Manu Dibango : discographie
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Album : African woodoo Année : 2008 |
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Album : Essential recordings Année : 2006 |
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Album : From Africa Année : 2003 |
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Album : B Sides Label : Mélodie Année : 2002 |
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Album : Afrosouljazz : Very best of Manu Dibango Année : 2001 |
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Album : Anthology Label : Sony Music Année : 2001 |
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Album : Kamer Feeling Année : 2001 |
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Album : Mboa' Su Label : Sonodisc Année : 2000 Ref : CD 1983 |
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Album : CubAfrica (feat. Manu Dibango) Année : 1998 |
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Album : Ambassador Label : Mango Année : 1998 |
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Album : Cubafrica Label : Mélodie Année : 1998 |
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Album : Manu safari Année : 1998 |
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Album : African soul Label : Mercury Année : 1997 |
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Album : Live 96 - Papa Groove Année : 1996 |
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Album : Sax and spiritual Label : Mélodie Année : 1996 |
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Album : Wakafrika Année : 1994 Ref : CD [592137] |
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Album : Négropolitaines / vol.2 Label : Mélodie Année : 1992 |
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Album : Live' 91 Année : 1991 Ref : CD [662021] |
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Album : Négropolitaines / vol.1 Label : Mélodie Année : 1989 |
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Album : Afrijazzy Label : Mélodie Année : 1988 Ref : CD 85902-2 |
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Album : La fete a manu Label : Buda Musique Année : 1988 |
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Album : A la jamaique Label : Sonodisc Année : 1987 Ref : CD 1903 |
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Album : Gone Clear Année : 1979 |
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Album : Afrovision |
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Album : Deliverance Label : Sonodisc Ref : CD 1984 |
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Album : Electric Africa Label : Socadisc |
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Album : Home Made |
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Album : Makossa Man |
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Album : Rasta souvenir Label : Sonodisc Ref : CD 7512 |
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Album : Soft and Sweet Label : Sonodisc Ref : CD 63703 |
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Album : Soir au village |
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Album : Soul Makossa Label : Accord Ref : CD 403 652 |
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Album : Waka juju Label : Sonodisc Ref : CD 7515 |
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Actualité de Manu Dibango
Mort le 11 février 1983, Joseph Kabasele alias Grand Kallé Jeef a totalisé depuis le lundi 11 février dernier, 30 ans dans l'au-delà. L'auteur du tube "Indépendance Cha Cha" fut un des pionniers de la musique moderne africaine. En 1953, il fonde l'orchestre African Jazz avec lequel il va révolutionner la musique congolaise à travers la rumba importée de Cuba.
Kallé Jeef est le premier musicien congolais à introduire les Tumbas, la section cuivre (trompettes, clarinettes, saxos, trombones..) et les instruments électriques dans son groupe. Dans l'African Jazz, il fait venir un jeune chanteur qui deviendra rapidement célèbre, Tabu Pascal Rochereau.
Chef d'orchestre, interprète, auteur-compositeur, impressario, sa personnalité ne cesse d'évoluer en commun avec son groupe. Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique. Joseph Kabasele crée en 1960 sa propre maison de disques " Surboum African Jazz " qui devient un véritable tremplin pour les musiciens du nouveau courant musical congolais et envoie les meilleurs orchestres aller enregistrer dans les meilleurs studios de Bruxelles comme Lwambo Franco et son OK Jazz. Il est également la première vedette africaine à se produire en Belgique avec un groupe et ce, à l'occasion de la fameuse Table ronde au cours de laquelle devait se décider l'avenir de l'ex-Congo Belge.
A partir de 1960, le ton et le son changent : Kabasele se métamorphose en artiste engagé, Lumumbiste. Lors de la fameuse Table ronde, il compose la chanson "Indépendance Chacha ", un des plus grands succès de la musique africaine, et " Bilombe ba gagné, Lumumba, Congo se ya biso ".
Lors du sommet de l'OUA à Kinshasa en 1967, Kabasele offre à chaque Chef d'Etat présent, un 45 tours renfermant une chanson-hommage à son pays. Mais, son engagement pour la paix et l'unité africaine n'a pas été compris, surtout après la mort de Patrice Lumumba.
Abandonné en 1963, après une tournée triomphale en Afrique de l'Ouest, par tous ses musiciens qui sont allés former l'orchestre African Fiesta, Grand Kallé est traqué et surveillé de toutes parts. Il s'exile alors à Paris où il crée l'orchestre African Team aux côtés de talentueux musiciens comme Manu Dibango, Essous Jean Serge... Mais l'expérience tourne court. Kallé se retrouve seul, sans orchestre, sans fortune, séjourne un peu partout en Europe et dans plusieurs capitales africains, retourne au pays mais de nouveau déçu. Il gagne encore la France sans succès et finit par revenir à Kinshasa où il meurt à l'âge de 53 ans.
BIOGRAPHIE ET PARCOURS DE L'ARTISTE
KabaseleTshamala Wa Nkongolo Wa Bena Dipunda Joseph alias Kallé devenu Grand Kallé Jeef, est né à Palabala, près de la ville de Matadi dans la Province du Bas-Congo, le 16 décembre 1930. Fils de André Tshamala et de Hortense Malula, sœur du défunt Cardinal Joseph Malula. Kallé Jeef est le dernier né d'une famille de six enfants. En 1938, il débute ses études primaires à l'Institut Saint Joseph (Sainte Anne) aujourd'hui Elikya à Gombe. La chorale de l'école l'utilise comme pré chantre aux côtés d'autres collègues dont son ami, Victor Longomba Besange alias Vicky. Il entreprend des études post-primaires à la célèbre école moyenne Saint Raphaël (Ecomoraph) et excelle en sténo-dactylographie. En troisième année, toute sa promotion dite " Groupe Palmolive ", coupable d'un grave écart de conduite, est renvoyée de l'école par les " Pères ". Il fut engagé dans plusieurs sociétés de Léopoldville (Kinshasa) comme Sténodactylo. En 1950, Géorges Dula alias Geoder, l'invite à se joindre à son groupe " OTC ", la voix de la concorde. Sans hésiter, il accepte l'offre. La musique étant finalement sa véritable vocation, il trouve son plein épanouissement. En 1951, Grand Kallé se signale par les œuvres du tonitruant guitariste Zacharie Elenga dit Jimmy, enregistrées sous le label " Opika " de Moussa Bénathar. Il a fait une participation remarquée avec des titres tels que : "Ondruwe", " Maboko Likolo ", " Baninga Baninga ", " Na kombo ya Jimmy ", " Putulu emata " etc... La même année, Joseph Kabasele tourne un film publicitaire avec Dula et son ami Labo Gabriel dit " Laboga" du légendaire " Groupe Palmolive ". En 1951, Kallé Jeef crée l'orchestre African Jazz qui, pourtant, ne deviendra opérationnel qu'à partir de 1953. Kabasele a récolté un grand succès avec son African Jazz à travers des œuvres telles que " Parafifi ", "African Jazz ", " Nzela Mosika", " Ce n'est pas la peine de divorcer maintenant"... et celles en anglais du saxophoniste zimbabwéen, Isaac Mosekiwa comme " Far from Africa " et "We shall aways be one ". En 1959, African Jazz connait d'énormes difficultés à cause d'une gestion peu orthodoxe des ressources de l'orchestre par Kallé Jeff. Un moment, le groupe dénote d'un regain de force avec l'arrivé de Pascal Tabu Rochereau devenu Tabu Ley. Fraîchement incorporé au sein de l'African Jazz, il compose sa chanson emblématique " Kellya ".
Le salut vient de l'invitation de Bruxelles en 1960 pour égayer les soirées des participants congolais à la Table ronde politique. L'African Jazz a livré quatre productions à l'hôtel Plazza, siège des délégués congolais : soirée d'ouverture de la Table ronde, deux concerts destinés aux travaux proprement dits, soirée de clôture de la Table ronde, soirée d'adieu sponsorisée par le Journal " Congo ". Grand Kallé et son groupe ont livré également plusieurs autres concerts à Bruxelles et dans différentes villes de la Belgique. Le périple européen de l'African Jazz laisse à la postérité des œuvres magnifiques comme "Indépendance Chacha " et "Table ronde " de Joseph Kabasele, " Naweli boboto " et " Sentiment emonani " de Vicky Longomba, " Tosekana" et " Mawonso pamba " de Dechaud Muamba ainsi que "Sophia Motema " et "Merengue soubidou " de Niko Kasanda.
Avant de monter en 1961 ses premières éditions musicales, " Surboum African Jazz ", Kallé Jeef représentait à Kinshasa la Maison Decco-Fonior par le truchement de sa succursale kinoise Ecodis, (Edition congolaise de disque). Toujours en 1961, Kallé se brouille de nouveau avec ses compagnons Nico, Dechaud, Vicky, Brazzos... et recrute d'autres musiciens : Tino Baroza, Dicky, Lutula Edo Clari, Joseph Mwena etc..., et entreprend un nouveau voyage à Bruxelles. Il réalise, ainsi, ses premiers enregistrements au sein de sa nouvelle Maison d'éditions. L'enrôlement de Manu Dibango à Bruxelles complète l'équipe qui réalise " Jamais Kolonga ", " Lolo Bigida ", "Bamonaki yo na Usumbura ", " Mayele Mabe ", " Quelle Blonde " de Tino Baroza, ainsi que " Ebale ya Katanga ", "Mayi ya Congo ", " La Begonia Aolila " de Lutula Edo Clari sans oublier " Mama ya Mufanga ", " Africa bola ngombi ", " Bolingi bolamu te" de Joseph Kabasele.
De retour à Kinshasa, au cours de la même année, Grand Kallé est complètement grisé par le succès et la réussite matérielle grâce à ses éditions qui marchent du tonnerre. Une fois de plus, il se sépare de ses collaborateurs et forme une nouvelle équipe comprenant des guitaristes Damoiseau, Casino, avec lesquels il effectue un troisième voyage à Bruxelles. Mais, cette fois-ci, l'entreprise ne récolte pas le succès escompté, les ratés pendant l'enregistrement étant légion. En 1962, la grande réconciliation se réalise. African Jazz retrouve ses marques avec Kallé Jeff, Nico, Roger Izeidi, Rochereau, Déchaux Muamba, Manu Dibango,... Le chanteur Mujos venu de l'OK Jazz intègre l'African Jazz par le canal de Tabu Ley. En 1963, tous les musiciens s'en vont créer l'orchestre African Fiesta et Kallé Jeef reste seul. Il monte un nouvel African Jazz avec un équipement de musique pimpant neuf qu'il a reçu d'un grand mécène et son grand admirateur, Jean Foster Manzikala. Le groupe se composait de grands figures telles que Nedule Papa Noël, Kambele Damoiseau, Jeannot Bombenga, Mathieu Kuka, Nsita Rolly, Alex Mayukuta, Casino Mutshipule, Munange Maproko, Yuma Michel Sax... Suite aux innombrables défections, African Jazz n'est plus que l'ombre de lui-même. En 1970, Grand Kallé tente une nouvelle expérience à Paris avec le camerounais Manu Dibango, le cubain Don Gonzalo, le congolais Lutula Edo Clari et d'autres musiciens. Il jette un pont entre l'Afrique et le Cuba et enregistre ses chansons "Gauche-droite égal débordement ", " Africa ambiance ", " Bana Congo na Cuba ", " Laurent fantôme ", "Cambridge ", " Mayi ya piyo ", " Safari Muzuri ", " Disciplini na KDL ", " Edona Souzy "...
En 1972 - 1973, il réalise avec les chanteurs Mulamba Mujos et Kwami Munsi "Loboko na litama ", "Na longi motema ", " Kokoko... qui est là ? ", en plus d'une reprise de " Nzela mosika " de Tino Baroza.
Après, Kallé Jeef commence à se produire de temps à autre à Kinshasa et dans les provinces de la RDC accompagné de l'ensemble G.O. Malebo du saxophoniste Samu Bakula Armand. Quelque fois, Lwambo Franco le convie également à se produire, de façon exceptionnelle, avec le TP OK Jazz. Tantôt, avec le groupe Bisengo de Gérard Madiata. Pendant toutes ces occasions, Grand Kallé a, ainsi, l'occasion de gratifier les mélomanes de sa voix pénétrantes et de montrer qu'il possède encore d'innombrables ressources artistiques. Il ne cesse, aussi, de montrer au public qu'il reste au diapason des grands de son temps malgré les nombreuses vicissitudes de sa vie musicale. Après avoir pris de leçon sur les caractères éphémères des formations musicales congolaises et sur la versatilité des musiciens congolais, Grand Kallé se consacre désormais à sa nouvelle formule de travail : monter des groupes de circonstance, uniquement pour enregistrer ses chansons. Kallé Jeef, l'homme des convictions, l'homme des principes, l'homme de la rumba qui a fait l'honneur du Congo à l'étranger, s'éteindra lentement, miné par la maladie certes mais, surtout par le chagrin d'être descendu si bas. Il rendra l'âme à l'âge de 53 ans. Que la terre de nos ancêtres lui soit toujours douce.
José Mpaka Ikombe
Kallé Jeef est le premier musicien congolais à introduire les Tumbas, la section cuivre (trompettes, clarinettes, saxos, trombones..) et les instruments électriques dans son groupe. Dans l'African Jazz, il fait venir un jeune chanteur qui deviendra rapidement célèbre, Tabu Pascal Rochereau.
Chef d'orchestre, interprète, auteur-compositeur, impressario, sa personnalité ne cesse d'évoluer en commun avec son groupe. Grand Kallé et l'African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d'Afrique. Joseph Kabasele crée en 1960 sa propre maison de disques " Surboum African Jazz " qui devient un véritable tremplin pour les musiciens du nouveau courant musical congolais et envoie les meilleurs orchestres aller enregistrer dans les meilleurs studios de Bruxelles comme Lwambo Franco et son OK Jazz. Il est également la première vedette africaine à se produire en Belgique avec un groupe et ce, à l'occasion de la fameuse Table ronde au cours de laquelle devait se décider l'avenir de l'ex-Congo Belge.
A partir de 1960, le ton et le son changent : Kabasele se métamorphose en artiste engagé, Lumumbiste. Lors de la fameuse Table ronde, il compose la chanson "Indépendance Chacha ", un des plus grands succès de la musique africaine, et " Bilombe ba gagné, Lumumba, Congo se ya biso ".
Lors du sommet de l'OUA à Kinshasa en 1967, Kabasele offre à chaque Chef d'Etat présent, un 45 tours renfermant une chanson-hommage à son pays. Mais, son engagement pour la paix et l'unité africaine n'a pas été compris, surtout après la mort de Patrice Lumumba.
Abandonné en 1963, après une tournée triomphale en Afrique de l'Ouest, par tous ses musiciens qui sont allés former l'orchestre African Fiesta, Grand Kallé est traqué et surveillé de toutes parts. Il s'exile alors à Paris où il crée l'orchestre African Team aux côtés de talentueux musiciens comme Manu Dibango, Essous Jean Serge... Mais l'expérience tourne court. Kallé se retrouve seul, sans orchestre, sans fortune, séjourne un peu partout en Europe et dans plusieurs capitales africains, retourne au pays mais de nouveau déçu. Il gagne encore la France sans succès et finit par revenir à Kinshasa où il meurt à l'âge de 53 ans.
BIOGRAPHIE ET PARCOURS DE L'ARTISTE
KabaseleTshamala Wa Nkongolo Wa Bena Dipunda Joseph alias Kallé devenu Grand Kallé Jeef, est né à Palabala, près de la ville de Matadi dans la Province du Bas-Congo, le 16 décembre 1930. Fils de André Tshamala et de Hortense Malula, sœur du défunt Cardinal Joseph Malula. Kallé Jeef est le dernier né d'une famille de six enfants. En 1938, il débute ses études primaires à l'Institut Saint Joseph (Sainte Anne) aujourd'hui Elikya à Gombe. La chorale de l'école l'utilise comme pré chantre aux côtés d'autres collègues dont son ami, Victor Longomba Besange alias Vicky. Il entreprend des études post-primaires à la célèbre école moyenne Saint Raphaël (Ecomoraph) et excelle en sténo-dactylographie. En troisième année, toute sa promotion dite " Groupe Palmolive ", coupable d'un grave écart de conduite, est renvoyée de l'école par les " Pères ". Il fut engagé dans plusieurs sociétés de Léopoldville (Kinshasa) comme Sténodactylo. En 1950, Géorges Dula alias Geoder, l'invite à se joindre à son groupe " OTC ", la voix de la concorde. Sans hésiter, il accepte l'offre. La musique étant finalement sa véritable vocation, il trouve son plein épanouissement. En 1951, Grand Kallé se signale par les œuvres du tonitruant guitariste Zacharie Elenga dit Jimmy, enregistrées sous le label " Opika " de Moussa Bénathar. Il a fait une participation remarquée avec des titres tels que : "Ondruwe", " Maboko Likolo ", " Baninga Baninga ", " Na kombo ya Jimmy ", " Putulu emata " etc... La même année, Joseph Kabasele tourne un film publicitaire avec Dula et son ami Labo Gabriel dit " Laboga" du légendaire " Groupe Palmolive ". En 1951, Kallé Jeef crée l'orchestre African Jazz qui, pourtant, ne deviendra opérationnel qu'à partir de 1953. Kabasele a récolté un grand succès avec son African Jazz à travers des œuvres telles que " Parafifi ", "African Jazz ", " Nzela Mosika", " Ce n'est pas la peine de divorcer maintenant"... et celles en anglais du saxophoniste zimbabwéen, Isaac Mosekiwa comme " Far from Africa " et "We shall aways be one ". En 1959, African Jazz connait d'énormes difficultés à cause d'une gestion peu orthodoxe des ressources de l'orchestre par Kallé Jeff. Un moment, le groupe dénote d'un regain de force avec l'arrivé de Pascal Tabu Rochereau devenu Tabu Ley. Fraîchement incorporé au sein de l'African Jazz, il compose sa chanson emblématique " Kellya ".
Le salut vient de l'invitation de Bruxelles en 1960 pour égayer les soirées des participants congolais à la Table ronde politique. L'African Jazz a livré quatre productions à l'hôtel Plazza, siège des délégués congolais : soirée d'ouverture de la Table ronde, deux concerts destinés aux travaux proprement dits, soirée de clôture de la Table ronde, soirée d'adieu sponsorisée par le Journal " Congo ". Grand Kallé et son groupe ont livré également plusieurs autres concerts à Bruxelles et dans différentes villes de la Belgique. Le périple européen de l'African Jazz laisse à la postérité des œuvres magnifiques comme "Indépendance Chacha " et "Table ronde " de Joseph Kabasele, " Naweli boboto " et " Sentiment emonani " de Vicky Longomba, " Tosekana" et " Mawonso pamba " de Dechaud Muamba ainsi que "Sophia Motema " et "Merengue soubidou " de Niko Kasanda.
Avant de monter en 1961 ses premières éditions musicales, " Surboum African Jazz ", Kallé Jeef représentait à Kinshasa la Maison Decco-Fonior par le truchement de sa succursale kinoise Ecodis, (Edition congolaise de disque). Toujours en 1961, Kallé se brouille de nouveau avec ses compagnons Nico, Dechaud, Vicky, Brazzos... et recrute d'autres musiciens : Tino Baroza, Dicky, Lutula Edo Clari, Joseph Mwena etc..., et entreprend un nouveau voyage à Bruxelles. Il réalise, ainsi, ses premiers enregistrements au sein de sa nouvelle Maison d'éditions. L'enrôlement de Manu Dibango à Bruxelles complète l'équipe qui réalise " Jamais Kolonga ", " Lolo Bigida ", "Bamonaki yo na Usumbura ", " Mayele Mabe ", " Quelle Blonde " de Tino Baroza, ainsi que " Ebale ya Katanga ", "Mayi ya Congo ", " La Begonia Aolila " de Lutula Edo Clari sans oublier " Mama ya Mufanga ", " Africa bola ngombi ", " Bolingi bolamu te" de Joseph Kabasele.
