Jah Shaka

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae Dub
Site Officiel : Jah Shaka
Autres informations : Biographie

Actualité de Jah Shaka

Mr Zèbre est un de ces producteurs dont on entend de plus en plus parler dans le milieu dub avec des dizaines de sorties vinyles comme par exemple le Yamasee War (pressé sur le label Rootikal Attack Records), régulièrement joué par Jah Shaka. Pour son nouveau projet, le dubmaker s'est entouré de Ras Mykha, chanteur bien connu des amateurs de sound system qui, en plus d'assurer le chant, s'est aussi occupé de l'artwork de Welcome Ina Di Dance, un LP récemment pressé sur le label Patate Records.Un LP qui commence avec The King, un dub bien mystique aux basses gargantuesques et aux cuivres vrombissants sur lequel le MC délivre son message rasta, parfaite introduction à l'univers dans lequel vont nous promener Mr Zèbre et Ras Mykha tout au long de cet opus. Le tune est - comme tous les autres - suivi d'une version (The King Dub) dubbée à souhait et truffée d'effets en tous genres. On découvre ensuite The Lighter, un gros stepper de warrior taillé pour faire danser en sound system, puis Truth and Right, un dub plus tranquille et très méditatif aux basses toujours aussi surdimensionnées sur lequel le flow de Ras Mykha fait encore mouche.On change de face et les big tunes continuent de pleuvoir à commencer par Red Eyes et son riddim inna warrior style, stepper sombre et entraînant aux sonorités électroniques que va retourner Ras Mykha de son flow tranchant ; ou encore Welcome, un morceau tout aussi orienté stepper que le précédent dont la version est reprise par le mélodica de Noefree. Deux titres qui devraient à coup setucirc;r faire skanker dans les sounds cet été. C'est enfin Be Wise qui conclut cet essai en parfait générique de fin où les notes de clavier viennent répondre au chant de Ras Mykha.Welcome Ina Di Dance, un LP plus que réussi et clairement destiné aux amateurs de stepper UK où Mr Zèbre propose à Ras Mykha des riddims taillés sur mesure, toujours aussi soignés et efficaces ; mais devait-on attendre moins de la part d'un tel duo ?Tracklist :A1 : The King A2 : The King Dub A3 : The LighterA4 : The Dub Lighter A5 : Truth and RightA6 : Truth and Dub B1 : Red EyesB2 : Red Eyes DubB3 : WelcomeB4 : Welcome From Melodica Ft NoefreeB5 : Be WiseB6 : Wise Dub
Source : reggae.fr | 2019-06-27 02:00:00.0
Jah Militant porte bien son nom. Fervent défenseur des valeurs véhiculées par le reggae, le sound system montpelliérain n'a jamais lâché l'affaire depuis plus de 20 ans. Ses sélections roots et dub en ont conquis plus d'un de par leur originalité et leur spiritualité. Malgré une baisse d'activité il y a quelques temps, Jah Militant est plus que jamais de retour. Le crew posera sa sono complète au prochain Dub Camp et nous prépare de nouvelles sorties sur ses labels Jah Militant Records et Back Inna Days Records en 2019 - il vient d'ailleurs de sortir le très beau Hosanna avec Brother Dan au micro. Rencontre avec Weeda, fondateur et propriétaire du célèbre sound system qui n'a en rien perdu de sa détermination à divertir les gens tout en les éduquant sans jamais donner de leçon. La vraie définition d'un Dub Ambassador !Reggae.fr : Pour commencer pourrais-tu nous présenter le projet Jah Militant ?Weeda : Je m'appelle Weeda et je fais tourner le sound system Jah Militant. J'ai fait ma première danse en aoetucirc;t 1998 à l'espace Masséna à Paris, une des salles que les anciens connaissent bien, parce que c'est un lieu où il y avait beaucoup de danses reggae à l'époque. J'ai commencé en jouant surtout du new roots. Et puis les cassettes de Shaka et de différents sounds anglais et jamaïcains ont aidé à ce que mon éducation musicale s'affine un peu et que ma sélection s'oriente vers le roots et culture. etCcedil;a a donc fait 20 ans cet été que je parcours la France et l'Europe pour jouer reggae music. C'est la culture Rastafari qui m'a amené à découvrir le reggae. J'ai rencontré des anciens du mouvement et une association rasta parisienne (Shaka Knotty) puis par la suite j'ai été guidé par un Ras qui s'appelle Dread Nah Fall et qui avait un sound system du nom de King Selassie I Sound. Je lui dois beaucoup ainsi qu'à un ami, Ras Scara B, qui avait un sound system à Paris qui s'appelait Foundation Sound System, il m'a beaucoup apporté musicalement. Ras Nah Fall faisait aussi partie d'une