Développement

Actualité : Développement

Le mobile, une lueur d'espoir du marché numérique de la musique en Afrique de l'ouest

Le développement de la musique traîne le pas en Afrique. Cela, à cause de son manque d'adaptation au virage numérique. D'après Internet World Stats (2020) « le taux de pénétration d'Internet en Afrique est désormais de 39,2 % alors que la moyenne mondiale est de 58,8 % et de 62,9 % pour le reste du monde ». C'est en résumé, tout le sens de la présentation de Mansour Sagna alias Lord Alajiman sur une étude portant sur le marché numérique de la musique en Afrique de l'ouest lors d'une intervention à une (...) - 07. Juillet 2021 / 31. Art et culture (webremix.info)


Moderniser et adapter La Poste à l'ère du numérique : Des parlementaires forme?s sur les enjeux de la gouvernance mone?tique

La Commission communication et culture de l'Assemblée nationale, en partenariat avec La Poste et avec la facilitation de l'Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (Osidea), a décidé d'organiser un atelier au profit des parlementaires. La rencontre s'est tenue le week-end dernier à Saly Portudal. L'atelier de renforcement de capacités des parlementaires sur les enjeux de la gouvernance monétique destiné à moderniser et à adapter La Poste à l'ère du numérique, a pour (...) - 07. Juillet 2021 / 57. Transformation digitale (webremix.info)


Afrique : les IXP, incontournables pour le développement de l'accès à Internet et la réduction des frais de connexion

Un nouveau rapport publié aujourd'hui par l'Internet Society décrit les grands axes de l'infrastructure Internet en Afrique et explique le rôle essentiel que jouent les points d'échange Internet (IXP) dans le développement de l'accès et de la réduction des coûts. Ce rapport, intitulé « Vers une Afrique interconnectée : l'initiative 80/20 », étudie l'écosystème Internet en Afrique. Il est urgent d'améliorer l'accès à Internet sur tout le continent, en particulier à la suite de la pandémie du coronavirus. Selon (...) - 07. Juillet 2021 / 10. Infrastructures (webremix.info)


Yves Eonnet, Président de TAGPAY : « L'Afrique est le continent le mieux placé pour faire éclore les offres de banques digitales »

La pandémie du covid-19 a rappelé l'importance du digital au cœur des processus de développement. Le secteur financier n'a pas été en reste en assurant la continuité des transactions malgré les restrictions et mesures barrières. La Fintech TAGPAY a profité de cette opportunité pour montrer l'importance des technologies bancaires dans ce contexte. AllAfrica.com a saisi le déploiement de Masrvi, l'outil digital de la Banque Mauritanienne pour le commerce international, pour interpeler Yves Eonnet, patron de (...) - 07. Juillet 2021 / 43. Portrait/Entretien (webremix.info)


Afrique du Sud : la connexion du câble ACE aux centres de données de Teraco a porté sa capacité data à 100 Gbps

Les centres de données sont devenus un enjeu crucial pour le développement d'Internet en Afrique. Teraco qui en est conscient s'est associé à ACE. La société voit à travers cette collaboration une opportunité de développer son image de fournisseur de colocation hyperconnecté. Le système sous-marin de fibre optique Africa Coast to Europe (ACE) est désormais équipé pour fournir une capacité data de 100 gigabits par seconde (Gbps). Ce saut qualitatif a été rendu possible grâce à la connexion de (...) - 07. Juillet 2021 / 10. Infrastructures (webremix.info)


SoftBank Corp et Smart Africa ont signé un accord de partenariat pour faciliter l'accès au haut débit à petit prix en Afrique

Depuis l'année dernière, la connectivité à haut débit a gagné davantage en valeur dans les enjeux de croissance économique de l'Afrique. Aux côtés de divers partenaires internationaux, Smart Africa Alliance multiplie les actions pour accélérer son développement sur le continent. La société holding japonaise SoftBank Corp, détentrice d'investissement à l'international dans les secteurs des télécommunications et du mobile, annonce la signature d'un mémorandum d'entente avec le secrétariat de Smart Africa (...) - 06. Juin 2021 / 29. Politiques africaines (webremix.info)


