Damian Marley

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Site Officiel : Damian Marley
Autres informations : Biographie

Damian Marley : discographie

Damian Marley - Rare Joints album cover Album : Rare Joints
Année : 2008
Damian Marley - Welcome to Jamrock album cover Album : Welcome to Jamrock
Année : 2005
Damian Marley - Halfway Tree album cover Album : Halfway Tree
Année : 2001
Damian Marley - Mr. Marley album cover Album : Mr. Marley
Année : 1996

Actualité de Damian Marley

Troisième et dernier jour de ce deuxième Bagnols Reggae Festival. Les sourires sont encore sur les visages de l'équipe organisatrice et du public malgré le temps qui se gâte. Quelques gouttes de pluie viendront légèrement perturber le déroulé de la soirée sans pour autant décourager le public venu beaucoup plus nombreux que les deux soirs précédents. Ce samedi soir c'était place aux légendes jamaïcaines, aux plus grosses têtes d'affiches du festival et à deux belles exclusivités...Petit retour dans les années 60, aux fondations de la musique jamaïcaine avec les Skatalites ! Quand un groupe comme celui-là est chargé d'ouvrir les hostilités, on sait qu'on peut s'attendre à une très grosse journée. Vin Gordon est au trombone, les classiques fusent et la chanteuse Doreen Shaffer rejoint rapidement la formation pour quelques titres dont un superbe clin d'oeil aux Wailers avec Simmer Down. Stranger Cole lui emboîte le pas avec un nombre incalculable de standards. Rough et Tough, Bangarang, When I Call Your Name... La justesse n'est pas toujours au rendez-vous mais on pardonne aisément Stranger, l'un des artistes jamaïcains les plus âgés encore en activité, toujours très énergique. Chapeau !Si l'Afrique sera mise à l'honneur plus tard sur la scène avec Tiken Jah Fakoly, elle l'est dès le début de la soirée côté sound system avec l'équipe d'Amoul Bayi Records. Fabyah, un Français installé au Sénégal, s'occupe de la sélection et sert des instrus roots et stepper à Saah Karim et Galas. Les deux chanteurs originaires de la Gambie et du Sénégal sont particulièrement complices et complémentaires. Une parfaite entrèe en matière avant les sets plus énervés de Dawa Hi Fi et Parly B et d'Iration Steppas plus tard dans la nuit. Accompagné de Macky Banton au toast, Mark Iration livrera une sélection très roots sans manquer d'énergie. On retiendra des dubplates impressionnants de Michael Prophet ou Sizzla (l'incroyable Like Mountains) ou encore un mix exclusif du Victory de Dubkasm ridé à la perfection par le vétéran Mike Brooks qui prendra par la suite le micro aux côtés de Blackboard Jungle pour la clôture du festival.Légende encore sur la grande scène ! Horace Andy se produit avec Mafia et Fluxy au backing-band formule ultra-réduite. Basse, batterie, clavier et trombone. Mais ça suffit ! Sleepy déroule les tubes remarquablement backé par le duo anglais. Money Money, Skylarking, Man Next Door, Fever... Horace Andy n'a que 45 minutes de set, mais il prend son temps sur les titres et les pull ups s'enchaînent.Mafia et Fluxy restent sur scène, le tromboniste s'enfuit et c'est à trois qu'ils s'occupent du cas d'Eek A Mouse. Le géant jamaïcain, particulièrement rare en France, a le sourire et lance des "Viva la France" à tout va. C'est d'un style très décontracté, coiffé d'un chapeau et d'une cape, qu'il enchaîne ses tubes Virgin Girl, Rude Boy Jamaican (d'une voix tellement grave !!), Ganja Smuggling, No Wicked Can't Reign (très belle ouverture de show) et bien setucirc;r l'immense Wa Do Dem (très belle fermeture). Mouse ne force pas, mais quel plaisir d'entendre ses titres en live pour la première fois pour beaucoup de gens présents ce soir-là.C'est ensuite au tour de Third World. Cat Coore, Richard Daley et leur bande sont toujours de véritables virtuoses de la musique. On passe de titres très pop à du