Photo de Buju Banton

Buju Banton

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Autres informations : Biographie

Buju Banton : discographie

Buju Banton - Before The Dawn album cover Album : Before The Dawn
Année : 2010
Buju Banton - Rasta Got Soul album cover Album : Rasta Got Soul
Année : 2009
Buju Banton - Too Bad album cover Album : Too Bad
Année : 2006
Buju Banton - Buju And Friends album cover Album : Buju And Friends
Année : 2004
Buju Banton - Friends For Life album cover Album : Friends For Life
Année : 2003
Buju Banton - Want it! album cover Album : Want it!
Année : 2002
Buju Banton - Gonna Bring Ya album cover Album : Gonna Bring Ya
Année : 2001
Buju Banton - Ultimate Collection album cover Album : Ultimate Collection
Année : 2001
Buju Banton - Rudeboys Inna Ghetto album cover Album : Rudeboys Inna Ghetto
Année : 2000
Buju Banton - unchained spirit album cover Album : unchained spirit
Année : 2000
Buju Banton - Dubbing with the Banton album cover Album : Dubbing with the Banton
Année : 2000
Buju Banton - Small Axe album cover Album : Small Axe
Année : 1998
Buju Banton - Quick album cover Album : Quick
Année : 1998
Buju Banton - Inna Heights album cover Album : Inna Heights
Année : 1997
Buju Banton - Buju Banton Meets Garnett Silk And Tony Rebel At The Superstar Conference album cover Album : Buju Banton Meets Garnett Silk And Tony Rebel At The Superstar Conference
Année : 1995
Buju Banton - 'Til Shiloh album cover Album : 'Til Shiloh
Année : 1995
Buju Banton - Voice of Jamaica album cover Album : Voice of Jamaica
Année : 1993
Buju Banton - Stammina Daddy album cover Album : Stammina Daddy
Année : 1992
Buju Banton - Mr Mention album cover Album : Mr Mention
Année : 1992

Actualité de Buju Banton

Les années 90 furent incroyablement créatives en Jamaïque. Le renouveau du reggae combattant le dancehall a donné naissance à des artistes majeurs devenus aujourd'hui des légendes, rejoignant les grands noms des années 60 ou 70. Parmi ces artistes, un bon nombre sont passés par le studio Penthouse et ont été pris sous l'aile du producteur Donovan Germain. Buju Banton, Marcia Griffiths, Beres Hammond, Tony Rebel, Wayne Wonder, Cutty Ranks... L'écurie Penthouse était redoutable et terriblement productive. Les séries à rallonge et les singles à succès pleuvaient ! Toujours actif aujourd'hui dans une moindre mesure, Donovan Germain concentre toute son énergie dans le retour de Buju Banton, sorti de prison fin 2018. Il l'accompagne dans tous ses déplacements et était bien setucirc;r présent avec le Gargamel lors de son passage au Reggae Sun Ska en aoetucirc;t dernier. On a sauté sur l'occasion pour rencontrer ce grand monsieur qui se fait plutôt discret dans les médias. Malgré sa modestie, sa timidité et sa mémoire flanchante qui l'empêchent de trop s'épandre, il répond à nos questions avec sourire et méfiance à la fois...Reggae.fr : Tu es sur la route avec Buju Banton en ce moment, mais comme on ne peut pas l'interviewer, on est obligés de te demander dans quel état d'esprit il se trouve.Donovan Germain : Il va bien. Il est dans un très bon état d'esprit, mais il a encore besoin d'être protéger. Il commencera sans doute à communiquer avec les médias et le public l'année prochaine. Mais en attendant, il est très bien entouré et je peux vous dire qu'il est en forme. Tout va bien pour lui.Comment se sont passées vos retrouvailles ?etCcedil;a reste entre lui et moi. Ce sont des choses privées que je ne veux pas raconter.Mais avez-vous des projets ensemble ?Oui, on travaille sur son album. On collabore avec plusieurs producteurs, mais je suis le directeur artistique de ce projet. Je suis actuellement un de ses deux managers et je m'occupe de la logistique sur la tournée avec le backing-band. Je