Artistes et Groupes de Rocksteady

Pays : Jamaique

Artistes ou Groupes

Alton Ellis(34)[infos][video]  -  Ernest Ranglin(13)  -  Jackie Opel(1)  -  Roland Alphonso(5)  -  The Melodians(5)  -  The Paragons(8)  -  The Soul Brothers(2)  -  Toots and the Maytals(27)  -  

Actualité : Artistes et Groupes de Rocksteady

Il était déjà une légende dans le coeur des fans de musique jamaïcaine, mais sa popularité ne cesse de grandir auprès d'un public plus large depuis sa participation au projet Inna De Yard. L'immense Ken Boothe était de passage au Cabaret Sauvage de Paris backé par l'excellent Homegrown Band. Toujours aussi classe dans son costard, le boss du rocksteady a ravi un public venu en masse profiter de ses hits When I Fall In Love, Freedom Street, Artibella et autres Everything I Own. Le Jamaïcain était précédé par les Parisiens Guive et The Ora qui ont parfaitement introduit la soirée avec leur reggae soul vintage particulièrement bien exécuté ! Retour sur ce magnifique concert avec les photos de Philippe 'Da Best' Campos.Guive et The Ora Ken Boothe
Source : reggae.fr | 2018-04-12 02:00:00.0
Avis à tous les amateurs de musique vintage : Alpheus est une fois de plus revenu d'un voyage dans le temps avec un album concocté aux p'tits oignons par son acolyte de producteur Roberto Sanchez. L'association de ces deux-là avait déjà fait des étincelles sur les albums From Creation et Good Prevails et ça continue avec ce nouveau Light of Day, toujours plus ancré dans les années 60.On avait eu droit à quelques perles de roots profond sur les précédents opus d'Alpheus. Cette fois, c'est strictly early reggae, rocksteady et ska. Roberto Sanchez a particulièrement soigné l'identité de ces onze nouveaux titres avec des choix d'orgues et de claviers et des sons de batterie absolument anachroniques. Alors qu'on sentait la modernité sur ses dernières productions, le génie espagnol est parvenu à " salir " le son de manière à perdre complètement l'auditeur. Sommes-nous en 2018 ou en 1968 ? Voilà de quoi ravir Alpheus qui refuse désormais de chanter sur des instrus modernes. 100 % des riddims sont pourtant des compositions originales. Fini les recuts ! Exit les adaptations de Phil Pratt ou Studio One. Et c'est là que se situe la prouesse.Il émane de ces onze nouveaux titres une mélancolie et une nostalgie incarnées par la voix douce et juste du chanteur anglais qui caresse les sublimes instrus du producteur espagnol. Light of Day est particulièrement solaire, rempli de titres très positifs comme le tune éponyme bien setucirc;r, mais aussi le bien nommé Positive Move et l'appel à l'unité All Together. Les rude-boys en prennent pour leur grade comme à l'époque avec Facety Rudie où Alpheus tente de remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin. Les histoires d'amour ont aussi leur place sur la tracklist avec Just A Little, l'histoire d'un dragueur invétéré, et Fantasy, celle d'un séducteur moins habile. Le chanteur lance également une déclaration d'amour à la vie avec Love Life et tire un trait sur le passé en se concentrant sur l'avenir avec Past Is the Past. Surprenant pour un artiste qui ressuscite éternellement la musique des années 60 !Si vous avez envie de remuer les hanches, les bras, les genoux, le cou... Light of Day est fait pour vous. Il s'en dégage une énergie incroyable qui fera regretter la grande époque du ska à ceux qui l'ont connue et donnera envie aux plus jeunes de l'avoir vécue. Le duo Alpheus et Roberto Sanchez signe là un nouveau chef d'oeuvre !Tracklist :01. Light of Day 02. Nah Go Tek It 03. Apart 04. No Way 05. Facety Rudie 06. All Together 07. Positive Move 08. Just a Little 09. Fantasy 10. Love Life 11. Past Is the Past
Source : reggae.fr | 2018-04-06 02:00:00.0
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
Source : reggae.fr | 2018-04-04 02:00:00.0
