Actualité d'Afrique et des Antilles

Actualité : Actualité d'Afrique et des Antilles

Jean-Marie Ackah : « La reconquête des marchés d’exportation sera difficile »

Placé au cœur du Plan national de développement, le secteur privé, qui a globalement bien résisté à la crise du Covid-19, attend plus de soutien de la part du gouvernement. Le président du patronat ivoirien explique pourquoi à JA. (JeuneAfrique.com)


Dialogue politique au Sénégal : tout ça pour ça ?

À six mois des élections locales, l’Assemblée nationale s’apprête à examiner le projet de réforme du code électoral. Sans surprise, les principaux points de discorde entre l’opposition et la majorité restent inchangés. (JeuneAfrique.com)


Soudan du Sud : le plus jeune État du monde a dix ans

Il y a dix ans, le 54e pays d’Afrique voyait officiellement le jour. Mais cette première décennie a été à l’image des précédentes : tumultueuse. (JeuneAfrique.com)


Éruption du Nyiragongo en RDC : « Ce qui est arrivé n’arrivera plus jamais »

Soupçons de corruption, mauvaise gestion, manque de moyens… L’Observatoire volcanologique de Goma fait polémique depuis l’éruption du volcan Nyragongo. José Mpanda, ministre de la Recherche scientifique, assure que tout est désormais sous contrôle. (JeuneAfrique.com)


Côte d’Ivoire : transformer plus pour gagner plus ?

Championne du cacao, de l’anacarde, de l’hévéa et du coton, la Côte d’Ivoire exporte encore la majorité de ses productions agricoles à l’état brut. Jeune Afrique avance des explications sur le retard pris dans ce domaine. (JeuneAfrique.com)


Climat : quand le Sénégal et le Ghana déculpabilisent la Suisse

Par le biais de projets de protection de l’environnement sur leur territoire, le Ghana et le Sénégal vont contribuer à compenser les émissions de CO2 de la Confédération helvétique. (JeuneAfrique.com)


RDC : l’affaire de la vente de la résidence de l’ambassadeur rebondit à Paris

Après sept ans de procédure devant la justice française, le bras de fer qui oppose l’État congolais à un couple d’entrepreneurs libanais connaît un nouvel épisode. Explications. (JeuneAfrique.com)


Algérie : retour de Lamamra, départ de Zeghmati… Les enseignements du remaniement ministériel

Le nouveau gouvernement est marqué par l’arrivée de Ramtane Lamamra et la sortie du ministre de la Justice Belkacem Zeghmati. (JeuneAfrique.com)


Cameroun – « Covidgate » : Paul Biya fait auditionner tous les ministres

La Chambre des comptes ayant rendu un rapport faisant état de soupçons de malversations dans la gestion des fonds alloués aux ministères pour lutter contre le Covid-19, le président a ordonné l’ouverture de plusieurs enquêtes.  (JeuneAfrique.com)


France : la chute de Boris Boillon, ex-ambassadeur en Tunisie

L’ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, Boris Boillon, s’est vu déchoir de la Légion d’honneur quatre ans après sa condamnation. Retour sur son parcours émaillé de frasques. (JeuneAfrique.com)


Barrage de la Renaissance : le conseil de sécurité, ultime recours de l’Égypte

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit aujourd’hui, à la demande de l’Égypte et du Soudan, afin d’évoquer le dossier du barrage de la Renaissance. L’Éthiopie a lancé lundi la deuxième phase du remplissage, une décision qui rend la situation plus tendue que jamais. (JeuneAfrique.com)


RDC : les aventures kinoises de Laurent Gbagbo

L’ancien président ivoirien a achevé mercredi une visite de six jours dans la capitale congolaise. Retrouvailles, dîner présidentiel, futures invitations… Laurent Gbagbo a eu un programme chargé. (JeuneAfrique.com)


Maroc – Protection sociale universelle : « Le big bang social nécessitera un big bang fiscal  »

Couverture santé, allocations familiales, pensions de retraite… Avec la généralisation de la protection sociale, le royaume franchit une étape majeure en matière de cohésion et de lutte contre les inégalités. Une révolution que décrypte l’économiste Abdelghani Youmni, spécialiste des politiques publiques. (JeuneAfrique.com)


Éducation Sans Délai pour les Enfants Réfugiés en Situation de Crise, dit Yasmine Sherif

NEW YORK, le 19 Juin 2021 (IPS) – IPS : Alors que nous commémorons la Journée Mondiale des Réfugiés le 20 juin – qui cette année a pour thème “Ensemble, Nous guérissons, Apprenons et Rayonnons” – un accent particulier est… Continue Reading

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Sahel central : le point zéro de la lutte contre le changement climatique par l’éducation

