Artistes et Groupes de Ska

Pays : Jamaique

Artistes ou Groupes

Byron Lee & The Dragonaires(66)  -  Desmond Dekker(15)[infos]  -  Don Drummond(8)  -  Ernest Ranglin(13)  -  Jackie Opel(1)  -  Justin Hinds(7)[infos]  -  Laurel Aitken(22)  -  Roland Alphonso(5)  -  The Ethiopians(11)[infos]  -  The Skatalites(27)  -  The Soul Brothers(2)  -  Toots and the Maytals(27)  -  

Actualité : Artistes et Groupes de Ska

Cette année, le Reggae Sun Ska subissait un énième changement de site. Survenue tardivement, l'annonce du départ du Campus Universitaire de Bordeaux en avait surpris plus d'un, mais les fans de la première heure se réjouissaient du retour du festival sur ses terres médocaines. Le Domaine de Nodris a bien vibré pendant trois jours sur la commune de Vertheuil. Avec une programmation très diversifiée moins chargée en têtes d'affiches, mais plus riche en découvertes, la 21ème édition de l'évènement a tenu ses promesses. On retiendra tout particulièrement la performance électrique de Jimmy Cliff, la tornade Naâman, le mysticisme de Samory I pour son premier grand festival français, le voyage proposé par Havana meets Kingston, l'énergie de The Selecter, les émotions véhiculées par Ken Boothe, la forte présence féminine avec Mo'Kalamity, Hollie Cook, Jah9, Alam ou Diana Rutherford, le feu mis par l'inattendu Demi Portion et enfin le grand retour de Groundation qui clôtura les trois jours comme il y a trois ans. Côté Dub Foundation, Legal Shot a assuré, résistant à la poussière et à la canicule et accueillant notamment une belle rencontre entre Sister Carol et Earl 16, les remixes fous d'Adrian Sherwood, les sélections dansantes de Channel One ou encore le DJ set à la fois classique et expérimental de Stand High Patrol. Le nouveau site a été validé par les artistes, le public et les organisateurs ; la chaleur, parfois insoutenable, n'aura gâché la fête à personne (merci à l'espace village où l'on pouvait profiter des stands, concerts, sound systems et projections sous une ombre bienvenue). Défi relevé pour le Sun Ska qui semble vouloir s'installer définitivement sur le Domaine de Nodris ! Retour en images sur trois jours de musique grâce aux clichés de Ninon Duret.JOUR 1Hollie Cook New Kingston Jimmy Cliff I Woks SOJA Mellow Mood JOUR 2Projection de Reggae Ambassadors 100% Reggae Français Kaya Natural Sound System Alam The Rezident (MC) Les 100 Grammes de Têtes Legal Shot Sound System Guiding Star The Selecter Jah9 Toure Kunda Sister Carol et Earl 16 Chinese Man Mo'Kalamity JOUR 3 Havana Meets Kingston Diana Rutherford Ken Boothe Samory I Naâman Pierpoljak Groundation www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2018-08-29 02:00:00.0
Après avoir généré quantité de sel au fil des morts violentes des joueurs sur Steam, PS4 et PS Vita, les développeurs de Salt and Sanctuary en feront prochainement profiter les possesseurs de Nintendo Switch. Le studio indépendant Ska Studios nous informe...
Source : jeuxvideo.com | 2018-07-25 17:37:00.0
Le 15 juin dernier, le sublime Théâtre Antique de Vaison la Romaine accueillait une soirée atypique. Jahneration, Massilia Sound System et Alborosie, voilà un line-up de prime abord pas tout à fait raccord qui aura finalement mis tout le monde d'accord. Le reggae hip-hop nouvelle génération de Jahneration ouvrait le bal avec l'énergie débordante de Théo et Ogach avant que Massilia Sound System ne mette véritablement le oaï dans le site historique. Papet J, Gari et leur bande nous ont offert un show comme on les aime dans le sud au son des cigales, à la lumière des fumigènes et un verre de pastis à la main ! Alborosie s'est ensuite chargé de clôturer la soirée avec une prestation solide comme à son habitude couronnée par un passage ska de haut vol. Seul bémol, l'Italien n'a pas eu le temps de nous présenter les titres de son nouvel album Unbreakable, pressé par l'organisation suite à un retard important. Conquering Sound s'est chargé de lier tout ça en jouant pendant les interplateaux et en maintenant le faya, faisant de cette soirée une réussite grâce à son caractère intergénérationnel, tant dans le public que sur scène. Retour en photos avec les clichés de Ninon Duret.Jahneration Conquering Sound Massilia Sound System Alborosie www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2018-07-16 02:00:00.0
De plus en plus de groupes européens témoignent leur respect envers des vétérans jamaïcains en les invitant sur leurs projets. Des collaborations qui laissent place à de petits joyaux musicaux. Le dernier en date c'est le nouvel album Morning Star du groupe belge Pura Vida qui collabore pour la deuxième fois avec les membres des Congos au complet. Leur première réalisation commune, We Nah Give Up, était sortie en 2011 sur le label Lost Ark Music. Un chef-d'oeuvre musical roots qui avait initié par la suite d'autres opus fondamentaux comme Hard Road et Step By Step en collaboration avec Ashanti Roy.L'aventure commence en 2009 avec la rencontre entre Puraman / le frontman de Pura Vida / et les Congos. Après plus de neuf ans de collaboration, les liens entre les deux collectifs sont toujours aussi étroits comme en témoigne ce nouvel opus. La nouvelle perle Morning Star orchestrée par le très talentueux Puraman est composée de six titres menés par The Congos, trois autres par Pura Vida, et un dub. La totalité de l'album a été enregistrée au studio du groupe belge, le Lost Ark Studio, et mixé par Puraman. L'inarrêtable leader du groupe s'occupe de la quasi-totalité des instruments en laissant parfois place à d'autres musiciens dont Ashanti Roy en personne à la basse et à la guitare. La pochette de l'album reste fidèle aux artworks mystiques qu'offre Pura Vida à chaque album. Une peinture sur laquelle on peut observer les Congos autour de Puraman, installé derrière sa table de mixage comme un " guide musical " amenant le reggae vers de nouvelles perspectives.L'album commence en grande pompe avec l'excellent Teach Dem. Un morceau roots qui nous rappelle les grands moments des Congos avec des titres comme Fisherman ou Youth Man. La mélodie est accompagnée de très belles interventions de melodica et de percussions nyahbinghi et la voix nasillarde de Cedric Congo Myton amène une touche encore plus transcendante à ce premier track. Puraman réalise un coup de maître avec ce titre en concentrant en moins de cinq minutes l'essence même des Congos.S'ensuit le très joyeux Jah Love qui témoigne une fois de plus l'amour de Pura Vida et du quatuor jamaïcain pour Rastafari. La voix d'Ashanti Roy apporte de la profondeur à ce tune, quand celle de Cedric Myton amène un peu de rêverie. On enchaîne avec le sublime Nobody Chose Life chanté par Puraman. Il nous livre des lyrics emplis de philosophie et de sagesse. Un diamant brut souligné par des solos de saxophone magistraux et des lignes de guitares blues qui tirent vers le jazz.Le second morceau de Pura Vida, Life Can Be Hard, s'aventure sur des rythmiques syncopées et des pulses 100% roots. Puraman nous conte avec ce titre son expérience de vie personnelle. La chanson éponyme de l'album est quant à elle inspirée par les souvenirs de la création de l'album mythique d'Ashanti Roy, Sign of the Star, paru en 1980. Sur cette dernière il prend le lead vocal, mais enfourche également la basse et la guitare comme c'était le cas à ses débuts. Un titre exaltant et dansant porté par des notes de mélodica et des percussions vrombissantes. Morning Star est définitivement un titre plein d'authenticité et d'espoir.La troisième et dernière piste de Pura Vida c'est It's All Over Now. Une chanson fortement influencée par des sonorités caribéennes, avec un chant flottant, presque planant, de Puraman. La section cuivre apporte un côté plus rudie alors que les lignes de guitares, elles, donnent une touche douce et légère. Avec ce titre le groupe témoigne de l'éclectisme de ses couleurs musicales. Le très puissant In the Ghetto arrive juste après. Un titre envoetucirc;tant souligné par des harmonies profondes, des boucles sonores et la voix transcendante de Cedric Myton. Un riddim riche en sonorités qui accouche d'un titre imprégné de mysticisme.Sur Jahrusalem, c'est la voix rauque et ensorcelante de Watty Burnett qui retentit. La base du riddim est un ska frénétique avec des passages de sax planant et des sonorités en arrière-plan dignes de film de SF. Le vétéran Burnett pose des lyrics pleins de sagesse et de spiritualité. A noter que plus l'album avance plus les harmonies sont profondes et présentes. Le coup de génie de cet album est d'offrir à chaque chanteur un titre pour briller. Sur Don't Stress it, on découvre la voix pure et cristalline de Kenroy Fyffe assortie de sublimes rythmiques jouées au mélodica. On finit l'album avec la version dub de Jah Love, qui révèle encore une fois de plus le talent et l'ingéniosité de Puraman.Avec ce nouvel opus, les deux collectifs accouchent d'une oeuvre pointue et sublime où se mêlent un reggae roots originel et des sonorités plus modernes. Morning Star est indispensable à tout fan de reggae roots. Longue vie à Pura Vida et The Congos !Tracklist :1. Teach Dem2. Jah Love3. Nobody Chose Life4. Life Can Be Hard5. Morning Star6. It's All Over Now7. In the Ghetto8. Jahrusalem9. Don't Stress it10. Dub love
Source : reggae.fr | 2018-07-11 02:00:00.0
Ayant fusionné leurs flows et leurs univers musicaux depuis 2010 au sein de United By Skankin, Speed'art et Skankin Buzz proposent des projets dynamiques. Ils reviennent aujourd'hui avec leur nouvel album Far West moderne.Far West moderne est un opus original qui explore différentes facettes du reggae tout en les agrémentant d'autres horizons musicaux. Le groupe fait en effet habilement cohabiter le ska avec des sonorités raggamuffin dancehall sur le titre endiablé Ressens l'effet en featuring avec Missah et Weedo et Tiyab. Les côtés plus funky dans Freestyle et jazzy dans Le vent nous mène sont eux aussi explorés et le groupe s'adonne même parfois à quelques influences punk rock perçues notamment dans le titre etAgrave; l'époque.United By Skankin nous offre aussi une petite surprise avec Hey Billy faisant office d'interlude humoristique et original avant de repartir de plus belle. L'opus ne compte pas moins de quinze titres ! Un choix propre au groupe afin de pleinement se faire plaisir et pouvoir profiter de la venue de nombreux invités. Ce parti-pris n'est pas pour nous déplaire puisqu'il nous permet de déguster l'album en compagnie de l'ensemble des artistes présents tels que Puppa Nadem (l'énergique chanteur de Sound Dynamik) Max Livio ou Gringoriginal, venus chacun apporter une part de leur univers sur cet album.Au-delà de quelques délires humoristiques à l'image de l'hymne procrastinateur Faut que je me speed, le groupe a tenu à se concentrer sur les textes de ses morceaux pour faire de cet album un moyen de véhiculer des paroles conscientes. Plusieurs thèmes sont traités : la vie marginale sur le feat avec Max Livio, la politique dans Ils sont tous, la colère du peuple avec La rage et la nécessité de lutter et croire en ses convictions avec Dur comme fer. Le partage entre artistes est important nous l'avons vu avec le nombre d'invités sur cet album et le groupe tient à le rappeler avec son titre On passe le mic.Far West moderne est un album original et d'une grande fraîcheur avec plusieurs angles d'attaques musicales ! Un mélange d'ambiances plutôt agréable.Tracklist :01 - etAgrave; l'époque02 - Plus loin03 - Faut que je me speed04 - Marginal Feat. Max Livio05 - La rage06 - Hey Billy !07 - Far West moderne08 - Ressens l'effet Feat. Missah, Weedo et Tiyab09 - Dur comme fer10 - On est trop vieux11 - Freestyle12 - On passe le mic Feat. Jamanle, Puppa Nadem, Gringoriginal et Deewaï13 - Le vent nous mène14 - Ils sont tous15 - Cool n Easy
