Artistes et Groupes de Ragga

Pays : Jamaique Antilles

Exemples de morceaux representatifs de Ragga



Artistes ou Groupes

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Actualité : Artistes et Groupes de Ragga

Les jamaïcains Chaka Demus, Pliers et Cutty Ranks étaient de retour en Martinique. Les pionniers du dancehall étaient les...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-13 00:10:00.0
Stand Tall Sound a participé à écrire l'histoire du mouvement sound system en France. Né des cendres du célèbre High Fight International en 1993, le sound a compté parmi ses rangs les plus grands artistes francophones (de Nuttea à Raggasonic en passant par Janik et Féfé Typical) et ses soirées faisaient partie des plus réputées dans les années 90. Moins actif en danse aujourd'hui, le selector Polino continue d'assouvir sa passion en animant une belle émission tous les lundis sur la webradio Reggae.fr. Rencontre avec l'un des selectors les plus influents de l'Hexagone.Reggae.fr : Stand Tall fait partie des sounds incontournables de l'histoire du reggae français et il est issu d'un autre sound incontournable, High Fight International. Peux-tu nous raconter la transition entre les deux aventures ?Polino : Quand Tonton David, pris par son succès en major, nous a clairement fait comprendre que High Fight n'était plus sa priorité à cause de son rythme de vie entre tournées, répétitions et promotion, on a vu la fin arriver. Comme David était une personnalité forte du sound et qu'il avait investi pas mal dans le matériel sono et studio, le nom High Fight a été utilisé comme crédit sur certains de ses titres et est devenu une sorte de marque associée à lui. Donc continuer High Fight sans Tonton ce n'était pas possible.Que sont devenus les dubplates d'High Fight et les membres de l'équipe ?Les dubplates sont toujours chez moi bien au chaud, encore aujourd'hui (rires). Pour ce qui est de l'équipe, on a tous continué sans David en créant Stand Tall. Depuis, Don Lickshot est décédé d'un fucking cancer (REP). Les autres vous les connaissez, ils sont encore là, Nuttea, Féfé Typical et Tip Top l'opérateur. Comme on avait une expérience solide, ça n'a pas été compliqué de monter un nouveau sound. Et à l'époque, on s'est attachés à recruter des gars qui avaient aussi de l'expérience. On avait la dream-team des sounds français !Comme Selecta K-Za par exemple ?Oui effectivement. Il était en formation chez nous. On avait une émission de radio sur Générations FM où je l'avais intégré. Mais après l'interruption de l'émission au bout de deux ans par la direction de la radio, il a négocié un nouveau créneau pour lui à la rentrée suivante et il a quitté Stand Tall.Stand Tall était-il équipé de sa propre sono ?Non. High Fight avait sa sono achetée grâce au succès de Tonton David. etCcedil;a nous a permis de nous rendre compte qu'une sono perso n'était pas si utile que ça. etCcedil;a demandait obligatoirement un lieu de stockage, du matériel et il fallait de toutes manières louer un camion à chaque déplacement sans parler du poids des boxes et des amplis qu'il fallait porter avant la soirée et surtout après à six ou sept heures du matin jusqu'au local, heure à laquelle peu de candidats étaient présents (rires). On a donc préféré louer le matériel pour nos soirées. etCcedil;a demandait beaucoup moins de logistique.Quel genre de matériel louiez-vous ?La location nous a permis de jouer sur des top systèmes (Christian Hell, Martin Audio, Turbosound...) avec le top des consoles (Midas, Soundcraft, Tac...) et les périphériques et compresseurs qui vont avec. Je ne m'étale pas trop sur tout le matos car c'est la signature du son Stand Tall et c'est personnel.Que penses-tu du débat sono/pas sono ?Chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut. Ce qui compte c'est que le résultat soit de qualité, en location ou en home-made. C'est d'ailleurs je pense, une des raisons qui freine le mouvement sound en France : des soirées sound system sans cette fameuse sono qui donne une atmosphère unique à la soirée que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Une vraie bonne sono, c'est la base !La culture sound system a commencé à se développer en France par les sounds rub-a-dub puis juggling. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance des sound systems UK/Dub avec des grosses sonos artisanales. Comment vois-tu cette évolution ?J'ai l'impression que la scène dub a récupéré pas mal du public des rave-parties (arrêtées par les autorités car souvent illégales) où il y avait du gros son également, avec un coté " kangourou hypnotique ". Ce n'est plus un public reggae à 100 %. Moi ça me fait bizarre, je n'ai pas l'habitude .Penses-tu que l'ambiance raggamuffin des années 90 reviendra au goetucirc;t du jour ?etCcedil;a me parait difficile vu les conditions de nos jours, je parle encore une fois de la sono. "Une vraie bonne sono, c'est la base !" Stand Tall a detucirc; faire face à l'éloignement des MCs du milieu des sound systems lorsque les artistes reggae ont commencé à signer en major au milieu des années 90. Comment as-tu abordé ce tournant en tant que selector ?Nuttea était déjà signé en major depuis High Fight, mais c'est vrai que des gars comme Raggasonic se sont un peu éloignés des sounds après leur succès. Avoir des artistes disques d'or dans sa team, c'était plutôt une récompense pour nous, même si ça les rendait moins disponibles c'est vrai. On ne peut pas tout avoir !En as-tu voulu à certains artistes ?Non car j'avais déjà connu ça avec High Fight, donc pas de surprise !Le clash entre Daddy Yod et Nuttea en 1993 a alimenté bien des débats, aujourd'hui encore. Peux-tu nous donner ta version de la soirée ?J'étais le selector de Ghetto Youth Progress Sound qui accompagnait Nuttea. Yod était avec Ragga Dub Force. Il y a d'abord eu le clash Mr Lézard VS Azrock (REP) où Lézard partait avec l'avantage des paroles, mais AZR, avec son expérience de soundman a retourné la chose à son avantage et a gagné ce premier clash. Quant à Yod et Nuttea... Nuttea avait un petit avantage sur les textes et il était plus technique et plus moderne dans le style. Avantage qui s'est réduit lors de la confrontation jusqu'à ce que Yod dérape un peu niveau paroles et là Nuttea a pris le dessus jusqu'à la fin et il a logiquement gagné ce clash