Manu Dibango : discographie
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Album : African woodoo Année : 2008 |
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Album : Essential recordings Année : 2006 |
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Album : From Africa Année : 2003 |
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Album : B Sides Label : Mélodie Année : 2002 |
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Album : Afrosouljazz : Very best of Manu Dibango Année : 2001 |
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Album : Anthology Label : Sony Music Année : 2001 |
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Album : Kamer Feeling Année : 2001 |
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Album : Mboa' Su Label : Sonodisc Année : 2000 Ref : CD 1983 |
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Album : CubAfrica (feat. Manu Dibango) Année : 1998 |
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Album : Ambassador Label : Mango Année : 1998 |
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Album : Cubafrica Label : Mélodie Année : 1998 |
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Album : Manu safari Année : 1998 |
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Album : African soul Label : Mercury Année : 1997 |
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Album : Live 96 - Papa Groove Année : 1996 |
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Album : Sax and spiritual Label : Mélodie Année : 1996 |
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Album : Wakafrika Année : 1994 Ref : CD [592137] |
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Album : Négropolitaines / vol.2 Label : Mélodie Année : 1992 |
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Album : Live' 91 Année : 1991 Ref : CD [662021] |
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Album : Négropolitaines / vol.1 Label : Mélodie Année : 1989 |
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Album : Afrijazzy Label : Mélodie Année : 1988 Ref : CD 85902-2 |
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Album : La fete a manu Label : Buda Musique Année : 1988 |
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Album : A la jamaique Label : Sonodisc Année : 1987 Ref : CD 1903 |
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Album : Gone Clear Année : 1979 |
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Album : Afrovision |
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Album : Deliverance Label : Sonodisc Ref : CD 1984 |
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Album : Electric Africa Label : Socadisc |
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Album : Home Made |
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Album : Makossa Man |
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Album : Rasta souvenir Label : Sonodisc Ref : CD 7512 |
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Album : Soft and Sweet Label : Sonodisc Ref : CD 63703 |
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Album : Soir au village |
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Album : Soul Makossa Label : Accord Ref : CD 403 652 |
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Album : Waka juju Label : Sonodisc Ref : CD 7515 |
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Actualité de Manu Dibango
Une fausse nouvelle circule ces derniers 48 Heures sur la mort supposée du guitariste soliste Antoine NEDULE « Papa Noël ».
Il s’agit plutôt d’un autre « PAPA NOEL », ancien Bassiste de la formation musicale de Manu DIBANGO qui serait mort.
Antoine NEDULE « Papa Noël est bel et bien en vie.
Clément OSSINONDE
Il s’agit plutôt d’un autre « PAPA NOEL », ancien Bassiste de la formation musicale de Manu DIBANGO qui serait mort.
Antoine NEDULE « Papa Noël est bel et bien en vie.
Clément OSSINONDE
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-04-29 23:22:00.0
[APS]
Saint-Louis -
La 20-éme édition du Festival international de jazz de Saint-Louis, prévue du 23 au 28 mai, sera marquée par les prestations d'atistes américains, européens et africains, dont le saxophoniste camerounais Manu Dibango, annoncent les organisateurs dans un communiqué reçu à l'APS.
Source : AllAfrica | 2012-04-29 22:39:50.0
Noël Ekwabi, bassiste de grand talent, ancien chef d'orchestre de Manu Dibango est décédé d'un cancer le 18 avril 2012 en France. Les médias camerounais pleurent celui qui fut surnommé « Papa noël ou papa nono » ou « Bibi » rapporte le JournalDuCameroun.
Source : afrik.com | 2012-04-19 12:13:14.0
Bassiste, arrangeur, compositeur, Directeur artistique etc... L'ancien chef d'orchestre de Manu Dibango s'en est allé ce 18 Avril en France
Source : journalducameroun.com | 2012-04-19 10:56:28.0
[Le Potentiel]
Les deux courants musicaux ont été sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo au coeur d'un passionnant débat animé par le journaliste Yvan Amar, avec le chroniqueur de musique Clément Ossinondé, Roland Guillon, auteur de L'Afrique dans le Jazz des années 1960 et les musiciens Manu Dibango, Passi et Nzongo Soul.
Source : AllAfrica | 2012-03-31 15:57:37.0
[Le Quotidien Mutations]
Une guitare acoustique, une voix puissante et délicieusement teintée d'un voile légèrement éraillé, des chansons traitant de l'actualité composées par cette diplômée en audiovisuel camerounaise. Une présence scénique en solo formidable, bref une musique inattendue, entre tradition et modernité. Dans la lignée des Richard Bona et Manu Dibango, c'est une valeur sûre de la musique camerounaise, qui s'exporte
Source : AllAfrica | 2012-03-28 04:51:44.0
Les deux courants musicaux ont été sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo au cœur d'un passionnant débat animé par le journaliste Yvan Amar, avec le chroniqueur de musique Clément Ossinondé, Roland Guillon, auteur de L'Afrique dans le Jazz des années 1960 et les musiciens Manu Dibango, Passi et Nzongo Soul
Évoquer le cheminement du jazz et de la rumba suppose remonter le fil de l'histoire des Noirs d'Afrique déportés en Amérique. Ainsi Clément Ossinondé, spécialiste de la rumba affirme que cette musique prend sa source dans le royaume Kongo à travers la « n'kumba », une danse propre au peuple de ce royaume qui mettait en scène l'accouplement d'un homme et d'une femme. L'arrivée à Cuba de nombreux esclaves arrachés au royaume kongo favorise l'éclosion de cette danse, avant son retour en Afrique dans sa forme contemporaine.
En effet en terre cubaine, les Africains sont regroupés par ethnies d'origine et tentent de pérenniser cette mémoire africaine d'où ils ont été arrachés. Cette période de l'histoire de la rumba à Cuba est aussi marquée par la réunion de trois identités venues de différentes régions d'Afrique : les Araras, les Abakwas et les Kongos. En conséquence la rumba finit par se multiplier en trois catégories parmi lesquels l'on retrouve le yambu, typiquement congolais.
À la différence de la rumba, le jazz naît des lamentations des Africains, qui se retrouvent éparpillés à la Nouvelle-Orléans, et de la douleur qu'a engendrée leur départ du continent africain. Aussi sur le plan musical, affirme Roland Guillon, l'on retrouve dans les compositions d'artistes tels Duke Ellington une Afrique fantastique et fantasmée. Un retour vers les sonorités africaines qui s'illustre aussi par l'intérêt que porte à une époque John Coltrane pour l'Afrique et le Maghreb.
Toutefois les deux genres musicaux ont dans leur rythmique respective un rapport aux mots qui ne veulent rien dire. Dans le jazz, de nombreux artistes imprègnent leur composition de scat (une technique vocale propre au jazz, qui consiste à substituer aux paroles des onomatopées. NDLR) et miment la parole à travers leur instrument tandis que dans la rumba, affirme Manu Dibango, les artistes congolais font beaucoup d'espagnolades, ces mots qui sonnent bien mais qui ne veulent rien dire.
Artiste rappeur, Passi relève que le scat est également présent dans les musiques de variété contemporaines, car il a le mérite de dynamiser la musique.
Meryll Mezath
Évoquer le cheminement du jazz et de la rumba suppose remonter le fil de l'histoire des Noirs d'Afrique déportés en Amérique. Ainsi Clément Ossinondé, spécialiste de la rumba affirme que cette musique prend sa source dans le royaume Kongo à travers la « n'kumba », une danse propre au peuple de ce royaume qui mettait en scène l'accouplement d'un homme et d'une femme. L'arrivée à Cuba de nombreux esclaves arrachés au royaume kongo favorise l'éclosion de cette danse, avant son retour en Afrique dans sa forme contemporaine.
En effet en terre cubaine, les Africains sont regroupés par ethnies d'origine et tentent de pérenniser cette mémoire africaine d'où ils ont été arrachés. Cette période de l'histoire de la rumba à Cuba est aussi marquée par la réunion de trois identités venues de différentes régions d'Afrique : les Araras, les Abakwas et les Kongos. En conséquence la rumba finit par se multiplier en trois catégories parmi lesquels l'on retrouve le yambu, typiquement congolais.
À la différence de la rumba, le jazz naît des lamentations des Africains, qui se retrouvent éparpillés à la Nouvelle-Orléans, et de la douleur qu'a engendrée leur départ du continent africain. Aussi sur le plan musical, affirme Roland Guillon, l'on retrouve dans les compositions d'artistes tels Duke Ellington une Afrique fantastique et fantasmée. Un retour vers les sonorités africaines qui s'illustre aussi par l'intérêt que porte à une époque John Coltrane pour l'Afrique et le Maghreb.
Toutefois les deux genres musicaux ont dans leur rythmique respective un rapport aux mots qui ne veulent rien dire. Dans le jazz, de nombreux artistes imprègnent leur composition de scat (une technique vocale propre au jazz, qui consiste à substituer aux paroles des onomatopées. NDLR) et miment la parole à travers leur instrument tandis que dans la rumba, affirme Manu Dibango, les artistes congolais font beaucoup d'espagnolades, ces mots qui sonnent bien mais qui ne veulent rien dire.
Artiste rappeur, Passi relève que le scat est également présent dans les musiques de variété contemporaines, car il a le mérite de dynamiser la musique.
Meryll Mezath
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Source : starducongo.com | 2012-03-28 00:55:00.0
I- UNE VITRINE EXCEPTIONNELLE DE LA LITTERATURE AFRICAINE
La moisson a été fructueuse pour les livres et auteurs du bassin du Congo, au Salon du livre de Paris. Cette année il a maintenu son nouveau format de quatre jours inauguré avec succès en 2011, et a été plus resserré et plus dense.
Les professionnels du numérique l’on identifié comme l’un des plus importants dans le monde et ont été présents en nombre cette fois encore.
L’espace des Livres et Auteurs du Bassin du Congo, animé par une équipe absolument dynamique et professionnel, à la tête de laquelle, l’incontournable chef de projet AMINATA DIOP, s’est fondamentalement imposée comme principal soutien à la création africaine du Bassin du Congo et partenaire des éditeurs spécialisés faisant émerger les talents.
Cette année, des dizaines d’éditeurs ont été présents sur le stand de 280m2, regroupant, non seulement les livres et auteurs des pays de tout le bassin du Congo, mais également au de-là. Car l’intérêt évident manifesté par les écrivains africains originaires d’autres régions a fait de ce stand une vitrine exceptionnelle de la littérature de tout le continent.
Ce marché représente une part importante dans le développement économique des sociétés d’édition et Paris est devenu le lieu idéal pour vendre et acheter des droits et des licences. Ce qui fait de la capitale française une place de plus en plus internationale pour l’industrie mondiale du livre et ses marchés.
Plusieurs rencontres ont permis au public de rentrer en contact avec les éditeurs et libraires de littérature basés en France, comme Présence Africaine, l’Harmattan, Paari-Makitec, Editions des Braques, Afrilivres, Books éditions, Les éditions Sigest, etc.
Les professionnels du numérique l’on identifié comme l’un des plus importants dans le monde et ont été présents en nombre cette fois encore.
L’espace des Livres et Auteurs du Bassin du Congo, animé par une équipe absolument dynamique et professionnel, à la tête de laquelle, l’incontournable chef de projet AMINATA DIOP, s’est fondamentalement imposée comme principal soutien à la création africaine du Bassin du Congo et partenaire des éditeurs spécialisés faisant émerger les talents.
Cette année, des dizaines d’éditeurs ont été présents sur le stand de 280m2, regroupant, non seulement les livres et auteurs des pays de tout le bassin du Congo, mais également au de-là. Car l’intérêt évident manifesté par les écrivains africains originaires d’autres régions a fait de ce stand une vitrine exceptionnelle de la littérature de tout le continent.
Ce marché représente une part importante dans le développement économique des sociétés d’édition et Paris est devenu le lieu idéal pour vendre et acheter des droits et des licences. Ce qui fait de la capitale française une place de plus en plus internationale pour l’industrie mondiale du livre et ses marchés.
Plusieurs rencontres ont permis au public de rentrer en contact avec les éditeurs et libraires de littérature basés en France, comme Présence Africaine, l’Harmattan, Paari-Makitec, Editions des Braques, Afrilivres, Books éditions, Les éditions Sigest, etc.
II – STAND DU BASSIN DU CONGO UN LIEU D’EXCEPTION
Véritable Salon dans le Salon, l’espace du Bassin du Congo, a connu une affluence croissante des visiteurs venus acheter les livres, écouter les débats de haut niveau, participer aux discussions intelligentes ou faire des rencontres exceptionnelles.
Un succès prodigieux et révélateur, remporté par les grands noms de la littérature africaine. L’intérêt du public pour les ouvrages du continent était très fort. Il importe qu’à l’avenir, et dans le prolongement de la grande rencontre africaine du livre, si l’on doit penser particulièrement à la jeunesse avide d’ouverture d’enrichissement et d’épanouissement en la faisant profiter des débats artistique, social et économique.
Au nombre des activités déployées par le stand du Bassin du Congo, notons celles dont les acteurs ont présenté avec un talent exceptionnel :
1-ATELIER ET ANIMATION JEUNESSE
L’heure des griots + La littérature jeunesse africain + Reporters en herbe.
2- EN TETE A TETE AVEC… - Entretien entre BERTHET One, bédéiste, et SAINTRICK, autour de l’Album « Evasion » + Entretien Henri LOPES et Olivier BARROT autour d’une enfant de Poto-Poto + Entretien entre FELWINE SARR et Yvan AMAR autour de DAHIJ. + Entretiens entre un journaliste et un auteur : Gabriel OKOUNDJI et Jacques CHEVRIER + BESSORA, (Cyrano) et Yvan AMAR + FATOU DIONE et Yvan AMAR + ABD AL MALIK, (Le dernier français) et François DURPAIRE, (historien de la diversité, nous sommes tous la France) + Alain MABANKOU (Le sanglot de l’homme noir) et Olivier BARROT. + Lyonel TROUILLOT, (La Belle amour humaine), et boniface MONGO MBOUSSA + Marc TRILLARD, (Les Mamiwata) et Yvan AMAR + Pascal BLANCHARD (La France Noire) et Alain MABANCKOU.
3- TABLES RONDES
a)-Sur les revues littéraires du monde noir + Géopolitique africaine en partenariat avec l’OIF (le rôle et la place de l’Afrique dans la francophonie) + Entre La Russie et l’Afrique (Pouchkine symbole de l’âme russe) + Le rôle citoyen du livre politique + Jeune, engagement, édition + Poésie en partenariat avec l’OIF (célébration du dixième anniversaire de la mort de Léopold Sédar SENGHOR) +Hommage musical à Alexandre POUCHKINE et à son aïeul Abraham HANIBAL + Continents noirs + Des auteurs de tous les continents + Femmes et Transmission (Le rôle et la place des femmes dans la transmission des traditions) +
b)-Entre Jazz et Rumba avec Manu DIBANGO, PASSI, Clément OSSINONDE – NZONGO SOUL et Roland GUILLON + Hommage à Félix EBOUE, compagnon de la libération et figure historique de la France Libre + Les manuscrits francophones +Géopolitique africaine (Le développement durable enjeu du développement du Bassin du Congo)+ L’art Africain, entre silence et promesse (Intervenants Jean Claude GAKOSSO ministre de la culture du Congo, Christine FALGAYRETTES-LEVEAU (Musée Dapper), Daniel PAYOT (professeur d’esthétique) Liliane MEFFRE (professeur des universités)
c)-De la littérature Jeunesse Africaine – OHADA : Les clés pour mieux investir en Afrique + Sur l’édition en Afrique, (hommage à la profession d’éditeur en Afrique avec des Maisons d’éditions africaine) + Sur l’un des pères fondateurs de la négritude Léon-Gontran Damas (à l’occasion de la réédition par Gallimard cette année de « Black Label » dans sa collection de poche) avec Jean-Luc AKA EVY, directeur général des arts et des lettres du Congo, TCHISSEKA LOBELT, présidente de l’association Promolivres + Géopolitique Africaine sur l’intégration régionale enjeu majeur pour le continent, avec Henri LOPES, (ambassadeur), Carlos LOPES (Unitar) Stephen DECAM (CIAN) François GAULME (AFD)
4 – LES VISITEURS DE MARQUES
Le stand du Bassin du Congo a eu l’honneur d’accueillir des personnalités diverses qui ont manifesté un vif intérêt pour la présentation de la littérature africaine. Citons François HOLLANDE, candidat socialiste à la présidentielle française, les ministres congolais Mathieu Martial KANI, Henri OSSEBI, Jean-Claude GAKOSSO, Henri DJOMBO, Paul KAYA (ancien ministre) et plusieurs grands musiciens et grands poètes africains, européens, caribéens, etc.