Source : reggae.fr | 2018-07-03 02:00:00.0
Ils font de plus en plus parler d'eux avec leur concept de reprises de morceaux soul, blues ou chanson en reggae. Le Booboo'zzz All Stars inonde la toile de covers tous plus improbables les uns que les autres avec des artistes d'horizons variés. Une façon d'emmener le reggae plus loin, à la rencontre d'un autre public peut-être ?... Le groupe bordelais fêtait la sortie de son deuxième album Studio Reggae Bash vol.II, le 3 mai dernier au Rocher de Palmer avec une belle brochette d'invités. Reggae.fr en a profité pour s'entretenir avec Jonathan, guitariste et chanteur de la formation.Reggae.fr : Votre deuxième album se nomme tout comme le premier Reggae Bash. Ce terme et sa signification renvoient-ils à quelque chose de spécial pour vous ?Jonathan : Alors forcément ça renvoie aux Tuesday Reggae Bash qu'on faisarit au Booboo'zzz Bar à Bordeaux chaque mardi. Et ensuite la signification de "Bash" pour nous c'est à la fois une fête, à la fois une grosse soirée et à la fois une grosse branlée musicale. On n'est pas du tout inventeurs du mot. Ce mot est beaucoup utilisé en reggae. Une "Birthday Bash Party" c'est la fête d'anniversaire qui promet d'être festive et explosive.Pourquoi le style reggae pour vos reprises ?C'est la musique qu'on aime écouter et jouer depuis 20 ans. Après pourquoi des morceaux pas reggae en reggae ça c'est parce qu'on n'aime pas que le reggae. On aime plein d'autres choses et on n'a pas du tout envie de cloisonner cette musique. Nous on aimerait même arriver à vulgariser cette musique, la populariser et même intéresser des personnes d'autres horizons. etAgrave; Bordeaux, on avait un public de trentenaires et Balik et Volodia ce n'est peut-être pas leur quotidien musical mais ils viennent tout de même découvrir et on espère que derrière ils écoutent un peu plus de reggae. Notre volonté est de montrer que le reggae peut transcender un morceau et lui donner une profondeur, une soul qu'il n'avait pas forcément au départ. Vous faîtes des covers de façon collaboratives que vous présentez dans votre album. Comment choisissez-vous les morceaux et les artistes à inviter ?C'est mélangé. Soit on trouve un morceau et on décide d'appeler tel ou tel artiste parce que ça lui irait bien, soit, à l'inverse, on a envie de travailler avec un artiste en particulier et on part à la recherche du morceau pouvant lui correspondre. Au départ chaque membre à sa propre culture musicale pour trouver des morceaux à reprendre mais ensuite il a fallu aller chercher de nouvelles choses car on s'est donné un défit important : faire des inédits. C'est-à-dire de ne pas repondre des morceaux ayant déjà été repris en reggae et là ça complique bien les choses en matière de recherche. Donc on regarde sur Youtube et quand ça n'existe pas on voit pour saisir la chose et se lancer.Comment réalisez-vous les arrangements pour apporter justement cette touche reggae à des morceaux issus d'autres univers musicaux comme la chanson française par exemple ?Tout se fait en fonction de la mélodie du chant. On peut retourner un morceau totalement et dans n'importe quel style. La rythmique, la paterne de batterie... on peut tout changer, le morceau sera quand même reconnaissable à partir du moment où l'on garde la mélodie. C'est un peu technique mais par exemple un morceau majeur comme celui de Joss Bari (Cheerleader qu'on a joué sur scène au Rocher de Palmer), transformé en mineur sur le Jerusalem Riddim ça donne un effet bien plus profond et plus soul. Sur un morceau pop, on peut donner un côté blues et soul à une mélodie. Le reggae c'est une musique issue de Jamaïque mais auparavant d'Afrique et très proche du blues et de la soul américaine donc forcément pour nous, chanter une mélodie en reggae c'est aussi lui mettre ces aspects soul et blues. C'est donner des tripes, un côté plus torturé et pleurant aux morceaux comme par exemple quand on a fait La nuit je mens.Dans votre album vous côtoyez des artistes plus ou moins connus du reggae mais pas que. Pourquoi ces choix ?Il y a en partie la volonté de porter les artistes, pouvoir faire découvrir des coups de coeurs que l'on a sur des voix. On a des chanteurs de tous horizons et quand on essaie de reprendre des morceaux reggae avec eux ça donne réellement une nouveauté au style et on ne veut vraiment pas lâcher ça. Un chanteur qui a une approche jazz sur du reggae ça déboîte.Pour la création de cet album comment vous y êtes-vous pris et en combien de temps ?Déjà on n'a rien jeté. Tous les morceaux sélectionnés ont été sortis. C'était un pari à prendre mais bien setucirc;r on avait toujours la question "est-ce que ce morceau va prendre ? Quels seront les retours ?". Il y a eu des doutes, ça a aussi été complexe en terme d'organisation pour produire tous les mois un rendu à tenir quand parfois on ne parvenait pas à se regrouper. Pour notre concept, à chaque fois tout se fait dans la journée. On enregistre et on raccompagne l'artiste qui vient pour la journée et on n'a donc que cette prise-là à proposer. On est dans un concept live donc on n'a pas le droit aux retouches. On enregistre tous ensemble donc s'il y a un raté on ne peut rien rattraper ensuite. L'artiste ne sait pas comment ça sonnera en reggae, il n'a pas eu de démo en amont il pose sa voix le jour J où l'on se retrouve pour enregistrer. C'est un défi mais c'est ce qui fait la fraîcheur du concept avec parfois quelques imperfections qui font le charme des morceaux et leur donnent ce côté live authentique. C'est un moment vivant qui est capté une seule fois et immortalisé dans un album toujours dans l'esprit de ces reggae bash improvisées et jammées les mardis soirs au Booboo'zzz Bar.Sur cet album quel aura été le meilleur souvenir d'enregistrement ?Le mien sur cet album ça va être le morceau avec Rébecca M'Boungou sur Owner of A Lonely Heart parce qu'elle nous a vraiment étonnés. Avec elle, le morceau passe par plein d'univers et c'est une belle fierté sur cet album tant pour l'arrangement que pour la voix. On n'a plus du tout le côté rock, mais on a vraiment autre chose d'assez unique et à la fin on a ce côté enflammé à la soul façon Motown qui rend le morceau très original.Une autre rencontre de ce projet Reggae Bash : Ben L'Oncle Soul...On savait que Ben avait commencé avec des covers donc on se reconnaissait aussi là-dedans. Il est branché soul et il aime le reggae et on avait vraiment envie d'avoir un "parrain" pour représenter tous les chanteurs très soul qu'on a pu avoir et qui est, au final, la couleur musicale dominante de notre album. C'était la rencontre qui permettait de prouver à un public un peu plus large qu'on pouvait amener le reggae ailleurs et faire que des gens qui aiment ce que fait tel ou tel artiste, et notamment Ben L'Oncle Soul, découvrent et aiment ce que l'on fait. Ben est une personne simple et humaine qui, si un projet le fait kiffer musicalement, fonce. Et on est heureux de cette rencontre.Vous avez partagé l'aventure des tournées avec Volodia qui était présent au Rocher de Palmer le 3 mai pour soutenir l'album qui vous présentiez. Comment vivez-vous ces expériences sur scène ?On est le backing band de Volodia. etCcedil;a nous a apporté beaucoup notamment pour parfaire aussi nos lives en tant que Booboo'zzz All Stars et on voudrait justement se concentrer aussi sur ça. On a certes le projet Reggae Bash sur le net avec nos publications chaque mois avec les artistes invités. C'est vraiment un concept destiné à Youtube et pour nos albums mais on a aussi envie d'exploiter le côté live à cinq. L'idée c'est vraiment de tourner sur scène avec notre projet et ensuite revenir aux vidéos et de nouvelles productions ensuite pour un autre album. L'album c'est du live mais sans scène. On a déjà certaines dates prévues pour cet été où on va pouvoir vraiment faire vivre le concept sur scène. On sera sur la tournée du Reggae Sun Ska le 13 Juillet à Bordeaux ; on a aussi une carte blanche Booboo'zzz All Stars au No Logo Festival le 12 Aoetucirc;t. On sera aussi sur le Off des Francofolies le 12 Juillet. L'idée est vraiment de jouer à cinq et pouvoir faire venir des chanteurs sur scène pour se faire tous plaisir. Par exemple on fera venir Flox à la Rochelle, Max Livio ou bien encore Mystic Loïc et Joss Bari au No Logo. La base du live reste à cinq mais elle nous permet justement de s'offrir des moments avec d'autres artistes.Vous êtes présents sur la Baco Tape Volume 2 et l'album est sorti sur le label Baco Records. Comment se passe l'aventure ?Tout se passe super bien. On a vraiment une super équipe motivée. Ils misent sur des choses et prennent des risques. Un projet comme le notre qui sort un peu des sentiers battus ils l'ont quand même saisi. Le public Baco est généralement un public très jeune fan de reggae français alors que le notre est plus dans la trentaine et pourtant on arrive à faire un beau travail ensemble et à s'entendre sur les projets. C'est vraiment une belle expérience en équipe. Notre projet met l'accent sur la musique et la technique auxquelles un public jeune s'identifie peut-être moins car on ne véhicule pas une image sur scène mais pourtant on arrive à intéresser le label. Avec l'expérience Baco on arrive à défendre musicalement les choses, montrer que le reggae ce n'est pas que le reggae français et qu'il y a plein d'horizons possibles.
Source : reggae.fr | 2018-06-05 02:00:00.0
Découverte aujourd'hui d'un projet original dans le reggae français, Feuilles de Roots qui nous présente son nouvel album intitulé Homme. Illustré par une pochette brillamment réalisée par l'artiste jurassien Brokovich, l'opus retrace avec humour et esprit critique l'Histoire vulgarisée et décomplexée de l'Homme de ses débuts à nos jours. Le combo appelle lui-même ce concept le " reggae épique ".Côté textes, l'album propose ce qui pourrait presque correspondre à un conte audio. Il est construit comme pourrait l'être une comédie musicale. Le groupe a effectivement pensé chaque morceau comme une étape de l'évolution humaine et ponctue les titres par des interludes, sous forme de petits contes de Bernard Metraux.Avec Homme, à chaque morceau son ambiance. Le groupe déploie son côté roots reggae avec les titres Apocalypse et 70's Lullaby notamment, comprenant des choeurs et rythmiques skankées bien menés. Des percussions africaines et flow ragga de Homme au ska de Super Jesus et XIV en passant par le rock / hip-hop et choeurs religieux de Croisade 3.0, le projet se veut plus qu'éclectique et prouve la grande quantité de travail qu'il a fallu abattre pour arriver à un tel résultat. Et ce n'est pas tout, on retrouve de l'électro swing sur Cabaret doré, de la chanson piano/voix sur l'interlude Moussaillons !, de l'électro dub avec L'After, et des apparitions vocales (Brel, Balavoine, etc) sur La valeur de nos actes.Un bon pari que Feuilles de Roots a décidé de lancer ici. Un projet hors normes à soutenir.