De retour à Kinshasa, au cours de la même année, Grand Kallé est complètement grisé par le succès et la réussite matérielle grâce à ses éditions qui marchent du tonnerre. Une fois de plus, il se sépare de ses collaborateurs et forme une nouvelle équipe comprenant des guitaristes Damoiseau, Casino, avec lesquels il effectue un troisième voyage à Bruxelles. Mais, cette fois-ci, l'entreprise ne récolte pas le succès escompté, les ratés pendant l'enregistrement étant légion. En 1962, la grande réconciliation se réalise. African Jazz retrouve ses marques avec Kallé Jeff, Nico, Roger Izeidi, Rochereau, Déchaux Muamba, Manu Dibango,... Le chanteur Mujos venu de l'OK Jazz intègre l'African Jazz par le canal de Tabu Ley. En 1963, tous les musiciens s'en vont créer l'orchestre African Fiesta et Kallé Jeef reste seul. Il monte un nouvel African Jazz avec un équipement de musique pimpant neuf qu'il a reçu d'un grand mécène et son grand admirateur, Jean Foster Manzikala. Le groupe se composait de grands figures telles que Nedule Papa Noël, Kambele Damoiseau, Jeannot Bombenga, Mathieu Kuka, Nsita Rolly, Alex Mayukuta, Casino Mutshipule, Munange Maproko, Yuma Michel Sax... Suite aux innombrables défections, African Jazz n'est plus que l'ombre de lui-même. En 1970, Grand Kallé tente une nouvelle expérience à Paris avec le camerounais Manu Dibango, le cubain Don Gonzalo, le congolais Lutula Edo Clari et d'autres musiciens. Il jette un pont entre l'Afrique et le Cuba et enregistre ses chansons "Gauche-droite égal débordement ", " Africa ambiance ", " Bana Congo na Cuba ", " Laurent fantôme ", "Cambridge ", " Mayi ya piyo ", " Safari Muzuri ", " Disciplini na KDL ", " Edona Souzy "...
En 1972 - 1973, il réalise avec les chanteurs Mulamba Mujos et Kwami Munsi "Loboko na litama ", "Na longi motema ", " Kokoko... qui est là ? ", en plus d'une reprise de " Nzela mosika " de Tino Baroza.
Après, Kallé Jeef commence à se produire de temps à autre à Kinshasa et dans les provinces de la RDC accompagné de l'ensemble G.O. Malebo du saxophoniste Samu Bakula Armand. Quelque fois, Lwambo Franco le convie également à se produire, de façon exceptionnelle, avec le TP OK Jazz. Tantôt, avec le groupe Bisengo de Gérard Madiata. Pendant toutes ces occasions, Grand Kallé a, ainsi, l'occasion de gratifier les mélomanes de sa voix pénétrantes et de montrer qu'il possède encore d'innombrables ressources artistiques. Il ne cesse, aussi, de montrer au public qu'il reste au diapason des grands de son temps malgré les nombreuses vicissitudes de sa vie musicale. Après avoir pris de leçon sur les caractères éphémères des formations musicales congolaises et sur la versatilité des musiciens congolais, Grand Kallé se consacre désormais à sa nouvelle formule de travail : monter des groupes de circonstance, uniquement pour enregistrer ses chansons. Kallé Jeef, l'homme des convictions, l'homme des principes, l'homme de la rumba qui a fait l'honneur du Congo à l'étranger, s'éteindra lentement, miné par la maladie certes mais, surtout par le chagrin d'être descendu si bas. Il rendra l'âme à l'âge de 53 ans. Que la terre de nos ancêtres lui soit toujours douce.
José Mpaka Ikombe
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2013-02-13 14:09:00.0
Ray Lema frappe fort en ce début d’année. Un nouvel album, Very Special New Production, et un concert au New Morning le 7 février. Rencontre avec l’étoile du jazz congolais.
Né en République Démocratique du Congo (ex Zaïre), Ray Lema se passionne pour la musique dès 11 ans. Le futur jazzman fait ses premiers pas artistiques avec Mozart et Beethoven. Plus tard, il accompagne à la guitare les grands artistes congolais de l’époque. En 1974, ce musicien dirige le Ballet National du Zaïre et réussit le pari fou de faire jouer ensemble les 250 ethnies qui peuplent le pays. Les années 80 marquent le début d’une carrière internationale : São Paulo, Paris, New-York… Ray Lema se nourrit de ses voyages et collabore avec des artistes venus du monde entier. Sa seule règle : créer la surprise.
Quel est le sens du titre de votre nouvel album « Very Special New Production » (V.S.N.P) ?
C’est une référence au Very Special Old Production. Un groupe de jazz mythique conduit par Herbie Hancock. Ils étaient en rupture avec le jazz académique. Je sentais l’influence rock dans leurs morceaux. Le premier titre de V.S.N.P, Ballad for Herbie, rend hommage à ce grand Monsieur. L’album entier parle de ceux qui m’ont inspiré tout au long de mon itinéraire musical, comme Fela Kuti ou Aminata Traoré.
Vous aimez mêler le jazz avec des sonorités africaines. Qu’est-ce qui, selon vous, lie les deux styles musicaux ?
La filiation entre ces registres devrait aller de soi. Pour moi, l’Afrique sonne « jazzy ». C’est irritant de voir que dans les faits, ce n’est pas le cas. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi la musique africaine est rangée dans la « World Music ». Vous y trouvez, dans le même bac, le Staff Benda Bilili, Manu Dibango et DJ Arafat. Ça revient à ranger David Guetta avec Petrucciani.
Dans cet album vous chantez très peu. Pourquoi ?
En Afrique, on ne produit plus de musique instrumentale, sauf dans le Sud. Je voulais montrer que le contraire était possible. Un continent comme celui-ci ne peut pas uniquement faire émerger des scientifiques ou des philosophes. Aujourd’hui, les musiciens africains sont mis dans le même sac que les chanteurs. Or, en France, personne n’irait dire de Johnny Halliday qu’il est un musicien. Les deux mots ne se confondent pas. Sans oublier que dans beaucoup de groupes, les instrumentistes composent les morceaux de A à Z. Les traiter comme des petites mains brident leurs créativités. Pourquoi voulez-vous qu’ils se démènent s’ils ne sont pas reconnus ?
Vous aviez déclaré, lors d’une interview, être un musicien moderne. Qu’entendiez-vous par là ?
Un musicien moderne ne voit aucune barrière entre les styles musicaux. Il peut passer des pentatoniques (1) du Botswana aux harmonies de Mozart. Il synthétise le tout, sans s’enfermer dans une même rythmique. Je l’ai compris en travaillant au Ballet National Congolais. Je devais gérer plusieurs ethnies différentes qui possédaient chacune leurs visions de la musicalité.
Vous avez quitté le Congo en 1982. Y êtes-vous retourné depuis ?
Très peu. On ne m’invite jamais. Là-bas, si tu ne fais pas de rumba tu es un ringard. J’y suis passé l’an dernier. Lors d’une conférence de presse, j’avais demandé un piano pour jouer un morceau. Nous étions à l’Institut national des arts et l’instrument était complètement désaccordé (rires). Je retournerai au Congo lorsqu’on mettra à ma disposition un piano en bon état (rires).
Avant de vous consacrer entièrement à la musique, vous avez entamé une formation pour devenir prêtre. Pourquoi être parti ?
Je ne me sentais plus en accord avec les religions. Pourtant, je suis très croyant. Pour moi, Dieu n’est pas un être qu’on doit enfermer dans un temple. Nous sommes en lui. On a tendance à le voir comme un affreux papa vengeur qui serait là, à guetter nos moindres faits et gestes. Je trouve cela réducteur. Il existe dans notre galaxie plus de 13 milliards de planètes. Croyez-vous vraiment que nous surveiller soit sa principale préoccupation ?
1Pentatonique : Echelle de musique composée de cinq hauteurs de sons différents.
> « V.S.N.P – VERY SPECIAL NEW PRODUCTION » RAY LEMA QUINTET - www.raylema.com Sortie le 21 Janvier 2013 (one Drop / distrib. Rue Stendhal)
> En concert au New Morning / Paris le 07 Février 2013.
Né en République Démocratique du Congo (ex Zaïre), Ray Lema se passionne pour la musique dès 11 ans. Le futur jazzman fait ses premiers pas artistiques avec Mozart et Beethoven. Plus tard, il accompagne à la guitare les grands artistes congolais de l’époque. En 1974, ce musicien dirige le Ballet National du Zaïre et réussit le pari fou de faire jouer ensemble les 250 ethnies qui peuplent le pays. Les années 80 marquent le début d’une carrière internationale : São Paulo, Paris, New-York… Ray Lema se nourrit de ses voyages et collabore avec des artistes venus du monde entier. Sa seule règle : créer la surprise.
Quel est le sens du titre de votre nouvel album « Very Special New Production » (V.S.N.P) ?
C’est une référence au Very Special Old Production. Un groupe de jazz mythique conduit par Herbie Hancock. Ils étaient en rupture avec le jazz académique. Je sentais l’influence rock dans leurs morceaux. Le premier titre de V.S.N.P, Ballad for Herbie, rend hommage à ce grand Monsieur. L’album entier parle de ceux qui m’ont inspiré tout au long de mon itinéraire musical, comme Fela Kuti ou Aminata Traoré.
Vous aimez mêler le jazz avec des sonorités africaines. Qu’est-ce qui, selon vous, lie les deux styles musicaux ?
La filiation entre ces registres devrait aller de soi. Pour moi, l’Afrique sonne « jazzy ». C’est irritant de voir que dans les faits, ce n’est pas le cas. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi la musique africaine est rangée dans la « World Music ». Vous y trouvez, dans le même bac, le Staff Benda Bilili, Manu Dibango et DJ Arafat. Ça revient à ranger David Guetta avec Petrucciani.
Dans cet album vous chantez très peu. Pourquoi ?
En Afrique, on ne produit plus de musique instrumentale, sauf dans le Sud. Je voulais montrer que le contraire était possible. Un continent comme celui-ci ne peut pas uniquement faire émerger des scientifiques ou des philosophes. Aujourd’hui, les musiciens africains sont mis dans le même sac que les chanteurs. Or, en France, personne n’irait dire de Johnny Halliday qu’il est un musicien. Les deux mots ne se confondent pas. Sans oublier que dans beaucoup de groupes, les instrumentistes composent les morceaux de A à Z. Les traiter comme des petites mains brident leurs créativités. Pourquoi voulez-vous qu’ils se démènent s’ils ne sont pas reconnus ?
Vous aviez déclaré, lors d’une interview, être un musicien moderne. Qu’entendiez-vous par là ?
Un musicien moderne ne voit aucune barrière entre les styles musicaux. Il peut passer des pentatoniques (1) du Botswana aux harmonies de Mozart. Il synthétise le tout, sans s’enfermer dans une même rythmique. Je l’ai compris en travaillant au Ballet National Congolais. Je devais gérer plusieurs ethnies différentes qui possédaient chacune leurs visions de la musicalité.
Vous avez quitté le Congo en 1982. Y êtes-vous retourné depuis ?
Très peu. On ne m’invite jamais. Là-bas, si tu ne fais pas de rumba tu es un ringard. J’y suis passé l’an dernier. Lors d’une conférence de presse, j’avais demandé un piano pour jouer un morceau. Nous étions à l’Institut national des arts et l’instrument était complètement désaccordé (rires). Je retournerai au Congo lorsqu’on mettra à ma disposition un piano en bon état (rires).
Avant de vous consacrer entièrement à la musique, vous avez entamé une formation pour devenir prêtre. Pourquoi être parti ?
Je ne me sentais plus en accord avec les religions. Pourtant, je suis très croyant. Pour moi, Dieu n’est pas un être qu’on doit enfermer dans un temple. Nous sommes en lui. On a tendance à le voir comme un affreux papa vengeur qui serait là, à guetter nos moindres faits et gestes. Je trouve cela réducteur. Il existe dans notre galaxie plus de 13 milliards de planètes. Croyez-vous vraiment que nous surveiller soit sa principale préoccupation ?
1Pentatonique : Echelle de musique composée de cinq hauteurs de sons différents.
> « V.S.N.P – VERY SPECIAL NEW PRODUCTION » RAY LEMA QUINTET - www.raylema.com Sortie le 21 Janvier 2013 (one Drop / distrib. Rue Stendhal)
> En concert au New Morning / Paris le 07 Février 2013.
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Source : starducongo.com | 2013-02-10 14:39:00.0
[Le Quotidien Mutations]Morceaux choisis du coup de gueule de l'artiste musicien au cours de sa rencontre samedi dernier avec des journalistes culturels à Douala.
Source : AllAfrica | 2013-01-22 15:40:00.0
[Le Quotidien Mutations]Le 25 décembre dernier au Yaoundé Hilton, Manu Dibango était la «guest star » pour la promotion d'une marque des liqueurs. Comme il en a l'habitude, l'artiste a à peine soufflé dans son saxophone doré que le public s'est levé comme un seul homme pour acclamer le grand homme.
Source : AllAfrica | 2013-01-03 10:57:30.0
“Jean-Serge Essous, clarinettiste, saxophoniste et chanteur congolais" tel est le titre d’un intéressant ouvrage paru à l’Harmattan dans la collection Univers musical, sous les plumes de Joachim E.Goma-Thethet et Roger Byhamot.
Très riche en informations, l’ouvrage de 159 pages traite en deux parties, de toute la vie de Jean-Serge Essous dans dix chapitres bien structurés :
La jeunesse, Les débuts musicaux, La période léopoldvilloise, Le Trio Beros, Les Bantous de la capitale, La conquête de la France et des Antilles, Le retour au bercail, Les temps de la fin : le jubilé des Bantous et la révérence d’Essous, Quelques élément de la discographie d’Essous, Témoignages sur Essous, et Distinctions.
Dans l’introduction, les auteurs décrivent ce livre comme n’étant pas le fruit d’un travail circonstanciel, mais comme étant le résultat d’une longue et franche collaboration entre deux personnes ayant deux passions en partage : l’histoire et la musique.
La mort de Jean-Serge Essous, le 25 Novembre 2009, leur a conduits à synthétiser sous forme d’un ouvrage, non pas hagiographique mais scientifique, toutes les informations qu’ils ont collectées, depuis 1998 sur Essous, premier chef du célèbre orchestre brazzavillois, les Bantous. L’idée de rassembler une documentation sur Jean-Serge Essous, leur avait été dictée par la rencontre fortuite qu’il leur avait faite avec ce dernier en avril 1998 à Brazzaville. Son état de santé leur étant apparu préoccupant, ils décidèrent à l’époque de faire rapidement une étude sur le musicien ou tout au moins de réaliser une interview qui pourrait être utilisée par la suite comme une source d’information. S’inscrivant sur le même registre que Joseph Ki-Zerbo qui préconisait une histoire africaine poly-sources et polyvalente, ils ont fait le choix d’une démarche historique qui prenne en compte toutes les traces laissées par nos ancêtres ! Parmi ces nombreuses traces, il leur a semblé que celles laissées par nos musiciens n’ont pas encore été suffisamment exploitées par les chercheurs congolais. En effet, peu de travaux ont été réalisés à ce jour sur l’histoire des loisirs dans notre société sous les périodes coloniales et précoloniale. L’histoire du Congo, n’est pas seulement celle des hommes politiques, mais c’est aussi celle qui a été écrite par ces citoyens qui ont su créer des œuvres de l’esprit qui ont mis du baume au cœur des populations. En suivant l’itinéraire de nos artistes dont les œuvres sont inséparables du contexte dans lequel elles ont été produites, on peut écrire un pan de l’histoire de notre pays. Un peu partout en Afrique et même dans la diaspora en Amérique, des musiciens ont souvent accompagné les mouvements de libération. Et c’est avec raison qu’en 2007, la sixième édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) a axé son symposium international sur le thème « Musique d’émancipation et mouvement de libération en Afrique et dans la diaspora »
Joachim E.Goma-Thethet et François Roger Byhamot ont donc décidé de faire une biographie de celui qui est considéré comme l’un des précurseurs de la musique populaire congolaise et le premier porte-étendard de la musique congolaise à l’étranger. Cette biographie de Jean-Serge Essous qu’ils ont l’honneur de présenter, est aussi un travail de pionnier. Des études biographiques ont été consacrées à quelques musiciens africains comme Fêla Kuti, Myriam Makeba, Manu Dibango, mais à leur connaissance aucun musicien de ce vaste espace musical constitué par les deux Congos n’a eu ce privilège.
La biographie de Jean-Serge Essous est un travail d’historien. Les auteurs ont cherché à retracer la vie et l’œuvre de ce musicien en s’appuyant sur diverses sources qu’ils ont croisées pour la recherche de la vérité : ouvrages (peu nombreux), articles et chroniques parus dans les journaux locaux et étrangers, enquêtes auprès du musicien et des personnes l’ayant connu (parents, amis collègues et mélomanes), œuvres discographiques du musicien, interviews de Jean-Serge Essous, documents audiovisuels divers collectés, sur internet, à la suite de la mort de l’artiste.
Cette documentation diverse a permis aux auteurs de bâtir cette étude autour de deux parties qui constituent l’ossature de ce livre : la vie de Jean-Serge Essous et son œuvre - (L’harmattan)
Clément Ossinondé
(Vous recommande ce livre disponible à l’Harmattan, Amazon.fr, la Fnac…)
Très riche en informations, l’ouvrage de 159 pages traite en deux parties, de toute la vie de Jean-Serge Essous dans dix chapitres bien structurés :
La jeunesse, Les débuts musicaux, La période léopoldvilloise, Le Trio Beros, Les Bantous de la capitale, La conquête de la France et des Antilles, Le retour au bercail, Les temps de la fin : le jubilé des Bantous et la révérence d’Essous, Quelques élément de la discographie d’Essous, Témoignages sur Essous, et Distinctions.
Dans l’introduction, les auteurs décrivent ce livre comme n’étant pas le fruit d’un travail circonstanciel, mais comme étant le résultat d’une longue et franche collaboration entre deux personnes ayant deux passions en partage : l’histoire et la musique.
La mort de Jean-Serge Essous, le 25 Novembre 2009, leur a conduits à synthétiser sous forme d’un ouvrage, non pas hagiographique mais scientifique, toutes les informations qu’ils ont collectées, depuis 1998 sur Essous, premier chef du célèbre orchestre brazzavillois, les Bantous. L’idée de rassembler une documentation sur Jean-Serge Essous, leur avait été dictée par la rencontre fortuite qu’il leur avait faite avec ce dernier en avril 1998 à Brazzaville. Son état de santé leur étant apparu préoccupant, ils décidèrent à l’époque de faire rapidement une étude sur le musicien ou tout au moins de réaliser une interview qui pourrait être utilisée par la suite comme une source d’information. S’inscrivant sur le même registre que Joseph Ki-Zerbo qui préconisait une histoire africaine poly-sources et polyvalente, ils ont fait le choix d’une démarche historique qui prenne en compte toutes les traces laissées par nos ancêtres ! Parmi ces nombreuses traces, il leur a semblé que celles laissées par nos musiciens n’ont pas encore été suffisamment exploitées par les chercheurs congolais. En effet, peu de travaux ont été réalisés à ce jour sur l’histoire des loisirs dans notre société sous les périodes coloniales et précoloniale. L’histoire du Congo, n’est pas seulement celle des hommes politiques, mais c’est aussi celle qui a été écrite par ces citoyens qui ont su créer des œuvres de l’esprit qui ont mis du baume au cœur des populations. En suivant l’itinéraire de nos artistes dont les œuvres sont inséparables du contexte dans lequel elles ont été produites, on peut écrire un pan de l’histoire de notre pays. Un peu partout en Afrique et même dans la diaspora en Amérique, des musiciens ont souvent accompagné les mouvements de libération. Et c’est avec raison qu’en 2007, la sixième édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) a axé son symposium international sur le thème « Musique d’émancipation et mouvement de libération en Afrique et dans la diaspora »
Joachim E.Goma-Thethet et François Roger Byhamot ont donc décidé de faire une biographie de celui qui est considéré comme l’un des précurseurs de la musique populaire congolaise et le premier porte-étendard de la musique congolaise à l’étranger. Cette biographie de Jean-Serge Essous qu’ils ont l’honneur de présenter, est aussi un travail de pionnier. Des études biographiques ont été consacrées à quelques musiciens africains comme Fêla Kuti, Myriam Makeba, Manu Dibango, mais à leur connaissance aucun musicien de ce vaste espace musical constitué par les deux Congos n’a eu ce privilège.
La biographie de Jean-Serge Essous est un travail d’historien. Les auteurs ont cherché à retracer la vie et l’œuvre de ce musicien en s’appuyant sur diverses sources qu’ils ont croisées pour la recherche de la vérité : ouvrages (peu nombreux), articles et chroniques parus dans les journaux locaux et étrangers, enquêtes auprès du musicien et des personnes l’ayant connu (parents, amis collègues et mélomanes), œuvres discographiques du musicien, interviews de Jean-Serge Essous, documents audiovisuels divers collectés, sur internet, à la suite de la mort de l’artiste.
Cette documentation diverse a permis aux auteurs de bâtir cette étude autour de deux parties qui constituent l’ossature de ce livre : la vie de Jean-Serge Essous et son œuvre - (L’harmattan)
Clément Ossinondé
(Vous recommande ce livre disponible à l’Harmattan, Amazon.fr, la Fnac…)
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Source : starducongo.com | 2012-12-15 21:30:00.0
C'est avec Philippe Cohen-Solal du Gotan Project que Salif Keïta a enregistré l'année dernière à Bamako, son nouvel album Talé. Sa voix nous emmène dans diverses contrées électro, au-delà d’un son purement « club ».