« La musique et le rythme qui sont nécessaires à la jeunesse comme le pain et le soleil », nous dit le sociologue Edgar Morin, et à travers une prestation de qualité par SAINTRICK et son groupe.
Notons également, qu’en marge des activités propres au salon, il s’est organisé une quête pour le soutien aux victimes de la tragédie du 4 Mars à Brazzaville. Il a été enregistré à cet effet, plusieurs messages de soutien de nombreux visiteurs de renon.
5 – C’EST FINI
Les lampions se sont éteints sur la Porte de Versailles qui se souviendra longtemps de l’ambiance finale. C’est par les mots de remerciement et de clôture, respectivement, d’Henri LOPES, ambassadeur du Congo en France et de Jean-Claude GAKOSSO, ministre de la culture et des arts, que le stand du Bassin du Congo a fermé ses portes.
Une leçon à tirer de tout cela ? Certainement. Le public, composé en majeure partie de lecteurs, sevré à longueur d’année des œuvres en qui il pût se mirer, se projeter, a trouvé en ce Salon, une plate-forme à mesure de son attente, un exutoire à la dimension de la pétulance, d’une sève débordante et d’une énergie trop longtemps contenue.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
Un succès prodigieux et révélateur, remporté par les grands noms de la littérature africaine. L’intérêt du public pour les ouvrages du continent était très fort. Il importe qu’à l’avenir, et dans le prolongement de la grande rencontre africaine du livre, si l’on doit penser particulièrement à la jeunesse avide d’ouverture d’enrichissement et d’épanouissement en la faisant profiter des débats artistique, social et économique.
Au nombre des activités déployées par le stand du Bassin du Congo, notons celles dont les acteurs ont présenté avec un talent exceptionnel :
1-ATELIER ET ANIMATION JEUNESSE
L’heure des griots + La littérature jeunesse africain + Reporters en herbe.
2- EN TETE A TETE AVEC… - Entretien entre BERTHET One, bédéiste, et SAINTRICK, autour de l’Album « Evasion » + Entretien Henri LOPES et Olivier BARROT autour d’une enfant de Poto-Poto + Entretien entre FELWINE SARR et Yvan AMAR autour de DAHIJ. + Entretiens entre un journaliste et un auteur : Gabriel OKOUNDJI et Jacques CHEVRIER + BESSORA, (Cyrano) et Yvan AMAR + FATOU DIONE et Yvan AMAR + ABD AL MALIK, (Le dernier français) et François DURPAIRE, (historien de la diversité, nous sommes tous la France) + Alain MABANKOU (Le sanglot de l’homme noir) et Olivier BARROT. + Lyonel TROUILLOT, (La Belle amour humaine), et boniface MONGO MBOUSSA + Marc TRILLARD, (Les Mamiwata) et Yvan AMAR + Pascal BLANCHARD (La France Noire) et Alain MABANCKOU.
3- TABLES RONDES
a)-Sur les revues littéraires du monde noir + Géopolitique africaine en partenariat avec l’OIF (le rôle et la place de l’Afrique dans la francophonie) + Entre La Russie et l’Afrique (Pouchkine symbole de l’âme russe) + Le rôle citoyen du livre politique + Jeune, engagement, édition + Poésie en partenariat avec l’OIF (célébration du dixième anniversaire de la mort de Léopold Sédar SENGHOR) +Hommage musical à Alexandre POUCHKINE et à son aïeul Abraham HANIBAL + Continents noirs + Des auteurs de tous les continents + Femmes et Transmission (Le rôle et la place des femmes dans la transmission des traditions) +
b)-Entre Jazz et Rumba avec Manu DIBANGO, PASSI, Clément OSSINONDE – NZONGO SOUL et Roland GUILLON + Hommage à Félix EBOUE, compagnon de la libération et figure historique de la France Libre + Les manuscrits francophones +Géopolitique africaine (Le développement durable enjeu du développement du Bassin du Congo)+ L’art Africain, entre silence et promesse (Intervenants Jean Claude GAKOSSO ministre de la culture du Congo, Christine FALGAYRETTES-LEVEAU (Musée Dapper), Daniel PAYOT (professeur d’esthétique) Liliane MEFFRE (professeur des universités)
c)-De la littérature Jeunesse Africaine – OHADA : Les clés pour mieux investir en Afrique + Sur l’édition en Afrique, (hommage à la profession d’éditeur en Afrique avec des Maisons d’éditions africaine) + Sur l’un des pères fondateurs de la négritude Léon-Gontran Damas (à l’occasion de la réédition par Gallimard cette année de « Black Label » dans sa collection de poche) avec Jean-Luc AKA EVY, directeur général des arts et des lettres du Congo, TCHISSEKA LOBELT, présidente de l’association Promolivres + Géopolitique Africaine sur l’intégration régionale enjeu majeur pour le continent, avec Henri LOPES, (ambassadeur), Carlos LOPES (Unitar) Stephen DECAM (CIAN) François GAULME (AFD)
4 – LES VISITEURS DE MARQUES
Le stand du Bassin du Congo a eu l’honneur d’accueillir des personnalités diverses qui ont manifesté un vif intérêt pour la présentation de la littérature africaine. Citons François HOLLANDE, candidat socialiste à la présidentielle française, les ministres congolais Mathieu Martial KANI, Henri OSSEBI, Jean-Claude GAKOSSO, Henri DJOMBO, Paul KAYA (ancien ministre) et plusieurs grands musiciens et grands poètes africains, européens, caribéens, etc.
« La musique et le rythme qui sont nécessaires à la jeunesse comme le pain et le soleil », nous dit le sociologue Edgar Morin, et à travers une prestation de qualité par SAINTRICK et son groupe.
Notons également, qu’en marge des activités propres au salon, il s’est organisé une quête pour le soutien aux victimes de la tragédie du 4 Mars à Brazzaville. Il a été enregistré à cet effet, plusieurs messages de soutien de nombreux visiteurs de renon.
5 – C’EST FINI
Les lampions se sont éteints sur la Porte de Versailles qui se souviendra longtemps de l’ambiance finale. C’est par les mots de remerciement et de clôture, respectivement, d’Henri LOPES, ambassadeur du Congo en France et de Jean-Claude GAKOSSO, ministre de la culture et des arts, que le stand du Bassin du Congo a fermé ses portes.
Une leçon à tirer de tout cela ? Certainement. Le public, composé en majeure partie de lecteurs, sevré à longueur d’année des œuvres en qui il pût se mirer, se projeter, a trouvé en ce Salon, une plate-forme à mesure de son attente, un exutoire à la dimension de la pétulance, d’une sève débordante et d’une énergie trop longtemps contenue.
Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@sfr.fr
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Source : starducongo.com | 2012-03-22 13:15:00.0
Le ton était donné depuis l'entame de cette 32e édition du Salon international du livre de Paris. La soirée d'inauguration et la journée de vendredi avaient été brillantes. Celle de samedi fut, vous allez comprendre pourquoi, étincelante
Devenu le point névralgique du salon, the place to be, comme disent les anglophones, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo a accueilli de nombreuses personnalités. Citons, parmi d'autres, Abd Al Malik, Robert Brazza, Passi, Fally Ipupa et, s'il vous plaît, Monsieur Manu Dibango !
Pour voir des stars, les visiteurs du Salon du livre le savent désormais, c'est du côté du stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo qu'il faut venir. Mais attention, ici pas de bling-bling, ni de tape-à-l'œil. Des sourires et du recueillement, un mélange d'émotions fortes et vraies. C'est en amis que les personnalités viennent sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo. En amis, très souvent émus et touchés de voir leur pays, leur région, leur continent et leur culture si bien représentés.
C'est aussi en frères qu'ils ont répondu à l'appel du cœur : tous ont affiché leur soutien aux victimes du 4 mars, à l'image de l'écrivain-chanteur Abd Al Malik, qui pose ici devant le sigle de Solidarité Congo.
Dans une ambiance magique, auteurs, lecteurs, artistes et organisateurs se retrouvent sur ce stand devenu une enclave du continent africain en plein cœur de Paris. L'occasion de se connaître, de se revoir et de pouvoir dire : « Le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo ? Mais, oui, j'y étais ! »
Camille Delourme
Devenu le point névralgique du salon, the place to be, comme disent les anglophones, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo a accueilli de nombreuses personnalités. Citons, parmi d'autres, Abd Al Malik, Robert Brazza, Passi, Fally Ipupa et, s'il vous plaît, Monsieur Manu Dibango !
Pour voir des stars, les visiteurs du Salon du livre le savent désormais, c'est du côté du stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo qu'il faut venir. Mais attention, ici pas de bling-bling, ni de tape-à-l'œil. Des sourires et du recueillement, un mélange d'émotions fortes et vraies. C'est en amis que les personnalités viennent sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo. En amis, très souvent émus et touchés de voir leur pays, leur région, leur continent et leur culture si bien représentés.
C'est aussi en frères qu'ils ont répondu à l'appel du cœur : tous ont affiché leur soutien aux victimes du 4 mars, à l'image de l'écrivain-chanteur Abd Al Malik, qui pose ici devant le sigle de Solidarité Congo.
Dans une ambiance magique, auteurs, lecteurs, artistes et organisateurs se retrouvent sur ce stand devenu une enclave du continent africain en plein cœur de Paris. L'occasion de se connaître, de se revoir et de pouvoir dire : « Le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo ? Mais, oui, j'y étais ! »
Camille Delourme
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Source : starducongo.com | 2012-03-19 00:06:00.0
Le lancement du 32e Salon du livre de Paris a eu lieu jeudi soir au parc des expositions de la porte de Versailles. Au salon littéraire le plus réputé du monde, le Congo affirme sa présence de belle manière par le stand - très remarqué - « Livres et Auteurs du Bassin du Congo »
La soirée d'inauguration a été ouverte par l'ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes (photo 1), soutien attentif et inconditionnel de ce projet qui valorise la culture et la littérature du Congo, des pays limitrophes et de tout un continent. D'ordinaire festive, cette soirée restera marquée par l'hommage rendu par l'ambassadeur Lopes aux victimes de la tragédie du 4 mars.
Pour la troisième année consécutive, la littérature des pays du Bassin du Congo et du continent africain est en bonne place au Salon du livre de Paris. Avec le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo, le continent africain, ses auteurs, éditeurs, lecteurs et amoureux ont une tribune de qualité. Un espace de plus de deux cent cinquante mètres carrés de culture, de savoir, d'histoire et d'avenir. Verdoyant comme la région éponyme, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo s'est d'ores et déjà fait une place et un nom à Paris. En témoigne la visite de Frédéric Mitterrand, le ministre français de la Culture, venu saluer l'ambassadeur Lopes et les convives (photo 2).
La soirée d'inauguration a été ouverte par l'ambassadeur du Congo à Paris, Henri Lopes (photo 1), soutien attentif et inconditionnel de ce projet qui valorise la culture et la littérature du Congo, des pays limitrophes et de tout un continent. D'ordinaire festive, cette soirée restera marquée par l'hommage rendu par l'ambassadeur Lopes aux victimes de la tragédie du 4 mars.
Pour la troisième année consécutive, la littérature des pays du Bassin du Congo et du continent africain est en bonne place au Salon du livre de Paris. Avec le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo, le continent africain, ses auteurs, éditeurs, lecteurs et amoureux ont une tribune de qualité. Un espace de plus de deux cent cinquante mètres carrés de culture, de savoir, d'histoire et d'avenir. Verdoyant comme la région éponyme, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo s'est d'ores et déjà fait une place et un nom à Paris. En témoigne la visite de Frédéric Mitterrand, le ministre français de la Culture, venu saluer l'ambassadeur Lopes et les convives (photo 2).
Après Saintrick suivront de nombreux grands noms du continent
Devenu en trois ans l'un des stands phares du Salon du livre de Paris, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo sera, rappelons-le, un carrefour littéraire d'échanges et de débats pendant quatre jours. Après le chanteur congolais Saintrick (photo 3), qui s'est produit jeudi soir, Alain Mabanckou, Manu Dibango, Gabriel Okoundji et Abd Al Malik, parmi tant d'autres, seront les porte-drapeaux de toute une région et de tout un continent.
Camille Delourme
Devenu en trois ans l'un des stands phares du Salon du livre de Paris, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo sera, rappelons-le, un carrefour littéraire d'échanges et de débats pendant quatre jours. Après le chanteur congolais Saintrick (photo 3), qui s'est produit jeudi soir, Alain Mabanckou, Manu Dibango, Gabriel Okoundji et Abd Al Malik, parmi tant d'autres, seront les porte-drapeaux de toute une région et de tout un continent.
Camille Delourme
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-03-16 15:11:00.0
La tournée de Sting, intitulée Back To Bass, n'est rien d'autre qu'un concert sans fioritures ni idée particulière. La critique sur Frontstage ...lire la suiteArticles en rapport
Source : LeSoir.be | 2012-03-05 09:07:00.0
Les stars de la chansons se sont fait eclisper par les chanteurs amateurs. The Voice a littéralement écrasé les Victoires de la musique en terme d’audimat. ...lire la suite
Source : LeSoir.be | 2012-03-04 19:56:00.0
Le rappeur Orelsan a remporté la Victoire de la révélation du public, Thiéfaine celle d’artiste masculin de l’année. Stromae est rentré bredouille. ...lire la suiteArticles en rapport
Source : LeSoir.be | 2012-03-04 01:05:00.0
L'opus de huit titres intitulé « Bet' bal' ba Congo » a été présenté au cours d'une conférence de presse le 22 février au point culturel Basango
Au-delà des frontières, Yindule, To zala na mayèlè, Ntoba, Zongela nga, Binzembélé, Alfred et Bet' bal' ba Congo (titre phare, en mbémbé, qui signifie « nous, les enfants du Congo ») sont chantés en plusieurs langues (vili, mbémbé, créole, français, anglais...) et évoquent l'amour, les joies et les peines.
Un projet qui date de 2005 que l'artiste a concrétisé par ses propres moyens sous son label « Moi-même prod ». « J'ai dû me serrer la ceinture pour que cet album voie le jour », avoue-t-il. Cet album sort après plusieurs spectacles de l'artiste et de son groupe, Ndekila, dans le pays et ailleurs. Le public peut maintenant déguster à domicile le « bassa-pop », un concept créé il y a onze ans (à l'âge de 16 ans) par le musicien congolais quand il s'est lancé dans la musique de recherche après avoir baigné dans le rap, le folk, le blues, la soul et l'afrobeat.
Combinant jazz et rythmes africains traditionnels, le bassa-pop, que les Ponténégrins adoptent petit à petit, commence déjà à avoir des adeptes. D'après Lionnel Kombo de Bayonne, très déterminé à le défendre et à l'imposer, ce concept n'est pas près d'être englouti par le ndobolo, le coupé-décalé ou autres styles en vogue. « J'assume ma musique. Les grands artistes tels que Manu Dibango ou Rideau Bayonne ont commencé leur carrière musicale avant certains styles en vogue actuellement. Mais cela ne les a pas empêchés de continuer à faire leur musique et de garder leur style. Le bassa-pop est une partie de moi que je ne compte pas lâcher d'autant plus qu'il y a des jeunes qui l'ont adopté. Même ailleurs où j'ai pu jouer, à Kinshasa et à Dakar par exemple, les gens l'ont apprécié », explique-t-il.
L'artiste, qui s'est lancé dans la musique à l'âge de 9 ans, chante, compose et joue de la guitare et de l'harmonica. Des talents qu'il arrive aussi à concilier sur scène. Lionnel, confiant dans son travail, espère que son album sera un succès de longue durée. « Le bassa-pop est une fusion de rythmes et j'ai chanté en plusieurs langues pour que chacun s'y retrouve », souligne-t-il.
