Tiken Jah Fakoly

Origine : Côte d'Ivoire
Instrument :
Styles : Reggae
Site Officiel : Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly : discographie

Tiken Jah Fakoly - Alerte album cover Album : Alerte
Année : 2012
Tiken Jah Fakoly - African Revolution album cover Album : African Revolution
Année : 2010
Tiken Jah Fakoly - Le Cameleon album cover Album : Le Cameleon
Année : 2008
Tiken Jah Fakoly - Tiken Jah Fakoly Live a Paris album cover Album : Tiken Jah Fakoly Live a Paris
Année : 2008
Tiken Jah Fakoly - L'Africain album cover Album : L'Africain
Label : Barclay
Année : 2007
Ref : CD 530 130-6
Tiken Jah Fakoly - Coup de gueule album cover Album : Coup de gueule
Label : Universal
Année : 2004
Tiken Jah Fakoly - Françafrique album cover Album : Françafrique
Année : 2002
Tiken Jah Fakoly - Cours d'histoire album cover Album : Cours d'histoire
Année : 1999
Tiken Jah Fakoly - Mangecratie album cover Album : Mangecratie
Label : Blue Silver
Année : 1996
Tiken Jah Fakoly - Missiri album cover Album : Missiri
Année : 1994
Tiken Jah Fakoly - Djelys album cover Album : Djelys
Année : 1993
Tiken Jah Fakoly - Les Djelys album cover Album : Les Djelys
Année : 1993

Actualité de Tiken Jah Fakoly

L'artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly vient de lancer son nouvel album "Le Monde est chaud". Un nouvel opus dans lequel le reggaeman panafricaniste, s'engage pour la lutte contre le réchauffement climatique.
Source : dw-world.de | 2019-05-29 10:45:00.0
Cela faisait un petit moment qu'on n'avait pas entendu parler de Jerry Julian, mais il est bien de retour cette année avec un nouvel album baptisé Hope. Avec cet opus l'artiste originaire de l'île caribéenne de la Dominique multiplie les couleurs musicales et oscille entre reggae roots, jazz et soul. Jerry Julian n'en est pas à son coup d'essai. Dès son arrivée en France dans les années 90, il crée son premier groupe reggae, Natural Gift, qui eut son heure de gloire dans le sud de la France. Il s'installe ensuite en Amérique du Sud où il collabore avec les deux groupes Panama Red et Dub Proyecto en Colombie, en etEacute;quateur ou encore au Costa Rica. Il part ensuite pour l'Asie, au Népal plus précisément, où il commence à écrire et expérimenter sur scène les premières chansons de son premier album solo, Smile, sorti en 2009.Pour ce nouvel album, produit par Stef Cavin (clavier de Dub Akom) pour le label 20K Records, on retrouve aux choeurs Sista B et Ludo N'Hollé, le batteur de Tiken Jah Fakoly. Certains membres de Dub Akom participent aussi au projet et sont d'ailleurs à l'origine du riddim du cinquième track de l'opus. Jerry Julian nous surprend avec un reggae roots mélangé à des sonorités modernes (vocoder, trap), jazz et soul qui donnent une profondeur inattendue à cet album. L'album débute avec Praise Jah. Un sublime morceau qui s'ouvre avec un solo de clarinette aérien et profond, puis laisse place à des sonorités électroniques puissantes, une basse grasse et ample, une rythmique implacable. On poursuit avec un morceau qui porte bien son nom. I Love The Roots est un pur reggae roots accompagné d'une section cuivres ronde et des interventions de guitares électriques efficaces sur lequel Jerry Julian nous compte son amour pour le reggae. Pour le troisième titre de l'album, Heartical Feeling, le chanteur fait une nouvelle fois le choix d'utiliser du vocoder pour un tune entraînant et joyeux influencé par la soul. L'album se poursuit avec une chanson pleine d'amour nommée Everyone Needs Some Loving. Le riddim sonne très reggae 80's toujours accompagné d'une section cuivres avec ce son à la fois tranchant et rond. En fond, on peut entendre la voix de Sista B qui amène de l'aspérité au titre. Le cinquième tune de l'album, Changes in my Life, est un reggae roots précis, efficace, presque envoetucirc;tant grâce à la combinaison basse-batterie. L'artiste de la Dominique nous y raconte les changements que la musique a amenés dans sa vie et son parcours personnel. S'ensuit Harvest Time, un morceau acoustique parfaitement mené et ponctué d'interventions à la trompette. Heaven Can't Be Lies et Secrets of the Night sont deux tunes qui nous font voyager dans un univers plus tourné vers le funk et le disco, qui nous donnent envie de nous déhancher