondé, va mettre sur pieds « Wenge Musica 4x4 ».
Infatigable, un autre rescapé de taille, Roi Soleil Marie Paul trône depuis des lustres, à la tête de son « Wenge El Paris » de même pour Aimé Bwanga qui dirige « Wenge Kumbela »; Manda Chante supervise le groupe « Wenge Référence » tandis que l’ingénieur Blaise Bula a mis en marche l’orchestre « Pondération 8 » qui pérennise le style « wenge »...
Né en 1966 à Kinshasa en République Démocratique du Congo dans une famille chrétienne, l’artiste-musicien-sapeur Adolphe Dominguez s’est formé au chant en autodidacte, agissant au son des sonates et symphonies de grandes sommités musicales nationales et internationales, tout en écoutant, en douce, à l’insu de ses parents, et ce, tous les soirs, un voisin jouant de la guitare.
La musique et la danse étaient au carrefour de sa vie...Mais, il s’inspire des réalités et de l’imaginaire congolais pour composer ses chansons. Philosophe, amoureux de la liberté, Adolphe Dominguez dit « Trinita Bush » est, avant tout, un humaniste...
Après son premier album personnel, « Affaire Tonya Tonya », il invite plusieurs célébrités de la musique congolaise sur à découvrir son dernier disque « Suspension » où on retrouve en bonne place les voix de Koffi Olomide « Le Rambo », Pascal Phoba, Didier Lacoste sans omettre la sonorité de la guitare de Pépé Manuaku Waku qui n’a jamais cessé de valoriser le style populaire…
Kingunza Kikim Afri/L’Avenir
Par son goût venu de la tradition bantoue, par le choix des thèmes, l’indépendance d’esprit et l’authenticité des faits révélés, Gabriel KINSA met en scène un véritable héritage culturel fait de Jazz, d’Afro-beat et de Folk, hauts en couleurs.
Il investit à travers les 12 titres, plusieurs ressources issues du monde des symboles qui s’approprie la tendance de la musique de variétés, la musique black dans ce qu’elle a de plus originale et rythmique.
En achetant cet album « Zulu », les consommateurs congolais s’engagent dans la lutte contre la rumba au rabais, la rumba truffée des dédicaces (« Mabanga »), pour soutenir une nouvelle musique qui s’animent des arrangements, de nouveaux tempos accessibles par toutes les générations.
L’album « Zulu » réalisé par les Editions Acaria avec la collaboration des musiciens LOLITA, GUEM, THEO-BLAISE, DIBLO et MAX, est actuellement dans les bacs.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
Contact : Gabriel KINSA :
Tel 0608375895
Mail: gabrielkinsa@aol.com
Site: www.gabrielkinsa.com
L’artiste est arrivé à l’aéroport Roissy Charles de Gaule (Paris) lundi matin. Il a été aussitôt interpellé par la police des frontières qui l’a remis à la police judiciaire.
Koffi Olomidé n’a plus séjourné à Paris depuis2009. A l’époque, alors qu’il n’avait pas encore été formellement mis en examen et que le juge s’apprêtait à le faire, il s’était échappé du Palais de justice de Nanterre pensant qu’il allait être incarcéré.
Depuis son retour en RDC, l’artiste n’avait plus voyagé avec son groupe pour des prestations scéniques à l’étranger. Il avait en revanche multiplié des concerts à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où il exécutait les œuvres de ses prédécesseurs. Ainsi, on l’a vu chanté les répertoires de Tabu Ley, Lutumba Simaro et ses propres tubes qui l’ont porté sur la scène africaine.
En janvier dernier à la sortie d’Abracadabra, son vingtième album, l’artiste avait assuré qu’il allait se rendre en France pour répondre à la justice de ce pays, clamant son innocence. Koffi Olomidé avait alors affirmé que ses anciennes danseuses qui l’ont traîné devant les juges l’ont fait pour des raisons d’asile afin d’obtenir facilement de permis de séjour en terre française.
Koffi Olomide, star de la Rumba et du Ndombolo, n’est pas le premier artiste congolais à faire l’objet des poursuites judiciaires en France. Récemment, le chanteur Félix Wazekwa avait été condamné à une peine de 2 ans de prison avec sursis dans une affaire de trafic d’êtres humains.
Rappelons également qu’en 2003, Papa Wemba un autre chanteur congolais suspecté d’être au cœur d’une affaire de trafic de visas et d’aide à l’immigration clandestine, à travers ses tournées musicales entre la RDC, la Belgique et la France avait été interpellé à Paris le 17 février 2003 et maintenu en détention pendant trois mois et demi.
Le 16 novembre 2004, le tribunal correctionnel français de Bobigny le condamnera à trente mois de prison, dont quatre fermes déjà purgés en 2003, et 10 000 euros d’amende pour « aide au séjour irrégulier de clandestins sous couvert de ses activités musicales ».
AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE (AEM) : Aimé Buanga, vous venez de produire un documentaire sur le parcours du chanteur Papa Wemba, comment ce DVD a-il-été accueilli ?
AIMÉ BUANGA (AB) : Je vous assure que le DVD de Papa Wemba « Sur les traces du monument vivant » a été très bien accueilli par tous les publics, africains comme étrangers sans oublier que ce sont des images inédites, et le fait que tous les jeunes qui sont aujourd’hui dans la trentaine ne connaissaient pas totalement l’histoire, moins encore la grandeur de ce grand monsieur de la musique congolaise. La preuve, j’en suis déjà au deuxième tirage moins de 10 jours après sa sortie. Concernant le nombre exact du tirage, je ne peux le divulguer pour l’instant, mais je peux vous assurer que c’est un très bon produit qui se vend très bien. N’eût été la morosité actuelle du marché, ce produit allait cartonner encore trois fois plus.
AEM : Avant ce DVD de Papa Wemba, quels autres produits avez-vous réalisés ou distribués ?
AB : Ma société Esselta a déjà produit mes albums personnels dont le dernier « Vert vert toleka »*sorti en 2003, « Figure de style » de l’artiste Mirage Supersonic et coproduit avec Blaise Bula l’album « Balia Ngando ». Par contre, en distribution souvenez-vous des albums « Munduki » de frère Patrice Munsoko (le frère de Werrason), « Que demande le peuple » de Félix Wazekwa, « Bénédiction » de Chancelier Desi Mbwesse, « Danger de mort » de Jordan Kusa, « Bombe anatomique » de Jean Goubald, « Nakeyi nako zonga » de Charles Mombaya, « Epaka » de Pharaon, « Lifelo ya mondele » d’Abeba Lipordo... la liste est tellement longue vu le catalogue que je détiens, contenant des vieilleries allant de Franco aux jeunes groupes en passant par Bavon Marie-Marie et autres.
AEM : Et la plus grosse vente ?
AB : L’artiste qui a le plus vendu sous mon label est le frère Patrice avec « Munduki » en distribution et Mirage Supersonic en production.
AEM : Depuis combien de temps êtes-vous dans la profession (production) ?
AB : La maison de production Esselta est née en 2002 et m’a vraiment porté bonheur, et enrichi mon carnet d’adresses. J’ai eu la chance et le courage, étant musicien, de produire seul mes albums et cela a été pour moi un très bon apprentissage ; ça m’a forgé, fortifié et m’a permis de comprendre tous les rouages de ce métier. Je remercie, en passant, mes distributeurs de l’époque : B. Mas Production, Rigo Makengo, JPS production et Sonodisc.
AEM : On ne vous voit plus sur scène et encore moins en studio, avez-vous rangé définitivement votre guitare ou votre micro ?