Lucie Prisca Condhet
Au-delà des frontières, Yindule, To zala na mayèlè, Ntoba, Zongela nga, Binzembélé, Alfred et Bet' bal' ba Congo (titre phare, en mbémbé, qui signifie « nous, les enfants du Congo ») sont chantés en plusieurs langues (vili, mbémbé, créole, français, anglais...) et évoquent l'amour, les joies et les peines.
Un projet qui date de 2005 que l'artiste a concrétisé par ses propres moyens sous son label « Moi-même prod ». « J'ai dû me serrer la ceinture pour que cet album voie le jour », avoue-t-il. Cet album sort après plusieurs spectacles de l'artiste et de son groupe, Ndekila, dans le pays et ailleurs. Le public peut maintenant déguster à domicile le « bassa-pop », un concept créé il y a onze ans (à l'âge de 16 ans) par le musicien congolais quand il s'est lancé dans la musique de recherche après avoir baigné dans le rap, le folk, le blues, la soul et l'afrobeat.
Combinant jazz et rythmes africains traditionnels, le bassa-pop, que les Ponténégrins adoptent petit à petit, commence déjà à avoir des adeptes. D'après Lionnel Kombo de Bayonne, très déterminé à le défendre et à l'imposer, ce concept n'est pas près d'être englouti par le ndobolo, le coupé-décalé ou autres styles en vogue. « J'assume ma musique. Les grands artistes tels que Manu Dibango ou Rideau Bayonne ont commencé leur carrière musicale avant certains styles en vogue actuellement. Mais cela ne les a pas empêchés de continuer à faire leur musique et de garder leur style. Le bassa-pop est une partie de moi que je ne compte pas lâcher d'autant plus qu'il y a des jeunes qui l'ont adopté. Même ailleurs où j'ai pu jouer, à Kinshasa et à Dakar par exemple, les gens l'ont apprécié », explique-t-il.
L'artiste, qui s'est lancé dans la musique à l'âge de 9 ans, chante, compose et joue de la guitare et de l'harmonica. Des talents qu'il arrive aussi à concilier sur scène. Lionnel, confiant dans son travail, espère que son album sera un succès de longue durée. « Le bassa-pop est une fusion de rythmes et j'ai chanté en plusieurs langues pour que chacun s'y retrouve », souligne-t-il.
Lucie Prisca Condhet
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Source : starducongo.com | 2012-02-25 20:49:00.0
Cette année, Abd Al Malik repart en tournée. Il la commencera le 2 février en passant par de nombreuses villes françaises et achèvera son périple scénique en Martinique pour deux prestations en avril prochain. L'occasion pour le public de réécouter les titres "Ma jolie" ou encore "Mon amour", extraits de son dernier disque "Château rouge".
Abd Al Malik sera sur les routes pour présenter son "Château rouge". Il se produira sur les scènes françaises à partir du 2 février prochain à Abbeville. L'artiste passera également à Bordeaux le 4 février, à Lille le 23, ou encore à Aulnay-sous-Bois le 9 mars. C'est à Fort de France qu'il achèvera son périple musical avec deux concerts qui auront lieu les 13 et 14 avril prochain.
Le chanteur poursuit sa tournée entamée en 2011 et interprètera, dans une ambiance intimiste, les titres de son disque paru dans les rayons en novembre dernier. Une nouvelle occasion d'applaudir le slameur sur des titres comme "Ma jolie" ou encore "Mon amour", un single chanté en duo avec sa femme, Wallen. Ce quatrième disque, "Château rouge", était aussi l'occasion d'inviter des pointures de la chanson. Papa Wemba, chanteur congolais connu pour ses duos (Manu Dibango, Youssou N'Dour, Peter Gabriel) en fait partie. Il a prêté sa voix pour le titre "Ground Zéro".
Pour cette production, l'artiste a été récompensé en 2011 aux Victoires de la Musique, dans la catégorie des "Album de musiques urbaines". Abd Al Malik avait été révélé grâce à l'album "Gibraltar" (2006), écoulé à plus de 250 000 exemplaires.
Sarah MERLO
Abd Al Malik sera sur les routes pour présenter son "Château rouge". Il se produira sur les scènes françaises à partir du 2 février prochain à Abbeville. L'artiste passera également à Bordeaux le 4 février, à Lille le 23, ou encore à Aulnay-sous-Bois le 9 mars. C'est à Fort de France qu'il achèvera son périple musical avec deux concerts qui auront lieu les 13 et 14 avril prochain.
Le chanteur poursuit sa tournée entamée en 2011 et interprètera, dans une ambiance intimiste, les titres de son disque paru dans les rayons en novembre dernier. Une nouvelle occasion d'applaudir le slameur sur des titres comme "Ma jolie" ou encore "Mon amour", un single chanté en duo avec sa femme, Wallen. Ce quatrième disque, "Château rouge", était aussi l'occasion d'inviter des pointures de la chanson. Papa Wemba, chanteur congolais connu pour ses duos (Manu Dibango, Youssou N'Dour, Peter Gabriel) en fait partie. Il a prêté sa voix pour le titre "Ground Zéro".
Pour cette production, l'artiste a été récompensé en 2011 aux Victoires de la Musique, dans la catégorie des "Album de musiques urbaines". Abd Al Malik avait été révélé grâce à l'album "Gibraltar" (2006), écoulé à plus de 250 000 exemplaires.
Sarah MERLO
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Source : starducongo.com | 2012-02-02 15:45:00.0
Le leader de Viva La Musica pourrait initier un nouveau concept basé sur le jazz. Et pour cela, il compte s’appuyer sur ces musiciens de Kinshasa qu’il juge capables de répondre à ce nouveau défi. Parmi eux, on cite le bassiste Tosha Fulakanda, les guitaristes Costa Pinto et Vico Mupassa.
La star de la rumba congolaise, Papa Wemba, pourrait dans un projet lancer un autre concept, comme ce fut le cas avec le style acoustique qui a ensuite été imité par d’autres artistes musiciens de renom. Le leader de Viva la Musica, a-t-on pris, pense de plus en plus à incorporer les sonorités du jazz dans sa musique, n’ayant plus rien à prouver au niveau local. Il devra commencer par l’interprétation de certains classiques. Papa Wemba a déjà travaillé sur des sons de jazz avec des artistes comme Youssou N’Dour ou encore Julia Sarr.
Pour ce nouveau concept, le Kuru compte sur ses musiciens de Kinshasa entre autres, le bassiste Tosha Fulankanda, le guitariste Costa Pinto et le nouveau guitariste Vico Mupassa. Ce dernier, fils de feu Moussa Kati wa Mupassa (grand nom du music hall à Kinshasa décédé en 2009), a intégré Viva La Musica il y a quelques mois et il a su s’intégrer dans le groupe et créer une symbiose avec les autres musiciens. Visiblement, il jouirait déjà de la confiance de Papa Wemba au regard du grand travail abattu par rapport au répertoire large de Papa Wemba qui a pratiquement quarante ans de carrière musicale. L’on attend donc voir la réalisation de ce nouveau concept de Papa Wemba sur le jazz.
Wemba à l’origine de Zaïko Langa Langa
Né le 14 juin 1949 à Lubefu dans le Sankuru au Kasaï Oriental en RDC, Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, fait partie aujourd’hui des icônes africaines de la chanson. Dès sa tendre enfance, il cultive une voix ténor particulière et devient chanteur en suivant les traces de sa mère, une pleureuse professionnelle. Au milieu des années 1960, il est élève à l'École Pigier à Kinshasa et fait de la chorale religieuse, en dehors de l'école. Puis, après la mort de ses parents, il s'oriente vers la musique populaire kinoise dans son quartier Matonge, le berceau de la musique congolaise, sous le pseudonyme de Jules Presley.
En décembre 1969 à Kinshasa, avec Nyoka Longo Jossart, Félix Manuaku Waku (Pépé Felly), Evoloko, Mavuela Siméon et d’autres jeunes musiciens, il participe à la naissance de Zaïko Langa Langa, un des groupes les plus populaires au Zaïre (aujourd'hui RD Congo) et en Afrique des années 1970 à 90. Au tout début des années 1970, le Zaïko Langa Langa est un jeune groupe, très innovateur, qui essaye de nouveaux trucs dans la rumba congolaise: la batterie et des rythmes plus accélérés font leur apparition au détriment des instruments à vent, qui sont délaissés. Le Zaiko Langa Langa va atteindre le summum de sa gloire en 1974 avec des tubes à succès comme "Mété La Verité", "Chouchouna" (Papa Wemba), "Eluzam", "Mbeya Mbeya" (Evoloko), "BP Ya Munu" (Efonge Gina), "Zania" (Mavuela).
En décembre 1974, Papa Wemba quitte le Zaïko Langa Langa et crée le groupe Isifi Lokole avec Evoloko, Mavuela et Bozi Boziana. C'est l'époque de l'authenticité zaïroise et Isifi Lokole ajouta, au rythme Zaïko, le lokolé, un instrument africain à percussion. La chanson "Amazone" de Papa Wemba domine les hit-parades sur les rives du Congo en 1975. Puis, en novembre 1975, il quitte Evoloko et Isifi Lokole, et s'en va créer Yoka Lokole avec Mavuela Somo et Bozi Boziana. L'attaque-chant de Yoka Lokole, qu'on appelle à l'époque "The Fania All-Stars", devient encore plus redoutable lorsque le bouillant Mashakado Mbuta les rejoint en mars 1976, après avoir claqué les portes de Zaïko Langa Langa. Des chansons phares comme "Matembelé bangi" (Papa Wemba), "Maloba bakoko" (Mavuela) font la joie des mélomanes du Zaïre et en Afrique centrale en 1976. En 2011, il participe au festival Mawazine à Rabat, Maroc.
Création de Viva la Musica
Enfin, en février 1977, il crée son propre orchestre Viva La Musica, un label qui va l'accompagner durant toute la suite de sa carrière. Il forme son nouveau groupe autour de jeunes talents comme les chanteurs Kisangani Espérant, Pépé Bipoli, Jadot le Cambodgien et Petit Aziza, les guitaristes Rigo Star, Bongo Wende, Syriana et Pinos, le batteur Otis. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître; le succès est foudroyant avec des tubes comme "Mère supérieure", "Mabele mokonzi", "Bokulaka", "Ekoti ya nzube", "Aïssa na Zoé". Les deux premières années de Viva la Musica, sont celles de la collaboration de Papa Wemba avec Koffi Olomide, alors étudiant. Celui-ci écrit les paroles de certaines chansons de son aîné, s'initie au chant et la scène aux côtés de cette virtuose de la musique. Il enregistre également ces premières chansons sous le label Viva : "Asso", "Princesse ya Sinza", "Samba samba", "Anibo".
Comme Fela qui avait fondé Kalakuta Republic, Papa Wemba créa en 1977 dans sa cour familiale de Matonge, à Kinshasa, «le village de Molokaï», une sorte de copie d'un village africain, avec ses règles et ses codes, dont il s'intronisa lui-même symboliquement chef coutumier. Mais, sa démarche n'était pas politiquement comparable à celle de Fela au Nigeria, car il n'a jamais fait de l'activisme politique contre le régime autoritaire de Mobutu. De 1979 à 1980, Papa Wemba intègre le groupe Afrisa International de Tabu Ley, son idole de toujours. Il s'agit d'une collaboration temporaire souhaitée par les deux artistes. Il participe à une tournée européenne de l'Afrisa et enregistre deux chansons avec son mentor : "Ngambo moke" et "Lèvres roses".
Au début des années quatre-vingts, sa popularité atteint des sommets au Zaïre et au Congo-Brazzaville. Il devient alors une véritable icône pour la jeunesse sur les deux rives du fleuve Congo. Il est le principal leader du mouvement de la Sape. Sur le plan musical, il enregistre alors certains de ses plus grands succès : "Signorina", "Analengo", "Mea culpa", "Melina la parisienne", "Santa", "Matebu". C'est également la période des défections au sein de l'orchestre. Tour à tour, Rigo Star, Kisangani Espérant, Dindo Yogo, Djanana, Emeneya, Bipoli, Debaba quittent Viva la Musica. Suite à ces départs, il enrôle de nouvelles têtes, Maray Maray, Reddy Amisi, Lidjo Kwempa, Awilo Longomba, etc.
Vers la fin des années 1980, Papa Wemba s'installe en Europe, sort successivement les albums "L'Esclave", "Mfono yami", "Le voyageur", "Foridoles", "Malimba", et arpente avec succès les échelons de la World music. Au milieu des années 1990, il fait la connaissance de l'homme qui va donner un second souffle à sa carrière : Peter Gabriel. L'album "Emotion" le consacre comme une des grandes figures de la World Music. Encore plus mystique après son passage en prison en 2003 où dit-il «Dieu lui serait apparu», il a retrouvé la scène le 25 octobre 2003 au Zénith de Paris avec l'orchestre Viva Tendance.
Collaborations musicales
Homme solidaire et bon "team player" durant sa longue carrière, Papa Wemba n'a pas hésité à collaborer avec Tabu Ley Rochereau et son groupe Afrisa, Martin Meissonier (producteur de King Sunny Adé et de Ray Lema), Peter Gabriel, Ray Lema, Manu Dibango, Koffi Olomide, Youssou N'Dour, Pépé Kalle, le vieux Wendo Kolosoy, Lutumba Simaro, Kwamy Mussy, et ses vieux copains de Zaiko (Evoloko Jocker, Bozi Boziana, Efonge Gina, Mavuela Somo) les quatuors du Clan Langa Langa, Alpha Blondy, Aretha Franklin participe à l'album Emotion Fa Fa, Lokua Kanza, Angélique Kidjo, Salif Keïta, JB Mpiana, Singuila…
En 1987, il est l'acteur principal du film belgo-zaïrois «La vie est belle » de Ngangura Dieudonné Mweze et Benoît Lamy. Il compose une bonne partie de la musique originale de ce film. Il apparaît également en 1997 dans «Combat de fauves» de Benoît Lamy. Les acteurs principaux du film sont Ute Lemper et Richard Bohringer.
La prison
En 2003, Papa Wemba est suspecté d'être au cœur d'une affaire de trafic de visas et d'aide à l'immigration clandestine, à travers ses tournées musicales entre son pays, la République démocratique du Congo, la France et la Belgique. Le 17 février 2003, il est interpellé à Paris et maintenu en détention pendant trois mois et demi.
Le 16 novembre 2004 le tribunal correctionnel de Bobigny (France) le condamnera à trente mois de prison, dont quatre fermes déjà purgés en 2003, et 10 000 euros d’amende pour «aide au séjour irrégulier de clandestins sous couvert de ses activités musicales».
Après le bagne, l’artiste retrouve sa liberté et décide de s’installer au pays. Ensuite, il va sortir des albums Somo Trop (2003), Bazonkion (2005), Bravo l'Artiste (2006), Ye te oh ! (2006), Nkunzi Lele (2007), Kaka yo (2008), Notre Père (Rumba) (2010) et Notre Père (World) (octobre 2010).
Par Martin Enyimo
La star de la rumba congolaise, Papa Wemba, pourrait dans un projet lancer un autre concept, comme ce fut le cas avec le style acoustique qui a ensuite été imité par d’autres artistes musiciens de renom. Le leader de Viva la Musica, a-t-on pris, pense de plus en plus à incorporer les sonorités du jazz dans sa musique, n’ayant plus rien à prouver au niveau local. Il devra commencer par l’interprétation de certains classiques. Papa Wemba a déjà travaillé sur des sons de jazz avec des artistes comme Youssou N’Dour ou encore Julia Sarr.
Pour ce nouveau concept, le Kuru compte sur ses musiciens de Kinshasa entre autres, le bassiste Tosha Fulankanda, le guitariste Costa Pinto et le nouveau guitariste Vico Mupassa. Ce dernier, fils de feu Moussa Kati wa Mupassa (grand nom du music hall à Kinshasa décédé en 2009), a intégré Viva La Musica il y a quelques mois et il a su s’intégrer dans le groupe et créer une symbiose avec les autres musiciens. Visiblement, il jouirait déjà de la confiance de Papa Wemba au regard du grand travail abattu par rapport au répertoire large de Papa Wemba qui a pratiquement quarante ans de carrière musicale. L’on attend donc voir la réalisation de ce nouveau concept de Papa Wemba sur le jazz.