toute la nuit. Le neuvième track nous ramène dans des sonorités purement reggae. On retrouve un solo de toute beauté à la clarinette. L'avant dernier titre, Welcome Home to Africa, annonce clairement la couleur : Jerry Julian invite chaque Africain à revenir sur le continent. On termine l'opus avec le titre éponyme de l'album, une parfaite conclusion avec un riddim reggae trap et une voix passée sous vocoder qui amène de la fraîcheur au morceau.Jerry Julian fait son retour en beauté avec un nouvel album efficace, puissant, et surtout hautement intéressant avec ce mélange entre reggae roots et vocoder. L'artiste fait un retour très réussi qui risque de faire parler de lui. Tracklist :1. Praise Jah2. I Love the Roots3. Heartical Feeling4. Everyone Needs Some Loving5. Changes In My Life6. Harvest Time7. Heaven Can't Be Lies8. Secrets Of The Night9. Love Will Be There10. Welcome Home To Africa11. Hope
Source : reggae.fr | 2019-04-29 02:00:00.0
Même s'il est moins connu que ses confrères francophones tels que Naâman, Biga Ranx ou Vanupié, le jeune Filentre est tout aussi talentueux. C'est ce qu'il nous prouve une fois de plus avec son nouvel album baptisé Inou Wali, qui signifie " merci " en soussou, la langue de Guinée. Trois ans après son EP Homme Libre, c'est avec plaisir que nous accueillons ce nouveau projet, bel hommage à l'Afrique - terre d'accueil de l'artiste montpelliérain depuis de nombreuses années - à ses peuples, à sa diversité, à sa beauté, à son âme, à la gentillesse de ses habitants, à ses luttes, à sa tristesse, à sa détresse. Filentre dépeind aussi l'Afrique comme source d'inspiration, comme espace de paix et de vivre ensemble, accompagné de sonorités hybrides, entre reggae roots profond et mélodies ancestrales africaines. Cet album est avant tout un pont jeté entre deux continents, une histoire commune et partagée, d'hommes et de femmes qui se lèvent, se battent et ne baissent jamais les bras pour créer un avenir meilleur.Enregistré dans le studio du virtuose Manjul, le Humble Ark au Mali, l'opus accueille des invités de premiers choix : le très grand Tiken Jah Fakoly, mais aussi le Guinéen Takana Zion et l'un des maîtres de la kora, le seul et l'unique Sidiki Diabaté. On ouvre l'album avec un morceau plein d'espoir nommé Continue le combat posé sur un riddim roots totalement envoetucirc;tant. Sur La marche, Filentre et Tiken défendent les peuples africains face à l'injustice, la misère, l'oppression, l'impérialisme occidental et la corruption de leurs chefs d'Etats. Filentre s'essaye ensuite avec brio à l'anglais sur Little Song, un son plutôt tranquille qui pointe du doigt les bienfaits du reggae et son pouvoir de nous rendre heureux.Le quatrième titre de l'opus, Un monde entier, est un tune enjoué porté par un texte conscient qui nous parle de l'importance de partir à la découverte de notre Terre, afin de s'enrichir, de s'ouvrir et d'appréhender le monde dans sa diversité. Le titre suivant, Là-bas, nous décrit les rêves de la jeunesse africaine qui souhaite s'exiler vers l'Europe pour avoir une meilleure vie et pouvoir construire une vie " Là-bas ". Mais comme le dit Filentre dans sa chanson, les choses ne se passent pas toujours bien entre les dangers de la route ou les rêves qui se brisent au coeur de l'océan. On poursuit avec le sublime Seulement vivre. Avec ce morceau, le chanteur nous amène dans un univers acoustique, porté par un texte puissant qui compte l'histoire d'un homme qui repense à sa vie, à sa famille, à ses rêves alors qu'il est en train de sombrer dans cette mer de malheur.De là-haut offre quant à lui un voyage poétique, tant grâce au texte qu'aux instruments sublimés par le très grand Sidiki Diabaté et son jeu si féerique. Un titre propice à la rêverie. Avec Sadness, Filentre revient à l'anglais sur un titre roots à l'atmosphère plutôt mélancolique. Arrive ensuite le duo avec Takana Zion, Humain, qui traite des moyens d'entraide, des solutions pour changer notre monde et faire avancer la condition humaine. L'opus se clôture avec Inou Wali en parfaite conclusion.Filentre nous compte une terre faite de multiples contrastes, de combats, d'engagements, d'entraide et de partage en signant un sublime album qui nous amène au coeur d'un voyage poétique et musical entre l'Afrique et l'Europe, loin des sentier battus. Tracklist :1 Continue le combat2 La marche feat. Tiken Jah Fakoly3 Little Song4 Un monde entier5 Là-bas6 Seulement vivre7 De là-haut8 Sadness9 Humain feat. Takana Zion10 Inou Wali