C’est certainement la nouvelle la plus enthousiasmante qu’on ait entendue depuis des mois à propos du Mali : Salif Keïta sort un nouvel album. Et depuis la fin des années 70, en pareille circonstance, les Maliens sont au rendez-vous. Ils achètent, écoutent, dansent et bien souvent, adhèrent à la créativité de Salif Keïta, l’un des plus brillants ambassadeurs culturel du Mali à travers le monde. Pourtant, à Bamako, tout a changé. Le pays connaît la plus grave crise de son histoire contemporaine et la culture en fait les frais : le Nord est soumis au silence islamiste, tandis qu’à Bamako, la plupart des gens ne sortent plus, faute d’enthousiasme et de moyens. La crise est totale. Pour ce projet, Talé, initié un an avant le début des hostilités, en 2011, Salif Keïta s’est entouré d’un orfèvre électro : Philippe Cohen-Solal, producteur et artisan du Gotan Project. Les deux hommes ne se connaissaient pas, ils se sont rencontrés autour d’un mot et d’une envie : danser.
A Bamako, si le cœur n’y est pas vraiment, les Maliens tentent de vivre normalement et ont besoin de se changer les idées. Salif Keïta à la voix enthousiaste au téléphone, s’assombrit lorsqu’on lui demande quel impact a la crise sur son quotidien de musicien, et plus largement, sur la vie culturelle en général : «Quand la population n’est pas à l’aise, les artistes ne le sont pas non plus. Nous sommes les reflets de notre société ! Je continue à faire des soirées dansantes dans mon club, le Moffou, pour que les gens ne restent pas dans la tristesse. Ils ont besoin de s’amuser. Les Maliens sont touchés dans leur orgueil… »
En temps de crise, la danse sauve les âmes, libère les corps, permet «d’oublier», comme le glisse pudiquement Salif. Lui, ne sort plus en cabaret – il en a tellement animé ! Pour se changer les idées, il préfère se retirer en brousse, dans sa maison à quarante kilomètres de Bamako ou bien à Kalanban, sur l’île qu’il a achetée, en plein cœur de la capitale. «J’y passe plus de la moitié de mon temps ! Je me recueille, je prends ma guitare, je compose et c’est comme ça, en face du fleuve, que j’ai envie de faire danser les gens», glisse-t-il. Interviewé par téléphone, il est en fait en visite à la prison des femmes de Bolé. Il se met à l’écart, puis reprend : «J’ai tellement duré dans la musique mandingue ! Philippe m’a donné l’opportunité d’aller vers l’électro, j’avais envie de faire groover mon identité africaine». Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’on dansera sur du Salif Keïta en boîte : avec Madan, un remix de Martin Solveig, en 2002, il avait squatté les pistes de danses des établissements les plus branchés de Londres, New York ou Tokyo... Madan était issu de Moffou, un album épuré, devenu immédiatement un classique, vendu à plus de 250.000 exemplaires. Deux ans plus tard, il fut remixé par des Djs et producteurs du monde entier.
C’est donc en partant d’instruments traditionnels à Bamako, que presque dix ans plus tard, Philippe Cohen-Solal, confronte la voix de Salif Keïta à d’autres univers sonores, au-delà du son «club». Quelques indéniables réussites : C’est bon, c’est bon, avec Roots Manuva, tube en puissance de Talé : basses souples, chœurs enthousiastes et surtout deux voix exceptionnelles en écho, de part et d’autre du monde : l’une sur la scène d’un sound system jamaïcain de Londres, l’autre sur celle d’un club surchauffé de Bamako.
A demain et Après demain sonnent comme deux versions d’une même déclaration d’amour : romance électro-peule d’abord, puis afro-beat fiévreux au bord de la syncope, dopé par le "hot" saxophone de Manu Dibango. Autre featuring de caractère, Bobby Mc Ferrin, "un honneur pour moi, Bobby est un ange", insiste Keïta.
Beaucoup d’autres producteurs sont passés par Bamako et la rencontre électro-mandingue ne peut avoir lieu que si elle a du sens... Sinon elle sonne creux ou lounge, c’est selon. Alors pour Salif Keïta, la forme a-t-elle influencé le fond ? «A 70%, j’ai voulu faire danser les gens, cette fois. C’est vrai le texte est moins important que d’habitude... Dans Da, je chante qu’aujourd’hui la parenté, la camaraderie n'est plus. Tout est basé sur l’intérêt personnel. Sur C’est bon, j’explique que je n’envie pas un roi, un diplomate ou un riche, ils peuvent être méchants. Nous les musiciens, nous sommes là pour donner du bonheur aux gens. Samfi c’est une satire politique »… Mais toujours en ligne de la prison des femmes qu’il visite, Salif ne peut pas vraiment développer.
Penser, danser ou justement tout oublier le temps d’une danse, chacun pourra selon Salif Keïta y trouver son compte. Il précise avec malice : «Même si un sac de piment est vide, on dit chez nous, qu’il y a toujours dedans la quantité suffisante pour faire éternuer quelqu’un ! »
Walfadjri (Rfi Musique)
A Bamako, si le cœur n’y est pas vraiment, les Maliens tentent de vivre normalement et ont besoin de se changer les idées. Salif Keïta à la voix enthousiaste au téléphone, s’assombrit lorsqu’on lui demande quel impact a la crise sur son quotidien de musicien, et plus largement, sur la vie culturelle en général : «Quand la population n’est pas à l’aise, les artistes ne le sont pas non plus. Nous sommes les reflets de notre société ! Je continue à faire des soirées dansantes dans mon club, le Moffou, pour que les gens ne restent pas dans la tristesse. Ils ont besoin de s’amuser. Les Maliens sont touchés dans leur orgueil… »
En temps de crise, la danse sauve les âmes, libère les corps, permet «d’oublier», comme le glisse pudiquement Salif. Lui, ne sort plus en cabaret – il en a tellement animé ! Pour se changer les idées, il préfère se retirer en brousse, dans sa maison à quarante kilomètres de Bamako ou bien à Kalanban, sur l’île qu’il a achetée, en plein cœur de la capitale. «J’y passe plus de la moitié de mon temps ! Je me recueille, je prends ma guitare, je compose et c’est comme ça, en face du fleuve, que j’ai envie de faire danser les gens», glisse-t-il. Interviewé par téléphone, il est en fait en visite à la prison des femmes de Bolé. Il se met à l’écart, puis reprend : «J’ai tellement duré dans la musique mandingue ! Philippe m’a donné l’opportunité d’aller vers l’électro, j’avais envie de faire groover mon identité africaine». Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’on dansera sur du Salif Keïta en boîte : avec Madan, un remix de Martin Solveig, en 2002, il avait squatté les pistes de danses des établissements les plus branchés de Londres, New York ou Tokyo... Madan était issu de Moffou, un album épuré, devenu immédiatement un classique, vendu à plus de 250.000 exemplaires. Deux ans plus tard, il fut remixé par des Djs et producteurs du monde entier.
C’est donc en partant d’instruments traditionnels à Bamako, que presque dix ans plus tard, Philippe Cohen-Solal, confronte la voix de Salif Keïta à d’autres univers sonores, au-delà du son «club». Quelques indéniables réussites : C’est bon, c’est bon, avec Roots Manuva, tube en puissance de Talé : basses souples, chœurs enthousiastes et surtout deux voix exceptionnelles en écho, de part et d’autre du monde : l’une sur la scène d’un sound system jamaïcain de Londres, l’autre sur celle d’un club surchauffé de Bamako.
A demain et Après demain sonnent comme deux versions d’une même déclaration d’amour : romance électro-peule d’abord, puis afro-beat fiévreux au bord de la syncope, dopé par le "hot" saxophone de Manu Dibango. Autre featuring de caractère, Bobby Mc Ferrin, "un honneur pour moi, Bobby est un ange", insiste Keïta.
Beaucoup d’autres producteurs sont passés par Bamako et la rencontre électro-mandingue ne peut avoir lieu que si elle a du sens... Sinon elle sonne creux ou lounge, c’est selon. Alors pour Salif Keïta, la forme a-t-elle influencé le fond ? «A 70%, j’ai voulu faire danser les gens, cette fois. C’est vrai le texte est moins important que d’habitude... Dans Da, je chante qu’aujourd’hui la parenté, la camaraderie n'est plus. Tout est basé sur l’intérêt personnel. Sur C’est bon, j’explique que je n’envie pas un roi, un diplomate ou un riche, ils peuvent être méchants. Nous les musiciens, nous sommes là pour donner du bonheur aux gens. Samfi c’est une satire politique »… Mais toujours en ligne de la prison des femmes qu’il visite, Salif ne peut pas vraiment développer.
Penser, danser ou justement tout oublier le temps d’une danse, chacun pourra selon Salif Keïta y trouver son compte. Il précise avec malice : «Même si un sac de piment est vide, on dit chez nous, qu’il y a toujours dedans la quantité suffisante pour faire éternuer quelqu’un ! »
Walfadjri (Rfi Musique)
Source : xibar.net | 2012-11-15 16:56:00.0
Le 30 octobre 1974, s’est tenu au Congo-Kinshasa, le plus grand combat de boxe anglaise de l'histoire: George Foreman contre Mohamed Ali. Les Kinois s'en souviennent comme si c'était hier.
Des combats d’anthologie, le grand livre de la boxe anglaise en regorge: Louis-Schmeling, Hagler-Hearns, Berbick-Tyson... Quelques affiches majeures dans l’histoire du noble art. Mais tous les superlatifs du monde paraissent insuffisants pour qualifier l’affrontement du 30 octobre 1974 à Kinshasa, capitale du Zaïre (aujourd’hui RDC).
A une époque dorée de l’histoire des poids lourds, deux immenses boxeurs venus d’Amérique se sont livrés une bataille mémorable en Afrique centrale.
D’un côté, George Foreman, l’incontestable champion du monde, véritable machine à KO. De l’autre, le challenger Mohamed Ali, ancien maître de la catégorie. Un duel nommé The Rumble in the jungle (Le combat dans la jungle) et qui est considéré comme le plus illustre des combats de l’histoire de la boxe.
Et si, malgré les années, ce Foreman-Ali n’a rien perdu de sa superbe, c’est parce qu’il ne s’agissait pas que de sport.
Deux boxeurs remarquables, un décor exceptionnel et une énorme dimension politique et surtout symbolique: de ses prémices à son épilogue, ce combat est hors du commun.
L'œuvre de Don King et de Mobutu
Septembre 1971: un Afro-Américain de 40 ans sort de prison après plus de trois années derrière les barreaux pour homicide. Il s’appelle Donald «Don» King, ancien bookmaker proche des milieux mafieux.
Personnage excentrique à la coiffure insolite et au passé sulfureux, King veut faire fortune et devenir quelqu’un d’influent. Pour y parvenir, il se tourne vers un nouveau business: la boxe, hors ring.
Grâce à ses relations, King s’introduit dans l’univers des promoteurs du noble art et parvient rapidement à nouer contact avec le plus célèbre des boxeurs de la dernière décennie: Mohamed Ali, figure idéale pour assouvir ses ambitions.
Prônant l’unité afro-américaine, il parvient à organiser un match d’exhibition avec Ali au profit d’un hôpital de Cleveland, sa ville natale.
Début 1974, King veut frapper un grand coup en organisant le plus grand des championnats du monde entre le nouveau champion des lourds, George Foreman, et Mohamed Ali, son prédécesseur désireux de retrouver le trône.
Le promoteur obtient l’accord des deux hommes contre la promesse d'un cachet de cinq millions de dollars chacun. Reste alors un défi de taille: trouver les finances, car King n’a pas un sou.
Ayant des difficultés à trouver les fonds nécessaires, Don King élabore un stratagème audacieux: associer un pays à cette rencontre. L’Angleterre semble intéressée un temps, mais c’est finalement un autre Etat qui rafle la mise: le Zaïre, ancienne colonie belge.
Son président, Mobutu Sese Seko (chef de l'Etat de 1965 à 1997), accepte de prendre en charge l’intégralité des dépenses. Il voit en ce combat l’occasion de promouvoir sa patrie, d’accentuer le culte de sa propre personnalité et de présenter le continent africain sous un jour flatteur aux yeux du monde.
L’affaire est conclue: ce combat aura lieu dans la capitale Kinshasa, le 25 septembre 1974.
Pour King, la réussite est totale. Il nomme ce Foreman-Ali The Rumble in the jungle et parvient à organiser, en marge du combat, le Zaïre 74: un festival de musique sur trois jours, réunissant des artistes comme James Brown, BB King, Manu Dibango ou The Spinners.
L’évènement à venir ne manque pas de singularité: il compte comme principal protagoniste Mohamed Ali, représentant emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. La signature de l’affiche du combat est, elle, sans équivoque:
«Un cadeau du président Mobutu au peuple zaïrois et un honneur pour l’homme noir.»
Foreman, monstre de puissance
Dix ans après être devenu champion du monde face à Sonny Liston, Mohamed Ali n’a rien perdu de son aura ni de son exubérance.
Ses titres, en revanche, se sont envolés. En 1967, The Greatest s’est vu déchu de ses ceintures et de sa licence de boxeur par un tribunal de Houston, à la suite de son opposition au conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Depuis son retour en 1970, le natif de Louisville n’aspire qu’à une chose: redevenir champion du monde. Mais sa suprématie n’est plus.
En 1971, il connaît la première défaite de sa carrière face à son futur grand rival: le champion du monde Joe Frazier. En 1973, il s’incline à nouveau face à Ken Norton, ce dernier lui brisant la mâchoire.
Même s’il prend sa revanche contre ces deux hommes —non sans difficultés—, Ali (32 ans) semble sur le déclin, et un retour au sommet paraît improbable. A fortiori parce qu’un phénomène s’est emparé du titre de Frazier: George Foreman (25 ans).
Avec son punch ravageur, il a écrasé en quelques instants Frazier, puis Norton, avec de violents KO.
Invaincu en 40 combats (dont 37 KO), Foreman, sous l’insistance de Don King, consent à affronter Ali pour assoir définitivement sa domination sur la catégorie reine. Sûr de sa force, il débarque à Kinshasa avec confiance. Comme son challenger, fidèle à sa goguenardise.
Ali superstar au Zaïre
Au Zaïre, Mohamed Ali remporte le match de la popularité. Sa réputation a traversé l’Atlantique et ses convictions personnelles (notamment son opposition à la guerre au Vietnam) en ont fait le favori des Zaïrois.
A chacune de ses apparitions, les habitants de Kinshasa l’encouragent en scandant:
«Ali, boma ye!» (Ali, tue-le!, en lingala, la langue la plus parlée à Kinshasa.)
Pour sa première visite sur le continent africain, le protégé du coach Angelo Dundee est comblé. Profondément attaché à ses racines africaines, il se sent chez lui, soutenu par une ferveur qu’il n’a jamais connu au pays de l’Oncle Sam.
George Foreman, au contraire, est mal perçu par un peuple qui ne le connaît pas… et le croit même blanc jusqu’à son arrivée!
De plus, le Texan commet une bourde en sortant de l’avion avec Daggo, son berger allemand. Pour les Zaïrois, ce compagnon à quatre pattes rappelle l’époque où les policiers belges usaient de chiens de la même race pour maintenir l’ordre.
L’agacement gagne «Big George» qui ne comprend pas son impopularité, d’autant plus qu’il est «plus noir qu’Ali», comme il le souligne. Malgré lui, Foreman symbolise l’Amérique lointaine et quelque peu hautaine, à l’inverse d’Ali.
Déjà, lors de son sacre olympique aux Jeux de Mexico en 1968, son drapeau américain exhibé avait déplu à la communauté noire, plus sensible aux poings gantés et levés des sprinters Tommie Smith et John Carlos.
Peu avant le 25 septembre, Foreman se blesse à l’arcade au cours d’un entraînement. Mal à l’aise, il songe à rentrer aux Etats-Unis, mais face à l’insistance de Mobutu et aux provocations de son adversaire, il accepte de rester; le combat est reporté au 30 octobre 1974, le temps pour son arcade de se refermer.
«C’est tout? Plus fort, George! Tu cognes comme une fillette!»
Malgré toute la confiance affichée par Mohamed Ali, personne n’imagine le challenger vainqueur. George Foreman est plus jeune, et l’impression de puissance qu’il dégage fait même craindre pour la santé de son adversaire.
L’entourage d’Ali est circonspect: son style habituel, à savoir virevolter sur le ring (d’où l’expression «Vole comme le papillon, pique comme l’abeille»), est voué à l’échec. Foreman peut-il vraiment vaciller?
La nuit du combat arrive et le stade du 20 mai est comble. Il est pourtant 4 heures du matin à Kinshasa, un horaire permettant à la télévision américaine de diffuser la rencontre à 22h00. Plus de 80.000 personnes garnissent les tribunes. Mais pas Mobutu, qui craint pour sa sécurité. Ça y est, George Foreman et Mohamed Ali vont en découdre.
En bon showman, Ali invective son adversaire dès qu’il entre dans l’arène. Et quand le gong de départ sonne, il parvient à décrocher quelques coups secs qui énervent Foreman. Le match prend alors une tournure étonnante: loin de danser sur le ring, Ali s’enferme dans les cordes, serre sa garde, et laisse le champion du monde déchaîner ses poings.
Pendant de longues minutes, Foreman martèle Ali, secoué de toutes parts. Mais ce dernier s’accroche et résiste. Les rounds défilent; une surprise, car Foreman a remporté ses huit derniers combats en moins de 2 reprises. Son punch ne parvient pas à briser Ali. Au contraire, le challenger multiplie les provocations en glissant à l’oreille du champion:
«Alors, c’est tout? On m’avait dit que t’étais un cogneur? Plus fort, George! T’as rien dans les bras! Tu cognes comme une fillette, George!»
A force de frapper, Foreman s’épuise. Couvert de sueur, à bout de souffle, il fatigue dans le 5e round. Sa force dévastatrice a nettement diminué. Le plan qu’Ali avait élaboré en secret a fonctionné. Il n’a plus qu’à piquer, comme il sait si bien le faire. Il y parvient à la fin de la 8e reprise: sur une série de coups portés au visage du champion, Mohamed Ali envoie George Foreman au tapis.
Pour la première fois, le champion du monde est à terre. L’arbitre Zach Clayton le compte, alors qu’il essaye de se relever. Il y parvient, mais une seconde trop tard: KO debout, George Foreman perd ses titres WBA et WBC au profit de Mohamed Ali.
Le tonnerre gronde dans le ciel et la pluie s’abat sur le stade du 20 mai, comme pour accueillir le retour du roi Ali au sommet du monde. The Greatest a livré un match tactiquement parfait, déjouant tous les pronostics. Bras levés face à une foule qui scande son nom, Mohamed Ali devient le deuxième poids lourd à reconquérir son titre depuis Floyd Patterson.
Cette nuit, à Kinshasa, le plus grand des boxeurs est entré dans la légende.
Nicolas Bamba
Des combats d’anthologie, le grand livre de la boxe anglaise en regorge: Louis-Schmeling, Hagler-Hearns, Berbick-Tyson... Quelques affiches majeures dans l’histoire du noble art. Mais tous les superlatifs du monde paraissent insuffisants pour qualifier l’affrontement du 30 octobre 1974 à Kinshasa, capitale du Zaïre (aujourd’hui RDC).
A une époque dorée de l’histoire des poids lourds, deux immenses boxeurs venus d’Amérique se sont livrés une bataille mémorable en Afrique centrale.
D’un côté, George Foreman, l’incontestable champion du monde, véritable machine à KO. De l’autre, le challenger Mohamed Ali, ancien maître de la catégorie. Un duel nommé The Rumble in the jungle (Le combat dans la jungle) et qui est considéré comme le plus illustre des combats de l’histoire de la boxe.
Et si, malgré les années, ce Foreman-Ali n’a rien perdu de sa superbe, c’est parce qu’il ne s’agissait pas que de sport.
Deux boxeurs remarquables, un décor exceptionnel et une énorme dimension politique et surtout symbolique: de ses prémices à son épilogue, ce combat est hors du commun.
L'œuvre de Don King et de Mobutu
Septembre 1971: un Afro-Américain de 40 ans sort de prison après plus de trois années derrière les barreaux pour homicide. Il s’appelle Donald «Don» King, ancien bookmaker proche des milieux mafieux.
Personnage excentrique à la coiffure insolite et au passé sulfureux, King veut faire fortune et devenir quelqu’un d’influent. Pour y parvenir, il se tourne vers un nouveau business: la boxe, hors ring.
