Anthony B

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Autres informations : Biographie

Anthony B : discographie

Anthony B - Rasta Love album cover Album : Rasta Love
Année : 2011
Anthony B - Life Over Death album cover Album : Life Over Death
Année : 2008
Anthony B - Higher Meditation album cover Album : Higher Meditation
Année : 2007
Anthony B - Black Star album cover Album : Black Star
Année : 2005
Anthony B - Confused Times album cover Album : Confused Times
Année : 2005
Anthony B - My Hope album cover Album : My Hope
Année : 2005
Anthony B - Powers of Creation album cover Album : Powers of Creation
Année : 2004
Anthony B - Wise man chant album cover Album : Wise man chant
Année : 2004
Blank Cover Album : Jah Warrior 3 (Luciano and Anthony B.)
Année : 2004
Anthony B - Smoke free album cover Album : Smoke free
Année : 2003
Anthony B - Street Knowledge album cover Album : Street Knowledge
Année : 2003
Anthony B - More Love album cover Album : More Love
Année : 2001
Anthony B - Thats Life album cover Album : Thats Life
Année : 2001
Anthony B - Seven Seals album cover Album : Seven Seals
Année : 1999
Anthony B - So Many Things... album cover Album : So Many Things...
Année : 1996
Anthony B - Judgment Time album cover Album : Judgment Time
Anthony B - Justice Fight album cover Album : Justice Fight
Anthony B - Real Revolutionary album cover Album : Real Revolutionary
Anthony B - Reggae Max album cover Album : Reggae Max
Anthony B - Universal Struggle album cover Album : Universal Struggle
Anthony B - Untouchable album cover Album : Untouchable

Actualité de Anthony B

Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0
Kingston, décembre 1995. La nuit est déjà bien avancée et le public trépigne d'impatience en attendant l'arrivée sur scène d'une des icônes du reggae de l'époque : Buju Banton. Derrière la scène, les lunettes noires cachant son regard de guerrier, vêtu d'un simple tee-shirt et d'un jean, l'artiste entame les premières notes d'" Untold Stories ".Un murmure s'élève devant la scène et plusieurs milliers d'amateurs de reggae couvrent la voix de Buju en chantant le premier couplet de la chanson. Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir réalisé un album qui a marqué l'histoire d'une musique. Buju Banton en est et son opus " 'Til Shiloh " sonne comme l'un des précurseurs du renouveau du roots reggae. Buju n'est évidemment pas le seul à avoir relancé sur la scène internationale un style qui avait souffert de la mort de son représentant le plus universel, Bob Marley. On pourrait citer Sizzla et son merveilleux " Black Woman et Child ", Anthony B et " Real Revolutionary ", ou, un peu plus tard, Capleton avec " More Fire ".Mais à l'occasion de la sortie de prison de celui que l'on surnommait Gargamel, nous avons voulu vous proposer un dossier complet sur cet artiste, avec la coopération des éditions La Lune Sur Le Toit, extrait de l'ouvrage Reggae Ambassadors La Légende du Reggae sorti en 2016. Rarement un chanteur aura autant fait l'unanimité auprès de ses pairs. Il n'y a pas, ou si peu, de jeunes artistes de reggae qui omettraient de citer Buju Banton comme référence dans leur apprentissage musical. Les plus anciens des chanteurs de l'île saluent tous l'énergie scénique et l'univers artistique de l'interprète de " 'Til Shiloh ". Il faut dire que sa discographie, débutée au début des années 1990, en impose, et qu'elle serait encore plus conséquente si Buju n'était pas coincé derrière les barreaux dans un pénitencier américain depuis 2011. Condamné pour trafic de cocaïne, il enregistra lors d'une sortie conditionnelle le fulgurant " Jah Army " aux côtés de Stephen Marley, comme pour renforcer les paradoxes de sa personnalité. Un destin qui illustre à merveille les tiraillements des génies musicaux yardies, partagés entre ombre et lumière, positivité et côtés obscurs, spiritualité et matérialisme forcené.Né Mark Myrie, Buju Banton tient son surnom de sa mère, qui le taquinait enfant à propos de son visage joufflu (le mot " buju " désigne le fruit de l'arbre à pain à la forme rondelette). Ce n'est que bien plus tard qu'il adoptera lui-même le suffixe Banton, en référence à l'un de