Source : reggae.fr | 2018-05-31 02:00:00.0
Attention alerte big tunes ! Amateurs de gros steppers faites une petite place dans vos bacs, la première sortie vinyle des Subvivors est disponible. Les Subvivors c'est avant tout la rencontre de trois passionnés : Fred à la basse, Rémy à la batterie, et Gary Clunk pour mixer tout ça en live. On les avait découverts en 2016 avec leur premier album Direct to Rec sur ODG prod avant de les croiser à l'occasion de quelques-uns de leurs sets live explosifs comme celui donné sur la Dub Foundation lors du dernier reggae Sun Ska. Le trio nous revient aujourd'hui avec une première sortie vinyle, un maxi 12 pouces distribué par Control Tower depuis le 11 mai dernier. Habituez-vous à ces douces notes de piano en introduction mais ne vous y fiez pas, le morceau porte bien son nom : RUFF ! Cette mélodie qui restera ancrée dans votre esprit pendant un bon moment est ensuite reprise par un clavier beaucoup plus inquiétant, se mêlant à des airs cuivrés avant que le fracassant duo basse/batterie (bien aidés par des percussions entêtantes) n'entre en scène pour un pur stepper taillé pour les soundsystem. Le morceau est ensuite " dubbé " dans deux versions différentes aussi efficaces l'une que l'autre, big tune ! Sur la face B on découvre Deceive, un morceau toujours aussi orienté vers un steppa aux accents électroniques mais dans un style beaucoup plus planant grâce à ses chants et mélodies orientales qui lui donnent un côté très mystique. Ce second morceau est ensuite lui aussi décliné dans deux versions dub pour encore plus de plaisir. Une galette qu'on entendra à coup setucirc;r très bientôt en soundsystem, en attendant de recroiser les Subvivors en live cet été dans une de leurs sessions live comme, par exemple, celle prévue au prochain Dub Camp. Disponible depuis le 11 mai dernier chez Control Tower. Tracklist : Face A : Ruff Part 1Ruff Part 2Ruff Part 3Face B Deceive part 1 Deceive Part 2 Deceive Part 3
Source : reggae.fr | 2018-05-20 02:00:00.0
Le groupe emblématique de la scène bordelaise que l'on connaît et suit depuis le temps des premiers lives et jam sessions au bar Le Booboo'zzz et dont le projet des reggae bash a eu un petit succès sur la toile sort son deuxième album de reprises !L'identité reggae du Booboo'zzz All Stars et la virtuosité musicale de l'ensemble de ses musiciens s'affirme une fois de plus avec cet album où les influences soul, funk et ska côtoient les voix d'artistes invités qui apportent leur touche personnelle et originale en symbiose avec les voix des Booboo'zzz.Ce Studio Reggae Bash Volume II est une belle façon de redécouvrir des titres de la chanson française tels que Résiste, bel hommage à France Gall signé Taïro, Le premier jour du reste de ta vie d'Etienne Daho entonné par Merlot (ex-Baobab) ou encore le mythique Le sud de Nino Ferrer repris par Ryadh. La variété internationale est elle aussi bien représentée avec l'envoetucirc;tant Wasting My Young Years de London Grammar qui s'offre une nouvelle parure reggae avec la voix de Mystic Loïc de Mystical Faya ; Domino de Jessie J au tempo plus lent (Alexis Evans) ou Owner of a Lonely Heart (Rebecca M'Boungou) et No Diggity de Blackstreet offrent de véritables petites groovy et de belles performances vocales.Pour ce projet de 12 titres, les musiciens du groupe bordelais se sont accompagnés une nouvelle fois d'artistes français comme Taïro et Ben l'Oncle Soul et ont réussi à compiler des titres de tous les styles pour en faire un album énergique à la sauce reggae !Encore un joli projet qui nous replonge dans les versions originales de classiques indémodables auxquels le reggae va finalement si bien. Tracklist :01. MERLOT Le PremierJour Du Reste De Ta Vie (Etienne Daho cover)02. BEN l'ONCLE SOUL Always Be My Baby (Mariah Carey cover)03. REBECCA M'BOUNGOU Owner Of A Lonely Heart (Yes Cover)04. TAetIuml;RO Résiste (France Gall cover)05. MYSTIC LOetIuml;C Wasting My Young Years (London Grammar cover)06. BEN MAZUE Les Parfums De Sa Vie (Art Mengo cover)07. JOSS BARI It's You (Zayn cover)08. ALEXIS EVANS Domino (Jessie J cover)09. RYADH Le Sud (Nino Ferrer cover)10. BOOBOO'ZZZ ALL STARS No Diggity (Blackstreet cover)11. ANN SHIRLEY Pearls (Sade cover)12. CELIA KAMENI Unstoppable (Lianne La Havas cover)
Source : reggae.fr | 2018-04-16 02:00:00.0
Avis à tous les amateurs de musique vintage : Alpheus est une fois de plus revenu d'un voyage dans le temps avec un album concocté aux p'tits oignons par son acolyte de producteur Roberto Sanchez. L'association de ces deux-là avait déjà fait des étincelles sur les albums From Creation et Good Prevails et ça continue avec ce nouveau Light of Day, toujours plus ancré dans les années 60.On avait eu droit à quelques perles de roots profond sur les précédents opus d'Alpheus. Cette fois, c'est strictly early reggae, rocksteady et ska. Roberto Sanchez a particulièrement soigné l'identité de ces onze nouveaux titres avec des choix d'orgues et de claviers et des sons de batterie absolument anachroniques. Alors qu'on sentait la modernité sur ses dernières productions, le génie espagnol est parvenu à " salir " le son de manière à perdre complètement l'auditeur. Sommes-nous en 2018 ou en 1968 ? Voilà de quoi ravir Alpheus qui refuse désormais de chanter sur des instrus modernes. 100 % des riddims sont pourtant des compositions originales. Fini les recuts ! Exit les adaptations de Phil Pratt ou Studio One. Et c'est là que se situe la prouesse.Il émane de ces onze nouveaux titres une mélancolie et une nostalgie incarnées par la voix douce et juste du chanteur anglais qui caresse les sublimes instrus du producteur espagnol. Light of Day est particulièrement solaire, rempli de titres très positifs comme le tune éponyme bien setucirc;r, mais aussi le bien nommé Positive Move et l'appel à l'unité All Together. Les rude-boys en prennent pour leur grade comme à l'époque avec Facety Rudie où Alpheus tente de remettre les jeunes délinquants dans le droit chemin. Les histoires d'amour ont aussi leur place sur la tracklist avec Just A Little, l'histoire d'un dragueur invétéré, et Fantasy, celle d'un séducteur moins habile. Le chanteur lance également une déclaration d'amour à la vie avec Love Life et tire un trait sur le passé en se concentrant sur l'avenir avec Past Is the Past. Surprenant pour un artiste qui ressuscite éternellement la musique des années 60 !Si vous avez envie de remuer les hanches, les bras, les genoux, le cou... Light of Day est fait pour vous. Il s'en dégage une énergie incroyable qui fera regretter la grande époque du ska à ceux qui l'ont connue et donnera envie aux plus jeunes de l'avoir vécue. Le duo Alpheus et Roberto Sanchez signe là un nouveau chef d'oeuvre !Tracklist :01. Light of Day 02. Nah Go Tek It 03. Apart 04. No Way 05. Facety Rudie 06. All Together 07. Positive Move 08. Just a Little 09. Fantasy 10. Love Life 11. Past Is the Past
Source : reggae.fr | 2018-04-06 02:00:00.0
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
Source : reggae.fr | 2018-04-04 02:00:00.0
[Midi Madagasikara] Le SKA sera le radiotélescope le plus puissant et le plus performant jamais construit. Il sera au moins 50 fois plus sensible et plus de 10000 fois plus rapide que les meilleurs radiotélescopes actuellement opérationnels.
Source : AllAfrica | 2018-03-27 13:37:51.0
Charlie P a grandi en Angleterre et chante depuis toujours, il a commencé avec le groupe de ska Goldmaster All Stars à l'âge de 11 ans avant de rencontrer le producteur Dubateers avec qui il enregistre son premier album (Hustle) à 18 ans à peine au Conscious Studio. Il rejoint ensuite l'écurie Mungo's Hi Fi et les accompagne au micro un peu partout en Europe avant d'enregistrer avec eux un second album en 2015 (You See Me Star). De son côté, O.B.F est un sound system qu'on ne présente plus ; en quelques années, le crew français a su s'imposer comme un acteur majeur de la scène reggae/dub internationale grâce a des sorties vinyles qui deviennent rapidement des classiques et de nombreuses prestations live d'anthologie. La première fois que Charlie P et O.B.F se sont rencontrés c'était à Nantes à l'occasion d'un Dub Club. L'alchimie opère rapidement et les morceaux Dub Controler ou Sixteen Tons of Pressure naissent de cette rencontre, le chanteur anglais accompagne aussi régulièrement le crew en session. La suite logique de cette collaboration était un album et c'est chose faite avec Ghetto Cycle sorti le 16 mars dernier.Quand on nous annonce un album produit par O.B.F, on avoue s'attendre à recevoir du gros steppa dans la lignée de ce qu'on avait adoré avec Wild, mais ils vont nous montrer avec Ghetto Cycle qu'ils savent apprécier et s'inspirer de toutes les branches du reggae (et même d'autres courants musicaux) tout en s'adaptant parfaitement au style de leur invité. L'album démarre donc avec deux morceaux très orientés new roots (New Generation et Policemen) sur lesquels la voix de Charlie sait se faire douce et chantante. On enchaîne ensuite avec un reggae plus digital aux accents rub a dub sur Sweet Reggae Music et on a même droit à une bonne touche de dancehall avec Buss. Que les dub addicts se rassurent, ils vont avoir leur dose : d'abord dans un style lent et méditatif avec le profond Reality, puis de façon beaucoup plus énergique avec des steppas bien lourd et pleins de sonorités métalliques inna O.B.F style (Time ou Dubplate Specialist). Le morceau le plus étonnant de cet opus est sans aucun doute Ah So We Dweet, un riddim grime détonnant sur lequel le flow très dancehall de Charlie P fait encore mouche. On reste ensuite dans cette ambiance entre bass music et hip-hop actuel avec le très dark Family. L'album se conclut par Ghetto Cycle, un dub lent et progressif à la ligne de basse hypnotisante faisant office de parfait générique de fin.Ghetto Cycle est un album concept réussi et très éclectique influencé par une très large palette de styles musicaux sur lesquels la voix juvénile et les textes très personnels de Charlie P s'adaptent parfaitement à chaque fois. Un effort qui ponctue à merveille la collaboration entre le chanteur anglais et O.B.F qu'on espère encore longue et tout aussi productive à l'avenir. Tracklist :1. New Generation2. Policemen3. Sweet Reggae Music 4. Reality5. My Introduction6. Time7. Buss8. Dubplate Specialist9. Ah So We Dweet10. Family 11. Heavier12. Struggling13. Ghetto Cycle
Source : reggae.fr | 2018-03-26 02:00:00.0
Presque deux décennies se sont déjà écoulées depuis la sortie du premier album de Groundation (Young Tree en 1999) ! Durant toute ces années ils ont su rester fidèles à leur reggae roots authentique aux teintes jazz et dub porteur d'un message spirituel délivré par le charismatique Harrison Stafford, s'imposant rapidement comme LE groupe majeur de la scène reggae nord américaine. Pour nous faire patienter avant la sortie de leur prochain opus prévu pour septembre prochain, les Groundation nous proposent une version dub de leur album Each One Teach One accompagné d'une version remixée et remasterisée de l'album original sorti en 2001.On réécoute donc avec plaisir cet album mythique auquel avait participé Marcia Higgs (fille de Joe Higgs) aux harmonies vocales ainsi que le légendaire percussionniste Ras Michael. La version remixée par Jim Fox, ingénieur du son qui accompagne Groundation depuis toujours, offre encore plus d'ampleur à cet opus grâce aux nouvelles technologies qui lui confèrent une nouvelle clarté sans maque de puissance.La version dub quant à elle, est l'oeuvre du producteur californien King Robby. Chaque morceau a été retravaillé avec un soin particulier et on s'en rend compte dès le premier, Dub Them Down, parfaite introduction où la voix d'Harrison Stafford se fait discrète toute en résonance, nous laissant savourer cette instrumentale si douce et ses cuivres jazzy. On retrouve avec plaisir la voix de Marcia Higgs qui se mêle parfaitement à celle du chanteur californien tout au long de l'album, prenant même sur Dub Strong beaucoup plus de place que sur la version originale. Certains morceaux sont doux et tranquilles comme Dub it Up ou le planant Waterfall Dub et ses douces notes de saxo ; d'autres sont beaucoup plus entraînants (Dub Rome, If I Dub) et sauront vous faire danser. Chaque titre a été exploré en détail par le producteur, mettant en valeur une mélodie de fletucirc;te ou de cuivres par ci, soulignant des notes de pianos ou des riffs de guitare par là, en y ajoutant échos et autres effets pour nous offrir une redécouverte totale de cet album qui représente si bien le reggae jazz et spirituel de Groundation.Each One Dub One est un joli projet qui trouvera à coup setucirc;r une bonne place dans la discothèque des fans de Groundation (et des amateurs de reggae en général), en attendant de découvrir la nouvelle formation du groupe cet été sur les gros festivals comme le Reggae Sun Ska ou le No Logo.Tracklist : 1. Dub Them Down2. Dub Rome3. Wanna Dub4. Throwing Dubs 5. Dub it Up6. Dub Strong 7. If I Dub8. Waterfall Dub 9. Dub Spirit10. Confrontation Dub 11. Each One Dub One
Source : reggae.fr | 2018-03-16 01:00:00.0
Ce samedi 03 Mars le Rocher de Palmer recevait Jahneration. Après Limoges et Angoulême pour leur début de tournée 2018, le groupe est arrivé tout sourire heureux de retrouver la scène et le public bordelais plein d'énergie ! C'est avec le Sweet High Time Crew (SHT) que commencent les festivités. La fraicheur des flows des deux chanteurs Numan et Laspla sur des instrus hip hop reggae fait jumper le public tout en le faisant voyager dans leur Sud Ouest natal entre pins landais et bleu de l'océan ! Une première partie aux textes conscients marqué par un freestyle poignant empli d'actualité et des bonnes vibes chauffant peu à peu la salle prête à accueillir le groupe tant attendu : Jahneration. Dés leur entrée les Jahneration Théo et Ogach échangent avec le public sourires, poignées de main en devant de scène et différents signes montrant leur joie de reprendre le micro face à un public bordelais qu'ils avaient tant apprécié au Reggae Sun Ska l'an passé. Le groupe dose son show pour nous faire ressentir un panel d'émotions. Entre moments énergiques avec des titres comme Reload, Badminds et le psychédélique Only, et ambiances plus intimistes avec des passages presque A cappella et sans lumières sur No Want et Lighters, le groupe parvient à créer une belle communion avec les massives présents. L'un des moments forts du spectacle est sans conteste l'arrivée de Naâman pour entonner Control Your Tempa et faire skanker le public.Régnait donc au Rocher de Palmer une ambiance festive tout au long de la soirée avec Jahneration et le SHT Crew sans oublier les guests Cheeko et D'Clik de Phases Cachées ainsi que le chanteur Cam du groupe local Ryon, lesquels ont - sur un freestyle - permis d'achever ce beau concert à l'unisson. On vous le dit Jahneration reprend du service et nous réserve une belle tournée 2018 !