Grâce à ses relations, King s’introduit dans l’univers des promoteurs du noble art et parvient rapidement à nouer contact avec le plus célèbre des boxeurs de la dernière décennie: Mohamed Ali, figure idéale pour assouvir ses ambitions.
Prônant l’unité afro-américaine, il parvient à organiser un match d’exhibition avec Ali au profit d’un hôpital de Cleveland, sa ville natale.
Début 1974, King veut frapper un grand coup en organisant le plus grand des championnats du monde entre le nouveau champion des lourds, George Foreman, et Mohamed Ali, son prédécesseur désireux de retrouver le trône.
Le promoteur obtient l’accord des deux hommes contre la promesse d'un cachet de cinq millions de dollars chacun. Reste alors un défi de taille: trouver les finances, car King n’a pas un sou.
Ayant des difficultés à trouver les fonds nécessaires, Don King élabore un stratagème audacieux: associer un pays à cette rencontre. L’Angleterre semble intéressée un temps, mais c’est finalement un autre Etat qui rafle la mise: le Zaïre, ancienne colonie belge.
Son président, Mobutu Sese Seko (chef de l'Etat de 1965 à 1997), accepte de prendre en charge l’intégralité des dépenses. Il voit en ce combat l’occasion de promouvoir sa patrie, d’accentuer le culte de sa propre personnalité et de présenter le continent africain sous un jour flatteur aux yeux du monde.
L’affaire est conclue: ce combat aura lieu dans la capitale Kinshasa, le 25 septembre 1974.
Pour King, la réussite est totale. Il nomme ce Foreman-Ali The Rumble in the jungle et parvient à organiser, en marge du combat, le Zaïre 74: un festival de musique sur trois jours, réunissant des artistes comme James Brown, BB King, Manu Dibango ou The Spinners.
L’évènement à venir ne manque pas de singularité: il compte comme principal protagoniste Mohamed Ali, représentant emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. La signature de l’affiche du combat est, elle, sans équivoque:
«Un cadeau du président Mobutu au peuple zaïrois et un honneur pour l’homme noir.»
Foreman, monstre de puissance
Dix ans après être devenu champion du monde face à Sonny Liston, Mohamed Ali n’a rien perdu de son aura ni de son exubérance.
Ses titres, en revanche, se sont envolés. En 1967, The Greatest s’est vu déchu de ses ceintures et de sa licence de boxeur par un tribunal de Houston, à la suite de son opposition au conflit entre les Etats-Unis et le Vietnam.
Depuis son retour en 1970, le natif de Louisville n’aspire qu’à une chose: redevenir champion du monde. Mais sa suprématie n’est plus.
En 1971, il connaît la première défaite de sa carrière face à son futur grand rival: le champion du monde Joe Frazier. En 1973, il s’incline à nouveau face à Ken Norton, ce dernier lui brisant la mâchoire.
Même s’il prend sa revanche contre ces deux hommes —non sans difficultés—, Ali (32 ans) semble sur le déclin, et un retour au sommet paraît improbable. A fortiori parce qu’un phénomène s’est emparé du titre de Frazier: George Foreman (25 ans).
Avec son punch ravageur, il a écrasé en quelques instants Frazier, puis Norton, avec de violents KO.
Invaincu en 40 combats (dont 37 KO), Foreman, sous l’insistance de Don King, consent à affronter Ali pour assoir définitivement sa domination sur la catégorie reine. Sûr de sa force, il débarque à Kinshasa avec confiance. Comme son challenger, fidèle à sa goguenardise.
Ali superstar au Zaïre
Au Zaïre, Mohamed Ali remporte le match de la popularité. Sa réputation a traversé l’Atlantique et ses convictions personnelles (notamment son opposition à la guerre au Vietnam) en ont fait le favori des Zaïrois.
A chacune de ses apparitions, les habitants de Kinshasa l’encouragent en scandant:
«Ali, boma ye!» (Ali, tue-le!, en lingala, la langue la plus parlée à Kinshasa.)
Pour sa première visite sur le continent africain, le protégé du coach Angelo Dundee est comblé. Profondément attaché à ses racines africaines, il se sent chez lui, soutenu par une ferveur qu’il n’a jamais connu au pays de l’Oncle Sam.
George Foreman, au contraire, est mal perçu par un peuple qui ne le connaît pas… et le croit même blanc jusqu’à son arrivée!
De plus, le Texan commet une bourde en sortant de l’avion avec Daggo, son berger allemand. Pour les Zaïrois, ce compagnon à quatre pattes rappelle l’époque où les policiers belges usaient de chiens de la même race pour maintenir l’ordre.
L’agacement gagne «Big George» qui ne comprend pas son impopularité, d’autant plus qu’il est «plus noir qu’Ali», comme il le souligne. Malgré lui, Foreman symbolise l’Amérique lointaine et quelque peu hautaine, à l’inverse d’Ali.
Déjà, lors de son sacre olympique aux Jeux de Mexico en 1968, son drapeau américain exhibé avait déplu à la communauté noire, plus sensible aux poings gantés et levés des sprinters Tommie Smith et John Carlos.
Peu avant le 25 septembre, Foreman se blesse à l’arcade au cours d’un entraînement. Mal à l’aise, il songe à rentrer aux Etats-Unis, mais face à l’insistance de Mobutu et aux provocations de son adversaire, il accepte de rester; le combat est reporté au 30 octobre 1974, le temps pour son arcade de se refermer.
«C’est tout? Plus fort, George! Tu cognes comme une fillette!»
Malgré toute la confiance affichée par Mohamed Ali, personne n’imagine le challenger vainqueur. George Foreman est plus jeune, et l’impression de puissance qu’il dégage fait même craindre pour la santé de son adversaire.
L’entourage d’Ali est circonspect: son style habituel, à savoir virevolter sur le ring (d’où l’expression «Vole comme le papillon, pique comme l’abeille»), est voué à l’échec. Foreman peut-il vraiment vaciller?
La nuit du combat arrive et le stade du 20 mai est comble. Il est pourtant 4 heures du matin à Kinshasa, un horaire permettant à la télévision américaine de diffuser la rencontre à 22h00. Plus de 80.000 personnes garnissent les tribunes. Mais pas Mobutu, qui craint pour sa sécurité. Ça y est, George Foreman et Mohamed Ali vont en découdre.
En bon showman, Ali invective son adversaire dès qu’il entre dans l’arène. Et quand le gong de départ sonne, il parvient à décrocher quelques coups secs qui énervent Foreman. Le match prend alors une tournure étonnante: loin de danser sur le ring, Ali s’enferme dans les cordes, serre sa garde, et laisse le champion du monde déchaîner ses poings.
Pendant de longues minutes, Foreman martèle Ali, secoué de toutes parts. Mais ce dernier s’accroche et résiste. Les rounds défilent; une surprise, car Foreman a remporté ses huit derniers combats en moins de 2 reprises. Son punch ne parvient pas à briser Ali. Au contraire, le challenger multiplie les provocations en glissant à l’oreille du champion:
«Alors, c’est tout? On m’avait dit que t’étais un cogneur? Plus fort, George! T’as rien dans les bras! Tu cognes comme une fillette, George!»
A force de frapper, Foreman s’épuise. Couvert de sueur, à bout de souffle, il fatigue dans le 5e round. Sa force dévastatrice a nettement diminué. Le plan qu’Ali avait élaboré en secret a fonctionné. Il n’a plus qu’à piquer, comme il sait si bien le faire. Il y parvient à la fin de la 8e reprise: sur une série de coups portés au visage du champion, Mohamed Ali envoie George Foreman au tapis.
Pour la première fois, le champion du monde est à terre. L’arbitre Zach Clayton le compte, alors qu’il essaye de se relever. Il y parvient, mais une seconde trop tard: KO debout, George Foreman perd ses titres WBA et WBC au profit de Mohamed Ali.
Le tonnerre gronde dans le ciel et la pluie s’abat sur le stade du 20 mai, comme pour accueillir le retour du roi Ali au sommet du monde. The Greatest a livré un match tactiquement parfait, déjouant tous les pronostics. Bras levés face à une foule qui scande son nom, Mohamed Ali devient le deuxième poids lourd à reconquérir son titre depuis Floyd Patterson.
Cette nuit, à Kinshasa, le plus grand des boxeurs est entré dans la légende.
Nicolas Bamba
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Source : starducongo.com | 2012-11-01 00:21:12.0
Arrivé à Brazzaville dans le cadre du projet « Brazza j'y crois » auquel il a participé, Nzongo Soul promet de revenir au Congo dès l'année prochaine pour de nouveaux défis, en vue de la relance de ses activités musicales. Il l'a exprimé aux Dépêches de Brazzaville.
Les Dépêches de Brazzaville : Peut-on penser à un éventuel retour stable de Nzongo Soul à Brazzaville ?
Nzongo Soul : Oui, je compte revenir dès l'année prochaine au pays, où je vais organiser une série de concerts pour la promotion de mon album intitulé « Musicosophie ». Et si tout va bien, au cours de la même année 2013, il y aura de nouvelles chansons, que je vais continuer à travailler à Paris d'ici la prochaine semaine. Un autre projet auquel je tiens s'appelle le NSBC (Nzongo Soul Business Crew), qui sera consacré à la promotion des jeunes talents congolais. Il faut préparer la relève des jeunes artistes au regard de cette pépinière d'artistes qui existe au Congo.
LDB : Ancien professeur d'anglais, Nzongo Soul s'est-il éloigné définitivement de l'enseignement ?
N.S. : J'ai consacré 75 % de mon temps à la musique, le reste à l'enseignement, mais également à la gestion. En effet, aujourd'hui, je suis gestionnaire d'un établissement à caractère économique et culturel à Paris. Fort de cette expérience, j'ai pensé installer la même structure à Brazzaville. Je précise que je suis président de l'association congolaise Mbwi Ngonti basée à Paris. Celle-ci met au point des outils de développement personnel s'inspirant de la tradition congolaise. Le Mbwi par exemple, est une technique qui a pour résultat concret de soigner le bégayement par des exercices que j'ai mis au point, qu'on appelle les Estébwés.
LDB : On vous reconnaît à vos rythmiques walla. Pratiquez-vous le même type de musique ?
N.S. : Le walla est étymologiquement défini comme l'écoute de la voix, c'est ce que j'ai traduit aux Occidentaux par le terme de musicosophie. Quand je vous parle de Mbwis, tout ça vient du walla, sauf que le Mbwis est quelque chose de bien élaboré. Donc, j'ai l'air de me disperser mais tout ce que je fais est du walla en fait, parce que cela veut dire « écoute la voix » en langue kikongo. On peut dire que mon premier mandat, c'était Nzongo Soul 1 et là je reviens pour un deuxième mandat, Nzongo Soul 2, mais beaucoup plus conscient, et le sifflet est le même !
LDB : Après des années, votre stéréotype est donc le même...
N.S. : Remarquez que ce prototype là, je l'ai incarné ici, avant qu'il ne soit à la mode. À l'époque où j'avais des longs cheveux, ici les Congolais n'en avaient pas. J'avais des tresses alors que personne n'en avait. La plupart du temps j'étais en avance sur le temps et ce n'est pas parce que tout le monde m'a rejoint qu'il faudrait que j'aille aujourd'hui ailleurs, bien au contraire. Il me faut récolter les graines que j'ai semées avant les autres. Si le stéréotype que j'avais proposé faisait partie du passé, il aurait disparu, on n'aurait pas trouvé de gens comme moi. J'ai commencé jeune et je suis toujours un chanteur d'aujourd'hui.
LD : Pensez-vous que l'avenir se décide toujours au présent ?
NS : Quelqu'un qui n'a aucune visibilité au présent ne peut pas prétendre à l'avenir. Et le chemin d'avenir comme on dit bien dans mon pays, a besoin de modèle. Je connais bien le langage d'ici, je veux dire que c'est possible l'avenir, parce que vous m'avez connu dans le passé. Aujourd'hui est l'avenir du passé déjà.
LDB : Quelle lecture critique faites-vous de la musique congolaise, étant à l'étranger ?
N.S. : Je veux être honnête. Avant de partir, il ya près de 30 ans, j'avais gardé le souvenir d'une musique congolaise leader au niveau du continent. Honnêtement, nous avons perdu le leadership, nos imitateurs sont maintenant beaucoup plus visibles que nous-mêmes. Je parle du décalé-coupé qui est une imitation, une version dédiée à la musique congolaise. C'est parce que cette musique, en vérité son rayonnement, a un peu ralenti, et nous en tant que diaspora, nous nous sommes dits qu'il fallait venir changer les choses de l'intérieur. Impulser notre façon de créer, notre façon de voir et que toutes ces compétences acquises ailleurs, reviennent au pays, en ayant comme objectif clair d'ici un an ou deux, de reprendre le leadership. J'ai bien envie qu'il y ait plusieurs groupes congolais émergents pour affronter le monde. On reconnaît les pays où la musique se porte bien par le nombre de groupes reconnus.
LDB : Quels souvenirs gardez-vous de votre parcours musical ?
N.S. : Artistiquement mon plus grand souvenir est le stade de la révolution 1978 quand le grand frère Manu Dibango m'a remis le prix du grand chanteur afro-soul. Cela m'a suivi tout le reste de ma carrière. J'ai eu également le grand prix découverte RFI en 1984, une première au Congo. La même année, avec mon confrère Zao, nous avons été gratifiés du prix spécial du chef de l'État. Nous sommes les premiers et les derniers lauréats à avoir eu le prix Sassou N'Guesso. Ce sont là de bons souvenirs ! Mais il y en a d'autres : mon concert mémorable à Dolisie, ou encore mon spectacle au chapiteau à Talangai...
LDB : Votre mot de fin ?
N.S. : Nous sommes organisés maintenant pour que cette musique qui a bercé votre enfance, puisse aussi continuer à vous bercer en tant qu'adultes. Nous avons maintenant un fan club de walla à Brazzaville.
Propos recueillis par Jean Dany Ébouélé et Josiane Mambou Loukala
Les Dépêches de Brazzaville : Peut-on penser à un éventuel retour stable de Nzongo Soul à Brazzaville ?
Nzongo Soul : Oui, je compte revenir dès l'année prochaine au pays, où je vais organiser une série de concerts pour la promotion de mon album intitulé « Musicosophie ». Et si tout va bien, au cours de la même année 2013, il y aura de nouvelles chansons, que je vais continuer à travailler à Paris d'ici la prochaine semaine. Un autre projet auquel je tiens s'appelle le NSBC (Nzongo Soul Business Crew), qui sera consacré à la promotion des jeunes talents congolais. Il faut préparer la relève des jeunes artistes au regard de cette pépinière d'artistes qui existe au Congo.
LDB : Ancien professeur d'anglais, Nzongo Soul s'est-il éloigné définitivement de l'enseignement ?
N.S. : J'ai consacré 75 % de mon temps à la musique, le reste à l'enseignement, mais également à la gestion. En effet, aujourd'hui, je suis gestionnaire d'un établissement à caractère économique et culturel à Paris. Fort de cette expérience, j'ai pensé installer la même structure à Brazzaville. Je précise que je suis président de l'association congolaise Mbwi Ngonti basée à Paris. Celle-ci met au point des outils de développement personnel s'inspirant de la tradition congolaise. Le Mbwi par exemple, est une technique qui a pour résultat concret de soigner le bégayement par des exercices que j'ai mis au point, qu'on appelle les Estébwés.
LDB : On vous reconnaît à vos rythmiques walla. Pratiquez-vous le même type de musique ?
N.S. : Le walla est étymologiquement défini comme l'écoute de la voix, c'est ce que j'ai traduit aux Occidentaux par le terme de musicosophie. Quand je vous parle de Mbwis, tout ça vient du walla, sauf que le Mbwis est quelque chose de bien élaboré. Donc, j'ai l'air de me disperser mais tout ce que je fais est du walla en fait, parce que cela veut dire « écoute la voix » en langue kikongo. On peut dire que mon premier mandat, c'était Nzongo Soul 1 et là je reviens pour un deuxième mandat, Nzongo Soul 2, mais beaucoup plus conscient, et le sifflet est le même !
LDB : Après des années, votre stéréotype est donc le même...
N.S. : Remarquez que ce prototype là, je l'ai incarné ici, avant qu'il ne soit à la mode. À l'époque où j'avais des longs cheveux, ici les Congolais n'en avaient pas. J'avais des tresses alors que personne n'en avait. La plupart du temps j'étais en avance sur le temps et ce n'est pas parce que tout le monde m'a rejoint qu'il faudrait que j'aille aujourd'hui ailleurs, bien au contraire. Il me faut récolter les graines que j'ai semées avant les autres. Si le stéréotype que j'avais proposé faisait partie du passé, il aurait disparu, on n'aurait pas trouvé de gens comme moi. J'ai commencé jeune et je suis toujours un chanteur d'aujourd'hui.
LD : Pensez-vous que l'avenir se décide toujours au présent ?
NS : Quelqu'un qui n'a aucune visibilité au présent ne peut pas prétendre à l'avenir. Et le chemin d'avenir comme on dit bien dans mon pays, a besoin de modèle. Je connais bien le langage d'ici, je veux dire que c'est possible l'avenir, parce que vous m'avez connu dans le passé. Aujourd'hui est l'avenir du passé déjà.
LDB : Quelle lecture critique faites-vous de la musique congolaise, étant à l'étranger ?
N.S. : Je veux être honnête. Avant de partir, il ya près de 30 ans, j'avais gardé le souvenir d'une musique congolaise leader au niveau du continent. Honnêtement, nous avons perdu le leadership, nos imitateurs sont maintenant beaucoup plus visibles que nous-mêmes. Je parle du décalé-coupé qui est une imitation, une version dédiée à la musique congolaise. C'est parce que cette musique, en vérité son rayonnement, a un peu ralenti, et nous en tant que diaspora, nous nous sommes dits qu'il fallait venir changer les choses de l'intérieur. Impulser notre façon de créer, notre façon de voir et que toutes ces compétences acquises ailleurs, reviennent au pays, en ayant comme objectif clair d'ici un an ou deux, de reprendre le leadership. J'ai bien envie qu'il y ait plusieurs groupes congolais émergents pour affronter le monde. On reconnaît les pays où la musique se porte bien par le nombre de groupes reconnus.
LDB : Quels souvenirs gardez-vous de votre parcours musical ?
N.S. : Artistiquement mon plus grand souvenir est le stade de la révolution 1978 quand le grand frère Manu Dibango m'a remis le prix du grand chanteur afro-soul. Cela m'a suivi tout le reste de ma carrière. J'ai eu également le grand prix découverte RFI en 1984, une première au Congo. La même année, avec mon confrère Zao, nous avons été gratifiés du prix spécial du chef de l'État. Nous sommes les premiers et les derniers lauréats à avoir eu le prix Sassou N'Guesso. Ce sont là de bons souvenirs ! Mais il y en a d'autres : mon concert mémorable à Dolisie, ou encore mon spectacle au chapiteau à Talangai...
LDB : Votre mot de fin ?
N.S. : Nous sommes organisés maintenant pour que cette musique qui a bercé votre enfance, puisse aussi continuer à vous bercer en tant qu'adultes. Nous avons maintenant un fan club de walla à Brazzaville.
Propos recueillis par Jean Dany Ébouélé et Josiane Mambou Loukala
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Source : starducongo.com | 2012-10-27 13:00:03.0
[RFI]Amadou et Mariam, Manu Dibango, Oumou Sangaré, Cheikh Tidiane Seck, Mamani Keita, Vieux Farka Touré, Oxmo Puccino et bien d'autres se mobilisent ce samedi 22 septembre dans la soirée en région parisienne pour afficher leur soutien au Mali.
Source : AllAfrica | 2012-09-24 11:00:54.0
Amadou et Mariam, Manu Dibango, Oumou Sangaré, Cheikh Tidiane Seck, Mamani Keita, Vieux Farka Touré, Oxmo Puccino et bien d’autres se mobilisent ce samedi 22 septembre dans la soirée en région parisienne pour afficher leur soutien au Mali. Deux manifestations sont prévues en ce jour qui marque le 52e anniversaire de l’indépendance du Mali : la première au Palais des Congrès de Montreuil, emmenée par Cheikh Tidiane Seck, l’autre à la Maison de la Jeunesse de St-Denis avec Bafing Kul. septembre) à la maison de la jeunesse à St Denis et au Palais des Congrès à Montreuil en région parisienne.
Source : RFI | 2012-09-22 07:40:36.0
L’artiste Werrason Ngiama, en super forme s’est produit avec son orchestre, le samedi 1er septembre à la Zamba Playa et le dimanche 2 septembre 2012 et la kermesse organisée dans la commune de Bumbu. C’était un week-end chaud pour l’orchestre Wenge Musica Maison Mère, car la légende « plein na plein était au rendez-vous.