ses artistes favoris, Burro Banton (le mot " banton " qualifiant en Jamaïque les bons conteurs, ceux dont les paroles sont inépuisables), mais c'est le surnom Gargamel qui révèle la part secrète du personnage." C'est un surnom que des amis m'ont donné à l'époque, car j'étais toujours celui qui cherchait à créer des ennuis aux autres. Toujours à ennuyer un tel ou un autre. J'ai changé depuis, mais je me suis dit : gardons le nom. "Buju Banton débute ainsi sa carrière, dans un style que certains qualifient de léger et festif pendant que d'autres le jugent vulgaire. En 1992, il sort coup sur coup les albums " Stamina Daddy " et " Mr Mention ", deux opus quasiment exclusivement dédiés aux filles sexy avec des paroles pour le moins (s)explicites. etAgrave; cette époque, le tout jeune deejay (19 ans seulement) ressemble à un vrai " baldhead " (terme jamaïcain désignant un crâne rasé). Il surfe sur la mode du slackness et choque même quelques esprits avec son titre " Love Mi Browning ", dans lequel il avoue son penchant pour les femmes à la peau claire. Décrié par une partie de la communauté black pour ce single provoquant, il se rattrape in extremis avec " Love Black Woman ", posé sur le même Feeling Soul Riddim produit par Donovan Germain pour le compte du label Penthouse (la première grande maison musicale de Buju). La polémique est importante, mais c'est le titre " Boom Bye Bye ", datant également de 1992, qui va le faire connaître du grand public. Le morceau est implacable et enflamme les sound systems du monde entier, mais Buju y appelle au meurtre des homosexuels avec une décontraction glaçante. La polémique va enfler et menacer de mettre un terme définitif à une carrière qui débutait tout juste. Comprenant le tort que lui cause une telle controverse, Gargamel prend du recul et tente de se refaire une conduite avec un troisième album, " Voice of Jamaica ", qui peine à convaincre, même si l'artiste y aborde des thèmes plus positifs (il encourage ainsi le port du préservatif sur " Willy Don't Be Silly "). "Je ne suis pas soit roots, soit dancehall." C'est son quatrième album, " 'Til Shiloh ", qui le fera entrer de manière définitive dans l'histoire de la musique reggae. Véritable chef-d'oeuvre musical et lyrical, le deejay y montre son vrai visage, explorant sa dualité si intrigante. On y retrouve ainsi des morceaux roots d'une profondeur intense (" Untold Stories ", " Not An Easy Road ", " Wanna Be Loved "...) qui se mêlent à des titres dancehall bretucirc;lants (" Champion ", " It's All Over ", " Rampage "). Buju choisit de ne pas choisir entre roots et dancehall." Je ne suis pas soit roots soit dancehall. Il faut savoir que j'ai constamment les deux en moi, et, parmi mon public, il y a ceux qui apprécient mon son roots et ceux qui préfèrent mes titres dancehall. Le dancehall, c'est mes racines, en quelque sorte. J'aime faire différentes choses, alors le plus simple est d'essayer et d'éviter les étiquettes. "Nous sommes en 1995, la carrière de Buju peut redémarrer de manière plus sereine. Le monde découvre un chanteur à la voix rugissante qui sait se faire mélodieuse. Le superbe " Til I'm Laid to Rest ", posé sur un nyabinghi envoetucirc;tant, et le pamphlet " Murderer ", à l'instru minimaliste, en témoignent. L'artiste arbore désormais une crinière naissante de dreadlocks et affirme s'être converti à rasta. Il se présente comme un héritier du mouvement conscient lancé par Garnett Silk au début des années 1990 pour remettre les chansons culturelles sur le devant de la scène. Buju Banton y parvient une seconde fois en 1997 avec l'album " Inna Heights ". L'opus est célébré comme un nouveau chef-d'oeuvre, encore plus roots que le précédent, et renferme l'un des titres les plus vibrants jamais écrits en Jamaïque : l'inégalable " Hills and Valleys ". Dans cette nouvelle aventure musicale, Buju affirme l'importance des thématiques culturelles dans le reggae. " Honnêtement, je pense que le milieu du reggae est vacillant. Nous avons besoin de plus de Luciano. Des grands chanteurs, comme Bushman par exemple, ont besoin de revenir sur le devant de la scène. Oui, lorsque je suis venu pour la première fois en France, j'étais