Source : reggae.fr | 2018-03-05 01:00:00.0
Est il encore besoin de présenter Weeding Dub ? Ce dubmaker originaire du Nord de la France est un des piliers de la scène dub hexagonale avec déjà quatre albums à son actif, ainsi que des dizaines de sorties vinyles. Si vous n'avez pas encore eu la chance de voir cet artiste talentueux défendre ses productions dans une de ses nombreuses prestations live, vous avez forcément déjà skanké sur une de ses big tunes comme " Africain Shrine " ou encore " Gipsy Dub ". Le 9 Février prochain sortira le cinquième album de Weeding Dub : " Another Day Another Night " et on était impatient de vous faire découvrir ça ! Dés le premier morceau " Another Day another Night, on retrouve tous les éléments qui nous font tant aimer le travail de Weeding Dub : un riddim plein d'énergie et hyper rythmé où les instruments tiennent toujours une place importante (introduction à la fletucirc;te, cuivres vrombissants et percussions entêtantes), ça commence bien ! Vient ensuite le premier invité de cet album : Dixie Peach (le MC du légendaire Jah Tubby's SoundSystem). Weeding Dub s'adapte parfaitement en lui proposant une instrumentale taillée sur mesure avec " Make Dem Know " déclinée ensuite dans une version dub tout en échos et pleine d'effets (" Make Dem Dub "). Beaucoup de featuring sur les titres suivants : Oulda (qu'on avait découvert sur le précèdent opus de Weeding Dub) à deux reprises avec " Rise Up " et "Big men of This World " ; puis Nish Wadada dont la voix toujours aussi sublime se colle à merveille sur l'instrumentale pleine de groove de " Let's Go ". C'est ensuite le flow Rub a Dub de Little R qui vient conclure ce disque 1 en faisant mouche sur l'instrumentale hyper dynamique et dansante de " Skankertainer " savant mélange entre ska et afrobeat qui semble avoir été joué par un big band de la Nouvelle Orléans. Avec le disque 2, Weeding Dub s'adresse clairement aux amateurs de stepper en s'orientant totalement vers ce style qu'il maîtrise si bien comme il nous le montre avec " Lion's Claw " taillé pour faire skanker en soundsystem décliné ensuite dans une version encore plus furieuse. Autre titre qui ne laissera pas insensible les habitués des dub corner : l'énorme " Artikal Stepper " toujours aussi musical dont on nous propose cette fois deux versions, on adore ! On reste dans le stepper mais dans une ambiance plus dark avec " Dub Soldier Forever et more " et ses voix robotisées, warrior style ! Vient ensuite le seul morceau chanté de ce second disque et c'est Shanti D le MC officiel d'OBF qui pose son flow aiguisé sur le stepper digital et hyper dynamique " Can't understand " qui vous entrainera dans une danse démoniaque et qui a évidemment droit a sa version. On termine avec " Afuryca " et ses cuivres enivrants, parfait générique de fin à cet opus soigné jusqu'à la dernière note. Avec " Another Day another Night " Weeding Dub nous montre une fois de plus toute l'étendue de son talent, s'inspirant d'un large éventail de styles musicaux pour enrichir ses productions toutes plus précises les unes que les autres. Un double album qu'on vous conseille vivement, alors rendez vous chez votre disquaire préféré, prévenez les voisins, montez le son, skankez ! Signalons que deux maxis 12 pouces extraits de l'album sont annoncés prochainement sur le label Wise et Dubwise Recordings.Tracklist : Disque 1 : 1. Another Night Another Day 2. Make Dem Know Ft Dixie Peach 3. Make Dem Dub part 4 4. Rise up Ft Oulda 5. Rise up part2 6. Let's go Ft Nish Wadada 7. Let's dub8. Big men of This World Ft Oulda9. Big dub of This World10. Skankertainer Ft Little RDisque 2 : 1. Lion's Claw2. Lion's Claw part 33. Artikal stepper4. Artikal stepper part 25. Artikal stepper part 3 6. Dub Soldier Forever and more7. Dubwise Forever and more8. Can't understand Ft Shanti D9. Can't understand part4 10. Afuryca
Source : reggae.fr | 2018-01-29 01:00:00.0
Le Reggae Sun Ska aura bien lieu ! Les communes de Pessac, Talence et Gradignan ne veulent pas soutenir la présence du festival / manifestement pour des raisons purement politiques / sur le campus universitaire de Bordeaux. Qu'à cela ne tienne, le festival en a vu d'autres depuis 20 ans ... Il aura bien lieu les 3, 4 et 5 aoetucirc;t prochain sur le Domaine de Nodris à Vertheuil. Cette 21ème édition signe donc le retour du festival dans le Médoc, sa terre natale, où Music Action et l'association Reggae Sun Ska travaillent depuis de longs mois en parallèle, à la création d'un pôle culturel. Entretien avec Fred Lachaize, le directeur du festival.On a été surpris par cette annonce des mairies de Pessac, Talence et Gradignan de refuser l'accueil du Reggae Sun Ska sur le Campus Universitaire de Bordeaux. Peux-tu nous récapituler l'accord qui existait ?Quand on est arrivés sur le campus, on a signé une convention dans un premier temps pour trois années d'exploitation du site. Cette convention a été signée avec les deux Université de Bordeaux et la Métropole car il y a actuellement un plan campus en cours qui oeuvre à la réhabilitation du domaine universitaire de Bordeaux. On nous a d'abord accordé trois ans car la Métropole n'avait pas de visibilité à long terme sur l'avancée de ce projet et sur les travaux à mener sur le campus. Au terme des trois ans, on a signé une nouvelle convention de trois années supplémentaires avec les deux Universités de Bordeaux mais pas avec la Métropole (qui nous soutenait quand même en termes de mise à disposition de moyens de transports etc). On n'a jamais rien signé avec aucune mairie puisque les villes ne soutiennent pas l'évènement financièrement. Cette année, les directions des Universités ont avancé avec nous comme les années précédentes pour lancer l'édition 2018, mais on a detucirc; faire face à ce blocage de la part des mairies qui ne souhaitent plus voir le festival se dérouler sur leurs territoires.Les raisons invoquées par ces mairies, à savoir des plaintes et des dépassements d'horaires, sont-elles fondées ?Pour ce qui est des dépassements d'horaires, c'est faux. Les horaires ont été fixées en accord avec les services de la préfecture. Il semblerait que les mairies aient reçu des plaintes, mais de notre côté, nous n'avons jamais été informés de leur caractère. Personne ne s'est plaint auprès de nous directement. etCcedil;a nous est déjà arrivé de devoir faire face à des plaintes déposées en gendarmerie, mais ça n'a pas été le cas pour l'édition 2017. A chaque fois, on a identifié les problèmes qui engendraient les plaintes et on a toujours tout fait pour les résoudre. Monter des réunions dans les quartiers, aller voir les habitants, ce sont des choses qui ont toujours été faîtes. Fin septembre, le maire de Pessac nous a fait part des plaintes en nous informant qu'il ne souhaitait plus accueillir le festival, mais il ne nous a jamais donné accès à ces plaintes pour que nous puissions remédier aux problèmes soulevés. On a l'impression que cette interdiction est uniquement politique. Nos demandes de rendez-vous n'ont jamais abouties. On avait réussi à obtenir une réunion avec la directrice de la culture de la mairie de Bordeaux, mais elle a annulé la veille. On a bien compris qu'ils ne voulaient plus de nous.Vous avez donc annoncé que le festival retournerait dans le Médoc sur un nouveau site. Comment cela s'est-il organisé ?etCcedil;a fait déjà trois bonnes années que l'on travaille sur la mise en place d'un pôle culturel dans le Médoc en partenariat avec une Communauté de communes et tout un ensemble d'acteurs. Voyant la tournure que prenait l'aventure universitaire, on a trouvé une solution intermédiaire pour pouvoir maintenir l'édition 2018. On va donc louer un site, le Domaine de Nodris à Vertheuil, à quelques kilomètres de Pauillac. Malheureusement, on est obligés dans ce contexte de recalibrer l'évènement car ce site ne nous permet d'accueillir que dix à douze mille personnes par jour contre vingt-cinq mille sur le Campus. On est en train de travailler à fond avec les partenaires locaux pour essayer de faire monter cette jauge à quinze voir dix-sept mille, mais on ne pourra pas faire mieux. On sera fixé sur ces questions au mois de mars je pense. Est-ce que cela pose problème au niveau de votre schéma économique ?Bien setucirc;r. Les politiques nous ont laissés dans l'incertitude pendant des mois. Finalement, on est obligés d'agir dans la précipitation et on se retrouve à appeler des gens pour leur annoncer qu'on ne pourra pas travailler avec eux pour des questions de budget. On va devoir se passer de certains prestataires techniques, mais on doit aussi revoir notre programmation. On avait validé certains artistes avec des tourneurs mais on est obligés de faire machine arrière. etCcedil;a nous met en porte-à-faux parce que ce sont des choses qui ne se font pas dans nos métiers. Quels sont les artistes confirmés pour le moment ?Il y a notamment Jimmy Cliff, SOJA, Groundation qui signe son grand retour (!), les Toure Kunda font aussi leur retour pour leur quarante ans de carrière. Il y a aussi Naâman et Samory I qui sont très attendus au Sun Ska. Havana Meets Kingston dont on est curieux de voir ce que ça va donner sur scène. Et puis aussi Demi Portion, Hollie Cook, Adrian Sherwood, Congo Natty, Channel One et Legal Shot. Voilà pour commencer. Le festival avait été vivement critiqué pour avoir quitté le Médoc. On imagine que certains sont donc ravis de ce dénouement ?Oui c'est setucirc;r. On est aussi contents de voir qu'il y a des élus dans le Médoc qui sont très enthousiastes et qui se battent pour que ce dossier avance le mieux possible et que tout se passe bien. Le souci c'est qu'il n'y aura sans doute pas de place pour tout le monde vu que notre jauge sera largement réduite. Mais on reste positifs et on garde l'esprit qui fait vivre notre festival depuis plus de vingt ans.
Source : reggae.fr | 2018-01-17 01:00:00.0
Chez Reggae.fr on adore faire de belles découvertes et encore plus les partager avec vous. Cette fois on vous emmène de l'autre coté des Pyrénées pour vous parler du premier EP de Natty Nature, Country Living. Natty Nature est un chanteur basé à Madrid. Membre actif du New School Steppa Sound System, il commence à se faire un nom dans le milieu du reggae/dub espagnol. Vous l'avez peut-être croisé à l'entrée du dernier Reggae Sun Ska au micro du festival" off ".Ce premier EP se compose de quatre morceaux et de quatre versions dub. Il démarre avec Country Living, une ode à la nature posée sur un riddim lent et chaloupant où l'on devine déjà clairement les influences rub-a-dub dans le flow de Natty Nature. Vient ensuite Just Mama Told You, un titre très teinté new roots sur lequel le flow du chanteur madrilène s'adapte toujours aussi bien ; puis Silver Lining et son énorme riddim à la ligne de basse tonitruante. Natty Nature nous donne sa vision des dérives de Babylone dans Worldwide Crisis, un gros rub-a-dub qui clôt parfaitement cet opus.Country Living est un premier EP concluant où l'on découvre avec plaisir un artiste dont les messages positifs sont délivrés avec talent sur des productions (signées Puppa Shan) toutes aussi efficaces les unes que les autres (et on apprécie particulièrement la présence systématique des versions dub très soignées). Natty Nature, un nom à retenir !Tracklist : 1. Country Living 2. Country Dub 3. Just Like Mama Told You4. Just Like Dub 5. Silver Lining6. Silver Dub 7. Worldwide Crisis 8. Worldwide Dub
Source : reggae.fr | 2018-01-16 01:00:00.0
On a déjà tous entendu parler du concept de Dub Club qui se développe dans les plus grosses villes de France. N'étant ni franchisé ni une marque déposée, ce genre d'évènement peut être organisé par n'importe quel crew au niveau local. Focus aujourd'hui sur un Dub Club qui vaut le détour dans une ville parfois pauvre en culture et musiques actuelles, Annecy. Le 25 Novembre, la cinquième édition du Annecy Dub Club accueillait comme invité de marque le jeune guerrier Young Warrior, fils de Jah Shaka. A la tête de l'organisation : la toute jeune association High Culture, militante et activiste de la culture reggae/dub en Haute-Savoie. Plus qu'une association, c'est une équipe soudée autour du Holy Sound et du Watta Bongo Sound que nous avons découverte ce soir-là.Une harmonie, une ambiance familiale, une déco soignée qui plonge directement dans l'ambiance de la soirée et ce, dès l'accueil bénévole, presse et staff. Ouverture des portes à 20h et accueil des équipes dans une ambiance décontractée, devant les stacks, autour d'une tartiflette maison.Après s'être bien chargé en tartiflette, une petite session d'échauffement des bénévoles s'installe rapidement, histoire de digérer et de se préparer physiquement à respectivement tenir le bar, les entrées, les équipes...Une ambiance familiale qui transpire tout au long de la soirée. Que ce soit de par la salle pleine à craquer, les mets locaux ou encore la sono maison, tantôt des Watta, tantôt des Holy. Pour ce qui est de la musique, on en a pris plein les oreilles. " Each one teach one " comme on dit ! Et les jeunots de High Culture en ont à vous apprendre. Après une sélection de roots aiguisée des Holy Sound, le Watta Bongo nous a proposé un set spatial mené avec brio pour briser les codes parfois très présents dans la culture dub. Naviguant entre roots, ska, rocksteady, musique du monde rythmée et reggae revival, le crew nous a offert un set inédit, éclectique mais maîtrisé et bien construit. Finir par Rasta Nuh Gangsta de Samory I et Carnival Horns de Havana meets Kingston c'était osé ! La Holy Family, plus que déterminée, s'est empressée d'enchaîner avec des steppers UK style en rafale sans laisser retomber la pression.Une place chauffée à la perfection pour accueillir le Mighty Young Warrior dans cette danse d'exception. En commençant son set par War de Bob Marley, le jeune guerrier a mis tout le monde d'accord. Des qualités de MC et de deejay indéniables alliées à une sélection puissante et vrombissante ont sublimé la présence d'un artiste dont la réputation n'est plus à faire. En quelques mots, un set gorgé de roots and culture qui prend de l'ampleur petit à petit pour dériver vers le dub dans lequel on ressent clairement l'influence Shaka. Le jeune selector s'est tellement plu qu'il n'a pas hésité à déborder de plus d'une heure trente sur l'horaire de fin ! Que demander de plus pour clôturer la soirée ?Petite cerise sur le gâteau, une expo handmade était proposée au coin fumeur pour affronter le froid. Les clichés repésentaient la culture sound system, ses activistes et ses singularités. Un très bel esprit familial a régné tout au long de cette soirée organisée de main de maître par une équipe de youths soudée. Rendez-vous pour la sixième édition dès que possible !
