Jimmy Cliff

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae
Autres informations : Biographie

Jimmy Cliff : discographie

Jimmy Cliff - Black Magic album cover Album : Black Magic
Année : 2004
Jimmy Cliff - Fantastic Plastic People album cover Album : Fantastic Plastic People
Année : 2002
Jimmy Cliff - Humanitarian album cover Album : Humanitarian
Année : 1999
Jimmy Cliff - Higher & Higher album cover Album : Higher & Higher
Label : Island Records
Année : 1998
Jimmy Cliff - Journey of a Lifetime album cover Album : Journey of a Lifetime
Année : 1998
Jimmy Cliff - Super Hits album cover Album : Super Hits
Année : 1997
Jimmy Cliff - Many Rivers to Cross album cover Album : Many Rivers to Cross
Année : 1995
Jimmy Cliff - Breakout album cover Album : Breakout
Année : 1992
Jimmy Cliff - Images album cover Album : Images
Année : 1989
Jimmy Cliff - Hanging Fire album cover Album : Hanging Fire
Année : 1987
Jimmy Cliff - Cliff Hanger album cover Album : Cliff Hanger
Année : 1985
Blank Cover Album : The Power and the Glory
Année : 1983
Jimmy Cliff - Special album cover Album : Special
Année : 1982
Jimmy Cliff - Give the People What They Want album cover Album : Give the People What They Want
Année : 1981
Jimmy Cliff - I Am The Living album cover Album : I Am The Living
Année : 1980
Jimmy Cliff - Follow My Mind album cover Album : Follow My Mind
Année : 1976
Jimmy Cliff - In Concert: The Best of Jimmy Cliff album cover Album : In Concert: The Best of Jimmy Cliff
Année : 1976
Jimmy Cliff - Brave Warrior album cover Album : Brave Warrior
Label : EMI
Année : 1974
Jimmy Cliff - House Of Exile album cover Album : House Of Exile
Label : EMI
Année : 1974
Jimmy Cliff - Oh Jamaica album cover Album : Oh Jamaica
Label : EMI
Année : 1974
Jimmy Cliff - Struggling Man album cover Album : Struggling Man
Label : Island Records
Année : 1973
Jimmy Cliff - Unlimited album cover Album : Unlimited
Année : 1973
Jimmy Cliff - Another Cycle album cover Album : Another Cycle
Label : Island Records
Année : 1971
Jimmy Cliff - Two Worlds album cover Album : Two Worlds
Année : 1971
Jimmy Cliff - Wonderful World, Beautiful People album cover Album : Wonderful World, Beautiful People
Année : 1971
Jimmy Cliff - Goodbye Yesterday album cover Album : Goodbye Yesterday
Label : Island Records
Année : 1970
Jimmy Cliff - Hard Road To Travel album cover Album : Hard Road To Travel
Label : Trojan
Année : 1970
Jimmy Cliff - Give Thanx album cover Album : Give Thanx
Année : 1969
Jimmy Cliff - Jimmy Cliff album cover Album : Jimmy Cliff
Label : Trojan
Année : 1969
Jimmy Cliff - Definitive Collection album cover Album : Definitive Collection
Jimmy Cliff - Reggae Greats album cover Album : Reggae Greats
Jimmy Cliff - Reggae Night album cover Album : Reggae Night
Jimmy Cliff - The Best of Jimmy Cliff album cover Album : The Best of Jimmy Cliff
Jimmy Cliff - Ultimate Collection album cover Album : Ultimate Collection
Jimmy Cliff - We Are All One: The Best of Jimmy Cliff album cover Album : We Are All One: The Best of Jimmy Cliff

Actualité de Jimmy Cliff

Denver " Feluké " Smith est un de ces nombreux artistes jamaïcains inconnus du grand public qui a commencé sa carrière en mettant son talent au service des autres. Ancien élève de la fameuse Alpha Boys School, il a accompagné de nombreux artistes dans la conception de leurs albums ou au fil de leurs tournées en tant que percussionniste et/ou directeur artistique (Gentleman, Luciano, Jimmy Cliff, Ky-Mani et Damian Marley...). Après toutes ces années à travailler dans l'ombre, celui dont le nom signifie " placé dans les mains de Dieu " en Nigérian a décide de se lancer dans une aventure solo en 2016 avec la sortie de deux single (Rasta