m'assure que tout se passe bien, que tout le monde soit dans de bonnes conditions pour donner de bons concerts.Te souviens-tu de la toute première fois que tu as rencontré Buju ?Je ne me souviens même pas de ce qui s'est passé hier alors remonter aussi loin dans ma mémoire, c'est compliqué. Je commence à vieillir vous savez !Mais Buju est quelqu'un de spécial ! On ne peut pas oublier ce genre de rencontre !Ma femme est quelqu'un de spécial pour moi et je ne me souviens même pas de notre rencontre (rires).Tu es connu comme un producteur exigeant qui ne produit que de la musique consciente et positive. Mais avant que tu ne travailles avec Buju Banton, il s'illustrait plutôt dans le slackness et les gun tunes. Pourquoi as-tu quand même voulu collaborer avec lui ?C'est une progression naturelle. Je lui ai montré la voie à prendre et il l'a suivie. Mais s'il la suivie, c'est uniquement parce qu'il avait pris la décision lui-même de se tourner vers une musique plus positive. Je n'ai fait que l'accompagner. La première fois qu'il est venu à mon studio pour me solliciter, j'ai vu son talent et je savais que je travaillerai un jour avec lui. J'ai juste attendu qu'il soit prêt à prendre ce virage.Tu es l'un des producteurs majeurs des années 90 et du début des années 2000 en Jamaïque. On se rappelle des nombreuses séries et des singles qui sortaient sur Penthouse Records mais on a l'impression que tu es moins actif ces jours-ci. Y a-t-il une raison à cela ?Aujourd'hui, je préfère travailler sur des projets à long termes, des projets cohérents. L'album de Marcia Griffiths, Timeless, sorti cet été en est un exemple. C'est un album concept avec uniquement des reprises de Studio One. Il y a eu aussi l'album Tribute to Joseph Hill où j'ai rassemblé un paquet de chanteurs pour reprendre des morceaux de Culture. Le business a évolué et les singles pressés en 45T ça ne marche plus vraiment, alors je m'adapte. Et il faut se rappeler que je produis de la musique depuis 1978 ! Alors je pense que j'ai le droit de ralentir un peu aujourd'hui (rires).Comptes-tu quand même continuer à produire des one riddims ?Je n'en sais rien. etCcedil;a dépend de ce que j'ai envie de faire. J'ai sorti une série en 2018, le History No Mistery Riddim. Mais je ne sais pas ce que le futur me réserve. Les séries ne sont qu'une petite partie de mon travail. Depuis 1978, j'ai fait beaucoup d'autres choses.Et justement avant Penthouse, tu as eu plusieurs petits labels sur lesquels tu produisais une musique très organique avec des instruments live. Peut-on dire que tu t'es tourné vers l'ère digitale en créant Penthouse ?Oui et non. La plupart des chansons que j'ai produites ces dix dernières années ont été faites avec des musiciens et de vrais instruments. La mode des beats digitaux et de la programmation de batterie, ce n'est pas moi qui ai créé ça. C'étaient les musiciens de l'époque qui se tournaient vers cette façon de travailler. Moi j'ai vu cette période comme une transition pour revenir à quelque chose de plus organique, comme ce que je fais aujourd'hui.etCcedil;a veut dire que tu suivais les musiciens plus qu'ils ne te suivaient toi ?Non setucirc;rement pas ! Les musiciens que j'embauche ont toujours fait ce que je voulais leur faire faire. Mais il faut savoir vivre avec son temps et je m'adaptais aussi à ce qui plaisait au public. Les musiciens étaient bien placés pour savoir ce qui plaisait au public, donc j'étais à leur écoute. Quand tu fais de la musique, il faut savoir plaire aux nouvelles générations. Mais je savais que cette période digital ne durerait pas.En tant que producteur, sais-tu jouer d'un instrument pour créer des riddims ?Non, mais j'ai mes oreilles (rires). C'est ce que j'ai de plus précieux au monde. C'est