autre asso qui s'appelait Rasta Fusion et dont faisaient partie entre autres Bruno Blum, Sista Blunty, Ras Letef et d'autres anciens. Pour moi reggae music et sound system, c'est la possibilité de transmettre le message de Rastafari et ses enseignements à travers la musique. On parle de "word sound and power", c'est-à-dire de la puissance du verbe par le son, c'est ce que j'essaye humblement de retranscrire : répandre un message d'unité, de justice et d'égalité autour d'une conscience commune. On a des anciens comme Tonton David qui nous disait " une musique consciente pour une jeunesse intelligente ", je considère qu'on peut être sérieux et conscient, aborder et développer des thèmes importants et se divertir en même temps. C'est ce que j'essaye de répandre avec Jah Militant. Une musique consciente pour une jeunesse intelligente, une jeunesse qui prend conscience du monde dans lequel elle vit et des combats importants qu'on doit mener parce que c'est à notre génération de changer les choses. C'est pour ca que le sound system s'appelle Jah Militant : militant pour faire connaître Rastafari et ses enseignements et militant pour les droits, l'égalité pour tous et la justice dans cette société oppressante qu'est Babylone.Comment définirais-tu le sens que tu donnes à tes sélections ?Ce que je joue c'est roots et culture, racines et culture... comment dire... En fait je joue beaucoup de styles dans le reggae et pas que du dub malgré le fait que je produise uniquement ce style avec mon label. Je reste très attaché à la musique jamaïcaine, au roots. Nous sommes dans un monde trouble, on a besoin de plus de paix, de plus d'amour, de plus d'unité entre les peuples. Mais pas n'importe comment, pas de l'amour et de l'unité sans droiture, sans conscience. C'est très compliqué à expliquer mais il faut beaucoup de cohérence dans ce que l'on fait et ça c'est important pour moi. C'est-à-dire que l'idée n'est pas de donner des leçons mais d'essayer de mettre en avant un chemin qui nous paraît juste et conscient dans le système à l'envers dans lequel on vit. La musique me sert de vecteur, je ne veux pas jouer des sons slackness, des choses qui ne sont pas conscientes, et où effectivement n'est mis en avant que la fête et le divertissement et pas l'élévation spirituelle. Le reggae music pour moi c'est ça : un message conscient en premier lieu. Le message est dans la musique et la musique est dans le message. Un rastaman transmet des vibrations. En jouant la musique il essaye de faire partager une onde, une fréquence. Cette vibration n'est pas obligatoirement lyrique, elle peut être aussi musicale. Je ne joue pas de dubs à 190 BPM, le rythme doit être perceptible. La force d'un sélecteur c'est de réussir à faire varier la vibration et le rythme pour que ça reste quelque chose qui te touche. Ni trop rapide et énervé, ni trop lent. Errol Dunkley chantait : " every man do his thing a little way different ", chacun fait les choses à sa manière, et je ne juge personne, je réfléchis au pouvoir du verbe et au pouvoir du son pour que ceux-ci soient bénéfiques à chacun dans la danse. J'essaye d'amener une progression positive, quelque chose qui va toucher les gens pour qu'à la fin de la soirée on se soit diverti mais surtout qu'on soit capable de réfléchir et de se poser les questions qui nous feront avancer, ça c'est quelque chose qui me parle. Cette musique-là peut aider à avancer mieux tous les jours, face aux obstacles que l'on rencontre ici-bas.Que représente Rastafari pour toi ?Pour moi Rastafari c'est une doctrine du coeur, c'est une culture, une tradition et une éducation mais c'est surtout la connaissance des enseignements et l'amour de Sa Majesté l'Empereur Haïlé Sélassié. Sa Majesté parle de moralité internationale, de sécurité collective, de tellement de sujets cruciaux, ce sont des choses qui sont fondamentales. Sélassié est le descendant de Salomon en Ethiopie, le berceau de la création. Il est le Roi des Rois et la lumière de ce monde. Cela me parle, plus que de boire ou pas de l'alcool et de manger ou pas de la viande, ça c'est une histoire de livity et cela regarde chacun. J'aime Sélassié profondément, sa sagesse et ses enseignements m'aident au quotidien à avancer, à me rapprocher du bien.Jah Militant c'est aussi un label, comment en arrive-t-on à la production, est-ce que ça vient naturellement ?Je ne suis pas musicien, je suis un