Bembeya Jazz : discographie
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Album : Classics Titles Année : 2006 |
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Album : The Syliphone Years Label : Stern's Records Année : 2004 |
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Album : Bembeya Label : Marabi Année : 2002 |
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Album : Défi et continuité Label : Mélodie Année : 2000 |
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Album : Hommage à Demba Camara Label : Mélodie Année : 2000 |
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Album : Parade Africaine Label : Syllart Année : 2000 |
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Album : Sabu Année : 1999 |
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Album : Telegramme Label : Sonodisc Année : 1992 Ref : CD 8491 |
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Album : 10 ans de succès Label : Mélodie Année : 1990 Ref : CD 42024-2 |
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Album : Regard sur le passé Label : Editions Bolibana Année : 1990 Ref : CD 42064-2 |
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Album : Wà kélé Label : Sonodisc Année : 1989 Ref : CD 8460 Wà kélé Sun/NeXT audio (226 K) Mami wata Sun/NeXT audio (195 K) |
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Album : Authenticité Label : Mélodie Année : 1973 |
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Album : Special recueil-souvenir Année : 1973 |
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Actualité de Bembeya Jazz
Source : Walfadjri
Wal Fadjri : Musicalement, qu'est ce que vous avez voulu apporter de nouveau avec Allah Réni ?
Wal Fadjri : Musicalement, qu'est ce que vous avez voulu apporter de nouveau avec Allah Réni ?
Daby Baldé : Allah Réni, c'est toute une diversité. J'essaie d'englober tous les genres de musique. J'ai fait chanter un Congolais, un Malien, de jeunes Sénégalais. J'ai fait chanter beaucoup de monde dans cet album. C'est une façon de montrer toute cette ‘africanité' qui est dans la musique sénégalaise. C'est comme dans le morceau Nalankombé, c'est dans le style malien que nous l'avons joué. Il y a aussi Tere Kunabaye qui est un titre carrément bossa nova, il y a des airs de reggae. Vous savez : chaque musique a une base. Pour la musique sénégalaise, tout ce qui est acoustique tire vers la kora, le xalam, le balafon, le djembé : ce sont les instruments de base. Ensuite, il y a l'apport des instruments modernes comme la guitare, la batterie, le saxo, le violon, etc. Dans tous les cas, il faut une base traditionnelle qu'il faut ensuite moderniser : c'est-à-dire apporter une touche qui permet à l'Européen, quand il l'écoute, de se retrouver.
Wal Fadjri : Votre nouvel album, Allah Réni, vous en parlez avec tellement de fierté, vous avez le sentiment de l'avoir vraiment réussi ?
Daby Baldé : Il y a des moments où l'on n'a plus droit à l'erreur. Quand on est tant attendu, on doit y mettre la forme. Moi, la musique que je fais n'est pas temporelle. Elle n'est pas composée pour être consommée par une seule génération. On pourra l'écouter dans 20 ou 50 ans. Ce ne sont pas des thèmes qui parlent seulement des sujets d'aujourd'hui. C'est une musique d'éternité. Sur le plan musical, l'objectif était de parvenir à réunir les différentes parties, les différentes sensibilités du continent. Il y a un morceau, quand un Malien l'entend, il peut penser que c'est une musique de son pays. Dans le titre, Diola, au début, on a l'impression que c'est un Congolais qui chante. Après on retrouve dans l'album du gospel chanté par un jeune Sénégalais, Djiby Kane. Il y a une voix sublime, celle d'El Guèye, qui sonne comme celle de Youssou Ndour. J'ai envie d'avoir une page dans le palmarès de la musique africaine, de marquer mon temps. Pour que demain, les jeunes qui seront là, qui sont les héritiers, sachent qu'il y a eu des gens qui ont eu la volonté de faire des recherches et travailler dur. Parce que vous savez que ce n'est pas facile aujourd'hui, au Sénégal, de faire une musique autre que le mbalax. Au départ on y a cru et l'on a vu que les Sénégalais ont aimé. A partir de là, on s'est amélioré.
Wal Fadjri : Et que voulez-vous dire par Allah Réni ?
Daby Baldé : Allah Réni signifie en Peul ce que Dieu protège. J'y rends grâce à Dieu. Ce que j'explique dans cet album, c'est toute une philosophie. Parfois on peut voir une créature humaine et l'apprécier, pourtant derrière cette créature, il y a le créateur. C'est pareil, pour une œuvre ; un artiste crée et fait un chef-œuvre ; mais d'où lui est venue cette inspiration? C'est qu'il y a eu quelqu'un pour le guider. C'est là le sens de Allah Réni. C'est Lui qui donne la force, la volonté, la créativité. En somme, c'est le protecteur. Je rends grâce à Dieu, parce que, jusque-là je travaille et je n'ai pas rencontré de problèmes d'inspiration.
Wal Fadjri : A-t-il été aisé pour vous de trouver un producteur sur le plan international. Comment se sont établis les contacts avec World music network ?