NEW YORK, le 16 juin 2021 (IPS) – La crise climatique amplifie les effets de l’instabilité et de la violence dans les pays les plus pauvres du monde. Ce phénomène n’est nulle part aussi visible que dans la région du… Continue Reading

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Les Investissements d’Éducation Sans Délai Transforment la Vie des Enfants en Somalie

MOGADISHU, 8 juin 2021 (IPS) – Sabah Abdi, 10 ans, d’Ali Isse, un petit village rural sur la frontière somalo-éthiopienne, a obtenu de bons résultats lors de ses récents examens, se classant troisième dans l’école de son village local de… Continue Reading

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ÉSD s’entretient avec le Directeur Général de Save the Children Royaume-Uni, Kevin Watkins

4 juin 2021 – Kevin Watkins est le Directeur Général de Save the Children Royaume-Uni. Kevin a rejoint Save the Children en septembre 2016, après avoir passé trois ans comme directeur exécutif de l’Overseas Development Institute (Institut de Développement d’Outre-mer).… Continue Reading

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La Crise Oubliée de l’Afrique

Yasmine Sherif, Directrice d’Éducation Sans Délai Les dirigeants mondiaux doivent agir pour les enfants et les jeunes qui luttent pour survivre et s’épanouir. NEW YORK, le 1 juin 2021 (IPS) – Il y a quelques semaines, j’ai voyagé avec le… Continue Reading

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Question-Réponse : Réflexion sur Cinq Années d’Éducation d’Enfants en Situation de Crise, d’Urgence et de Déplacement

NATIONS UNIES, 22 mai 2021 (IPS) – Éducation Sans Délai (ÉSD), le fonds mondial qui apporte l’enseignement et l’apprentissage aux enfants dans les situations d’urgence et les crises prolongées, observe cinq ans d’atteinte des garçons et des filles dans certaines… Continue Reading

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Réimaginer l’Éducation avec Imagination

Yasmine Sherif, Directrice d'Éducation Sans Délai

 
Pour atteindre l'ODD4 sur l'éducation inclusive de qualité, nous devons donner la priorité à la santé mentale. Continue Reading

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Les Agriculteurs des Zones Arides du Kenya Adoptent l’Agriculture Régénérative pour Braver un Climat Difficile

MAKUENI, Kenya, le 11 mai 2021 (IPS) – Il est rare de voir des fermes avec des cultures saines et florissantes dans le comté semi-aride de Makueni au Kenya. Mais dans le village de Kithiani, la parcelle de deux acres… Continue Reading

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ESD s’entretient avec Melissa Fleming, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies Chargée de la Communication Mondiale

10 mai 2021 – Melissa Fleming est la Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies pour le Département de la Communication Globale – prenant ses fonctions à partir du 1er septembre 2019 – et supervise les opérations dans 60 pays et… Continue Reading

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Des Enfants Réfugiés Expliquent Comment l’Éducation les a Aidés à Surmonter leurs Traumatismes

Le 4 mai 2021 (IPS) – Chuol Nyakoach, 18 ans, vit dans le camp de réfugiés de Nguenyyiel à Gambella, en Éthiopie. Chuol est reconnaissante que, malgré le traumatisme qu’elle a déjà vécu dans sa jeune vie, elle puisse poursuivre… Continue Reading

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Soudan du Sud: sombre dixième anniversaire de l'indépendance