Love et Loving Heart) et nous revient aujourd'hui avec un premier EP : Insight.C'est sur Disguise que s'ouvre cet opus, un new roots assez tranquille sur lequel on découvre avec plaisir le flow plein de fraîcheur de Feluké ; un premier morceau où l'on note déjà tout le soin accordé à la production sur ce riddim très travaillé et truffé de détails (un subtil accord de guitare électrique par ci, un écho bien placé par là...). On reste ensuite dans cet esprit new roots avec le paisible Isreal ou encore avec It's a Shame et son instrumentale toujours aussi précise où cuivres et guitares électriques viennent se mêler au flow du chanteur jamaïcain. Pour le premier featuring de cet EP, Feluké n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il a invité Nebilus, Jesse Royal et Gentleman à le rejoindre sur Show Love, pur son lover aux douces notes de piano. Les textes sont toujours conscients et porteurs de messages positifs comme sur Revolution ou Soul Alive dans lesquels Feluké nous invite à réfléchir au sens du monde dans lequel nous vivons. C'est enfin dans un style totalement différent que Trouble vient conclure cet EP : quelques accords de cuivres et de guitare posés sur une grosse ligne de basses pour une instrumentale sobre et hyper jazzy que Feluké a décidé de partager en invitant Runkus et Ky-Mani Marley ; on adore !Avec Insight, Feluké nous livre un premier EP plein de fraîcheur aux instrumentales toutes plus travaillées et efficaces les unes que les autres. Un effort plus que prometteur pour un artiste qui n'est pas vraiment un débutant. On a hâte d'entendre la suite.Tracklist :1. Disguise2. Isreal3. It's a Shame4. Revolution5. Show Love Ft Gentleman, Jesse Royal et Nebilus 6. Soul Alive 7. Trouble Ft Ky-Mani Marley et Runkus
Source : reggae.fr | 2018-11-05 01:00:00.0
Après un vingitème anniversaire réussi sur le Campus Universitaire de Bordeaux, le Reggae Sun Ska effectuait son grand retour sur les terres médocaines pour sa 21ème édition. Le public a découvert le site du Domaine de Nodris à Vertheuil qui s'est avéré très fonctionnel pour accueillir le plus grand festival de reggae de France. Le directeur de l'évènement, Fred Lachaize, fait le bilan avec nous de ce come-back tant attendu.Reggae.fr : Pour cette 21ème édition, qu'est-ce-que ça vous a fait de revenir dans le Médoc, la " terre natale " du Regga Sun Ska ? Fred Lachaize : etCcedil;a fait un bien fou parce que le retour du Sun Ska sur son territoire a toujours été prôné même au moment de son départ. C'est justement pour ça que la métropole bordelaise n'a pas voulu nous conserver d'ailleurs. Il aurait fallu jouer les hypocrites et faire croire qu'on voulait rester à Bordeaux pour qu'ils nous gardent. Dès le début, on a annoncé qu'on retournerait travailler dans le Médoc sur un projet durable, c'est aussi pour ça que ça fait du bien d'y retourner. Si on arrive à lever toutes les dernières finalités avec les collectivités territoriales, on aura trouvé un très bel endroit pour installer durablement notre festival. Cela veut dire qu'on sera enfin dans le projet que l'on porte depuis tant d'années maintenant.L'édition s'est-elle déroulée comme vous le souhaitiez sur ce nouveau site ?Non absolument pas. D'une part, on a eu moins de six mois pour réimplanter le festival. On savait que ça allait être très compliqué parce qu'il y a eu un manque de temps à la fois pour présenter le lieu, le faire partager au public, communiquer dessus et le valoriser. Tout ça c'est très long. Trouver le bon calibrage d'aménagement, gérer ses budgets et faire en fonction c'est très compliqué. Donc non on n'a pas un bilan aussi bon qu'on l'espérait. Le bilan est aussi mitigé car on n'a pas fait le