Lors de deux productions, épatant, le « roi de la foret » et son groupe ont tenu leurs nombreux fans en haleine avec leur musique envoûtante accompagnée d’anciennes et nouvelles chansons à succès. Les deux nouveaux animateurs « Liboka » et « 5 chantiers », ont soulevé le public avec leurs cris incendiaires.
En l’absence de « Brigadier » (encore en convalescence) «Lobeso » et Diego n’ont pas démérité. Ils ont, à leur tour, démontré leur savoir-faire au plaisir du public. De son côté, le chanteur Héritier Watanabe « Double impact » a brillé de mille feux avec les deux chansons fétiches qu’il a interprétées.
S’agissant de la réalisation de l’album « Flèche Ingeta », Werrason et son groupe poursuivent l’enregistrement de prise de son au studio Ndiaye, sous la direction technique de l’ingénieur de son Jp Kis et son assistant Pinoce Bidenda. Le patron de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère, Noël Ngiama Werrason vient de lancer sur le marché du disque, un single intitulé « Congo Uni ».
Par cette chanson, Werrason compatit aux malheurs des mères et sœurs, congolais de l’Est, victimes de la guerre d’agression. A travers cette oeuvre, le « Roi » de la forêt manifeste son attachement à son pays en tant que patriote et fait face au projet de balkanisation de la RDC.
Ce n’est pas la première fois que ce grand artiste se lance dans cette croisade. Werrason, en tant qu’ambassadeur de la paix, a toujours oeuvré pour la paix. Le leader de la Zamba Plava avait composé, il y a plus de 10 ans une chanson pour la paix en Afrique dans son album « Kibuisa Mpimpa.
Dans cette chanson des artistes comme Nathalie Makoma et Manu Dibango sont intervenus. Aujourd’hui, il a décidé de composer une chanson sur la situation de l’Est, cela n’a pas étonné plus d’un observateur.
Quant à ses productions à l’étranger, son manager fait savoir que le déplacement de Werrason pour la ville de Pointe Noire au Congo Brazzaville est reporté à une date ultérieure. La date précise sera indiquée dans les prochains jours.
Le Potentiel
Lors de deux productions, épatant, le « roi de la foret » et son groupe ont tenu leurs nombreux fans en haleine avec leur musique envoûtante accompagnée d’anciennes et nouvelles chansons à succès. Les deux nouveaux animateurs « Liboka » et « 5 chantiers », ont soulevé le public avec leurs cris incendiaires.
En l’absence de « Brigadier » (encore en convalescence) «Lobeso » et Diego n’ont pas démérité. Ils ont, à leur tour, démontré leur savoir-faire au plaisir du public. De son côté, le chanteur Héritier Watanabe « Double impact » a brillé de mille feux avec les deux chansons fétiches qu’il a interprétées.
S’agissant de la réalisation de l’album « Flèche Ingeta », Werrason et son groupe poursuivent l’enregistrement de prise de son au studio Ndiaye, sous la direction technique de l’ingénieur de son Jp Kis et son assistant Pinoce Bidenda. Le patron de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère, Noël Ngiama Werrason vient de lancer sur le marché du disque, un single intitulé « Congo Uni ».
Par cette chanson, Werrason compatit aux malheurs des mères et sœurs, congolais de l’Est, victimes de la guerre d’agression. A travers cette oeuvre, le « Roi » de la forêt manifeste son attachement à son pays en tant que patriote et fait face au projet de balkanisation de la RDC.
Ce n’est pas la première fois que ce grand artiste se lance dans cette croisade. Werrason, en tant qu’ambassadeur de la paix, a toujours oeuvré pour la paix. Le leader de la Zamba Plava avait composé, il y a plus de 10 ans une chanson pour la paix en Afrique dans son album « Kibuisa Mpimpa.
Dans cette chanson des artistes comme Nathalie Makoma et Manu Dibango sont intervenus. Aujourd’hui, il a décidé de composer une chanson sur la situation de l’Est, cela n’a pas étonné plus d’un observateur.
Quant à ses productions à l’étranger, son manager fait savoir que le déplacement de Werrason pour la ville de Pointe Noire au Congo Brazzaville est reporté à une date ultérieure. La date précise sera indiquée dans les prochains jours.
Le Potentiel
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Source : starducongo.com | 2012-09-14 13:09:00.0
Devenu en très peu de temps l’artiste incontournable de la diaspora, dans le domaine de la variété afro-caribéen, Didier SAMBA s’offre un nouveau concept qui s’appuie sur d’anciennes tendances de la rumba, reggae, zouk, salsa, kompa… en plaçant les vieux airs de la musique africaine, caribéenne, tous les groupes confondus sous la bannière des merveilles du passé.
C’est dire que le chanteur de variétés a laissé au cours de ses derniers spectacles une impression sensationnelle. La vraie bonne surprise du moment est l’interprétation de l’œuvre du célébrissime Manu DIBANGO : « Le soir au village ».
En effet, sur fond de fusion Makossa camerounais, et Reggae jamaïcain, Didier SAMBA tente de restituer l’ambiance des nuits chaude du village en Afrique. C’est la vraie rencontre du Makossa et du Reggae.
Le nouveau concept, qui restitue le retour aux fondamentaux de la musique africaine et caribéenne, au cours de ses années de gloire, jouit déjà d’une présence scénique à l’ancienne et semble déjà conquérir le maximum des adeptes.
Les thèmes et les arrangements explosifs du groupe d’accompagnement, recueille au fur et à mesure de ses prestations, un monde de plus en plus nombreux, en témoigne le clip joint.
Très à l’aise sur scène, Didier SAMBA joue son propre rôle dans une multitude des airs inoubliables et nostalgiques. A travers son chant, ses pas de danse et le savoir faire de son groupe, nous nous trouvons dans un show qui rappelle l’ambiance du bon vieux temps des sanctuaires congolais de la danse à Brazzaville dans les années 60/70.
Enfin, Didier SAMBA qui compte aujourd’hui parmi les spécialistes du ténor classique, généreux et chaleureux, tient à faire de son nouveau concept de plus en plus communicatif et dansant, une structure capable d’investir le plus de passion sensuelle et d’engagement physique dans sa musique.
Clément OSSINONDE
C’est dire que le chanteur de variétés a laissé au cours de ses derniers spectacles une impression sensationnelle. La vraie bonne surprise du moment est l’interprétation de l’œuvre du célébrissime Manu DIBANGO : « Le soir au village ».
En effet, sur fond de fusion Makossa camerounais, et Reggae jamaïcain, Didier SAMBA tente de restituer l’ambiance des nuits chaude du village en Afrique. C’est la vraie rencontre du Makossa et du Reggae.
Le nouveau concept, qui restitue le retour aux fondamentaux de la musique africaine et caribéenne, au cours de ses années de gloire, jouit déjà d’une présence scénique à l’ancienne et semble déjà conquérir le maximum des adeptes.
Les thèmes et les arrangements explosifs du groupe d’accompagnement, recueille au fur et à mesure de ses prestations, un monde de plus en plus nombreux, en témoigne le clip joint.
Très à l’aise sur scène, Didier SAMBA joue son propre rôle dans une multitude des airs inoubliables et nostalgiques. A travers son chant, ses pas de danse et le savoir faire de son groupe, nous nous trouvons dans un show qui rappelle l’ambiance du bon vieux temps des sanctuaires congolais de la danse à Brazzaville dans les années 60/70.
Enfin, Didier SAMBA qui compte aujourd’hui parmi les spécialistes du ténor classique, généreux et chaleureux, tient à faire de son nouveau concept de plus en plus communicatif et dansant, une structure capable d’investir le plus de passion sensuelle et d’engagement physique dans sa musique.
Clément OSSINONDE
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Source : starducongo.com | 2012-09-10 18:53:00.0
Un sacre attendu : la danse Mukongo ya koba de Zaïko Langa Langa a été proclamée « Meilleure danse » lors de la 9ème édition du trophée Muana Mboka, le vendredi 24 août dernier au Grand Hôtel Kinshasa. Depuis la sortie, en août 2011, de l’opus « Bande annonce », cette danse, adoptée par des publics de tous âges, est restée indétrônable. À l’occasion de cette cérémonie, N’yoka Longo et ses musiciens et danseuses ont emballé le public avec une courte démonstration de Mukongo ya koba bien évidemment. Outre Mukongo ya koba, une nouvelle danse vient s’ajouter à la panoplie des créations de Zaïko Langa Langa : Moellon. Pour accompagner ces danses, de nouvelles animations ont été créées, dont le cri « Sisika », « Mama Sisika ye wana » qui font déjà fureur à Kinshasa et ailleurs en RDC. De quoi raviver l’impatience des mélomanes qui attendent toujours le coffret CD/DVD de « Bande annonce »
Dans l’intervalle, le groupe Zaïko Langa Langa reste le groupe congolais le plus sollicité avec au moins trois concerts par semaine : le jeudi 15 août, le groupe a participé au lancement de la campagne du sommet de la francophonie à la Gare centrale en présence de plusieurs autorités de la place ainsi que des ambassadeurs accrédités à Kinshasa. Autres présences notoires, celles de Manu Dibango et des artistes de Magic System à la production du groupe cher à N’yoka Longo le 17 août au club Saï Saï. Riche en événements le mois d’août avait, pour rappel, débuté par un show populaire à la Fikin le 3 août avant la traversée du Pool Malebo le lendemain pour deux productions à Brazzaville à l’invitation du Maire de cette ville, Hugues Guolondélé.
Au mois de juillet, l’orchestre a visité Lubumbashi avec un concert VIP le 6 juillet au Julrick House pour 100 USD l’entrée, une production autour de la piscine de l’hôtel La Rose (Paf 30$) et un concert populaire dans une kermesse pour 10 $ le Paf. En juin, à rappeler la tournée au Congo-Brazzaville du 11 au 18 juin 2012 à l’occasion de la campagne des législatives à Gamboma, le 11 juin, Oyo le 12 juin, Makoua du 13 au 16 juin, Owando le 17 juin avant le retour à Brazzaville puis Kinshasa le 18 juin.
À noter, pour la semaine prochaine, un concert le 7 septembre 2012 à « l’Ex-trême Ville » à Kinshasa pour les 59 ans de Jossart N’yoka Longo Mvula alias Le Vieux Bombas.
Jossart Muanza
Dans l’intervalle, le groupe Zaïko Langa Langa reste le groupe congolais le plus sollicité avec au moins trois concerts par semaine : le jeudi 15 août, le groupe a participé au lancement de la campagne du sommet de la francophonie à la Gare centrale en présence de plusieurs autorités de la place ainsi que des ambassadeurs accrédités à Kinshasa. Autres présences notoires, celles de Manu Dibango et des artistes de Magic System à la production du groupe cher à N’yoka Longo le 17 août au club Saï Saï. Riche en événements le mois d’août avait, pour rappel, débuté par un show populaire à la Fikin le 3 août avant la traversée du Pool Malebo le lendemain pour deux productions à Brazzaville à l’invitation du Maire de cette ville, Hugues Guolondélé.
Au mois de juillet, l’orchestre a visité Lubumbashi avec un concert VIP le 6 juillet au Julrick House pour 100 USD l’entrée, une production autour de la piscine de l’hôtel La Rose (Paf 30$) et un concert populaire dans une kermesse pour 10 $ le Paf. En juin, à rappeler la tournée au Congo-Brazzaville du 11 au 18 juin 2012 à l’occasion de la campagne des législatives à Gamboma, le 11 juin, Oyo le 12 juin, Makoua du 13 au 16 juin, Owando le 17 juin avant le retour à Brazzaville puis Kinshasa le 18 juin.
À noter, pour la semaine prochaine, un concert le 7 septembre 2012 à « l’Ex-trême Ville » à Kinshasa pour les 59 ans de Jossart N’yoka Longo Mvula alias Le Vieux Bombas.
Jossart Muanza
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Source : starducongo.com | 2012-09-02 16:58:00.0
De retour de Kinshasa, où il a participé au Festival international des étoiles (Fiet) du 10 au 19 août, Médard Mbongo, promoteur de MB Production a rappelé à la presse que sa maison avait été choisie pour lasélection des orchestres qui devront représenter le Congo au festival Les Détours de Babel en avril 2013 à Grenoble (France)
Pour l'orateur, Les Détours de Babel est un festival international dédié auxmusiques du monde contemporain. Au cours de celui-ci se rencontrent lesmusiques contemporaines improvisées, électroniques, ainsi que le jazz pour créer une diversité culturelle et linguistique. Cela permet également aux jeunes musiciens de se faire connaître.
Le Fiet, où Médard Mbongo était invité, est, quant à lui, une vitrine culturelle panafricaine. Son déroulement fut une bonne occasion pour célébrer la paix enRDC. Au nombre des artistes présents, il y avait le Franco-Camerounais Manu Dibango, le groupe Magic System de Côte d'ivoire, Bakani Koné du Mali, les Makoma, les Bantous de la capitale et Ayessa musique de la République du Congo, Ismaël Lô du Sénégal, Sam Mangwana d'Angola, Delvis Salsero de France, ainsi que Koffi Olomidé, Papa Wemba et Werrason de RDC.
Un des temps forts des festivités a été la décoration de la chorale de l'AS Cheminots avec remise d'un diplôme d'honneur pour son efficacité dans lesactivités sociales et culturelles. Un geste que MB Production a l'habitude d'accomplir pour encourager tous ceux qui concourent à l'évolution de la culture congolaise. Pour Gaston Makosso, président de la chorale AS Cheminots, « cette décoration est significative, car elle prouve l'amour que MB Production a pour la culture congolaise ».
Notons que MB Production existe depuis 1998 et qu'elle contribue à l'émergence de la musique congolaise en particulier et de la musique africaineen général. Pendant son séjour à Kinshasa, le promoteur de la maison MBProduction a décroché un contrat avec la Fondation Pongo-Love ainsi qu'avecla sœur Cisca Dudulive (musique religieuse) pour la production, la distribution et la promotion de son nouvel album au niveau international.
Prosper Mabonzo
Pour l'orateur, Les Détours de Babel est un festival international dédié auxmusiques du monde contemporain. Au cours de celui-ci se rencontrent lesmusiques contemporaines improvisées, électroniques, ainsi que le jazz pour créer une diversité culturelle et linguistique. Cela permet également aux jeunes musiciens de se faire connaître.
Le Fiet, où Médard Mbongo était invité, est, quant à lui, une vitrine culturelle panafricaine. Son déroulement fut une bonne occasion pour célébrer la paix enRDC. Au nombre des artistes présents, il y avait le Franco-Camerounais Manu Dibango, le groupe Magic System de Côte d'ivoire, Bakani Koné du Mali, les Makoma, les Bantous de la capitale et Ayessa musique de la République du Congo, Ismaël Lô du Sénégal, Sam Mangwana d'Angola, Delvis Salsero de France, ainsi que Koffi Olomidé, Papa Wemba et Werrason de RDC.
Un des temps forts des festivités a été la décoration de la chorale de l'AS Cheminots avec remise d'un diplôme d'honneur pour son efficacité dans lesactivités sociales et culturelles. Un geste que MB Production a l'habitude d'accomplir pour encourager tous ceux qui concourent à l'évolution de la culture congolaise. Pour Gaston Makosso, président de la chorale AS Cheminots, « cette décoration est significative, car elle prouve l'amour que MB Production a pour la culture congolaise ».
Notons que MB Production existe depuis 1998 et qu'elle contribue à l'émergence de la musique congolaise en particulier et de la musique africaineen général. Pendant son séjour à Kinshasa, le promoteur de la maison MBProduction a décroché un contrat avec la Fondation Pongo-Love ainsi qu'avecla sœur Cisca Dudulive (musique religieuse) pour la production, la distribution et la promotion de son nouvel album au niveau international.
Prosper Mabonzo
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Source : starducongo.com | 2012-08-30 02:03:00.0
Plusieurs célébrités séjournent dans la capitale congolaise en vue de livrer des spectacles inédits.
L'événement le plus attendu est sans nul doute la prestation du groupe de rap français Sexion d'assaut. L'un des leaders, Ghandi Djuna surnommé Maître Gims, n'est autre que le fils de Djuna Djanana. Il revient ainsi sur la terre de ses ancêtres, précisément à Kinshasa la ville où il est venu au monde en 1986.
Sexion d'assaut est à ce jour le groupe de rap le plus populaire en France. Il occupe actuellement la tête du classement des meilleures ventes d'albums sur la plate-forme de vente de musique en ligne iTunes. Son dernier album, L'Apogée (déjà double disque de platine), est sorti en mars dernier et s'est souvent retrouvé numéro un des ventes en France.
D'autres vedettes de la musique africaine sont présentes en RDC dans le cadre du Festival international des étoiles (FIET). Il s'agit notamment du groupe Magic system, auteur du célèbre 1er Gaou, ainsi que de Manu Dibango qui a été le premier étranger à jouer dans un orchestre congolais au côté de Joseph Kabasele. C'est pourquoi, au cours du FIET, il a tenu à rendre hommage à ce dernier qui reste « un grand de la musique africaine ». Manu Dibango n'a pas manqué d'aller déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Joseph Kabasele, dit « Grand Kallé ».
Bien avant ces artistes, c'est le groupe nigérian P-Square qui s'est produit le 3 juin dernier et plus récemment l'artiste américain Joe. La chanteuse française de RNB, Lynssha, était en mai à Kinshasa pour tourner le clip de la chansonKobosana te, interprétée en duo avec Fally Ipupa.
La venue à Kinshasa de la chanteuse Janet Jackson a également été annoncée au début de l'année sans toutefois qu'une date exacte ne soit communiquée. La chanteuse Selena Gomez, pour sa part, devait livrer, en avril, un concert humanitaire en RDC en tant qu'ambassadrice. Cependant, ce concert n'a pas eu lieu pour des raisons non encore connues.
L'arrivée d'autres stars est également annoncée dans le cadre de la « Nuit africaine » prévue en octobre, en prélude au quatorzième sommet de la Francophonie.
L'année dernière le rappeur La Fouine et la chanteuse Lynnsha se sont également produits à Kinshasa, à la faveur de « La nuit de la zik ». Le célèbre musicien chrétien, Ron Kennoly, a joué aussi en 2011 au compte du forum pour la délivrance de la nation.
Les prédécesseurs
Pour rappel, Kinshasa a toujours accueilli des groupes de renom depuis plusieurs années. En 2007, c'est l'artiste américain Shaggy qui a foulé le sol congolais et livré un spectacle en compagnie de Werrason. Dans les années 1980, Kassav, le plus célèbre groupe de l'histoire du zouk, est passé par la capitale de la RDC où il a livré quelques concerts et tourné le clip de sa chanson « Syé bwa ». Le groupe Zouk machine a également foulé la terre congolaise au courant de la même période.
Jean-Jacques Goldman, l'un des artistes français dont la renommée dépasse les frontières de l'Hexagone, a lui aussi effectué une tournée triomphale en RDC en 1986, sans oublier Myriam Makeba ou encore l'icône du reggae, Jimmy Cliff, ainsi que James Brown venu à Kinshasa lors du combat de boxe Mohamed Ali-Georges Foreman.
Patrick Kianimi
L'événement le plus attendu est sans nul doute la prestation du groupe de rap français Sexion d'assaut. L'un des leaders, Ghandi Djuna surnommé Maître Gims, n'est autre que le fils de Djuna Djanana. Il revient ainsi sur la terre de ses ancêtres, précisément à Kinshasa la ville où il est venu au monde en 1986.
Sexion d'assaut est à ce jour le groupe de rap le plus populaire en France. Il occupe actuellement la tête du classement des meilleures ventes d'albums sur la plate-forme de vente de musique en ligne iTunes. Son dernier album, L'Apogée (déjà double disque de platine), est sorti en mars dernier et s'est souvent retrouvé numéro un des ventes en France.
D'autres vedettes de la musique africaine sont présentes en RDC dans le cadre du Festival international des étoiles (FIET). Il s'agit notamment du groupe Magic system, auteur du célèbre 1er Gaou, ainsi que de Manu Dibango qui a été le premier étranger à jouer dans un orchestre congolais au côté de Joseph Kabasele. C'est pourquoi, au cours du FIET, il a tenu à rendre hommage à ce dernier qui reste « un grand de la musique africaine ». Manu Dibango n'a pas manqué d'aller déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Joseph Kabasele, dit « Grand Kallé ».
Bien avant ces artistes, c'est le groupe nigérian P-Square qui s'est produit le 3 juin dernier et plus récemment l'artiste américain Joe. La chanteuse française de RNB, Lynssha, était en mai à Kinshasa pour tourner le clip de la chansonKobosana te, interprétée en duo avec Fally Ipupa.
