Hip-hop africain (Francophone)
Le hip-hop africain francophone est un mouvement musical né dans les années 1980-1990, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso et en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie). Il combine des influences hip-hop américaines avec des langues locales (wolof, français, arabe), des rythmes traditionnels et un engagement social fort.
En Afrique de l’Ouest francophone, le hip-hop s’exprime en wolof (Positive Black Soul au Sénégal), en baoulé et dioula (Côte d’Ivoire), et avec des rythmes locaux. Au Maghreb, des groupes comme El Grande Waldo (Maroc) et Oxmo Puccino (Algérie, en France) et les nombreux rappeurs algériens (Lecrae n’est pas algérien — El general, Les fils de la Casbah) définissent le son.
Le hip-hop africain est un moteur politique et social : il a contribué au mouvement Y’en a marre au Sénégal, aux révolutions arabes en Tunisie et en Égypte. Des artistes comme Rim’K (Sénégal), La Rumeur, et le collectif Dee N’der continuent d’exprimer les réalités africaines.