devenu mythique.Même si vous n'êtes plus aussi actifs et visibles que dans les années 90/début 2000, Stand Tall existe toujours. Quelle est l'équipe actuelle ?J'ai quitté Paris pour le sud de la France (Toulouse) il y a environ sept ans. Mais je suis toujours le selector et Tip Top, l'opérateur du sound, est resté à Paris ; ce qui rend impossible de jouer ensemble en général. La dernière date qu'on a faite ensemble c'était l'hommage à Don Lickshot organisé par Féfé Typical à Paris en 2012. On a aussi subi le même changement qu'en Jamaïque où les sounds ont perdu leurs crews de DJ's et chanteurs. Les artistes sont devenus des ''mercenaires'' qui passent de sound en sound selon la demande, ce qui est une conséquence directe de leur succès grandissant. Moi je suis de la génération où le selector ne parlait pas au micro, donc je garde cette vieille tradition, sauf en clash (rires). Aujourd'hui les selectors sont devenus des ''samplers'' pour certains et d'autres parlent plus que la musique, on dirait des VRP.Recrutez-vous encore des membres ?On n'a jamais vraiment recruté en fait. Les gens venaient d'eux-mêmes nous solliciter. Le dernier en date à nous avoir rejoints c'est Iko Tuff. J'ai réalisé un street album pour lui (Stand Tall play Iko Tuff), mais malheureusement on n'a toujours pas eu l'occasion de jouer ensemble en live à cause de la distance et des conditions pour jouer.Quelles sont vos activités actuelles ?On a une émission de radio hebdomadaire partagée avec Bam Salute sur campus FM Toulouse avec rediffusion sur Reggae.fr, et des soirées mais rarement sur des grosses sonos malheureusement.Regrettes-tu " la grande époque " des sound systems ?Ce que je regrette ce sont les conditions sound system : encore une fois la fameuse sono.L'identité du sound est-elle toujours la même aujourd'hui ?Je pense que oui, c'est toujours le même selector depuis le début (rires). Je joue toujours en vinyles essentiellement pour des questions de qualité, mais il y a de moins en moins de sorties vinyles depuis l'arrivé du mp3. J'ai déjà joué en mp3 au début des années 2000 en sound, mais j'ai laissé tomber, en plus le dancehall moderne m'attire de moins en moins. Pour moi c'est trop inspiré par le rap US commercial. A l'époque, on était toujours au top niveau nouveautés (disques) depuis 1993. Maintenant beaucoup moins forcément (rires). Donc j'explore plus en arrière dans le temps dans les titres qui m'ont fait découvrir le sound system. Forcément c'est plus 80's rub-a-dub ou early digital, des titres que souvent je connaissais déjà, mais que je n'avais jamais joué auparavant. C'est comme des nouveautés pour moi.Cuttez-vous toujours des dubplates ?Occasionnellement. On n'a jamais payé pour des dubs français. Les artistes étaient fiers d'être joués par Stand Tall. Mais finalement, on n'a pas tellement de dubs français car tu pouvais entendre nos artistes et des invités en live dans nos soirées. Les dernier cuts français que j'ai faits c'était avec Tiwony, en échange de la mixtape que j'ai réalisée pour lui (Pliss Roots) fier lui aussi de poser pour Stand Tall, le sound de son mentor Féfé Typical. J'ai cutté peu de Jamaïcains ces dernières années, uniquement des connexions que j'ai faites en direct avec l'artiste quand celui-ci était raisonnable niveau tarif, ce qui devient très rare avec des noms connus.Comment avez-vous évolué dans l'enregistrement des dubplates ? On a généralement enregistré les dubs dans notre studio depuis le début, que ce soit des artistes jamaïcains ou français. On recherche des conditions vocales comme pour un single (mais avec moins de temps forcément). Si l'artiste galère (trop de drops), il y a peu de chance que le dubplate aboutisse. On a compris que la motivation autre que financière de l'artiste était un plus pour la qualité des dubplates, donc rencontrer et échanger avec l'artiste est très important.Cuttez-vous des dubplates par correspondance ?Il m'est arrivé d'en faire mais avec des contacts solides. Généralement l'artiste lui-même ou quelqu'un de très proche. Mais je préfère être présent. Je suis du genre à couper sec l'enregistrement lorsque ça ne me plaît pas.Cuttez-vous toujours des dubplates de clash ?Depuis la rencontre contre les Italiens de One Love en 2001, j'ai compris que le clash de haut niveau était une affaire de gros sous, donc j'évite de plus en plus les textes clash puisqu'on ne prévoit plus de participer à des clashes. Si je pars en clash, c'est pour finir sur le podium européen au minimum ! Et je n'ai pas les moyens. Mais si un clash de 45T se prépare, je suis partant !Y a-t-il un sound contre lequel tu aimerais clasher ?Je ne crois pas. Il y avait Blues Party avec Nono qui nous provoquait régulièrement vers 1994 devant les boutiques de disques comme Blue Moon. Il nous chambrait : " alors les clasheurs quand est-ce qu'on clash ensemble ? " (Nono voice). Mais nous avions d'autres priorités à ce moment-là. Heureusement pour eux d'ailleurs car une défaite à cette époque aurait freiné le parcours de clash qu'ils ont eu par la suite je pense. Depuis la chose est faite mais sans Nono malheureusement (REP) en 2013. Et on a gagné !Les dubplates clash ont-ils un sens pour toi dans une danse régulière ?Disons que le dubplate pour moi fait partie de l'identité du sound. Donc oui mais pas avec des paroles clash toute la soirée. Juste un segment parce que le clash fait partie de la culture, sinon je trouve ça ridicule. C'est comme si tu clashais un sound invisible.Que représente la culture clash pour toi ?C'est une culture qui fait partie du sound system depuis toujours, la forme a juste changé au fil du temps. Ces titres personnalisés n'existent qu'en reggae. etAgrave; la base c'est pour attirer plus de public, une concurrence positive qui fait progresser tout le monde, mais qui peut dégénérer parfois comme dans le sport, c'est humain. C'est pour ça que je kiffe les 45Ts sur le thème du sound.Quel est ton meilleur souvenir en clash ?La rencontre avec One Love en Italie. C'était notre premier clash bien payé et à l'étranger en plus !Ton pire souvenir en clash ?C'était aussi One Love parce qu'on a bien perdu, même si l'expérience était enrichissante.Quels sont les sounds internationaux qui t'inspirent le plus et pourquoi ?Stur Gav c'est pour moi l'école des sounds et Jaro l'école