Huawei et l'Union africaine des télécommunications signent un protocole d'accord pour stimuler la transformation numérique en Afrique

L'Union africaine des télécommunications (UAT), une agence spécialisée de l'Union africaine, et la société chinoise de technologie Huawei ont signé jeudi à Nairobi un protocole d'accord visant à renforcer les capacités de transformation des TIC sur le continent africain. Selon John Omo, secrétaire général de l'UAT, dans le cadre de l'accord, Huawei offrira une formation en développement des compétences aux personnels des Etats membres de l'UAT, notamment en leur donnat une nouvelle formation ou en relevant (...) - 06. Juin 2021 / 29. Politiques africaines (webremix.info)


Félix Tshisekedi à Maputo pour le sommet de la SADC



Le Président de la République est arrivé à Maputo dans la soirée de mardi 22 juin, pour participer au sommet extraordinaire de la communauté de développement de l'Afrique australe ( SADC) prévu ce mercredi 23 juin 2021.

Selon la cellule de communication de la présidence, Felix Tshisekedi a interrompu sa mission d'itinérance dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri après près de deux semaines.

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Seul un pour cent des Data Center se trouvent en Afrique

L'Afrique abrite à peine un pour cent des "Data Center" dénombrés à travers le monde, ce qui oblige les pays du continent à héberger la plupart de leurs données à l'extérieur et à payer pour l'accès à celles-ci, a révélé mardi le directeur général de l'Agence de développement de l'informatique de l'Etat (ADIE). Aussi est-t-il "tout à fait normal aujourd'hui que le Sénégal puisse se doter d'une infrastructure de dernière génération qui permettra à notre pays de pouvoir être autonome en matière d'hébergement de (...) - 06. Juin 2021 / 10. Infrastructures (webremix.info)


Helios Towers PLC a levé 160 millions $ pour acquérir de nouvelles tours télécoms dans de nouveaux marchés

Depuis l'année dernière, divers opérateurs télécoms cèdent leurs infrastructures télécoms pour financer leur développement en Afrique. Helios Towers se positionne pour en tirer profit. La société se projette plus loin, après ses acquisitions en Afrique du Sud, Sénégal, Madagascar, Malawi, Tchad et Gabon. Le gestionnaire d'infrastructures télécoms axé sur l'Afrique, Helios Towers PLC, a annoncé mercredi 16 juin une levée d'environ 160 millions USD à travers une émission d'actions et une offre d'obligations (...) - 06. Juin 2021 / 10. Infrastructures (webremix.info)


Niyel, une firme internationale spécialisée dans le plaidoyer, lance un appel pour financer les projets sur l'intelligence artificielle en Afrique

Bonne nouvelle pour les chercheurs et les institutions travaillant sur les questions de droits humains, les politiques publiques et les nouvelles technologies. Dans le cadre de son Initiative pour le Développement de l'Intelligence Artificielle (IDIA), NIYEL a lancé ce 15 juin 2021 à Dakar au Sénégal un appel à propositions visant à financer et à accompagner les projets de recherche de cinq (5) équipes de recherche d'Afrique francophone, et les invite à soumettre leurs candidatures dès ce jour ! Les (...) - 06. Juin 2021 / OPPORTUNITES , 12. Recherche (webremix.info)


La GSMA crée un fonds d'innovation pour les services numériques urbains dédié aux pays d'Afrique et d'Asie

Les zones urbaines d'Afrique s'ajoutent aux préoccupations de développement numérique de la GSMA. L'Association qui est consciente des enjeux de croissance socioéconomique et humaine qu'elles abriteront d'ici 2050 a décidé de mettre en oeuvre un cadre d'innovation qui canalisera leur potentiel. L'Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), avec le soutien financier du Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du gouvernement britannique, a créé et lancé le fonds (...) - 06. Juin 2021 / 73. Innovation/Entreprenariat (webremix.info)