Diana Rutherford est une artiste jamaïcaine qui a toujours baigné dans la musique : fille de Michael " Genuine " Rutherford (chanteur des années 70), elle remporte le Tastee Talent à 10 ans (ce fameux concours de jeunes talent qui avait vu Yellowman l'emporter devant Beenie Man en 1979). A 12 ans elle enregistre un premier album avant de se consacrer à ses études sans jamais délaisser son amour pour la musique. En 2011 elle sort l'album Ghetto Princess sur lequel on se souvient notamment de New Day en collaboration avec Sizzla. Elle nous revient aujourd'hui même avec le nouvel album et le film documentaire qui l'accompagne: Better Days. Better Days est un album intime qui a été conçu en famille : chaque morceau a été composé par le mari de Diana Rutherford, Romain " Sherkan " Chiffre, (un Français expatrié en Jamaïque depuis des années que l'on connaît bien dans les présentes colonnes) la chanteuse a ensuite personnellement écrit chacun des textes. Ils ont décidé de faire enregistrer cet opus " à l'ancienne " et ont donc réuni une équipe de musiciens triés sur le volet et chaque morceau a été enregistré au Harry J Studio en une ou deux prises où chanteuse, choristes et musiciens jouent tous ensemble dans la même pièce comme on le faisait dans les années 60 et 70. Ce procédé d'enregistrement donne à cet album un son authentique et vivant où l'on peut ressentir l'énergie du live et retrouver l'atmosphère de l'époque de Coxsone, des Skatalites et de tous les autres... Diana Rutherford c'est avant tout une voix chaude et puissante grâce à laquelle se mélangent parfaitement reggae et soul et on retrouve avec plaisir tous ces ingrédients dés le premier morceau Better Days où l'on sent ce son particulier se rapprochant du live qui nous accompagne tout au long de l'album. On retrouve de titres dansants et pleins d'énergie : Home ou Run for Cover et d'autres plus doux et mélancoliques comme Smile on My Face. Même si le reggae en reste la base, certains morceaux sonnent clairement plus soul que les autres, c'est le cas de Higher (reprise du hit de Jackie Wilson) ou encore de Strong Black Woman avec son instrumentale funky qui semble tout droit sorti des studio de la Motown. Sur cet album où chaque musicien est un invité à part entière, trois chanteurs ont été conviés à se joindre à la troupe pour partager le micro avec Diana Rutherford. D'abord Mr Rocksteady alias Ken Boothe et sa voix inimitable sur Get Up, puis le jeune Chevaughn sur Lean. C'est ensuite le père de la chanteuse qui la rejoint pour partager un duo grâce auquel on comprend de qui elle tient cette voix et ce groove sur Faith in Me. Vient enfin le touchant Zoes Lullaby, une déclaration d'amour de Diana Rutherford à sa fille sur fond d'ode au métissage posée sur une instrumentale douce et intime avant que l'album ne se conclue par deux dubs (Pure Love et Smile on my Face) . Belle cerise sur le gateau, un film accompagne cette sortie. Ce documentaire nous invite à une formidable plongée dans la conception si particulière de cet album mais aussi dans l'histoire de la musique jamaïcaine grâce aux anecdotes des nombreux intervenants comme la famille ou les musiciens de Diana Rutherford, mais aussi des artistes avec qui elle a collaboré par le passé comme Sizzla ou Alborosie.Avec Better Days, Diana Rutherford s'offre des productions et des musiciens à la hauteur de son talent et nous livre un projet abouti se démarquant des sorties actuelles de par ses sonorités et son ambiance tellement différente, à déguster dès aujourdhui en musique ici et en images ci-dessous.Tracklist : 1. Better Days 2. Home 3. Run for Cover 4. Get Up Ft Ken Boothe5. Lean on You Ft Chevaughn6. Smile on my face 7. Higher 8. Pure love 9. Faith in me Ft Michael Rutherford10. Off The Tracks11. Strong Black Woman 12. The Fighter In You13. Zoes Lullaby14. Pure Love Dub15. Smile on my face Dub
Source : reggae.fr | 2018-03-09 01:00:00.0
Bien silencieux depuis la sortie du sympathique Batman Arkham VR, le studio Rocksteady prend la parole sur les réseaux sociaux et laisse entrevoir la production d'un jeu à venir. Essentiellement connue pour son admirable travail sur la série des Batman...