La venue à Kinshasa de la chanteuse Janet Jackson a également été annoncée au début de l'année sans toutefois qu'une date exacte ne soit communiquée. La chanteuse Selena Gomez, pour sa part, devait livrer, en avril, un concert humanitaire en RDC en tant qu'ambassadrice. Cependant, ce concert n'a pas eu lieu pour des raisons non encore connues.
L'arrivée d'autres stars est également annoncée dans le cadre de la « Nuit africaine » prévue en octobre, en prélude au quatorzième sommet de la Francophonie.
L'année dernière le rappeur La Fouine et la chanteuse Lynnsha se sont également produits à Kinshasa, à la faveur de « La nuit de la zik ». Le célèbre musicien chrétien, Ron Kennoly, a joué aussi en 2011 au compte du forum pour la délivrance de la nation.
Les prédécesseurs
Pour rappel, Kinshasa a toujours accueilli des groupes de renom depuis plusieurs années. En 2007, c'est l'artiste américain Shaggy qui a foulé le sol congolais et livré un spectacle en compagnie de Werrason. Dans les années 1980, Kassav, le plus célèbre groupe de l'histoire du zouk, est passé par la capitale de la RDC où il a livré quelques concerts et tourné le clip de sa chanson « Syé bwa ». Le groupe Zouk machine a également foulé la terre congolaise au courant de la même période.
Jean-Jacques Goldman, l'un des artistes français dont la renommée dépasse les frontières de l'Hexagone, a lui aussi effectué une tournée triomphale en RDC en 1986, sans oublier Myriam Makeba ou encore l'icône du reggae, Jimmy Cliff, ainsi que James Brown venu à Kinshasa lors du combat de boxe Mohamed Ali-Georges Foreman.
Patrick Kianimi
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Source : starducongo.com | 2012-08-21 14:59:00.0
Les festivités du 15 août 2012 à Kinkala offrent à notre journal l'opportunité de faire un aperçu culturel sur les artistes du Pool qui, à l'instar des autres départements du Congo, a donné au pays des musiciens de renom. Ces derniers ont apporté leur touche au rayonnement de la musique congolaise au-delà des frontières nationales.
S’il est aujourd’hui établi que «Paulo» Kamba de son vrai nom Paul Kamba, né le 12 novembre 1912 à Mpouya, originaire du district de Boundji dans l’actuel département de la Cuvette, est le précurseur le plus connu de la musique congolaise moderne des deux Congo dans les années 1930-1940, il ne reste pas moins vrai que d’autres artistes aussi talentueux, moins connus de cette époque, ont également impulsé notre musi-que sur la voie de la modernité. Parmi eux, le chanteur Bernard Massamba «Lebel» avec son groupe «Jazz Bohème» peut également être considéré comme un pionnier à cette époque.
Il a réalisé de belles œuvres musicales qui ont impressionné aussi bien à Brazzaville qu’à Léopoldville. Selon l’auteur Sylvain Mbemba, dans son livre «50 ans de musique Congo-Zaïre» (Présence Africaine) le grand Joseph Kabasélé de l’African Jazz a été à la fois un admirateur et imitateur de Massamba «Lebel», dans ce qu’ils avaient de commun dans les voix avec celle du célèbre chanteur français Tino Rossi. Malheureusement, ces œuvres de «Lebel» des années 40 et 50 n’ont pas été enregistrées sur supports discographiques, ce qui est dommageable pour l’histoire. Ce musicien de talent décèdera en 1953 dans un accident de la route à hauteur du rond-point de Bifouiti à Makélékélé, trois ans après le décès de Paul Kamba.
En 1954, la relève viendra avec la création des cercles culturels à Brazzaville. Celui de Bacongo dirigé par Dominique Nzalakan-da, ancien maire et ministre sous l’abbé Fulbert Youlou, donnera naissance au Cercul Jazz qui est un démembrement de l’appella-tion cercle culturel (cer vient de cercle et cul de culturel). Les premiers musiciens du Cercul Jazz François Bamana-dio, Alphonse Malanda, Sangou «de la danse» n’ont pas connu le succès des Aubin François Boukaka alias Franklin Boukaka, Albert Ntounta «Mamadou», Alphonse Ntaloulou plus tard connu sous le sobriquet d’Alphon-so dans les Bantous de la capitale, ainsi que Ricky Siméon. Des titres d’anthologie comme «Joli joli Brazzaville», «Loufoua tolo», « Nitu ani ya mbi»,»Ngaï dossier ébéba», «Pont sur le Congo». situent cet orchestre dans les meilleurs de notre pays. La preuve?: lorsque Franklin Boukaka entame sa carrière solo avec Manu Dibango par son opus «?Les immortels?», il acquiert une stature internationale incontes-table avec des titres comme «Le bucheron», « Mwanga» et les autres.
En 1958, lorsque naît l’orchestre Négro Band à Kinshasa composé de musiciens de Brazza-ville en majorité, il faut compter parmi les co-fondateurs Rigobert Massengo «Max Clari», Denis Loubassou dit Tintin, originaires du Pool. Revenu définitivement au bercail en 1960, le Négro Band sous la direction de Max Massengo rivalise d’ardeur avec les Bantous de la capitale dont il conteste le leadership de la musique congolaise. Des titres comme «Kumaye», «Massamba Joseph Témoin», «Mokili éko ningana», «Sapato»,»Dipanda», l’ont hissé au hit-parade de la musique congolaise.
hhLa venue dans Négro Band dans les années 1970 de Pierre Lou-kouamoussou «Pierrot» (saxo), Grégoire Louvouézo (guitare basse), Maurice Mbongolo (chant), Tomba dia Mahoungou «Major» (drums) participe à réa-ménager l’orchestre qui s’envole pour la France enregistrer chez Pathé Marconi. Des titres comme «Mado ndima mokumba», «Gil-lette ya le 4 mai», «Marie Hélè-ne», «Nkoussou Joséphine», propulsent l’orchestre sur le plan international.
En 1959, lorsque les musiciens de la diaspora du Congo-Brazzaville installés à Léopoldville retraversent le fleuve Congo pour donner naissance à l’orchestre Bantous, il y a parmi eux Célestin Nkouka dit Célio, Edouard Ngan-ga alias Edo, Daniel Loubélo «De la lune», dont les talents ont éclos dans l’Ok Jazz et le Rock à Mambo. La République n’en est que très honorée, de voir ses enfants revenir au bercail avant l’indépendance pour lui donner un ensemble musical digne de ce nouveau statut qui pointe à l’horizon.
Dans les Bantous de la capitale, sous la direction de Jean Serge Essous et Nino Malapet, l’on a suivi les Mbemba Bingui «Pamélo», Mpassi Mermans, Samba Mascott, Côme Mountouari «Kos-mos», Arthur Samba «Nona», «Théophile Bitsikou «Théo», Malonga «Sammy Trompette», acquérir la maîtrise de leur art qui a contribué à la renommée de la musique congolaise sur le plan international. Les prestations de cet orchestre aux festivals de Dakar en 1966 et d’Alger en 1969 et les trophées gagnés en sont des preuves irréfutables. Le panorama ne serait pas complet si l’on n’y inclut au début des années 60, des ensembles comme le Club Kallé, autrement désigné Rumbam-beros. Ce groupe en majorité composé des ressortissants du Pool avait pour objectif l’appui moral et culturel à l’œuvre de Joseph Kabasélé. On y retrouve Clément Massen-go, Amoyen Bibanzoulou, Sylvain Mbemba, Gérard Bitsindou, Prosper Nkouri, Firmin Tembé.
ggAutres émanations du Pool, Fidèle Zizi, Sabou Bathel, Ignace Nkounkou alias «Master mwana Congo» dans le Mando Négro Kwala-Kwa?; Sinza Kotoko qui connut son apogée avec le chanteur Pierre Mountouari, frère cadet de Kosmos Mountouari des Bantous. L’orchestre Super Tembessa dirigé par Shamouko et ayant pour siège l’hôtel «Sergent Normal» à Matoumbou, a également fait le bonheur des mélomanes congolais dans les années 70-80. Gilbert Youlou Mabiala de l’Ok Jazz, des Trois Frères et de Kamikaze Lonin-guisa?; Loko Massengo du Trio Madjési?; Antoine Moundanda?et son Likembé géant ; Jacques Loubélo et les Cheveux crépus?; Miénandi Michou des SBB?; Clotaire Kimbolo, Casimir Zoba «Zao»?; Sammy Massamba?; Théo Blaise Nkounkou, Freddy Kébano, que sais-je encore?? Les Echos noirs de Samba Ngo qui deviendront plus tard «Les Bambinas» etc. D’autres ont été certainement oubliés, qu’ils nous en excusent.
Au vu de cette évocation et cette énumération de ces talents originaires du Pool, on peut affirmer sans courir le risque d’être démenti, que ce département est l’un de ceux qui ont donné le gros des troupes pour le triomphe de la musique congolaise sur le plan international.
Roger Pao
S’il est aujourd’hui établi que «Paulo» Kamba de son vrai nom Paul Kamba, né le 12 novembre 1912 à Mpouya, originaire du district de Boundji dans l’actuel département de la Cuvette, est le précurseur le plus connu de la musique congolaise moderne des deux Congo dans les années 1930-1940, il ne reste pas moins vrai que d’autres artistes aussi talentueux, moins connus de cette époque, ont également impulsé notre musi-que sur la voie de la modernité. Parmi eux, le chanteur Bernard Massamba «Lebel» avec son groupe «Jazz Bohème» peut également être considéré comme un pionnier à cette époque.
Il a réalisé de belles œuvres musicales qui ont impressionné aussi bien à Brazzaville qu’à Léopoldville. Selon l’auteur Sylvain Mbemba, dans son livre «50 ans de musique Congo-Zaïre» (Présence Africaine) le grand Joseph Kabasélé de l’African Jazz a été à la fois un admirateur et imitateur de Massamba «Lebel», dans ce qu’ils avaient de commun dans les voix avec celle du célèbre chanteur français Tino Rossi. Malheureusement, ces œuvres de «Lebel» des années 40 et 50 n’ont pas été enregistrées sur supports discographiques, ce qui est dommageable pour l’histoire. Ce musicien de talent décèdera en 1953 dans un accident de la route à hauteur du rond-point de Bifouiti à Makélékélé, trois ans après le décès de Paul Kamba.
En 1954, la relève viendra avec la création des cercles culturels à Brazzaville. Celui de Bacongo dirigé par Dominique Nzalakan-da, ancien maire et ministre sous l’abbé Fulbert Youlou, donnera naissance au Cercul Jazz qui est un démembrement de l’appella-tion cercle culturel (cer vient de cercle et cul de culturel). Les premiers musiciens du Cercul Jazz François Bamana-dio, Alphonse Malanda, Sangou «de la danse» n’ont pas connu le succès des Aubin François Boukaka alias Franklin Boukaka, Albert Ntounta «Mamadou», Alphonse Ntaloulou plus tard connu sous le sobriquet d’Alphon-so dans les Bantous de la capitale, ainsi que Ricky Siméon. Des titres d’anthologie comme «Joli joli Brazzaville», «Loufoua tolo», « Nitu ani ya mbi»,»Ngaï dossier ébéba», «Pont sur le Congo». situent cet orchestre dans les meilleurs de notre pays. La preuve?: lorsque Franklin Boukaka entame sa carrière solo avec Manu Dibango par son opus «?Les immortels?», il acquiert une stature internationale incontes-table avec des titres comme «Le bucheron», « Mwanga» et les autres.
En 1958, lorsque naît l’orchestre Négro Band à Kinshasa composé de musiciens de Brazza-ville en majorité, il faut compter parmi les co-fondateurs Rigobert Massengo «Max Clari», Denis Loubassou dit Tintin, originaires du Pool. Revenu définitivement au bercail en 1960, le Négro Band sous la direction de Max Massengo rivalise d’ardeur avec les Bantous de la capitale dont il conteste le leadership de la musique congolaise. Des titres comme «Kumaye», «Massamba Joseph Témoin», «Mokili éko ningana», «Sapato»,»Dipanda», l’ont hissé au hit-parade de la musique congolaise.
hhLa venue dans Négro Band dans les années 1970 de Pierre Lou-kouamoussou «Pierrot» (saxo), Grégoire Louvouézo (guitare basse), Maurice Mbongolo (chant), Tomba dia Mahoungou «Major» (drums) participe à réa-ménager l’orchestre qui s’envole pour la France enregistrer chez Pathé Marconi. Des titres comme «Mado ndima mokumba», «Gil-lette ya le 4 mai», «Marie Hélè-ne», «Nkoussou Joséphine», propulsent l’orchestre sur le plan international.
En 1959, lorsque les musiciens de la diaspora du Congo-Brazzaville installés à Léopoldville retraversent le fleuve Congo pour donner naissance à l’orchestre Bantous, il y a parmi eux Célestin Nkouka dit Célio, Edouard Ngan-ga alias Edo, Daniel Loubélo «De la lune», dont les talents ont éclos dans l’Ok Jazz et le Rock à Mambo. La République n’en est que très honorée, de voir ses enfants revenir au bercail avant l’indépendance pour lui donner un ensemble musical digne de ce nouveau statut qui pointe à l’horizon.
Dans les Bantous de la capitale, sous la direction de Jean Serge Essous et Nino Malapet, l’on a suivi les Mbemba Bingui «Pamélo», Mpassi Mermans, Samba Mascott, Côme Mountouari «Kos-mos», Arthur Samba «Nona», «Théophile Bitsikou «Théo», Malonga «Sammy Trompette», acquérir la maîtrise de leur art qui a contribué à la renommée de la musique congolaise sur le plan international. Les prestations de cet orchestre aux festivals de Dakar en 1966 et d’Alger en 1969 et les trophées gagnés en sont des preuves irréfutables. Le panorama ne serait pas complet si l’on n’y inclut au début des années 60, des ensembles comme le Club Kallé, autrement désigné Rumbam-beros. Ce groupe en majorité composé des ressortissants du Pool avait pour objectif l’appui moral et culturel à l’œuvre de Joseph Kabasélé. On y retrouve Clément Massen-go, Amoyen Bibanzoulou, Sylvain Mbemba, Gérard Bitsindou, Prosper Nkouri, Firmin Tembé.
ggAutres émanations du Pool, Fidèle Zizi, Sabou Bathel, Ignace Nkounkou alias «Master mwana Congo» dans le Mando Négro Kwala-Kwa?; Sinza Kotoko qui connut son apogée avec le chanteur Pierre Mountouari, frère cadet de Kosmos Mountouari des Bantous. L’orchestre Super Tembessa dirigé par Shamouko et ayant pour siège l’hôtel «Sergent Normal» à Matoumbou, a également fait le bonheur des mélomanes congolais dans les années 70-80. Gilbert Youlou Mabiala de l’Ok Jazz, des Trois Frères et de Kamikaze Lonin-guisa?; Loko Massengo du Trio Madjési?; Antoine Moundanda?et son Likembé géant ; Jacques Loubélo et les Cheveux crépus?; Miénandi Michou des SBB?; Clotaire Kimbolo, Casimir Zoba «Zao»?; Sammy Massamba?; Théo Blaise Nkounkou, Freddy Kébano, que sais-je encore?? Les Echos noirs de Samba Ngo qui deviendront plus tard «Les Bambinas» etc. D’autres ont été certainement oubliés, qu’ils nous en excusent.
Au vu de cette évocation et cette énumération de ces talents originaires du Pool, on peut affirmer sans courir le risque d’être démenti, que ce département est l’un de ceux qui ont donné le gros des troupes pour le triomphe de la musique congolaise sur le plan international.
Roger Pao
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Source : starducongo.com | 2012-08-17 02:58:00.0
Officiellement, neuf groupes, stars de la musique congolaise, illumineront la cinquième édition de l'événement musical, attendu dans la capitale de la République démocratique du Congo du 10 au 18 août
Avec la participation de l'orchestre mythique congolais, Les Bantous de la capitale, et de Casimir Zao dit « Ancien Combattant », qui entonnera entre autres chansons Moustique, Béatrice ou Adam et Ève, l'ambiance sera au rendez-vous. Le 7 juillet, au cours d'un échange avec les journalistes organisé à Elonda au nord de Brazzaville, l'équipe chargée à la communication a largement expliqué cette option.
« Les musiciens de la RDC viennent fréquemment jouer au Congo-Brazzaville, aussi sont-ils connus autant que leurs œuvres. Par contre, ceux du Congo-Brazzaville ne traversent pas souvent le fleuve Congo pour des prestations musicales. C'est pourquoi que le comité a voulu leur faire honneur », a expliqué Charly Balaka, l'un des membres de l'équipe du Fiet.
À l'affiche également Roga Roga et son Extra-Musica étaleront le répertoire de Sorcellerie kindoki ; Kevin Mboundé-Mbénga et Patrouille des stars donneront la saveur de la chanson polémique Tonton partout partout ; Doudou Copa de mi-amor, Nzété Sexy-Chocolat et ses coéquipiers psalmodieront Le monde est méchant ; SOS Salsa de Romain Gardon séduira le public avec Taba mobangué ; Palmade Atipo et l'orchestre Ayessa Musica présenteront Balle à terre ; et les jeunes rappeurs du groupe Sixième Bataillon n'entendent pas gâter la sauce.
« Il s'agit pour nous de promouvoir le talent. C'est ainsi que l'accent sera mis sur les artistes-musiciens du Congo-Brazzaville. Parce que leurs œuvres phonographiques sont connues et aimées à Kinshasa. Cependant, leurs auteurs ne le sont pas. Il est donc bien de proposer au public kinois les œuvres et leurs auteurs, les faire connaître à d'autres artistes présents à la cinquième édition. C'est la particularité de cette année », a indiqué Cécile Tshilemba, la représentante de l'honorable Serge Kayembé, promoteur du festival.
Pour prouver son caractère panafricaniste, le Fiet accueillera onze pays africains autour du thème : « La paix, l'unité pour un Congo et l'Afrique émergente », avec la participation annoncé des célébrités de la musique africaine Magic System, Manu Dibango, Ismaël Lô, et autres.
Une soirée d'hommage sera consacrée à Joseph Athanase Tshamala Kabasele, dit Grand Kallé, considéré comme l'un des pionniers de la musique moderne africaine et auteur de la chanson Indépendance Cha-Cha, disparu le 11 février 1983. Elle sera animée par Manu Dibango, Les Bantous de la capitale, Doudou Copa et King Kester Emeneya. En même temps, le Camerounais animera avec d'autres experts musicologues, un symposium sur le thème retenu pour la cinquième édition du Fiet.
Jean-Dany Ébouélé
Avec la participation de l'orchestre mythique congolais, Les Bantous de la capitale, et de Casimir Zao dit « Ancien Combattant », qui entonnera entre autres chansons Moustique, Béatrice ou Adam et Ève, l'ambiance sera au rendez-vous. Le 7 juillet, au cours d'un échange avec les journalistes organisé à Elonda au nord de Brazzaville, l'équipe chargée à la communication a largement expliqué cette option.
« Les musiciens de la RDC viennent fréquemment jouer au Congo-Brazzaville, aussi sont-ils connus autant que leurs œuvres. Par contre, ceux du Congo-Brazzaville ne traversent pas souvent le fleuve Congo pour des prestations musicales. C'est pourquoi que le comité a voulu leur faire honneur », a expliqué Charly Balaka, l'un des membres de l'équipe du Fiet.
À l'affiche également Roga Roga et son Extra-Musica étaleront le répertoire de Sorcellerie kindoki ; Kevin Mboundé-Mbénga et Patrouille des stars donneront la saveur de la chanson polémique Tonton partout partout ; Doudou Copa de mi-amor, Nzété Sexy-Chocolat et ses coéquipiers psalmodieront Le monde est méchant ; SOS Salsa de Romain Gardon séduira le public avec Taba mobangué ; Palmade Atipo et l'orchestre Ayessa Musica présenteront Balle à terre ; et les jeunes rappeurs du groupe Sixième Bataillon n'entendent pas gâter la sauce.
« Il s'agit pour nous de promouvoir le talent. C'est ainsi que l'accent sera mis sur les artistes-musiciens du Congo-Brazzaville. Parce que leurs œuvres phonographiques sont connues et aimées à Kinshasa. Cependant, leurs auteurs ne le sont pas. Il est donc bien de proposer au public kinois les œuvres et leurs auteurs, les faire connaître à d'autres artistes présents à la cinquième édition. C'est la particularité de cette année », a indiqué Cécile Tshilemba, la représentante de l'honorable Serge Kayembé, promoteur du festival.