soundman. J'écoute cette musique depuis quelques années maintenant et cela m'a forgé une oreille, un style. Grâce au sound system j'ai accès à des dubplates, à des morceaux exclusifs, à des musiciens qui travaillent de leur coté et qui ne sont pas toujours mis sur le devant de la scène, le but est donc de faire découvrir ces morceaux au plus grand nombre. Si les gens apprécient le style musical que je développe, je me suis dit qu'il serait bien aussi qu'ils puissent avoir cette touche-là chez eux, en gardant toujours cette optique vinyle. C'est venu petit à petit, j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer des artistes et musiciens avec qui j'ai eu de bonnes vibrations et dont la musique m'a touché, ce qui m'a amené à lancer le label. J'achète donc des licences à des musiciens ou à des artistes pour présenter leur musique au plus grand nombre, c'est pour ca que tu ne verras jamais Jah Militant faire des polyvinyles en série de 30 copies vendues à 40 ou 50 euros, parce que mon but est de toucher le plus grand nombre et pas de produire de la musique pour un petit nombre qui peut financièrement se le permettre. La musique est à mon sens un partage pas un truc élitiste. Le label est un moyen d'être accessible à ceux qui ne peuvent pas se déplacer ou venir en sound system et qui peuvent alors ressentir des bonnes vibrations chez eux avec ces morceaux.Au niveau supports, tu vas préférer jouer quoi et pourquoi ?Je joue essentiellement des vinyles. Même mes dubplates, je les grave la plupart du temps sur vinyle. J'aime ce support qui fait partie de mon histoire, une tradition que j'essaye de conserver. Il faut aussi comprendre qu'il y a beaucoup de gens qui jouent CD parce que graver des dubplates ou même acheter des vinyles a un coetucirc;t, que la vie est parfois compliquée et tout le monde ne peut pas se permettre d'aller graver des vinyles ou même d'en acheter. D'autant plus quand on voit maintenant l'envolée ahurissante du prix des vinyles. Il y a 20 ans on achetait des morceaux pour rien et ceux-ci coetucirc;tent aujourd'hui des centaines d'euros ! Néanmoins je mène ma barque comme cela, je reste plus attiré par le vinyle. Pour le label également, je ne sors pas de CD, de mixtapes ou autres, je produirais toujours sur vinyle. Pour être franc, ça ne fait qu'un an que j'ai un Bandcamp. J'ai mis quasiment 10 ans à me mettre à la release digitale, parce qu'il faut aussi suivre l'époque dans laquelle on vit, comprendre qu'il y a des gens qui n'ont pas de platine chez eux. Et comme je souhaite partager cette musique avec le plus grand nombre, je suis obligé de m'y mettre.etlt;a href="http://jahmilitant.bandcamp.com/album/brother-dan-hosanna" mce_href="http://jahmilitant.bandcamp.com/album/brother-dan-hosanna"etgt;Brother Dan - Hosanna by Jah Massive meets Brother Danetlt;/aetgt;As-tu une autre activité à côté de la musique ?Oui, j'ai toujours travaillé à côté. Depuis 5 ans, j'ai monté une ferme en agriculture biologique avec ma compagne. Nous faisons des légumes bios, on va un petit peu plus loin que le bio d'ailleurs parce que le bio permet entre autres certains ajouts qui ne nous plaisent pas (souffre, cuivre, oxydes de fer, etc). Nous faisons une agriculture i-tal, naturelle, nous n'utilisons que des décoctions de plantes, du purin et des eaux florales. J'ai toujours eu une activité à coté de la musique parce que j'ai besoin de ça, besoin de croiser d'autres choses dans ma vie. Et soyons francs, je ne connais que très peu de gens qui en vivent, c'est un vrai combat d'en vivre et je respecte beaucoup ceux qui y arrivent car cela demande une totale dévotion, un grand talent et beaucoup de courage.Comme tu nous le disais précédemment tu es actif depuis 1998, quelles évolutions as-tu vues dans le milieu sound system depuis toutes ces années et qu'en penses-tu ?Je ne suis pas là depuis si longtemps comparé à certains. Mais j'ai vu l'arrivée massive du stepper, j'ai vu le développement de ce qu'on appelle le dub 3000, j'ai vu l'évolution des danses qui à la base étaient quand même très portées sur Rasta et qui le sont de moins en moins. J'ai vu le développement des home studios, d'internet et le déclin des shops. A l'époque je me rappelle dans les premières années, il y avait un vendeur en Angleterre qui s'appellait Tradition Hi Fi ; il nous envoyait des listes de disques à vendre sur papier, on l'appelait et on lui envoyait