Wemba à l’origine de Zaïko Langa Langa
Né le 14 juin 1949 à Lubefu dans le Sankuru au Kasaï Oriental en RDC, Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, fait partie aujourd’hui des icônes africaines de la chanson. Dès sa tendre enfance, il cultive une voix ténor particulière et devient chanteur en suivant les traces de sa mère, une pleureuse professionnelle. Au milieu des années 1960, il est élève à l'École Pigier à Kinshasa et fait de la chorale religieuse, en dehors de l'école. Puis, après la mort de ses parents, il s'oriente vers la musique populaire kinoise dans son quartier Matonge, le berceau de la musique congolaise, sous le pseudonyme de Jules Presley.
En décembre 1969 à Kinshasa, avec Nyoka Longo Jossart, Félix Manuaku Waku (Pépé Felly), Evoloko, Mavuela Siméon et d’autres jeunes musiciens, il participe à la naissance de Zaïko Langa Langa, un des groupes les plus populaires au Zaïre (aujourd'hui RD Congo) et en Afrique des années 1970 à 90. Au tout début des années 1970, le Zaïko Langa Langa est un jeune groupe, très innovateur, qui essaye de nouveaux trucs dans la rumba congolaise: la batterie et des rythmes plus accélérés font leur apparition au détriment des instruments à vent, qui sont délaissés. Le Zaiko Langa Langa va atteindre le summum de sa gloire en 1974 avec des tubes à succès comme "Mété La Verité", "Chouchouna" (Papa Wemba), "Eluzam", "Mbeya Mbeya" (Evoloko), "BP Ya Munu" (Efonge Gina), "Zania" (Mavuela).
En décembre 1974, Papa Wemba quitte le Zaïko Langa Langa et crée le groupe Isifi Lokole avec Evoloko, Mavuela et Bozi Boziana. C'est l'époque de l'authenticité zaïroise et Isifi Lokole ajouta, au rythme Zaïko, le lokolé, un instrument africain à percussion. La chanson "Amazone" de Papa Wemba domine les hit-parades sur les rives du Congo en 1975. Puis, en novembre 1975, il quitte Evoloko et Isifi Lokole, et s'en va créer Yoka Lokole avec Mavuela Somo et Bozi Boziana. L'attaque-chant de Yoka Lokole, qu'on appelle à l'époque "The Fania All-Stars", devient encore plus redoutable lorsque le bouillant Mashakado Mbuta les rejoint en mars 1976, après avoir claqué les portes de Zaïko Langa Langa. Des chansons phares comme "Matembelé bangi" (Papa Wemba), "Maloba bakoko" (Mavuela) font la joie des mélomanes du Zaïre et en Afrique centrale en 1976. En 2011, il participe au festival Mawazine à Rabat, Maroc.
Création de Viva la Musica
Enfin, en février 1977, il crée son propre orchestre Viva La Musica, un label qui va l'accompagner durant toute la suite de sa carrière. Il forme son nouveau groupe autour de jeunes talents comme les chanteurs Kisangani Espérant, Pépé Bipoli, Jadot le Cambodgien et Petit Aziza, les guitaristes Rigo Star, Bongo Wende, Syriana et Pinos, le batteur Otis. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître; le succès est foudroyant avec des tubes comme "Mère supérieure", "Mabele mokonzi", "Bokulaka", "Ekoti ya nzube", "Aïssa na Zoé". Les deux premières années de Viva la Musica, sont celles de la collaboration de Papa Wemba avec Koffi Olomide, alors étudiant. Celui-ci écrit les paroles de certaines chansons de son aîné, s'initie au chant et la scène aux côtés de cette virtuose de la musique. Il enregistre également ces premières chansons sous le label Viva : "Asso", "Princesse ya Sinza", "Samba samba", "Anibo".
Comme Fela qui avait fondé Kalakuta Republic, Papa Wemba créa en 1977 dans sa cour familiale de Matonge, à Kinshasa, «le village de Molokaï», une sorte de copie d'un village africain, avec ses règles et ses codes, dont il s'intronisa lui-même symboliquement chef coutumier. Mais, sa démarche n'était pas politiquement comparable à celle de Fela au Nigeria, car il n'a jamais fait de l'activisme politique contre le régime autoritaire de Mobutu. De 1979 à 1980, Papa Wemba intègre le groupe Afrisa International de Tabu Ley, son idole de toujours. Il s'agit d'une collaboration temporaire souhaitée par les deux artistes. Il participe à une tournée européenne de l'Afrisa et enregistre deux chansons avec son mentor : "Ngambo moke" et "Lèvres roses".
Au début des années quatre-vingts, sa popularité atteint des sommets au Zaïre et au Congo-Brazzaville. Il devient alors une véritable icône pour la jeunesse sur les deux rives du fleuve Congo. Il est le principal leader du mouvement de la Sape. Sur le plan musical, il enregistre alors certains de ses plus grands succès : "Signorina", "Analengo", "Mea culpa", "Melina la parisienne", "Santa", "Matebu". C'est également la période des défections au sein de l'orchestre. Tour à tour, Rigo Star, Kisangani Espérant, Dindo Yogo, Djanana, Emeneya, Bipoli, Debaba quittent Viva la Musica. Suite à ces départs, il enrôle de nouvelles têtes, Maray Maray, Reddy Amisi, Lidjo Kwempa, Awilo Longomba, etc.
Vers la fin des années 1980, Papa Wemba s'installe en Europe, sort successivement les albums "L'Esclave", "Mfono yami", "Le voyageur", "Foridoles", "Malimba", et arpente avec succès les échelons de la World music. Au milieu des années 1990, il fait la connaissance de l'homme qui va donner un second souffle à sa carrière : Peter Gabriel. L'album "Emotion" le consacre comme une des grandes figures de la World Music. Encore plus mystique après son passage en prison en 2003 où dit-il «Dieu lui serait apparu», il a retrouvé la scène le 25 octobre 2003 au Zénith de Paris avec l'orchestre Viva Tendance.
Collaborations musicales
Homme solidaire et bon "team player" durant sa longue carrière, Papa Wemba n'a pas hésité à collaborer avec Tabu Ley Rochereau et son groupe Afrisa, Martin Meissonier (producteur de King Sunny Adé et de Ray Lema), Peter Gabriel, Ray Lema, Manu Dibango, Koffi Olomide, Youssou N'Dour, Pépé Kalle, le vieux Wendo Kolosoy, Lutumba Simaro, Kwamy Mussy, et ses vieux copains de Zaiko (Evoloko Jocker, Bozi Boziana, Efonge Gina, Mavuela Somo) les quatuors du Clan Langa Langa, Alpha Blondy, Aretha Franklin participe à l'album Emotion Fa Fa, Lokua Kanza, Angélique Kidjo, Salif Keïta, JB Mpiana, Singuila…
En 1987, il est l'acteur principal du film belgo-zaïrois «La vie est belle » de Ngangura Dieudonné Mweze et Benoît Lamy. Il compose une bonne partie de la musique originale de ce film. Il apparaît également en 1997 dans «Combat de fauves» de Benoît Lamy. Les acteurs principaux du film sont Ute Lemper et Richard Bohringer.
La prison
En 2003, Papa Wemba est suspecté d'être au cœur d'une affaire de trafic de visas et d'aide à l'immigration clandestine, à travers ses tournées musicales entre son pays, la République démocratique du Congo, la France et la Belgique. Le 17 février 2003, il est interpellé à Paris et maintenu en détention pendant trois mois et demi.
Le 16 novembre 2004 le tribunal correctionnel de Bobigny (France) le condamnera à trente mois de prison, dont quatre fermes déjà purgés en 2003, et 10 000 euros d’amende pour «aide au séjour irrégulier de clandestins sous couvert de ses activités musicales».
Après le bagne, l’artiste retrouve sa liberté et décide de s’installer au pays. Ensuite, il va sortir des albums Somo Trop (2003), Bazonkion (2005), Bravo l'Artiste (2006), Ye te oh ! (2006), Nkunzi Lele (2007), Kaka yo (2008), Notre Père (Rumba) (2010) et Notre Père (World) (octobre 2010).
Par Martin Enyimo
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-01-03 02:15:00.0
I- UNE VOIX QUI FAIT L’UNANIMITE
Il est sans doute, le chanteur congolais le plus connu de la diaspora et de la musique congolaise. En tout cas, le plus sollicité pour accompagner, en studio un grand nombre des artistes Kinois, Brazzavillois et Africains en général. On lui colle sur le dos, l’étiquette de « Bâtisseur des Albums » - amplement justifiée par sa capacité de s’imposer dans n’importe quel groupe et de s’adapter avec beaucoup d’aisance à n’importe quel rythme. Difficile de mesurer l’impact de ce chanteur inamovible, dans la réussite de nombreux enregistrements.
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
II – DE TELE-MUSIC, IL NE RESTE QUE LE SOUVENIR
Ancien sociétaire de l’orchestre Brazzavillois TELE-MUSIC, (de l’Office national des postes et télécommunications), dont il a trouvé une reconnaissance méritée, BALLOU a su avec une grande simplicité, montrer bien vite, qu’il était un musicien d’une grande habilité. Et, bien sûr, il fut dans TELE-MUSIC l’un des meilleurs compositeurs. On lui doit surtout en 1978, un titre qui a été salué comme l’un des plus grandes réussites de l’année, avec un premier prix à l’affiche : « Sambala ». Il est vrai que BALLOU CANTA a su trouver des accompagnateurs de choix. Avec Nelly OCKEMBA, chanteur et chef de TELE-MUSIC, il a constitué un duo irrésistible. La très bonne qualité du timbre et la virtuosité rythmique ont fait de ce duo une grande renommée nationale.
III- UNE CARRIERE FULGURANTE EN FRANCE
Au début des années 80, BALLOU CANTA atterrit en France. Il est fasciné par les conditions de travail en studio. Il se positionne dans le peloton de tête des musiciens effectuant la carrière solo. Il a su inventer un style de prestation vocale, grâce à ses qualités de choriste avérées. Au point de contribuer avec un indiscutable talent d’accompagnateur au succès des albums d’une pléiade des artistes. Parmi les plus connus, on peut citer Manu Dibango, Ray Lema, Lokua Kanza, Papa Wemba, Koffi Olumide, Oliver Ngoma, Luciana de Mingongo, Théo Blaise Nkounkou, Master Mwana Congo, Tchico Tchicaya, Fidel Zizi, et plein d’autres. Difficile de s’en souvenir tous.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
IV- UNE DISCOGRAPHIE POUR LE PLAISIR
Après tant de succès, on peut être rassuré qu’il continue à enregistrer uniquement pour le plaisir. Il y met toujours la même sensibilité, la même subtilité dans sa description des rapports amicaux. Pour donner encore plus d’ampleur à sa voix, il a toujours choisi pour ses propres réalisations un accompagnateur de pointe. On peut s’en convaincre à travers sa discographie au nombre desquels se présentent sept albums, dont le dernier date de 2004
Ce nombre d’albums ne reflète évidemment pas la quantité de ceux dans lesquels BALLOU CANTA a introduit sa voix. On peut dire qu’il accuse un retard dans l’évolution de sa propre discographie. Au point où il tient à faire de 2012 une année de réveil. Il voudrait davantage marcher sur les pas des illustres disparus comme MAYONI MAYAULA, MADILU System et PAMELO MUNK’A pour lesquels, il a une grande pensée affective.
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2012-01-03 01:26:00.0
I- UNE VOIX QUI FAIT L’UNANIMITE
Il est sans doute, le chanteur congolais le plus connu de la diaspora et de la musique congolaise. En tout cas, le plus sollicité pour accompagner, en studio un grand nombre des artistes Kinois, Brazzavillois et Africains en général. On lui colle sur le dos, l’étiquette de « Bâtisseur des Albums » - amplement justifiée par sa capacité de s’imposer dans n’importe quel groupe et de s’adapter avec beaucoup d’aisance à n’importe quel rythme. Difficile de mesurer l’impact de ce chanteur inamovible, dans la réussite de nombreux enregistrements.
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
Il est demeuré, à ce jour, l’une des voix que plusieurs chanteurs solo s’arrachent pour induire une seconde voix ou un chœur, pour le besoin d’harmonie dans l’évaluation du produit fini.
II – DE TELE-MUSIC, IL NE RESTE QUE LE SOUVENIR
Ancien sociétaire de l’orchestre Brazzavillois TELE-MUSIC, (de l’Office national des postes et télécommunications), dont il a trouvé une reconnaissance méritée, BALLOU a su avec une grande simplicité, montrer bien vite, qu’il était un musicien d’une grande habilité. Et, bien sûr, il fut dans TELE-MUSIC l’un des meilleurs compositeurs. On lui doit surtout en 1978, un titre qui a été salué comme l’un des plus grandes réussites de l’année, avec un premier prix à l’affiche : « Sambala ». Il est vrai que BALLOU CANTA a su trouver des accompagnateurs de choix. Avec Nelly OCKEMBA, chanteur et chef de TELE-MUSIC, il a constitué un duo irrésistible. La très bonne qualité du timbre et la virtuosité rythmique ont fait de ce duo une grande renommée nationale.
III- UNE CARRIERE FULGURANTE EN FRANCE
Au début des années 80, BALLOU CANTA atterrit en France. Il est fasciné par les conditions de travail en studio. Il se positionne dans le peloton de tête des musiciens effectuant la carrière solo. Il a su inventer un style de prestation vocale, grâce à ses qualités de choriste avérées. Au point de contribuer avec un indiscutable talent d’accompagnateur au succès des albums d’une pléiade des artistes. Parmi les plus connus, on peut citer Manu Dibango, Ray Lema, Lokua Kanza, Papa Wemba, Koffi Olumide, Oliver Ngoma, Luciana de Mingongo, Théo Blaise Nkounkou, Master Mwana Congo, Tchico Tchicaya, Fidel Zizi, et plein d’autres. Difficile de s’en souvenir tous.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
Il réalise l'album « Bolingo Sonia » qui connait un grand succès. En 1997, c’est l'album « Rencontre », entièrement enregistré en Martinique au studio Hibiscus avec des éléments du groupe Kwak, qui emboîte le pas. Derniere production en date, sa participation, en écrivant 2 titres, dans l'album X-Tra réalisé par Ronald Rubinel. Outre son étonnant travail sur les harmonies vocales qui lui ont permis de participer dans de nombreux albums en tant que choriste, BALLOU CANTA s’est montré aussi, arrangeur et réalisateur de grand talent.
En 1990, BALLOU CANTA participe à la grande éclosion du « Soukous » en formant avec le génial rythmicien LOKASSA ya Bongo, le groupe « SOUKOUS STARS » avec lequel il fait un parcours spectaculaire.
D’année en année, de disque en disque, BALLOU conduit sa carrière sur des terrains multiples, changeant fréquemment de musiciens, de groupes et poursuivant de passionnantes expériences de musiques de variétés. Des expériences audacieuses de plusieurs albums, lui ont permis de conserver une grande rigueur dans la recherche de nouvelles formes d’expression musicale.
Pas besoin de chercher bien loin à qu’elle divinité, ce seigneur-là consacre ses offrandes. C’est bien de l’église de la « Rumba » et du « Soukous » qu’il s’agit, avec des officiants qui opéraient naguère dans le « Ndombolo ».
Impossible donc, de résister au style BALLOU CANTA, dont la voix mi-sucre mi-épices évolue tranquillement, mais qui ne ressemble à aucune autre. Une musique particulière, synthèse de Rumba et de Soukous avec menus empreints aux timbres « Pool Malébo » Un rêve ensoleillé.