AB : Ma guitare ? Oh ! C’est une histoire ancienne, car dans Wenge Kumbela je n’avais jamais joué la basse sur scène, je chantais uniquement. Par contre, il m’arrive de laisser mon empreinte au studio dans quelques chansons de mes albums, histoire de compléter les bassistes. Actuellement je prépare mon come back
AEM : Avec quelle ossature ?
AB : Ce come back je le prépare avec un nouveau concept, basé sur un nouveau style musical différent de celui que j’ai l’habitude de faire. Quant au groupe, mes musiciens me sont restés fidèles mais il y a une nouvelle vague beaucoup plus jeune qui va le renforcer. Donc, Wenge Kumbela était en pause mais revient bientôt après la sortie de mon nouvel album. Le titre de l’album sera communiqué dans très peu de temps lorsque les programmations seront finies. C’est un album de 8 titres qui sortira en septembre 2012
AEM : Quelle aura été l’étape la plus marquante de votre carrière ?
AB : La création de Wenge Aile Paris dont je suis encore le fondateur, la découverte des USA avec B Mas en 1993, ma grande tournée aux sultanats arabes en 1995 en carrière solo.
AEM : Enfin, quels souvenirs gardez-vous de vos années Wenge ?
AB : Des années Wenge je resterai à jamais marqué par l’esprit du travail en équipe, la fraternité qui régnait entre nous depuis la création de ce groupe mythique et la persévérance dans ce métier. Comme anecdote, je me souviendrai toujours de ce jour de 1984 où nous sommes revenus à pied et en pleurs de la Borne (IPN) jusqu’à Bandal quand nos aînés de Zaïko Langa Langa nous avaient refusé de jouer en première partie de leur concert estimant qu’on n’en avait pas la capacité. Je me souviens aussi de la première fois que le vieux Saak Sakoul nous avait prêté ses instruments pour une séance de répétition chez lui. C’était donc la première fois que nous prenions le premier contact avec les instruments électriques. Je voudrais clore cet entretien en remerciant tous ceux qui ont oeuvré pour le clan Wenge, je citerai Saak Sakoul, Général Defao, Joly Mubiala, Niko Bwakongo, Mimi Ley, Ambassadeur Quija Brown, Papy Kimbi, Wadeni Mulamba, Vieux Mavo, Vieux Domi (Wenge)... Ainsi que ceux que je n’ai pas pu citer faute de temps.|
Propos recueillis par Jossart Muanza
* [1]
Notes:
[1] Paru en 2003, le CD Vert Vert Toleka d’Aimé Buanga reste fidèle aux beats soukouss et ndombolo du groupe Wenge Kumbela... Titres : 1. Vert Vert Toleka ; 2. Aminata ; 3. Bakule ; 4. Caina ; 5. Fomu "Fondation Mundele" ; 6. Chemin Vers ; 7. Mort subite ; 8. Vie sociale ; 9. La Dame de fer ; 10. Divorce ; 11. Livre d’Or
Quentin Loubou
Les poulains du chanteur Saint Petro, fatigués d'attendre leur leader qui, séduit par Paris, s'y est installé depuis quelques années, ont décidé de se réunir et créer, en 2010, le groupe Espoir du Congo. Le groupe est mené par Fresnel Nkoukouta, dit Café fort.
Malgré le talent de chacun des musiciens, ces derniers, comme tous les artistes congolais, rencontrent de nombreuses difficultés pour produire leur musique. Ils parviennent toutefois à enregistrer Sacrifice, un titre chaud dans le registre du pur Ndombolo. Aujourd'hui ce morceau est promu à un bel avenir, à en croire le nombre de producteurs désireux de se lancer dans l'aventure.
Le groupe est en effet prêt pour enregistrer un album complet de huit titres. Les spectateurs abondent à leur siège social, rue Abolo dans le 5e arrondissement de Brazzaville, lors des répétitions. Il est temps pour ces jeunes musiciens de sortir de leur ghetto, tant leur talent est salué lors des concerts et prestations promotionnelles.
Invité au dernier Fespam, le groupe peut être rassuré quant à la qualité du single lancé hier. Il n'y a plus qu'à leur souhaiter de pouvoir intégrer la grande valse des artistes qui font l'honneur du Congo.
Quentin Loubou
AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE (AEM) : Comment doit-on vous présenter ?
PRINCESSE JOSS KALIM (PJK) : J’aime me présenter comme une artiste multidimensionnelle parce que je suis un touche-à-tout ; je suis chanteuse, danseuse, actrice, chorégraphe. Je suis également dans l’événementiel. Mon nom est Princesse Joss Kalim mais connue à Kinshasa sous le nom de « La Grande », le nom de scène que Papa Wemba m’a donné.
AEM : Pouvez-vous nous narrer vos débuts ?
PJK : Déjà toute petite, je faisais la diva en imitant les grandes chanteuses. Je me souviens qu’à 13 ans, j’avais intégré mon premier groupe. Clandestinement puisqu’à l’époque ma famille ne pouvait pas accepter que je fasse la de musique. Ce groupe s’appelait Harambe et nous avions participé à un concours dont nous sommes sortis quatrième. Par la suite, on m’avait envoyée au Cameroun poursuivre mes études. Là j’ai intégré un groupe scolaire au niveau de la terminale. Après, j’ai intégré des groupes professionnels. J’ai eu la chance de jouer avec Richard Bona, mondialement connu aujourd’hui ; j’ai travaillé avec Eboa Lotin, juste avant sa mort. On avait un projet d’enregistrement, malheureusement la mort l’avait surpris et ledit projet n’a pu se réaliser. Je travaillais en tant que choriste avec pas mal de musiciens camerounais tels que Papillon. Tout récemment, j’ai travaillé avec Papa Wemba dans son album « Notre Père ».
AEM : Comment avez-vous intégré le groupe de Papa Wemba ?
PJK :J’ai toujours rêvé de travailler avec lui car c’est l’un de mes chanteurs préférés. Pour moi, c’est le meilleur. J’ai longtemps interprété ses chansons puisqu’avant de faire la carrière solo, je faisais les cabarets. Lorsque je suis venue à Kinshasa, c’était sur invitation de Barly Baruti qui m’avait présentée à Papa Wemba et le courant était vite passé entre nous. Il était venu m’écouter puisqu’il avait apprécié ce que je faisais et il m’a fait la proposition d’intégrer son groupe pour encadrer les jeunes chanteuses. Et je me suis dit pourquoi pas ?
AEM : Qu’est-ce que la participation dans l’album « Notre Père » vous a apporté ?
PJK :Je n’ai jamais fait partie d’un groupe tel qu’ils sont organisés en RDC. Au Cameroun et ailleurs où j’ai été, ce n’était pas le même genre. J’avais envie de vivre l’expérience d’évoluer dans un grand groupe congolais et de voir de l’intérieur comment les choses se passent. Et l’occasion m’a été offerte par Papa Wemba de porter ma voix dans les chansons « Six millions ya ba soucis » et « Mima ». J’ajouterai, parallèlement, que je menais ma carrière solo donc j’étais partagée entre mes propres concerts et accompagner Papa Wemba et son groupe. C’était une expérience enrichissante.
AEM : Après cette expérience, qu’êtes-vous donc devenue ?
PJK :Je continue mes prestations avec mon groupe et en même temps, je prépare mon propre album.