Pour prouver son caractère panafricaniste, le Fiet accueillera onze pays africains autour du thème : « La paix, l'unité pour un Congo et l'Afrique émergente », avec la participation annoncé des célébrités de la musique africaine Magic System, Manu Dibango, Ismaël Lô, et autres.
Une soirée d'hommage sera consacrée à Joseph Athanase Tshamala Kabasele, dit Grand Kallé, considéré comme l'un des pionniers de la musique moderne africaine et auteur de la chanson Indépendance Cha-Cha, disparu le 11 février 1983. Elle sera animée par Manu Dibango, Les Bantous de la capitale, Doudou Copa et King Kester Emeneya. En même temps, le Camerounais animera avec d'autres experts musicologues, un symposium sur le thème retenu pour la cinquième édition du Fiet.
Jean-Dany Ébouélé
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-08-09 12:54:00.0
[La Prospérité]Kinshasa -"A la suite de votre brillante élection en qualité de Président de la République française par les hommes, femmes, vieux et jeunes français, l'AFRIC'AMBIANCE vous adresse la présente, non seulement pour vous féliciter au nom de ses artistes parmi lesquels Manu Dibango qui a fait de la France sa seconde patrie et lequel, au stade de France, rendit un vibrant hommage à Grand Kallé, son maitre, et à la RDC mais aussi pour vous invite
Source : AllAfrica | 2012-07-31 02:37:59.0
Une ambiance explosive est pressentie du 10 au 19 août à l’hôtel Invest à la cinquième édition de l’événement kinois qui accueillera aussi des célébrités de l’autre coté du fleuve, à l’instar de Zao et des Bantous de la Capitale. Le bel éventail d’hôtes annoncés ont la cote à Kinshasa ou du moins ont fait rêver plusieurs générations à diverses époques et ils n’y sont que bien appréciés. Leur présence ne sera donc pas pour déplaire aux Kinois et encore moins aux Brazzavillois qui sont invités, du reste, à s’offrir une brève traversée les dix jours que dureront le Festival international des étoiles (Fiet).
Avec les participations attendues de Magic System, Manu Dibango, Ismaël Lô, Zao et des Bantous de la Capitale, il y en aura assurément pour tous les goûts. Plus qu’un simple ingrédient qui viendrait rajouter du piquant à la sauce, leur contribution serait à considérer comme un plat savoureux où les mélomanes y trouveront du bonheur chacun selon sa préférence.
Sur le plan local, les artistes programmés ne sont pas les moindres. Ainsi, d’aucuns estiment que le menu du cinquième Fiet ne sera ni plus ni moins qu’un cocktail explosif et très éclectique. En effet, l’initiateur du Fiet, en l’occurrence l’ex-député Serge Kayembe, avait, lors de la dernière chronique musicale dominicale de la télévision nationale cité Koffi Olomide et Jean Goubald au nombre des stars locales qui prendront part à son événement. Là aussi, comme pour les invités précités, l’éclectisme sera au rendez-vous avec la participation prévue des groupes musicaux de certaines provinces du pays.
Le bref aperçu de la programmation livré par Serge Kayembe devrait, pense-t-on tout aussi rencontrer les goûts de plusieurs férus de la culture. Koffi, le Grand Mopao est prévu à l’affiche de la soirée d’ouverture dont il sera d’ailleurs le parrain. Et, pour le 12 août, il a annoncé la tenue d’un « spectacle chrétien » pour lequel une invitation cordiale est d’ores et déjà lancée aux nombreux chrétiens de la ville. L’autre date annoncée, à savoir le 18 août, est celle réservée au concert de Magic System à la veille de la clôture du Fiet.
Sur le plan logistique, l’organisation prévoit une gestion particulière du site qui abritera le cinquième Fiet. En effet, Serge Kayembe a évoqué l’aménagement de cinq sites d’activités dans le « Village » du festival à ériger dans l’enceinte de l’hôtel Invest. L’espace consacré aux concerts, qu’il a baptisé « Jardin des spectacles », devrait selon ses estimations accueillir de 2 000 à 3 000 personnes. Et l’emplacement prévu pour les expositions d’œuvre d’arts devrait, a-t-il dit, être occupé par divers stands dont ceux du Mali et de l’Inde. Les artisans venus des provinces côtoieront ainsi leurs pairs venus d’ailleurs. Une occasion d’échange et d’enrichissement mutuels offerte à chacun.
Particulièrement, le passage de la durée du Fiet de sept à dix jours et la sélection des stars à l’affiche plus prestigieuses les unes que les autres au fil des éditions traduit son ambition d’en faire un événement continental d’envergure. Un lieu de rencontre d’expression culturelle panafricaine à plusieurs niveaux, dit-on.
Nioni Masela
Avec les participations attendues de Magic System, Manu Dibango, Ismaël Lô, Zao et des Bantous de la Capitale, il y en aura assurément pour tous les goûts. Plus qu’un simple ingrédient qui viendrait rajouter du piquant à la sauce, leur contribution serait à considérer comme un plat savoureux où les mélomanes y trouveront du bonheur chacun selon sa préférence.
Sur le plan local, les artistes programmés ne sont pas les moindres. Ainsi, d’aucuns estiment que le menu du cinquième Fiet ne sera ni plus ni moins qu’un cocktail explosif et très éclectique. En effet, l’initiateur du Fiet, en l’occurrence l’ex-député Serge Kayembe, avait, lors de la dernière chronique musicale dominicale de la télévision nationale cité Koffi Olomide et Jean Goubald au nombre des stars locales qui prendront part à son événement. Là aussi, comme pour les invités précités, l’éclectisme sera au rendez-vous avec la participation prévue des groupes musicaux de certaines provinces du pays.
Le bref aperçu de la programmation livré par Serge Kayembe devrait, pense-t-on tout aussi rencontrer les goûts de plusieurs férus de la culture. Koffi, le Grand Mopao est prévu à l’affiche de la soirée d’ouverture dont il sera d’ailleurs le parrain. Et, pour le 12 août, il a annoncé la tenue d’un « spectacle chrétien » pour lequel une invitation cordiale est d’ores et déjà lancée aux nombreux chrétiens de la ville. L’autre date annoncée, à savoir le 18 août, est celle réservée au concert de Magic System à la veille de la clôture du Fiet.
Sur le plan logistique, l’organisation prévoit une gestion particulière du site qui abritera le cinquième Fiet. En effet, Serge Kayembe a évoqué l’aménagement de cinq sites d’activités dans le « Village » du festival à ériger dans l’enceinte de l’hôtel Invest. L’espace consacré aux concerts, qu’il a baptisé « Jardin des spectacles », devrait selon ses estimations accueillir de 2 000 à 3 000 personnes. Et l’emplacement prévu pour les expositions d’œuvre d’arts devrait, a-t-il dit, être occupé par divers stands dont ceux du Mali et de l’Inde. Les artisans venus des provinces côtoieront ainsi leurs pairs venus d’ailleurs. Une occasion d’échange et d’enrichissement mutuels offerte à chacun.
Particulièrement, le passage de la durée du Fiet de sept à dix jours et la sélection des stars à l’affiche plus prestigieuses les unes que les autres au fil des éditions traduit son ambition d’en faire un événement continental d’envergure. Un lieu de rencontre d’expression culturelle panafricaine à plusieurs niveaux, dit-on.
Nioni Masela
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Source : starducongo.com | 2012-07-30 23:00:03.0
Fiest'à Sète est un festival de musiques du monde qui a lieu chaque année dans le Sud de la France, à Sète. La 16e édition aura lieu du 21 juillet au 6 août 2012. De nombreux artistes seront présents à l'instar de Manu Dibango, Hugh Masekela ou encore Boubacar Traoré. Lire aussi : Festival Fiest'à Sète : une seizième édition au son africain
Source : afrik.com | 2012-07-21 22:36:06.0
[Le Quotidien Mutations]Un concert musical rassemblant deux des artistes les plus influents du continent noir a été animé samedi dernier, à Alger par le batteur nigérian Tony Allen et le saxophoniste camerounais Manu Dibango.
Source : AllAfrica | 2012-07-18 11:09:38.0
L'association SIMBAA pour la Dignité de l'Afrique
et son président Gaston
Kelman
seraient heureux de vous accueillir au petit-déjeuner qu'ils organisent sur le thème
La politique africaine de la France
autour de
Mireille Fanon-Mendès-France, présidente de la fondation Frantz fanon
Et de
Malek Chebel, anthropologue et philosophe
Avec l'aimable participation de Manu
Dibango
Et en présence de nombreuses personnalités
Le mercredi 27 juin 2012 de 08 heures 30 à 10 heures au restaurant Chez Françoise
Aérogare des invalides, 75007 Paris
Rsvp : simbaa2012@yahoo.fr
Téléphone : +33 6 99 90 55 66
.
Voiturier par l'entrée face au 02, rue Fabert
Source : presseafricaine.info | 2012-06-19 17:12:00.0
L'événement sera organisé par le Rassemblement des artistes musiciens congolais (Ramuc) au cours de la deuxième quinzaine de ce mois, à l'hôtel Venus à Kinshasa.
Selon l'Agence congolaise de presse (ACP) qui cite le coordonnateur du Ramuc, Kumwimba Saleh, trente artistes musiciens dont Blaise Bula, Verkys Kiamuangana, JB Mpiana, Karmapa, Mbilia Bel, Tshiala Muana et Alain Mpela interpréteront à l'occasion les chansons à succès du Grand Kallé, telles Kallé kato , Para-fifi et Indépendance cha cha.
En outre, poursuit l'ACP qui s'appuie sur la même source, les musiciens impliqués dans l'organisation de cette manifestation se considèrent comme de «véritables héritiers » du courant musical de Grand Kallé
Né le 16 décembre 1930 à Matadi, Joseph Athanase Kabasele Tshiamala, Grand Kallé, est considéré comme le père de la musique congolaise moderne et l'un des pionniers de la musique africaine contemporaine.
Il a été le tout premier à fonder, en 1951, un orchestre moderne permanent, l'African Jazz, en associant des instruments musicaux folkloriques et étrangers et en introduisant la guitare électrique dans la musique congolaise. Ses premiers musiciens sont Tino Baroza, Déchaud Mwamba, Kasanda Nico, alias Docteur, Izeidi Mokoy et Isaac Musekiwa.
Révolution dans la musique congolaise
En combinant rumba congolaise et musique cubaine, Grand Kallé a opéré une révolution dans la musique congolaise qui a permis à l'African Jazz de récolter un succès retentissant dans le pays, à travers l'Afrique et dans le monde. Pour la plupart de chroniqueurs, tous les groupes musicaux ou les artistes musiciens qui sont apparus sur la scène après l'African Jazz sont des héritiers du Grand Kallé. Le saxophoniste Manu Dibango, les chanteurs Tabu Ley Rochereau et Pépé Kalle figurent parmi les musiciens qui ont effectué un passage au sein d'African Jazz.
Ce dernier est le tout premier orchestre congolais à se rendre en Europe où il a presté le 20 février 1960 à la clôture de la table ronde belgo-congolaise destinée à définir les conditions et la date de l'indépendance du Congo. C'est dans ce contexte que naît Indépendance cha cha, considéré aujourd'hui comme l'hymne de l'indépendance de la RDC et de toutes les nations africaines accédant à la souveraineté internationale. À l'indépendance du Congo, le 30 juin 1960, Grand Kallé a été membre du gouvernement Lumumba en qualité de secrétaire à l'Information.
Joseph Kabasele est décédé le 11 février 1983 et inhumé le 14 février au cimetière de la Gombe, à Kinshasa. Les musiciens des deux rives du Congo lui avaient réservé un hommage mérité.
Patrick Kianimi
Selon l'Agence congolaise de presse (ACP) qui cite le coordonnateur du Ramuc, Kumwimba Saleh, trente artistes musiciens dont Blaise Bula, Verkys Kiamuangana, JB Mpiana, Karmapa, Mbilia Bel, Tshiala Muana et Alain Mpela interpréteront à l'occasion les chansons à succès du Grand Kallé, telles Kallé kato , Para-fifi et Indépendance cha cha.
En outre, poursuit l'ACP qui s'appuie sur la même source, les musiciens impliqués dans l'organisation de cette manifestation se considèrent comme de «véritables héritiers » du courant musical de Grand Kallé
Né le 16 décembre 1930 à Matadi, Joseph Athanase Kabasele Tshiamala, Grand Kallé, est considéré comme le père de la musique congolaise moderne et l'un des pionniers de la musique africaine contemporaine.
Il a été le tout premier à fonder, en 1951, un orchestre moderne permanent, l'African Jazz, en associant des instruments musicaux folkloriques et étrangers et en introduisant la guitare électrique dans la musique congolaise. Ses premiers musiciens sont Tino Baroza, Déchaud Mwamba, Kasanda Nico, alias Docteur, Izeidi Mokoy et Isaac Musekiwa.
Révolution dans la musique congolaise
En combinant rumba congolaise et musique cubaine, Grand Kallé a opéré une révolution dans la musique congolaise qui a permis à l'African Jazz de récolter un succès retentissant dans le pays, à travers l'Afrique et dans le monde. Pour la plupart de chroniqueurs, tous les groupes musicaux ou les artistes musiciens qui sont apparus sur la scène après l'African Jazz sont des héritiers du Grand Kallé. Le saxophoniste Manu Dibango, les chanteurs Tabu Ley Rochereau et Pépé Kalle figurent parmi les musiciens qui ont effectué un passage au sein d'African Jazz.
Ce dernier est le tout premier orchestre congolais à se rendre en Europe où il a presté le 20 février 1960 à la clôture de la table ronde belgo-congolaise destinée à définir les conditions et la date de l'indépendance du Congo. C'est dans ce contexte que naît Indépendance cha cha, considéré aujourd'hui comme l'hymne de l'indépendance de la RDC et de toutes les nations africaines accédant à la souveraineté internationale. À l'indépendance du Congo, le 30 juin 1960, Grand Kallé a été membre du gouvernement Lumumba en qualité de secrétaire à l'Information.
Joseph Kabasele est décédé le 11 février 1983 et inhumé le 14 février au cimetière de la Gombe, à Kinshasa. Les musiciens des deux rives du Congo lui avaient réservé un hommage mérité.
Patrick Kianimi
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Source : starducongo.com | 2012-06-08 00:52:00.0
[Le Soleil]
Manu Dibango n'est pas venu au Festival Saint-Louis Jazz à cause d'un « problème de cachet », a annoncé à l'Aps, le secrétaire général du festival, Assane Fall, soulignant que l'association Saint-Louis Jazz a fait de son mieux pour répondre aux exigences du saxophoniste.
Source : AllAfrica | 2012-06-03 02:16:25.0
Saint-Louis, 1er juin (APS) -Manu Dibango n’est pas venu au Festival Saint-Louis Jazz à cause d’un ‘’problème de cachet’’, a annoncé à l’APS le secrétaire général du festival Assane Fall, soulignant que l’Association Saint-Louis Jazz a fait de son mieux pour répondre aux exigences du saxophoniste.L’absence de l’artiste camerounais a été l’un des faits marquants de la 20-ème édition du Festival Saint-Louis Jazz (23-28 mai).
‘’Au début, nous devions acheter des billets d’avion triangulaires, Rabat-Dakar-Conakry, mais son concert en Guinée étant annulé, le manager nous imposait pas moins d’acheter tous les billets pour le groupe de 14 personnes, ce qui était très coûteux pour le Festival Saint-Louis Jazz et injustifié comme exigence’’, a expliqué Assane Fall.’’En définitive, nous avons acheté 13 billets auprès d’Air France et de la Royal Air Maroc. Il y avait 13 billets Paris-Dakar-Paris, dont un billet en classe affaires. Et deux billets Rabat-Dakar, l’un en classe économique et l’autre en classe affaires pour lui et sa fille’’, a dit M. Fall.
A cela s’ajoute une ‘’réservation faite à Dakar pour une nuitée par le ministère de la Culture et du Tourisme, avant sa mise en route sur Saint-Louis.’’Manu Dibango était au Maroc, d’où il devait rallier Dakar avant de venir à Saint-Louis.’’L’Association Saint-Louis Jazz avait aussi pris soin de délivrer tous les contrats, ainsi que le formulaire du contrat du musicien camerounais, à Eleonora Rossi, la directrice de l’Institut culturel français, qui nous avait affirmé que la France ne versait plus directement de subvention’’, a indiqué Assane Fall.’’Seulement au dernier moment, a-t-il poursuivi, la Coopération française dont la subvention devait prendre en charge le cachet de la star camerounaise nous a saisis pour nous dire qu’elle versait directement l’argent dans le compte du Saint-Louis Jazz’’.
L’artiste, qui demandait 80 pour cent de son cachet de 10 mille euros (environ six millions 550 mille francs CFA) avant de rallier Dakar, n’était pas satisfait de l’association. Cette dernière n’a pas pu recevoir à temps la subvention française dans son compte, indique le secrétaire général de Saint-Louis Jazz, qui voulait offrir un cadeau d’anniversaire à son public avec la venue de l’artiste camerounais."C’est donc bien pour un problème de cachet que Manu Dibango n’est pas venu à Saint-Louis, malgré tous les efforts faits pour le rassurer sur son paiement’’, explique Assane Fall.Le festival fêtait ses 20 ans et l’entrée était gratuite cette année, a rappelé M. Fall.
‘’Au début, nous devions acheter des billets d’avion triangulaires, Rabat-Dakar-Conakry, mais son concert en Guinée étant annulé, le manager nous imposait pas moins d’acheter tous les billets pour le groupe de 14 personnes, ce qui était très coûteux pour le Festival Saint-Louis Jazz et injustifié comme exigence’’, a expliqué Assane Fall.’’En définitive, nous avons acheté 13 billets auprès d’Air France et de la Royal Air Maroc. Il y avait 13 billets Paris-Dakar-Paris, dont un billet en classe affaires. Et deux billets Rabat-Dakar, l’un en classe économique et l’autre en classe affaires pour lui et sa fille’’, a dit M. Fall.
A cela s’ajoute une ‘’réservation faite à Dakar pour une nuitée par le ministère de la Culture et du Tourisme, avant sa mise en route sur Saint-Louis.’’Manu Dibango était au Maroc, d’où il devait rallier Dakar avant de venir à Saint-Louis.’’L’Association Saint-Louis Jazz avait aussi pris soin de délivrer tous les contrats, ainsi que le formulaire du contrat du musicien camerounais, à Eleonora Rossi, la directrice de l’Institut culturel français, qui nous avait affirmé que la France ne versait plus directement de subvention’’, a indiqué Assane Fall.’’Seulement au dernier moment, a-t-il poursuivi, la Coopération française dont la subvention devait prendre en charge le cachet de la star camerounaise nous a saisis pour nous dire qu’elle versait directement l’argent dans le compte du Saint-Louis Jazz’’.
L’artiste, qui demandait 80 pour cent de son cachet de 10 mille euros (environ six millions 550 mille francs CFA) avant de rallier Dakar, n’était pas satisfait de l’association. Cette dernière n’a pas pu recevoir à temps la subvention française dans son compte, indique le secrétaire général de Saint-Louis Jazz, qui voulait offrir un cadeau d’anniversaire à son public avec la venue de l’artiste camerounais."C’est donc bien pour un problème de cachet que Manu Dibango n’est pas venu à Saint-Louis, malgré tous les efforts faits pour le rassurer sur son paiement’’, explique Assane Fall.Le festival fêtait ses 20 ans et l’entrée était gratuite cette année, a rappelé M. Fall.
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Source : starducongo.com | 2012-06-02 00:47:00.0
- Son nouveau Single « Nouvel ère »
- Sa biographie illustrée, dans toute sa dimension
Le tout , au centre d’un projet dite : « ERE AFRIQUE »
I – LE PROJET ERE AFRIQUE
Le projet Ere Afrique, attendu au mois de Septembre 2012, est un nouveau retour aux genres Afro-Caribéens de grand orchestre. Un album de duo composé de divers titres, fruit d’un énorme travail, pour lequel PASSI s’est entouré des meilleurs musiciens de renommées internationales et bien d’autres à découvrir : MEIWEY (Côte d’Ivoire) – MANU DIBANGO (Cameroun) – FALLY IPUPA (RDC) – BISO na BISO et LAPRIOSH (Congo) Jacky BROWN (Neg’ Marrons – Cap Vert) – Jacob DESVARIEUX (Kasav) et Jocelyne LABYLIE (Guadeloupe – MILCA (Guyane-Haïti) – NABI (Sénégal)…SPOON (Afrique du Sud) – PEEDA (Libéria)
II – LE MARIAGE AFRO-CARIBEEN
A travers une grande variété de climats et de rythmes, on retrouve les deux points de mire du mariage afro-caribéen, tel que la tradition l’a fixé depuis des millénaires : une percussion qui entraîne et met en place les masses instrumentales et des cuivres éclatants. Solistes de grand renom et vocalistes d’une imposante présence.