mon outil de travail. J'entends la musique dans ma tête et je dicte aux musiciens comment jouer. Je contrôle tout le processus de création des morceaux que je produis. Je ne suis pas juste un producteur qui se contente de mettre de l'argent sur la table comme beaucoup le font en Jamaïque.Ta spécialité dans les années 90 était les recuts de vieux riddims. Comment choisissais-tu un riddim que tu voulais revisiter ?C'est mon esprit qui me dictait quoi faire. J'ai grandi en écoutant Studio One, donc je me suis attaqué aux riddims qui selon moi devaient être introduits à la nouvelle génération.Et Studio One était ton label de prédilection n'est-ce pas ?Oui. J'aime tous les riddims de Studio One. Je suis incapable d'en choisir un en particulier, c'est pour ça que j'en ai refait tellement. Et je continuerai !Tu as travaillé avec de nombreux deejays comme Mad Cobra ou Cutty Ranks qui ont enregistré des gun tunes ou des morceaux slackness avec d'autres producteurs. Comment choisis-tu et acceptes-tu de travailler avec tel ou tel artiste sachant que tu ne produis que de la musique consciente ?Vous savez, le monde évolue. Donc les gens peuvent changer aussi. J'arrive à reconnaître le bon dans chaque individu. Et sachez aussi que ce sont les artistes qui viennent me voir, je ne vais chercher personne. Donc ceux qui viennent me solliciter savent qu'avec moi, ils n'auront pas d'autre choix que de chanter des paroles positives. Dans les cas de Cobra et Cutty, personne ne les connaissaient quand ils ont commencé avec moi chez Penthouse. Ils se sont fait connaître avec des morceaux conscious.Sur le logo de Penthouse Records, on voit des buildings de New-York. Pourquoi cette ville ?Un Penthouse est un appartement situé au dernier étage d'un immeuble et ce genre d'habitation a été créé à New-York. C'est de là-bas que ça vient donc c'est pour ça. En plus, New-York est une ville importante pour moi. J'y ai vécu dix ans dans les années 70. Je travaillais dans une boutique de disques et c'est même à New-York que j'ai commencé à produire sur mon premier label. Je faisais régulièrement des aller-retours en Jamaïque pour aller enregistrer les artistes.On raconte que tu as renvoyé Garnett Silk chez lui...Oui c'est vrai.As-tu regretté ?Non puisqu'il est revenu bosser chez Penthouse quelques années plus tard. Mais la première fois qu'il est venu me voir, il n'était pas prêt. Il avait besoin de faire murir son écriture. Il a travaillé et il est revenu me voir. Il y avait encore du travail, mais j'ai reconnu son talent et on a pu faire des choses ensemble. Tous les artistes avec qui j'ai travaillé à cette époque, je savais reconnaître leur talent. Mais il fallait souvent les guider pour arriver à en tirer le meilleur. C'était mon rôle.Tu es justement connu pour avoir fait découvrir de nouveaux talents. Tu as fait émerger Romain Virgo et même Buju Banton. Quel est ton protégé du moment ?Je n'en ai pas vraiment, car je me concentre sur mon travail avec Buju Banton pour le moment. Je mets toute mon énergie pour le remettre comme il faut sur les rails, donc je me retire un peu de la production. Mais le dernier en qui j'ai vraiment cru c'est Dalton Harris. Je le suis toujours de prêt, mais il travaille actuellement sur un album à Londres et je ne suis pas impliqué du tout dans ce projet.Quel est ton meilleur souvenir en tant que producteur ?Je suis très mauvais en souvenirs, mais ma plus grande fierté c'est d'avoir fait connaître tous ces artistes avant qu'ils ne soient réellement connus. Les gens que l'on vient de mentionner, Romain Virgo ou Buju Banton par exemple. Je suis vraiment fier de ça.Et ton pire souvenir ?Ma plus grande déception c'est que ma mère soit décédée avant d'avoir vu tout ce que j'ai pu accomplir.