l'un des premiers artistes dancehall. Mais ce n'est pas vraiment cette pierre que j'ai apportée à l'édifice de la musique jamaïcaine. Depuis mes débuts, j'ai produit et créé de nombreux morceaux conscients et c'est cela qui est le plus important. J'ai envie que les jeunes qui s'intéressent à la musique puissent apprécier mon son. Le dancehall est une musique plaisante, mais elle peut l'être encore plus si elle est propre [sourire]. "Le noble " African Pride ", le solide " Give I Strength " ou la reprise inavouée des Wailers, " Destiny ", s'imposent comme des classiques de l'artiste. Et, cerise sur le gâteau, les 21 titres se clôturent par une confession sous forme d'a capella où Buju avoue à demi-mot ses erreurs de jeunesse et décrit sa double personnalité à l'aide de mots percutants. Avec cet album, Gargamel trouve sa signature vocale, cette capacité à passer du chant au toast sans transition, à sa manière, sans pour autant copier le style singjay des Sizzla ou autres Capleton. Il s'affirme comme un créateur imparable capable d'aller là où on ne l'attend pas, de surprendre, d'expérimenter." J'aime les producteurs qui travaillent à créer divers types de musique. Des producteurs qui ont des inspirations multiples et n'ont pas peur de prendre des risques en proposant des vibrations diverses différentes. "Et c'est ce qu'il fait trois ans plus tard avec " Unchained Spirit ", où le Jamaïcain collabore avec Rancid, un groupe de punk américain, mais également avec Luciano ou Beres Hammond (le génialissime " Pull it Up "). Au début des années 2000, le Banton est au sommet de sa gloire. Même si son album suivant, " Friends For Life ", obtient moins de retentissement que les précédents, l'artiste fait le tour du monde grâce à ses classiques. Les concerts sont pleins et Buju n'est pas repu de succès. Il claque un énorme hit en 2006 en s'appropriant le Taxi Riddim de Sly et Robbie, une rythmique mythique des sound systems des années 1980. " Driver " raconte non sans humour les pérégrinations d'un chauffeur chargé de transporter de l'herbe pour un dealer. "Le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position." Gargamel plaisante en musique sur le trafic de drogue... Une histoire qui le rattrapera à peine trois ans plus tard. Entre-temps, plusieurs polémiques sur son homophobie ou l'héritage musical de Bob Marley qu'il dénonce le rattrapent et ternissent à nouveau son image. Buju Banton reste malgré tout optimiste." Je suis une âme optimiste qui cherche toujours à améliorer son état d'esprit, qui cherche à éclaircir des choses qui ont besoin de l'être. Tout le monde devrait être optimiste, cela vous rend meilleur dans la difficulté. Si vous vous bloquez alors que ça va mal, vous ne faites que vous enfermer ! "L'artiste a beau y mettre de la bonne volonté et présenter un nouvel album de belle facture, " Rasta Got Soul ", son avenir s'obscurcit à nouveau quand il est arrêté en 2009 pour trafic de cocaïne aux etEacute;tats-Unis. Poussé à la faute par un agent infiltré, il clame son innocence et bénéficie d'un club de soutien impressionnant fédéré autour du slogan " Free Buju ". La famille Marley, les Morgan Heritage et la quasi-totalité des artistes jamaïcains crient au scandale et ne veulent pas croire à la culpabilité de leur ami. Rien n'y fera. Buju sera reconnu coupable en 2011, après deux années de procédure pendant lesquelles il aura eu le temps d'enregistrer un court album au titre évocateur : " Before the Dawn " (ndlr : avant l'aube). etAgrave; la veille de son procès au verdict implacable (dix ans de prison ferme), l'opus est couronné d'un Grammy Award. Une façon de rendre hommage à un artiste entier, rebelle, et à son immense carrière qui s'arrête net." Je suis un rebelle. Un rebelle honorable, un rebelle avec une cause. Une cause sans équivoque : le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position. Le reggae doit être capable d'apporter la joie et un respect de la vie. Voilà où je veux amener le reggaeet c'est mon devoir, jour après jour ! "Le retour musical du Gargamel est désormais prévu en 2019... Il sort ce jour 8 décembre 2018 de prison et le monde du reggae l'attend avec impatience.