Le président Salva Kiir a promis vendredi d'éviter au Soudan du Sud de replonger dans la guerre civile, à l'occasion du dixième anniversaire de l'indépendance du pays, qui ne parvient pas à se sortir des violences intercommunautaires et d'une situation humanitaire catastrophique.La première décennie d'existence du plus jeune pays du monde a été marquée par une sanglante guerre civile entre 2013 et 2018 opposant les forces du président Kiir à celles de son rival Riek Machar.Ces cinq années de conflit ont fait plus de 380.000 morts, déplacé environ 4 millions d'habitants - soit le tiers de la population - et précipité le pays dans une grave crise humanitaire.Un accord de paix a été signé en septembre 2018 entre Salva Kiir et Riek Machar, qui dirigent le pays, dans une fragile cohabitation, le premier en tant que président et le deuxième en tant que vice-président.Mais la situation a empiré en dix ans: si le conflit a cessé à l'échelle nationale, le Soudan du Sud est en proie aux violences intercommunautaires locales, à une profonde crise économique et connaît des "niveaux d'insécurité alimentaire et de malnutrition les plus élevés depuis l'indépendance", selon l'ONU.Au moins 60% de sa population est en situation d'insécurité alimentaire, dont 108.000 personnes menacées de famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM)."Je vous assure que je ne vous ramènerai plus dans la guerre", a promis le président dans un discours vendredi, appelant à "travailler ensemble pour (...) ramener notre pays sur la voie du développement dans cette nouvelle décennie".Il a également salué un "nouvel esprit de dialogue" entre les signataires de l'accord de 2018.- "Manque de volonté politique" -"Nous devons entretenir la paix", a déclaré de son côté Riek Machar, qui a assisté à une course de dix kilomètres organisée dans la capitale Juba. "Aujourd'hui, nous avons promis que nous ne formions qu'un seul Soudan du Sud", a-t-il ajouté.Cette course, qui a réuni 10.000 personnes selon ses organisateurs, était le seul événement public autorisé en cette journée anniversaire. Les autorités avaient appelé la population à rester chez elle, en raison de la pandémie de Covid-19.L'indépendance n'a plus donné lieu à des célébrations officielles depuis 2014."Il n'y a pas grand-chose à célébrer", a affirmé dans un communiqué le Conseil des Eglises du Soudan du Sud, estimant notamment qu'"il semble y avoir un manque de volonté politique" dans l'application de l'accord de paix de 2018."Il reste encore beaucoup à faire pour que les gens puissent exercer le droit démocratique qu'ils ont gagné il y a dix ans", a également souligné Nicholas Haysom, représentant de la mission de l'ONU dans le pays (Unmiss).L'accord de 2018 prévoyait une série de réformes pour éviter un nouveau conflit, mais beaucoup d'entre elles restent inabouties.Dans son discours, Salva Kiir a, lui, insisté sur les progrès réalisés et affirmé faire de l'économie et de la sécurité ses priorités.- Visite papale ? - Le principal chantier, celui de la formation d'une armée "unifiée" n'a que peu avancé, handicapé notamment par les pénuries de nourriture et d'eau potable dans les camps d'entraînement. Mais le président a rappelé que 53.000 membres de forces de sécurité étaient "prêts à être diplômés", accusant la communauté internationale de l'empêcher de leur fournir "les armes nécessaires" en raison de l'embargo imposé au pays et prolongé par l'ONU jusqu'au 31 mai 2022. Alors que de nombreuses régions sont en proie aux violences intercommunautaires et aux attaques sur les stocks d'aide et personnels humanitaires, il a toutefois dit être "parfaitement conscient que nous avons encore beaucoup à faire pour parvenir à la sécurité totale dans notre pays."Evoquant les importantes réserves de pétrole du pays, il a également souligné que "davantage de gisements de pétrole (...) ont été ouverts" et affirmé qu'une raffinerie "sera bientôt pleinement opérationnelle."Le pape François a adressé un message aux dirigeants de cette "nation dotée d'un immense potentiel": "Nous vous encourageons à faire encore plus d'efforts pour permettre à votre peuple de profiter pleinement des fruits de l'indépendance".Il a souhaité que la situation s'améliore "afin qu'il devienne possible de rendre visite en personne" aux dirigeants et au peuple sud-soudanais. (tv5monde)


Nord-ouest du Nigeria: 35 villageois tués par des "bandits"

Au moins 35 personnes ont été tuées par des voleurs de bétail dans cinq villages de l'Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, a annoncé samedi la police. "35 personnes ont été tuées par les bandits dans les cinq villages", a affirmé à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Mohamed Shehu, tandis que des témoignages de résidents faisaient état de 43 morts dans ces attaques menées jeudi par des pillards et voleurs de bétail que les autorités qualifient généralement de "bandits". Venus à moto, les "bandits" ont mené des attaques coordonnées contre les villages de Gidan Adamu, Tsauni, Gidan Baushi, Gidan Maidawa et Wari dans le district de Maradun, tuant les villageois et incendiant leurs maisons. "Les assaillants ont réussi à quitter les villages avant l'arrivée des forces de sécurité, qui ont tardé en raison de la mauvaise qualité des routes"", a expliqué Mohamed Shehu. "Nous avons retrouvé 43 cadavres dans les villages et sept personnes blessées", a assuré de son côté à l'AFP Danladi Sabo, un résident d'un des villages attaqués.Les morts ont été enterrés vendredi et les blessés conduits à l'hôpital à Gusau, la capitale provinciale, a-t-il ajouté. Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont régulièrement terrorisés par des bandes de pillards et de voleurs de bétail qui attaquent les villages isolés. Mercredi, 18 personnes ont ainsi été tuées par des "bandits" dans le village de Tsauwa, dans l'Etat voisin de Katsina. En juin, 56 villageois avaient été tués dans six villages du district de Zurli, dans l'Etat de Zamfara. Depuis quelques mois, ces bandes armées se sont également tournées vers une autre activité très lucrative : les enlèvements de masse d'écoliers ou lycéens. Lundi, une centaine d'enfants ont été enlevés dans une école de l'Etat voisin de Kaduna. Toutes les opérations militaires menées contre eux ou les offres d'amnistie proposées par les autorités ont pour l'instant échoué à mettre un terme à cette criminalité de masse qui frappe des régions entières du géant nigérian. (tv5monde)