Source : reggae.fr | 2019-04-01 02:00:00.0
Le public français l'a découvert aux côtés de Danakil. En quelques années, Natty Jean s'est imposé comme un membre à part entière du groupe tout en développant doucement mais setucirc;rement sa carrière solo. Six ans après son premier album, Santa Yalla, le Sénégalais fait enfin son retour avec un album engagé et mature aux couleurs africaines bien setucirc;r, mais aussi urbaines. Natty nous en parle avec fierté et enthousiasme...Reggae.fr : Pourquoi avoir choisi d'appeler ton album Imagine ?Natty Jean : Je l'ai appelé Imagine parce que pour moi c'est un peu le fruit de l'utopie de la situation actuelle. Je parle un peu de l'Afrique, de sa relation avec l'Europe, de tous ces paradoxes et tout le contraste qu'il y a autour de ça. Je parle aussi de la vie du reste du monde. L'Afrique est l'un des continents les plus riches naturellement parlant grâce à ses ressources et en même temps il reste le plus pauvre sur le plan économique. On ne se doute pas qu'il y a un problème. Moi en tant qu'artiste africain, mon engagement est là pour porter de l'espoir aux Africains et pour taper du poing sur la table pour dire qu'on en a marre de cette situation.Cet album est un peu à l'inverse des schémas dominants dans les grands médias. Tu nous exposes une Afrique rêveuse, créative, innovante, autonome. Pourquoi selon toi on ne met jamais ces aspects-là en avant ?Je ne sais pas. Je constate comme vous que, justement, on ne met jamais vraiment les avantages de l'Afrique en avant. Nous en tant qu'Africains, on est obligés de se souder pour avoir une force et pouvoir se faire entendre. Pour moi, le combat commence par là. Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force, car tant que l'Afrique sera désunie, on ne pèsera pas dans la balance. Aujourd'hui on est dirigés par l'Europe, je ne vais pas refaire l'histoire mais on voit très bien que nous ne sommes pas indépendants financièrement, on a encore le Franc CFA par exemple. Tant que toutes ces choses-là ne seront pas réglées, on ne pourra pas avancer. Aujourd'hui ça arrange beaucoup de pays comme la France que l'Afrique soit soumise comme ça, parce qu'ils peuvent venir faire leur business là-bas et ramasser encore plus d'argent. On sait très bien qu'il y a beaucoup de sociétés françaises qui saisissent des ressources naturelles et qui repartent dans une impunité totale. Ils exploitent l'Afrique sans payer. Je me considère comme un artiste engagé mais je n'ai pas forcément envie de ne parler que des côtés négatifs ; il y a aussi beaucoup de belles choses en Afrique et le but c'est aussi de démontrer ça dans l'album. Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour.L'immigration est un sujet très présent sur cet album. Principalement sur le morceau Imagine, où tu expliques que le rêve européen se transforme très vite en cauchemar. D'après toi, comment rétablir la vérité sur la situation des Africains qui viennent s'installer en Europe ?Je ne veux pas avoir la prétention d'avoir une solution pour tout ça, mais j'essaye de donner la réponse en musique. Les gens ne veulent ni en parler ni en entendre parler. Je pense que tout le monde est conscient de la situation, mais personne ne fait rien. Aujourd'hui tout le monde est au courant de ce qui se passe, on va tous sur internet, on voit tous ces morts africains, ces corps qu'on ramasse à la pelle sur les côtes de Lampedusa en Italie. Mais qui propose quelque chose de concret ? Moi je parle de la France depuis tout à l'heure parce que depuis huit ans, je vis ici et je passe plus de temps en France qu'au Sénégal, mon pays. Aujourd'hui je peux dire ce qui se passe parce que je le vois très bien. Je passe tous les jours devant Calais et je vois la situation des migrants. Je les vois et je me dis que c'est incroyable. Comment les gens peuvent-ils être abandonnés comme ça dans des taudis ? Quand on fait un saut dans l'histoire et qu'on voit que ces gens sont venus en France pour survivre et qu'aujourd'hui la France les laisse mourir de faim moi je trouve