Congo : le projet « couverture nationale en télécommunications » bientôt achevé par Huawei

Renforcer sa préparation numérique pour réussir sa transformation 2.0 est actuellement l'une des préoccupations majeures de nombreux pays d'Afrique. Pour le Congo qui déploie la fibre optique à l'échelle nationale depuis une quinzaine d'années, il est plus que temps d'en jouir. Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N'Guesso, s'est entretenu mardi 1er juin avec une délégation de la société Huawei conduite par le directeur Afrique, Terry He. Les échanges ont porté sur le développement des (...) - 06. Juin 2021 / 49. Téléphonie (webremix.info)


Sao Tomé-et-Principe : impatiente de lancer la 4G, CST appelle le régulateur télécoms à prendre ses responsabilités

A chaque saut technologique correspondent de nouvelles opportunités. CST qui l'observe dans les autres pays d'Afrique qui ont lancé la 4G appelle l'Autorité générale de régulation à sortir de sa torpeur. La société publique entrevoit un large champ de possibilités qu'elle veut explorer. La semaine dernière, la Companhia Santomense de Telecomunicacoes (CST), opérateur historique de Sao Tomé-et-Principe, a appelé l'Autorité générale de régulation (AGER) à prendre ses responsabilités dans le développement du (...) - 05. Mai 2021 / 49. Téléphonie (webremix.info)


L’Algérie, le nouveau Chinatown de l’Afrique

Les chinois sont présents en force en Algérie. De jour en jour, et d’une année à une autre, les chinois, investisseurs, commerçants ou simples travailleurs, renforcent leur présence dans notre pays où ils ont réalisé de nombreux chantiers et projets de développement. Et à en croire les récents chiffres de l’ambassade de Chine en Algérie […]

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RDC : Félix Tshisekedi rassure à Huang Xia son engagement en faveur de la paix et du développement de l’Afrique


Le Président Félix Tshisekedi a rassuré ce mardi 25 mai à l’envoyé spécial de l’ONU dans la région des Grands Lacs d’Afrique, Huang Xia, son engagement sans faille en faveur de la paix et du développement de Afrique. C’était au cours d’un échange entre les deux personnalités.

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Digital : clé de voûte pour répondre au défi de la microfinance en Afrique

Le développement de l'accès aux services financiers ces dix dernières années est dû en grande partie à l'essor du numérique. C'est notamment le cas sur le continent africain. Selon la base de données Global Findex de la Banque mondiale, en Afrique subsaharienne, 43% de la population adulte disposait en 2017 d'un compte bancaire, contre 23% en 2011. Plus de 20% des adultes disposaient même d'un compte bancaire mobile : une aubaine pour les prestataires de services financiers. La transformation numérique (...) - 101. 2021 / 33. Point de vue (webremix.info)


Le déficit d’infrastructures en Afrique. Par Oasis KODILA TEDIKA

Entre 2004 et 2012, les économies africaines ont crû en moyenne de 5 % par an. En termes de croissance, c’est la deuxième région au monde la plus rapide après l’Asie en développement depuis quelques années. Au cours des dix premières années du millénaire, six des dix économies à la plus forte croissance du monde […]

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De quelle unité nationale parlons nous au Cameroun ?

Le Cameroun célèbre ce 20 mai 2021, dans un contexte de crise sanitaire lié au Covid 19, la 49e édition de sa fête nationale. Cette célébration de la fête nationale intervient également dans un contexte socio-politique tendu, notamment par le conflit armé qui sévit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.

Depuis 49 ans, la situation sociopolitique du Cameroun laisse nettement transparaître des fissures vues au prisme de la réalité sociétale dans un vaste chantier de construction d’une nation Camerounaise qui tarde à décoller.

Ce 20 mai 2021, les Camerounais ne célébreront pas dans la liesse populaire, les festivités marquant la 49è édition de la fête Nationale. En raison de la pandémie du Coronavirus, les autorités ont annulé l’aspect festif marqué notamment par le défilé civil et la parade militaire, sans oublier les autres manifestations qui ont souvent agrémenté cette célébration.