IV- UNE DISCOGRAPHIE POUR LE PLAISIR
Après tant de succès, on peut être rassuré qu’il continue à enregistrer uniquement pour le plaisir. Il y met toujours la même sensibilité, la même subtilité dans sa description des rapports amicaux. Pour donner encore plus d’ampleur à sa voix, il a toujours choisi pour ses propres réalisations un accompagnateur de pointe. On peut s’en convaincre à travers sa discographie au nombre desquels se présentent sept albums, dont le dernier date de 2004
Ce nombre d’albums ne reflète évidemment pas la quantité de ceux dans lesquels BALLOU CANTA a introduit sa voix. On peut dire qu’il accuse un retard dans l’évolution de sa propre discographie. Au point où il tient à faire de 2012 une année de réveil. Il voudrait davantage marcher sur les pas des illustres disparus comme MAYONI MAYAULA, MADILU System et PAMELO MUNK’A pour lesquels, il a une grande pensée affective.
Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr)
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Source : starducongo.com | 2012-01-03 01:26:00.0
Le père de Soul Makossa a présenté mardi dernier à Douala son nouvel album.
Source : AllAfrica | 2011-12-23 11:49:29.0
8 décembre 2009 - 8 décembre 2011. Deux ans que disparaissait, à Brazzaville, le talentueux saxophoniste congolais Bruno Houla, «Vieux Bruno», pour les fans. Un artiste qui a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la musique congolaise et qu’on ne saurait oublier d’un revers de main. Flash back sur la vie de ce virtuose du saxo.
Bruno Houla est né le 2 juin 1938, à Léopold-ville, actuelle Kinshasa. C’est comme batteur qu’il contracte le virus de la musique, en 1956, dans l’orchestre Rock A mambo, sur la rive gauche du fleuve Congo. Où il trouve Roitelet, Essous Jean Serge, Nino Malapet. Avant que le célèbre musicien camerounais Manu Dibango, de passage à Brazzaville, le découvre et l’emmène à Douala, dans son ensemble musical. Où il apprend le maniement du saxo, aux côtés de son maître Manu. Avant d’aller se perfectionner à Harare, au Zimbabwe.
Revenu à Brazzaville, en 1969, il intègre l’orchestre Sinza Kotoko de Ya Gaby, aux côtés de Dianzolo Gabriel, «Mountouari Pierre, Kimbembe Mouss», Bokassa Anatole. Mais, pas pour longtemps. Puisque Pandzou Auguste Fall, drummer, cofondateur de l’orchestre SBB (Super Boboto), l’enrôle dans cet ensemble musical, au bar Faignond, le premier siège du groupe, avant de s’implanter, définitivement, au bar «Super Jazz», devenu, après, «Temple rouge de la musique congolaise». C’est dans le SBB que Houla Bruno a connu sa plus grande gloire musicale, avec les ténors comme, Nkaya Athanase «Mwana Mukamba», Passy-Djo, Mienandi Michel, Ngavouka François «Ringo», Ange Linaud, Loumandé José, Mbouanga Fulgence, Bados Mbaki, Aaron Mitoga, Kinzonzi André «Du Soleil», Mayindou Jean Pirate, Mazonga Boniface Djohny. En 1970, Houla Bruno signe, aux Editions Boyokani, son tout premier titre phonographique, intitulé: «Zonga zonga Lodass».
Bruno a presque fait le tour du Congo: Pointe-Noire, Dolisie, Kimongo, Nkayi, Kinkala, Owando, Ouesso, Impfondo, etc. En 1971, SBB remporte le 1er prix national du concours culturel de la chanson révolutionnaire, avec des titres comme «Tolanda nzela», de Jean Saïdou, «U.j.s.c», de Mwana Mukamba, «A.r.c», de Mienandi Michou, «U.r.f.c», de Pandzou Auguste. En 1972, SBB est lauréat d’un autre concours organisé par l’U.j.s.c. Houla Bruno apporte une innovation au niveau du maniement du saxo, en introduisant l’ampli. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les œuvres comme «Avocat ya basi», «Mbikeno na sala», «Yanga», «Foncia», «Bayidikila». En 1975, déclarée année internationale de la femme, SBB occupe la première place du hit parade. Houla Bruno ne tarit pas d’inspiration. Il compose, en 1972, la chanson «Maladie ya bolingo» et, en 1975, «Bombanda makassi na boyi».
Au plan international, Houla Bruno n’est pas passé inaperçu. Avec le SBB, il effectue beaucoup de voyages à l’étranger. Déjà, en 1973, il est présent à la première Semaine culturelle soviéto-congolaise estudiantine, à Moscou, en ex-U.r.s.s. La même année, SBB représente le Congo à la 10ème édition du Festival mondial de la jeunesse, à Berlin, en ex-RDA (République démocratique Allemande), où il arrache la médaille d’or, devant plusieurs nations venues du monde entier. En 1974, le Super Boboto accompagne les sportifs congolais aux 2èmes Jeux africains qui se déroulent à Lagos (Nigéria). Sur invitation personnelle de Léopold Sédar Senghor, alors chef de l’Etat sénégalais, SBB anime, avec brio, la première Foire internationale de Dakar.
Technicien en matière de communication, Bruno Houla est recruté, en 1978, à l’O.n.p.t (Office national des postes et télécommunications), où il monte, avec Nelly Okemba, Brazz Antonio, Gabriel Mienandi «Mutchatcho», Roger Pikou, l’orchestre Télé Music «Embouteillage». Bruno y signe le dernier titre de sa vie musicale, intitulé: «Kimbanda Sida». Une chanson qui a fait le tour du monde et qui se chante et se danse encore. L’artiste avait fait valoir ses droits à la retraite en 1994.
Equateur Denis NGUIMBI
Bruno Houla est né le 2 juin 1938, à Léopold-ville, actuelle Kinshasa. C’est comme batteur qu’il contracte le virus de la musique, en 1956, dans l’orchestre Rock A mambo, sur la rive gauche du fleuve Congo. Où il trouve Roitelet, Essous Jean Serge, Nino Malapet. Avant que le célèbre musicien camerounais Manu Dibango, de passage à Brazzaville, le découvre et l’emmène à Douala, dans son ensemble musical. Où il apprend le maniement du saxo, aux côtés de son maître Manu. Avant d’aller se perfectionner à Harare, au Zimbabwe.
Revenu à Brazzaville, en 1969, il intègre l’orchestre Sinza Kotoko de Ya Gaby, aux côtés de Dianzolo Gabriel, «Mountouari Pierre, Kimbembe Mouss», Bokassa Anatole. Mais, pas pour longtemps. Puisque Pandzou Auguste Fall, drummer, cofondateur de l’orchestre SBB (Super Boboto), l’enrôle dans cet ensemble musical, au bar Faignond, le premier siège du groupe, avant de s’implanter, définitivement, au bar «Super Jazz», devenu, après, «Temple rouge de la musique congolaise». C’est dans le SBB que Houla Bruno a connu sa plus grande gloire musicale, avec les ténors comme, Nkaya Athanase «Mwana Mukamba», Passy-Djo, Mienandi Michel, Ngavouka François «Ringo», Ange Linaud, Loumandé José, Mbouanga Fulgence, Bados Mbaki, Aaron Mitoga, Kinzonzi André «Du Soleil», Mayindou Jean Pirate, Mazonga Boniface Djohny. En 1970, Houla Bruno signe, aux Editions Boyokani, son tout premier titre phonographique, intitulé: «Zonga zonga Lodass».
Bruno a presque fait le tour du Congo: Pointe-Noire, Dolisie, Kimongo, Nkayi, Kinkala, Owando, Ouesso, Impfondo, etc. En 1971, SBB remporte le 1er prix national du concours culturel de la chanson révolutionnaire, avec des titres comme «Tolanda nzela», de Jean Saïdou, «U.j.s.c», de Mwana Mukamba, «A.r.c», de Mienandi Michou, «U.r.f.c», de Pandzou Auguste. En 1972, SBB est lauréat d’un autre concours organisé par l’U.j.s.c. Houla Bruno apporte une innovation au niveau du maniement du saxo, en introduisant l’ampli. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les œuvres comme «Avocat ya basi», «Mbikeno na sala», «Yanga», «Foncia», «Bayidikila». En 1975, déclarée année internationale de la femme, SBB occupe la première place du hit parade. Houla Bruno ne tarit pas d’inspiration. Il compose, en 1972, la chanson «Maladie ya bolingo» et, en 1975, «Bombanda makassi na boyi».
Au plan international, Houla Bruno n’est pas passé inaperçu. Avec le SBB, il effectue beaucoup de voyages à l’étranger. Déjà, en 1973, il est présent à la première Semaine culturelle soviéto-congolaise estudiantine, à Moscou, en ex-U.r.s.s. La même année, SBB représente le Congo à la 10ème édition du Festival mondial de la jeunesse, à Berlin, en ex-RDA (République démocratique Allemande), où il arrache la médaille d’or, devant plusieurs nations venues du monde entier. En 1974, le Super Boboto accompagne les sportifs congolais aux 2èmes Jeux africains qui se déroulent à Lagos (Nigéria). Sur invitation personnelle de Léopold Sédar Senghor, alors chef de l’Etat sénégalais, SBB anime, avec brio, la première Foire internationale de Dakar.
Technicien en matière de communication, Bruno Houla est recruté, en 1978, à l’O.n.p.t (Office national des postes et télécommunications), où il monte, avec Nelly Okemba, Brazz Antonio, Gabriel Mienandi «Mutchatcho», Roger Pikou, l’orchestre Télé Music «Embouteillage». Bruno y signe le dernier titre de sa vie musicale, intitulé: «Kimbanda Sida». Une chanson qui a fait le tour du monde et qui se chante et se danse encore. L’artiste avait fait valoir ses droits à la retraite en 1994.
Equateur Denis NGUIMBI
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2011-12-12 02:56:00.0
On ne présente plus Manu Dibango. Ses rires sonores, ses solos de sax échevelés, sa musique afro ouverte au monde et à la modernité. A 77 ans, le chanteur, compositeur et multi-instrumentiste signe son retour avec Past, Present, Futur. Un disque où il revisite ses classiques et livre des chansons inédites entouré d'une pléiade d'invités dont Passi et la chanteuse marocaine Oum. Rencontre.
Source : LeJDD.fr | 2011-11-22 18:48:22.0
Le 4 novembre 2011, la styliste modéliste Anna Ngann Yonn, créatrice de la marque Kreyann étalait son savoir-faire acquis au bout de 10 ans d'expérience à Douala. «Un rendez-vous qui a permis de relever qu'au Cameroun, si l'on est bien organisé, on peut faire de très belles choses. Mais il suffit de le vouloir et d'avoir les moyens de réaliser son rêve», indiquait Manu Dibango, musicien venu accompagner la créatrice.
Source : AllAfrica | 2011-11-18 14:59:39.0
Musiques du monde
Nouvel album, Past-Present-Future
Le mythique saxophoniste et compositeur camerounais, Manu Dibango, sort avec la complicité du producteur anglais et hit-maker hors-pair Wayne Beckford, un disque atemporel Past-Present-Future
, qui convie une kyrielle d'invités. Un disque vitaminé, ensoleillé et conscient, qui fait dialoguer les générations.

© DR
Source : rfimusique | 2011-11-11 12:00:28.0
Cité par « Quotidien Mutations » auquel, il accorde un long entretien, à l’occasion de la sortie de son nouvel opus, Manu Dibango se laisse aller à des confidences. Il confie notamment avoir tourné un clip avec la famille de Michael Jackson. « Je suis l’ami de Jermaine et Tito Jackson. C’est en faisant des tournées et festivals [...]
Source : pipole.net | 2011-11-09 19:00:52.0
Il s'apprête à proposer le 7 novembre, «Past-present-future», son nouvel album
Source : journalducameroun.com | 2011-10-20 11:03:46.0
Manu Dibango sortira le mois prochain un nouvel album intitulé "Past Present Future". Le saxophoniste souhaite faire, à travers cet opus, la connexion entre une musique s'inscrivant dans le passé et des sonorités plus actuelles. Pour ce ...
Source : chartsinfrance.net | 2011-10-16 23:41:20.0
Jazz africain
Un pont entre deux cultures
Après trois albums en trio, le Kora Jazz Band double son effectif et accueille en son sein, Manu Dibango, Andy Narell et Omar Marquez. Un album endeuillé par la disparition du joueur de kora Soriba Kouyaté quelques jours après la fin de l’enregistrement.
© yak sissokho
Source : rfimusique | 2011-10-14 15:39:32.0
Une opportunité économique exceptionnelle pour la production musicale du continent. C’est la toile de fonds des actes du VIIème symposium de musique africaine organisé dans le cadre de la même édition du Fespam (Festival panafricain de musique), compilation qui vient d’être éditée à Brazzaville, avec le concours de l’Unesco. Le recueil a été dédié au saxophoniste Jean Serge Essous, co-fondateur du célèbre orchestre brazzavillois, Les Bantu de la capitale, décédé en novembre 2009.
Totalisant 175 pages, l’ouvrage dont les textes ont été réunis par Honoré Mobonda, le Directeur scientifique du Fespam, assisté de Jean-Pierre Ngole, est préfacé par Jean-Claude Gakosso, le ministre congolais de la culture et des arts.
La dizaine de contributions présentées par les spécialistes, de diverses disciplines, qui se sont retrouvés à «La Patte d’Oie» a été, donc, reproduite.
L’on y lit, avec beaucoup d’intérêt, les approches de l’appliqué Sie Hien, de l’Université de Cocody, à Abidjan, du sévère ingénieur informaticien Bruno Pissa, du pays-hôte, de l’ethnomusicologue ivoirien, de plus en plus traditionnaliste, Adepo Yapo, l’ambivalent chercheur camerounais Denis Blaise Bidjonah, et de l’ endurci historien congolais de la rumba, Maxime Foutou.
Au niveau de l’apport de la diaspora, l’on y remarque la manager martiniquaise Fanny Augiac et le prolifique chercheur uruguayen Tomas Alberto Chirimini, fondateur du célèbre Conjunto Bantu de Montevideo.
L’on y note la rigoureuse contribution de Tandile Mandela, nièce du héros-vivant, actuellement, professeure au Collège universitaire de Cape Town, sur les possibilités d’expansion internationale de la puissante musique traditionnelle de la très diversifiée et bantu Afrique du Sud.
Développement du processus de mondialisation de la distribution de la musique africaine signifiant, inévitablement, champ ouvert à la tourbière de la piraterie, cette épineuse problématique a été abordée dans, au moins, quatre communications: celles de l’écrivain-syndicaliste de la rive gauche du fleuve Congo, Mudaba Yoka Lye, du chercheur kenyan Charles Nyakiti Orawo, du juriste du Moyen-Congo, Antoine Clotaire Minkala et du, ni plus, ni moins, commissaire ivoirien de police, Francis Nielbien Ouattara.
Divers angles du thème proposé ont été abordés, à l’image de la nécessité, pour la musique africaine, d’approcher les critères d’acoustique internationale, un meilleur soutien à la world music, le besoin de rénover la rumba africaine, l’urgence de restructurer et moderniser les supports organologiques traditionnels de l’Afrikiya et le développement de la présence des expressions musicales niger dans la Toile.
L’on y a planté, sur ces sentiers, les repères que constituent Manu Dibango, Johnny Clegg, Hugh Masekela, Stompie Mavie, Cesaria Evora, Khaled, Youssou Ndour, Salif Keita, Bonga, Magic System, Lokwa Kanza et l’étonnant Camerounais Paul Junior Nyeck Ba Banga, qui, à la suite de Pierre Claver Akendengue, adapte les œuvres de Jean Sébastien Bach, grâce à un néo-marimba, xylophone modernisé, de type chromatique.
Cybermusique
Ce nouvel espace a été, justement, au cœur de la communication de Simao Souindoula. L’historien a rappelé les progrès réalisés, ces dernières années, en vue d’une plus grande insertion de la musique des «Damnés de la Terre» dans le réseau internet et son exploitation maximale dans ce nouvel interstice de promotion et de distribution.
Le spécialiste de Luanda a analysé le bilan financier et les statistiques de certains web sites qui offrent la musique africaine, à l’image de la marque anglaise World Circuit qui produit le regretté Ali Farka Toure, la charmante griotte malienne Oumou Sangare et le vénérable orchestre Baobab de Dakar ; de l’actif label cap verdien, Lusafrica, qui sera, probablement, phagocyté par la major Sony-Bmg, et qui produit le génial Bonga, ainsi que les courageuses Cyriaque Bassoka Productions, le label de Poto-Poto, qui rééditent, à juste titre, les chefs-d’ œuvre des phénixiques «Les Bantu de la capitale», les fameux propriétaires de Mfwa.