Somalie: cinq morts dans un attentat des shebab contre un chef de la police

Au moins cinq personnes ont été tuées samedi à Mogadiscio dans un attentat suicide à la voiture piégée visant un chef de la police somalienne, qui n'a pas été touché, a indiqué la police.L'attaque, qui visait le chef de la police de la région de Benadir, qui inclut la capitale, a été revendiquée par le mouvement jihadiste Shebab, lié à Al-Qaïda, qui combat le régime somalien depuis plus de quinze ans. "Le commissaire Fahran Mohamud est indemne, mais cinq personnes ont été tuées et neuf blessées", a affirmé Sadiiq Dudish, un porte-parole de la police somalienne. Le kamikaze à bord de la voiture piégée a visé le convoi du commissaire Farhan Mohamud à un carrefour très fréquenté de la capitale somalienne."L'objectif des terroristes était d'atteindre le commandant de police et d'autres officiers avec lui et tout civil qui se trouvait présent", a assuré le porte-parole. Cet officier, qui dirigeait précédemment une unité spéciale de la police chargée de mener des opérations contre les shebab, a été promu en avril au rang de général et nommé chef de la police pour toute la région de Benadir.Dans un communiqué, les shebab ont revendiqué l'attentat et assuré avoir tué et blessé "un grand nombre" des gardes du chef de la police et détruit plusieurs véhicules. "L'explosion a causé d'énormes dégâts et fait de nombreuses victimes, des civils et des policiers", a indiqué un témoin, Mire Adan, en affirmant qu'il avait compté au moins six corps de victimes. "Tout le carrefour était rempli de fumée et j'ai vu plusieurs cadavres, tous des civils", a ajouté Osman Adan, un autre témoin. Le 3 juillet, une attaque suicide des shebab contre un salon de thé de Mogadiscio situé à quelques centaines de mètres du siège de l'agence des renseignements somaliens (NISA) avait fait dix tués et plusieurs dizaines de blessés, selon le gouvernement.Les shebab mènent régulièrement des attentats contre des objectifs gouvernementaux et des civils à Mogadiscio. Ils ont contrôlé la capitale somalienne avant d'en être évincés en 2011 par les troupes de l'Amisom, la force de l'Union africaine (UA), mais ils contrôlent toujours d'importantes zones rurales dans le pays. (tv5monde)


