Basse

La basse électrique dans les musiques africaines populaires, notamment soukous congolais et highlife.

La basse (guitare basse ou contrebasse) est un instrument à cordes frottées ou pincées, d’origine européenne et nord-américaine, qui s’est imposé comme colonne vertébrale rythmique dans toutes les musiques populaires africaines depuis les années 1950.

La basse dans le soukous et la rumba congolaise

Le soukous, genre musical issu de la rumba congolaise, repose sur une ligne de basse très distinctive et rythmique. Le style caractéristique du soukous consiste à alterner les registres grave et aigu avec un jeu en pincé (pouces et index), inspiré des marches militaires coloniales. Des bassistes emblématiques comme Gode Lofombo (TPOK Jazz) et Samuel Tchoffo des Orchestre African Styles ont défini ce langage musical unique. Le groupe Zaï Lopo, le Simba Kinshasa et l’African Music International de Papa Wemba illustrent tous ce style de basse.

La basse dans le highlife et l’afrobeat

Le highlife ghéénien et nigérian intègre la basse comme pilier rythmique aux côtés de la guitare. Des groupes comme l’Oriental Brothers International et les musiciens tels qu’Oliver De Coque utilisent des lignes de basse entraînantes et mélodiques. Dans l’afrobeat, le style inventé par Fela Kuti au Nigeria, la basse devient un élément quasi soliste, jouant des motifs répétitifs et syncopés aux côtés de la section rythme.

La basse dans d’autres styles

  • En mbalax sénégalais (Youssou N’Dour), la basse synthétique ou électrique pulse aux côtés des tam-tam sabar.
  • Dans le raï algérien (Khaled, Cheb Mami), la basse électrique ancre les rythmes.
  • Au Congo, le rapundo et le ndombolo s’appuient sur des lignes de basses lourdes et dansantes.

Références