AEM : On vous reproche de jouer plus de la musique étrangère et pour un public majoritairement étranger pour ne pas dire occidentalisé…
PJK :Je dirais que je suis une chanteuse qui a cette richesse-là, c’est-à-dire le métissage culturel. J’ai eu plusieurs influences ; ce qui fait que je peux facilement partir du jazz au blues en passant par la Bosa latina, le Zouk et la rumba. Donc, je fais tout simplement le choix par rapport à l’image que j’ai voulu donner en RDC. Ici, tout le monde fait de la rumba, du ndombolo. C’est un terrain glissant dans la mesure où je le trouve trop simple. Avec le temps, cette musique a perdu beaucoup de crédibilité et je ne me retrouve pas dans cette musique. Les artistes ne font plus de bons textes mais ce qui prédomine c’est plus des guitares et des animations. J’avoue que je ne m’y retrouve pas. C’est peut-être aussi une question d’âge parce que je dois avouer qu’à un certain moment je le faisais parce que le public en demandait. Il faut également dire qu’on se retrouve dans un système macho où les hommes règnent en maître et où les chanteuses sont reléguées à de petits rôles de choristes et qu’on peut facilement s’en débarrasser selon leur bon vouloir. Donc, il est plus que temps que les femmes puissent s’affirmer. La musique congolaise est riche et je trouve un peu dommage qu’on présente au monde seulement ce côté-là. Aujourd’hui, on a l’impression, quand on a écouté une œuvre, de l’avoir déjà écoutée. Et à l’ère de la mondialisation, on doit s’ouvrir au monde. J’ai la capacité de passer d’un rythme à un autre. C’est pourquoi je joue une musique variée avec plusieurs influences pour que les gens découvrent mon vrai visage. Je fais une musique du monde de part mon identité. Je suis née d’un père Congolais et d’une mère Camerounaise. Les deux issus de plusieurs métissages. J’ai grandi entre la Belgique, la Hollande, la France, le Cameroun et le Congo-Kinshasa. Quoi que l’on dise, tous ces métissages sont en moi et font ma personne. Dans ma musique, on retrouve forcément tout cela.
AEM : Quels sont vos projets ?
PJK :Il est prévu un featuring avec Papa Wemba. C’était mon idée de départ avant d’intégrer son groupe. J’ai fait des voix dans l’album d’Evoloko Joker et dans celui de Wazekwa. J’ai participé dans l’album sur la paix au Congo aux côtés de Papa Wemba, Bozi Boziana et tant d’autres artistes. J’ai envie de travailler avec des artistes comme Jean Goubal, Lexxus, Pépé Manuaku, etc. J’ai soif de tous ces mélanges et les gens vont se retrouver dans mon album.
AEM : Quelles seraient les chanteuses qui vous ont inspirée ?
PJK :Il y’en avait beaucoup et il y’ en a encore autant qui m’inspirent aujourd’hui. Je commencerai par Abeti Masikini, Myriam Makeba, Tina Turner, Diana Ross, Dona Summer, Nina Simone et plein d’autres. |
Propos recueillis par Herman Bangi Bayo
Crée le 21-01-2012- 00h50 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE | Mis à jour le samedi 21-01-2012 11H35 AFRIQUE REDACTION PAR : LE POTENTIEL
Le pasteur Ngoy Mulunda, président de la CENI, n’a plus le cœur à l’ouvrage. Assailli de toutes parts, il serait sur le point de rendre le tablier. Que penser de
cette menace du pasteur-président ? Faut-il en rire ou en pleurer ? Les jours qui viennent fixeront l’opinion nationale et internationale. Car, entre intention et acte, il y a de l’espace et du
temps.
Toutefois, ce qui est vrai et demeure jusqu’à preuve du contraire, c’est que la CENI est aux abois. En réalité, elle n’a pas bonne presse dans l’opinion nationale
et internationale. Les boulets rouges viennent de partout.
Parties d’abord de l’Opposition, les attaques contre la CENI et son président ont été récupérées par la majorité au pouvoir (MP). Sans être apparemment structuré,
le «front commun contre la CENI» grossit ses rangs au jour le jour.
Le «péché» de la CENI serait, selon tous les mécontents qui ne cessent de l’exprimer tout haut, d’avoir «volé» le vote du souverain primaire. Ils sont plus de dix
mille à contester les résultats publiés jusqu’à ce jour. De quoi dire que la Cour suprême de justice a du pain sur la planche. Et le temps va couler abondamment avant de connaître les résultats
définitifs.
Faisant peu de cas de la perturbation enregistrée dans le calendrier électoral, le vice-président de la CENI s’est empressé d’indiquer que la publication partielle
des résultats n’avait pas de portée juridique. Qu’importe !
A tout prendre, le pasteur- président ne sait plus sur quel pied danser ni à quel saint se vouer. Son «ndombolo» chrétien semble dépassé. Au point qu’il serait à la
recherche d’une recharge pour un crédit confiance et crédibilité. Son tempo raisonne à contretemps au fur et à mesure que l’on publie les résultats des législatives nationales. Même les siens
l’ont renié, le faisant passer pour le «facilitateur» de ceux qui «nomment» des députés nationaux issus du scrutin du 28 novembre 2011.
Si, au départ les rapports des missions d’observations des élections ont été considérés comme de simples piques, les contestations des candidats aux législatives se
sont révélées de véritables flèches. Et les flèches, ça fait mal, quel que soit l’endroit du corps humain qu’elles atteignent.
A ce jour, l’homme a perdu de sa superbe. Il affiche un profil bas. Pris en sandwich, Ngoy Mulunda a craché sa hargne. En désespoir de cause, il a même menacé de
démissionner. Bluff, disent d’aucuns, estimant que le pasteur voudrait se dédouaner. Or, la CENI a pris eaux de toutes parts et tangue dangereusement, voire pitoyablement.
Le naufrage est à craindre. A moins que toutes les recommandations formulées soient prises en compte dont les dernières en date viennent de l’Organisation
internationale de la Francophonie avec laquelle la RDC est en programme.
Seulement, voilà : Rone ne s’arrête en si bonne route. Il compte explorer et exploiter la masse sonore léguée par José Missamou, monstre sacré du wawanco aujourd’hui décédé. Il n’y a pas meilleur hommage qu’un neveu puisse rendre à un oncle, hommage fondé sur le principe kongo « wa dia fwa, yika dio » ou l’art de fructifier l’héritage, un peu à l’image des talents dont parlent Les Ecritures qu’il s’agit de rendre à Dieu (c’est-à-dire au public) après les avoir multipliés quand Il (Dieu) vous les prête.
La musique étant une totalité, Ron Lloyd met également l’accent sur la danse dont l’exécution dans ses clips est réalisée par des danseuses sélectionnées grâce à un sévère casting et dont la plastique donnerait le vertige à un moine. Ron Lloyd, cela va sans dire, ne se borne pas à chanter. Il danse aussi et fait danser des nanas nées en France, dotées d’une expression chorégraphique qui confirment l’adage que les black ont le rythme dans la peau.
Rénovation
La rumba congolaise a besoin d’être rénovée et restaurée. Dire cela es d’ailleurs d’une affligeante banalité. Ironie du sort, voilà que de plus en plus cette rénovation/restauration vient des artistes comme Passy, Abdel Malik, Air CFA, Ron Lloyd, issus de la diversité , bénéficiant d’une puissante technologie et dépositaires, bien entendu, d’une double culture, occidentale et africaine.
Ron Lloyd s’inscrit naturellement dans cette lignée pluriethnique et multidisciplinaire associant d’une part rumba et rock, d’autre part électronique et psychologie, voire même sociologie. Le résultat est tout simplement fabuleux.
L’année 2012 qui démarre nous promet des sons encore plus mortels du point de vue de la puissance. Le public, selon Ron Lloyd, peut alors espérer savourer cette créativité à laquelle l’avait habitué des maîtres comme Paul Kamba, Moundanda, Essous, Kallé, Franco, et enrichie (la créativité) des progrès de la science.