Source : reggae.fr | 2018-12-08 01:00:00.0
Quel plateau incroyable ! On n'a plus l'habitude de voir ce genre de réunions d'artistes jamaïcains. Pourtant, Anthony B., Turbulence et Jah Mason étaient bien là tous les trois le 5 octobre dernier sur la scène du Cabaret Sauvage. Malgré des temps de sets (trop) courts, les trois artistes ont enflammé la capitale devant une salle remplie à craquer ! Judah Roger de Blues Party était là pour ambiancer le public avant et après les shows sur scène et les trois artistes yardies étaient précédés pas les Parisiens Jean-Jacques Berthieu, Pablo Master et Eden Fight. Une belle soirée complète à revivre en photos avec les clichés de Philippe 'Da Best' Campos. Judah RogerJean-Jacques BerthieuPablo Master Eden Fight Turbulence Jah Mason Anthony B.
Source : reggae.fr | 2018-10-19 02:00:00.0
Après plus de trois ans de silence, le Parc Arthur Rimbaud de Bagnols sur Cèze a de nouveau résonné au son de notre musique préférée le week-end dernier. Le Bagnols Reggae Festival s'est déroulé avec succès, offrant des moments d'émotions musicales assez incroyables. Retour sur trois jours de chaleur et de good vibes intenses...JOUR 1 Pour l'ouverture du festival, le soleil est au rendez-vous, tout comme les festivaliers qui attendent patiemment l'ouverture des lieux devant la grille. C'est l'artiste français Max Livio qui ouvre le bal pour cette première journée. Malgré un public peu nombreux, Max nous offre un concert puissant et poétique avant de laisser la place aux Viceroys. L'espace Dub Club, sonnorisé par les 24 scoops de Blackboard Jungle (rien que ça!), débute le festival avec un set énergique de Roots Attack et Joseph Cotton qui se mêle au public comme à son habitude.Amputés d'un membre, les Viceroys ne se laissent pas démonter malgré l'absence de Wesley Tinglin, auteur de toutes les paroles du trio. Neville Ingram assure le lead vocal comme à son habitude et Michael Gabbidon se charge des choeurs. Les deux légendes déroulent les uns après les autres leurs classiques : Heart Made of Stone, Love Jah, So Many Problems ou l'indémodable Yaho qui clôture le concert.Misty In Roots prend ensuite la relève. Le groupe anglais livre un concert mystique avec un son planant accompagné de la voix cristalline de son chanteur Poko. La formation plonge l'assistance dans une transe musicale avec des titres comme True Rats ou Cover Up issus de leur dernier album Roots Controller et des morceaux plus anciens comme Poor et Needy et How Long Jah. Dub Judah, habitué à jouer sur scène avec les Twinkle Brothers, ravie les amateurs de roots côté sound system. Entre sélections pointues, interventions vocales et improvisations au mélodica, le vétéran anglais livre une prestation inédite comme on en voit rarement avant que Soom T n'électrise la place de son fast style terriblement efficace posé sur les sélections de Kunta du sound Zion High Foundation.Jimmy Cliff, l'un des artistes les plus attendus du week-end, fait son entrée sur scène. La foule se fait dense pour accueillir cette légende vivante. Vêtu d'une tunique noire et brodée accompagnée d'un chapeau assorti, Cliff démarre son show avec un titre nyabinghi avant de laisser place à une énergie débordante, d'une profondeur musicale assez impressionnante en partie grâce à la qualité du band qui l'accompagne. Il déroule ses hits tels que Hakuna Matata, The Harder They Come, Reggae Night, Many Rivers to Cross et bien setucirc;r l'immense You Can Get It If You Really Want. Un concert mémorable de presque deux heures ! Pour clôturer la soirée sur la grande scène, c'est le très talentueux Anthony B., artiste phare de la scène new roots, qui est appelé. Il fait son entrée sur l'énorme Higher Meditation qui nous met directement dans l'ambiance. Fidèle à sa réputation, Anthony B. livre un show enflammé, voire électrisant. L'artiste jamaïcain éclipse ses plus gros tubes pour se concentrer sur son répertoire plus récent. On a tout de même droit à Damage, World A Reggae Music et le tube Police. Malgré un band pas vraiment à la hauteur, Anthony B. fait preuve d'énergie et fait même monter des enfants sur scène