Biographie
Biographie de Koffi Olomidé
Koffi Olomidé, de son vrai nom Antoine Christophe Agbepa Mumba, né le 13 juillet 1956 à Stanleyville (actuelle Kisangani) au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et producteur kino-congolais. Surnommé le « Grand Mopao », « Mokolo Bilanga », « Nkolo Lupemba » ou encore « Légende », il est l’une des figures les plus marquantes de la musique congolaise contemporaine.
Enfance et formation
Antoine Olomidé grandit dans la commune de Lemba à Kinshasa avant de déménager en 1973 avec sa famille à Lingwala. Très jeune, il est passionné par la musique de la rumba congolaise : Franco Luambo, Grand Kallé, Tabu Ley Rochereau et Vicky Longomba le marquent profondément. Influencé notamment par Papa Wemba, alors membre de Zaïko Langa Langa, il apprend à jouer de la guitare avec l’aide d’un voisin.
Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique à 18 ans, il entre à l’université de Bordeaux pour y étudier les sciences commerciales. C’est durant ses vacances en Congo qu’il se met à écrire des paroles pour des artistes de la scène zaïroise, conquérant rapidement le surnom d’« étudiant le plus célèbre du Zaïre ».
Les débuts (1977-1983)
Sa première reconnaissance publique survient en 1977 lors de l’enregistrement du trio Synza avec Papa Wemba et King Kester Emeneya. La chanson le désigne comme le « Meilleur auteur-compositeur interprète du Zaïre ». Dans la foulée, il publie Samba Samba, Ekoti ya Nzube, Elengi ya Mbonda et Anibo, cette dernière lui valant le titre de « Meilleure vedette de la chanson zaïroise ».
Après l’obtention de son diplôme en sciences commerciales en 1980 avec un mémoire sur la commercialisation des matières premières minières du Zaïre, il enregistre en 1983 son premier véritable album, Ngounda, à Bruxelles, avec la participation de Josky Kiambukuta du TP OK Jazz. L’album rencontre un succès mitigé, mais une suite avec Lady Bo et King Kester confirme son talent.
Le Quartier Latin et la consécration (1986-aujourd’hui)
En 1986, Koffi Olomidé lance l’album Diva, un tournant artistique majeur. Il fonde alors son propre orchestre, le Quartier Latin, qui l’accompagnera sur scène et en studio dès 1992. Ce groupe deviendra un incubateur de talents : Fally Ipupa et Ferre Gola y ont fait leurs premières armes.
Sa carrière connaît un second souffle en 1990 grâce à son arrivée chez Sonodisc. Avec des albums comme Effrakata (2002), primé aux Kora Awards (4 distinctions en 2002), Attentat, Danger de Mort ou Loi, il impose le style ndombolo, un sous-genre du soukous caractérisé par des rythmes dansants et des chorégraphies spectaculaires.
Koffi Olomidé est le premier artiste noir-africain à remplir l’Arena de Bercy à Paris et l’un des douze artistes musicaux africains (et le seul Congolais) cité dans l’ouvrage Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie.
Discographie sélective
Il a enregistré 28 albums studio (dont 7 avec le Quartier Latin, 1 en collaboration avec Papa Wemba) et 18 albums live, pour un total de plus de 300 chansons. Parmi ses albums majeurs :
- Ngounda (1983)
- Elle et moi (1984)
- Diva (1986)
- Attentat (1994)
- Effrakata (2002)
- Bord Ezanga Kombo (2008)
- 13ᵉ Apôtre (2015, quadruple album de 40 titres)
- Nyataquance (2017)
- Légende (2019)
En 2013, il lance son propre label, Koffi Central. En 2015, il déclare 13ᵉ Apôtre comme son dernier album, mais revient ensuite avec Nyataquance et Légende.
Vie personnelle
Outre la musique, Koffi Olomidé s’investit dans l’agriculture : il possède une plantation de cacao en République du Congo et produit sa propre marque de cacao, la « Côte d’Or Mumba ».
Liens externes
- Site officiel : koffiolomide.net
- Koffi Olomidé sur Wikipedia
- Biographie Yahoo Musique
- Fan site dédié à Koffi Olomidé
- Koffi Olomidé, Wikipédia.
- Koffi Olomidé, Afrisson, 16 août 2008.
- Koffi Olomidé, RFI, août 2012.


























