Du haut du Panthéon des musiciens, les frères Missamou (Faustin et José) peuvent être fiers de toi. Bonne année 2012, Ron Lloyd.
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
Les Dépêches de Brazzaville (LDB) : Pourquoi avoir intitulé votre album Le monde est méchant ?
Nzeté (NZ) : Ce titre m'a été inspiré par les récentes actualités dans le monde, tous les troubles que nous voyons, les guerres, les crises, les famines. J'ai l'impression que l'être humain est habité par un esprit de méchanceté. Ce titre est un appel à ce que chacun de nous prenne conscience du mal qu'il fait à son prochain. Dieu nous enseigne l'amour ; pourquoi sommes-nous alors si méchants ? Nous devons nous poser des questions et changer nos comportements.
LDB : Combien de titres votre album comprend-il et quels sont les thèmes abordés dans vos chansons ?
NZ : Cet album contient dix titres, qui touchent un peu à toutes les tendances musicales actuelles, à savoir le ndombolo, la rumba, le coupé-décalé ; il y a même un peu de rap et de R'n'B. Quant aux thèmes, je chante l'amour, les difficultés sociales, la paix, la réussite, la guerre, etc. Sans fausse modestie, c'est un album dans lequel tout le monde devrait se retrouver, des enfants aux adultes.
LDB : Le public vous a connu sous le pseudonyme de Nzété Oussama. Pourquoi avez-vous décidé de vous défaire de ce pseudonyme controversé d'Oussama ?
NZ : Vous savez, ce nom correspond à une époque de ma carrière musicale qui est derrière moi. Aujourd'hui, j'estime avoir franchi un palier, je travaille avec une société de production sérieuse, organisée, qui à des projets et des ambitions énormes pour moi : je me dois donc d'incarner l'image de marque de Letiok Production. Avec un titre d'album comme Le monde est méchant, on ne peut pas condamner la méchanceté et se faire appeler « Oussama ». Et puis, Nzeté (arbre) a une signification importante dans notre pays. J'adhère et je soutiens à 100% le combat écologique et environnemental que mène le président de la République. J'en profite d'ailleurs pour dire que désormais, à chaque Journée de l'arbre, nous organiserons un évènement symbolique pour encourager les Congolais à sauvegarder leur environnement.
LDB : En écoutant votre album, le titre Plus jamais ça a retenu notre attention. Quelle a été votre source d'inspiration ?
NZ : Cette chanson, comme vous avez pu le remarquer, a été composée sur un rythme R'n'B pour qu'elle ait un écho international, pour que les gens comprennent que la guerre est un frein au développement de nos pays et de notre continent. Plus jamais ça est simplement un appel aux gens pour que chacun sache qu'il faut préserver ce que nous construisons aujourd'hui. Aucune querelle, aucun antagonisme ne peuvent justifier la guerre et la destruction de nos biens. Je pense que les Congolais l'ont déjà compris, mais c'est toujours important de le rappeler de temps en temps, car il faut reconnaître que notre pays revient de loin et que nous devons chérir la paix que nous avons aujourd'hui.
LDB : Le public congolais vous a découvert comme chanteur de coupé-décalé, vous venez dans cet album de vous lancer dans la rumba. Êtes-vous certain d'avoir su relever le défi qu'exige ce style musical ?
NZ : D'abord, sachez que je suis un musicien capable de tout faire. Je refuse de m'enfermer dans un style au risque d'avoir une carrière éphémère. La rumba est un style qui m'est familier contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser. J'invite le public à écouter cet album et à découvrir des titres comme monsieur O, Ainsi va la vie, ou Mon bébé. Et je crois qu'ils ne seront pas déçus.
b[LDB : Vous êtes le second artiste congolais sur lequel la maison de production Letiok mise. Comment a eu lieu votre rencontre et que pensez-vous lui apporter ?
LDB : Vous rentrez d'Afrique du Sud où vous avez tourné les clips de votre album. Parlez-nous de cette expérience et de ce que vous avez appris au cours de ce voyage...
NZ : C'était une expérience extraordinaire. C'est la première fois qu'en tant qu'artiste, je faisais un déplacement pour aller tourner des clips, et cela restera un souvenir inoubliable tant personnel que professionnel. Tout cela, à mon avis, montre justement le sérieux et l'ambition de mon producteur, qui veut que le produit mis sur le marché satisfasse tous les publics. Nous sommes allés en Afrique du Sud précisément pour tourner les clips dans des conditions optimales. Je pense que l'État, le ministère de la Culture en particulier, doit encourager ce genre d'initiative qui valorise notre culture.
LDB : Peut dire qu'avec cet album, Nzété peut désormais être considéré comme une valeur sûre dans le paysage musical congolais ?
NZ : Je ne saurais répondre à cette question. Je vais plutôt laisser le public en juger à travers cet album que je pense être de qualité. Une fois qu'il aura écouté, il dira si je suis une valeur sûre ou non. Moi, je sais seulement que j'aime la musique et j'espère que cet album ne laissera personne indifférent car j'y ai mis tout mon cœur et tout mon talent.
LDB : Avez-vous un personnage préféré ou un modèle dans la vie ?
NZ : Nelson Mandela, parce qu'il symbolise tout ce qui est contraire à la guerre et à la haine, ces contre-valeurs que je dénonce dans mon album et qui sont la source des malheurs de la planète.
LDB : Quels sont vos projets et votre mot de la fin ?
NZ : Mes projets immédiats tournent autour de la promotion de l'album, pour faire passer aux Congolais des moments de joie pendant les fêtes de fin d'année. Ensuite, je dois rapidement repartir en Afrique du Sud pour enregistrer une chanson en duo avec un grand artiste du pays de Mandela, Zoulou Boy.
Mon mot de la fin, c'est, du fond du cœur, de remercier Letiok Production d'avoir cru en mon talent et de m'avoir donné les moyens de l'exprimer. J'invite tout le monde à se procurer mon album et à l'écouter, ils ne seront pas déçus.
Propos recueillis par Boris Kharl Ebaka
Notons pour les arrangements et la direction artistique : Sec BIDENS « Monganga », l’apport vocal d’ABBY SURYA, DE SOUZA (ex-Bakuba) et Céline CHEYNUT « Céline Kitoko » (du groupe Youssou N’Dour) accompagnés par le talentueux groupe « DINASTAR »
Il faut désormais compter DINASTAR SHANGO parmi les rares chanteurs congolais, non pas du « Ndombolo », mais de la pure « Rumba », que les adeptes de ce rythme adorent écouter et danser. Toutefois, son inspirateur principal est sans conteste lui-même à l’influence duquel il a mêlé celle des deux grandes écoles des années 60.
Autodidacte, DINASTOR SHANGO étonne ici par une surprenante maîtrise de la voix, à laquelle vient s’ajouter un sens rythmique assez impressionnant. Son nouvel album ne fait entendre strictement rien qui n’ait déjà dit et répété à l’envi, on s’en doute, mais la musique est de celle qui, à l’intérieur des modestes limites qu’elle s’est fixées, parvient avec élégance à une sorte de perfection.
Indéniablement, DINASTOR SHANGO a l’étoffe d’un révélateur des faits sociaux et patriotique : c’est peu, mais c’est assez pour qu’on l’écoute sans ennui dans les titres comme :
« Mama Bolumbu », une chanson dédiée à sa chère maman, déjà dans l’au-delà. Elle relate l’amour d’une mère à son enfant.
« Congo Moja », une chanson patriotique, qui rend hommage aux illustres personnages Africains comme : Mvuluzi KIMBANGU, Mama Vita KIMPA, André MATSWA, E.P. LUMUMBA, LD KABILA, etc.