Maroc: cinq ans de prison pour le journaliste Raissouni, RSF proteste

Reporters sans frontières (RSF) et le comité de soutien du journaliste marocain Soulaimane Raissouni ont dénoncé samedi sa condamnation la veille à cinq ans de prison pour "agression sexuelle", et réclamé sa libération dans l'attente d'un procès en appel "équitable".Depuis mai 2020, M. Raissouni, rédacteur en chef du quotidien privé Akhbar Al Yaoum, est en détention provisoire à la suite d'une plainte d'un militant LGBT pour "agression sexuelle", des faits qu’il conteste.Ses soutiens et ses proches dénoncent un "procès politique" et qualifient de "critique" l'état de santé du journaliste de 49 ans, qui a entamé une grève de la faim il y a 93 jours pour protester contre une "grande injustice". "La justice a triomphé. Toutes les sales manœuvres de politiser l'affaire seront vaines", a réagi pour sa part le plaignant sur Facebook, précisant qu'il comptait "faire don du montant des dédommagements à une association caritative". La dernière fois que le journaliste est apparu devant la cour, le 10 juin, il marchait en titubant, son corps amaigri et la peau sur les os. Au Maroc comme à l'étranger, des défenseurs des droits humains, des intellectuels ou des responsables politiques réclament sa libération provisoire. - "Verdict injuste" -"Nous demandons instamment que Raissouni soit libéré dans l'attente d'un procès en appel. Après une grève de la fin aussi longue, il y va de sa survie. Il mérite un procès équitable", a plaidé samedi RSF dans un communiqué."Cette décision survient à l'issue d'un procès entaché d'irrégularités manifestes", est-il précisé.Le comité de soutien du journaliste, composé de militants appartenant à divers associations locales de défense des droits humains, a "condamné fermement (un) verdict injuste (…) aussi sévère qu’incompréhensible".Dans son communiqué, il dénonce le fait que le tribunal "n'a présenté devant la défense aucune preuve et n'a entendu aucun témoin". Face aux critiques, les autorités marocaines mettent en avant l'indépendance de la justice et la conformité des procédures.Quant à sa grève de la faim, l'administration pénitentiaire (DGAPR) a soutenu que le journaliste en usait pour pousser le tribunal à le remettre en liberté.Vendredi, le juge avait ordonné de faire venir le journaliste, absent de son procès depuis la mi-juin, afin qu'il entende sa condamnation, mais le prévenu a "refusé", d'après un procès-verbal lu au cours de l’audience à la cour d'appel de Casablanca.Il a été condamné à cinq ans de prison, une peine assortie d'un dédommagement au plaignant de 100.000 dirhams (environ 9.500 euros), selon une journaliste de l'AFP qui assistait à l'audience.A peine la sanction prononcée, des voix de protestation ont rompu le silence dans la salle et avant même la levée de l’audience, ses proches et avocats, dépités, sont partis."C'est une boucherie judiciaire, comment peut-on condamner un accusé en son absence? C’est du jamais vu! Le verdict est à l’image de ce procès", a déclaré à l’AFP Me Miloud Kandil, un des avocats de M. Raissouni.- "Même méthodes" -La défense ne plaidait plus depuis mardi pour protester contre le refus du juge d'hospitaliser puis de faire venir M. Raissouni devant la cour en fauteuil roulant.Le journaliste s'était dit prêt à assister au procès, à condition "d'être transporté en ambulance et d'avoir un fauteuil roulant". Soulaimane Raissouni avait été arrêté en mai 2020 après une publication Facebook du plaignant --qui utilise un pseudo-- l'accusant de l'avoir "agressé sexuellement". Après l'arrestation du journaliste, une pétition de soutien signée par une centaine de défenseurs des droits humains, personnalités politiques et intellectuels avaient dénoncé le "ciblage des journalistes et des défenseurs des droits humains critiques à l'égard des autorités, avec les mêmes méthodes basées sur des accusations sexuelles".M. Raissouni signait régulièrement des éditoriaux critiquant les autorités dans son journal Akhbar Al Yaoum qui a cessé de paraître en mars dernier.En 2019, sa nièce Hajar Raissouni, reporter au même journal, avait été condamnée à un an de prison pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage" avant d'être graciée par le roi Mohammed VI.Et le fondateur de ce quotidien Taoufik Bouachrine avait été condamné à 12 ans de prison en 2018, une peine alourdie à 15 ans en appel, pour des violences sexuelles qu'il a toujours niées. (tv5monde)


Barrage GERD sur le Nil: accord possible, selon l'ONU, l'Egypte dénonce l'Ethiopie

Un accord sur le barrage éthiopien controversé GERD sur le Nil est possible entre l'Ethiopie, l'Egypte et le Soudan, avec de la confiance réciproque, a affirmé jeudi l'ONU alors que l'Egypte accusait vivement l'Ethiopie de menacer son existence."Un accord sur le GERD peut être atteint", a assuré Inger Andersen, directrice du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), lors d'une réunion du Conseil de sécurité organisée à la demande de la Tunisie pour le compte du Caire et de Khartoum. "Pour parvenir à un accord optimal, la confiance, la transparence et un engagement seront essentiels", a-t-elle ajouté."Bien que des progrès aient été réalisés dans de nombreux domaines lors des négociations, aucun consensus n'a été atteint concernant certains aspects critiques, notamment les dispositions pour la gestion de sécheresses prolongées, l'aménagement en amont et en aval du GERD et un mécanisme de règlement des différends", a regretté la responsable.Le barrage GERD "est une menace existentielle" pour l'Egypte, a souligné son chef de la diplomatie, Sameh Choukri, en réclamant "un accord légalement contraignant permettant à l'Ethiopie de réaliser ses objectifs de développement". La gestion de la crise par l'Union africaine est dans l'impasse, a aussi estimé le ministre, en réclamant l'adoption par le Conseil de sécurité d'un projet de résolution proposé par la Tunisie.Selon lui, ce texte est "équilibré et constructif". Obtenu par l'AFP, ce projet exige un règlement du conflit dans les six mois, un arrêt par l'Ethiopie du remplissage du réservoir du barrage, et une inscription au programme du Conseil de ce dossier en souffrance depuis 2011. "Si sa survie est menacée, l'Égypte n'aura d'autre choix que de défendre et de protéger son droit inhérent à la vie garanti par les lois", a averti Sameh Choukri, sans autres précisions.Son homologue soudanaise, Mariam al-Sadeq Al Mahdi, sans parler du projet de résolution, a indiqué que son pays "demandait l'aide" du Conseil de sécurité pour trouver un accord légalement contraignant. Un silence serait interprété comme un feu vert à l'Ethiopie à poursuivre le remplissage du réservoir du barrage, a-t-elle mis en garde.- "Série de défis" -L'Ethiopie, qui a jugé que le conflit ne menaçait pas la paix et la sécurité internationales et regretté que le Conseil de sécurité en débatte, avait choisi de son côté de se faire représenter par son ministre de l'Eau, de l'Irrigation et de l'Energie.Les objections du Caire et de Khartoum "ne sont pas dirigées contre le GERD mais plutôt visent à arrêter toute utilisation de l'eau par l'Éthiopie", a déploré ce ministre, Seleshi Bekele Awulachew. "Contrairement à l'Égypte et au Soudan, l'Éthiopie ne possède pas de réserves d'eau souterraine considérables", a-t-il précisé. Emissaire de l'ONU pour la Corne de l'Afrique, Parfait Onanga-Anyanga a appelé "toutes les parties à traiter la question de manière constructive et à éviter toute déclaration qui augmenterait les tensions dans une région déjà soumise à une série de défis"."Chacun des pays partageant les eaux du Nil a à la fois des droits et des responsabilités, et l'utilisation et la gestion de cette ressource naturelle nécessite l'engagement continu de toutes les nations impliquées, de bonne foi en vue de parvenir à un terrain d'entente", a-t-il fait valoir.Dans leurs interventions, les membres du Conseil de sécurité ont tous encouragé les trois pays à surmonter leurs divergences vers un accord sous l'égide de l'Union africaine.Le Grand barrage de la Renaissance (GERD) de l'Ethiopie fait l'objet depuis le début de sa construction en 2011 d'un conflit larvé avec l'Egypte et le Soudan qui craignent pour leurs ressources en eau. L'Ethiopie, qui entend procéder à un nouveau remplissage de son réservoir en juillet et août, assure que le barrage est vital pour les besoins en énergie de ses 110 millions d'habitants. (tv5monde)