bis. Jammy's est aussi une référence pour l'ensemble label/riddims/sono et crew d'artistes. Il y a aussi Stone Love, les boss du juggling avec Rory, un selector légendaire, certainement le plus grand. Et enfin Silverhawk, le sound de Steely (REP), un wicked sound avec ses fameuses intros de dubplates. Toute une époque !Aujourd'hui, selon toi, qui est le sound Netdeg;1 dans le monde ?Choix difficile : Rodigan, Downbeat, Mighty Crown, Jaro ? Il faudrait organiser un clash entre les quatre pour savoir qui est le meilleur.Et en France ?Je ne suis plus trop les sounds français depuis Toulouse, même si avant non plus (rires). Sans trop réfléchir je dirais Soul Stereo à cause de leur box.Quels sont tes trois dubplates favoris ?Je vais en donner cinq ! Buju Banton : Destiny, Cornell Campbell : Watch this Sound, The Heptones (Barry Llewellyn ) : Fight to the Top, Earl Sixteen : Love is a Feeling et Nuttea : Compétition.Tes trois riddims favoris ?Le Real Rock qui a enrichi Studio One, le Sleng Teng qui a fait passer Jammy de Prince à King et le Darker Shade of Black, superbe adaptation des Beatles par Jackie Mittoo, le maître.Quel est LE dubplate qui manque à votre box et que vous ne pourrez jamais avoir ?Dennis Brown. Lequel je ne sais pas, il y en a tellement !Des projets ?Maintenant que tu me poses la question, je vais réfléchir à quelle pierre de plus je pourrais apporter à l'édifice... si c'est possible.
Source : reggae.fr | 2018-07-12 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
Depuis quelques années le So Good Fest a su s'imposer comme le festival qui marque le début de l'été pour les amateurs de reggae dub et d'electro de la région bordelaise. Bon vous nous connaissez, on a passé beaucoup plus de temps au Dub Corner que devant la scène electro, et on vous raconte tout ça.Quand on arrive dans ce Dub Corner entouré d'arbres et décoré de quelques peintures, les skankers ont déjà le sourire, contents de se retrouver sous le soleil de Canéjan dans une ambiance presque familiale. C'est la voix de Martin Campbell qui résonne sur les six scoops des Infinity Hi Fi... Le crew local qui sonorisera tout le wee-kend continue avec une selection assez roots en guise de warm-up.L'heure d'accueillir les Maasai Warrior arrive vite, Jermel est aux platines, Paul au micro, ils entament avec un premier morceau - qu'on peut qualifier de calme quand on connaît les habitudes du crew de Bristol - avant d'enchaîner stepper en jouant un remix énorme du Jammin de Bob Marley à la ligne de basse vrombissante. La température va monter d'un cran avec le hit Like a Warriah, Paul Maasai est perché sur les barrières, les sirènes grondent, PULL UP ! Ca y est la foule a été transformée en warrior monté sur ressorts et va pouvoir s'en donner à coeur joie dans une session où l'on entendra Searching for Jah de Vibronics et Michael Prophet, Key to the Universe de Fikir Amlak et King Alpha, Frontline Rasta sorti sur Dub Invasion Records, et tellement d'autres big tunes. Une selection totalement steppa donc qui se finit dans une ambiance de folie avec Come Now (chanté par J. Lalibela et I. Mentor), aucun doute, les Maasai Warrior sont toujours aussi efficaces.On décide d'aller goetucirc;ter au live dub d'High Tone sur la grande scène, et on ne va pas être déçus ! Les pionniers du dub français sont toujours en place et nous le prouvent avec un show plein d'énergie.Retour au Dub Corner et c'est Jah Ragga qui est aux machines. Le dubmaker anglais va nous livrer un set intense où vont s'enchaîner de purs steppers UK, profonds et méditatifs à souhait dans un style nous rappelant presque l'ambiance si particulière des sessions de King Alpha. On est bien !Tellement bien qu'on ne voit pas le temps passer et les Infinity Hi Fi reprennent déjà les platines, le temps de balancer quelques galettes bien stepper pour cloturer cette première soirée.Le lendemain, après être allés jeter un oeil à l'atelier MAO proposé l'après-midi et avoir essayé les jeux en bois posés à l'entrée du festival, on arrive au Dub Corner alors que la finale du tournoi de palet vendéen organisé toute l'après-midi bat son plein. Les Infinity Hi Fi balancent quelques sons plutôt roots, l'ambiance est toujours aussi bonne. Le crew local va nous offrir un warm-up beaucoup plus énergique qu'hier et ça tombe bien, parce que ce soir on a besoin de force !C'est Mr Zèbre qui enchaîne. Le dubmaker est seul aux machines, et va nous proposer un set où il alterne entre dubplates, productions maisons exclusives et futures sorties dans un style résolument stepper. On entendra notamment raisonner les voix de Lasaï, Lisah Dainjah ou encore Brother Culture dans une selection qui va ravir les skankers.C'est ensuite au tour d'Haspar de se mettre aux platines, le producteur grenoblois entame avec un gros roots, puis continue avec un morceau chanté par Luciano. Le rythme s'accélère avec un remix du King of Ethiopia de Murray Man, et ne va ensuite plus retomber avec des morceaux beaucoup plus orientés stepper.Après s'être régalés grâce aux sessions hyper maîtrisées de ces deux jeunes producteurs français plus que prometteurs, l'heure est venue d'accueillir une légende du dub UK : Errol Arawak, plus connu sous le nom de King Earthquake, venu accompagné ce soir de Joseph Lalibela. Earthquake commence avec Exodus avant d'entraîner tout le monde dans la danse avec quelques dubs bien méditatifs. Joseph Lalibela prend le mic pour saluer la foule avant de mettre tout le monde d'accord dès son premier couplet. Le selector aux allures de vieux sorcier a vraiment quelque chose de spécial, bien aidé par le talent de Lalibela au micro, il arrive à faire oublier la fatigue à tout le public en les entraînant tous dans la danse. Les big tunes s'enchaînent : on entendra la prochaine sortie de Sista Awa, le Mistry Babylon ou encore Hot Like Fire sur lequel Lalibela viendra mettre le feu. Earthquake n'hésite pas à balancer un gros roots aux lignes de basses bien lourdes ou encore le calme et spirituel I Am an Ethiopian au milieu d'une sélection résolument stepper, comme s'il voulait laisser reposer nos jambes pour mieux nous faire bondir ensuite. Les deux Anglais nous offrent un set qu'on n'est pas prêts d'oublier et qui va se finir avec l'inévitable Like a Warriah ; un peu trop tôt peut-être pour les skankers qui tardent à quitter le Dub Corner tant ils semblent, comme nous, avoir apprécié ces deux jours.Encore une édition réussie pour le So Good Fest, tant sur le plan musical que sur le cadre, toujours aussi agréable. Rendez-vous l'année prochaine pour la neuvième édition ! Un gros big up à Volume 4 Productions, à toute l'équipe et à tous les bénévoles pour l'organisation de ce joli festival et l'accueil chaleureux qu'ils nous y ont réservé.