Source : reggae.fr | 2017-12-14 01:00:00.0
On a toujours suivi de près la carrière de Charly B chez Reggae.fr. Composée de hauts et de bas comme pour chaque artiste, elle prend aujourd'hui un nouveau tournant avec la sortie d'un album 100% jamaïcain. Le chanteur s'est en effet installé sur l'île du reggae depuis deux ans et a rencontré une équipe de producteurs et musiciens solides pour réaliser l'opus Journey of Life. Il regroupe 14 titres sans aucun featuring. Charly B a tenu à exposer son univers sans fioriture ! Il s'exprime dans un patois yardie impeccable sur un son moderne particulièrement bien produit et déjà accueilli comme une pépite en Jamaïque.Avec ce nouveau projet réalisé aux côtés de la team TMMG basée à Kingston, c'est un style propre, revendiqué et affirmé et de qualité que nous propose Charly B. C'est avec ce désir de faire grandir et connaître son identité sensible aux énergies, aux évènements du quotidien que l'artiste parfait sa musique, où émotions et rythmiques ensoleillées s'assemblent. Un reflet de la vie de l'artiste marquée par de nombreux évènements qui le poussent à créer en faisant de la musique une réelle thérapie et de laquelle il tire des leçons qu'il nous partage ici avec des textes conscients, dans un album livré à coeur ouvert, empli d'une touchante réalité nous invitant à ne jamais baisser les bras.Son flow rapide et entraînant est appuyé par les apports des cuivres en arrière fond sonore. Journey of Life est une alternance entre, d'un côté, des instants de douceur et de nostalgie comme No Running Away et Nah Give Up accompagnés de choeurs et de doux fonds au piano auxquels s'opposent d'un autre côté, des morceaux plus dansants et même des rythmes ska donnant une grande énergie à l'album. En effet cet album laisse dialoguer les morceaux entre eux, en mêlant des thèmes bien différents mais qui s'accordent agréablement. Des titres comme Eyes Dem Red sont chantants et invitent à la fête et à se laisser aller au bien-être apporté par la weed tandis que d'autres tels que Respect ou Shoot you down sont de réelles prises de position sur des faits de société.Charly B se livre dans cet album et laisse entrevoir une grande part de son intimité. A l'image de l'excellent Ego, l'album est un véritable journal intime musical racontant le voyage touchant et énergique que nous propose la vie. L'artiste y instaure donc une proximité touchante avec son public qu'il n'oublie pas de saluer dans Welcome et de remercier pour l'énergie transmise avec Rock to the Beat.Journey of Life est un projet intime, sincère, créatif et teinté de rythmiques variées montrant la polyvalence et le talent de Charly B. A découvrir absolument.Tracklist :01 - Welcome02 - Jah See and Knows03 - Step By Step04 - Reapers05 - One Phone Call06 - Ego07 - Nah Give Up08 - City Lights09 - Respect10 - No Running Away11 - Eyes Dem Red12 - Rock to the Beat13 - Shoot You Down14 - Live It Right
Source : reggae.fr | 2017-12-12 01:00:00.0
On avait découvert la jeune et prometteuse Leah Rosier en 2012 avec son premier opus High Paw où l'on avait adoré son titre Amsterdam ; elle avait récidivé en 2016 avec Only Irie Vibes qu'elle avait cette fois sorti avec le groupe Français Rise and Shine. On avait ensuite pu croiser son regard hypnotisant sur les scènes de grands festivals comme le Reggae Sun Ska ou le No Logo... La chanteuse hollandaise nous revient aujourd'hui avec un nouveau projet : The Black Star Tracks sorti le 17 Novembre sur le label du même nom, The Black Star Foundation.On entre de plain pied dans cet album hyper frais et très orienté new roots dés le premier morceau No Puppet, un riddim entraînant que s'approprie parfaitement Leah Rosier où les cuivres répondent à la ligne de basse omniprésente. On restera dans cet univers très moderne avec des morceaux comme Not Cursed et ses notes de mélodica ou Rude Boy posé sur le Lovely Girl Riddim dont on retrouvera un dub à l'ancienne en fin d'album. Notre coup de coeur de cet album va sans aucun doute à Babylon Burning, une instrumentale hyper efficace et pleine d'énergie sur laquelle la jeune Hollandaise nous montre toute l'étendue de son talent.En parfaite égérie de la Génération H, Leah nous offre deux ganja tunes, d'abord avec Make it Burn, puis Realize sur un rythme ska qui saura vous faire danser. La chanteuse s'essaye donc à d'autres styles en fin d'album, nous montrant qu'elle sait apprécier le rub-a-dub sur Come Rain Come Shine avant de se frotter au dancehall sur le très actuel Bad Girls Riddim de Butterflies.Voilà donc un album réussi mêlant des productions toutes très soignées à la jolie voix pleine de fraicheur de Leah Rosier qu'on retrouve avec toujours autant de plaisir.Tracklist :1. No Puppet2. Smile Vibe High 3. Make it Burn4. Not Cursed5. Babylon Burning6. Rude Boy 7. Realize8. Let Love 9. Come Rain Come Shine10. Butterflies11. Rude Dub
Source : reggae.fr | 2017-12-07 01:00:00.0
Musicien et productif hyperactif, Krak In Dub a à son actif une soixantaine de vinyles sortis sur différents labels et dans des styles très éloignés. Il vient de sortir Amazonite, son premier album solo dans lequel il se concentre sur un univers entre reggae, dub et bass music. Rencontré pendant une résidence de création scénique dans le sud de la France, il revient avec nous sur l'élaboration de cet album, ses petits secrets, son identité et son parcours polyvalent.Reggae.fr : Tu es actif depuis pas mal d'années, mais tu aimes bien brouiller les pistes en utilisant plusieurs noms ou différents labels. Peux-tu nous expliquer tout ça pour que les lecteurs comprennent bien qui tu es ?Krak In Dub : Je n'ai pas vraiment plusieurs noms, mais c'est vrai que j'aime bien brouiller les pistes. Krak In Dub c'est mon nom de scène et mon nom de producteur. On m'identifie souvent sous le nom Fogata Sounds aussi, mais c'est en fait le nom d'un label qui est aussi un espèce de collectif monté avec Hugo Spartak qui était en fait Gom Jabbar à l'époque de son duo avec Puppa Leslie. Après, je signe sur tout un tas de label comme Galletas Calientes que j'ai créé il y a pas mal d'années. Krak In Dub est aussi le nom d'un label sur lequel je sors quelques vinyles et je bosse sur plein de petits labels d'amis. Il y a aussi 100 Fuegos qui est un sous-label de Fogata qu'on vient de créer et qui est dédié au format 7 pouces pour les singles et les séries. On vient justement de sortir le riddim Supa Saloon en deux 45T. C'est une instru qui apparaissait sur l'album de Troy Berkley, Upgrades, et qu'on retrouve sur mon album avec Ras Demo et enfin il y a un troisième tune inédit avec Chukki Starr qu'on a enregistré il y a deux ans pendant un week-end de permission alors qu'il était encore en prison !Et donc Amazonite est ton premier véritable album solo sous ton nom Krak In Dub. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps après avoir sorti énormément de tunes à côté ?Parce que tout se passait très bien pour moi en sortant des singles et des maxis. J'ai sorti plus de soixante vinyles jusqu'à aujourd'hui. La plupart sont des titres jungle, puis il y a eu un peu de break beat et des trucs plus latinos et enfin toute la partie reggae-dub avec Fogata. Toutes ces productions m'ont servi de carte de visite partout où j'allais jouer. Je n'avais pas vraiment besoin de faire d'album pour jouer toute l'année. Par contre, je ne jouais pas trop l'été. Pour moi l'été c'est les vacances donc on ne m'a jamais trop vu dans les festivals à part quelques plans avec des potes à droite à gauche, mais je n'ai jamais fait une vraie tournée d'été. Puis après toutes ces années sur scène, je me suis dit qu'il était temps de rentrer un peu dans le circuit des festivals. Et pour ça, il fallait que je sorte un album, que je fasse de la promo autour etc.Le titre de cet album vient d'une pierre. Pourquoi ce titre ?Déjà c'est un mot qui sonne bien je trouve. etCcedil;a me renvoie à mes origines sud-américaines puisque je suis Argentin. C'est vrai que l'Amazonie ne coule pas en Argentine, mais j'ai aussi grandi au Brésil... L'amazonite fait aussi référence à la jungle donc ça a résonné en moi de manière tellement évidente que je ne pouvais pas donner un autre titre à ce premier album. La musique était déjà plus ou moins produite quand j'ai choisi ce titre. Il me restait juste quelques voix à enregistrer, mais je n'ai pas forcément cherché à coller au thème de l'amazonite sur tous les titres, à part celui avec Pupajim, Iodine 53, qui répond un peu au titre de l'album d'une façon poétique.Justement, Pupajim parle de l'iode comme une médecine dans son titre c'est ça ?Oui, il a un rapport fort avec la mer, les océans et donc le sel. Il considère, et il a raison, que la mer est un élément très important sur notre planète et comme il est Breton, c'est sans doute très important pour lui. C'est venu de lui-même l'idée d'aborder ce thème-là. Je lui avais juste demandé de ne pas me faire un énième tune de sound system. Je voulais l'emmener sur quelque chose de différent, de plus poétique.Tu donnes souvent des directives aux artistes que tu enregistres ?Non pas forcément. Je ne suis même pas toujours présent. Par exemple, les deux tunes de Ras Demo qui sont sur l'album, je n'étais pas là. Il a enregistré Some People dans son coin quand il était au Canada et Dont' Feel No Way, on l'a enregistré chez moi à Montreuil, mais je suis allé lui chercher de la weed et le temps que je revienne, il avait presque terminé l'enregistrement ! Après ça dépend des artistes. Avec Troy Berkley, il y a une complicité qui s'est installée parce qu'on bosse ensemble depuis des années et des années. Donc on échange des idées. Mais je n'interviens pas trop en général.On trouve des vocaux et des instrumentaux purs sur cet album. Quand tu commences à créer un riddim, tu sais déjà s'il va accueillir une voix ou pas ?Non pas du tout. Quand je commence, je ne sais même pas quel style ça va être. etCcedil;a se décide naturellement. Sur l'album il y a par exemple