Egypte: funérailles militaires pour Jihane el-Sadate, veuve du président assassiné

Jihane el-Sadate, seconde épouse du président égyptien Anouar el-Sadate assassiné en 1981 et importante personnalité publique, a été enterrée vendredi après des funérailles militaires.L'ancienne première dame a été enterrée dans le caveau de son époux au Mémorial du soldat inconnu à Nasr City (est du Caire), après, fait rare pour une femme, des funérailles militaires en présence de l'actuel président Abdel Fattah al-Sissi, de plusieurs ministres et dignitaires, selon des images retransmises sur la chaîne de télévision privée Extra News.Le 6 octobre 1981, son mari Anouar el-Sadate avait été assassiné sous ses yeux à l'âge de 63 ans par des islamistes en ce même lieu, durant une commémoration militaire.Agée de 87 ans, Jihane el-Sadate est décédée vendredi avant l'aube, selon la presse locale. Hospitalisée depuis plusieurs semaines en Egypte après un voyage aux Etats-Unis pour des soins, celle-ci était jeudi encore dans un état "critique", selon son fils Mohamed Anouar el-Sadate, cité par le journal local Youm7.Dans un communiqué officiel, la présidence égyptienne a rendu hommage à l'"épouse de feu le président Anouar el-Sadate, héros de la guerre et de la paix", soulignant que l'ancienne première dame était "un modèle pour les femmes égyptiennes"."J'ai été peiné d'apprendre le décès de Jihane el-Sadate, veuve de l'ancien président (...) Jihane s'était jointe à son mari durant sa visite historique à Jérusalem et s'est tenue courageusement à ses côtés durant son travail acharné pour la paix avec l'Etat d'Israël", a tweeté le président israélien Isaac Herzog.La visite d'Anouar el-Sadate à Jérusalem et son discours au parlement israélien, le 20 novembre 1977, avaient conduit 15 mois plus tard à la signature du premier traité de paix entre Israël et un pays arabe.Malgré les vives critiques que M. Sadate a essuyées en raison de ce rapprochement, l'ex-première dame a défendu sa position longtemps après le décès de son époux."La paix n'était pas seulement un rêve, c'était quelque chose que j'espérais ardemment, tout en prévoyant la mort de mon mari", avait-elle dit lors d'une interview télévisée en 1997, durant laquelle elle avait confié que son époux pensait également que cette paix lui coûterait la vie."Mais cela ne l'a pas fait hésiter ou changer d'avis (...)", avait-elle ajouté.- Droits des femmes -Née au Caire en 1933 d'une mère anglaise et d'un père égyptien, Jihane el-Sadate était la seconde épouse du président Sadate. De 15 ans sa cadette, elle a partagé sa vie de 1949 à sa mort.Tour à tour universitaire et diplomate, elle a été une importante personnalité publique des 50 dernières années en Egypte. Docteure en littérature comparée, elle enseignait jusqu'à cette année à l'université du Maryland aux Etats-Unis.Active avec des dizaines d'associations (dont certaines qu'elle a elle-même fondées), l'ex-première dame est devenue dès les années 1970 une personnalité incontournable de la vie publique égyptienne, se battant pour les droits des anciens combattants, des orphelins et des nécessiteux.Elle s'est particulièrement investie pour les droits des femmes dans une société égyptienne conservatrice, notamment pour une réforme de la législation du statut personnel, davantage de représentation et un meilleur accès à l'éducation.Selon le communiqué de la présidence, M. Sissi a décidé de décorer Jihane el-Sadate, à titre posthume, de "l'ordre de l'intégrité", une distinction décernée aux "femmes ayant rendu des services exceptionnels au pays ou à l'humanité". (tv5monde)