Source : jeuxvideo.com | 2018-01-30 17:21:00.0
On a déjà tous entendu parler du concept de Dub Club qui se développe dans les plus grosses villes de France. N'étant ni franchisé ni une marque déposée, ce genre d'évènement peut être organisé par n'importe quel crew au niveau local. Focus aujourd'hui sur un Dub Club qui vaut le détour dans une ville parfois pauvre en culture et musiques actuelles, Annecy. Le 25 Novembre, la cinquième édition du Annecy Dub Club accueillait comme invité de marque le jeune guerrier Young Warrior, fils de Jah Shaka. A la tête de l'organisation : la toute jeune association High Culture, militante et activiste de la culture reggae/dub en Haute-Savoie. Plus qu'une association, c'est une équipe soudée autour du Holy Sound et du Watta Bongo Sound que nous avons découverte ce soir-là.Une harmonie, une ambiance familiale, une déco soignée qui plonge directement dans l'ambiance de la soirée et ce, dès l'accueil bénévole, presse et staff. Ouverture des portes à 20h et accueil des équipes dans une ambiance décontractée, devant les stacks, autour d'une tartiflette maison.Après s'être bien chargé en tartiflette, une petite session d'échauffement des bénévoles s'installe rapidement, histoire de digérer et de se préparer physiquement à respectivement tenir le bar, les entrées, les équipes...Une ambiance familiale qui transpire tout au long de la soirée. Que ce soit de par la salle pleine à craquer, les mets locaux ou encore la sono maison, tantôt des Watta, tantôt des Holy. Pour ce qui est de la musique, on en a pris plein les oreilles. " Each one teach one " comme on dit ! Et les jeunots de High Culture en ont à vous apprendre. Après une sélection de roots aiguisée des Holy Sound, le Watta Bongo nous a proposé un set spatial mené avec brio pour briser les codes parfois très présents dans la culture dub. Naviguant entre roots, ska, rocksteady, musique du monde rythmée et reggae revival, le crew nous a offert un set inédit, éclectique mais maîtrisé et bien construit. Finir par Rasta Nuh Gangsta de Samory I et Carnival Horns de Havana meets Kingston c'était osé ! La Holy Family, plus que déterminée, s'est empressée d'enchaîner avec des steppers UK style en rafale sans laisser retomber la pression.Une place chauffée à la perfection pour accueillir le Mighty Young Warrior dans cette danse d'exception. En commençant son set par War de Bob Marley, le jeune guerrier a mis tout le monde d'accord. Des qualités de MC et de deejay indéniables alliées à une sélection puissante et vrombissante ont sublimé la présence d'un artiste dont la réputation n'est plus à faire. En quelques mots, un set gorgé de roots and culture qui prend de l'ampleur petit à petit pour dériver vers le dub dans lequel on ressent clairement l'influence Shaka. Le jeune selector s'est tellement plu qu'il n'a pas hésité à déborder de plus d'une heure trente sur l'horaire de fin ! Que demander de plus pour clôturer la soirée ?Petite cerise sur le gâteau, une expo handmade était proposée au coin fumeur pour affronter le froid. Les clichés repésentaient la culture sound system, ses activistes et ses singularités. Un très bel esprit familial a régné tout au long de cette soirée organisée de main de maître par une équipe de youths soudée. Rendez-vous pour la sixième édition dès que possible !
Source : reggae.fr | 2017-12-14 01:00:00.0
Shredder en a assez de Fishface, Rahzar, Bebop et Rocksteady et décide qu'il ne gardera dans son équipe que le binôme qui lui apportera les Tortues Ninja sur un plateau. Les deux autres auront un destin beaucoup moins agréable... C'est donc une compétition sans limites qui s'engage entre les "hommes" de main, et tous les moyens sont bons pour capturer les Tortues !