Source : reggae.fr | 2019-10-10 02:00:00.0
C'était déjà la 22ème édition du Reggae Sun Ska ! Le festival en a connu des péripéties en plus de vingt ans d'existence. Après de nombreux déménagements, l'équipe semble enfin avoir trouvé le lieu parfait pour s'installer durablement sur ses chères terres médocaines. De retour à un évènement à taille humaine (on est loin des 80 000 personnes accueillies en 2012), le Sun Ska n'en est pas pour autant affaibli. Cette année, ce sont 27 500 fans de musique qui se sont préssés sur le site du Domaine de Nodris à Vertheuil pour profiter de trois jours de concerts et d'une ambiance unique. Des animations en tous genres sont venues égayer le quotidien des festivaliers qui avaient le choix entre la grande scène One Love et l'espace Dub Foundation pour satisfaire leur soif de son...C'est la sono des locaux de Kaya Natural Sound System qui accueille les premiers festivaliers dans le Sun Ska Village à l'entrée du camping. Elle résonnera pendant trois jours en journée et en after à la fin des concerts avec une multitude de surprises, selectors et MCs venus d'ici et d'ailleurs prêter main forte à la team bordelaise. Des bonnes vibes roots et culture, rub-a-dub et dub ! Parfait pour se mettre en jambe !Côté Dub Foundation, la sono de Sinai Sound System est aussi en place pour tout le week-end. Les Anglais sont venus équipés de 12 basses hyper efficaces formées en trois murs. Côté sélection, les membres de Sinai ne ménagent pas les festivaliers et n'hésitent pas à jouer des grosses prods digital et stepper dès les premières heures d'ouverture. Particulièrement respectueux, ils feront même quelques clins d'oeil à la scène dub bordelaise en jouant notamment des dubplates de Wandem Sound et de sa fameuse Hornsmen Section. On avait l'habitude de voir Legal Shot sonoriser cet espace depuis plusieurs années et on peut dire qu'on ne perd pas au change. L'équipe de Sinai restera tout aussi professionnelle que ses collègues rennais durant les trois jours de festival, accueillant un line-up très varié...Le tout jeune Bisou incarne d'ailleurs cette diversité. Son univers electro dub planant emporte les quelques danseurs déjà présents dès l'ouverture du site.Sur la scène One Love, c'est Booboo'zzz All Stars qui ouvre les festivités. Les musiciens bordelais sont venus avec une belle équipe composée de Max Livio, Joss Bari, Naeteuml; et bien setucirc;r Wyman Low, frontman du groupe. Du reggae, de la soul, de la pop, des pull-ups, de la bonne humeur, des voix puissantes, de belles reprises... Tels sont les ingrédients de la team qui colle le smile au public et lui retire rapidement sa timidité !Pas de deuxième grande scène cette année au Sun Ska. On revient à un rythme moins soutenu, avec des pauses, des temps calmes, de quoi profiter pour s'alimenter, visiter les stands, se reposer les oreilles ou danser sur les sélections de Rezident et Selecta Antwan perchés au-dessus de la régie pendant les changements de plateaux. Un rythme plus lent qui n'est pas pour nous déplaire à l'heure où tout s'accélère... Les fans de hip-hop s'enjaillent ensuite sur les délirants Cabalero et Jeanjass quand les amateurs de dub et de reggae digital se pressent côté sound system pour profiter du superbe plateau proposé par la team Brigante Records. Pendant près de quatre heures, Supa Mana, Atili et Higher Light se succèdent aux platines, jouent des prods, des dubplates et servent des riddims à Green Cross, Prendy, Adam Paris ou encore l'incroyable G Rhyme, un tout petit Anglais à l'immense talent qui en aura bluffé plus d'un durant tout le week-end, s'invitant en freestyle ici et là !Depuis toujours le Reggae Sun Ska ouvre sa prog à d'autres styles musicaux et la grande Calypso Rose en est la preuve. Quel bonheur