Mali: Karim Keïta, un "fils de" entraîné dans la chute de son père

Surnommé affectueusement "Katio", c'est-à-dire "petit Karim" en langue locale, ou "Kim Jung 2", Karim Keïta, visé par un mandat d'arrêt international, était omniprésent dans le monde politique et des affaires au Mali jusqu'à la chute en 2020 de son père, le président Ibrahim Boubacar Keïta.La justice malienne réclame que Karim Keïta, 42 ans, "vienne s'expliquer" sur la disparition en 2016 d'un journaliste d'investigation, Birama Touré, qui aurait été en possession de dossiers compromettants pour le fils aîné du président. En Côte d'Ivoire depuis le putsch du 18 août 2020 qui a renversé son père, réélu deux ans auparavant malgré la crise sécuritaire, sociale et économique au Mali, Karim Keïta a toujours fermement démenti toute implication dans cette disparition.Son sort dépend à présent des autorités ivoiriennes, qui doivent décider si elles mettent à exécution le mandat d'arrêt international délivré lundi par un juge de Bamako."Sans Karim, je n'aurais jamais été élu", confiait son père, dit "IBK", en 2013, l'année de son accession au pouvoir. Cette même année, Karim était élu député, en dépit, dit-il, des réticences du nouveau président."Son père est son modèle et sa première légitimité. Il le savait et en jouait. Tout le monde se mettait au garde-à-vous devant lui du temps d'IBK", explique le sociologue Mohamed Amara Diallo, selon qui "le père adorait également le fils".Mais le pouvoir de Karim Keïta, président de la puissante commission de la Défense et de la Sécurité de l'Assemblée nationale, pouvait irriter jusqu'aux chefs d'Etat étrangers. Lors d'un sommet de l'organisation régionale G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), le président français Emmanuel Macron a fait part du "problème Karim" à son homologue malien, s'agaçant de son omniprésence, un facteur selon lui de l'impopularité de son père, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources diplomatiques maliennes et étrangères.Quelques mois plus tard, "IBK" répondait publiquement que ce n'est pas parce qu'il est son fils que Karim a "moins de droits que les autres Maliens".Karim Keïta a toujours cherché à s'affranchir de son image d'affairiste. "On me met tout sur le dos. Certains arnaquent en mon nom", a-t-il confié un jour à un correspondant de l'AFP.- De l'ombre à la lumière -Né en France, Karim Keïta a vécu une partie de son enfance à Bamako, avant de passer son bac à Bruxelles puis d'étudier l'économie au Canada.En 2008, deux ans après son retour au Mali, il monte sa société de location de véhicules puis dirige un cabinet de conseil aux entreprises.Alors que son père enchaîne les postes de haut fonctionnaire, ministre, Premier ministre et président de l'Assemblée nationale, Karim reste dans l'ombre. Mais après le coup d'Etat de 2012 contre le président Amadou Toumani Touré, il prend langue avec les putschistes, oeuvrant en coulisses pour faciliter la transmission du pouvoir à son père un an plus tard à l'issue d'élections.Elu député, il se montre de plus en plus visible aux côtés de son père, multiplie les visites de terrain, réveillonne avec les troupes ou interpelle les ministres à l'Assemblée. On le voit aussi assister, radieux, à une parade des nouveaux hélicoptères acquis par l'armée. Quand ceux-ci s'avèrent défectueux, il déclare que le Mali a "peut-être été floué", mais une partie de l'opinion soupçonne plutôt des détournements lors de la passation du marché public.Niant profiter de sa situation pour s'enrichir, Karim Keïta gagne l'image d'un homme d'affaires prospère, généreux avec les oeuvres de bienfaisance.Mais avec sa réputation de bon vivant, ses larges lunettes de soleil et ses nombreux voyages, il finit aussi par personnaliser aux yeux de certains Maliens les travers d'un régime de plus en plus contesté.En juillet 2020, alors que la colère populaire gronde, de vieilles vidéos surgissent sur Internet, le montrant au milieu d'une fête joyeuse ou sur un yacht de luxe, en compagnie d'amis consommant des boissons alcoolisées et de jeunes femmes peu vêtues.S'il se défend une nouvelle fois de s'amuser aux frais de ses compatriotes, il démissionne de la présidence de la commission de la Défense en dénonçant un "délit de patronyme". "Rien ne m'aura été épargné", dit-il alors.Un mois plus tard, lorsqu'un groupe de colonels chasse son père du pouvoir, Karim disparaît pendant quelques jours, avant de refaire surface en Côte d'Ivoire. (tv5monde)