des riddims que Troy Berkley voulait prendre, mais finalement ça ne s'est pas fait et du coup ils sont quand même présents en instrumentaux. Je tenais à ce qu'il y ait des plages musicales de respiration et ne pas enchaîner uniquement des chanteurs. J'aurais pu multiplier les featurings avec des noms prestigieux mais j'ai aussi tenu à travailler avec des gens proches, des artistes qui sont aussi des amis, avec qui ça se passe bien humainement et qui ont tous un grand talent.On retrouve Echo Minott sur un tune jungle. Tu lui as présenté l'instru telle qu'elle ou tu l'as transformée en jungle après qu'il ait enregistré sur quelque chose de plus classique pour lui ?Il a enregistré sur le riddim tel que vous l'entendez sur l'album. On a fait ça il y a trois bonnes années déjà. C'est même lui qui m'a demandé de lui fournir un titre jungle.On peut facilement faire passer des messages avec une voix, mais comment fait-on uniquement avec de la musique ? Considères-tu que tu véhicules des messages avec tes instrus ?Ce n'est pas la musique en elle-même qui fait passer le message, mais la façon dont moi je véhicule la musique. La façon dont je me déplace, la manière à laquelle je partage ma musique avec le public, la façon d'en faire la promotion etc. Je mets en avant la musique avant de me mettre en avant moi. " Promote music, don't promote yourself ", c'est un de mes leitmotiv. Il faut se rappeler que ce qui compte c'est le résultat musical et pas l'apparence. Il faut être volontaire aussi. Par exemple certains organisateurs ou festivals ont des petits budgets ou développent des formes alternatives d'expression, il faut toujours faire l'effort d'aller vers eux. Ce n'est pas parce que tu fais des grosses scènes qu'il faut arrêter d'aller dans des évènements plus undergrounds et militants. Je considère qu'il faut continuer à soutenir les petites salles, les associations. Pour moi c'est indispensable et c'est ma façon de véhiculer un message.Il y a un morceau qui porte le nom d'une formule mathématique, S=k log W. Tu as un passé scientifique ?Oui, j'ai commencé des études de médecine et j'ai toujours été un fan de science fiction et il y a plein de petits clins d'oeil à tout ça dans l'album. Déjà dans le titre, Amazonite, il y a le deuxième A qui est barré sur le haut, c'est ce qu'on appelle le non-A. etCcedil;a vient d'un roman écrit par E.A. Van Vogt qui s'appelle Le Monde du non-A. C'est l'histoire d'un monde non-aristotélicien qui a inspiré des mathématiciens et des chercheurs et qui a engendré en quelque sorte la théorie de la sémantique générale. C'est-à-dire une façon différente de concevoir le monde en renommant les choses comme elles sont dans un temps donné. C'est tout un délire qui m'intéresse et auquel je fais référence dans l'album. Il y a aussi une petite phrase cachée sous le CD qui vient d'un scientifique qui s'appelle Korzysbki : " La carte n'est pas le territoire ". C'est la formule consacrée de la sémantique générale.Et cette formule mathématique alors ?S=k log W c'est la formule de l'entropie. Ce serait un peu compliqué à expliquer et en plus il n'y a pas de rapport particulier avec la musique. A la base, c'était même le titre d'un autre morceau qui n'est finalement pas sur l'album donc je l'ai donné à ce tune pour pouvoir faire ce petit clin d'oeil.Tu fais tout toi-même, mais tu fais parfois appel à des musiciens. C'est le cas sur cet album n'est-ce pas ?C'est vrai. J'ai enregistré moi-même la plupart des voix, je crée les riddims bien setucirc;r et je m'occupe du mixage et du mastering. Il y a effectivement des musiciens sur cet album comme Hugo et Brice de Fogata qui se sont occupés de certaines basses et de quelques claviers. Sinon, il y a Dubamix qui joue des cuivres depuis longtemps sur mes prods, ici il a fait des chouettes saxo sur Some People notamment. Et j'ai aussi envoyé à Dubmatix le morceau ska qui s'appelle Stop avec Jamalski. Il m'a renvoyé une piste de basse, une piste d'orgue et des guitares et j'ai édité tout ça.Tu ne joues pas d'instrument toi-même ?Moi je suis batteur à la base, mais j'ai arrêté d'être instrumentiste en 1996, le jour où j'ai touché mes premières platines. J'ai pratiqué de moins en moins fréquemment jusqu'à carrément l'abandonner donc je laisse ça aux autres. Je reste musicien mais je ne suis plus instrumentiste à proprement parler.On imagine que tu vas défendre cet album en live. Comment tes morceaux prennent-ils vie sur scène ?Je suis en live set et pas en DJ set. C'est-à-dire que je ne me contente pas de jouer mes morceaux, je les ai tous en multi-pistes et je les dub en direct. Quand j'ai plusieurs vocaux sur une même instru, je les enchaîne, je crée des boucles avec les refrains que je peux appeler à n'importe quel moment, ensuite je dub les vocaux et je laisse l'instru à mon MC si j'en ai un avec moi. J'ai fait une résidence avec mon équipe pendant laquelle on a beaucoup bossé sur les lights et sur l'insertion de vidéos en fond de scène. etCcedil;a donne une autre dimension au show quand on joue sur scène. Après, il arrive qu'on soit en sound system. C'est une autre discipline mais on peut y prendre le même pied quand l'ambiance décolle dans le public. J'aime vraiment les deux. On a hâte de présenter ça au public maintenant !
Source : reggae.fr | 2017-11-29 01:00:00.0
Les grèves et manifestations, mardi à Liège et à Charleroi, visaient «les politiques du gouvernement fédéral». Politique? Controverse! Thierry Bodson (FGTB) et Marie-Hélène Ska (CSC) motivent les actions, tandis qu’au sein de la majorité fédérale, on canarde.
Source : LeSoir.be | 2017-11-21 19:21:20.0
Au printemps dernier on vous disait tout le bien qu'on avait pensé de l'EP Amazonite signé Krak In Dub... Cet EP annonçait un album du même nom que nous étions impatients d'écouter. Voici donc Amazonite, premier album de Krak In Dub sorti le 10 novembre sur lequel le dubmaker s'est entouré de sa famille musicale. On retrouvera donc le saxophone de Dubamix ou les différents instruments de Dubmatix, mais aussi des chanteurs habitués des productions de Krak In dub comme Troy Berkley, Echo Minott, Eva Lazarus ou Demolition Man.Comme à son habitude, Krak In Dub puise ses inspirations dans un large éventail de styles musicaux (reggae, dancehall, dub, electro, jungle, dubstep...) faisant de ses productions un savant mélange de tous ces styles. Sur Amazonite on retrouve donc au moins autant de style musicaux que d'invités, à commencer par du digital roots comme sur Some people, premier morceau de l'album sur lequel le flow de Demolition Man se promène répondant aux riffs de saxophone, ou encore I et I et I où la voix pleine d'énergie d'Eva Lazarus se marie parfaitement au flow hip-hop de Troy Berkley.Digital roots toujours avec Step by Step, et c'est cette fois Sr Wilson que l'on retrouve avec plaisir. Certains morceaux sont quant à eux plutôt dub stepper à l'image du sublime et enivrant Amazonite ou de Launch is Global dans un style plus dark et électronique. On reste dans le stepper avec Who Runs Science ou Feel no Way auquel Demolition Man vient donner des accents de dancehall. On trouve même une touche de ska dans une version hyper dynamique et dansante à souhait avec Stop sur lequel Jamalski fait forte impression. Krak In Dub est aussi amateur de jungle et il nous le montre avec Original Sample, When Gunshot Burst chanté par Echo Minott, ou encore Nu Specimen interprété par Troy Berkley.Krak In Dub nous offre plusieurs remixes en fin d'album, d'abord une version jungle de Some People, puis les 3 remixes d'Amazonite présents sur l'EP dont la version de Zion Train et celle chantée par Pupajim (Iodine 53).Voici donc un premier album réussi d'un artiste déjà confirmé qui nous offre une formidable plongée dans un univers où l'on trouve autant de morceaux chantés que d'instrumentaux, piochant dans un nombre impressionnant de styles musicaux, y ajoutant sa patte pour en faire 17 titres plus soignés les uns que les autres. Signalons que pour accompagner cet album, le beatmaker nous offre une rétrospective de ses différentes productions depuis 2003 avec 50 morceaux en téléchargement gratuit sur Soundcloud !Tracklist :1. SOME PEOPLE feat. Demolition Man2. AMAZONITE3. IetIetI feat. Eva Lazarus et Troy Berkley4. STOP feat. Jamalski5. WHEN GUNSHOT BURST feat. Echo Minott6. LAUNCH IS GLOBAL7. STEP BY STEP feat. Sr. Wilson8. SEEN INTERLUDE9. S=K LOG W10. DON'T FEEL NO WAY feat. Demolition Man11. ORIGINAL SAMPLE12. NU SPECIMEN feat. Troy Berkley13. WHO RUNS SCIENCE14. SOME PEOPLE Jungle DubEXTRA15. AMAZONITE "IODINE 53" featuring PupaJim16. AMAZONITE - Zion Train Remix17. AMAZONITE - Sound System Mix
Source : reggae.fr | 2017-11-21 01:00:00.0
Jeudi 2 décembre à la Belleviloise. Cartel Concerts organisait un concert exceptionnel ; la première parisienne du Gentleman's Dub Club, un groupe de fusion dub ska reggae originaire de Leeds. Une sensation scénique depuis leur premier EP remarqué en 2009. Le public, qu'on aurait pu attendre plus nombreux, est resté extrêmement motivé et s'est donc régalé de leur prestation à la hauteur de l'attente après avoir profité des basses envoetucirc;tantes d'Ackboo accompagné de Ras Mykha en première partie. Voici quelques photos d'une super soirée avec des Anglais explosifs qu'on espère revoir souvent partout en France.Ackboo et Ras Mykha Gentleman's Dub Club
Source : reggae.fr | 2017-11-13 01:00:00.0
La Fiorentina s’est inclinée sur la pelouse de Crotone, dimanche, dans le cadre de la 11e levée de Serie A (2-1). Une contre-performance qui a eu le don d’agacer Jordan Veretout, lequel s’en est vertement pris à un jeune ramasseur de balle à l’issue de la rencontre, lui reprochant sa lenteur de manière disproportionnée. Avec une colère telle que la sécurité du stade calabrais est rapidement intervenue pour ramener l’ancien Nantais à la raison. Non sans transmettre dans la foulée un rapport à la Fédération italienne de football selon une information de l’agence de presse Ansa. 