reggae hardcore. Now That We Found Love contraste avec Reggae Ambassadors, mais le show est d'une précision hors du commun. AJ Brown s'en sort très bien au chant. Sans chercher à imiter Bunny Rugs, il parvient à transmettre l'émotion des titres originaux du groupe qui fête cette année ses 45 ans d'existence. Cat Coore nous offre comme à son habitude ses petits solos de violoncelle et nous surprend même à entonner le tune dancehall The Mission de Stephen et Damian Marley avant de glisser vers Redemption Song. On a droit à quelques titres du prochain album dont les singles Loving You Is Easy et Na Na Na. Third World a encore fait forte impression ce soir-là. Qui en aurait douté ?La pluie s'est abattue sur le Parc Arthur Rimbaud pendant le concert de Third World, mais la foule est restée compacte jusqu'à l'arrivée de Tiken Jah Fakoly. Les fans du chanteur ivoirien étaient de sortie ce soir. Le public restera au sec tout le long de sa prestation, remplie d'énergie et de messages forts. Tiken continue de prêcher pour le continent africain avec ses classiques, mais s'ouvre à de nouveaux thèmes avec les titres de son nouvel album Le monde est chaud. L'homme a encore des choses à dire et c'est toujours un plaisir de le retrouver sur scène.Vient ensuite le moment que beaucoup attendaient... Le crew du film Rockers débarque aux côtés du We The People Band sur une scène embellie d'un backdrop signé Fluoman. Leroy "Horsemouth" Wallace, Kiddus I, Big Youth et le trio Kush'Art s'installent tous ensemble sur scène et font quelques pas de danse pendant le titre Man In the Street, l'instrumental qui sert d'intro au concert. Les passionnés savourent et les moins aguerris découvrent, mais tout le monde est conscient d'assister à un moment unique. Première surprise : Horsemouth n'est pas à la batterie. Il harangue la foule aux côtés de ses collègues qui entonnent l'hymne Satta Massa Gana en l'absence de Bernard Collins des Abyssinians (malade) avant que Big Youth ne nous serve son superbe I Pray Thee sur la version. Big Youth, Horsemouth et Kiddus disparaissent ensuite pour laisser Kush'Art et Lloyd Parks reprendre quelques titres d'artistes décédés ayant participé à la bande-originale comme Slave Master de Gregory Isaacs ou Police And Thieves de Junior Murvin. Quelques approximations sans doute dues à un manque de répétitions (il s'agit du tout premier show en Europe !) n'empêchent ni les artistes ni le public de prendre du plaisir. Kiddus I revient ensuite sur le mythique Graduation in Zion et fait des clins d'oeil à Peter Tosh (Stepping Razor) et Justin Hinds (Natty Take Over). Big Youth fait aussi son retour pour quelques titres dont Every Nigger Is a Star et Hit the Road Jack et Horsemouth refait finalement surface pour chanter l'émouvant Jah No Dead de Burning Spear. Comme dans le film, il l'entonne a capella sur fond de bruit de vagues... Il s'installe enfin derrière les fetucirc;ts pour interpréter Rockers de Bunny Wailer. A partir de ce moment-là, le concert prend une tournure un peu spéciale. On sent que quelque chose ne va pas. Et pour cause, l'horaire de fin du festival est dépassé de 40 minutes ! L'équipe de Rockers est interrompue brutalement nous empêchant de profiter d'un final qu'on espérait grandiose.Malgré cette fin de festival en demi-teinte, on repart de Bagnols sur Cèze avec ce sentiment d'avoir profité d'un moment exceptionnel. Les légendes jamaïcaines continuent de nous faire rêver et heureusement que l'équipe du Bagnols Reggae Festival est encore là pour proposer une programmation comme celle-là. Une programmation inédite, différente des autres festivals et respectueuse des fondations de la musique jamaïcaine. Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine du 23 au 26 juillet avec cette fois quatre soirs de concerts !Lire nos reports du JOUR 1 et du JOUR 2.