« Ba jaloux », chanson d’amour qui relate l’histoire d’un couple solidement soudé, dont les jaloux cherchent à déstabiliser.
« Bolingo Zonga » et « Pitié Dina », Chansons d’amour, aux thèmes similaires. Elles relatent différentes tragédies vécues par des jeunes femmes vivant en union libre avec des hommes mariés.
Enfin, pour les « Amis de la musique congolaise » voici DINASTAR SHANGO dans son parcours artistique.
Pour la petite histoire, « DINASTAR SHANGO » de son vrai nom SHANGO DINASHA, est chanteur, auteur/compositeur, mélodiste. Il est d’origine congolaise de la RDC (République Démocratique du Congo, où il a vu le jour.
Musicalement, il évolue en France et y réside depuis une vingtaine d’années.
Tout jeune, il a fait l’apprentissage de la musique, de la belle mélodie et a travaillé sa voix en écoutant chanté son Père, pasteur protestant de l’église du Congo, qui lui a légué son talent.
DINASTAR SHANGO pratique la musique qui vient de "l'intérieur", sur la base d’un rythme et d’un tempo sortis des trippes, et par opposition à la musique dite de « l'extérieur", celle enseignée à l'école et qui n'apporte que la technicité.. Et de dire ; qu’il se veut bon communicateur, bon compositeur, et bon auteur, qui sait effectivement écrire ce qu’il chante. Et comme chanter, c'est communiquer, cette qualité indispensable à tout artiste chanteur, ne souffre d’aucune faille chez DINASTAR SHANGO, le nouveau maître de la Rumba.
1986 - Il s’installe à Mulhouse, et monte, avec Etienne, Thierry GONTIER, Jacky, le groupe métissé « Afro-occidental », Néo – Cortex, qui ne fait pas long feu.
1990, - Début de la carrière solo. Enregistre deux premières chansons, " Bolingo et Amicitia " dans le cadre de la compilation du studio12, « Exincourt », édité en Franche-Comté par Jean François ERHARD, avec la participation de Bonnard MAMBO, un compatriote résidant à Belfort.
Son concept musical : la world music : « Rumba - Afro Soul », c’est-à-dire un mélange de disco, du funk, teinté du blues et de la rumba congolaise. Il est accompagné par un groupe multiculturel, dont le répertoire est composé de chansons métissée, et variées, en « lingala, » et en français.
A son palmarès :
- MALS (Maison des Arts et Loisirs), Sochaux - 1991
- Fête de la Musique, Sochaux - 1991
- Salle Polyvalente ALTRAM, Mulhouse - 1992
- Fêtes de la Musique, Mulhouse, de 1992 à 1995
- Dancing Club CALYPSO, Mulhouse, de 1992 à 1996
- Espace 110, Illzach, en 1993
- Blues Rock Café, Mulhouse - 1994
- Café Concert, Mulhouse - 1994
- Bar Le Galway, Mulhouse - 1995
- Bar Le Palmier, Landser - 1995
- Fête de la Musique, hôtel Novotel, Sausheim - 1996
- Café Bar EL BOLERO, Fribourg (Allemagne) - 1998 - Bar Diam’s, Mittelwihr, en 1998 Fêtes de la Musique, Mulhouse, en 2001, 2002 et 2003
1999 : Featuring avec Martin Lelo & Cie, je participe, au 2 « 1999 : Printemps de Bourges », édition 1999 à Schiltigheim/ Strasbourg (France) - 2ème au classement final.
Coopération avec des célèbres arrangeurs et musiciens, en Alsace (France), tels : Jean Michel EBLE (Jackson Mackay), Vincent HATTENBERGER (guitare/ arrangeur),
Un parcours élogieux, pour lequel le prochain album CD/DVD, dans les bacs le 15 Décembre 2011 est un évènement majeur.
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
Pour cause, ceux qui le maintenaient en vie l’ont tourné le dos pour aller vers le style ivoirien « coupé décalé ». Ceci ne semble pas encore tiqué les artistes musiciens congolais dans la mesure où, au fil du temps, ils ne sont encore conscients qu’ils perdent de plus en plus leur identité musicale.
Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter les deux derniers opus de Werra son, Malewa 1 et 2, Koffi Olomide, Bill Clinton, le tout dernier générique de l’artiste Karmapa,… Ndombolo et coupé décalé, les deux, font partie du grand genre musical du monde « le Soukous ». Pour le premier style des congolais, le tempo est au milieu de la rapidité et de la fiabilité avec à l’appui une grosse caisse accès modérée. Mais pour le deuxième, vous comprendrez que c’est le contraire.
La cadence est très rapide. Et à Kinshasa, l’artiste qui a usé de ce rythme dans toute sa chanson pour la première, c’est Papy Mbavu devenant ainsi « Danse ya bapomba », entendait par là, la danse des hommes forts. Au fur à mesure, ce rythme était l’objet de représentation propre des jeunes gens les plus forts du pays, appelés « Kuluna ». Ces derniers qui s’organisaient en clic pour enregistrer un morceau dans le studio le plus proche pour montrer aux adversaires leurs forces. Par exemple, il y a des chants tels que : Rambo de terre, Kotazo, Tv5, Faro faro, Zembe, Ya kotia, Ba robot, Sibanane,… Dans ces chansons se rencontrent la force physique, les bêtises et les interdits de la société qui se retrouvent malheureusement sans crainte ni règlementation. Et les chefs de ces « écuries » ou « clubs », après avoir enregistré ces tubes deviennent « DJ ». Par exemple, Maitre Loboko (DJ Loboko), Maitre Maokaka (Dj Maokaka), Rambo (Dj Rambo), … tout ceci en référence des musiciens ivoiriens le propriétaire de ce style de musique tels que Dj Pongo, Dj Dinosaure 1er, Dj Caludji, Abidjan Faro...
Changement de fréquence
Ceux qui ont bonne mémoire se rappelleront de la déclaration du joueur professionnel ghanéen Abedy Pele en 1998 à la Coupe d’Afrique des Nations au Burkina Faso. Alors son équipe voulait affronter en quart de final la RDC, Simba à l’époque, il répondait à une question d’un journaliste de la RFI de savoir si son pays avait peur de la sélection congolaise. Il avait dit à peu près ceci avec un français approximatif : « Non, notre équipe ne peut avoir peur du Zaïre. Nous connaissons qu’ils sont champion en musique, le Ndombolo et la rumba, mais pas au football (…) »
Cette interview de la star ghanéenne est claire. Dans l’identitaire collective africaine et mondiale, la RDC est reconnue comme étant un pays de Ndombolo et de la rumba. Mais, cet ancrage a aujourd’hui du mal à se retrouver dans la sphère de la musique mondiale. Des exemples concrets illustrent noir sur blanc cette déviation : Noël Ngiama Makanda Werrason l’un des héritiers du Ndombolo, lors de ces deux derniers albums « Malewa » sur le marché de disque, n’a fait que du coupé décalé sur les trois titres phares ; « Malewa mécanique », « Malewa automatique » et « Malewa suite et fin ». A l’écouter, vous avez l’impression d’auditionner un artiste ivoirien qui est venu apprendre le lingala pour faire son opus. Or, après une accalmie et un profond sommeil de Zaïko Langa langa, c’est Wenge Musica Maison Mère (Wmmm) qui incarnait ce temple sacré du Ndombolo en RDC, en Afrique et aussi dans le monde. Donc pour Wmmm, cette incarnation de l’une de branches de la musique congolaise appartient désormais au passé. Cet orchestre et son leader sont maintenant ailleurs. Parlant du Quartier Latin international, ceci ne parait pas vraiment gravissime dans ce sens que cet orchestre a une spécialité, la Rumba.