Source : evene.fr | 2017-12-03 06:58:12.0
Il fait partie des plus grandes légendes de la musique jamaïcaine encore parmi nous. Ken Boothe a fait plaisir à tous les passionnés en intégrant le projet Inna De Yard en mars dernier. Et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, quelques mois après la sortie de The Soul of Jamaica, un album complet du concept acoustico-nyabinghi entièrement consacré à celui que Coxsone surnomma Mr Rocksteady dans les années 60. Le crooner y revisite ses plus grands tubes, de When I Fall in Love à Artibella en passant par Black Gold and Green et Speak Softly Love, sans oublier de dépoussiérer quelques titres plus obscurs de son répertoire. Le résultat offre un album majestueux, émouvant, frissonnant, bouleversant... Les adjectifs ne manquent pas ! On n'hésite même pas à parler de chef d'oeuvre à l'écoute des cuivres lancinants, des percussions envoetucirc;tantes et du doux piano qui accompagnent la voix tout juste émoussée mais toujours touchante de Ken Boothe. Après plus de cinquante ans de carrière, le chanteur donne une seconde vie à ses classiques d'antan et prend un plaisir fou à les (re)faire découvrir au public français. De passage à Paris pour une date unique avec la team Inna De Yard fin octobre, il s'est entretenu avec nous pour revenir sur cette expérience unique...Reggae.fr : Comment avez-vous été impliqué dans le projet Inna De Yard ?Ken Boothe : J'avais déjà fait quelques titres avec Chinna Smith donc je connaissais le concept. J'aime cette idée de présenter l'essence de la création musicale. C'est comme une renaissance. etCcedil;a nous rappelle l'époque où on créait notre musique dans les tenement yards (ndlr : sortes de HLM dans les ghettos jamaïcains), là où on habitait. Ce projet d'enregistrement en acoustique et en extérieur rappelle beaucoup de souvenirs. Ce sont les gens du label qui ont choisi les chansons et ils ont choisi de très vieilles chansons donc là encore ça m'a replongé dans de vieux souvenirs. Et c'est génial de pouvoir entendre ces chansons avec des percussions nyabinghis. C'est différent. Il y a même un accordéon sur Artibella. C'est la première fois que j'enregistre avec un accordéon.Si vous n'avez pas choisi les onze chansons de cet album, êtes-vous d'accord avec les choix du label ? Car votre répertoire est immense...Oui ils ont choisi les bonnes chansons. Je m'en suis rendu compte quand je les ai chantées sur scène à Paris au Trianon. Le public a réagi de bonne manière à chacune d'entre elles. Je me demande s'ils n'avaient pas fait une enquête pour savoir quelles chansons plaisaient au public français (rires). Et ce que j'ai aimé dans leurs choix c'est aussi qu'ils en ont sélectionné certaines que je n'avais jamais revisitées ni même chantées sur scène. Par exemple Let the Water Run Dry ou African Lady.Lesquelles avez-vous aimé le plus ré-enregistrer ?Je n'ai pas de préférée car chaque chanson est différente. Je vois mes chansons comme des films avec des décors et des acteurs différents à chaque fois. Mon interprétation est différente sur chaque morceau donc je ne peux pas avoir de préféré. C'est le public qui a ses chansons favorites et c'est différent pour chaque personne.Il y a une chanson qui ne fait pas partie de votre répertoire, c'est Rastaman Chant qui est un chant traditionnel rasta. C'est aussi le label qui vous a suggéré ce morceau ?Non. En fait ils avaient choisi sept chansons et il en fallait un peu plus pour faire un album complet. Donc j'ai proposé moi-même trois autres titres et j'ai eu l'idée de faire aussi celle-là car on enregistrait avec des percussions africaines et je trouvais que ça avait du sens avec ces paroles. "Je vois mes chansons comme des films avec des décors et des acteurs différents à chaque fois" Avez-vous répété avec les musiciens avant d'enregistrer ?Oui parce qu'on enregistrait en live donc on a detucirc; faire quelques répétitions. On a aussi fait plusieurs prises, car comme on enregistrait dehors, il y avait parfois des bruits gênants. On avait un très bon ingénieur du son qui percevait tous les sons dérangeants et qui savait quand il fallait refaire une prise.Vous nous parliez des souvenirs que ce projet a ravivé. Vous souvenez-vous des moments où vous avez écrit certaines de ces chansons. Black Gold and Green par exemple ?Oui je l'ai écrite quand la Jamaïque est devenue indépendante en 1962. On avait décidé de faire cette chanson avec BB Seaton en utilisant les couleurs de notre drapeau. C'est une île si belle, je voulais que le monde entier le sache. Et je voulais aussi dire que les gens qui y viennent ou qui y vivent doivent avoir des âmes pures pour mériter une terre si belle.C'est beau de pouvoir faire ce genre de chanson. Ce n'est pas possible dans tous les pays. Par exemple en France, aucun artiste reggae ne chante la beauté de la France ni la fierté d'être Français à cause de notre Histoire...Mais vous savez, tous les Jamaïcains ne se rendent pas compte de la beauté de leur pays. Certains n'éprouvent aucune fierté d'être Jamaïcain. C'est pour ça qu'en ce moment, je travaille sur un album de musique pour enfants. J'ai toujours voulu faire ça dans ma carrière car j'aime les enfants, j'ai d'ailleurs beaucoup de petits-enfants moi-même. Il ne faut pas oublier les enfants, ce sont eux notre héritage.Cette année, nous fêtons les 60 ans du label américain Stax. Il y a certainement des artistes de ce label qui vous ont influencé n'est-ce pas ?Bien setucirc;r, ils m'ont beaucoup inspiré. A une époque, j'allais souvent rendre visite à BB Seaton le matin et on s'asseyait pendant des heures à écouter Otis Redding, Wilson Pickett et tous les autres. Otis était mon préféré. Je chantais toujours ses chansons et à une époque, on m'appelait même Otis Redding en Jamaïque (rires).Et quels sont les artistes que vous écoutez aujourd'hui ?J'aime toujours autant Beres Hammond. C'est une vraie légende. J'aime bien aussi Romain Virgo, Christopher Martin et Chronixx car leur musique a du sens. Leurs paroles ont de la substance. Cette nouvelle génération a bien repris le flambeau. Grâce à eux, la musique jamaïcaine ne mourra jamais.