Daby Baldé : Avec Introducing Bady Baldé, sorti en 2005, ce sont mes deux premiers albums sortis au Sénégal, Halaname et Mamdiyel, qui ont été mis ensemble pour être distribués en Angleterre. C'est grâce à l'album Mamdiyel que j'ai été repéré par ma maison de production, World music network. Je travaillais avec une femme qui s'appelle Nola Marshall. Elle a écouté cet album ici, à Dakar et elle est partie en Angleterre pour essayer de trouver une maison de distribution et démarcher les producteurs. C'est comme ça qu'elle l'a fait écouter à Charles Guillet, animateur à la Bbc. Ce dernier mettait ma musique tous les samedis, lors de ces émissions. C'est ainsi que Phil Stanton, le directeur de la compagnie World music network est tombé sous le charme d'un titre, Sora, qui est un morceau composé avec deux guitares, une kora et un violon. Alors sa maison de production s'est intéressée à ma musique. On a discuté des modalités. Et je suis parti à Londres, pour signer le contrat avec World Music Network.
Wal Fadjri : Comment Introducing Daby Baldé a été accueilli sur le marché international ?
Daby Baldé : L'album Introducing Daby Baldé a été tiré au début à 4 mille exemplaires. Après les Anglais ont aimé. Mais présentement, je ne saurais vous donner un chiffre exact. Parce que à chaque fois ils font de nouveaux tirages. Lors de ma dernière tournée, aux mois de juin, juillet et Août, l'album a été tiré à 23 mille copies. D'abord introducing Daby Baldé, m'a permis de faire le Womad festival, qui est un grand festival à Londres. Beaucoup d'artistes africains et européens rêvent d'y participer. L'album m'a permis également de tourner en Angleterre. Au départ, en 2005, je n'avais que six concerts. Je me suis retrouvé en 2006 avec 24 concerts. Et en 2007, j'ai fait 43 scènes. Cela montre qu'il y a, en Angleterre en tout cas, une audience qui répond par rapport à cette musique. Puisque Introducting Daby Baldé a été bien accueilli, il fallait donc penser à renouveler le coup : c'est-à-dire faire un nouvel album, et pouvoir continuer dans la même lignée, pour au moins se faire accepter carrément par le public. Parce que ce n'est pas évident de faire un premier album qui réussit et que le deuxième marche aussi bien. Mais quand j'ai discuté avec le patron de la maison de production, il m'a demandé de lui proposer quelque chose. J'ai alors enregistré le titre Allah Réni, avec tout le métissage qui est dans ce morceau. Quand il l'a écouté, Phil m'a dit : ‘Voilà, c'est ce que j'attendais de toi.' Donc derrière ce nouvel album, il y a eu du boulot. C'est ce qui explique que je sois resté 5 ans, de 2003 en 2008, sans sortir de produit. Puisque, c'est en 2005 que l'album Introducing Daby Baldé est sorti, il fallait donc laisser du temps et surtout travailler. Pour que si jamais on se décide à faire un nouveau produit, si on n'arrive pas à dépasser le premier, qu'ils soient au moins du même niveau. C'est sur quoi je me suis entendu avec Phil. J'ai fait quelques ‘démons', je lui ai envoyé. Il m'a dit : ‘C'est bon, continue sur cette lancée.' Il m'a guidé durant tout le travail. Quand, j'ai terminé l'album, je lui ai dit que j'étais très attendu au Sénégal, il va falloir que le produit sorte ici. Sur le plan international, Allah Réni sort dans six mois, le temps de faire tout le travail de promo.
Wal Fadjri : Comment est-ce que vous négociez votre liberté de création par rapport à l'attente des maisons de disques ? Celles-ci ne vous mettent-elles pas dans un créneau musical pour mieux vendre ?
Daby Baldé : Ce qui est important c'est l'artiste d'abord, c'est son identité culturelle qui fait son originalité. Pour moi, aujourd'hui, certes, c'est mon producteur qui met son argent, mais j'ai une musique que je représente. C'est à travers cette musique que je m'exprime. Certes, on peut l'améliorer, c'est-à-dire apporter une touche de violon, de saxo pour que l'Européen puisse s'identifier, mais ma musique reste ce qu'elle est : parce que c'est ce qui fait de moi ce que je suis. Si je ne sens pas une musique, je ne chante pas. Je n'aime pas être dépendant. Si je me suis toujours battu c'est pour garder mon identité, et avoir une originalité. C'est pour éviter d'être dépendant. Parce qu'autrement on vous impose quelque chose et vous l'acceptez. Tandis que moi, la musique que je joue, c'est les profondeurs de l'Afrique. C'est toutes les ethnies, toutes les cultures. Dans Nalankombe, vous entendez de la kora, du balafon. Ce sont des instruments qu'on retrouve au Mali au Niger. Avec les sonorités Diola, par exemple, j'ai essayé de faire un métissage entre la Casamance, l'Afrique du Sud et les Peuls du Niger, l'Egypte, le Congo-Zaïre ; parce qu'il y a une voix Lingala qui chatonne. C'est une musique qui est jouée sur un rythme Diola et où toute cette diversité ethnique dont je parle se retrouve. C'est une musique sur laquelle toutes les ethnies peuvent chanter. On m'a surnommé ‘le King du Fouladou', mais je ne représente pas seulement le Fouladou, je représente l'Afrique. Ce que je veux véhiculer à travers ma musique, c'est l''africanité'. Ce n'est pas seulement la Casamance, le Fouladou, ou le Sénégal, c'est les profondeurs de l'Afrique…
Wal Fadjri : Comment vous-vous expliquez que les Sénégalais vous aient rapidement adopté, malgré que vous ne soyez pas dans le style musical le plus populaire ?