à la fin de son set terminé par un joli One Love de circonstance pendant que Blackboard Jungle s'en donne à coeur joie avec Earl Sixteen et Nish Wadada de l'autre côté du Parc Arthur Rimbaud.JOUR 2Avant de profiter des concerts, on pouvait faire un petit tour par la Cave Mallet en centre-ville qui accueillait une sublime expo de l'artiste Fluoman. Son fils, Elijah, fait office de guide au milieu des oeuvres colorées de l'artiste qui réagissent à la lumière noire, dévoilant parfois des détails imperceptibles comme la fumée du chalice de Joseph Hill ou les rides de Big Youth...Dans le parc, c'est Joe Pilgrim qui ouvre le bal avec ses Ligerians devant un public malheureusement très peu nombreux. L'alchimie est parfaite entre Joe Pilgrim et The Ligerians qui nous livrent un concert magnifique. Puis, changement de registre avec Skarra Mucci accompagné du backing-band marseillais Dub Akom. Le Jamaïcain nous offre un show explosif durant lequel il navigue entre reggae, rub-a-dub, dancehall et même hip-hop. Il passe évidemment en revue tous ses hits tels que Movie Star, My Sound ou le plus récent Dreader Than Dread. Le public est complètement électrisé par ce show, que Skarra finit trempé de la tête au pied. Après le warm-up de Blackboard, le vétéran nantais Ras Abubakar s'installe avec sa team de Zion Gate au sound system. Le chanteur guyanais Ras McBean est avec eux et se pose sur des versions particulièrement roots alors que la Cap-Verdienne ride les sélections de Blackboard Jungle avant que le maître absolu Jah Shaka ne rende la place complètement mystique.La légende du rocksteady Ken Boothe vient ensuite sur scène pour régaler nos oreilles de sa voix mielleuse et suave. Mister Ken Boothe arrive tout de blanc vêtu, toujours aussi charismatique. Son show n'a pas beaucoup changé depuis quelques années mais c'est toujours un plaisir immense de pouvoir écouter ce Pape de la musique jamaïcaine. Comme à son habitude, il rentre sur Do The Rocksteady et enchaîne avec ses titres les plus connus Artibella, When I Fall in Love, Set Me Free, Silver Words, Everything I Own et bien d'autres. C'est toujours une déchirure la fin d'un concert de Ken Boothe, on aimerait que cela dure à l'infini. Place ensuite aux femmes pour cette fin de soirée ! Jah9 débarque d'abord avec The Dub Treatment et dès le début du concert, on sent que la chanteuse a (enfin) trouvé son groupe ! La collaboration est efficace et Jah9 ne manque évidemment pas de nous jouer ses classiques New Name, Avocado ou Humble Mi. Vient ensuite le moment que tout le monde attend. Une atmosphère spéciale commence à s'installer dans le parc Arthur Rimbaud en ce soir d'éclipse lunaire. Dezarie, la chanteuse des etIcirc;les Vierges vient ce soir faire sa première et unique date en Europe sur la scène du Bagnols Reggae Festival. C'est devant une foule surexcitée que Dezarie fait son entrée sur scène. Dès les premières notes du premier morceau Hail Jah jouées au pinao par le bassiste Ron Benjamin, la chanteuse crée une ambiance très mystique avec sa voix puissante et cristaline. C'est réellement un moment de magie musicale que nous sommes en train de vivre rythmé par les tubes Gracious Mama Africa, Gone Down ou Strenghten Your Mind. Le groupe laisse une grande place à l'improvisation ce qui provoque de longues parties instrumentales très agréables. Au bout de près de deux heures de concert et après un rappel devant une foule plutôt dispersée ce concert historique prend fin. JOUR 3Pour ce dernier jour, le festival off accueille notre équipe pour la diffusion du film Reggae Ambassadors, La légende du reggae à la médiathèque. Une fois encore, la ville entière de Bagnols sur Cèze joue le jeu pour vibrer aux couleurs rouge jaune vert une semaine toute entière. Les concerts commencent quant à eux avec Marcus Gad. L'artiste de Nouvelle-Calédonie est le premier à ouvrir devant autant de monde. En effet en ce samedi les spectateurs ont répondu présents à l'appel dès l'ouverture du festival. Marcus Gad nous présente son dernier album Chanting et déroule un show rempli de spiritualité devant un public très réceptif. C'est