une lettre avec un chèque ou des livres dedans et puis il nous envoyait le disque ; et il fallait connaître le disque parce qu'il n'y avait pas Discogs et Youtube pour aller écouter ! Je n'ai pas vraiment de jugement en fait, ni en bien ni en mal et je n'ai pas envie de rentrer dans des débats stériles. Les choses avancent, changent, l'ordre social aussi. J'ai vu le développement des danses aussi, avant pour voir Aba Shanti ou Jah Shaka il fallait aller en Angleterre, aujourd'hui ils passent 10 fois par an en France et c'est plutôt bien pour nous tous. C'est bien parce que cela a ouvert reggae music à des gens pas forcément issus du milieu, cela a développé une audience plus large. Reggae music a beaucoup influencé la société et surtout les autres styles musicaux, par exemple les sound systems techno se sont clairement inspirés de ceux en Jamaïque, idem pour la cumbia en Colombie. Musicalement, beaucoup de styles musicaux se sont inspirés du reggae. Par exemple, le morceau de Coolio, Gangsta's Paradise, sorti en 1995, et qui fut un hit hip-hop énorme à l'époque, et bien l'original s'appelle Pastime Paradise du groupe Swingin' Stars sorti en 1977, c'est un morceau reggae à l'origine (ndlr : ce morceau des Swingin' Stars est lui-même une reprise d'un titre de Stevie Wonder.)Et au niveau du public dans les soirées, ressens-tu aussi un changement ? Bien setucirc;r, les choses changent et je ne suis pas là pour dire si cela est bien ou mal. Chacun sait l'heure qu'il est et où se situent le bien ou le mal. Chacun est conscient de sa livity et de ce qu'elle engendre. Ce qui est setucirc;r c'est qu'à mes débuts fin 90 début 2000, à Paris ou ailleurs, si tu venais avec ta bouteille de whisky-coca et que tu mettais la tête dans les caissons je t'assure que les frangins te faisaient comprendre quel comportement adopter dans une danse ou en dehors ! En fait, j'ai l'impression qu'avant, on venait chercher une conscience dans les danses, un ralliement autour de thèmes sérieux qui nous donnaient de l'espoir et de la force par rapport aux tribulations et aux aberrations que l'on vivait dans la semaine, cela nous portait jusqu'à la prochaine danse, jusqu'à la prochaine rencontre avec nos frères et soeurs. Il me semble que la donne a changé aujourd'hui, que c'est le contraire, avec le jeune public surtout, qui pour échapper aux tribulations de la semaine vient se mettre " une mine " dans les danses le week-end. Signe des temps ? Je ne sais pas et en même temps je ne souhaite vraiment pas faire d'amalgame ou pointer du doigt qui que ce soit. Il faut avoir du discernement, c'est un sujet complexe et vraiment le but est d'aller vers un meilleur futur pour nous tous ; rastaman a depuis longtemps les clés pour cela !Une question toute simple mais qui pourrait alimenter des débats pendant des heures : c'est quoi le dub ?Le dub des années 70 ou le dub d'aujourd'hui, de quoi on parle ? Le dub si on parle de tradition c'est une version instrumentale donc sans paroles avec des effets pour créer un nouveau morceau, un morceau different en fait. Le dub d'aujourd'hui, le steppa ou le UK dub, c'est une musique souvent faite par ordinateur ou séquencée par ordinateur, avec des BPM qui sont plus rapides. Le dub dans tout les cas pour moi c'est aussi et surtout une musique spirituelle. Une vibration puissante.Pour finir est-ce qu'il y a des projets qui vont arriver ?Beaucoup de travail avec le label pour de nouvelles productions. Je vais régulièrement en studio pour faire des arrangements avec des musiciens et des mixes pour les prochaines sorties. Je travaille en ce moment avec des gens comme Jah Massive, Coco Rootikal Temple, Bro Ishai, Ranking Fox et Simon Nyabin, Khayo Benyameen, Boris Reality ou encore Zulu Vibes pour ne citer qu'eux. Plein de projets dans les tuyaux et toujours en vinyle bien setucirc;r. Généralement je presse entre deux et quatre releases par an suivant les délais de la presse. Au niveau du sound system, j'ai la chance d'avoir beaucoup de dates avec ou sans la sono, que ce soit en France ou en Europe. Je serai présent au Dub Camp notamment cet été avec la sono complète pour recevoir Moa Anbessa et Aba Shanti I. Beaucoup de bonheur et de chance de pouvoir avancer sur cette route grâce au Tout Puissant qui me donne la force et l'inspiration.
Source : reggae.fr | 2019-04-08 02:00:00.0
Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0