Source : reggae.fr | 2017-11-10 01:00:00.0
Artisto Prod, association locale qui œuvre pour promouvoir l’art et la culture sur l’île, organise pour ses 5 ans une programmation variée, invitant avec plusieurs approches artistique, la découverte des Musiques Electroniques, Reggae, Dub & More … Durant 4 jours, les membres, artistes et invités de plusieurs horizons donnent rendez-vous dans 4 lieux : La Souris Mécanik, La Cité des Arts, Le Zinc et Le Sangha pour des concerts, atelier découverte, soundsystem et scènes DJ.

La main a été choisie comme thème et fil conducteur des quatre soirées. Les cinq doigts de la main symbolisent la créativité, la musique et l’unité à l’image de l’association. C’est un lien, une connexion : la main permet le partage et surtout l'envie de réaliser des choses. Les couleurs sur les mains sont pour la mixité et la  créativité musicale : Reggae, dub, électro, rock, etc.... tous ces styles peuvent être représentés séparément mais par l'unicité qui les réunit ici en un élément, "l'arbre de vie".
 
Les festivités ont commencé le Jeudi 28 septembre à la Souris Mécanik (La Saline les Bains) avec les deux fondateurs d’Artisto Prod aux platines entre roots, dub et techno : Selekta Papoune et Emalka !

Après l’entrée, le plat de résistance se joue ce vendredi 29 septembre à la Cité des Arts (Saint-Denis). Une première extérieure sera 100% locale et électro avec Floxyteck et Nyna Curtis. La seconde, la principale scène dans le Palaxa, accueillera Equlity Hifi, qui sonorisera également avec sa belle sono rouge & or, le Zendemik Sound System et ses plus belles sélections reggae & dub, le Rocksteady Spoting Club, au complet avec sa section de cuivre et des skas endiablés, Ice et Jah Cousy, (MyDefRadioshow) avec un mélange de jungle et DnB sans oublier Mahom Dub avec son album le Skankin Cat (mais encore les vinyles Emana Sound ou Skanklab) invité spécial de cette soirée.

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Source : zinfos974.com | 2017-09-29 18:11:00.0
Biga Ranx est un vrai OVNI dans le paysage reggae actuel. Lui que la France a découvert tout jeune, s'inspirant des Jamaïcains, s'est petit à petit forgé une identité bien à lui en glissant vers une musique hybride, lente, minimaliste et très créative. Toujours en quête de poésie, le deejay est un éternel insatisfait qui parvient cependant à satisfaire ses fans. Retour avec lui sur la genèse de son dernier projet, 1988.Reggae.fr : Comment s'est passé la création de 1988 ?Biga Ranx : Quand j'ai fini mon album précédent Night Bird, je ne me suis pas arrêté de créer. J'ai continué dans la foulée. J'ai fait énormément de morceaux et j'ai bouclé plusieurs versions différentes de 1988. Et arrivé à deux mois de la deadline, je n'étais toujours pas satisfait de la version finale car j'avais envie de faire tellement de choses différentes ; j'ai envie de chanter, de toaster, de faire des riddims, de faire du hip-hop, du dancehall et même de l'electro. J'ai besoin d'exprimer mes influences autre que le reggae. J'avais à la fois envie de faire un pas en avant en créant une musique sur laquelle je ne suis pas attendu, mais j'étais aussi tenté de revenir à ce pour quoi on m'a connu. J'étais dans un vrai dilemme entre ces deux directions et parmi toutes les versions du projet que j'avais faites, il n'y en avait aucune qui était réellement aboutie selon moi. Mais il a fallu prendre des décisions et boucler enfin cet album. C'est comme ça qu'est né 1988. On sent bien que cet album dépasse largement le cadre du reggae. Quels mots utiliserais-tu pour l'inscrire dans un mouvement musical ?Je dirais " fly ". C'est un album nuageux en fait. Et c'est le reggae qui m'a amené à cette ambiance fly. Pourquoi j'ai écouté du reggae très