Se fondant sur des données indirectes, l’expert de l’Unesco a supposé que les ventes électroniques de la musique niger représentent, aujourd’hui, à peu près 20% de sa part commercialisée.
On peut croire, selon lui, que les meilleures e-ventes africaines, pour l’année 2008, se sont situées au niveau des 200 000 unités.
Il faut, plus que jamais, a-t-il souligné, stimuler la présence de la musique de l’Afrikiya dans le «Réseau» qui, selon les estimations de la Banque Mondiale, ne rapporte que près d’un milliard et demi de dollars américains, c’est-à-dire, la capacité commerciale cumulée d’un seul artiste afro-américain tel que Michael Jackson.
Mais, l’ancien Directeur des productions culturelles du Centre international des civilisations Bantu a reconnu que les téléchargements légaux ne sont pas légion; les e-distributeurs devant limiter le piratage, qui a triplé, en 2006, et mettre en place des procédés efficients de monétiser les téléchargements.
Optimiste, parce que sur des solutions technologiques qui seront trouvées, à cet effet, celui-ci a souligné que l’avenir de la musique africaine se jouera, également, dans les ordinateurs; la taille du www, étant planétaire.
Johnny KAPELA
Totalisant 175 pages, l’ouvrage dont les textes ont été réunis par Honoré Mobonda, le Directeur scientifique du Fespam, assisté de Jean-Pierre Ngole, est préfacé par Jean-Claude Gakosso, le ministre congolais de la culture et des arts.
La dizaine de contributions présentées par les spécialistes, de diverses disciplines, qui se sont retrouvés à «La Patte d’Oie» a été, donc, reproduite.
L’on y lit, avec beaucoup d’intérêt, les approches de l’appliqué Sie Hien, de l’Université de Cocody, à Abidjan, du sévère ingénieur informaticien Bruno Pissa, du pays-hôte, de l’ethnomusicologue ivoirien, de plus en plus traditionnaliste, Adepo Yapo, l’ambivalent chercheur camerounais Denis Blaise Bidjonah, et de l’ endurci historien congolais de la rumba, Maxime Foutou.
Au niveau de l’apport de la diaspora, l’on y remarque la manager martiniquaise Fanny Augiac et le prolifique chercheur uruguayen Tomas Alberto Chirimini, fondateur du célèbre Conjunto Bantu de Montevideo.
L’on y note la rigoureuse contribution de Tandile Mandela, nièce du héros-vivant, actuellement, professeure au Collège universitaire de Cape Town, sur les possibilités d’expansion internationale de la puissante musique traditionnelle de la très diversifiée et bantu Afrique du Sud.
Développement du processus de mondialisation de la distribution de la musique africaine signifiant, inévitablement, champ ouvert à la tourbière de la piraterie, cette épineuse problématique a été abordée dans, au moins, quatre communications: celles de l’écrivain-syndicaliste de la rive gauche du fleuve Congo, Mudaba Yoka Lye, du chercheur kenyan Charles Nyakiti Orawo, du juriste du Moyen-Congo, Antoine Clotaire Minkala et du, ni plus, ni moins, commissaire ivoirien de police, Francis Nielbien Ouattara.
Divers angles du thème proposé ont été abordés, à l’image de la nécessité, pour la musique africaine, d’approcher les critères d’acoustique internationale, un meilleur soutien à la world music, le besoin de rénover la rumba africaine, l’urgence de restructurer et moderniser les supports organologiques traditionnels de l’Afrikiya et le développement de la présence des expressions musicales niger dans la Toile.
L’on y a planté, sur ces sentiers, les repères que constituent Manu Dibango, Johnny Clegg, Hugh Masekela, Stompie Mavie, Cesaria Evora, Khaled, Youssou Ndour, Salif Keita, Bonga, Magic System, Lokwa Kanza et l’étonnant Camerounais Paul Junior Nyeck Ba Banga, qui, à la suite de Pierre Claver Akendengue, adapte les œuvres de Jean Sébastien Bach, grâce à un néo-marimba, xylophone modernisé, de type chromatique.
Cybermusique
Ce nouvel espace a été, justement, au cœur de la communication de Simao Souindoula. L’historien a rappelé les progrès réalisés, ces dernières années, en vue d’une plus grande insertion de la musique des «Damnés de la Terre» dans le réseau internet et son exploitation maximale dans ce nouvel interstice de promotion et de distribution.
Le spécialiste de Luanda a analysé le bilan financier et les statistiques de certains web sites qui offrent la musique africaine, à l’image de la marque anglaise World Circuit qui produit le regretté Ali Farka Toure, la charmante griotte malienne Oumou Sangare et le vénérable orchestre Baobab de Dakar ; de l’actif label cap verdien, Lusafrica, qui sera, probablement, phagocyté par la major Sony-Bmg, et qui produit le génial Bonga, ainsi que les courageuses Cyriaque Bassoka Productions, le label de Poto-Poto, qui rééditent, à juste titre, les chefs-d’ œuvre des phénixiques «Les Bantu de la capitale», les fameux propriétaires de Mfwa.
Se fondant sur des données indirectes, l’expert de l’Unesco a supposé que les ventes électroniques de la musique niger représentent, aujourd’hui, à peu près 20% de sa part commercialisée.
On peut croire, selon lui, que les meilleures e-ventes africaines, pour l’année 2008, se sont situées au niveau des 200 000 unités.
Il faut, plus que jamais, a-t-il souligné, stimuler la présence de la musique de l’Afrikiya dans le «Réseau» qui, selon les estimations de la Banque Mondiale, ne rapporte que près d’un milliard et demi de dollars américains, c’est-à-dire, la capacité commerciale cumulée d’un seul artiste afro-américain tel que Michael Jackson.
Mais, l’ancien Directeur des productions culturelles du Centre international des civilisations Bantu a reconnu que les téléchargements légaux ne sont pas légion; les e-distributeurs devant limiter le piratage, qui a triplé, en 2006, et mettre en place des procédés efficients de monétiser les téléchargements.
Optimiste, parce que sur des solutions technologiques qui seront trouvées, à cet effet, celui-ci a souligné que l’avenir de la musique africaine se jouera, également, dans les ordinateurs; la taille du www, étant planétaire.
Johnny KAPELA
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2011-10-08 21:03:00.0
L'artiste qui affirme de plus en plus son talent avec son genre musical baptisé Bassa Pop sera sur scène avec son groupe Ndekila (l'étincelle) le 16 septembre à Basango Point culturel
Du rap, dans le groupe Big Master, au jazz en passant par le gospel et le blues, Lionel Kombo De Bayonne bien connu dans la ville océane a acquis au fil du temps une expérience qui lui a permis de créer son concept, le Bassa Pop. Un genre musical créé par ce dernier et qui est une fusion de genres tels que folk, blues, soul et afro-beat avec les musiques traditionnelles d'Afrique.
D'après l'artiste, le genre est né de son désir « de vouloir prendre ce qui était parti de l'Afrique et le brasser avec ce qui est resté pour donner ce qui était là au départ ». Quant à savoir s'il compte faire long feu avec sa musique dans un environnement dominé par le ndobolo, la rumba et le coupé décalé, Lionel Kombo De Bayonne est optimiste : « Peu d'artistes arrivent à promouvoir ce qu'ils ont créé, mais j'ai la foi que si ma musique est sortie de ma chambre, ma ville et mon pays, elle sortira aussi de mon continent pour aller au-delà ».
Lionel Kombo De Bayonne a déjà participé à plusieurs festivals de musique (La fête à Ndji-Ndji, Sangu Ndji-Ndji...) et spectacles au Congo et ailleurs avec des grands noms de la musique africaine, tels que le Camerounais Manu Dibango et le Congolais Rideau Bayonne.
Le spectacle d'une heure, intitulé Ndokuanu (allons-y), qui sera présenté vendredi, est le fruit de 50 jours de travail à résidence à raison de 8 heures par jour. Parlant de ce spectacle, l'artiste indique : « Ce n'est peut-être pas le concert du siècle, mais c'est un grand spectacle qui est le résultat de beaucoup de jours de travail de mon groupe et moi, un spectacle de qualité préparé pour le public. » Ce spectacle porte le même nom que le premier album en préparation de ce dernier, avec des titres comme Beto bal' ba kongo (Nous, les enfants du Kongo) titre phare, To zala na mayélè (soyons vigilants) et Bilile bia fouan' soko (Les pleurs ne pourront pas tout résoudre), que le public aura la joie de réécouter ou de découvrir au spectacle. Cet album est une autoproduction de l'artiste à travers le label Moi-même Prod, créé par l'artiste lui-même. Néanmoins, celui-ci se dit ouvert à toutes les propositions de coproduction pour la promotion de l'album.
Lucie Prisca Condhet (Brazzaville-Adiac)
Du rap, dans le groupe Big Master, au jazz en passant par le gospel et le blues, Lionel Kombo De Bayonne bien connu dans la ville océane a acquis au fil du temps une expérience qui lui a permis de créer son concept, le Bassa Pop. Un genre musical créé par ce dernier et qui est une fusion de genres tels que folk, blues, soul et afro-beat avec les musiques traditionnelles d'Afrique.
D'après l'artiste, le genre est né de son désir « de vouloir prendre ce qui était parti de l'Afrique et le brasser avec ce qui est resté pour donner ce qui était là au départ ». Quant à savoir s'il compte faire long feu avec sa musique dans un environnement dominé par le ndobolo, la rumba et le coupé décalé, Lionel Kombo De Bayonne est optimiste : « Peu d'artistes arrivent à promouvoir ce qu'ils ont créé, mais j'ai la foi que si ma musique est sortie de ma chambre, ma ville et mon pays, elle sortira aussi de mon continent pour aller au-delà ».
Lionel Kombo De Bayonne a déjà participé à plusieurs festivals de musique (La fête à Ndji-Ndji, Sangu Ndji-Ndji...) et spectacles au Congo et ailleurs avec des grands noms de la musique africaine, tels que le Camerounais Manu Dibango et le Congolais Rideau Bayonne.
Le spectacle d'une heure, intitulé Ndokuanu (allons-y), qui sera présenté vendredi, est le fruit de 50 jours de travail à résidence à raison de 8 heures par jour. Parlant de ce spectacle, l'artiste indique : « Ce n'est peut-être pas le concert du siècle, mais c'est un grand spectacle qui est le résultat de beaucoup de jours de travail de mon groupe et moi, un spectacle de qualité préparé pour le public. » Ce spectacle porte le même nom que le premier album en préparation de ce dernier, avec des titres comme Beto bal' ba kongo (Nous, les enfants du Kongo) titre phare, To zala na mayélè (soyons vigilants) et Bilile bia fouan' soko (Les pleurs ne pourront pas tout résoudre), que le public aura la joie de réécouter ou de découvrir au spectacle. Cet album est une autoproduction de l'artiste à travers le label Moi-même Prod, créé par l'artiste lui-même. Néanmoins, celui-ci se dit ouvert à toutes les propositions de coproduction pour la promotion de l'album.
Lucie Prisca Condhet (Brazzaville-Adiac)
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Source : starducongo.com | 2011-09-15 02:44:00.0
Pays de Manu Dibango, un des meilleurs saxophonistes du monde, le Cameroun a une longue tradition de grands instrumentistes. Elle disparaît avec l’explosion de la musique programmée.
Source : courrierinternational.com | 2011-08-12 16:52:40.0
Partager un programme avec le mythique Manu Dibango, ou le célèbre groupe musical Kassav constituait un redoutable défi à relever.Les Frères Guissé n'en ont pas pour autant raté le rendez-vous de la reconnaissance.
Source : AllAfrica | 2011-07-25 17:27:28.0
Pour qui prospecte sommairement les clips de Manu Dibango sur l'internet, ce petit côté...
Source : cyberpresse.ca | 2011-07-14 19:07:00.0
Dans un portrait à lui consacré par un site web canadien, l'on apprend que le saxophoniste déborde d'activités malgré ses 77 ans. Depuis ce matin, le festival «Nuits d'Afrique» a commencé à Montréal au Canada. Avec un cortège d'artistes africains et de la diaspora comme la Malienne Oumou Sangaré, l'Ivoirien Meyway ou les Antillais de Kassav.
Source : AllAfrica | 2011-07-12 12:53:27.0
Le musicien sénégalais a été choisi pour la 8ème édition du Festival Panafricain de Musique qui se tiendra du 9 au 16 juillet à Brazzaville
C'est le célèbre artiste-musicien sénégalais, Youssou N’dour, qui a été choisi comme parrain de la 8ème édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) à Brazzaville. La capitale de la République du Congo se prépare en effet à accueillir la grand messe-culturelle, qui se déroulera du 9 au 16 juillet prochain sur le thème «Engagements artistiques et novations esthétiques pour la renaissance africaine». Selon un communiqué du Commissariat Général du FESPAM parvenu à l’ACI, Youssou N’dour sera présent à ces festivités et offrira un grand spectacle au stade Eboué de Brazzaville. Auteur-compositeur, interprète et musicien, il est un féru de Mbalax, world music, un genre musical qu'il pratique. Il est à la tête de l'orchestre dénommé le Super Etoile de Dakar.
Youssou N’dour est né le 1eroctobre 1959 à Dakar au Sénégal, de confession musulmane. Le musicien qui a grandi dans le quartier de la Médina s’est distingué par ses activités musicales dès 1970. Il a travaillé avec des artistes de renommée internationale comme Peter Gabriel, Paul Fréderic Simon et Manu Dibango. «7 seconds», chanté en duo avec la chanteuse Neneh Cherry et dont le clip a été tourné à New York aux Etats-unis, est l’une de ses chansons les plus célèbres. En 1985, il organisa un concert pour la libération de Nelson Mandela au stade de l’Amitié de Dakar sans oublier plusieurs concerts au profit de l’ONU, et notamment pour la FAO: Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Il a également été choisi comme ambassadeur du Bureau International du Travail (BIT). En 1996, il obtient le prix du meilleur artiste africain. En 1998, Youssou N’dour compose l’hymne pour la phase finale de la coupe du monde de football en France et la « Cour des Grands» qu’il chante avec Axelle Red. Depuis 2000, il organise régulièrement des concerts dans la salle mythique de Bercy à Paris (France) où il rassemble toute la communauté africaine. Il a également composé la même année la musique du film d’animation «Kirikou et la sorcière».
Une artiste engagé
Youssou N’dour a participé en 2004 au disque «Agir Réagir» en faveur des sinistrés du tremblement de terre qui a secoué la région d’Al-Hoceima au Maroc. Il a aussi participé à la grande mobilisation avec la réalisation de «Make some noise» en vue du dénouement de la crise du Darfour. Le 13 février 2005, il a été récompensé par les «Grammy Awards» pour son album «Egypt» dans la catégorie meilleur album de musique du monde. Il est membre du comité d’honneur de la fondation Jacques Chirac, aux côtés du président de la République française et de l’ancien secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan et de plusieurs Prix Nobel de la paix. C’est aussi un homme engagé dans des œuvres caritatives et humanitaires. En 2008, la star sénégalaise a travaillé avec un artiste de la République Démocratique du Congo (RDC), Koffi Olomidé dans l’album «Bord ezanga kombo» et a interprété la chanson «Festival» avec ce dernier et Cindy le Cœur. Homme de métissage culturel, Youssou N’dour est un artiste qui a vite compris que la musique ne peut pas vivre en autarcie et qu’elle doit partir à la recherche d’autres musiques. «Youssou N’dour est la preuve qu’on peut s’appuyer sur sa culture et rayonner dans les autres cultures», indique le communiqué du Commissariat Général du FESPAM.
JournalDeBrazza.com - ACI -
C'est le célèbre artiste-musicien sénégalais, Youssou N’dour, qui a été choisi comme parrain de la 8ème édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) à Brazzaville. La capitale de la République du Congo se prépare en effet à accueillir la grand messe-culturelle, qui se déroulera du 9 au 16 juillet prochain sur le thème «Engagements artistiques et novations esthétiques pour la renaissance africaine». Selon un communiqué du Commissariat Général du FESPAM parvenu à l’ACI, Youssou N’dour sera présent à ces festivités et offrira un grand spectacle au stade Eboué de Brazzaville. Auteur-compositeur, interprète et musicien, il est un féru de Mbalax, world music, un genre musical qu'il pratique. Il est à la tête de l'orchestre dénommé le Super Etoile de Dakar.