ça scandaleux. "Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force" A travers cet album, tu prônes aussi un retour en terre natale, une reconstruction de l'Afrique par la jeunesse, d'ouvrir les yeux sur la situation de plus en plus catastrophique, n'est-ce pas ?Moi je pense que ça fait partie des solutions pour que l'Afrique soit indépendante parce qu'on sait qu'à travers le monde il y a des Africains qui font de grandes choses. Que ce soit dans l'art, dans la culture ou dans la science, il y a toujours des Africains qui font avancer le monde. On a besoin que ces Africains reviennent en Afrique pour qu'ils fassent avancer notre continent. Nous sommes tous conscients de ça, c'est juste que des fois puisque la situation est très difficile en Afrique il faut qu'on arrive à donner envie aux gens. Il faut que moi et d'autres dans la musique on arrive à faire passer le message. J'ai beaucoup de respect pour Alpha Blondy ou Tiken Jah Fakoly, même si je pense que je me démarque vis-à-vis d'eux dans la fraîcheur musicale. Ce sont des papas et des référents pour moi. Je suis dans la continuité de ces artistes-là. Au début j'étais très réticent par rapport à l'idée de toujours faire passer le message de l'Afrique, mais maintenant j'ai compris que les Français n'étaient pas au courant de la politique qui a été menée en Afrique. Je pense qu'ils ne se sont pas rendus et ne se rendent toujours pas compte de tout le mal que leur pays a fait à l'Afrique. J'ai compris ça en vivant ici et en échangeant avec les gens qui sont là. Il fallait que je fasse passer le message dans mes chansons.Au final c'est un message d'espoir ?Bien setucirc;r, toujours. Comme mon premier album. On a toujours besoin de ça. On a besoin de rêver et de dire qu'une Afrique meilleure est possible.Ton engagement rappelle bien setucirc;r Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy que tu as cités. Tu te sens proche d'eux ?Oui bien setucirc;r, mais quand je parle de fraîcheur c'est parce que je ne suis pas connu comme eux. Ils ont déjà eu une carrière et n'ont plus rien à prouver. Moi j'ai encore du taf ! Quand tu regardes aujourd'hui le reggae africain on n'en a pas dix milles à la hauteur de Tiken Jah Fakoly ou Alpha Blondy. Il n'y a pas d'ouverture ni de moyens, alors on ne voit pas les autres petits artistes qui ont autant de talent qu'eux. On a besoin que d'autres viennent s'exprimer et dire ce qu'ils ont à dire. Quand je parle de fraîcheur c'est dans ce sens-là que je l'entends. Aujourd'hui on a besoin d'artistes reggae africains. Il faut qu'ils viennent, qu'ils jouent et qu'ils soient connus. Tant qu'on a des gens qui ont un message et la tête sur les épaules, ils peuvent percer.Penses-tu que des festivals comme Abi Reggae participent à créer cette nouvelle ère ?Oui oui c'est génial ça par exemple. Ce sont ces choses-là qui manquent. C'est vraiment dommage qu'il n'ait pas eu lieu cette année. C'était pour moi le seul festival d'Afrique de l'Ouest où j'avais l'impression d'être dans un vrai festival de reggae. Je souhaite qu'on puisse développer ce genre d'évènements au Sénégal. "Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour" Il y a un mois maintenant, Dakar a subi de grosses inondations alors que le Président Macky Sall était en train de danser lors d'une cérémonie de parrainage. Qu'est-ce que ça t'inspire ?etCcedil;a me fait honte. C'est honteux de faire ça quand tu es Président. Nous on a besoin de travailler deux fois plus que les autres et lui il se pavane dans des cérémonies, ça me dépasse ! On voit très bien la mentalité qu'ils ont. Je voudrais aussi que vous sachiez que ça ne reflète pas vraiment la réalité. Au Sénégal il y a plein de gens comme moi qui veulent changer les choses et qui ne veulent pas de cette corruption-là. Alors je vais profiter de cette question pour dire mon point de vue sur la situation. On se dirige vers des élections début 2019, alors je voudrais dire la déception que j'ai en regardant le pouvoir qui est en place en ce moment avec le Président Macky Sall. C'était pour nous tellement de fierté quand il est arrivé au pouvoir parce qu'il était jeune. Nous on était dans un élan de jeunesse alors on s'est dit que c'était vraiment un espoir pour que la politique change. On a été très déçus