Daby Baldé : Vous savez : nous avons apporté l'alternance dans la musique sénégalaise. Sur les stations de radio, la nuit, pendant les heures de pauses, c'est la musique acoustique qu'on met : Pape et Cheikh, Diogal Sakho, Daby etc. Parce que c'est ce qui peut bercer les gens. A un moment donné, on ne supporte plus d'entendre cette musique d'ambiance, qui dérange parfois. Je constate que plus en plus de chanteurs apprennent et s'intéressent à la musique acoustique. Je pense que c'est une bonne chose. Ça permet de faire émerger la richesse de la culture sénégalaise.
Wal Fadjri : Vous citez souvent Ali Farka Touré dans vos propros. Quelle influence a- t- il exercée sur vous ?
Daby Baldé : Ali Farka Touré n'est pas ma seule référence. J'en ai eu d'autres : Boubacar Demba Camara du Bembeya Jazz. J'ai grandi dans un endroit où il y avait des immigrés venus de la Guinée Conakry. Le Moussa Molo, un orchestre qui était implanté à Kolda était composé de ressortissants guinéens ; le Tessito était aussi dans cette région. Donc, c'était un environnement baigné par la musique malienne, guinéenne. Après, il y a eu le Firdou jazz qui jouait la musique du Fouladou, j'ai grandi dans cette atmosphère qui fait que j'ai été influencé de tous les bords. Mais les références pour moi, c'est aussi Ismael Lô, Youssou Ndour. Ce sont des gens qui ont emmené la musique sénégalaise à certain niveau sur le plan international.
Wal Fadjri : Votre séjour en Gambie a été déterminant dans votre carrière, qu'est ce pays vous a apporté ?
Daby Baldé : La Gambie est un pays de soutien pour Daby. Lorsque j'ai circulé un peu partout au Sénégal, je suis parti à Conakry, je suis revenu, je ne savais plus quoi faire. Je ne me retrouvais plus, alors je suis parti en Gambie. Je n'avais pas de métier, je ne savais que conduire. C'est comme ça, avec le soutien d'amis, que je suis devenu taximan à Banjul pendant 7ans, de 1987 à 94. C'est comme ça que j'ai rencontré la femme anglaise, Nola Marshall qui m'a offert ma première guitare. Je chantonnais, je ne savais pas jouer d'instrument de musique. Elle m'a appris alors à tenir une guitare, à faire les accords. Le premier morceau que j'ai appris à jouer c'est un morceau d'un chanteur anglais. C'est pourquoi je dis que la Gambie m'a beaucoup apporté. Elle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Source : rewmi.com | 2008-03-03 13:00:00.0
Entretien avec Abdoulaye Diallo (cinéaste burkinabé)
Pourquoi avoir attendu 45 ans après la création du Bembeya Jazz pour réaliser un film sur cet orchestre?
Source : AllAfrica | 2007-03-15 08:43:07.0
Sur les traces du Bembeya jazz: L’espoir né de l’amour dans la ...
Afribone - Il y a 11 heures<br>C’est le pionnier des orchestres africains qui est au cœur du film documentaire d’Abdoulaye Diallo, « Sur les traces du Bembeya <b>Jazz</b> ». <b>...</b>
Source : nomadsland.net | 2007-03-14 08:33:01.0
Mali: L'espoir né de l'amour dans la confiance
Parmi les documentaires en compétition lors du 20e Fespaco (du 24 février au 3 février 2007), notre envoyé spécial a été particulièrement marqué par « Sur les traces du Bembeya jazz ». Une oeuvre réalisée par notre confrère Abdoulaye Diallo, directeur du Centre de presse Norbert Zongo du Burkina Faso.
Source : AllAfrica | 2007-03-13 17:42:13.0
Sur les traces du Bembeya jazz: L'espoir né de l'amour dans la confiance
Parmi les documentaires en compétition lors du 20e Fespaco (du 24 février au 3 février 2007), notre envoyé spécial a été particulièrement marqué par « Sur les traces du Bembeya jazz ». Une ?uvre réalisée par notre confrère Abdoulaye Diallo, directeur du Centre de presse Norbert Zongo du Burkina Faso.
« A chaque peuple sa culture » : cette philosophie d'Ahmed Sékou Touré (père de l'indépendance guinéenne) a donné naissance à un groupe emblématique, légendaire et mythique : le Bembeya Jazz (...)
Source : afribone.com | 2007-03-13 17:25:54.0