Youssou N’dour est né le 1eroctobre 1959 à Dakar au Sénégal, de confession musulmane. Le musicien qui a grandi dans le quartier de la Médina s’est distingué par ses activités musicales dès 1970. Il a travaillé avec des artistes de renommée internationale comme Peter Gabriel, Paul Fréderic Simon et Manu Dibango. «7 seconds», chanté en duo avec la chanteuse Neneh Cherry et dont le clip a été tourné à New York aux Etats-unis, est l’une de ses chansons les plus célèbres. En 1985, il organisa un concert pour la libération de Nelson Mandela au stade de l’Amitié de Dakar sans oublier plusieurs concerts au profit de l’ONU, et notamment pour la FAO: Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Il a également été choisi comme ambassadeur du Bureau International du Travail (BIT). En 1996, il obtient le prix du meilleur artiste africain. En 1998, Youssou N’dour compose l’hymne pour la phase finale de la coupe du monde de football en France et la « Cour des Grands» qu’il chante avec Axelle Red. Depuis 2000, il organise régulièrement des concerts dans la salle mythique de Bercy à Paris (France) où il rassemble toute la communauté africaine. Il a également composé la même année la musique du film d’animation «Kirikou et la sorcière».
Une artiste engagé
Youssou N’dour a participé en 2004 au disque «Agir Réagir» en faveur des sinistrés du tremblement de terre qui a secoué la région d’Al-Hoceima au Maroc. Il a aussi participé à la grande mobilisation avec la réalisation de «Make some noise» en vue du dénouement de la crise du Darfour. Le 13 février 2005, il a été récompensé par les «Grammy Awards» pour son album «Egypt» dans la catégorie meilleur album de musique du monde. Il est membre du comité d’honneur de la fondation Jacques Chirac, aux côtés du président de la République française et de l’ancien secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan et de plusieurs Prix Nobel de la paix. C’est aussi un homme engagé dans des œuvres caritatives et humanitaires. En 2008, la star sénégalaise a travaillé avec un artiste de la République Démocratique du Congo (RDC), Koffi Olomidé dans l’album «Bord ezanga kombo» et a interprété la chanson «Festival» avec ce dernier et Cindy le Cœur. Homme de métissage culturel, Youssou N’dour est un artiste qui a vite compris que la musique ne peut pas vivre en autarcie et qu’elle doit partir à la recherche d’autres musiques. «Youssou N’dour est la preuve qu’on peut s’appuyer sur sa culture et rayonner dans les autres cultures», indique le communiqué du Commissariat Général du FESPAM.
JournalDeBrazza.com - ACI -
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Source : starducongo.com | 2011-07-06 14:27:00.0
Sous la férule de son patron et chanteur d’exception, Joseph- Athanase Kabasele alias Kalle Jeef, né le 16 décembre 1930 à Matadi et lance par les éditions Opika de Moussa Benathar installées dans la commune de Barumbu au tout début des années 50, l’orchestre Africa Jazz a connu des fortunes diverses.
En dépit des talents dont il regorgeait comme Pascal Tabu Rochereau, Docteur Nico et autres, pour ne citer que ces deux musiciens, dont le départ a coûté cher à Kallé.
En 1960, Joseph Kabasele est approché pour cela par Longomba Victor « Vicky » à qu’il venait d’être offert par un politicien de voyager en marge de la Table ronde de Bruxelles, prélude à l’accession du pays à l’indépendance.
Marché conclu.
Longomba intègre à l’occasion l’African Jazz, abandonnant l’OK Jazz, et voyage avec Kallé Jeef, Nico Kassanda, Dechaud Mwamba, Brazzos, Elengesa Petit Pierre et Roger Izeidi.
Ce voyage de Bruxelles est notamment sanctionné par un succès de tous les temps, la chanson «Indépendance Tcha Tcha ».
Alors que Kabasele et son groupe se trouvent en Europe, Lutula Edo Clary fonde l’orchestre « Jazz Africain ». Il est suivi par Rochereau et Jeannot Bombenga entre autres.
A son retour à Kinshasa, Kalle Jeef bat le rappel des troupes et récupère dans la foulée Tabu Pascal Rochereau, Bombenga et Edo Clary.
1966, Nico et Rochereau quittent l’African Jazz pour créer orchestre «African Fiesta ». Désemparé, Kabasele voyage pour l’Europe.
Là-bas, il constitue le groupe « African Team » avec Jean- Serge Essous et Manu Dibango, deux anciens de la scène musicale congolaise, originaires du Congo- Brazzaville et du Cameroun.
Après cette expérience, Kallé Jeef regagne le pays sans trop savoir quoi faire. Il voyage pour l’Ituri où il est reçu par le politicien Manzikala. Ce dernier lui donne une voiture pour lui permettre de se rendre en Ouganda.
Là bas, à tout hasard, Kabasele apprend qu’il y a un groupe musical venu de Kinshasa qui s’y produit depuis quelque temps. Il est très curieux et décide de se faire conduire au lieu de au lieu de production de cet orchestre congolais qui n’est autre que « Vox Africa » de Jeannot Bombenga.
Quand Kallé Jeef entre dans le bar, la frayeur s’empare de Bombenga et ses musiciens. Ils avaient voyagé avec un matériel musical appartenant pour une partie à Roger Izeidi, pour une autre, à Kabasele Joseph. Kallé était-il venu arracher son équipement ? Mais, il n’en a rien été.
Kabasele est impressionné. A sa demande répétée, la chanson « Emery » dédiée à Patrice Emery Lumumba, dont il a été très proche, est exécutée à trois reprises.
Il congratule les musiciens avec des billets de banque. A la fin, il offre à Bombenga de fondre « Vox Africa » dans l’African Jazz.
Marché conclu, là aussi. L’orchestre partira par la suite en tournée en France, Allemagne, Belgique, Grande Bretagne... Mais, la fusion ne, sera pas de longue durée.
Début 1968, Jeannot Bombenga relance son « Vox Africa » avec des jeunes mais, très prometteurs talents comme Ntesa Dalienst, Sam Mangwana…
Le coup est fatal pour Kalle Jeef, qui ne remontera plus sur scène que sporadiquement, quelques fois avec le groupe « G.O. Malebo » des Menge Muliampene et autres Armando Grazzi. Ce jusqu’à la mort du « père de la musique congolaise moderne » qu’il a été, le 12 février 1983.
Kale Ntondo/Visa (Kongotimes)
En dépit des talents dont il regorgeait comme Pascal Tabu Rochereau, Docteur Nico et autres, pour ne citer que ces deux musiciens, dont le départ a coûté cher à Kallé.
En 1960, Joseph Kabasele est approché pour cela par Longomba Victor « Vicky » à qu’il venait d’être offert par un politicien de voyager en marge de la Table ronde de Bruxelles, prélude à l’accession du pays à l’indépendance.
Marché conclu.
Longomba intègre à l’occasion l’African Jazz, abandonnant l’OK Jazz, et voyage avec Kallé Jeef, Nico Kassanda, Dechaud Mwamba, Brazzos, Elengesa Petit Pierre et Roger Izeidi.
Ce voyage de Bruxelles est notamment sanctionné par un succès de tous les temps, la chanson «Indépendance Tcha Tcha ».
Alors que Kabasele et son groupe se trouvent en Europe, Lutula Edo Clary fonde l’orchestre « Jazz Africain ». Il est suivi par Rochereau et Jeannot Bombenga entre autres.
A son retour à Kinshasa, Kalle Jeef bat le rappel des troupes et récupère dans la foulée Tabu Pascal Rochereau, Bombenga et Edo Clary.
1966, Nico et Rochereau quittent l’African Jazz pour créer orchestre «African Fiesta ». Désemparé, Kabasele voyage pour l’Europe.
Là-bas, il constitue le groupe « African Team » avec Jean- Serge Essous et Manu Dibango, deux anciens de la scène musicale congolaise, originaires du Congo- Brazzaville et du Cameroun.
Après cette expérience, Kallé Jeef regagne le pays sans trop savoir quoi faire. Il voyage pour l’Ituri où il est reçu par le politicien Manzikala. Ce dernier lui donne une voiture pour lui permettre de se rendre en Ouganda.
Là bas, à tout hasard, Kabasele apprend qu’il y a un groupe musical venu de Kinshasa qui s’y produit depuis quelque temps. Il est très curieux et décide de se faire conduire au lieu de au lieu de production de cet orchestre congolais qui n’est autre que « Vox Africa » de Jeannot Bombenga.
Quand Kallé Jeef entre dans le bar, la frayeur s’empare de Bombenga et ses musiciens. Ils avaient voyagé avec un matériel musical appartenant pour une partie à Roger Izeidi, pour une autre, à Kabasele Joseph. Kallé était-il venu arracher son équipement ? Mais, il n’en a rien été.
Kabasele est impressionné. A sa demande répétée, la chanson « Emery » dédiée à Patrice Emery Lumumba, dont il a été très proche, est exécutée à trois reprises.
Il congratule les musiciens avec des billets de banque. A la fin, il offre à Bombenga de fondre « Vox Africa » dans l’African Jazz.
Marché conclu, là aussi. L’orchestre partira par la suite en tournée en France, Allemagne, Belgique, Grande Bretagne... Mais, la fusion ne, sera pas de longue durée.
Début 1968, Jeannot Bombenga relance son « Vox Africa » avec des jeunes mais, très prometteurs talents comme Ntesa Dalienst, Sam Mangwana…
Le coup est fatal pour Kalle Jeef, qui ne remontera plus sur scène que sporadiquement, quelques fois avec le groupe « G.O. Malebo » des Menge Muliampene et autres Armando Grazzi. Ce jusqu’à la mort du « père de la musique congolaise moderne » qu’il a été, le 12 février 1983.
Kale Ntondo/Visa (Kongotimes)
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Source : starducongo.com | 2011-07-03 14:01:01.0
Le nouvel album « passé, présent et futur » de Manu Dibango, comportant notamment une version remixée de « Soul Makossa », vient de sortir dans les bacs.
Source : gaboneco.com | 2011-06-20 22:49:13.0
Alors qu’il se trouvait au restaurant Chez Maman Wiva à Paris après la séance de répétition générale jeudi au Stade de France, le chanteur Werrason a été sauvagement agressé par une bande de « Combattants ».
Le leader du groupe Wenge MMM en est sorti avec une blessure à la tête. Le « Roi de la Forêt », qui a reconnu quelques-uns de ses agresseurs, a porté plainte devant la justice française contre un certain Rex Kazadi et sa bande.
Pourtant, à la suite de laborieuses négociations il y a plusieurs semaines, les irréductibles « Combattants », ces Congolais de la diaspora connus aussi sous la dénomination de Bana Congo et pour leur hostilité au pouvoir en Rdc mais, également à l’égard des vedettes de la musique congolaise évoluant au pays, s’étaient engagés à renoncer à la violence à l’occasion de la « Nuit africaine » programmée pour le 11 juin au stade de France.
Mais, se dédisant, ces extrémistes sont revenus à des sentiments belliqueux. Ils avaient déjà annoncé les couleurs depuis quelques jours sur Internet.
Prenant la chose au sérieux, l’Ambassade Rd congolaise en France avait pris des dispositions sécuritaires à l’arrivée de Werrason et ses musiciens, ces derniers ayant été logés en un lieu sûr tenu secret.
Mais, les « Bana Congo » n’en démordaient pas. Ils avaient prévu de manifester le samedi 11 juin dans les abords du Stade de France.
L’autorisation leur a été refusée mais, accordée pour la veille, soit le vendredi. Mais, la manifestation n’eut pas lieu en raison de la pluie qui s’était abattue sur Paris.
La Rdc honorée à la Nuit africaine
Passé l’incident malheureux de jeudi au restaurant Maman Wiva, une vive tension a régné dans les milieux congolais à Paris, assurait Patrick Mboyo proche de l’organisation de la « Nuit africaine » au journal Visa, samedi dans la journée.
Le journaliste indiquait à l’occasion que Werrason avait recouvré son, moral.
Le public a pu s’en rendre compte dans la soirée lors de la prestation du « Roi de la Forêt » avec son groupe.
Le « Phénomène » a présenté au menu des extraits de ses anciens succès passes et récents comme « Solola bien » et « Techno Malewa ». Une forte communauté congolaise et étrangère, emballée, répondait aux animations du « Roi de la Forêt ».
Qui, face à la pléiade des stars et qui ont défilé sur le podium du Stade de France ce samedi-là, a démontré qu’il est l’une des grandes figures de la musique africaine aujourd’hui.
Il en a été de même de Fally Ipupa qui n’a pas vole sa place à la Nuit africaine.
Il est vrai que l’on doit aussi une fière chandelle, pour ne citer que ceux-là, à des artistes comme Manu Dibango, Mory Kante ; Baaba Maal, Meiway et Alpha Blondy pour leur professionnalisme. Pour une première édition, la « Nuit africaine » a été un succès qu’il faut rééditer. Si d’aucuns ont parlé d’une compétition, il n’y a eu au finish qu’un vainqueur: la musique !
Kale Ntondo/Visa (Digitalcongo)
Le leader du groupe Wenge MMM en est sorti avec une blessure à la tête. Le « Roi de la Forêt », qui a reconnu quelques-uns de ses agresseurs, a porté plainte devant la justice française contre un certain Rex Kazadi et sa bande.
Pourtant, à la suite de laborieuses négociations il y a plusieurs semaines, les irréductibles « Combattants », ces Congolais de la diaspora connus aussi sous la dénomination de Bana Congo et pour leur hostilité au pouvoir en Rdc mais, également à l’égard des vedettes de la musique congolaise évoluant au pays, s’étaient engagés à renoncer à la violence à l’occasion de la « Nuit africaine » programmée pour le 11 juin au stade de France.
Mais, se dédisant, ces extrémistes sont revenus à des sentiments belliqueux. Ils avaient déjà annoncé les couleurs depuis quelques jours sur Internet.
Prenant la chose au sérieux, l’Ambassade Rd congolaise en France avait pris des dispositions sécuritaires à l’arrivée de Werrason et ses musiciens, ces derniers ayant été logés en un lieu sûr tenu secret.
Mais, les « Bana Congo » n’en démordaient pas. Ils avaient prévu de manifester le samedi 11 juin dans les abords du Stade de France.
L’autorisation leur a été refusée mais, accordée pour la veille, soit le vendredi. Mais, la manifestation n’eut pas lieu en raison de la pluie qui s’était abattue sur Paris.
La Rdc honorée à la Nuit africaine
Passé l’incident malheureux de jeudi au restaurant Maman Wiva, une vive tension a régné dans les milieux congolais à Paris, assurait Patrick Mboyo proche de l’organisation de la « Nuit africaine » au journal Visa, samedi dans la journée.
Le journaliste indiquait à l’occasion que Werrason avait recouvré son, moral.
Le public a pu s’en rendre compte dans la soirée lors de la prestation du « Roi de la Forêt » avec son groupe.
Le « Phénomène » a présenté au menu des extraits de ses anciens succès passes et récents comme « Solola bien » et « Techno Malewa ». Une forte communauté congolaise et étrangère, emballée, répondait aux animations du « Roi de la Forêt ».
Qui, face à la pléiade des stars et qui ont défilé sur le podium du Stade de France ce samedi-là, a démontré qu’il est l’une des grandes figures de la musique africaine aujourd’hui.
Il en a été de même de Fally Ipupa qui n’a pas vole sa place à la Nuit africaine.
Il est vrai que l’on doit aussi une fière chandelle, pour ne citer que ceux-là, à des artistes comme Manu Dibango, Mory Kante ; Baaba Maal, Meiway et Alpha Blondy pour leur professionnalisme. Pour une première édition, la « Nuit africaine » a été un succès qu’il faut rééditer. Si d’aucuns ont parlé d’une compétition, il n’y a eu au finish qu’un vainqueur: la musique !
