Éthiopiques
Éthiopiques, publié en 1956 aux Éditions du Seuil, est souvent tenu pour le sommet de la poésie de Léopold Sédar Senghor. Le titre unit une racine grecque — aethiops, « brûlé de soleil », « noir » — à un espace africain ancestral, entre le Sénégal des royaumes et l’exil européen.
Le cycle tresse l’éloge du pays wolof et sérère (« ñent » de la « fille de la boue sacrée », le Christ noire de la « Nuit de Sine ») et la colère contre la colonisation (« Fleurs de hyènes », « À New York »). Le rythme, soutenu par la théorie senghorienne du « rythme à l’essieu », fait du vers une musique : le poète s’y veut griot d’un monde noir debout.
Le recueil paraît aussi aux Nouvelles Éditions africaines (1974). Il installe Senghor comme figure majeure de la poésie francophone du XXe siècle, au cœur du « temps des indépendances ».
Sources
- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_S%C3%A9dar_Senghor (section Poèmes)
- données Open Library : https://openlibrary.org/works/OL1283561W
- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thiopiques_(Senghor)