Depuis l’institution de la fête de l’Unité le 20 mai 1972, c’est pour la troisième fois dans l’histoire que les Camerounais ne vont pas fêter. La première fois, c’était le 20 mai 1984 au lendemain du putsch manqué contre le Président Paul Biya le 06 avril 1984, la seconde c'était l'année dernière à cause de la pandémie du Coronavirus.

Près d’un demi-siècle plus tard, cette Unité nationale a connu des soubresauts et dont l’exemple le plus illustratif se traduit par la situation sociopolitique tendue dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest, en butte à des violences sécessionnistes depuis 2016.(...)

Quid sur la constitution du Cameroun

Toutes les constitutions successives du Cameroun jusqu'à la dernière promulguée 1996 et modifiée en 2008 ont toujours été une modalité de construction et d'imposition de l'identité nationale. Identité nationale comme toute identité politique, est construite dans un contexte de concurrence, de conflits. Ce sont les acteurs politiques dominants qui en fin de compte déterminent le patrimoine identitaire commun, patrimoine traversé par la dialectique de l'universalité et du particulier, de l'identité nationale compacte et de l'identité nationale segmentée ou relâchée.

Malheureusement, une fois de plus au Cameroun, les questions à colorations identitaires ne cessent de diviser le pays. Ce point de vue n'est rendu possible que si nous jetions un bref regard rétrospectif dans l'histoire de ce pays.

Brefs rappels historiques

Par le traité du 12 juillet 1884 Le Cameroun était devenu un protectorat allemand. Ce pays sera successivement sous mandat de la Société des Nations en 1918 et sous la tutelle de l'ONU le 19 décembre 1946 et administré respectivement par la France et la Grande Bretagne. Ces deux puissances colonisatrices vont imprimer leur politique dans la gestion des deux Cameroun.

Le Cameroun, divisé ainsi en deux zones, devenait pour reprendre Omer Bagandza dans Histoire d'Afrique contemporaine, " un objet de droit international". Dès lors, une mission sera assignée à la France et à la Grande Bretagne par l'ONU. C'elle de préparer les Camerounais à une autonomie avancée et à une indépendance totale avec le strict respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales.

Ainsi, apparaissant comme une entité étatique il obtint son indépendance le 1er janvier 1960.

Déjà en 1959, dans la résolution 1350 (XIII) du 13 mars 1959, l'Assemblée Générale des Nations Unies avait demandé que l'autorité administratrice du pays organise sous la surveillance de l'ONU, des plébiscites séparés dans la partie septentrionale et dans la partie méridionale du Cameroun sous administration britannique " afin de déterminer les aspirations des habitants du territoire au sujet de leur avenir ". Ces plébiscites séparés, organisés les 11 et 12 février 1961 ont été remportés par les partisans de l'unification par 237 575 voix contre 97 741 voix pour le ralliement au Nigeria.

De ces résultats obtenus, un projet constitutionnel viendra faire prévaloir un Etat fédéral avec une Constitution très centralisée en lieu et place d'une province autonome tel que l'avait souhaité le public anglophone.

C'est ainsi que la " Southern Cameron " s'est retrouvé impliqué en février 1972 à la formation d'un Etat unitaire centralisé. Entreprise salutaire... Mais, qui dans le fond, suscite des inquiétudes diverses de la part des populations issues des provinces anglophones du Cameroun.

Aujourd'hui, des revendications sécessionnistes ont réapparu dans un climat de tension et de violence. Plusieurs mouvements se sont crée pour revendiquer leur appartenance solidaire à une partie du pays qui s'estime lésée par l'autorité centrale. Selon ces derniers, du président Ahidjo à BIYA, plusieurs manœuvres économiques sont contre eux (anglophones). Ils arguent qu'ils ne bénéficient pas des retombées de l'hydrocarbure "offshore" du large de la péninsule qui borde le Golfe de Guinée.

