Richard Bona

Richard Bona

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Biographie

Richard Bona

À Minta, un petit village de l’est du Cameroun, un enfant frappe sur un balafon (xylophone africain en bois) dès l’âge de trois ans. Trente-cinq ans plus tard, ce même garçon est sur les scènes les plus prestigieuses du monde — du Festival de jazz de Montréal à la Grammy Awards — où sa maîtrise de la contrebasse électrique et la clarté de sa voix de falsetto éblouissent les mélomanes. Richard Bona, de son vrai nom Bona Pinder Yayumayalolo, est devenu l’un des musiciens les plus aboutis de sa génération, à la fois virtuose instrumentiste, chanteur et auteur-compositeur.

En bref

Nom complet Bona Pinder Yayumayalolo
Naissance 28 octobre 1967, Minta, Cameroun
Domaines Jazz fusion, world fusion, ethno jazz
Instruments Basse électrique, guitare, percussions, clavier, chant
Œuvres emblématiques Scenes from My Life, Tiki, Heritage
Distinctions Grammy 2003, Victoire du jazz 2004, SACEM 2012

Dates clés

Année Événement
1967 Naissance à Minta, dans une famille de musiciens
1980 À 13 ans, forme son premier ensemble pour un club de jazz à Douala
1989 Part pour l’Allemagne, étudie à l’Institut de musique de Düsseldorf
1995 Quitte la France pour New York, encouragé par Mike Stern
1999 Scenes from My Life, premier album solo sur Columbia
2002 Rejoint le Pat Metheny Group, Grammy pour Speaking of Now
2004 Victoire du jazz « meilleur artiste international »
2012 Grand Prix Jazz SACEM
2016 Heritage, projet avec Mandekan Cubano sur le label Qwest de Quincy Jones

Un griot de la basse électrique

Richard Bona voit le jour le 28 octobre 1967 à Minta, au Cameroun, dans une famille profondément musicale1. Son grand-père est un griot — ces conteurs musiciens de l’Afrique de l’Ouest qui transmettent l’histoire et les mythes à travers le chant — et percussionniste. Sa mère chante aussi. Dès l’âge de quatre ans, l’enfant s’adonne au balafon. À cinq ans, il participe aux offices du village avec sa mère et ses sœurs.

L’insolite commence quand le jeune Richard, faute d’instruments abordables, se fabrique ses propres instruments2. Il tend des cordes de frein de vélo sur un ancien réservoir de moto, taille des flûtes de roseau. À onze ans, sa famille s’installe à Douala et il s’enthousiasme pour la guitare électrique. Ses camarades se moquent de sa guitare artisanale à douze cordes. Il bascule vers la basse électrique. Un passionné de jazz français, propriétaire d’un club à Douala, lui prête sa collection de disques.

Richard tombe sur Portrait of Tracy de Jaco Pastorius3. Le bassiste légendaire de Weather Report change tout. « Ce jour-là, je suis devenu bassiste », dira-t-il.

New York lui ouvre les portes2.

La musique de Bona ne se confine à aucun genre4.

Œuvres majeures

Œuvre Année Pourquoi c’est essentiel
Scenes from My Life 1999 Premier album solo, signature unique de basse et chant
Reverence 2001 Voix pure et percussion abstraite — la quintessence Bona
Munia. The Tale 2003 Jazz électrique africain et exploration du registre vocal
Tiki 2005 Collaborations africaines et brésiliennes, nomination Grammy
Heritage (Mandekan Cubano) 2016 Dialogue Cameroun-Cuba sur le label Qwest de Quincy Jones

Héritage

Richard Bona est un ambassadeur culturel — TED speaker, ambassadeur pour diverses organisations. Son nom est inscrit au palmarès du Festival international de jazz de Montréal, qui lui a remis le prix Antonio Carlos Jobim en 2010, et il a reçu le Grand Prix Jazz SACEM en 2012. Le magazine Bass Magazine résume : « Richard Bona a fait entrer le son de son Cameroun natal dans le mainstream du jazz et de la world music ». Aujourd’hui encore, il redéfinit son son.

Sources et références


  1. World Music Central, Artist Profiles: Richard Bona, consulté le 31 octobre 2026, https://worldmusiccentral.org/artist-profiles-richard-bona ↩︎

  2. Jazz.com, Encyclopedia — Richard Bona, consulté le 31 octobre 2026, https://jazz.com/encyclopedia/bona-richard ↩︎ ↩︎

  3. Wikipedia, Richard Bona, consulté le 31 octobre 2026, https://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Bona ↩︎

  4. Richard-bona.com, Richard Bona Official Website — Bio and Recognitions, consulté le 31 octobre 2026, https://www.richard-bona.com/bio/ ↩︎