Source : reggae.fr | 2018-07-02 02:00:00.0
[Midi Madagasikara] L'euphorie se perçoit déjà ! Plus que quelques heures et le grand public plongera dans le monde fantastique du K'art. Pas moins de 250 personnes de toutes les tranches d'âges, emmèneront les spectateurs dans un tourbillon de danse mêlant le classique avec du modern-jazz, du ragga et Hip-hop.
Source : AllAfrica | 2018-07-01 18:18:32.0
Les chanteurs Tiwony et Pleen Pyroman étaient en prestation vendredi dernier, 1er juin, au Guest Live, en Seine-Saint-Denis. Une...
Source : franceantilles.fr | 2018-06-05 00:33:00.0
Découverte aujourd'hui d'un projet original dans le reggae français, Feuilles de Roots qui nous présente son nouvel album intitulé Homme. Illustré par une pochette brillamment réalisée par l'artiste jurassien Brokovich, l'opus retrace avec humour et esprit critique l'Histoire vulgarisée et décomplexée de l'Homme de ses débuts à nos jours. Le combo appelle lui-même ce concept le " reggae épique ".Côté textes, l'album propose ce qui pourrait presque correspondre à un conte audio. Il est construit comme pourrait l'être une comédie musicale. Le groupe a effectivement pensé chaque morceau comme une étape de l'évolution humaine et ponctue les titres par des interludes, sous forme de petits contes de Bernard Metraux.Avec Homme, à chaque morceau son ambiance. Le groupe déploie son côté roots reggae avec les titres Apocalypse et 70's Lullaby notamment, comprenant des choeurs et rythmiques skankées bien menés. Des percussions africaines et flow ragga de Homme au ska de Super Jesus et XIV en passant par le rock / hip-hop et choeurs religieux de Croisade 3.0, le projet se veut plus qu'éclectique et prouve la grande quantité de travail qu'il a fallu abattre pour arriver à un tel résultat. Et ce n'est pas tout, on retrouve de l'électro swing sur Cabaret doré, de la chanson piano/voix sur l'interlude Moussaillons !, de l'électro dub avec L'After, et des apparitions vocales (Brel, Balavoine, etc) sur La valeur de nos actes.Un bon pari que Feuilles de Roots a décidé de lancer ici. Un projet hors normes à soutenir.
Source : reggae.fr | 2018-05-31 02:00:00.0
C'était le 6 Avril 2018 au Metronum à Toulouse, la première date "à la maison" pour la sortie du nouvel album de Devi Reed (Ragga Libre). Une première qui sera suivie de dizaines de dates à travers la France et l'Europe. Ce qu'il nous propose est frais, conscient, libre et "amoureux". Amoureux de l'être et du partage, une vision humaine, des paroles prometteuses et éclairées, une énergie et un son qui décoiffent. Devi, ce "p'tit-blanc" qui a coupé ses locks depuis peu, met le feu sur scène avec juste deux autres acolytes, musiciens chevronnés et beatmakers, Otaam et Clem. Du reggae, il a conservé l'essence : son esprit, son message positif et sa foi en la musique, vecteur universel de transformations, de liberté, d'unité ! Puis il y rajoute des zestes de rap, d'électro, de ragga, de rumba... Une fusion où se mêlent intelligemment la musique cubaine et des rythmiques reggae/hip-hop le tout en espagnol, anglais, français ou patois jamaïcain ! Devi Reed reste un véritable OVNI toulousain qui continue de nous surprendre.
Source : reggae.fr | 2018-05-07 02:00:00.0
Leader du groupe The Banyans pendant plus de dix ans, Devi Reed s'était lancé dans un projet plus personnel en 2017 en nous proposant son premier EP en solo, Essence of Life. Un premier opus dans lequel on découvrait avec plaisir l'univers musical flirtant entre reggae et hip-hop de l'artiste toulousain.Pour son nouveau projet, Devi Reed a décidé de nous faire voyager vers une destination bien connue des mélomanes : Cuba. Le chanteur s'est donc rendu avec ses beatmakers à La Havane en début d'année d'où il nous a ramené des inspirations et des collaborations à la sauce cubaine.etCcedil;a commence par les accords de guitare de Wake Up, subtil mélange de hip-hop et de salsa cubaine sur lequel Devi alterne entre parties chantées sur les refrains et rappées sur les couplets, parfaite introduction à cet album qui va vous donner envie de plages ensoleillées. De son voyage à la Havane, le Français nous a aussi ramené deux invités... D'abord la rappeuse Yisi Calibre et son flow ravageur sur Ragga Libre, une grosse instrumentale hip-hop à laquelle les pianos, cuivres et percussions donnent un bel accent cubain. Puis un autre rappeur, El Individuo qui vient rejoindre Devi Reed sur le riddim tranquille et très orienté new roots de Move and Smile. On retrouve ensuite des morceaux dansants à souhait comme le groovy Love Is Amazing ou encore This Woman, où les scratchs flirtent avec les cuivres et les percussions cubaines sur un beat toujours aussi efficace.Comme il nous y avait habitués sur son premier EP, Devi Reed jongle entre anglais et français, nous offrant sur ce nouvel album deux titres dans la langue de Molière en étant plutôt à l'aise. Il revient sur son parcours personnel et musical avec Tout ira bien et livre un touchant message sur l'amitié avec le pur rythme cubain de Cuida tu Vida. L'album se termine avec deux remixes électro signés Tamal en guise de bonus (Ragga Libre et This Woman).Avec Ragga Libre, Devi Reed dévoile un album frais et ensoleillé en bousculant les frontières grâce à de multiples influences et les langues française, anglaise et espagnole. Voilà de quoi préparer l'été qui arrive en musique !Tracklist : 1. Wake Up 2. Tout ira bien 3. Ragga Libre Ft Yisi Calibre4. Nah Jump5. Turn All Sounds6. Move and Smile Ft El Individuo 7. Love is Amazing 8. This Woman9. Cuida tu Vida10. Ragga Libre remix by Tamal11. This Woman remix by Tamal
Source : reggae.fr | 2018-05-03 02:00:00.0
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
Source : reggae.fr | 2018-04-04 02:00:00.0
Les Électropicales ont inauguré ce samedi 2 décembre, dans les jardins du Bisik à Saint-Benoît, une nouvelle formule : Electropicales Soundsystem !