Sous le soleil des tropiques, à son niveau le plus éclatant, PASSI vous invite à une rencontre de deux sensibilités, de deux lyrismes, d’un dialogue, d’un échange entre des musiciens qui s’entendent à merveille et qui participent également à la réussite exceptionnelle de l’album. Le répertoire reflète bien l’amour des artistes afro-caribéens pour les mélodies riches et stimulantes pour l’improvisation.
III – PASSI PERSONNAGE EXTRAORDINAIRE
Il a osé, il a gagné ce pari parfaitement louable, celui de réunir autour de lui l’Afrique et la Caraïbe. Il est avant tout le précurseur d’un style. Une « école » qui est devenu à la fois la seule alternative que l’époque a su donner à l’explosion du Rap., et un véritable prolongement de génie rythmique « new Orléans ». Sur une tessiture invraisemblable, il arrive à donner l’illusion qu’on entend ce qui n’était que suggéré l’instant auparavant. Il « swingue » comme une section rythmique et scatte avec beaucoup de prouesse. Il a beaucoup de qualité, ce qui est indispensable dans ce genre d’activité, et toute prétention à sa performance. On attend avec impatience ce que nous réserve « Ere Afrique ». Il serait temps de redécouvrir cet admirable vocaliste qui met depuis plusieurs années, un talent original, un goût et une compétence rares au service d’une musique qu’il pratique avec passion.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
- Sa biographie illustrée, dans toute sa dimension
Le tout , au centre d’un projet dite : « ERE AFRIQUE »
I – LE PROJET ERE AFRIQUE
Le projet Ere Afrique, attendu au mois de Septembre 2012, est un nouveau retour aux genres Afro-Caribéens de grand orchestre. Un album de duo composé de divers titres, fruit d’un énorme travail, pour lequel PASSI s’est entouré des meilleurs musiciens de renommées internationales et bien d’autres à découvrir : MEIWEY (Côte d’Ivoire) – MANU DIBANGO (Cameroun) – FALLY IPUPA (RDC) – BISO na BISO et LAPRIOSH (Congo) Jacky BROWN (Neg’ Marrons – Cap Vert) – Jacob DESVARIEUX (Kasav) et Jocelyne LABYLIE (Guadeloupe – MILCA (Guyane-Haïti) – NABI (Sénégal)…SPOON (Afrique du Sud) – PEEDA (Libéria)
II – LE MARIAGE AFRO-CARIBEEN
A travers une grande variété de climats et de rythmes, on retrouve les deux points de mire du mariage afro-caribéen, tel que la tradition l’a fixé depuis des millénaires : une percussion qui entraîne et met en place les masses instrumentales et des cuivres éclatants. Solistes de grand renom et vocalistes d’une imposante présence.
Sous le soleil des tropiques, à son niveau le plus éclatant, PASSI vous invite à une rencontre de deux sensibilités, de deux lyrismes, d’un dialogue, d’un échange entre des musiciens qui s’entendent à merveille et qui participent également à la réussite exceptionnelle de l’album. Le répertoire reflète bien l’amour des artistes afro-caribéens pour les mélodies riches et stimulantes pour l’improvisation.
III – PASSI PERSONNAGE EXTRAORDINAIRE
Il a osé, il a gagné ce pari parfaitement louable, celui de réunir autour de lui l’Afrique et la Caraïbe. Il est avant tout le précurseur d’un style. Une « école » qui est devenu à la fois la seule alternative que l’époque a su donner à l’explosion du Rap., et un véritable prolongement de génie rythmique « new Orléans ». Sur une tessiture invraisemblable, il arrive à donner l’illusion qu’on entend ce qui n’était que suggéré l’instant auparavant. Il « swingue » comme une section rythmique et scatte avec beaucoup de prouesse. Il a beaucoup de qualité, ce qui est indispensable dans ce genre d’activité, et toute prétention à sa performance. On attend avec impatience ce que nous réserve « Ere Afrique ». Il serait temps de redécouvrir cet admirable vocaliste qui met depuis plusieurs années, un talent original, un goût et une compétence rares au service d’une musique qu’il pratique avec passion.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-06-01 23:47:00.0
[APS]
Saint-Louis -
Manu Dibango n'est pas venu au Festival Saint-Louis Jazz à cause d'un "problème de cachet", a annoncé à l'APS le secrétaire général du festival Assane Fall, soulignant que l'Association Saint-Louis Jazz a fait de son mieux pour répondre aux exigences du saxophoniste.
Source : AllAfrica | 2012-06-01 20:46:21.0
[Sud Quotidien]
Après les palabres suscitées par son absence à la 20e édition du festival international de jazz de Saint-Louis, le célèbre saxophoniste Manu Dibango vient de rompre le silence.
Source : AllAfrica | 2012-06-01 12:43:11.0
Chanteuse multi-styles, Sandra Nkaké a grandi entre Yaoundé et Paris. Artiste spontanée et déterminée, elle vient de sortir un second album, intitulé Nothing For Granted, qui sonne comme un cri de liberté.
C’est une tornade de couleurs qui débarque dans un bar du quartier de Pigalle. Lunettes rouge vif sur le nez, veste en cuir bordeaux et grosses boucles d’oreilles bleu, Sandra Nkaké voit la vie en multicolore. Elle pousse même le souci du détail jusqu’à peindre ses ongles en vert pétant.
Exubérante et décomplexée, au quotidien comme sur scène. Large sourire aux lèvres, elle s’excuse pour son retard avant de commander un café. Prise dans un tourbillon, elle enchaîne les rendez-vous avec les journalistes. Son deuxième album Nothing For Granted vient à peine de sortir et il fait déjà les gros titres de la presse culturelle. Mais pas question de succomber à la pression: «On peut être stressé quand on n’est pas sûr de ce qu’on défend, moi j’en suis sûre, j’aime mes chansons et j’ai une équipe incroyable en concert».
«Animal social»
Sandra a de quoi avoir de l’assurance. Son nouveau disque est un concentré du meilleur de la musique actuelle. Avec justesse, elle explore le rock, la pop, le jazz, le groove ou encore le funk. Un mélange explosif de styles, mais aussi un opus contestataire.
«Ce qu’on propose, ce n’est pas juste une suite de chansons, on essaye de proposer un spectacle, en tout cas un voyage à travers pas mal d’émotions. Il y a des chansons qui parlent de cette énergie des collectifs, pour une autre manière de regarder le monde, pour plus de libertés et pour une utilisation de notre libre-arbitre pour essayer de casser les codes raciaux, sociaux, ethniques ou religieux.»
Derrière cette mordue de mode aux fringues bariolées, se cache en effet une militante musicale. Sandra ne mâche pas ses mots. Elle parle avec précision, appuie sur certaines idées, comme si elle proposait un véritable programme politique.
«Je me sens vraiment à la fois artisan et animal social. Ma place dans la société n’est pas plus importante que celle du boucher ou de l’instituteur, mais en tant qu’animal social, j’utilise mon artisanat pour proposer ma vision de la société et d’un mieux-vivre ensemble», explique la chanteuse d’une voix forte et déterminée.
Une volonté qu’elle tire sans aucun doute de son enfance. Ballotée entre deux pays et deux cultures, Sandra a dû se construire plus vite que les autres.
A la maison, Brassens à bonne réputation
Conçue à Paris, elle est née à Yaoundé d’une mère franco-camerounaise et d’un père camerounais. Ses parents finissent par se séparer: «J’ai passé deux ans à faire des zigzags et des allers retours».
Sa mère travaille à l’Unesco, à Médecins du monde ou pour d’autres ONG. Entre deux missions, elle laisse ses enfants chez leurs grands-parents africains ou chez les Bretons à Fouesnant: «J’ai eu une vie assez instable, en tout cas au niveau scolaire, mais en même temps cela ma donné cette force d’avoir l’impression que mon chez moi il était en moi».
Une jeunesse nomade qui lui permet aussi de s’imprégner de différentes influences: «Il y avait beaucoup de Manu Dibango à la maison, de Miriam Makeba, de Bela Belo, mais il y avait aussi Ferré, Brassens, Nina Simone. Ma mère écoutait beaucoup de musique folk aussi comme Joan Baez, Leonard Cohen, Cat Stevens».
Le théâtre, c'est pas sorcier
Arrivée à l’âge adulte, Sandra se fixe finalement à Paris. Inscrite à la Sorbonne, elle se rêve en journaliste ou en professeur d’anglais. Mais les hasards de la vie vont la pousser vers la lumière et la scène.
En 1994, elle se fait déjà remarquer par une grosse colère. Elle assiste à une pièce de l’une de ses amies, Les Sorcières de Salem. Le rôle de l’esclave noire est jouée par une comédienne blanche avec du cirage sur le visage.
«On m’a présenté le metteur de scène, il m’a demandé ce que j’en pensais, j’ai dit que le spectacle était superbe mais qu’il n’y a pas énormément de rôle pour les acteurs noirs dans les pièces américaines, cherchez des acteurs noirs ! C’était juste insupportable!», raconte-t-elle avec encore beaucoup de rage.
Une franchise payante, on lui propose de rejoindre la troupe. Pendant deux ans, elle monte sur les planches, avant que de nouvelles rencontres ne la pousse derrière un micro: «Un moment donné on ne peut pas tout faire. Je pense que j’avais plus l’impression de m’exprimer dans la musique. En racontant des choses personnelles, je sentais que cela me faisait du bien ainsi qu’aux autres».
Une prise de parole qui lui permet aussi de défendre les causes qui lui tiennent à cœur:
«J’ai constaté que ce que j’aimais dans la musique, ce n’était pas tellement le style, mais plutôt l’implication de l’artiste dans l’expression de sa musique et de sa personnalité. Miram Makeba, Tom Waits, Nina Simone ou Bob Marley, ce sont des personnes qui revendiquent une personnalité très forte et qui surtout utilisent la musique comme moyen de parler.»
Deux albums plus tard (Mansaadi est paru en 2008), l’artiste a un emploi du temps bien rempli. À 39 ans, cette mère de quatre enfants porte les casquettes d’auteur-compositeur- productrice, mais aussi de chroniqueuse musicale pour l’émission Plus d’Afrique sur Canal+.
Entretenir la flamme!
Le continent de ses ancêtres tient toujours une grande place dans sa vie. «Qu’est-ce que être Africaine? Si ce n’est faire ce que je fais, à la fois porter le Cameroun en moi ainsi qu’une certaine forme de féminité qui s’affirme. Ce n’est pas si évident aujourd’hui d’être une femme entrepreneur, mère de famille et d’affirmer ses convictions ! », constate Sandra.
Malgré le succès, cette chanteuse lumineuse n’est pas prête de se faire enchaîner. Elle promet de continuer à concocter tranquillement ses morceaux à la maison et sans contrainte «jusqu’à ce que mon corps me lâche, j’espère que ce sera dans longtemps!» Résistante à sa manière, elle est la preuve vivante que la liberté existe encore dans la musique:
«L’idée, ce n’est pas que cela réussisse ou que cela foire. On s’en fiche ! L’idée, c’est de se dire "mais si on essayait ?". De toujours avoir cette flamme!»
Stéphanie Trouillard
C’est une tornade de couleurs qui débarque dans un bar du quartier de Pigalle. Lunettes rouge vif sur le nez, veste en cuir bordeaux et grosses boucles d’oreilles bleu, Sandra Nkaké voit la vie en multicolore. Elle pousse même le souci du détail jusqu’à peindre ses ongles en vert pétant.
Exubérante et décomplexée, au quotidien comme sur scène. Large sourire aux lèvres, elle s’excuse pour son retard avant de commander un café. Prise dans un tourbillon, elle enchaîne les rendez-vous avec les journalistes. Son deuxième album Nothing For Granted vient à peine de sortir et il fait déjà les gros titres de la presse culturelle. Mais pas question de succomber à la pression: «On peut être stressé quand on n’est pas sûr de ce qu’on défend, moi j’en suis sûre, j’aime mes chansons et j’ai une équipe incroyable en concert».
«Animal social»
Sandra a de quoi avoir de l’assurance. Son nouveau disque est un concentré du meilleur de la musique actuelle. Avec justesse, elle explore le rock, la pop, le jazz, le groove ou encore le funk. Un mélange explosif de styles, mais aussi un opus contestataire.
«Ce qu’on propose, ce n’est pas juste une suite de chansons, on essaye de proposer un spectacle, en tout cas un voyage à travers pas mal d’émotions. Il y a des chansons qui parlent de cette énergie des collectifs, pour une autre manière de regarder le monde, pour plus de libertés et pour une utilisation de notre libre-arbitre pour essayer de casser les codes raciaux, sociaux, ethniques ou religieux.»
Derrière cette mordue de mode aux fringues bariolées, se cache en effet une militante musicale. Sandra ne mâche pas ses mots. Elle parle avec précision, appuie sur certaines idées, comme si elle proposait un véritable programme politique.
«Je me sens vraiment à la fois artisan et animal social. Ma place dans la société n’est pas plus importante que celle du boucher ou de l’instituteur, mais en tant qu’animal social, j’utilise mon artisanat pour proposer ma vision de la société et d’un mieux-vivre ensemble», explique la chanteuse d’une voix forte et déterminée.
Une volonté qu’elle tire sans aucun doute de son enfance. Ballotée entre deux pays et deux cultures, Sandra a dû se construire plus vite que les autres.
A la maison, Brassens à bonne réputation
Conçue à Paris, elle est née à Yaoundé d’une mère franco-camerounaise et d’un père camerounais. Ses parents finissent par se séparer: «J’ai passé deux ans à faire des zigzags et des allers retours».
Sa mère travaille à l’Unesco, à Médecins du monde ou pour d’autres ONG. Entre deux missions, elle laisse ses enfants chez leurs grands-parents africains ou chez les Bretons à Fouesnant: «J’ai eu une vie assez instable, en tout cas au niveau scolaire, mais en même temps cela ma donné cette force d’avoir l’impression que mon chez moi il était en moi».
Une jeunesse nomade qui lui permet aussi de s’imprégner de différentes influences: «Il y avait beaucoup de Manu Dibango à la maison, de Miriam Makeba, de Bela Belo, mais il y avait aussi Ferré, Brassens, Nina Simone. Ma mère écoutait beaucoup de musique folk aussi comme Joan Baez, Leonard Cohen, Cat Stevens».
Le théâtre, c'est pas sorcier
Arrivée à l’âge adulte, Sandra se fixe finalement à Paris. Inscrite à la Sorbonne, elle se rêve en journaliste ou en professeur d’anglais. Mais les hasards de la vie vont la pousser vers la lumière et la scène.
En 1994, elle se fait déjà remarquer par une grosse colère. Elle assiste à une pièce de l’une de ses amies, Les Sorcières de Salem. Le rôle de l’esclave noire est jouée par une comédienne blanche avec du cirage sur le visage.
«On m’a présenté le metteur de scène, il m’a demandé ce que j’en pensais, j’ai dit que le spectacle était superbe mais qu’il n’y a pas énormément de rôle pour les acteurs noirs dans les pièces américaines, cherchez des acteurs noirs ! C’était juste insupportable!», raconte-t-elle avec encore beaucoup de rage.
Une franchise payante, on lui propose de rejoindre la troupe. Pendant deux ans, elle monte sur les planches, avant que de nouvelles rencontres ne la pousse derrière un micro: «Un moment donné on ne peut pas tout faire. Je pense que j’avais plus l’impression de m’exprimer dans la musique. En racontant des choses personnelles, je sentais que cela me faisait du bien ainsi qu’aux autres».
Une prise de parole qui lui permet aussi de défendre les causes qui lui tiennent à cœur:
«J’ai constaté que ce que j’aimais dans la musique, ce n’était pas tellement le style, mais plutôt l’implication de l’artiste dans l’expression de sa musique et de sa personnalité. Miram Makeba, Tom Waits, Nina Simone ou Bob Marley, ce sont des personnes qui revendiquent une personnalité très forte et qui surtout utilisent la musique comme moyen de parler.»
Deux albums plus tard (Mansaadi est paru en 2008), l’artiste a un emploi du temps bien rempli. À 39 ans, cette mère de quatre enfants porte les casquettes d’auteur-compositeur- productrice, mais aussi de chroniqueuse musicale pour l’émission Plus d’Afrique sur Canal+.
Entretenir la flamme!
Le continent de ses ancêtres tient toujours une grande place dans sa vie. «Qu’est-ce que être Africaine? Si ce n’est faire ce que je fais, à la fois porter le Cameroun en moi ainsi qu’une certaine forme de féminité qui s’affirme. Ce n’est pas si évident aujourd’hui d’être une femme entrepreneur, mère de famille et d’affirmer ses convictions ! », constate Sandra.
Malgré le succès, cette chanteuse lumineuse n’est pas prête de se faire enchaîner. Elle promet de continuer à concocter tranquillement ses morceaux à la maison et sans contrainte «jusqu’à ce que mon corps me lâche, j’espère que ce sera dans longtemps!» Résistante à sa manière, elle est la preuve vivante que la liberté existe encore dans la musique:
«L’idée, ce n’est pas que cela réussisse ou que cela foire. On s’en fiche ! L’idée, c’est de se dire "mais si on essayait ?". De toujours avoir cette flamme!»
Stéphanie Trouillard
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-05-30 23:16:00.0
[Wal Fadjri]
Durant cinq jours, les mélomanes qui ont rallié la Place Faidherbe pour le «In» du 20e festival de jazz de Saint-Louis (du 23 au 28 mai), ont eu droit à un véritable mélange de sonorités aussi diverses que les artistes qui se sont succédé sur scène.
Source : AllAfrica | 2012-05-30 17:51:21.0
[Sud Quotidien]
L'absence du célèbre saxophoniste Manu Dibango à la 20ème édition du festival international de Jazz de Saint-Louis continue de provoquer des remous dans la vieille ville où les langues commencent à se délier. Au banc des accusés, figure en première ligne Madame Rossi de l'Institut français de Saint-Louis.
Source : AllAfrica | 2012-05-30 13:50:51.0
[Le Soleil]
Les milliers de mélomanes qui avaient hâte de voir Manu Dibango à l'oeuvre, dimanche, pour la clôture du festival, ont été déçus. Le légendaire saxophoniste a annulé son concert pour des problèmes de rémunération. Une fausse note pour cette 20e édition qui était très bien partie.
Source : AllAfrica | 2012-05-29 22:23:58.0
[Le Soleil]
Le secrétaire général de l'Association Saint-Louis Jazz, organisateur du festival du même nom, a estimé que l'annulation de la venue du Camerounais Manu Dibango à la 20ème édition (23-28 mai) ne va pas briser « l'élan de renouveau » que connaît la manifestation depuis quatre ans.
Source : AllAfrica | 2012-05-29 22:23:56.0
[APS]
Saint-Louis -
Le secrétaire général de l'Association Saint-Louis Jazz, organisateur du festival du même nom, a estimé que l'annulation de la venue du Camerounais Manu Dibango à la 20-ème édition (23-28 mai) ne va pas briser "l'élan de renouveau" que connaîet la manifestation depuis quatre ans.
Source : AllAfrica | 2012-05-29 14:34:27.0
[Sud Quotidien]
La belle scène du Festival international de Jazz de Saint-Louis n'a pas accueilli le célèbre saxophoniste, Manu Dibango pour sa vingtième édition. L'artiste camerounais tant attendu par les festivaliers a brillé de par son absence ce dimanche 27 mai 2012.
Source : AllAfrica | 2012-05-29 13:21:38.0
[Le Soleil]
Les rythmes du Festival de jazz de Saint-Louis vont s'accélérer ce week-end avec Manu Dibango comme vedette principale. Ce dimanche, le pape de la musique africaine et inventeur du jazz-soul-groove de l'Afrique centrale, fera vibrer la scène de la Place Faidherbe avec son saxophone. Il proposera au public son succès planétaire : la Soul Makossa.
Source : AllAfrica | 2012-05-28 13:49:38.0
Avec son caractère bien trempé, Manu Dibango a la simplicité et la répartie dans l’âme. Avec à son actif un demi-siècle de carrière musicale, il a toujours l’énergie et le sens de l’humour d’un enfant, le désir de jouer...
Source : aufaitmaroc.com | 2012-05-24 21:16:39.0
Avec son caractère bien trempé, Manu Dibango a la simplicité et la répartie dans l’âme. Avec à son actif un demi-siècle de carrière musicale, il a toujours l’énergie et le sens de l’humour d’un enfant, le désir de jouer...
Source : aufaitmaroc.com | 2012-05-24 21:16:39.0

