Source : reggae.fr | 2019-08-01 02:00:00.0
Les passionnés de musique jamaïcaine s'étaient donnés rendez-vous du 25 au 27 juillet à Bagnols-sur-Cèze, devenue une véritable capitale mondiale du reggae de par son historique riche en matière de festivals... La seconde édition du Bagnols Reggae Festival a plus que tenu ses promesses ! 18 000 festivaliers et près de 200 musiciens accueillis en trois jours dans le Parc Arthur Rimbaud qui a une fois de plus vibré au son des classiques d'antan, des nouveautés du jour et des basses du Dub Club.Pendant que les premiers festivaliers pénètrent sur le site, Blackboard Jungle décrasse sa sono qui vrombira puissamment et impeccablement de ses 24 basses pendant trois jours, accueillant un line-up particulièrement varié.Côté grande scène, c'est Samory I qui ouvre les festivités devant un par terre clairsemé mais captivé et acquis à sa cause. Le jeune artiste fait le job, accompagné de son excellent Black Heart Band. Les titres de l'album Black Gold défilent et le hit Rasta Nuh Gangsta vient bien setucirc;r clôturer cette très belle ouverture de festival avant que le Sénégalais Meta Dia et ses Cornerstones n'en remettent une couche juste après lui, amenant la petite touche africaine toujours bienvenue dans un festival reggae.Les Anglais de Black Roots prennent ensuite possession de la grande scène pour leur seul concert en France de l'été. Un concert au goetucirc;t particulier, dédié à Delroy Ogilvie, l'un des chanteurs fondateurs de la formation décédé quelques jours auparavant. L'émotion est palpable et le public donne de la force aux Black Roots qui n'évincent pas de la tracklist les titres chantés à la base par Delroy, le tube Juvenile Delinquent en tête.A l'autre bout du parc, juste après le set éclectique de Bunny Dread, Irie Ites remplace au pied levé King Jammy (absent pour des raisons de santé) aidé de ses MCs de premiers choix, Trinity et Linval Thompson. Les deux Jamaïcains font preuve d'une énergie débordante et impressionnante. Trinity danse dans la foule et Linval Thompson continuerait bien jusqu'à 6 heures du matin comme il le répète régulièrement durant son set ponctué de hits dont le fameux I Love to Smoke Marijuana. Aux platines, Jericho prend un malin plaisir à légèrement dubbé les instrus des deux artistes vétérans qui se retrouvent même ensemble pour un final explosif sur le Real Rock Riddim.Les fans de dancehall ont ensuite un choix crucial à faire. Busy Signal se produit sur la grande scène en même temps que Lieutenant Stitchie côté Dub Club. Le premier fait presque office d'intru parmi ce line-up très roots mais parvient à maintenir l'ambiance au top avec son set où les tunes reggae Miss You, Free Up ou Reggae Music Again font l'unanimité. Et comment rester insensible à l'explosif Bumaye qui clôt le show comme il avait commencé : à 100 à l'heure !Le feu bretucirc;le tout autant côté sound system avec Manudigital et un Stitchie en très grande forme. Après une intro fracassante (dont un incroyable remix du Mek It Bun Dem de Damian Marley et Skrillex), Manu appelle son MC et c'est parti pour une heure d'énergie pure. Les deux compères, très complices, déroulent la tracklist de l'album Masterclass, ponctué de quelques hits des années 80 dont l'inévitable Almighty God. Le Dub Club avait bien besoin d'un petit coup de fouet et ça a fonctionné !Les organisateurs du Bagnols Reggae Festival avaient gardé le meilleur pour la fin. Don Carlos livre de loin la meilleure prestation du jour et l'une des plus marquantes du festival. L'ancien chanteur de Black Uhuru est comme toujours accompagné d'un backing-band extrêmement précis et sa voix, particulièrement intacte, colle des frissons à la foule. Les hits défilent, Hog and Goat, Lazer Beam, Natty Dread Have Him Credential ou la reprise de Satta Massa Gana. On n'aurait pas rêvé mieux pour finir cette première journée de concerts et nous donner envie de poursuivre le festival ! Rendez-vous demain pour la suite...