score attendu, setucirc;rement parce qu'on n'a pas eu la programmation que l'on aurait aimé avoir puisque tout a été confirmé tard. En plus de ça, il y a un phénomène de multiplication des festivals reggae sur le territoire. Tout ça sur fond d'insécurité omniprésente imposée par les services de l'Etat et ça, ça a été valable pour les deux principaux festivals reggae en France : le No Logo et nous-mêmes. Enfin, le dernier point c'est 40 degrés à l'ombre. C'était le week-end de canicule le plus fort de l'été et ça a forcément freiné les gens.Peut-on dire quand même que cette 21ème édition est une réussite ?etCcedil;a a été une très belle édition en matière d'organisation. On est quand même très contents de comment s'est déroulé le festival, ce qui a été proposé, ce qui s'est fait. Tout ça a très bien marché et je pense que tous les festivaliers sont unanimes dessus. Malgré tout on sait où sont nos défauts en matière d'installation. On a des espaces scéniques trop grands et des calibrages à retravailler. Après, financièrement c'est un changement qui est lourd et qui ne s'équilibre pas cette année donc ça va être une année compliquée où il va falloir faire des choix pour la prochaine édition et resserrer les budgets. On va aussi devoir faire des choix sur la programmation artistique. Il va falloir qu'on s'arrange avec ce nouveau budget.Avez-vous atteint vos objectifs ?Non pas du tout en terme de remplissage. On a eu 23 000 festivaliers sur tout le festival alors qu'on en attendait 43 000. On n'est pas vraiment sur les chiffres attendus. On a une grande perte financière du coup.Comment l'événement a-t-il été perçu par les riverains et la mairie ?Avec la municipalité ça s'est bien passé. Pour ce qui est des riverains, il y a eu plusieurs plaintes mais qui ne sont pas justifiées puisque de toute façon le festival est à 800 mètres des premières habitations. Il y a eu des réunions publiques et des réunions de préparation en amont du festival. Tout a été fait dans les règles de l'art en lien avec les services de la préfecture et de l'Etat. Tout a été organisé et calibré comme il faut. On a démontré que ce lieu était adapté pour accueillir cette manifestation.Les festivaliers étaient-ils eux aussi contents de revenir dans le Médoc ?Ah oui ! Le retour festivalier est unanime. etCcedil;a par contre c'est une vraie réussite sur l'organisation. Un vrai retour sur les terres natales qui offre un bilan positif. Après il faut régler les problèmes de trésorerie et de rentabilité. On a un travail d'aménagement maintenant qui s'étend sur toute l'année.Par rapport aux éditions passées y-at-il eu des imprévus ?Les imprévus ont été quotidiens et majoritairement techniques. C'était aussi beaucoup lié à la chaleur parce qu'il y a eu pas mal de malaises.Doit-on s'attendre à une 22ème édition du Reggae Sun Ska sur le même site ?Oui bien setucirc;r. Ce qu'on aimerait même c'est qu'il devienne LE site qui permette de s'installer durablement. Le lieu est pressenti pour devenir un écosystème de la culture sur le territoire médocain, c'est-à-dire que sur l'ensemble de ce site on retrouverait une multitude d'acteurs avec des bureaux, un espace de coworking, un espace de diffusion, un studio d'enregistrement, une galerie d'art et un parc mutualisé. C'est un projet global de territoire porté par un ensemble d'acteurs dont le Reggae Sun Ska fait partie.Quels ont été les plus beaux moments de cette 21ème édition pour toi ?etCcedil;a fait un petit moment que je n'avais pas vu Mo'Kalamity donc ça m'a fait plaisir. Dans les découvertes, il y a aussi le groupe Alam et évidemment je n'ai pas pu m'empêcher d'aller accueillir Ken Boothe. C'était un grand moment. Il y a aussi eu le