Cette première édition organisée avec le café culturel de Saint-Benoît avait pour vocation de se rapprocher de l’origine du concept des SoundSystem créés dans les années 50 en Angleterre. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les amateurs de reggae, dub, raggamuffin ou ragga ont été servis ! Installés dans la cour du Bisik, les impressionnants caissons fabriqués artisanalement par Equality Hifi ont en effet distillés à grand renfort de décibels et de basses "monstrueuses" de nombreux mix servis avec brio par Lo-Jamaikin (Studiolacaz Sound), Equality Hifi et Selecta Shala (Skank Addikts Sound System), invité spécialement pour la manifestation, mais aussi ceux qui ont profité de l’Open Mic pour partager le son, Kaboum Sound System, O'Fischa Sound System officiel et Killaboux.

Toute l’après-midi, des navettes étaient mises en place dans la ville par la SHLMR, partenaire de l’opération, pour véhiculer tous ceux qui souhaitaient se rassembler autour de cette musique fédératrice et festive. Dans le même temps, les jardins du Bisik étaient également le théâtre d’une performance artistique menée de main de maître par Christian Messsin, peintre mauricien, qui a fait jaillir de ses pinceaux une tête de lion, animal emblématique de la culture reggae, sur un des murs du jardin…

Les codes traditionnels des premiers SoundSystem ont donc bien été respectés avec l’artiste face aux caissons et le public entre les deux. Et même si ce dernier a pris un peu de temps pour arriver jusqu’à Saint-Benoît, la journée, débutée timidement sous un chaud soleil à 14h s’est étoffée en fin de journée pour finir en apothéose sous une splendide nuit étoilée.