Source : reggae.fr | 2019-07-30 02:00:00.0
Kingston. Le coeur de la Jamaïque. Capitale économique, politique, culturelle, touristique et bien setucirc;r musicale de l'île, la ville concentre tout. Les artistes le disent tous : impossible de faire carrière sans aller à Kingston. Située au sud-est de la Jamaïque, elle est ouverte sur le monde grâce à son port. Sa richesse culturelle et sa réputation de ville dangereuse alimentent tous les fantasmes et les artistes reggae et dancehall ont bien setucirc;r dépeint la capitale sous toutes ses coutures. Petit tour d'horizon avec notre top 10 des titres consacrés à Kingston. Retrouvez cette sélection et bien d'autres morceaux ce jeudi de 19h à 20h sur la webradio Reggae.fr !Lord Creator - Kingston TownLes étrangers sont souvent bien placés pour déclarer leur amour pour une ville. En 1970, c'est le Trinidadien Lord Creator qui s'en charge avec un rocksteady langoureux qu'on croirait écrit pour une femme. Installé en Jamaïque depuis la fin des années 50, Creator connaît bien cette ville et nous en dévoile toute la magie nocturne sur ce titre produit par Clancy Eccles et repris 20 ans plus tard par les Anglais UB40 qui en firent un hit international.Toots and the Maytals - Funky KingstonQui a dit que Kingston était uniquement une ville reggae ? La capitale jamaïcaine est avant tout une ville de black music, longtemps influencée par les standards américains des années 30, 40 et 50. Funky Kingston, l'un des titres phares de la carrière de Toots and The Maytals, témoigne de cet héritage. Il y a du James Brown dans la voix de Toots Hibbert sur cette chanson parue sur l'album du même nom en 1972. D'ailleurs, l'opus en question renferme des reprises de Richard Berry, Ike Turner et Shep and The Limelites, d'illustres artistes de rythm and blues américain. Personne ne peut résister à l'appel à la danse que crée Funky Kingston et la montée en puissance du titre avec les onomatopées de Toots ne laisse personne indifférent.Bob Marley - Trenchtown RockKingston est composée de 20 arrondissements et de nombreux quartiers dont les noms résonnent dans les oreilles des passionnés de musique jamaïcaine. Tivoli Gardens, Cross Roads, Waterhouse, Red Hills, Maxfield... Et le plus connu d'entre eux : Trenchtown, situé dans le 12ème arrondissement de Kingston ; celui-là même où le reggae roots prend ses racines, le quartier qui a vu naître la légende Bob Marley. Installé sur place depuis ses 12 ans, c'est là que le futur Roi du reggae apprend la vie et la musique. Il y fait référence sur ce titre qui renferme l'une des punchlines les plus connues de sa carrière : "One good thing about music, when it hits you feel no pain." Michigan et Smiley - Kingston 13Après Kingston 12 vient Kingston 13, un autre quartier où la vie n'était pas facile. En 1985, le duo de deejays Michigan et Smiley décrivent la dure réalité du ghetto sur le Shank I Shek Riddim de leur phrasé plutôt jovial contrastant avec leurs paroles noires.Gregory Isaacs - Kingston 14Et après Kingston 13, vient Kingston 14. Cette fois c'est Gregory Isaacs qui parle de l'arrondissement de Denham Town. Et sa description n'en est pas moins lugubre : "Saturday ah carnival, sunday ah funeral" (le samedi on fête le carnaval, le dimanche on assiste aux funérailles). Un titre des années 90 qui eut droit à deux version différentes. Une pour le label Universal Noiz et une autre mixée par Bobby Digital dispo sur l'album Happy As a King. Mais la version la plus émouvante reste celle réinterprétée par le Cool Ruler lui-même dans le film Made in Jamaica du Français Jérôme Laperoussaz en 2006. Isaacs déroule les paroles d'une nonchalance glaçante, dans la rue, assistant au défilé d'un cortège funèbre suivant un corbillard. Josey Wales - Kingston HotA Kingston c'est chaud ! On l'a bien compris. Les gunmen