grand retour des Toure Kounda et ceux qui font toujours le taf comme Groundation, Nâaman, Chinese Man, Jimmy Cliff.Vous avez comme d'habitude proposé une programmation assez éclectique qui ne se cantonne pas seulement au reggae. Est-ce un moyen d'attirer plus de monde sur le festival ?Pas vraiment puisqu'on a fait beaucoup moins de monde que prévu. Par contre, c'est une manière d'ouvrir notre culture reggae au plus grand nombre. C'est-à-dire que quelqu'un qui vient voir Demi Portion en concert ne connait pas forcément Ken Boothe. etCcedil;a permet à pas mal de festivaliers de découvrir ce que l'on fait.Quelles choses aimerais-tu perfectionner pour l'année prochaine ?On va travailler sur tout l'aménagement et toute la scénographie du festival, ça c'est un point important. On va creuser tout le volet qualité d'accueil et également qualité d'animation, on va développer des axes comme le bien-être et les conférences par exemple. Il y a vraiment de très belles choses qui se sont passées sur toutes les activités annexes et pas simplement musicales. Je pense que le public évolue et le festival aussi, c'est-à-dire que de plus en plus, les gens viennent chercher un état d'esprit dans un événement comme celui-là. On ne vient plus juste voir des groupes sur scène. On travaille beaucoup sur le bien-être et le bien-vivre. Il y avait par exemple des cours de yoga collectif et de tai-chi les matins. Des choses comme ça. Il y a aussi eu pas mal de conférences sur les énergies renouvelables, sur la mixité. On fait un gros travail sur les femmes dans le reggae, c'est pour ça qu'on avait une telle programmation. Il faut continuer et ne pas donner cette image de macho dans le reggae. Finalement, le Reggae Sun Ska c'est un labo pour faire connaître la culture reggae au plus grand nombre. On met en avant une culture, une musique, un état d'esprit, donc bien souvent nous sommes victimes de clichés dans la presse et chez les politiques. Le reggae ce n'est pas des mecs qui viennent fumer des pétards au bord d'une scène. Tout ce mouvement représente des valeurs et un état d'esprit sur lesquels il faut travailler. Tous les festivals doivent travailler sur ça. C'est à nous de changer les choses. On a un public qui a 20 ans et c'est avec eux qu'on va changer les choses et grâce à nos évènements.
Source : reggae.fr | 2018-09-28 02:00:00.0
Cette année, le Reggae Sun Ska subissait un énième changement de site. Survenue tardivement, l'annonce du départ du Campus Universitaire de Bordeaux en avait surpris plus d'un, mais les fans de la première heure se réjouissaient du retour du festival sur ses terres médocaines. Le Domaine de Nodris a bien vibré pendant trois jours sur la commune de Vertheuil. Avec une programmation très diversifiée moins chargée en têtes d'affiches, mais plus riche en découvertes, la 21ème édition de l'évènement a tenu ses promesses. On retiendra tout particulièrement la performance électrique de Jimmy Cliff, la tornade Naâman, le mysticisme de Samory I pour son premier grand festival français, le voyage proposé par Havana meets Kingston, l'énergie de The Selecter, les émotions véhiculées par Ken Boothe, la forte présence féminine avec Mo'Kalamity, Hollie Cook, Jah9, Alam ou Diana Rutherford, le feu mis par l'inattendu Demi Portion et enfin le grand retour de Groundation qui clôtura les trois jours comme il y a trois ans. Côté Dub Foundation, Legal Shot a assuré, résistant à la poussière et à la canicule et accueillant notamment une belle rencontre entre Sister Carol et Earl 16, les remixes fous d'Adrian Sherwood, les sélections dansantes de Channel One ou encore le DJ set à la fois classique et expérimental de Stand High Patrol. Le nouveau site a