Le public est donc arrivé au fil des heures et les basses ont raisonné jusqu’à tard dans la nuit à Saint-Benoît !
Une fois les caissons éteints, c’est en effet la scène du Bisik qui a accueilli les artistes pour sa traditionnelle scène ouverte dédiée, pour l’occasion, plus spécifiquement aux musiques urbaines. L’occasion de découvrir des artistes en devenir, toujours avide d’espaces d’expressions et parfois de surprendre les spectateurs même les plus exigeants. On retiendra évidemment la belle prestation d’Aurélia Louis, celle tout aussi enthousiasmante de T-Maly accompagné par le groupe Metisaz et de Killaboux qui s’était déjà fait remarqué dans l’après-midi !

Une fête gratuite et ouverte à tous, une première pour ce concept exclusif à la Réunion et c’est au Bisik que ça se passait !







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Source : zinfos974.com | 2017-12-04 09:44:00.0
Alors que l’ensemble des us et coutumes de la Culture réunionnaise ont fait l’objet d’une reconnaissance au patrimoine Immatériel de l’UNESCO sous l’appellation « MALOYA », la musique réunionnaise est restée depuis de nombreuses années orpheline de nom. Jusqu’au 27 septembre 2017, la musique réunionnaise était perdue dans toute une classification qui ne trouvait pas sa place aux yeux de la Société des Auteurs (SACEM). La musique réunionnaise alimentait toute sorte de catégorie de musiques, jusqu’ici regroupée dans la variété française, dans la world music voir même dans les musiques traditionnelles.

La Réunion dont la SACEM est représenté par son délégué régional n’a pu jusqu’ici fait satisfaire une telle volonté, celle de permettre aux artistes réunionnais d’exprimer leur fierté pour leur musique SEGAMALOYA. Sans doute par ce que le lobbying musical était lui aussi de la danse.

Il a fallu au mouvement LAKLARTÉ, dont la conférence de presse du jeudi 12 octobre 2017 ait été retransmise sur les réseaux sociaux par les Réunionnais de France, pour les voir ses fins défenseurs de la culture réunionnaise exprimée dans leur acronyme Linité-Artistik-Kiltirel-Lang-Anvitoneman-Réyoné-Tradision-Épanouisman (L.A.K.L.A.R.T.É) tout une volonté commune à faire entendre de leur voix, la reconnaissance du style musical SÉGAMALOYA.

LAKLARTÉ représenté ce jour-là par Charles Sintomer, Pael Gigan, Joel Moutoulatchimy, Jean Luc Damartin et Bruno Escyle, nous ont exposé leur démarche et partagé leur satisfaction à cette officialisation.

Il faut fréquenter ces espaces culturels, tels que Kabar Bitasyon aux 3 mares, la Kaz kabar chez Daniel Waro, l’espace MLK à Saint Joseph, les sanctuaires du LAZARET et bien d’autres, pour rencontrer ses personnes fortes d’ambition pour notre pays. Et je ne regrette en rien de les avoir vu et parlé.

De cette reconnaissance, je revois encore au kabar bitasyon et à MLK, Pael et Jean Luc avec leur stand pour promouvoir aux yeux des personnes présentes ce jour-là, cette honorable action qui s’intitulait «  SACEM SÉGAMALOYA ».

Mieux je dirais, ils avaient avec eux la fierté de présenter cette démarche au nom de LAKLARTÉ et surtout ils possédaient des éléments la justifiant. LAKLARTÉ dispose d’outils pédagogiques à mon sens, qui méritent qu’on s’y attarde. Il était important pour moi, qui survolais un peu le milieu culturel, de découvrir les éléments qui le compose, mais aussi les faits culturels et scientifiques qui ont amenés à cette demande. Merci à vous LAKLARTÉ, car effectivement j’ai pu me rendre de compte que les éléments que vous présentez est vérifiable et pousse à une recherche un peu plus approfondie. A ce sujet, j’inviterai les personnes réunionnaises ou pas à investir la Bibliothèque Universitaire, communément appelée BU, pour vous rendre compte que l’histoire n’est pas souvent celle qui a été léguée de prisme en prisme oralement. Nous pouvons la confronter avec les écrits, les récits, les études qui ont été actés et en voir les points de convergence. Car point de convergence existe. La question est de savoir si les réunionnais sont prêts à en discuter et à en entendre ?