Jordan Veretout ska ha hotat en bollkalle efter gårdagens match där resultatet blev polisanmälan. https://t.co/F5CzncE7R0

— Andreas (@easymedown) 30 octobre 2017
Source : Sports.fr | 2017-10-30 17:42:00.0
Kalash a débarqué il y a quelques jours avec son 4ème album Mwaka Moon. Mi dancehall mi trap, l'album est déjà un énorme succés et cumule des dizaines de millions de vues sur Youtube. Surtout, c'est un bijou de productions qui montre s'il le fallait encore à quel point l'artiste martiniquais a une voix, un flow et un charisme hors du commun et qu'il n'est pas possible de le placer dans une case musicale spécifique, tant il manie l'art de mélanger les styles pour créer sa propre identité artistique. Nous vous proposons aujourd'hui une superbe rencontre avec le phénomène Kalash, une plongée inédite dans son univers, que vous pourrez pleinement vivre en live le 21 décembre au Zénith de Paris ! Entretien : Reggae.fr : Ton Album Mwaka Moon est sorti le 13 octobre, peux-tu nous dire comment s'est déroulé l'enregistrement et avec quelle équipe tu as travaillé?C'est un album qui me correspond encore plus que Kaos. Je l'ai travaillé en enregistrant chaque jour de nouvelles prods, de nouvelles choses, sans revenir en arrière, au feeling. Je l'ai fait dans le calme et la sérénité sans me brusquer. Il s'agit de mon 4ème album, il y a 20 titres dessus. Il y a une moitié de titres dancehall et l'autre moitié de titres trap. J'ai collaboré avec des beats makers déjà présents sur mon l'album Kaos. Supa Dups est un jamaïcain qui travaille pour Rihanna, Drake, Bruno Mars... Il y a Rvssian également jamaïcain qui a collaboré avec Konshen, Demarco, Vybz Kartel. Il avait produit le Crown Love Riddim en 2016. Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor (fils de Freddie Mc Gregor) avec qui j'ai fait Taken sur l'album précédent. Le producteur allemand X-Plosive m'a produit Pree Me. Il est dans le hip hop, on avait travaillé le titre Rouge et Bleu ensemble sur Kaos. Il y a également le jeune et talenteux antillais Pyroman (Niska...) qui est le compositeur de Bando. J'ai collaboré avec le Martiniquais Hazou sur le titre Empire, sans oublier Joe Mike qui avec qui j'avais déjà fait Après l'automne.Est-ce que tu as envisagé de faire un album juste avec un seul beat maker ?Oui j'y ai pensé, je pense que je pourrais faire un album entier avec Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor. Il a d'ailleurs 80 % des sons de l'album, avec Rvssian ou Pyroman également. "Je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude." Est ce que tu t'es lancé dans l'enregistrement de cet album tout de suite après la sortie de Kaos ?Non j'ai pris un temps pour tourner afin de présenter l'album Kaos sur scène, j'ai tout de même durant cette période enregistré des sons comme Mechop, Pwoblem ou encore Friendzone qui sont des sons que j'ai sortis en single mais hors album. J'ai commencé à travailler sur Mwaka Moon quelques mois après.A l'écoute de Kaos, on ressentait un album conceptuel qui formait vraiment un tout alors que Mwaka Moon semble plus varié et plus ouvert au niveau des prods. Etait-ce une volonté de ta part ?C'est du au fait que j'ai aimé enregistrer sur des prods différentes sans me poser de questions, selon l'humeur et la vibe du jour, ce n'était pas un choix stratégique. J'ai également beaucoup dialogué avec les gens avec qui j'ai travaillé sur l'album, car ils s'agit de personnes expérimentées. Je pense par exemple au titre Laisse moi te sauver qui est un titre chanté un peu particulier. Ce jour-là on avait fait des sons dancehall, reggae et lorsque Supa Dupps a mis l'instru, il me disait qu'il me voyait faire une carrière de chanteur américain (rire..), j'ai commencé à faire quelque chose dans un mode Boys II Men en rigolant !Le titre de l'album Mwaka Moon, est-ce une invitation à joindre ton univers ?Exact, lorsqu'on met cet album, on écoute quelque chose qui me correspond vraiment et qui est tamponné Kalash. Les ambiances et les tempos des prods sont des choses qui me conviennent vraiment. Une ambiance aérienne et planante, je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude.Au niveau des featurings présents sur l'album Mwaka Moon figure notamment King Kosa. Tu ne vas pas forcement vers l'évidence commerciale, comment tu effectues tes choix ?Avant toute chose, il s'agit de featurings que je valide artistiquement, on avait la possibilité d'en faire des plus commerciaux, avec des noms surs pour percer au niveau national. Je préfère collaborer avec des artistes dont j'apprécie la musique comme Niska, Lacrim, Damso, en plus ils cartonnent en ce moment. Ils ont chacun leurs propres univers musicaux, et c'est intéressant de voir ce que peut donner le mélange de nos deux styles sur un même morceau. On retrouve aussi des noms comme Vybz Kartel ou Mavado, qui sont des grosses pointures du dancehall. King Kosa est un jeune très talentueux qui travaille avec Rvssian. Il est ghost writer pour beaucoup d'artistes, on s'est croisé a Miami et c'est Rvssian qui avait une prod sur laquelle il nous voyait bien tous les deux, cela a donné le titre I Can See Why. Même si j'ai rien contre les collaborations à distance, pour cet album j'ai favorisé d'enregistrer avec les artistes, pour l'anecdote avec Mavado j'ai enregistré dans sa chambre. D'ailleurs au sujet des feats, j'ai entendu dire que pour l'abum Kaos, tu avais fait un son avec Bounty Killer, vas-tu le sortir un jour ?Je pense que je vais le retravailler, on a les voix , on a tout posé, mais on va le modifier au niveau de la musique. Je l'ai pas sorti car je suis pas pleinement content et je ne vais pas lancer un son avec la légende du dancehall sans en être satisfait a 100%. "Même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major." Le choix de ton premier single sur Kaos, le titre Bando, était en créole. Etait-ce une façon de montrer ton indépendance artistique même si tu es signé en major ?Le premier sujet de discussion avec Universal était que je ne dois pas suivre une direction artistique imposée, que j'avais totale liberté avec ma musique. Juste essayer de faire la musique que j'aime et faire des hits. Il a toujours été question d'être libre. Le choix de Bando c'était volontaire d'une part car il s'agissait d'un morceau fort mais également parce que le fait que mon premier morceau sorti avec une maison de disque nationale soit en créole c'était symbolique. Une manière de montrer que même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major.Tu t'es fait connaître avec des titres plutôt festifs qui collent à l'ambiance musicale caribéenne du début des années 2000 et même si tu as toujours abordé les réalités quotidiennes de ton île dans ta musique, on sent que tu as glissé vers un univers plus dark ces derniers temps. Est-ce qu'on se trompe ? A quoi est-ce du ? Ta vie est-elle plus sombre ou est-ce plus l'environnement dans lequel tu évolues qui t'inspire ce côté dark ?Le changement vient du fait que ma vie a bien changé, lorsque j'ai fait Pran pied avec Lieutenant j'étais dans une période de ma vie ou j'étais en total freestyle, je n'avais pas de chez moi je dormais à droite à gauche, toujours en vadrouille, en soirée, en soundsystem. Lorsque j'ai grandi j'ai eu plus de responsabilité, plus de succès, donc plus de choses à gérer, ma musique a donc évolué dans ce sens. Il y a une forme de mélancolie dans tes deux derniers albums?Oui car au-delà du fait que j'ai traversé des choses difficiles, j'ai toujours aimé la musique mélancolique. J'en ai toujours écouté chez moi ou dans ma voiture. Cela permet de s'évader, de réfléchir, d'exprimer sa colère, sa tristesse, peu importe le thème lorsque l'univers est mélancolique cela me parle plus.Dans tes textes, tu as toujours - notamment avec les deux derniers albums - une approche poétique. On sent une filiation avec des artistes antillais tel que Kolo Barst ...Je me situe dans la filiation d'artistes comme Kolo Barst mais également d'Eugnène Mona (Ti Milo). Dans son morceau Mango ve a, il parle d'une mangue mais il écrit d'une manière où il pourrait parler d'une femme. Il ne cherche pas à faire de grande tournure de phrase, mais à faire passer un image. J'aime cette approche métaphorique dans ses textes, et je tends à faire cela. Tu peux fermer les yeux et voir ce qu'il dit. Que les phrases amènent des images dans la tête des gens.Même si tu est issu de la scène dancehall reggae, depuis quelques années tu t'es écarté artistiquement de ce style, comment te situes-tu à ce niveau?Je n'ai pas forcement d'étiquette, même si entre les albums j'ai sorti des sons comme Vex, Pwoblem ou Friendzone qui sont du dancehall, je mélange tellement les styles à chaque fois, qu'on peut se demander dans quel case je suis. J'aime autant posé sur du dancehall, sur du reggae, que sur du hip hop. Sur Mwaka Moon, il y a plus de prods dancehall qui m'ont plu c'est pour cela qu'elles sont plus nombreuses que sur Kaos. Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise.Le fait que des chanteurs comme Pleen Pyroman, Mc Janick ou Sael te etldquo;valideetldquo; en tant qu'artiste, est-ce important à tes yeux ?Quand j'étais jeune, c'était très important lorsque j'allais en sound sytem ou qu'ils m'invitaient sur leur album. Il s'agit des artistes que je regardais à la télé lorsque j'étais petit. C'était flatteur, cela voulait dire qu'ils me considèrent comme un artiste, il s'agissait une victoire. Il y a environ un an et demie, Azrock nous quittait, tu avais fait le son Un point c'est tout avec lui, comment l'avais-tu rencontré ?Je l'avais croisé une première fois au studio à Montreuil, il était un ami de mon ancien manageur. Lorsque j'étais à Paris il m'arrivait de dormir chez lui, on faisait beaucoup la fête ensemble. Au final on a fait de la musique ensemble, mais on était avant tout ami. Lorsque j'ai appris sa disparition j'étais choqué, et je ne comprends toujours pas.En musique tu as deux mentors, d'une part Admiral T et de l'autre Booba. Quels sont tes côtés Booba, et tes côtés Admiral T ?Admiral m'a plus influencé au niveau de la musique dancehall dans ma jeunesse, mais également dans son coté chef de famille, construire quelques chose autour de toi en plus de ta carrière. Lorsque j'ai connu la musique de Booba, ce qui m'a toujours plu c'est l'arrogance justifiée. Il était là pour imposer ses idées. Et les défendre jusqu'au bout. Son discours est resté le même et sa carrière est un exemple de réussite et de détermination. Même lorsque il y a eu du boycott il est passé à travers sans se prostituer. "Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise." Avec ton équipe, tu effectues un gros travail pour la réalisation de tes clips notamment avec Kris Macari. Quelle est l'importance d'un clip dans la musique actuellement ?De nos jours, l'image porte le morceau, elle peut le sublimer mais un mauvais clip peut le desservir. Il me semble également que c'est une bonne chose de pouvoir mettre un son en image afin de mettre de la lumière sur les mots. Parfois les paroles que tu utilises ne sont pas toujours captées de la même façon, et les mettre en image permet d'éclairer visuellement la signification de certains sons.Tes disques sont très digitaux. Comment travailles-tu avec ton groupe pour rendre l'univers du disque sur scène ?Il s'agissait d'une des premières conditions pour que j'accepte de faire des tournées live, celle de rendre le son de l'album sur scène. On travaille avec les musiciens mais également avec des séquences car c'est compliqué de rendre parfois la puissance du hip hop en live comme sur le CD. Chacun des 4 musiciens a son ordinateur pour jouer les séquences, ils sont appuyés par le digital afin de rendre toute la puissance des prods de l'album. Et puis il faut savoir que là c'est un groupe que j'ai formé moi-même avec lequel on a beaucoup répété. Je leur est envoyé ma vision du live en leur montrant beaucoup de shows de Bounty killer, Mavado et Sizzla, car il y a une façon de jouer en Jamaïque. Même si chaque groupe à sa couleur il y a des automatismes qui existe sans que l'artiste ait besoin de crier etldquo;Mixetldquo; ou etldquo;One Dropetldquo;. Il y a des gestuelles ou des intonations qui permettent au band de comprendre ce qu'il doit envoyer derrière. On s'est mutuellement éduqué, j'avais tendance à ne pas parler entre les morceaux et à enchainer les tunes, ils m'ont appris à poser plus mon show, à être confiant. Donc c'est un bel échange avec les musiciens. Cet été tu as joué au Reggae Sun Ska (voir le live de sa performance ici), qui est le plus gros festival de reggae en France. Etait-ce important et comment as-tu appréhendé la date ?Il s'agissait d'un de mes objectifs, mais je n'étais pas du tout sur de moi pour ce concert. Car je sais que dans ce genre de festival tu vas à la rencontre d'un public de puristes auxquels les nouvelles tendances musicales parlent moins. Mais j'ai beaucoup apprécié la manière dont ils m'ont accueilli sans a priori, ils ont jugé la performance. Et peu importe le style du morceau joué, qu'il soit reggae, rap ou lover le public a réagi à l'énergie qui se dégageait sur scène. Il s'agit d'un des concerts où j'ai pris le plus de plaisir. On te voyait quand même assez peu en salles de concert mais là le 21 décembre tu vas faire le Zénith de Paris !On gravit les échelons au fur et a mesure. On agit en fonction des opportunités. On a fait le tour des petites salles de France, sur Paris on fait les salles mythiques comme notamment l'Olympia, la Cigale ou le Zenith le 21 décembre. On accentue au fur et a mesure la capacité, on commence à être bien rodé, on va s'attaquer à des festivals mythiques comme notamment le Summerjam, que je regardais il y a encore quelques années sur youtube !Merci Kalash !