de voir cette dame au sourire charmeur et à l'énergie débordante se dandiner sur scène au son de la musique de son île, Trinidad et Tobago. La protégée de Manu Chao amène une ambiance unique sur le site du Sun Ska. Chaleur et bonne humeur ; la fougue de la chanteuse est contagieuse et le public fond littéralement à l'écoute de son tube Calypso Blues. Musique des Caraïbes proche du mento (la première musique jamaïcaine, ancêtre du ska), le calypso avait bien sa place dans un festival reggae !Ce vendredi, les légendes sont de sortie au Sun Ska. Tiken Jah Fakoly emboîte le pas à la grande dame de Trinidad et prend la scène comme à son habitude. De long vas-et-viens d'un côté à l'autre de la scène armé du bâton qu'il arborait fièrement sur la pochette de son album Racines. Tiken est toujours aussi énergique sur scène et le public reprend en choeur ses classiques de l'époque tout en profitant des morceaux de son nouvel album Le monde est chaud sorti en juin.Vient ensuite LE moment que beaucoup attendaient avec impatience : le premier concert de Buju Banton sur le sol français depuis sa libération de prison en décembre 2018. Cela faisait dix ans que Gargamel n'était pas venu chez nous. Un rendez-vous immanquable pour les fans de l'artiste qui étaient visiblement au rendez-vous. Après une intro du Shiloh Band sur Carmina Burana, Buju entonne Our Father a capella depuis les loges. On constate de suite que sa voix est impeccable ! Il débarque ensuite tranquillement sur Destiny et déroule une set-list impressionnante ! Not An Easy Road, Give I Strength et Hills And Valleys suivent avant de laisser place à un segment ska tonitruant avec l'énorme Mighty Dread et le tout aussi excellent Better Must Come. L'attitude de Buju sur scène n'a pas changé. Physiquement très énergique mais vocalement peu présent, il laisse beaucoup de place à ses choristes et musiciens. On aime ou on n'aime pas ! On aurait aimé l'entendre un peu plus chanter ses classiques mais la joie de le revoir sur scène l'emporte sur la déception. Le segment dancehall met d'ailleurs tout le monde d'accord avec les indémodables Bongo Cart, Sha La La, Batty Rider, Too Bad et bien setucirc;r Champion tous enchaînés beaucoup plus rapidement que les titres précédents. Le Banton communique très peu, sa présence scénique parle d'elle-même. Après un gros quart d'heure d'énergie pure, l'ambiance retombe sur l'émouvant Untold Stories avant une fin de concert exceptionnelle. Wanna Be Loved, Love Sponge, Driver et enfin Murderer ont tous droit à un pull up ! Le show se termine comme il avait commencé, sur Our Father avant que Buju Banton ne nous remercie pour notre patience. On aurait aimé entendre les nouveaux tunes Country For Sale et Steppa, mais les hits de l'artiste sont trop nombreux par rapport au temps de scène qui lui est alloué. Pas grave ! Buju est de retour et on était là pour assister à ça. Le Sun Ska vient de vivre un moment historique soyons-en setucirc;rs.
Source : reggae.fr | 2019-08-16 02:00:00.0
Samedi 16 mars dernier était une date historique en Jamaïque. Le plus grand show musical jamais organisé au National Kingston Stadium accueillait en effet 35 000 personnes pour assister au premier show de Buju Banton depuis sa sortie de prison en décembre dernier. Ce dernier n'était pas seul loin de là. Sa prestation a été précédée de nombre d'hommages et mini shows de la part de légendes du reggae jamaïcain tels que Berres Hamond, Cocoa Tea, mais aussi d'artistes plus jeunes comme Agent Sasco, Chronixx, Koffee et bien d'autres !Diaporama des plus belles photos de notre reporter de choc Valie DM!Quelques vidéos du live sont également incluses ci-dessous.
Source : reggae.fr | 2019-03-21 01:00:00.0
Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0