été validé par les artistes, le public et les organisateurs ; la chaleur, parfois insoutenable, n'aura gâché la fête à personne (merci à l'espace village où l'on pouvait profiter des stands, concerts, sound systems et projections sous une ombre bienvenue). Défi relevé pour le Sun Ska qui semble vouloir s'installer définitivement sur le Domaine de Nodris ! Retour en images sur trois jours de musique grâce aux clichés de Ninon Duret.JOUR 1Hollie Cook New Kingston Jimmy Cliff I Woks SOJA Mellow Mood JOUR 2Projection de Reggae Ambassadors 100% Reggae Français Kaya Natural Sound System Alam The Rezident (MC) Les 100 Grammes de Têtes Legal Shot Sound System Guiding Star The Selecter Jah9 Toure Kunda Sister Carol et Earl 16 Chinese Man Mo'Kalamity JOUR 3 Havana Meets Kingston Diana Rutherford Ken Boothe Samory I Naâman Pierpoljak Groundation www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2018-08-29 02:00:00.0

Ce mardi 21 août, Patrick Sébastien retrouvera les honneurs du prime time sur France 2. Juste avant Les enfants de la télé de Laurent Ruquier, l'animateur du Plus grand cabaret du monde sera à la tête d'une compilation des meilleurs moments des Années bonheur .
Pour ce best of estival, Patrick Sébastien sera accompagné par de nombreuses personnalités et invités. Ainsi, les téléspectateurs pourront retrouver Lucenzo, Julien Doré, Eddy Mitchell, Claudio Capéo, Jimmy Cliff, Keen'V, Louane, Gala et (...)

Source : Toutelatele.com | 2018-08-21 17:22:00.0
Après plus de trois ans de silence, le Parc Arthur Rimbaud de Bagnols sur Cèze a de nouveau résonné au son de notre musique préférée le week-end dernier. Le Bagnols Reggae Festival s'est déroulé avec succès, offrant des moments d'émotions musicales assez incroyables. Retour sur trois jours de chaleur et de good vibes intenses...JOUR 1 Pour l'ouverture du festival, le soleil est au rendez-vous, tout comme les festivaliers qui attendent patiemment l'ouverture des lieux devant la grille. C'est l'artiste français Max Livio qui ouvre le bal pour cette première journée. Malgré un public peu nombreux, Max nous offre un concert puissant et poétique avant de laisser la place aux Viceroys. L'espace Dub Club, sonnorisé par les 24 scoops de Blackboard Jungle (rien que ça!), débute le festival avec un set énergique de Roots Attack et Joseph Cotton qui se mêle au public comme à son habitude.Amputés d'un membre, les Viceroys ne se laissent pas démonter malgré l'absence de Wesley Tinglin, auteur de toutes les paroles du trio. Neville Ingram assure le lead vocal comme à son habitude et Michael Gabbidon se charge des choeurs. Les deux légendes déroulent les uns après les autres leurs classiques : Heart Made of Stone, Love Jah, So Many Problems ou l'indémodable Yaho qui clôture le concert.Misty In Roots prend ensuite la relève. Le groupe anglais livre un concert mystique avec un son planant accompagné de la voix cristalline de son chanteur Poko. La formation plonge l'assistance dans une transe musicale avec des titres comme True Rats ou Cover Up issus de leur dernier album Roots Controller et des morceaux plus anciens comme Poor et Needy et How Long Jah. Dub Judah, habitué à jouer sur scène avec les Twinkle Brothers, ravie les amateurs de roots côté sound system. Entre sélections pointues, interventions vocales et improvisations au mélodica, le vétéran anglais livre une prestation inédite comme on en voit rarement avant que Soom T n'électrise la place de son fast style terriblement efficace posé sur les sélections de Kunta du sound Zion High Foundation.Jimmy Cliff, l'un des artistes les plus attendus du week-end, fait son entrée sur scène. La foule se fait dense pour accueillir cette légende vivante. Vêtu