Pour reprendre le Pr ABOYA," En tant qu'entité fédérée, une exploitation pétrolière à partir d'un compte hors budget tel que l'imaginaient Ahmadou Ahidjo et les autorités françaises aurait provoqué la création d'un gouvernement décentralisé ". Surtout que certaines sensibilités politiques dans ce sens avaient été maintenues dans cette pluralité qui remporta tous les combats face au Nigeria à l'époque. Personne, mieux que le Président Ahmadou Ahidjo qui avait déjà été confronté à de violentes réactions de la part des autorités anglophones à l'époque du "maquis" ne pouvait le savoir."(1)

A l'évidence de nos jours, toutes les manœuvres ont contribué à modifier le paysage socio-politique. Toutes les grandes décisions du pays partent de Yaoundé.

Autre constat, les anglophones se considèrent comme des citoyens abandonnés, même s'il est vrai qu'aucune disposition légale ne le stipule.

Plusieurs fois, ces anglophones se sont réunis à Buea, en février 1993, dans le cadre de la "All Anglophone Conférence I" (AAC) pour poser le problème de "l'annexion" du territoire anciennement dénommé "Southern Cameroon. Il en est de même pour les rencontres de 1994, 2000 à Bamenda. C'est ainsi qu'en 1995, au cours de leurs différentes Assemblées, ils prirent position pour une plus grande décentralisation voire la création d'un Etat fédéral

Las d'attendre la réaction du pouvoir en place, la Southern Cameroon National Council avait proclamé en décembre 1999 l'indépendance de ces deux provinces sur les ondes de la CRTV Buéa (radio provinciale du sud-ouest). Pour eux, il faut mettre fin à ce processus d'annihilation historique d'une identité particulariste.

Le réflexe de violence de l’Etat camerounais a ainsi plongé ses racines dans le passé colonial du pays. Au soir de l’ordre colonial, l’administration française, dans le but de garantir la permanence de ses intérêts locaux, entreprit d’éliminer le mouvement nationaliste de la scène politique légale et confia le pouvoir à ses clients indigènes ; « Ceux-là même qui n’avaient joué aucun rôle dans le combat nationaliste du côté révolutionnaire ou du côté modéré » (3). Pour résister à la vague de contestations nées de ce paradoxe, le pouvoir instaura très tôt un régime de violence et de brutalité qui se déchaîna contre les nationalistes radicaux.

L’État a également affiché sa volonté de bâtir la nation sur le socle de la violence et de l’arbitraire à travers la question de la minorité anglophone du pays. Le processus de centralisation du pouvoir qui a vu les deux États fédérés du Cameroun oriental et du Cameroun occidental se fondre dans une république unie en 1972 est finalement apparu aux anglophones comme une politique d’assimilation culturelle menée à leur encontre par la majorité francophone. Le référendum du 20 mai 1972 sur l’unification a lui-même été dénoncé à posteriori comme un acte imposé par son seul initiateur, Ahmadou Ahidjo (4)

Mais le malaise anglophone qui s’est exprimé publiquement dès la première moitié des années 1980 (6) n’a jamais trouvé d’oreille attentive du côté du gouvernement camerounais qui s’obstine à le nier et s’est par conséquent refusé à tout dialogue avec les activistes anglophones. Ces derniers, à l’exemple de l’avocat Fon Gorji Dinka, Albert Mukong ou encore Justice Frédéric Ebong, ont souvent été arrêtés et emprisonnés. Face à l’obstination du pouvoir camerounais, les mouvements anglophones ont progressivement radicalisé leur position. En 1990, John Ngu Foncha, ancien premier vice président de la république fédérale et « architecte »anglophone de la réunification, a démissionné du R.D.P.C, le parti au pouvoir, où il occupait la vice présidence et s’est rallié à la cause fédéraliste (18). Depuis 1997, de violents affrontements, parfois sanglants, ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants du Southern Cameroon National Council (SCNC), un mouvement sécessionniste apparu au milieu des années 1990 ; ce dernier avait symboliquement déclaré l’indépendance de la région anglophone du pays le 31 décembre 1999 et hissé un drapeau indépendantiste à Limbe quelques jours plus tard (19). Des initiatives de ce genre et le spectre de la violence que les sécessionnistes agitent en permanence montrent bien que la politique de l’autruche que pratique l’État pourrait conduire, à terme, à une situation similaire à celle de la Casamance au Sénégal ou même du Sud-Soudan.

