Artistes et Groupes de Ragga

Pays : Jamaique Antilles

Exemples de morceaux representatifs de Ragga



Artistes ou Groupes

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Compilations

Dancehall Party(1)[infos][audio]  -  Génération lov' et ragga(1)  -  Haiti Rap & Ragga(1)  -  Jump up ragga(1)  -  Planete Raggamuffin(1)  -  Ragga Soca Massive Hits(1)  -  Ragga-Kolor(3)  -  Ti Boug Kreol(1)  -  Trinidad(1)  -  

Actualité : Artistes et Groupes de Ragga

Grand nom et acteur engagé de la scène dancehall et sound system, Guy Al Mc a déjà de nombreux projets à son actif tels que ses précédents albums solo LONG TIME, WALLA WALLA, SE LOV SELMAN et COMME D'HABITUDE. C'est désormais avec NAW son nouvel album qu'il vient se livrer en toute intimité. Comme l'indique la pochette, ce projet est au plus proche de l'artiste, de son histoire, de son quotidien heureux comme douloureux et de son rapport à la musique et la société qui l'inspirent !Nous sommes face à une vingtaine de titres tous très colorés dont les sonorités oscillent entre ragga et dancehall très énergique. On le voit en effet avec Man Pa Bizwen an PL, Fow Sav, Yo Ni Baboul qui nous invitent à un voyage au plus profond des Antilles et ses soirées aux danses frénétiques. L'artiste de la scène antillo-guyanaise sait nous apporter de subtiles surprises dans l'ambiance globale de son projet. En effet des touches plus électroniques se mêlant aux percussions dans Bijou Rare viennent apporter une belle modernité à ces rythmiques caribéennes d'antan. Le titre Fout Mwen Love Ou quand à lui vient, avec ces son ragga zouk, créer une couleur musicale chaleureuse et tendre. On poursuit en finesse avec la délicatesse acoustique de Travay Pou Jah ou bien encore Pourquoi et ses douces interventions de saxo très jazz venant adoucir et contrebalancer avec la thématique rude du morceau s'interrogeant sur les atrocités de la vie, cette fatalité que l'homme ne peut contrôler et empêcher. En guise de final, le morceau Fok ou Goumen résume à merveille le projet en étant très équilibré entre douceur du synthé et une rythmique progressivement de plus en plus énergique. Guy Al Mc sait manier les mots pour créer des textes actuels sensibles, modernes truffés d'humour et surtout de réalité. NAW est aussi un appel à une prise de conscience sur notre monde. Une belle maîtrise des rythmes vient appuyer ce travail lyrical pour donner naissance à un projet authentique tout en simplicité, générosité et rayonnant d'énergie.
Source : reggae.fr | 2019-03-19 01:00:00.0
C'est en 2011 que les amateurs de dub music ont découvert les Mahom en grande pompe avec le Faso Feu riddim sur lequel Daba Makourejah posait alors son hit Bamba ; le duo a depuis bien aiguisé ses griffes avec trois albums, des sortie vinyles et des dizaines de prestations live. Devenu un nom avec lequel il faut compter sur la scène dub hexagonal, les Mahom ont su évoluer, à l'image de leur emblématique chat maneki neko qui a bien grandi et escalade aujourd'hui des buildings sur la pochette de leur nouvel album produit sous la direction artistique de Panda Dub et intitulé King Cat. C'est Cosmic Cat qui ouvre cet album, une entrée en matière parfaite, sobre instrumentale aux basses abyssales sur lesquelles viennent ruisseler des mélodies de claviers venues d'une galaxie lointaine ; un contraste total avec l'ambiance sombre et très orientée stepper Uk du morceau suivant Blue Hole. C'est ainsi que le duo a décidé de nous faire voyager sur ce nouvel opus, entre stepper de warrior et dub paisibles, entre morceaux alarmistes et titres hyper joyeux pleins d'espoir. On découvre ensuite le premier feat de cet album, Digital Badness où les Mahom ont invité Green Cross sur un riddim digital à souhait entre ragga et hip hop, taillé sur mesure