d'une tunique noire et brodée accompagnée d'un chapeau assorti, Cliff démarre son show avec un titre nyabinghi avant de laisser place à une énergie débordante, d'une profondeur musicale assez impressionnante en partie grâce à la qualité du band qui l'accompagne. Il déroule ses hits tels que Hakuna Matata, The Harder They Come, Reggae Night, Many Rivers to Cross et bien setucirc;r l'immense You Can Get It If You Really Want. Un concert mémorable de presque deux heures ! Pour clôturer la soirée sur la grande scène, c'est le très talentueux Anthony B., artiste phare de la scène new roots, qui est appelé. Il fait son entrée sur l'énorme Higher Meditation qui nous met directement dans l'ambiance. Fidèle à sa réputation, Anthony B. livre un show enflammé, voire électrisant. L'artiste jamaïcain éclipse ses plus gros tubes pour se concentrer sur son répertoire plus récent. On a tout de même droit à Damage, World A Reggae Music et le tube Police. Malgré un band pas vraiment à la hauteur, Anthony B. fait preuve d'énergie et fait même monter des enfants sur scène à la fin de son set terminé par un joli One Love de circonstance pendant que Blackboard Jungle s'en donne à coeur joie avec Earl Sixteen et Nish Wadada de l'autre côté du Parc Arthur Rimbaud.JOUR 2Avant de profiter des concerts, on pouvait faire un petit tour par la Cave Mallet en centre-ville qui accueillait une sublime expo de l'artiste Fluoman. Son fils, Elijah, fait office de guide au milieu des oeuvres colorées de l'artiste qui réagissent à la lumière noire, dévoilant parfois des détails imperceptibles comme la fumée du chalice de Joseph Hill ou les rides de Big Youth...Dans le parc, c'est Joe Pilgrim qui ouvre le bal avec ses Ligerians devant un public malheureusement très peu nombreux. L'alchimie est parfaite entre Joe Pilgrim et The Ligerians qui nous livrent un concert magnifique. Puis, changement de registre avec Skarra Mucci accompagné du backing-band marseillais Dub Akom. Le Jamaïcain nous offre un show explosif durant lequel il navigue entre reggae, rub-a-dub, dancehall et même hip-hop. Il passe évidemment en revue tous ses hits tels que Movie Star, My Sound ou le plus récent Dreader Than Dread. Le public est complètement électrisé par ce show, que Skarra finit trempé de la tête au pied. Après le warm-up de Blackboard, le vétéran nantais Ras Abubakar s'installe avec sa team de Zion Gate au sound system. Le chanteur guyanais Ras McBean est avec eux et se pose sur des versions particulièrement roots alors que la Cap-Verdienne ride les sélections de Blackboard Jungle avant que le maître absolu Jah Shaka ne rende la place complètement mystique.La légende du rocksteady Ken Boothe vient ensuite sur scène pour régaler nos oreilles de sa voix mielleuse et suave. Mister Ken Boothe arrive tout de blanc vêtu, toujours aussi charismatique. Son show n'a pas beaucoup changé depuis quelques années mais c'est toujours un plaisir immense de pouvoir écouter ce Pape de la musique jamaïcaine. Comme à son habitude, il rentre sur Do The Rocksteady et enchaîne avec ses titres les plus connus Artibella, When I Fall in Love, Set Me Free, Silver Words, Everything I Own et bien d'autres. C'est toujours une déchirure la fin d'un concert de Ken Boothe, on aimerait que cela dure à l'infini. Place ensuite aux femmes pour cette fin de soirée ! Jah9 débarque d'abord avec The Dub Treatment et dès le début du concert, on sent que la chanteuse a (enfin) trouvé son groupe ! La collaboration est efficace et Jah9 ne manque évidemment pas de nous jouer ses classiques New Name, Avocado ou Humble Mi. Vient ensuite le moment que tout le monde attend. Une atmosphère spéciale commence à s'installer dans le parc Arthur