Et alors...

Nous pensons qu'il est urgent de mettre sur pied au Cameroun une véritable politique de décentralisation en guise de thérapie face des velléités de revendications séparatistes.

Le pouvoir de Yaoundé a-t-il tiré les leçons du mal anglophone ? Rien n'est moins sûr. Au Cameroun, on n'aime pas réfléchir sur les évidences. On gère le temps, en attendant la tempête.

Seule une mise en œuvre effective des institutions consacrant la décentralisation, corollaire d'une autonomie effective, pourrait éloigner le pays des accès de tension ". Faudra-t-il le rappeler, l'identité nationale au Cameroun devra s'intégrer dans la perspective de la "communalisation" suivant l'expression de Max WEBER et plus précisément une relation sociale fondée sur le même sentiment subjectif des citoyens d'appartenir à une même communauté.

Cette dynamique est liée à une prise en charge politique de la communauté. Malheureusement, cela ne semble pas envisagé de si tôt.

La question tribale

Au Cameroun, la haine publique et la stigmatisation socio-ethnique prennent des proportions inquiétantes. C’est un constat fait par les observateurs de la scène sociopolitique camerounaise qui dénoncent de telles dérives très visibles dans le champ politique, la société et dans les médias.

Les Camerounais en 2021 ont tendance à s’identifier surtout avec leur ethnie ou leur tribu. Cela se confirme d’ailleurs dans leur modus vivendi. « Le sectarisme communautaire s’est développé à tel point que les mises en place dans les cabinets politiques, les entreprises publiques, l’administration publique, la diplomatie… a tendance à obéir à la vision familiale, clanique, villageoise, tribale...

Nous pensons qu'il est temps de revenir aux grands ensembles géopolitiques, administratifs et économiques, aux pools de développement où les brassages humains et culturels seraient favorisés par la forte circulation des personnes et des biens à travers de grandes surfaces géographiques. “Plus les citoyens vont se cloisonner dans leurs clans, leurs villages, leurs secteurs, et davantage vont se développer des sentiments et des comportements de haine tribale, ethnique et des conflits de cohabitation” (2).

L’instrumentalisation de l’ethnie participe de la même entreprise de subsistance. Le pouvoir, se sentant contesté et acculé par les masses mécontentes, se comprime et cherche appui sur certaines régions dont il s’est assuré le soutien par la distribution de prébendes et d’en sert comme rempart en s’efforçant de donner une coloration tribale à la revendication sociale. Il espère ainsi briser le front de la contestation dirigé contre lui et rallier à sa cause une frange de la population en jouant sur la fibre tribale et en invoquant d’autres considérations d’ordre « zoologique ». L’objectif final de ce système de balance tribale, comme celui de l’ensemble de ses autres formes de violence étant, pour le pouvoir post-colonial, de sauver ce qui, pour lui, est essentiel : sa reproduction et la pérennisation de son hégémonie.(7)

(1)Aboya Endong Manasse, Menaces sécessionnistes sur l’État camerounais. in Le monde diplomatique, décembre 2002
(2)La tribalisation des constitutions africaines: Le cas du Cameroun, Hugues Seumo, Editions Nakon,1992
(3)Richard Joseph, Le mouvement nationaliste au Cameroun, Paris, Karthala, 1986, p.22
(4)Les Cahiers de Mutations, n° 011, mars 2003, P.14 ; voir également le n° 18, janvier 2004, P.14
(5) Piet Konings, Le problème anglophone au Cameroun dans les années 1990 , in politique africaine, n° 062, juin 1996
(6) Sur l’assassinat de Um Nyobe et l’ostracisme qui s’en suivit, voir Achille Mbembe,La naissance des maquisards dans le Sud-Cameroun, Paris, Karthala,1996, pp.13-17
(7) YVES MINTOOGUE, La fabrication de l’unité nationale au Cameroun : dynamique consensuelle ou projet hégémonique ?, www.africulture.com 