jeune ? Parce que c'est la première musique que j'ai découverte comme une musique qui te pousse à l'évasion. Il y a vrai côté aérien, sunshine, un côté poétique et exotique qui m'a toujours attiré dans le reggae. Je pense surtout à l'époque rocksteady. C'est une musique très planante je trouve avec de très belles mélodies. Cette ambiance planante est aussi due aux techniques d'enregistrement de l'époque je pense. Dans quels autres genres musicaux que le reggae as-tu puisé pour cet album ?Je dirais dans le hip-hop ambiant et dans le mouvement screwed, ce délire où les DJs ralentissaient les vinyles pour les jouer à 50-60 BPM. En fait c'est vraiment le downtempo qui a influencé cet album pour son côté musique lente et atmosphérique. Ton univers musical a beaucoup évolué ces dernières années vers cette ambiance très lente et minimaliste. Comment adaptes-tu ton flow à ce nouvel univers ?En fait, je trouve d'abord une mélodie qui colle bien à l'instru et ensuite je mets des mots sur cette mélodie. Pour moi c'est toujours la mélodie qui doit guider la chanson. Ce qui est différent par rapport à ce que je faisais à mes débuts, c'est que les riddims sont beaucoup plus lents donc il y a évidemment une autre manière d'aborder le flow et donc l'écriture. Je laisse la spontanéité guider tout ça. C'est mon instinct qui guide ma musique. Tu as à nouveau collaboré avec Blundetto sur certains morceaux. Votre association fonctionne à merveille. Quel est votre dénominateur commun ?Je pense qu'on est sur la même longueur d'ondes. J'ai l'impression que lui de son côté il recherche un univers reggae qui serait en même temps très classe, aérien et poétique. C'est quelque chose qui manque cruellement au reggae actuel que l'on retrouvait dans le rocksteady, et lui et moi on est d'accord là-dessus. Ce dénominateur commun c'est la recherche de poésie en fait. Liquid Sunshine fait partie de ces collaborations avec Blundetto. Comment s'est passé le choix de la thématique de ce titre ? Blundetto intervient-il à ce niveau-là ?Non, il m'envoie simplement des instrus et je fais ce que je veux dessus. Pour Liquid Sunshine, je l'ai écrit en rentrant d'un voyage en Jamaïque avec ma femme. Là-bas on avait assisté à un phénomène qu'on appelle le liquid sunshine. C'est quand il pleut sur l'océan. J'ai trouvé ça très beau et j'avais cette expression qui me trottait dans la tête en rentrant. Donc j'ai fait cette chanson avec très peu de texte. Je voulais vraiment faire quelque chose de minimaliste et je suis content parce que je trouve que c'est réussi alors que ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus facile à faire. Autre collaboration importante, celle avec ton frère Atili Bandalero. Comment faîtes-vous la part des choses entre vos relations familiales et professionnelles ?Lui il habite à Bayonne et moi à Tours donc on est un peu éloignés. Quand on se retrouve, on fait toujours de la musique parce que c'est ce qu'on a toujours fait. etCcedil;a se passe de la manière la plus naturelle possible. On a les même goetucirc;ts donc ça avance rapidement et facilement quand on bosse ensemble. Big Red est à nouveau présent sur cet opus. Pourquoi avoir choisi de l'inviter encore une fois et quelle relation entretiens-tu avec lui ?C'est un artiste que je respecte énormément et que j'ai beaucoup écouté quand j'étais jeune. Quand j'étais ado au foyer, je n'écoutais que lui. Je passais mon temps avec l'album Big Redemption. J'ai d'ailleurs découvert le travail de Raggasonic bien après avoir écouté Big Red en solo. Quand j'ai eu la chance de le rencontrer, le feeling est tout de suite très bien passé. En plus, il devait préparer un album et moi j'avais vraiment envie de l'encadrer. C'est ce qu'on a fait, j'ai été aux commandes