Mais il est normal que les repères de la musique soient au beau fixe. De dernières chansons publicitaires de ce groupe musical entrent dans cette logique ; « Ewadema », « Skol », « Bor ezanga kombo », « c’est le moment », « Chicotte »,… Selon une source digne foi, l’album qui est en vue, aura aussi comme rythme phare « coupé décalé » à l’ivoirienne. Le 5ème K, Karmapa, lui aussi, s’est illustré par ce rythme de coupé décalé. Son tout dernier opus, il a même chanté « mapouka-mapouka » avec son fameux animateur Matembele. Didier Lacoste est allé aussi dans ce sens, mais avec une différence avec les autres. Ce dernier l’a mélangé avec le style traditionnel de l’Equateur de la RDC. Bill Clinton et les autres ne sont pas épargnés par ce mouvement du coupé décalé.
Mais, au-delà de la vague du coupé décalé qui emporte pas mal, certains artistes musiciens congolais de taille gardent la tête fraiche. JB Mpiana, Fally Ipupa, Nioka Longo, … conservent encore la beauté, la saveur et la sagacité du Ndombolo. Ceci se manifeste dans les deux derniers albums de ces artistes. Dans les années passées, les ivoiriens enviaient la musique congolaise. Et actuellement, qui doit envier qui ? Certains diront que les congolais veulent exploiter d’autres styles. Mais les vôtres, qu’est-ce qu’ils deviennent ? Une dernière question mérite d’être posée, sur la scène internationale, est-ce-que des artistes congolais peuvent encore faire face aux ivoiriens ?
Onassis Mutombo
Starducongo.com: Vous êtes le président, fondateur et producteur du Groupe Reflex Musica Universel. Pouvez-vous nous expliquer le processus de création de ce groupe? Quand et comment a-t-il été crée ?
Hethymologie: L’univers de la musique est un univers fabuleux dont je suis éperdument amoureux depuis toujours. Pendant mes vacances de 2009 au Congo, plus précisément à Pointe Noire, j’ai fait connaissance avec mon neveu de 14ans passionné de batterie. Alors j’ai organisé un casting dans le quartier (Ngoyo) afin de trouver des jeunes talentueux pour l’accompagner. Ainsi est né Reflex musical.
Après des semaines de dur labeur, on a finalement décidé d’aller en studio pour l’enregistrement de notre premier album « IDOUBOULOU » qui a été un grand projet pour nous, sa réalisation entrainant un mélange de fierté et de joie partagé par tous les membres du groupe.
Lors de cette grande première, ces jeunes ont découvert un studio d’enregistrement, la tâche était donc loin d'être simple mais avec la grâce de Dieu, leur travail a été très satisfaisant.
REFELEX MUSICA UNIVERSAL est crée en 2009 et je suis fier d’accorder une chance à la jeunesse de mon quartier. Nous comptons beaucoup sur le soutien du public, celui du peuple congolais en particulier.
Notre univers musical englobe aussi bien le Ndombolo, la Salsa que la Rumba… C’est une question difficile car nous sommes influencés par beaucoup de styles très différents même si à la base, on peut dire que nous sommes un orchestre de la rumba congolaise. Peut être qu’on va nous reprocher cette variété mais l’objectif reste avant tout de se faire plaisir. Avec le 2ème album, on s'est permis beaucoup de mélanges des genres musicaux. Nous avons les titres comme: « Calvaire » qui parle de la souffrance d’un homme, « Désespoir » évoque lui les pères de famille qui désertent la maison conjugale, tandis que les autres morceaux parlent d’amour en générale. « Zala Calme » a été travaillé de manière à satisfaire toutes les générations des plus petits aux plus grands. Notre musique est saine et se doit d'être tenue en haute estime, elle est accessible à tous les âges.
En écoutant les sept titres, nul doute que vous allez connaître ce petit frisson délicieux qui vous prouvera combien il est facile d’avoir le coup de foudre pour Reflex Musical!
Starducongo.com: De quel groupe ou artiste vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
En effet notre musique trouve écho dans presque toute la gamme des émotions humaines. Elle est calme et stimulante, elle élève et inspire, ravit et arrache les larmes. En outre, comme elle touche directement le cœur des gens, elle exerce un grand pouvoir. Pourquoi produit elle un tel effet sur l'Homme? La raison est très simple : la musique est un magnifique don de Dieu.
On ne peut le nier, nous sommes sur les traces de nos ancêtres. J’aime beaucoup la musique congolaise, l’ancien EXTRA MUSICA influence aussi notre manière de voir les choses, personne ne peut oublier leur montée en flèche. Je salue au passage, le très bon compositeur Oxygène, le grand Zangule, sans oublier les autres « Ba salame ya trop ». Les compositions de Rapha Bounzeki m’inspirent beaucoup, paix à son âme.
On peut donc dire que nous sommes derrière la bonne musique congolaise. On travaille aussi pour forger notre propre style avec l’aide de notre Seigneur.
Je vous invite donc à découvrir au gré de cet album une musique chatoyante, étincelante, fascinante, faite à la fois de beauté, d’équilibre et d’harmonie.
Starducongo.com: Vous êtes certes un groupe récent sur la scène congolaise, mais pouvez-vous nous faire un petit bilan de votre premier album?
Voici déjà plus de 2ans que le groupe existe, notre premier album « IDOUBOULOU » n’est pas connu du grand public: la vente s’est limitée aux proches et à Pointe-Noire mais on se plaint pas car cela nous a donné la force de réaliser le deuxième afin de convaincre un plus grand nombre.
On pense tous fortement que l’industrie de la musique est capricieuse, en perpétuelle évolution et la concurrence y est rude.
Quelques titres passent dans les médias locaux et forcément cela nous réjouit que le peuple congolais écoute nos œuvres. Je vous promets de le relancer, on ne va pas baisser les bras: c’est un projet à long terme et il est notre premier né.
En définitif, étant un jeune groupe qui n’a pas de sponsors, on ne peut à mon sens, qu'être satisfaits d’un bilan positif, il ne faut pas oublier que nous sommes encore novices. (rire)
«Zala calme», le 2ème opus du groupe est en préparation. Comment se passe l'enregistrement de cet album et pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le contenu?
Le groupe sort son deuxième album nommé « Zala calme », pour autant les musiciens n’en sont pas à leur premier coup d’essai, l’union de ces talents a pour résultat cet album riche et varie, il est composé de sept titres.
Ceci-dit, transformer un air en tube n’est pas une mince affaire, on a beaucoup travaillé pour trouver les paroles qui font vibrer avec le thème le plus populaire, vous l’aurez deviné, il s'agit de l’amour. Les musiciens se sont forcés de composer des mélodies avec une accroche, des phrases musicales entraînantes, facilement mémorisables.
L’enregistrement de l’album s’est fait à Pointe-Noire avec notre propre ingénieur du son, Serge DIKU que je salue mais le mastering on l'a travaillé ici en Belgique, pour une bonne qualité d’écoute.
Notre générique « Zala Calme » fera danser la population congolaise avec la nouvelle danse « lipeka ya soso zakouenda » bana ya Congo bo sepela.
Notre titre phare c’est « Bébé anaelle », quelle rumba! Cette chanson est dédiée à toutes les belles femmes congolaises. Attardez vous également sur les autres morceaux qu’on vous propose et reconnaissez que « Reflex musical » a tout fait pour que le coup de foudre se transforme en passion.
Mes chers compatriotes essayons de consommer congolais, merci!