Kale Ntondo/Visa (Digitalcongo)
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2011-06-17 15:09:00.0
A l'occasion de la Fête de la musique, Gulli proposera à ses jeunes téléspectateurs, mais aussi aux plus grands toujours prêts pour l'émerveillement, le film d'animation Kirikou et les bêtes sauvages . Sept ans après le succès de Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot a redonné vie à l'enfant courageux. Ce réalisateur amoureux de l'Afrique a souhaité reprendre sa collaboration avec le musicien camerounais Manu Dibango. Ensemble, ils ont cherché à retranscrire la richesse du continent et de ses paysages, à travers des (...)
Source : Toutelatele.com | 2011-06-15 12:20:42.0
Ce fut le plus grand plateau africain jamais réuni au monde : 150 artistes (chanteurs, danseurs, musiciens) présents sur scène, dont une vingtaine de tête d’affiches francophones, toutes générations confondues. Les grands noms de la musique africaine étaient présents pour plus de cinq heures de concert!
Parmi toutes les stars présentes au Stade de France on trouvait Alpha Blondy, le reggaeman ivoirien, Oumou Sangaré, l'une des grandes voix du Mali, Baaba Maal, une icône de la chanson sénégalaise, Mory Kanté, célèbre joueur de kora Guinéen, Manu Dibango chanteur et saxophoniste Camerounais, etc... A leurs côtés, de nombreuses stars plus jeunes, comme les quatre Ivoiriens du groupe Magic System, ou le chanteur-danseur Congolais Fally Ipupa, ex-choriste de Koffi Olomidé.
Cinq heures et demi de show
Dans les tribunes : quelques 20 000 spectateurs (les organisateurs en espéraient trois fois plus). Ceux-ci ont pu voir -en l’espace de cinq heures et demi de show- défiler plus de trente ans de musique du continent. Le spectacle fut plutôt réussi. L’idée d’un plateau de stars africaines a été lancée par un jeune producteur mauricien, Yoven Sadaseeven. Elle a séduit le Stade de France dont les responsables se sont dits confortés par le succès de spectacles récents tels que les Nuits celtiques ou la Nuit créole qui avaient alors fait carton plein.
Parmi toutes les stars présentes au Stade de France on trouvait Alpha Blondy, le reggaeman ivoirien, Oumou Sangaré, l'une des grandes voix du Mali, Baaba Maal, une icône de la chanson sénégalaise, Mory Kanté, célèbre joueur de kora Guinéen, Manu Dibango chanteur et saxophoniste Camerounais, etc... A leurs côtés, de nombreuses stars plus jeunes, comme les quatre Ivoiriens du groupe Magic System, ou le chanteur-danseur Congolais Fally Ipupa, ex-choriste de Koffi Olomidé.
Cinq heures et demi de show
Dans les tribunes : quelques 20 000 spectateurs (les organisateurs en espéraient trois fois plus). Ceux-ci ont pu voir -en l’espace de cinq heures et demi de show- défiler plus de trente ans de musique du continent. Le spectacle fut plutôt réussi. L’idée d’un plateau de stars africaines a été lancée par un jeune producteur mauricien, Yoven Sadaseeven. Elle a séduit le Stade de France dont les responsables se sont dits confortés par le succès de spectacles récents tels que les Nuits celtiques ou la Nuit créole qui avaient alors fait carton plein.
Allier l'utile à l'agréable
Cette nuit africaine fut un « voyage extraordinaire » dans « l’Afrique créatrice », pour le jazzman Camerounais Manu Dibango. « C’est la première fois qu’on célèbre l’Afrique musicale à cette échelle », selon le chanteur ivoirien Meiway. Le Stade de France a profité de l’événement pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso en partenariat avec l’association La Voix de l’Enfant. Le projet a été baptisé We Like The World. Il est à l’origine d’un clip qui rassemble des artistes et des blogueurs et qui a été diffusé exclusivement sur le Net.
Par Edmond Sadaka (RF )
Cette nuit africaine fut un « voyage extraordinaire » dans « l’Afrique créatrice », pour le jazzman Camerounais Manu Dibango. « C’est la première fois qu’on célèbre l’Afrique musicale à cette échelle », selon le chanteur ivoirien Meiway. Le Stade de France a profité de l’événement pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso en partenariat avec l’association La Voix de l’Enfant. Le projet a été baptisé We Like The World. Il est à l’origine d’un clip qui rassemble des artistes et des blogueurs et qui a été diffusé exclusivement sur le Net.
Par Edmond Sadaka (RF )
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2011-06-12 17:12:00.0
Une nuée d'étoiles éclairera "La Nuit Africaine" samedi au Stade de France, avec un plateau réunissant 17 artistes représentant de près ou de plus loin l'Afrique francophone, toutes générations confondues, de Manu Dibango à Mokobé, d'Alpha Blondy à Magic System.
Source : france24.com | 2011-06-08 13:25:16.0
Son nouvel album « passé, présent et futur » comportant notamment une version remixée de « Soul Makossa », vient de sortir dans les bacs.
Source : AllAfrica | 2011-06-08 11:49:02.0
Kareyce Fotso, étoile montante de la chanson camerounaise, termine sa première tournée nationale. Une occasion pour cette jeune trentenaire de revenir aux sources de la tradition dont sa musique s'inspire.
«Kareyce, hééé tu es en haut!», «Tu nous as gardé quoi?», «Est-ce que tu nous as ramené les fringues de Mbeng?» (l’Europe, en langage populaire). Kareyce Fotso jubile alors qu’elle me raconte ses retrouvailles avec son quartier de Mvog-Ada à Yaoundé, la capitale du Cameroun: l’argot camfranglais, les apostrophes des voisins, les salutations aux tontons et les beignets-haricots de la «maman d’à-côté». Elle qui a posé ses valises au pays le temps d’une tournée nationale —la première sous son nom— avait visiblement soif de ce retour aux sources après plusieurs scènes à l’étranger.
C’est à Mvog Ada, le quartier où des ferrailleurs nigérians et des immigrés venus de toute l’Afrique noire côtoient des Camerounais des quatre coins du pays, où les bars jouent toutes les musiques du continent —toujours le volume à fond— qu’elle a grandi et puise encore son inspiration. La jeune femme adopte la gouaille du pays le temps d’évoquer son quartier chéri, puis retrouve pour l’interview le phrasé lancinant de ses chansons. La voix se fait plus douce, elle a le sourire aux lèvres, parle de sa musique d’un air rêveur en triturant ses longues tresses. Sur ses ongles, du vernis rouge s’écaille. Elle s’excuse d’arriver aussi «nature», tout juste rentrée de voyage.
Il est vrai que la trentenaire a fait du chemin depuis sa découverte en 2009 par le grand public: finaliste du Prix Découvertes RFI, puis médaillée d’argent des Jeux de la Francophonie. Depuis, elle enchaîne les tournées sur les scènes de Paris, Genève, des Caraïbes ou même de l’océan Indien, son album Kwegne sorti en 2010, dans les valises.
Les traditions comme source d'inspiration
«Kwegne», c’est la pensée, l’imaginaire en langue bamiléké, l'une des nombreuses langues du Cameroun. Dans son album, le premier enregistré, produit et distribué à l’international (chez Contre-Jour, un label belge), Kareyce Fotso raconte son pays. Le rural, avec des chansons comme Lomdieu où elle fredonne «mariage forcé, c’est pas bon! (…) Tu vas petite fille, donner à vieux garçon.» Une comptine étonnamment gaie pour un thème grave. Ses chansons parlent d’amour, de tolérance et de l’unité des peuples. «Pourquoi pour une fois, vous ne pouvez pas vous regarder sans faire de différence? Je ne sais pas», chante-t-elle dans le titre Kodjieu.
Les textes sont candides. C’est sa façon assumée de raconter les petites histoires de la vie:
« «C’est comme si chaque jour, je transportais une part du Cameroun et que les gens n’avaient plus besoin de prendre un billet pour venir découvrir ce pays.» »
Le son, acoustique, est éclectique et emprunte aux traditions camerounaises, ouest-africaines et aux balades folk plus modernes. Mais plus que les percussions et les accords de guitare, c’est la voix harmonieuse, puissante, qui s’impose. Elle chante en bamiléké, la langue de sa culture d’origine, transmise par un père sculpteur et une mère épicière installés à Yaoundé, mais aussi en béti, l’un des 230 idiomes que compte le Cameroun, ainsi qu’en anglais et en français.
La musique, elle l’a apprise en autodidacte en déambulant dans la capitale camerounaise, guitare à la main, à la recherche du «grand frère, de la grande sœur» qui lui accorderaient une heure, le temps de lui apprendre un accord ou de lui faire travailler ses vocalises. Au Cameroun, la vie d’artiste n’est pas une sinécure.
Pour une industrie du disque au Cameroun
Le pays compte peu de producteurs et s'ils veulent faire de la scène, les artistes prometteurs n’ont souvent d’autres choix que les salles des centres culturels français. La distribution repose essentiellement sur quelques disquaires, la plupart associatifs, dans un contexte gangrené par la piraterie. Kareyce n’échappe pas à la règle; ses disques piratés font un tabac dans les rues de Yaoundé où les «sauveteurs» (vendeurs à la sauvette au Cameroun) proposent des piles de CD à la barbe des autorités compétentes.
Un comble pour le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Etienne Mbappé, Sally Nyolo et bien d’autres grands de la musique africaine. Kareyce Fotso réserve son coup de gueule à l’absence de formation à laquelle elle a personnellement été confrontée:
«Il faudrait vraiment que le Cameroun pense à ouvrir une école d’art. Nous n’en avons pas! C’est déjà donner un espoir à une jeunesse, asseoir une culture. Un peuple qui a perdu sa culture, qu’est-ce qu’il devient?
Pour que les enfants aient un repère artistique, pour que la transmission ne se fasse pas que dans l’oralité, que nous puissions écrire notre histoire musicale, notre histoire de la danse (…) Les artistes sont vraiment des laissés-pour-compte ici.»
Son autre combat, c’est celui de la préservation des langues camerounaises, les patois comme on les appelle souvent. Elle s’insurge contre ces parents qui par paresse intellectuelle parlent anglais et français et laissent périr cette attache fondamentale à la culture, «qui nous rappelle toujours d’où l’on vient».
Mais Kareyce repart déjà vers d’autres horizons. L’Angleterre, la Belgique ou le Liban sont quelques étapes de sa tournée estivale. La chanteuse travaille également sur plusieurs projets, notamment un duo avec la jeune ivoirienne Dobet Gnahoré, autre voix montante qui chante le panafricanisme et qui a signé dans la même maison de disques. Pas de doute, comme on dit au quartier, «Kareyce est en haut!»
Sarah Sakho (SlateAfrique )
C’est à Mvog Ada, le quartier où des ferrailleurs nigérians et des immigrés venus de toute l’Afrique noire côtoient des Camerounais des quatre coins du pays, où les bars jouent toutes les musiques du continent —toujours le volume à fond— qu’elle a grandi et puise encore son inspiration. La jeune femme adopte la gouaille du pays le temps d’évoquer son quartier chéri, puis retrouve pour l’interview le phrasé lancinant de ses chansons. La voix se fait plus douce, elle a le sourire aux lèvres, parle de sa musique d’un air rêveur en triturant ses longues tresses. Sur ses ongles, du vernis rouge s’écaille. Elle s’excuse d’arriver aussi «nature», tout juste rentrée de voyage.
Il est vrai que la trentenaire a fait du chemin depuis sa découverte en 2009 par le grand public: finaliste du Prix Découvertes RFI, puis médaillée d’argent des Jeux de la Francophonie. Depuis, elle enchaîne les tournées sur les scènes de Paris, Genève, des Caraïbes ou même de l’océan Indien, son album Kwegne sorti en 2010, dans les valises.
Les traditions comme source d'inspiration
«Kwegne», c’est la pensée, l’imaginaire en langue bamiléké, l'une des nombreuses langues du Cameroun. Dans son album, le premier enregistré, produit et distribué à l’international (chez Contre-Jour, un label belge), Kareyce Fotso raconte son pays. Le rural, avec des chansons comme Lomdieu où elle fredonne «mariage forcé, c’est pas bon! (…) Tu vas petite fille, donner à vieux garçon.» Une comptine étonnamment gaie pour un thème grave. Ses chansons parlent d’amour, de tolérance et de l’unité des peuples. «Pourquoi pour une fois, vous ne pouvez pas vous regarder sans faire de différence? Je ne sais pas», chante-t-elle dans le titre Kodjieu.
Les textes sont candides. C’est sa façon assumée de raconter les petites histoires de la vie:
« «C’est comme si chaque jour, je transportais une part du Cameroun et que les gens n’avaient plus besoin de prendre un billet pour venir découvrir ce pays.» »
Le son, acoustique, est éclectique et emprunte aux traditions camerounaises, ouest-africaines et aux balades folk plus modernes. Mais plus que les percussions et les accords de guitare, c’est la voix harmonieuse, puissante, qui s’impose. Elle chante en bamiléké, la langue de sa culture d’origine, transmise par un père sculpteur et une mère épicière installés à Yaoundé, mais aussi en béti, l’un des 230 idiomes que compte le Cameroun, ainsi qu’en anglais et en français.
La musique, elle l’a apprise en autodidacte en déambulant dans la capitale camerounaise, guitare à la main, à la recherche du «grand frère, de la grande sœur» qui lui accorderaient une heure, le temps de lui apprendre un accord ou de lui faire travailler ses vocalises. Au Cameroun, la vie d’artiste n’est pas une sinécure.
Pour une industrie du disque au Cameroun
Le pays compte peu de producteurs et s'ils veulent faire de la scène, les artistes prometteurs n’ont souvent d’autres choix que les salles des centres culturels français. La distribution repose essentiellement sur quelques disquaires, la plupart associatifs, dans un contexte gangrené par la piraterie. Kareyce n’échappe pas à la règle; ses disques piratés font un tabac dans les rues de Yaoundé où les «sauveteurs» (vendeurs à la sauvette au Cameroun) proposent des piles de CD à la barbe des autorités compétentes.
Un comble pour le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Etienne Mbappé, Sally Nyolo et bien d’autres grands de la musique africaine. Kareyce Fotso réserve son coup de gueule à l’absence de formation à laquelle elle a personnellement été confrontée:
«Il faudrait vraiment que le Cameroun pense à ouvrir une école d’art. Nous n’en avons pas! C’est déjà donner un espoir à une jeunesse, asseoir une culture. Un peuple qui a perdu sa culture, qu’est-ce qu’il devient?
Pour que les enfants aient un repère artistique, pour que la transmission ne se fasse pas que dans l’oralité, que nous puissions écrire notre histoire musicale, notre histoire de la danse (…) Les artistes sont vraiment des laissés-pour-compte ici.»
Son autre combat, c’est celui de la préservation des langues camerounaises, les patois comme on les appelle souvent. Elle s’insurge contre ces parents qui par paresse intellectuelle parlent anglais et français et laissent périr cette attache fondamentale à la culture, «qui nous rappelle toujours d’où l’on vient».
Mais Kareyce repart déjà vers d’autres horizons. L’Angleterre, la Belgique ou le Liban sont quelques étapes de sa tournée estivale. La chanteuse travaille également sur plusieurs projets, notamment un duo avec la jeune ivoirienne Dobet Gnahoré, autre voix montante qui chante le panafricanisme et qui a signé dans la même maison de disques. Pas de doute, comme on dit au quartier, «Kareyce est en haut!»
Sarah Sakho (SlateAfrique )
www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2011-06-06 11:40:00.0
Le Cameroun est un concentré de culture(s). Il y a de l'originalité et de la beauté dans l'abondance, pour ne pas dire que le créateur n'aura que l'embarras du choix. Dans le domaine de la musique, beaucoup d'étrangers sont allés puiser dans les cris des Pygmées baka, dans «Hot koki» d'André Marie Talla ou «Soul makossa» de Manu Dibango, pour se faire la main. C'est dire si le patrimoine est riche et varié.
Source : AllAfrica | 2011-05-31 12:23:11.0

