de la réalisation de son album Vapor. C'est une grande chance de pouvoir produire un artiste que tu admires autant. On est devenus potes aujourd'hui et on s'est retrouvés sur cet univers musical vaporeux qui lui plaît autant à lui qu'à moi. Parmi les collaborations, il y a aussi cette chanson complètement inattendue avec Akhenaton et LEJ ! Comment s'est fait le lien ?C'est d'abord une rencontre humaine et amicale. Toutes les personnes qui sont sur cet album sont avant tout des amis avec qui je passe des bons moments en dehors de la musique. Avec les filles de LEJ, on se connaît depuis longtemps, avant qu'elles aient percé, et Akhenaton je l'avais rencontré sur un plateau radio et on s'était bien entendus. Je trouvais ça marrant de les rassembler. J'aime bien faire des rencontres improbables. Ton univers graphique a pas mal évolué aussi depuis tes débuts. Il colle de mieux en mieux à ton univers musical. Quelle importance y accordes-tu et quelle est ton implication à ce niveau ?Pendant longtemps, je ne choisissais pas vraiment mes visuels et mes pochettes d'album et ça m'a beaucoup affecté. Je m'en suis toujours voulu de ne pas être intervenu sur certains mauvais choix qui ont été faits. Pour moi l'univers visuel est aussi important que la musique. Il y a des artistes dont je n'aime pas forcément la musique qui parviennent à me séduire parce qu'ils proposent un univers graphique auquel j'adhère à 100 %. Aujourd'hui j'essaye de véhiculer enfin l'image qui me ressemble, c'est à dire des visuels à contre courant du reggae car je ne suis pas fan du tout de l'imagerie rouge jaune vert stéréotypée. Je contrôle aussi mes clips. J'oriente des réalisateurs vers certains codes et certaines images qui me correspondent. C'est important pour moi d'avoir un oeil sur tout. J'ai déjà fait des clips où j'ai laissé le réalisateur libre. Mais quand je les regarde aujourd'hui, j'ai envie de me griffer. J'ai envie d'assumer et de pouvoir défendre à 100 % ce que je fais donc je tiens à ce que mes idées soient utilisées dans mes visuels et mes clips. Tu es un adepte du Do it yourslef ?A fond. Je trouve que c'est dans le Do it yourself que l'on exprime le mieux sa créativité artistique et pas forcément dans les albums surproduits, surpréparés, surencadrés. Par exemple pour la pochette de 1988, on a pris un polaroid dans mon salon et on a mis des petits palmiers autour et basta. C'est ça qui me plaît. Pareil pour un clip. J'ai envie de prendre une caméra et de me lancer à l'arrache sans scénario. C'est par la débrouille et par la spontanéité qu'on arrive à véhiculer des super belles choses. Parle nous du morceau My Face pour lequel tu as justement fait un joli clip.L'histoire de ce morceau commence chez Don Camilo, un jour où on écoutait des vieux rocksteady. C'est après cette séance d'écoute que j'ai commencé à composer la chanson sur mon petit claver OP1. Camilo m'a beaucoup encouragé en me disant d'aller au bout de mes idées et ça a donné ce morceau-là qui au final s'éloigne un peu de mon univers actuel aux rythmes hyper lents qui planent à 3000. etCcedil;a ressemble un peu plus à ce que je faisais au début, mais j'ai préservé le côté nuageux et retro dans le clip pour coller à l'ambiance de l'album. J'adore cette imagerie façon années 90, c'est mon délire du moment. Tu as travaillé tout cet album sur ce clavier OP1. Comment travailles-tu avec cet instrument particulier ?C'est très simple d'utilisation et très pratique pour composer. Il y a un enregistreur 4 pistes et ça me permet de pouvoir poser des idées très spontanément dans l'instant. Même pour ma voix. Je trouve la démarche marrante parce que tu fais de la musique digitale sans ordinateur et ça c'est vraiment cool pour l'époque dans laquelle on vit.