Rimbaud en ce soir d'éclipse lunaire. Dezarie, la chanteuse des etIcirc;les Vierges vient ce soir faire sa première et unique date en Europe sur la scène du Bagnols Reggae Festival. C'est devant une foule surexcitée que Dezarie fait son entrée sur scène. Dès les premières notes du premier morceau Hail Jah jouées au pinao par le bassiste Ron Benjamin, la chanteuse crée une ambiance très mystique avec sa voix puissante et cristaline. C'est réellement un moment de magie musicale que nous sommes en train de vivre rythmé par les tubes Gracious Mama Africa, Gone Down ou Strenghten Your Mind. Le groupe laisse une grande place à l'improvisation ce qui provoque de longues parties instrumentales très agréables. Au bout de près de deux heures de concert et après un rappel devant une foule plutôt dispersée ce concert historique prend fin. JOUR 3Pour ce dernier jour, le festival off accueille notre équipe pour la diffusion du film Reggae Ambassadors, La légende du reggae à la médiathèque. Une fois encore, la ville entière de Bagnols sur Cèze joue le jeu pour vibrer aux couleurs rouge jaune vert une semaine toute entière. Les concerts commencent quant à eux avec Marcus Gad. L'artiste de Nouvelle-Calédonie est le premier à ouvrir devant autant de monde. En effet en ce samedi les spectateurs ont répondu présents à l'appel dès l'ouverture du festival. Marcus Gad nous présente son dernier album Chanting et déroule un show rempli de spiritualité devant un public très réceptif. C'est ensuite au tour de l'artiste sud-africaine Nkulee Dube qui n'est autre que la fille du grand Lucky Dube. Entre reprises de son illustre paternel et titres de son propre répertoire, c'est une réelle découverte pour nous !Côté Dub Club, Nucleus Roots est venu avec une véritable dream-team de MCs : Simon Dan, UK Principal et Ossie Gad, le chanteur des mythiques Natural Ites, auteurs du tube Picture on the Wall. Ils jouent en même temps qu'une autre légende du reggae, jamaïcaine cette fois : Ijahman Levi. Backé par le même band que les Viceroys, Ijahman entame son set sur le puissant Africa après des problèmes techniques qui retardent son entrée sur scène. Qu'à cela ne tienne, le chanteur poursuit avec ses plus grands succès comme Mandela, Are We A Warrior et bien setucirc;r l'incroyable Heavy Load. Malgré ses 72 ans, l'artiste jamaïcain nous livre un show de près d'une heure et demie réussi. Une fois la nuit tombée, c'est le producteur français Weeding Dub qui prend le contrôle du Dub Club. Particulièrement en vogue en ce moment, il s'affère sur sa console pour un live-set steppa qui soulève la poussière. Le point d'orgue de sa prestation reste bien setucirc;r l'énorme Gypsy Dub qui impressionne même la légende Aba Shanti I qui lui succède à la control tower.Autre légende, Alpha Blondy est sans doute celui que le public attend le plus de tout le week-end. On sent que la foule est là pour lui en ce soir le plus chargé du festival. Après son immanquable prière "L'éternel est mon berger", il enchaîne comme à son habitude sur son tube Jerusalem. Même si son set ne change que très peu, l'énergie d'Alpha fait plaisir à voir. Les hits Sweet Fanta Diallo et Cocody Rock sont repris en choeur par le public plus qu'enchanté de retrouver la star ivoirienne.Pour finir ces trois superbes jours de musique et de good vibes, on accueille l'un des fils de Bob : Julian Marley. Il commence son show avec une reprise de Positive Vibration et enchaîne avec Sharp As A Razor paru sur son album Awake. Julian ne manque pas de naviguer entre ses propres créations et celles de son père pour un show plutôt classique mais qui clôture parfaitement trois jours explosifs.
Source : reggae.fr | 2018-08-01 02:00:00.0