© Hugues SEUMO

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Léon Juste Ibombo, le ministre congolais des Télécoms, est le nouveau président de l'Alliance Smart Africa

Il devient plus qu'urgent que l'Afrique accélère sa transformation numérique au risque de rater la quatrième révolution industrielle. Pendant les deux prochaines années, Léon Juste Ibombo sera l'un des moteurs de ce changement. Il devra concrétiser plusieurs chantiers stratégiques. Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon Juste Ibombo (photo), est le nouveau président de l'Alliance Smart Africa, le partenariat des pays d'Afrique autour du développement (...) - 05. Mai 2021 / 29. Politiques africaines (webremix.info)


Mali : un 4e opérateur télécoms sera envisagé si les prix de la data demeurent peu abordables

L'Internet est devenu une ressource indispensable pour le développement en Afrique. Au Mali, l'Etat discute avec les opérateurs télécoms pour une baisse des coûts. Il n'exclut pas des mesures fortes s'ils refusent d'entendre raison. Le ministre de la Communication et de l'Economie numérique du Mali Hamadoun Touré (photo) a déclaré, dimanche 9 mai, que le gouvernement envisagera l'entrée sur le marché national d'un quatrième opérateur mobile si les prix des services télécoms demeurent peu abordables. Selon (...) - 05. Mai 2021 / 29. Politiques africaines (webremix.info)


Digital Africa : Fiasco d'un projet numérique entre la France et l'Afrique

L'initiative "Digital Africa" est une communauté de partenaires (incubateurs, financiers institutionnels...) au service des entrepreneurs numériques africains. Elle a été mise en place en mai 2018 avec le soutien du président français, Emmanuel Macron. Digital Africa vise à apporter son aide aux jeunes voulant concrétiser leurs projets. Dix organisations, africaines et françaises, ont pris part à sa création, notamment l'Agence française de développement (AFD) principal financier et 12 membres, dont 3 (...) - 05. Mai 2021 / 73. Innovation/Entreprenariat (webremix.info)


Leçons tirées de la Covid-19 : le rôle de l'infrastructure passive

La dépendance croissante à l'égard de la connectivité mobile Alors que les sociétés du monde entier sont aux prises à l'impact de la Covid-19, le besoin de connectivité mobile est plus grand que jamais. Cela est particulièrement vrai dans les pays en développement qui dépendent fortement des réseaux mobiles en raison de la disponibilité limitée du haut débit fixe. Selon l'Union internationale des télécommunications (UIT), seulement 0,4 % des personnes ont accès au haut débit fixe (ADSL + Fibre) en Afrique (...) - 101. 2021 / 33. Point de vue , POINT_DE_VUE (webremix.info)


RDC-Chine : Félix Tshisekedi et Xi Jinping conviennent de renforcer la coopération bilatérale


Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi  et le Président chinois Xi Jinping ont eu un entretien téléphonique le 7 mai. Ils ont convenu de renforcer la coopération bilatérale et mettre en synergie les efforts internationaux pour soutenir le développement de l'Afrique.


C’est ce que renseigne le compte twitter de l’Ambassade de Chine en RDC.

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La transformation numérique peut donner un second souffle à l'Afrique

La transformation numérique est un moteur clé de l'innovation et de la croissance durable qui peut garantir que la quatrième révolution industrielle transforme l'Afrique en une puissance mondiale, déclare Bernardo Sarmiento, Directeur du renforcement des capacités commerciales, branche de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). M. Sermiento s'exprimait lors de l'évènement parallèle de l'ONUDI intitulée, « Faire de la quatrième révolution industrielle un succès pour (...) - 05. Mai 2021 / 57. Transformation digitale (webremix.info)