Source : reggae.fr | 2017-10-26 02:00:00.0
Habitués à l'entendre au sein du groupe Broussaï, nous découvrons Erik Arma en projet solo sur un premier album de qualité intitulé Citoyen du monde. On se souvient que son acolyte Tchong Libo avait lui aussi pris son envol avec Influence, un projet reggae hip-hop sorti en 2014.Dés le premier titre, l'artiste pose les bases de son album avec son chant toujours parfaitement juste, prônant un message de tolérance. Citoyen du monde se présente comme un prêche pour l'acceptation de la différence et l'ouverture au monde. Musicalement, l'opus est traversé par un univers roots reggae souligné et très bien produit. Les morceaux Ne m'en veux pas, Droit devant ou Work illustrent cette tendance et sauront combler les amateurs du genre.Le chanteur nous offre aussi quelques surprises, comme la reprise de l'émouvant Avant de partir de Broussaï, lui donnant une toute autre ampleur avec une interprétation piano-voix inattendue. Une mention spéciale doit être attribuée à l'excellent Live to the Full chanté en anglais dans un registre folk blues proche de celui de Tracy Chapman. D'autres influences musicales comme la superbe instru blues de Gimme your Hand sont à noter. Au titre des featurings, on note la belle collaboration avec Dubmatix sur Si seulement et le mélange de l'identité du chanteur à la tornade Jahneration sur le dynamique et entrainant Ici est maintenant. Le point d'orgue de l'album se situe certainement dans le titre Peace où la magnifique voix du Jamaïcain Johnny Osbourne vient prêter main forte à un message de paix, sur un refrain entêtant prêt à faire skanker !Les deux derniers titres de l'album permettent de découvrir l'artiste de façon plus intimiste. Rester digne est une balade acoustique à l'univers serein où seul le chanteur et la douceur des choeurs féminins viennent s'accoupler à la douce mélodie de guitare. J'avance a un caractère plus autobiographique sur un rythme ska, qui clôt l'album sur une note positive et optimiste.Erik Arma avait un beau challenge à relever avec ce premier projet solo. Il le réussit haut la main avec un album chaud et solaire. Tracklist :01 - Citoyen du Monde02 - Eternelle03 - Ici et Maintenant feat Jahneration04 - Ne m'en veux pas05 - Live to the full06 - Si seulement feat Dubmatix07 - Avant de partir08 - Gimme your hand09 - Peace feat Johnny Osbourne10 - Droit devant11 - Work12 - Rester digne13 - J'avance
Source : reggae.fr | 2017-10-19 02:00:00.0
Les fans de Broussaï avaient apprécié l'escapade solitaire de Tchong sur l'album très urbain Influence, ils seront sans doute tout aussi ravis de découvrir l'univers d'Erik Arma, la deuxième moitié du groupe. Le chanteur à la voix douce a sorti le 6 octobre dernier un opus très personnel, invitant au voyage et explorant de nouveaux styles musicaux. Rentrez dans le monde intimiste d'Erik avec cet interview consacrée à l'album Citoyen du monde.Reggae.fr : Après Tchong en 2014, c'est à ton tour de dévoiler ton projet solo. D'où vient l'envie de sortir un album solo quand on fait partie d'un duo ? Erik Arma : Après 15 ans de vie de groupe et 5 albums studio avec Broussaï, l'envie m'est venue assez naturellement de réaliser un projet plus personnel, sans concession. Je me livre donc plus que jamais auparavant dans cet opus, en abordant sur certains titres des thèmes comme l'amour, les joies que j'ai pu rencontrer, mes réflexions sur le sens de l'existence, mais aussi l'absence, la perte de mon père, les hauts et les bas que j'ai traversés pendant toutes ces années... ma vie quoi !Y a-t-il des sujets ou des univers musicaux sur cet album que tu ne te serais pas permis d'explorer avec Broussaï ?Oui, cet album n'est pas que reggae, je me permets d'ouvrir vers des styles plus soul comme Gimme your Hand ou Live to the Full, ou même chanson intimiste acoustique comme sur Avant de partir ou Rester digne. Ces différentes atmosphères permettent de mettre en valeur chaque composition et relèvent une certaine sensibilité en apportant une variété à l'album dans son ensemble. C'est effectivement quelque chose que nous n'aurions pas fait avec Broussaï car ce sont des univers qui me correspondent mais qui ne ressemblent pas forcément aux autres membres du groupe.On a l'impression que tu livres des textes plus personnels... Le collectif pousse-t-il à être plus militant ? Et inversement un projet solo pousse-t-il à écrire des textes plus introspectifs ?Oui je pense effectivement que le projet solo pousse à livrer des choses plus personnelles, mais je dirais plutôt que c'est le fait d'écrire des chansons plus introspectives qui pousse à faire un projet solo (rires). Après, cet album se veut également engagé, par exemple Rester digne parle des sans-abris. C'est pour moi insupportable que dans un pays aussi riche que le nôtre, qui dépense régulièrement des millions dans des futilités, il y ait tant de gens laissés pour compte, qui dorment dehors malgré eux ou n'ont pas de quoi se nourrir. Depuis des dizaines d'années, on compte sur les assos et la charité des gens pour régler ces problèmes alors qu'à mon sens cela devrait être une priorité de l'Etat. Citoyen du monde, le titre éponyme de l'album, parle également de la notion de frontière et des problème de migrations actuels. A mon sens, quand on est capable de mettre toute sa famille sur un bateau de fortune, ce n'est pas une question de confort, mais de survie. Nous ne pouvons pas fermer la porte à des gens qui essayent de sauver leur famille et leurs enfants. Je considère que notre devoir est de les accueillir sans avoir la mémoire courte car il y a quelques dizaines d'années c'étaient nos grands-parents qui fuyaient le nazisme. Plus généralement par rapport au choix du nom de l'album, je pense qu'aujourd'hui bien des maux de notre époque sont liés au fait que nous réagissons " nationalement " alors que les plus grands défis qui s'imposent à nous aujourd'hui nécessitent une réponse internationale globale. Par exemple, nous n'arriverons pas à gérer des problèmes cruciaux comme le réchauffement climatique si l'ensemble des pays du globe ne marchent pas dans le même sens. On décèle quelques textes plutôt tristes, notamment Avant de partir. Sont-ils basés sur des expériences personnelles ?Je pense qu'il y a deux manière d'écrire des chansons : l'une où c'est toi qui va la chercher, l'autre où c'est elle qui vient te chercher. Je veux dire par là que soit tu réfléchis et tu cherches à écrire une chanson, soit c'est la vie, ce que tu traverses, qui te fait l'écrire. Avant de partir est le texte le plus personnel que j'ai jamais écrit car c'est un hommage à mon père. Je l'ai perdu il y a quelques années dans des conditions longues et très difficiles à l'étranger. J'étais très proche de lui et ça a été une épreuve très compliquée pour ma mère et moi. On dit souvent qu'on devient réellement adulte le jour où l'on a un enfant ou lorsque l'on perd l'un de ses parents... J'ai vécu les deux la même année. Ce sont des choses qui bouleversent énormément, qui font prendre conscience que la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais bien une succession d'eaux calmes et de tempêtes. La musique est un magnifique moyen d'exprimer nos joies, mais peut-être aussi un exutoire pour nos peines. Comme vous l'aurez compris, ma vie a fait que bon nombre de chansons de cet album sont venues me chercher. "Je me livre donc plus que jamais auparavant dans cet opus" Tu fais souvent référence au départ, à la fuite, à l'exil, au voyage... Des thèmes proches mais qui peuvent avoir des significations différentes... Est-ce ça le dénominateur commun de toutes les chansons de cet album ?Oui bien vu, c'est un peu le fil conducteur du disque. Depuis que je suis ado, j'ai toujours rêvé d'évasion donc de départ, d'échapper à un quotidien de vie " conventionnelle " donc quelque part une fuite, ce qui m'a mené sur une trajectoire de vie " marginale " entre musique et voyage. Le mot " partir " est un dénominateur commun de l'album, c'est d'ailleurs pour cela que tu me vois de dos avançant dans le désert sur la pochette. C'est vrai que je considère qu'on se sent difficilement plus en vie, dans l'action, dans le moment présent, que lorsqu'on voyage. Aller voir ailleurs ouvre nos horizons, nos façons de penser, nous donne d'autres angles de vue pour être plus juste dans nos réflexions. C'est une des choses qui permet à mon sens de se sentir " Citoyen du monde ".La chanson Ne m'en veux pas est très touchante. Fais-tu référence à une vie de musicien où un mari ou un père est souvent absent ?Oui, la vie de musicien est faite de départs et donc aussi d'absence. C'est une chanson que j'ai écrite pour mon fils qui pleurait beaucoup quand il voyait que j'allais partir. Le simple fait de me voir faire ma valise, il savait... Je lui ai donc écrit " Ne m'en veux pas si demain je dois partir... " Comme pour la plupart des morceaux de ce disque, je puise l'inspiration dans des expériences très personnelles, mais j'aime laisser le texte le plus ouvert possible pour que chacun puisse se l'approprier, l'interpréter par rapport à sa vie et donc laisser la possibilité de multiples lectures. Par exemple, pour moi celle-ci est adressée à mon fils, mais pour d'autres ça sera un gars qui doit quitter sa copine, un ado qui part de chez ses parents... J'avais d'ailleurs poser la question aux fans sur les réseaux sociaux, et j'avais eu une multitude d'interprétations. Pour résumer, je m'efforce au travers d'expériences personnelles de donner à mes chansons une portée universelle.Il y a des morceaux chantés exclusivement en anglais. Sauf erreur de notre part, il s'agit d'une première pour toi. Qu'est-ce qui t'a poussé à tenter l'expérience ?D'abord il y a le fait que l'anglais ne sonne pas comme le français et apporte donc une autre musicalité. Il est vrai également que les histoires d'amour (Gimme your Hand) ou des thèmes plus consensuels comme Peace m'ont semblé plus facile à écrire en anglais car je trouve que cette langue est en général plus compatible avec la simplicité. Enfin, pour un disque intitulé Citoyen du monde, qui se veut donc " internationaliste ", il était pour moi essentiel que certains titres soient écris en anglais afin de pouvoir être compris de tous.Le morceau Si seulement se démarque par son côté plus urbain que le reste de l'album. C'est une instru que Tchong aurait pu utiliser sur son album solo... A-t-il joué un rôle dans ce morceau ou sur d'autres de l'album ?Non, il n'a pas joué de rôle particulier dans cet album outre le fait de m'encourager, m'aider sur certaines choses et de me donner parfois des avis. Mais c'est assez logique car l'idée n'était pas de faire un album de Broussaï solo (rires). Si seulement est plus urbain, et un peu dub dans le mix mais sonne aussi très vintage avec des clavinets, guitares, cuivres et orgues qui pourraient rappeler des morceaux comme Superstition de Stevie Wonder, c'est un savant mélange né d'une collaboration avec Dubmatix.Et les autres membres de Broussaï ? Sont-ils impliqués dans cet opus ?Le seul membre à être réellement impliqué dans ce projet est Reynald Litaudon, le bassiste de Broussaï, qui m'a entouré pour les arrangements du disque et qui sera également à la basse en live.As-tu travaillé uniquement sur les textes ou également sur la composition des instrus ?Comme on l'a évoqué, c'est un album où je me livre totalement. J'ai écrit et composé entièrement l'album à l'exception de deux instrus : l'une étant une collaboration avec Dubmatix (Si seulement), l'autre étant une compo de mon collègue Reynald (Peace). Après, j'ai eu la chance de pouvoir m'entourer de musiciens exceptionnels qui ont tous contribué et apporté leur touche lors des sessions d'enregistrement. Certains comme les guitaristes Jo Cocco et Jawad Oumama, le pianiste Thibaud Saby ou encore le saxophoniste Julien Chignier ont même co-arrangé certains titres. Explique nous le choix de tes featurings ?Ce sont les rencontres et les talents de mes acolytes qui m'ont poussé à les solliciter. J'ai pu rencontré Johnny Osbourne lors d'un concert à Lyon au Sirius organisé par Reynald. Il était froid de prime abord, mais lorsqu'il a entendu Peace, il a tout de suite été inspiré et nous sommes allés au studio l'enregistrer dès le lendemain ! Le clip immortalise d'ailleurs cette incroyable journée. Ensuite, nous avons avec Broussaï partagé la scène plusieurs fois avec Jahneration lors de la période de construction du disque. Ici et maintenant est le dernier titre que j'ai composé juste avant l'enregistrement de l'album. Ils ont accroché et accepté tout de suite la proposition. Enfin pour Dubmatix, c'est un peu plus le hasard car nous nous sommes rencontrés plusieurs fois en festival, et sa patte m'a intéressé. Je lui ai demandé de m'envoyer des séries d'instrus, et je suis tombé sur celle-ci (Si seulement) dont le mélange vintage/moderne collait bien à l'ambiance de l'album. Nous avons ensuite travaillé à distance, j'ai même réécrit en partie le texte suite à nos échanges, et j'ai enfin proposé à Djul, le guitariste d'Alpha Blondy, de poser un chorus de gratte à la Hendrix, à découvrir !Le dernier titre, J'avance, est très surprenant avec une intro piano-voix et une transformation en ska. Pourquoi ce contraste si saisissant ? C'est venu de ta part l'envie de chanter sur du ska ? On aurait pu s'attendre à un titre plus festif, mais ce n'est pas le cas n'est-ce pas ?Le titre J'avance est également très introspectif, je raconte ma vie depuis la naissance donc je trouvais intéressant de démarrer sur quelque chose de très intimiste pour faire partir le tout en ska lorsque arrive le 1er " J'avance ". Il est dansant, mais effectivement plus poignant que festif. Il parle de grandes étapes de la vie, des hauts et des bas que l'on traverse en gardant toujours en tête de tenir bon et d'avancer avec espoir.Pour finir, peux-tu nous donner des nouvelles de Broussaï ? Prévoyez-vous un nouvel album prochainement ?Oui nous sommes actuellement en phase de composition d'un nouvel album qui devrait voir le jour à la fin de l'année prochaine...
Source : reggae.fr | 2017-10-12 02:00:00.0
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Source : JeuxOnline.info | 2017-09-29 17:41:00.0

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