ensuite au tour de l'artiste sud-africaine Nkulee Dube qui n'est autre que la fille du grand Lucky Dube. Entre reprises de son illustre paternel et titres de son propre répertoire, c'est une réelle découverte pour nous !Côté Dub Club, Nucleus Roots est venu avec une véritable dream-team de MCs : Simon Dan, UK Principal et Ossie Gad, le chanteur des mythiques Natural Ites, auteurs du tube Picture on the Wall. Ils jouent en même temps qu'une autre légende du reggae, jamaïcaine cette fois : Ijahman Levi. Backé par le même band que les Viceroys, Ijahman entame son set sur le puissant Africa après des problèmes techniques qui retardent son entrée sur scène. Qu'à cela ne tienne, le chanteur poursuit avec ses plus grands succès comme Mandela, Are We A Warrior et bien setucirc;r l'incroyable Heavy Load. Malgré ses 72 ans, l'artiste jamaïcain nous livre un show de près d'une heure et demie réussi. Une fois la nuit tombée, c'est le producteur français Weeding Dub qui prend le contrôle du Dub Club. Particulièrement en vogue en ce moment, il s'affère sur sa console pour un live-set steppa qui soulève la poussière. Le point d'orgue de sa prestation reste bien setucirc;r l'énorme Gypsy Dub qui impressionne même la légende Aba Shanti I qui lui succède à la control tower.Autre légende, Alpha Blondy est sans doute celui que le public attend le plus de tout le week-end. On sent que la foule est là pour lui en ce soir le plus chargé du festival. Après son immanquable prière "L'éternel est mon berger", il enchaîne comme à son habitude sur son tube Jerusalem. Même si son set ne change que très peu, l'énergie d'Alpha fait plaisir à voir. Les hits Sweet Fanta Diallo et Cocody Rock sont repris en choeur par le public plus qu'enchanté de retrouver la star ivoirienne.Pour finir ces trois superbes jours de musique et de good vibes, on accueille l'un des fils de Bob : Julian Marley. Il commence son show avec une reprise de Positive Vibration et enchaîne avec Sharp As A Razor paru sur son album Awake. Julian ne manque pas de naviguer entre ses propres créations et celles de son père pour un show plutôt classique mais qui clôture parfaitement trois jours explosifs.
Source : reggae.fr | 2018-08-01 02:00:00.0
Black Ship c'est avant tout six amis réunis depuis plus de dix ans autour de leur passion pour la musique. C'est en 2015 que ces amoureux de sonorités jamaïcaines se lancent dans le projet Black Ship avec un premier CD trois titres et de nombreuses représentations lors de festivals ou en première partie d'artistes prestigieux comme The Abyssinians, Anthony B., Pablo Moses et bien d'autres. Le 13 avril dernier, le groupe sortait On the Sea, un EP qui nous plonge dans un univers fortement influencé par le reggae des années 60/70 avec des touches de soul, de rythm'n blues, de funk, ou de rock. On a adoré.Dès le premier morceau, The Park, on comprend que cet EP va nous faire voyager dans le temps : une instrumentale pleine de sonorités tropicales qui sent bon le reggae à l'ancienne et un chanteur à la voix mélancolique qui se pose parfaitement dessus... on est bien ! On continue dans cette ambiance vintage avec des morceaux lents et légers comme Looking Around ou l'envoetucirc;tant Black Ship on the Sea. Le groupe fait fusionner les styles d'une facilité déconcertante. Ils nous le démontrent avec Neighbourhood qui évoque le rock des surfeurs californiens, ou encore avec Vampire on the Beach, savant mélange de reggae, rock et soul. L'EP se conclut sur Such a Love, encore un morceau à la croisée des styles entre roots et dub avec un tas d'influences, planant à souhait grâce à ses claviers et aux harmonies vocales du chanteur toujours aussi agréables à écouter. C'est déjà fini ?Black Ship, une très jolie découverte qui frappe fort dès ce premier EP avec six titres plus travaillés les uns que les autres. Le groupe possède déjà un univers musical qui ne ressemble à aucun autre et dont on attend des nouvelles avec impatience.Tracklist : 1. The Park 2. Looking Around 3. Black Ship on the Sea4. Neighbourhood5. Vampire on the Beach6. Such a Love
Source : reggae.fr | 2018-06-20 02:00:00.0