Source : reggae.fr | 2017-06-23 02:00:00.0
La réunion de Toots and the Maytals et Akae Beka sur une même scène ne pouvait que plaire aux amateurs de roots. Les univers pourtant éloignés des deux formations se sont magnifiquement rencontrés le 9 mai dernier à La Batterie de Guyancourt en région parisienne. C'est le groupe des etIcirc;les Vierges qui a ouvert le bal. Avec leur roots profond et méditatif, ils ont convaincu l'audience de découvrir leur nouvel album JahSayDo sans oublier de leur offrir quelques titres de l'époque Midnite. Toots leur a emboîté le pas avec ses Maytals. Toujours en grande forme, ce papy du reggae et du rocksteady n'a pas manqué d'impressionner les fans avec sa voix puissante sur ses classiques Pressure Drop, Big Monkey Man ou l'indémodable 54-46. Particulièrement heureux d'être de retour sur les scènes françaises, Toots est resté très proche de son public, n'hésitant pas à serrer les mains des premiers rangs et s'arrêtant même de chanter pour signer une photo tendue par un fan ! Retour sur cette belle soirée avec les photos de Philippe 'Da Best' Campos.Akae Beka Toots and the Maytals
Source : reggae.fr | 2017-06-07 02:00:00.0
On avait laissé l'ami Yaniss Odua au soir d'une tournée triomphale clôturant en beauté la sortie de l'album Moment idéal. L'opus et ses deux hits Rouge, Jaune, Vert et Chalawa avaient séduit la France entière et fait jumper de Paris à Abidjan, de Saint-Etienne à Fort-de-France. Quatre ans déjà que les sound addicts rongeaient leur frein en attendant le nouvel LP du chanteur reggae. Leur patience aura payé puisque Nouvelle donne sort ce 19 mai et qu'il ne risque pas de les décevoir. La facilité artistique aurait été de reprendre les mêmes ingrédients que sur Moment idéal, mais Yaniss a une autre conception de la musique. Il va où le mènent ses inspirations, ses expériences, ses envies. Tout en restant reggae dans l'énergie et la vibe, il voulait explorer de nouvelles sonorités et poser son flow dévastateur sur de nouvelles intrus. Aidé de l'indispensable et légendaire Clive Hunt à la réalisation, le chanteur martiniquais a fait appel à différents beatmakers (Winta James, le clavier de Damian Marley ; Asha D. du Artikal Band ; Edwin Mac Lennan et Boussbouss ; John Makabi) pour proposer à ses fans une nouvelle aventure musicale pleine de bonnes surprises. Treize titres conscients et engagés dont s'extrait déjà l'énorme big tune hip hop reggae Ecoutez-nous posé avec la rabia del pueblo, la rappeuse Keny Arkana, et le hit en puissance Refugee relatant le destin tragiquement humain d'un immigré quittant son pays . Pour danser toute la nuit, Yaniss a pensé à vous, en mode dancehall mais sans se prendre la tête, sans Bling Bling, ou en mode ska-rocksteady avec La maison ne fait plus crédit. Le chanteur est éclectique et sa seule exigence est l'impeccable production de ses instrumentales. On le retrouve ainsi bretucirc;ler le micro dans un style plus électro, sur Bad Boy N Cowboy, s'envoler vocalement sur une inspiration dubstep (Jump) et poser une vibe plus new soul, qu'il partage avec le jamaïcain Brian Gold sur le titre Feeling. Fier de ses racines, fier de ses valeurs, certain de leur universalité, Yaniss Odua explore les grands enjeux qui traversent la société, sans jamais se départir de sa spiritualité rasta. Guide, grand frère, ami, artiste tout simplement. Le chanteur relate la détresse sociale de notre temps (Dans la rue), notre exigence de liberté de penser et de vivre (Garder mon droit), la force de la jeunesse (Nouvelle donne, un morceau co-écrit avec Balik de Danakil !) le sort misérable des réfugiés rejetés et leur détresse oubliée. Il tape juste, il tape fort. Nouvelle donne n'est pas l'album de la maturité, non, il est celui d'un artiste de son temps capable de retranscrire en musique les émotions d'une grande partie de son peuple. Une raison de plus pour découvrir sans plus attendre un des meilleurs albums reggae français de l'année. TRACKLISTING:et#8232;01. NOUVELLE DONNE02. REGGAE LANDet#8232;03. MDMA04. BLING BLING05. BAD BOY 'N' COWBOY06. LA MAISON NE FAIT PLUS CRetEacute;DIT07. etEacute;COUTEZ NOUS (FEAT. KENY ARKANA) 08. REFUGEE09. GARDER MON DROIT10. DANS LA RUE11. FEELING (FEAT. BRIAN GOLD)12. JUMP13. MY PEOPLEFnac : http://musique.fnac.com/a10553576/Yaniss-Odua-Nouvelle-Donne-CD-albumItunes : https://itunes.apple.com/fr/album/nouvelle-donne/id1225958379Deezer : www.deezer.com/album/39832021
Source : reggae.fr | 2017-05-19 02:00:00.0

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