Kizito Okechukwu [Sur sa démission de Digital Africa] : « Beaucoup de choses étaient signées et je n'étais pas au courant »

C'est en juin 2020, après la démission du Sénégalais Karim Sy de la tête de l'association Digital Africa que le Nigérian Kizito Okechukwu, fondateur et directeur exécutif de l'incubateur 22 ON SLOANE basé en Afrique du Sud, est porté à la tête de l'association comme président par intérim. Avec le poste de vice-président. Mois d'un an après, Kizito Okechukwu lui également démissionne. Il reproche à l'Agence française de développement (AFD) et principalement à la directrice exécutive de Digital Africa, (...) - 04. Avril 2021 / 43. Portrait/Entretien (webremix.info)


Orange renonce à son expansion en Ethiopie en raison de la nature du projet proposé par l'Etat

Alors qu'Orange déclare depuis plus de deux ans son « extrême intérêt » pour le marché des télécoms en Ethiopie, le géant français a finalement abandonné cette piste. En cause, la nature du projet proposé par les autorités éthiopiennes qui lui laissait « peu de marge de manœuvre » pour un développement selon la vision stratégique du groupe, apprend La Tribune Afrique. Chez Orange, l'expansion en Ethiopie est désormais de l'histoire ancienne, en tout cas, pour l'instant, apprend La Tribune Afrique ce jeudi 29 (...) - 04. Avril 2021 / 70. Privatisation/Libéralisation (webremix.info)


Après le Sénégalais Karim Sy, le Nigérian Kizito Okechukwu démissionne de son poste de président de Digital Africa pour cause de « mauvaise gouvernance de l'AFD »

Le Nigérian Kizito Okechukwu, fondateur et directeur exécutif de l'incubateur 22 ON SLOANE basé en Afrique du Sud, a démissionné de son poste de président par intérim de l'association Digital Africa. Sa démission prendra effet à partir du 02 mai 2021, a appris Digital Business Africa. Kizito Okechukwu (photo) reprocherait à l'Agence française de développement (AFD) la non application des principes de bonne gouvernance dans la gestion de l'association. Le Nigérian espère que sa démission permettra à l'AFD (...) - 04. Avril 2021 / 73. Innovation/Entreprenariat (webremix.info)


Classement des pays africains selon le coût moyen de 1GB mobile : l'Algérie arrache la 1re place à la Somalie

La demande en connectivité à haut débit explose en Afrique en 2020. Plusieurs pays ont choisi de baisser les coûts d'accès au regard de l'importance d'Internet pour le développement. Cable.co.uk révèle les bons et les mauvais élèves enregistrés au cours des 12 derniers mois. L'Algérie est désormais le premier marché d'Afrique et le 16e au monde où le coût moyen d'un gigaoctet de data mobile est le plus abordable. Il coûte 0,51 USD selon les données du marché de la data de 230 pays rassemblées par le site (...) - 04. Avril 2021 / 51. Internet (webremix.info)


Les pays d'Afrique australe veulent s'accorder sur un développement numérique commun

Le niveau de préparation numérique contrasté des pays d'Afrique australe met en danger le développement futur de la sous-région. Alors que la quatrième révolution industrielle s'accélère, il devient urgent d'adopter une stratégie qui ne laissera personne derrière. Du 27 au 29 avril, les pays d'Afrique australe se concerteront sur un développement numérique commun. Ils échangeront virtuellement, à cet effet, dans le cadre de la 41e conférence annuelle de l'Association des télécommunications d'Afrique australe (...) - 04. Avril 2021 / 29. Politiques africaines (webremix.info)


Grands Lacs : la stabilité et le développement sont fortement compromis par les conflits dans l’Est de la RDC, estime Huang Xia


La région des Grands Lacs d’Afrique est une région qui regorge de ressources naturelles mais dont la stabilité et le développement sont fortement compromis par les cycles récurrents des conflits ravageant l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). C’est ce qu’a affirmé l’envoyé spécial de l’ONU dans cette région, Huang Xia, dans une interview accordée à nos collègues du site Internet ONU Info. 

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