Le Tchad et ses "héroines du quotidien" font irruption à Cannes

Largement sous-représentée dans la production cinématographique mondiale, l'Afrique est entrée jeudi en compétition au Festival de Cannes avec un film tchadien sur l'avortement et l'excision, mettant en scène des femmes unies pour survivre dans une société ultra-conservatrice."Lingui, les liens sacrés" du réalisateur Mahamat Saleh Haroun, qui avait reçu le Prix du jury à Cannes en 2010 pour "Un homme qui crie", est l'un des deux films du continent (sur 24 au total) en lice pour la Palme d'or, aux côtés de "Hauts et fort" du Marocain Nabil Ayouch.Dans l'histoire du festival, un seul réalisateur issu du continent africain s'est vu décerné la distinction suprême: l’Algérien Mohammed Lakhdar-Hamina en 1975 avec "Chronique des années de braise".Applaudi de longues minutes à l'issue de la projection, le réalisateur n'a pas pu cacher son émotion. "Je me souviens de la première fois où je suis arrivé à Cannes. J'étais au dernier rang là-haut et je me disais que ce serait bien que je sois en bas quand même. Et à chaque fois que je me retrouve ici, je me dis naïvement, mais si j'aime croire en cette idée, qu'il y a un jeune ou une jeune assis au dernier rang qui se dit qu'un jour il descendra ici, et ça, ça me galvanise", a-t-il lancé au public. - "Cauchemar permanent" -Conscient d'être le seul représentant de l'Afrique subsaharienne, Mahamat Saleh Haroun, assume d'en être une de ses voix, sans pour autant vouloir être réduit au rang de porte-parole de cette région: "Je ne suis qu'un vent qui passe mais pour que la vie continue il faut aussi d'autres vents, des bourrasques", plaisante-t-il lors d'un entretien à l'AFP."On essaye modestement de faire avancer les choses. En filmant au Sahel, j'ai aussi conscience que c'est un lieu où je peux produire des images positives dans un endroit où la vie est un cauchemar permanent", souligne celui qui a été un temps ministre de la Culture et du Tourisme de son pays.Filmé dans les faubourgs de la capitale tchadienne N'Djamena, le film raconte l'histoire d'Amina, mère seule, qui découvre que sa fille de 15 ans, Maria, est enceinte. Une grossesse, fruit d'un viol, que l'adolescente ne veut pas, dans un pays où l'avortement est condamné par la religion, mais aussi par la loi. Seules, marginalisées, surveillées, le film dresse un portrait fort de femmes qui tentent de survivre dans un milieu hostile où patriarcat et religion empoisonnement la vie des femmes. Seule lumière d'espoir, "le lingui", lien qu'elles vont tisser entre elles pour tenter de s'en sortir. Comme lorsque Amina, fait le choix de soutenir sa fille dans sa quête pour avorter, allant à l'encontre de sa foi.- "Domination" -Pour son réalisateur, le film ne traite pas seulement de la question de l'avortement mais du "quotidien des femmes" au Tchad. "C'est un film sur les héroïnes du quotidien (...) Ce sont elles qui portent le monde qui les maintient dans une forme de domination. Parler des femmes c'est forcément parler de tous ces problèmes", souligne-t-il. Le spectateur sent le regard bienveillant du réalisateur sur ces personnages en quête d'émancipation, à l'heure où le cinéma s'interroge sur le regard masculin dans les films (male gaze)."En tant qu'homme, je fais partie du patriarcat mais on arrive toujours en tant qu'individus en conscience à se débarrasser de tout ce qu'on a eu en héritage. Il faut croire en cette possibilité que l'homme puisse changer", assure-t-il. Un film dépouillé, qui réussit le pari de transporter le spectateur dans la réalité de N'djamena. "J'ai grandi dans le dépouillement, pour moi c'est important d'aller à l’essentiel", détaille-t-il.L'autre film au programme de la compétition de cette troisième journée de festival est le long-métrage du Norvégien "Julie (en 12 chapitres)" de Joachim Trier. Jeudi soir, la star américaine Matt Damon devait également se présenter sur le tapis rouge pour "Stillwater" de Tom Mc Carthy, hors compétition.Alors que l'épidémie de Covid continue de sévir dans le pays, le délégué général du Festival Thierry Frémaux a enjoint les festivaliers à bien porter le masque pendant les projections, quand sur les réseaux certains internautes se sont indignés du fait que des spectateurs ne les portent pas durant les films. (tv5monde)