Starducongo.com: Quand sera-t-il sur le marché ? Sur quelles plates-formes pourra-t-on se procurer cet album ? Et quels sont vos projets dans les mois à venir sur le Congo?
Normalement la sortie est prévue pour la fin du mois mais tout dépend de notre collaborateur qui accumule quelques retards. Cependant je ne manquerai pas de vous informer d’ici là et je demande à nos fans un peu de patience. Je sais que vous êtes nombreux à l'attendre. En Europe, comme d’habitude, il sera vendu au château rouge à Paris. Au Congo, Elson vidéo s'en chargera et je passerai à la radio pour annoncer les autres points de vente.
Afin de promouvoir le produit, je pense organiser des concerts à Pointe-Noire puis faire des tournées à l’intérieur du pays mais pour que tout se réalise nous avons besoin de sponsors, je vais donc devoir frapper aux portes. Des grandes marques « Entreprise » au pays pourront nous aider à réaliser notre projet, seuls c’est une mission presque impossible, on serait limité au point de vue finance, il nous faut un coup de pouce.
Starducongo.com: Un dernier mot pour conclure...
Je sais que nous pouvons le faire, et nous sommes même sûrs d’arriver au but. Je crois aussi que pour atteindre ce but nous aurons besoin de moyens.
Mais qui détermine si la chanson sera un tube ? Au final c’est vous, (Public) en décidant de l’écouter. Mes ami(es), je le répète, on a besoin de vous, il est grand temps de nous donner cette chance! Faites des ces jeunes l’avenir de la musique congolaise. La volonté est bien là mais sans votre appui on ne parviendra à rien alors soutenez votre groupe.
Enfin, je tiens à faire quelques remerciements: à vous starducongo.com, la famille Mafoua, Blanche Djembo Michel.
Propos recueillis par Alain Psaume
Créé le 12 -08-2011 à 05 h20 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE | Mis à jour le vendredi 12 -08-2011 à 20 h30 | AFRIQUE REDACTION PAR :FORUM DES AS
Il incarne l'espoir de la musique congolaise à l'étranger. Meilleur artiste musicien congolais de la diaspora selon Nduleawards 2010, Jessy Matador veut aussi
imposer sa musique à Kinshasa.
Il était parmi les artistes musiciens africains réténus pour la " Nuit Africaine " qui s'est déroulé au mois de juin dernier à Paris. Jessy Matador a ainsi
répresenté la RDC à l'instar de Werrason et Fally Ipupa.
Séjournant pour l'instant à Kinshasa, cet artiste, qui a vu le jour le 27 octobre 1983 en France, a rencontré la presse le mercredi 10 août 2011.
Les raisons de sa venue à Kinshasa
Jessy Matador, de son vrai nom Jessy Kimbangi Makengo, explique les raisons de sa venue à Kinshasa. Pour lui, il estime que si en France on le connait mais dans son
pays, il est inconnu. C'est ainsi qu'il est venu faire sa promotion.
" Je suis venu tout seul avec ma force à Kinshasa pour me faire connaitre. Il n'y a aucun contrat qui me lie.", atteste ce jeune artiste.
Meme si Jessy a grandi en Europe, son rêve était de percer dans son propre pays. Il compte, à ce sujet, monter un orchestre à Kinshasa en vue de jouer un grand
concert au mois de janvier 2012. Il prépare également un album 100% ndombolo dans le but de bien servir son peuple.
Sa conversion de danseur en chanteur
Ancien danseur du groupe Cœur brisé en Europe, Jessy Matador avait fait le tour du monde en tant que danseur. Mais son souci ultime était de mélanger plusieurs
types de musique.
Après 5 ans de dur labeur avec son groupe, la Selecao, voici que les résultats sont positifs. Sa musique est appréciée, selon lui.
Cependant, il reste attaché à la musique de son pays. Le meilleur musicien de la diaspora selon Nduleawards 2010 a connu l'influence de la musique de Wenge Musica,
formule originale, et Konono n°1.
Parcours de l'artiste
Jessy Matador débute en 2001 comme danseur et monte en 2005 un groupe qu'il nomme La Seleçao. Très tôt, l'artiste veut se démarquer. Il crée un style personnel
mêlant influences africaines, antillaises, dancehall... à des genres plus urbains. Du zouk au dance hall, en brassant aussi bien le hip hop, l'univers de Jessy se dessine peu à peu.
A peine sorti, le premier single "Décalé Gwada" devient un véritable phénomène dans la communauté africaine, jamaicaine et antillaise: vu par près de 2
millions de personnes, le clip tourné pour l'occasion a même suscité des vidéos faites maison où l'on assiste à des chorégraphies par des amateurs.
En 2008, Jessy réalise son premier album, Afrikan New Style, qui sort le 24 novembre 2000. En février 2010, France Télévisions sélectionne J
Matador en tant que représentant de la France pour le concours de l'Eurovision de la chanson avec Allez Ola Olé. C'est le premier extrait de son 2ème album Electro Soukouss disponible en juin
2010.
Diemerci MAYAMBI
Il incarne l'espoir de la musique congolaise à l'étranger. Meilleur artiste musicien congolais de la diaspora selon Nduleawards 2010, Jessy Matador veut aussi imposer sa musique à Kinshasa.
Il était parmi les artistes musiciens africains réténus pour la " Nuit Africaine " qui s'est déroulé au mois de juin dernier à Paris. Jessy Matador a ainsi répresenté la RDC à l'instar de Werrason et Fally Ipupa.
Séjournant pour l'instant à Kinshasa, cet artiste, qui a vu le jour le 27 octobre 1983 en France , a rencontré la presse le mercredi 10 août 2011.
Les raisons de sa venue à Kinshasa
Jessy Matador, de son vrai nom Jessy Kimbangi Makengo, explique les raisons de sa venue à Kinshasa. Pour lui, il estime que si en France on le connait mais dans son pays, il est inconnu. C'est ainsi qu'il est venu faire sa promotion.
" Je suis venu tout seul avec ma force à Kinshasa pour me faire connaitre. Il n'y a aucun contrat qui me lie.", atteste ce jeune artiste.
Meme si Jessy a grandi en Europe, son rêve était de percer dans son propre pays. Il compte, à ce sujet, monter un orchestre à Kinshasa en vue de jouer un grand concert au mois de janvier 2012. Il prépare également un album 100% ndombolo dans le but de bien servir son peuple.
Sa conversion de danseur en chanteur
Ancien danseur du groupe Cœur brisé en Europe, Jessy Matador avait fait le tour du monde en tant que danseur. Mais son souci ultime était de mélanger plusieurs types de musique.
Après 5 ans de dur labeur avec son groupe,la Selecao, voici que les résultats sont positifs. Sa musique est appréciée, selon lui.
Cependant, il reste attaché à la musique de son pays. Le meilleur musicien de la diaspora selon Nduleawards 2010 a connu l'influence de la musique de Wenge Musica, formule originale, et Konono n°1.
Parcours de l'artiste
Jessy Matador débute en 2001 comme danseur et monte en 2005 un groupe qu'il nomme La Seleçao. Très tôt, l'artiste veut se démarquer. Il crée un style personnel mêlant influences africaines, antillaises, dancehall... à des genres plus urbains. Du zouk au dance hall, en brassant aussi bien le hip hop, l'univers de Jessy se dessine peu à peu.
A peine sorti, le premier single "Décalé Gwada" devient un véritable phénomène dans la communauté africaine, jamaicaine et antillaise: vu par près de 2 millions de personnes, le clip tourné pour l'occasion a même suscité des vidéos faites maison où l'on assiste à des chorégraphies par des amateurs.