Le SÉGAMALOYA est une revendication évidente  et forte de sens. Elle laisse apparaître une certaine liberté. Les artistes sont libre d'alimenter ou pas cette nouvelle catégorisation. Cela veut dire aussi que les artistes doivent se positionner sur la musique qu'ils font et quelle valeur ajouté elle apporte au pays. Ici il n'est pas question de se fermer sur un style, mais plutot de savoir qu'elle est la place de la musique réunionnaise et qu'est ce qu'on attend de ses ambassadeurs. Est ce qu'un artiste de ragga, de reggae, de dance hall, de zouck, de varités française, rock, de salsa, de kizomba, de jazz...... est représentant de la musique réunionnaise? 

Elle marque aussi une visibilité sur tous les plans, c'est à dire qu'on peut mettre une dénomination sur la musique réunionnaise, elle a de l'existence maintenant, jusqu'ici elle était plus dans l'oralité cette reconnaissance que dans une officialisation claire. Tout le monde sait d'où vient tel ou tel sytle de musique, mais nous hésitons à chaque quand il s'agit de celle de la Réunion. La faute à qui?

SÉGAMALOYA en France mais pas à la Réunion

Pourquoi être passé directement par le Président de la SACEM ? Les éléments de réponses sont disponibles dans l’article du quotidien du dimanche 15 octobre 2017. «  Nous avons demandé au délégué régional et ce dernier a refusé » de ce fait une demande a été effectué directement à la maison mère. La maison mère dont le Président est un artiste Mr  Claude PETIT, grand chef d’orchestre. Ce qui veut dire que les artistes ont parlé à un artiste et que ce dernier a trouvé la demande plus que légitime, et de manière significative, il a enclenché le processus de création du genre musical SÉGAMALOYA dans le menu déroulant de la SACEM.

Cette remarque appel une discussion. Le délégué régional n’est pas artiste ? Pourquoi a-t-il émis un refus ?  Y a-t-il un blocage ici même ? Comment peut-on expliquer qu’à 10 000 Km le Président de la SACEM puisse  entendre et répondre à la requête et que son représentant régional, lui, l’ait pas entendu ?

SÉGAMALOYA au niveau Politique CULTURELLE

Je préfère retenir de cet épisode, cette date du 27 septembre 2017, qui officialise enfin une reconnaissance de ce qu’est la musique réunionnaise.

LAKLARTÉ, comme dirait un de ses membres, donne le « la » remettant l’ensemble des acteurs culturels en ordre de marche, pour que notamment les subventions qui sont souvent allouées puissent servir véritablement à la promotion de la musique réunionnaise : le SÉGAMALOYA.

Les autres musiques sont aussi louables, mais elles n'apportent à la Réunion si ce n'est le fait d'un mimétisme perpétuel.

Enfin, mesdames, messieurs les élus de la culture vous allez pouvoir donner un vrai sens à votre politique culturelle vouée à la musique réunionnaise. Je pense que la démarche de LAKLARTÉ, permettra dès aujourd’hui de redonner une force à la musique réunionnaise, la positionnant sur l’échiquier national et international comme une vraie musique avec une identité, un nom.

Parlant de nom, j’ai bien apprécié l’allusion faite au nom de famille et au prénom. Effectivement nous nous retrouvons avec un nom de famille commun aux Mascareignes SÉGA et au prénom propre à l’identité réunionnaise MALOYA appelé aussi Séga des noirs. 

Bravo pour cet avancé considérable pour la musique réunionnaise.