s'affrontent à tout va et les rude-boys terrorisent habitants et touristes. Josey Wales chante la tension qui règne sur la capitale jamaïcaine en 1982 en posant son toast sur le mythique Answer Riddim.Cocoa Tea et Ninjaman - Kingston Hot AgainKingston Hot, Cocoa Tea le chantait aussi dans les années 80. "C'est pas une blague, partout où tu vas les balles fusent." Il enfonce le clou en enregistrant une nouvelle version de son titre aidé du deejay Ninjaman (aujourd'hui emprisonné à vie pour meurtre !). Le tune sort sur le label Volcano et est produit par Junjo Lawes, lui non plus pas connu pour être un enfant de choeur. Toute la contradiction de la musique jamaïcaine !Alborosie - Kingston TownSur ce tune ô combien puissant, Alborosie parle de la capitale jamaïcaine comme personne. Lui qui s'y est installé plusieurs années auparavant parvient à retransmettre l'ambiance de la ville en quelques mots : la chaleur, la musique, l'obscurité, la tension, la violence, la ganja, les filles... Tout y est narré à la perfection sur une superbe adaptation moderne de l'instru When I Fall In Love de Ken Boothe (quasiment méconnaissable tant elle est bien remaniée). L'île toute entière avait été dépeinte à merveille par Damian Marley et son hit Welcome To Jamrock ; Alborosie a fait au moins aussi bien pour Kingston !Protoje - Kingston Be WiseProtoje aussi aime faire du neuf avec du vieux. Nombreux sont les riddims anciens qu'il a recyclés sur ses trois albums, parfois avec une telle subtilité qu'on peine à les reconnaître. Ce Kingston Be Wise, hit de 2012 produit par Don Corleon, est beaucoup plus assumé puisque Protoje va même jusqu'à citer l'auteur du titre original England Be Nice (Ini Kamoze) dans ses paroles. Là ou Ini Kamoze réclamait du respect de la part de l'Angleterre pour l'apport culturel de la Jamaïque au Royaume de Sa Majesté, Protoje appelle au calme et à la sagesse dans la capitale jamaïcaine.Dre Island - My CityKingston, une source d'inspiration inépuisable. Ce titre tout récent, sorti à la fin de l'année 2018, dépeint un portrait bien sombre de la capitale jamaïcaine. Mais Dre Island ne peut pas s'empêcher d'aimer sa ville malgré ses parts d'ombre : "Mi from a place where love is sweet and give you heart attack" (Je viens d'un endroit où l'amour est pur mais te file une crise cardiaque).
Source : reggae.fr | 2019-02-21 01:00:00.0
Sir Joe s'en est lui-même amusé une fois le trophée entre ses mains : "Peu de monde aurait parié sur moi !". Soul Stereo était bien les favoris ce soir, 14 ans après leur victoire face à Heartical lors du South Clash près de Marseille. Mais un soundclash ne serait pas un bon soundclash sans son lot de surprises. Heartical Sound l'a finalement emporté haut la main face à son rival de toujours : 8-2 à l'issue de cinq rounds et un dub fi dub. L'expérience en clash du Paris Ruler a parlé ! Malgré une sélection très réussie assurée par Reeko, Tarzan n'a pas réussi à convaincre les 500 personnes réunies au Trabendo pour cette première édition du Paris Soundclash. Visiblement pas dans son assiette, le MC de Soul Stereo a vite capitulé en répétant plusieurs fois ne pas être intéressé par le trophée. Voilà qui fit les affaires de Sir Joe, particulièrement à l'aise au micro ce soir-là. C'était quasiment un sans-faute pour Heartical ! Les règles n'autorisaient pas les nominatifs ? Les deux camps ont tour à tour triché pour le plus grand plaisir du public. Soul Stereo dès le début avec un jingle d'Azrock enregistré pour la première rencontre entre les deux crews mais malheureusement jamais joué, puis plus tard avec un combo Reggie Stepper, King Kong et John Wayne déjà joué 14 ans plus tôt. Il n'en fallait pas plus à Sir Joe pour rétorquer avec un Ital General des plus meurtriers qui remporta le plus gros forward de la soirée. Parmi les artistes français, Tiwony