par cet homme-là parce qu'il a été pire que tous les présidents de par sa manière de diriger et de par ses relations avec la France. Aujourd'hui il est en train de mettre en prison tous les candidats sérieux des prochaines élections. Il corrompt sa famille, ses enfants, sa femme, ses ministres. Comment dire qu'aujourd'hui je suis dégouté de la situation politique au Sénégal ? Mais il me semble qu'il y a de l'espoir avec un ou deux candidats qui arrivent à me toucher par leur discours. On verra bien ce que ça va donner.Dans l'album beaucoup de sonorités se croisent, des sons très modernes et d'autres plus traditionnels. Pourquoi avoir fait ce choix ?Oui effectivement j'utilise des instruments traditionnels comme la kora, le balafon ou la fletucirc;te peul. J'utilise aussi des percussions comme le djembé. Pour moi c'était logique d'utiliser tous ces instruments. Le côté street aussi m'est très légitime parce que j'ai grandi dans le hip-hop et j'ai fait du rap pendant des années. Du rap je suis arrivé au reggae mais j'aime toujours autant faire de la musique. Pour moi c'était important de mélanger tout ça et j'en suis fier parce que ça apporte de la diversité. etCcedil;a me manquerait moi en tant qu'artiste, en tant que mélomane, qu'il n'y ait pas toutes ces sonorités si variées.Pourquoi avoir utilisé plusieurs langues pour t'exprimer dans cet album : wolof, français et anglais ?Je vais être honnête, je ne suis pas très à l'aise avec l'anglais. Après j'essaye de m'améliorer. La langue dans laquelle je suis le plus à l'aise c'est le wolof, c'est ma langue maternelle. Mon premier album était à 90% wolof. Par la force des choses, j'ai appris le français puisque je vis en France. Aujourd'hui je peux avoir la prétention d'aborder certains sujets en français parce que je les ai vécus. Le fait de vivre les choses en français m'a donné envie d'écrire dans cette langue. Ce n'était pas dans le but de toucher plus de monde, mais c'est juste que j'ai avancé, mes réalités sont devenues plus françaises tout en restant sénégalaises. La prochaine étape c'est de chanter en anglais.Ton chant évolue selon les chansons. Par moment tu es plus proche du rap et d'autres plus du chant, est-ce un choix ?Je commence souvent par une idée de chant, mais mon côté hip-hop me rattrape. etCcedil;a se passe au feeling selon le morceau, mais ça dépend aussi du riddim.Comment as-tu choisi les artistes qui t'accompagnent sur cet album ?En fait ce sont vraiment des gens que j'apprécie depuis longtemps. Il y a trois featurings. Il y en a un sur On m'a dit avec Diamy Sacko, une jeune Malienne qui a une voix superbe. Elle fait partie de la génération montante des chanteuses au Mali. Je l'ai rencontrée grâce à un choriste, Hamed Fofana. Il m'a mis en contact avec elle et j'ai adoré son feeling et sa voix. Et dans le morceau Prezident, il y a Gaston du groupe de rap Sen Kumpeteuml; et Didier Awadi que je ne présente plus. Il m'a toujours soutenu et je l'ai toujours respecté. Enfin, j'ai invité Viviane Chidid sur Ak Yow, une chanteuse de mbalax du pays. C'est au Sénégal que j'avais envie d'aller chercher ces artistes pour retrouver mon pays.Quels sont les musiciens qui t'accompagnent sur l'album ?J'ai pris beaucoup de temps à mettre tout ça en place, au moins cinq ou six ans. J'ai commencé la création des morceaux avec Manjul que je ne présente plus. On avait posé des voix témoins ensemble au tout début du processus de création. On a développé les morceaux petit à petit puis j'ai fait appel à d'autres gars qui ont fait des riddims comme Danakil ou Kubix qui a fait deux riddims sur l'album. Massive Boris et Smart, les bassiste et clavier de Danakil ont aussi fourni des instrus et sinon il y a Mouloud au clavier, Yovo M'Bouéké à la basse et Richacha Balengola à la batterie par exemple. Il y a tellement de musiciens qui ont travaillé avec moi. etCcedil;a me fait plaisir d'avoir autant de gens autour de moi et ça me conforte dans la qualité de cet album.
Source : reggae.fr | 2018-09-26 02:00:00.0

Musiques en été à Genève accueillera plus de 30 concerts qui brasseront les courants musicaux du 6 juillet au 22 août. Parmi les têtes d'affiche figurent Camille, Tiken Jah Fakoly et Baloji côté musiques actuelles.

Source : tsr.ch | 2018-05-31 14:14:06.0