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Source : zinfos974.com | 2017-10-16 12:25:00.0
La 24ème édition du Rototom Sunsplash s'est déroulée du 12 au 19 aoetucirc;t 2017 sous le soleil estival de Benicassim à Costa Azahar pour le plaisir des 220 000 festivaliers venus du monde entier pour cette belle édition qui répondait au slogan etldquo;Celebrating Africaetrdquo;.Le Rototom se veut un festival pour tous. Il y en a pour tous les goetucirc;ts, de jour comme de nuit ! Chacun, ou presque, y trouve son compte. Le fêtard insolent se réveille à 18 h pour aller se coucher à 8 h du matin après une nuit passée de concerts en sound systems avec rien de moins qu'un Aba Shanti mystique au coeur de la nuit, après Hempress Sativa, Mellow Mood et The Wailers successivement sur la Main Stage, un saut au Lion Stage, un autre pour se poser et partager sous la tente berbère, au coeur de l'African Village. Au même moment, les lèves-tôt, les familles avec ou sans enfants ont plusieurs options : plage, plage ou plage !? La mer de Benicassim est d'un bleu azur (AZAHAR ?!), la sole beach etldquo;Rototometrdquo;, où Ateliers Ragga/Dancehall/Africaines et sound systems se déroulent tous les jours ou d'autres plages atypiques où se côtoient des gens de tous âges et tous horizons dont le point commun est : REGGAE, soleil, ganja et fête ! On est loin de ces endroits blindés de beaufs, ici c'est plutôt spliffs, poncho clandestino, mojitos faits sur place sur lit de glace et menthe fraîche, artisanats locaux, mamas africaines qui tressent et font à manger à l'ombre des arbres, châles paréos magnifiques venus d'Inde, nages, vagues et très belles personnes. Bizarrement cette foule dense qui danse, au coeur du mois d'aoetucirc;t, en bord de Méditerranée est plutôt agréable ! Les etldquo;autresetrdquo; touristes passent et regardent avec curiosité cette faune de la planète Rototom.L'après-midi est aussi un moment privilégié sur le site du Rototom, pour petits et grands : ateliers artistiques, cirques, musiques, batuk, espace bien-être avec yoga, massages, thérapies alternatives à donation libre. Tous les soirs à 20h, la etldquo;House of Rastafarietrdquo; propose des sessions Nayabingui pendant qu'à côté on peut déguster le café éthiopien servi lors d'une cérémonie typique. Rototom c'est aussi plusieurs scènes de plusieurs styles, un village artistique et culturel, le reggae university et le forum social où pendant toute la semaine se déroulent : conférences-débats, projections, expos avec des artistes, érudits, faiseurs de paix, sur des thématiques écologiques, sociétales... Un marché de créateurs, artisans où l'on trouve de très belles choses... des espaces de repos, des bonnes choses à boire et manger.Tout ce monde était réuni cette année pour célébrer l'Afrique. J'étais heureuse qu'elle soit à l'honneur cette année, je m'imaginais le festival aux sons, couleurs et saveurs de l'Afrique, un foisonnement des richesses encore inconnues de ce continent aux mille et une cultures trop longtemps laissées pour compte et exploitées, j'aurais aimé y découvrir plus de Reggae men and women africain.e.s connu.e.s et inconnu.e.s, artistes engagés en engageants à faire une différence dans le monde, j'aurais souhaité le village et la scène africains mis en avant et en lumière, des expositions de photos et peintures dignes de ce thème. Je suis cependant un peu restée sur ma faim à ce point de vue. L'ambassadeur du reggae africain Alpha Blondy a en effet detucirc; quitter la scène plus tôt que prévu à cause de problèmes techniques, et Sean Kuti, fils du légendaire Fela, nous a pour le moins déçus en conférence de presse quand - alors interrogé sur la traite des femmes nigériane - a lancé un "rendez-nous nos docteurs et gardez nos putes", applaudi à notre grande surprise par la presse et les vip présents...Nul doute cependant que l'engagement culturel, environnemental, politique, militant pour la paix et l'émancipation de l'humanité du Rototom (et de façon générale des artistes, les autres festivals et événements Reggae qui fleurissent un peu partout ) va aller crescendo. Le Reggae est LA musique, symbole de la libération des chaînes de l'esclavage et de toutes formes de servitudes. La musique qui aide à réveiller les consciences afin d'AGIR en conséquence.Assise sur ma plage en sirotant mon cocktail, insoutenable légèreté de l'être européen et privilégié que je suis, regardant l'horizon bleu azur de cette méditerranée de nos vacances, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer au loin ces rafiots brinquebalants avec ces milliers de migrants qui fuient les misères, les guerres, les viols, d'autres qui sont exploités sur ces mêmes bateaux pour venir s'ajouter au nombre grandissant de prostitué.e.s forcé.e.s et esclaves modernes en tous genres dont nous avons vite fait d'oublier l'existence pour nous concentrer sur la fête et le son ! On se dit militant ! On écoute et danse du Reggae... on paye pour le Reggae... alors comment agir etldquo;pour de vraietrdquo; ? Comment faire en sorte que ces richesses générées par ce nombreux public multiculturel et engagé puisse servir la cause première et primordiale du Reggae : Emancipation, Freedom and Unity for Humanity... Equal rights and justice ! Comment faire en sorte que les plus démunis puissent aussi profiter des ces instants de paix et culture ? Comment éviter de tomber dans le revers bling bling et show business... comment garder et préserver l'âme de cette musique, cette culture qui nous est si chère ? etldquo;Words without actions are deadetrdquo; dit l'artiste !Ces artistes qui nous sont si chers, qui véhiculent ces messages, pour et avec qui on danse jusqu'au bout de la nuit... dans mes favoris de ce Rototom 2017 : TOOTS AND THE MAYTALS un show époustouflant pour ce vétéran qui a inventé le mot REGGAE et qui de haut de ses plus de 70 ans nous offre un spectacle high level ! Une mention spéciale pour DEVI REED qui a tout déchiré avec juste deux musiciens (un batteur et un DJ) lors de son passage à la LION Stage. Un énorme BigUp pour les femmes sur la place : Nadine Sutherland une belle découverte (clin d'oeil à Dady URoy pour qui elle a ouvert le bal) Nattali Rize, Hempress Sativa. ManuDigital et Joseph Cotton ont proposé un super show. Un plaisir de découvrir Lyricson égal à lui même et toujours dans la place... Bref un festival foisonnant de talents confirmés et nouveaux qu'on a toujours plaisir à découvrir.Que dire de plus si ce n'est que etldquo;vive le Reggae for a better worldetrdquo; one love, one humanity Toots and the Maytals Devi Reed Treesha Gentleman et Ky-Mani Marley Raging Fyah Christopher Martin Youssou N'Dour Iseo et Dodosound Chronixx Alpha Blondy Seun Kuti Shaggy Don Carlos Manudigital et Joseph Cotton Nkulee Dube Lyricson Steel Pulse Reggae University Inna De Yard Nattali Rize Beenie Man Cali P Hempress Sativa The Wailers Marcus Gad Luciano
Source : reggae.fr | 2017-10-11 02:00:00.0

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