a sans doute été le plus joué des deux côtés. Soul Stereo nous a d'ailleurs gratifiés d'un merveilleux medley rassemblant Féfé Typical, Tiwony, Straïka D et Daddy Mory sur le Ram Dancehall Riddim d'Irie Ites. Mais les sélections dancehall et plus modernes de Soul Stereo n'auront absolument pas déstabilisé Heartical qui, d'une manière presque arrogante, prenait un malin plaisir à quitter la scène pendant les sets de ses adversaires. Autres grands moments : le dubplate de Manu Dibango d'Heartical, la counteraction du Yabby You par Soul Stereo ou les quelques Damian Marley joués de chaque côté. On aurait peut-être aimé quelques sons plus frais et on s'attendait à plus de préparation pour les deux crews, mais l'ambiance était là ! La France avait besoin d'un soundclash de ce niveau pour raviver la flamme. On attend la seconde édition et la belle entre Soul Stereo et Heartical avec impatience. Big Up à l'équipe de Party Time pour leur warm-up et à Lord Zeljko pour l'after... Pour revoir nos interviews post-clash avec les deux protagonistes, rendez-vous sur notre page Facebook :Heartical : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/312516196256102/Soul Stereo : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/335767643888388/
Source : reggae.fr | 2018-12-04 01:00:00.0
Denver " Feluké " Smith est un de ces nombreux artistes jamaïcains inconnus du grand public qui a commencé sa carrière en mettant son talent au service des autres. Ancien élève de la fameuse Alpha Boys School, il a accompagné de nombreux artistes dans la conception de leurs albums ou au fil de leurs tournées en tant que percussionniste et/ou directeur artistique (Gentleman, Luciano, Jimmy Cliff, Ky-Mani et Damian Marley...). Après toutes ces années à travailler dans l'ombre, celui dont le nom signifie " placé dans les mains de Dieu " en Nigérian a décide de se lancer dans une aventure solo en 2016 avec la sortie de deux single (Rasta Love et Loving Heart) et nous revient aujourd'hui avec un premier EP : Insight.C'est sur Disguise que s'ouvre cet opus, un new roots assez tranquille sur lequel on découvre avec plaisir le flow plein de fraîcheur de Feluké ; un premier morceau où l'on note déjà tout le soin accordé à la production sur ce riddim très travaillé et truffé de détails (un subtil accord de guitare électrique par ci, un écho bien placé par là...). On reste ensuite dans cet esprit new roots avec le paisible Isreal ou encore avec It's a Shame et son instrumentale toujours aussi précise où cuivres et guitares électriques viennent se mêler au flow du chanteur jamaïcain. Pour le premier featuring de cet EP, Feluké n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il a invité Nebilus, Jesse Royal et Gentleman à le rejoindre sur Show Love, pur son lover aux douces notes de piano. Les textes sont toujours conscients et porteurs de messages positifs comme sur Revolution ou Soul Alive dans lesquels Feluké nous invite à réfléchir au sens du monde dans lequel nous vivons. C'est enfin dans un style totalement différent que Trouble vient conclure cet EP : quelques accords de cuivres et de guitare posés sur une grosse ligne de basses pour une instrumentale sobre et hyper jazzy que Feluké a décidé de partager en invitant Runkus et Ky-Mani Marley ; on adore !Avec Insight, Feluké nous livre un premier EP plein de fraîcheur aux instrumentales toutes plus travaillées et efficaces les unes que les autres. Un effort plus que prometteur pour un artiste qui n'est pas vraiment un débutant. On a hâte d'entendre la suite.Tracklist :1. Disguise2. Isreal3. It's a Shame4. Revolution5. Show Love Ft Gentleman, Jesse Royal et Nebilus 6. Soul Alive 7. Trouble Ft Ky-Mani Marley et Runkus
Source : reggae.fr | 2018-11-05 01:00:00.0

Damian Marley : Video Clips

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