En 2008, Jessy réalise son premier album, Afrikan New Style, qui sort le 24 novembre 2000. En février 2010, France Télévisions sélectionne J Matador en tant que représentant de la France pour le concours de l'Eurovision de la chanson avec Allez Ola Olé. C'est le premier extrait de son 2ème album Electro Soukouss disponible en juin 2010.
Diemerci MAYAMBI (KongoTimes)
Nous sommes vraiment en perte de vitesse en Afrique de l’Est’’, indique un spécialiste de la rumba congolaise résident à Nairobi. Les observateurs avertis constatent deux raisons fondamentales à la base de cette situation désastreuse de la musique congolaise.
Primo : l’absence criante des producteurs phonographiques et de spectacles qui ont tourné le dos à cette musique rongée par la piraterie. Le seul et l’unique mécène qui par son sens élevé du patriotisme se donne corps et âme pour la promotion et la visibilité des artistes et de la musique congolaise au Kenya, c’est Jojo Mandiki Mapata.
Ce digne fils de la RD Congo s’est déguisé en mécène pour soutenir la culture de son pays sur le sol kenyan. Egalement président de la diaspora congolaise à Nairobi, il produit sur scène plusieurs artistes congolais, toutes disciplines confondues, au niveau de l’Afrique.
Mais, malheureusement, Jojo Mandiki, apprend-on, serait aux arrêts pour une affaire qui l’opposerait à un homme d’affaires français.
C’est grâce à son soutien incontournable dans l’art que Jojo Mandiki a été plébiscité à plusieurs reprises « Meilleur mécène de la culture congolaise » par le trophée « Nduleawards », organisé chaque année à Kinshasa par les chroniqueurs de musiques.
Werrason, Wazekwa, JB Mpiana, Ferré, Fally, Mbaliosombo, Tshala Muana et MG 30 regrettent que les projets artistiques qu’ils avaient entrepris avec Jojo Mandiki, ne soient plus exécutés à cause de la détention de ce partenaire.
DL/La Prospérité (Digitalcongo)
Très connu dans les milieux musicaux congolais, l'artiste musicien Mano Mfumu évolue désormais seul, après de nombreuses années passées au sein du groupe Extra Musica zangul de Roga Roga Missile. De son vrai nom, Herman Ngassaki, il a choisi de poursuivre une carrière solo avec son nouvel orchestre «MP3» entendez: «ma passion, ma profession et ma musique populaire». Pour son nouvel album intitulé «sacerdoce», l’ancien pape du Ndombolo a donc opté pour la musique universelle. «Sacerdoce», c'est également le titre phare de cet opus qui comprend 10 chansons. A l'instar des artistes musiciens comme Passy, Saintrick, il a désormais un penchant pour la world music, qui selon lui est un style où la polémique n'a pas lieu d’être.
« Ce qui est accablant c'est que nous plagions trop. Je crois que notre génération souffre d'une perte de créativité. »
Manu Mfumu
Son album est une production personnelle. Et pour que ce chef-d’œuvre produise d’excellents résultats, Manu mfumu avance doucement (mais sûrement), en prenant toutes les précautions, notamment pour que cet album ne soit pas piraté. Cet ancien membre d 'Extra Musica ne veux plus revivre les même dures réalités imposées par la contrefaçon. Du coup, il préfère que les clips et les chansons soient terminés avant de poursuivre le reste du travail en Europe. L'album « sacerdoce » est une compilation de plusieurs styles et le fruit d'un travail de longue haleine. La world music, est un style que j'aime beaucoup, j’ai voulu que les mélomanes se retrouvent en moi et qu’ils sachent qu’à part le Ndombolo, Je suis aussi apte à faire le Reggae, le RNB, le Méréngué...] Faisant une lecture de la musique congolaise, Manu Mfumu affirme qu'elle manque d'originalité. Sa désolation est grande à ce propos. De la dernière décennie jusqu'à aujourd'hui, les artistes musiciens ont grandi, mais avec beaucoup de tâtonnements. Ce qui est accablant c'est que nous plagions trop. Je crois que notre génération souffre d'une perte de créativité.
Le Fespam de la honte
L'artiste n'a pas manqué de dire sa désolation sur l'arrêt du Festival Panafricain de Musique, le samedi 9 juillet 2011 à Brazzaville. A son avis, il aurait fallu observer au moins une journée de deuil nationale, en mémoire des morts et poursuivre néanmoins l’évènement, puisque les dépenses liées à son organisation étaient déjà engagées. Pour lui, Le FESPAM, c'est surtout un moyen de rehausser l'image du Congo à l'étranger. Bien que les artistes n’aient aucun mot à dire sur les décisions gouvernementales, l'artiste Mano Mfumu pense que ce sont les producteurs des œuvres musicales qui essuient toute la honte de cette annulation et surtout en présence d’artistes venus du monde entier.
Journal de Brazza
Pas étonnant que la musique de JUNIOR VALL puise à des multiples sources. Pour faire swinguer les mots, Il chante en congolais, en français ou en ivoirien. En Afrique, elle est aujourd’hui la plus originale. L’évolution de cette démarche devrait entraîner d’autres expériences et redéfinir un « Ndombolo » plus ambitieux, aux allures « Zouglou » et plus personnel.
Sans se voiler la face, JUNIOR VALL a pour l’instant un seul mentor, ROGA-ROGA d’Extra- Musica. Avec lui, un enregistrement en commun a été déjà réalisé et dont le titre « Lukini-ka-bwa » passe pour la chanson phare. Sans avoir la finesse de ROGA ROGA, JUNIOR VALL possède une énergie apparemment plus stable et promettant.
Depuis Octobre 2009, le chanteur JUNIOR VALL et son groupe « V2 » collaborent étroitement avec le label LANGUEDORE RECORD. Ils viennent de signer avec une étonnante facilité, deux tubes : « Taper Fort » et « Bon anniversaire ». Deux singles passionnants en ce qu’ils tracent un vigoureux portrait de JUNIOR VALL, non loin de l’apogée de son art. Le clip « Taper fort « est particulièrement, un élément indispensable pour comprendre l’influence de JUNIOR VALL sur la naissance du «Ndombolo-Zouglou » intello brazzavillois, au timbre maquis de Yopougon.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
En prélude à la Nuit des griots, des matinées scolaires animées par Philippe Sita auront lieu dans les écoles privées Notre Dame du Rosaire et le Pis-Aller. Philippe Sita donne son avis sur cette soirée : « À l'époque, il y avait ce que nous appelions les semaines culturelles. Malheureusement, elles n'existent plus depuis des années. La Nuit des griots vient en quelque sorte ressusciter cette musique du terroir. Dans nos villages, le griot servait à conscientiser la population, les responsables, le roi et sa cour. Il avait le rôle du conseiller. En effet, à travers la musique, on peut conseiller les gens, les éduquer au lieu d'entendre tout le temps les ndombolo, les nuit à nuit et toute cette musique juvénile actuelle qui dérange et déprave les mœurs. Avec les griots, on revalorise surtout la famille. La Nuit des griots vient ainsi corriger les dérives de la société que tout le monde décrient », a-t-il indiqué.
En marge de cette Nuit des griots, les scénographes Oura Salifou - dit Salif - du Burkina Faso et Gastineau du Congo Brazzaville vont décorer l'espace du CCE.
Joël Nkounkou, le directeur du CCE, souhaite que cette cinquième édition laisse des souvenirs impérissables tant par la prestation des artistes que par les mets et boissons préparés pour la circonstance. Il aspire à rendre cette soirée très conviviale.
Hervé Brice Mampouya (Brazzaville-Adica)
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