pour le flow affuté du Mc de l'écurie Brigante. La seconde invitée de cet opus, Luiza aura droit a deux morceaux, posant d'abord sa voix sur un stepper planant (Snowball) avant de nous proposer une surprenante reprise de Françoise Hardy posée sur une instrumentale douce et lunaire (Le Temps de l'amour). On continue notre ballade entre morceaux aux accents electro nous amenant dans une jungle urbaine hyperactive (Sound Conspiracy) et dub envoutants aux samples japonisants qui nous offrent une pause dans un jardin fantasmagorique (Prisme), avant que le bien nommé Hypnose ne vienne conclure à merveille cet album.King Cat est un album moderne aux accents electro et urbains,une plongée de plus dans l'univers de Mahom qui évolue au fil des sorties mais qu'on apprécie toujours autant. Disponible dés aujourd'hui en téléchargement sur le site d'ODG, en cd et vinyle dés le 22 mars. Précommandes diponibles sur le site de Flowercoast. Tracklist : 1. Cosmic Cat 2. Blue Hole 3. Digital Badness Ft Green Cross 4. Planete 5. Snowball Ft Luiza6. Waves 7. Sound Conspiracy8. Prisme9. Beyond The High Montain 10. Le Temps de l'Amour Ft Luiza11. Disappear12. Hypnose
Source : reggae.fr | 2019-03-18 01:00:00.0
C'est en 2011 que les amateurs de dub music ont découvert les Mahom en grande pompe avec le Faso Feu riddim sur lequel Daba Makourejah posait alors son hit Bamba ; le duo a depuis bien aiguisé ses griffes avec trois albums, des sortie vinyles et des dizaines de prestations live. Devenu un nom avec lequel il faut compter sur la scène dub hexagonal, les Mahom ont su évoluer, à l'image de leur emblématique chat maneki neko qui a bien grandi et escalade aujourd'hui des buildings sur la pochette de leur nouvel album produit sous la direction artistique de Panda Dub et intitulé King Cat. C'est Cosmic Cat qui ouvre cet album, une entrée en matière parfaite, sobre instrumentale aux basses abyssales sur lesquelles viennent ruisseler des mélodies de claviers venues d'une galaxie lointaine ; un contraste total avec l'ambiance sombre et très orientée stepper Uk du morceau suivant Blue Hole. C'est ainsi que le duo a décidé de nous faire voyager sur ce nouvel opus, entre stepper de warrior et dub paisibles, entre morceaux alarmistes et titres hyper joyeux pleins d'espoir. On découvre ensuite le premier feat de cet album, Digital Badness où les Mahom ont invité Green Cross sur un riddim digital à souhait entre ragga et hip hop, taillé sur mesure pour le flow affuté du Mc de l'écurie Brigante. La seconde invitée de cet opus, Luiza aura droit a deux morceaux, posant d'abord sa voix sur un stepper planant (Snowball) avant de nous proposer une surprenante reprise de Françoise Hardy posée sur une instrumentale douce et lunaire (Le Temps de l'amour). On continue notre ballade entre morceaux aux accents electro nous amenant dans une jungle urbaine hyperactive (Sound Conspiracy) et dub envoutants aux samples japonisants qui nous offrent une pause dans un jardin fantasmagorique (Prisme), avant que le bien nommé Hypnose ne vienne conclure à merveille cet album.King Cat est un album moderne aux accents electro et urbains,une plongée de plus dans l'univers de Mahom qui évolue au fil des sorties mais qu'on apprécie toujours autant. Disponible dés aujourd'hui en téléchargement sur le site d'ODG, en cd et vinyle dés le 22 mars. Précommandes diponibles sur le site de Flowercoast. Tracklist : 1. Cosmic Cat 2. Blue Hole 3. Digital Badness Ft Green Cross 4. Planete 5. Snowball Ft Luiza6. Waves 7. Sound Conspiracy8. Prisme9. Beyond The High Montain 10. Le Temps de l'Amour Ft Luiza11. Disappear12. Hypnose
Source : reggae.fr | 2019-03-18 01:00:00.0
Après quelques entretiens vidéos démarrés l'année dernière (RDH Hi Fi, Dawa Hi Fi), Reggae.fr continue de mettre en avant les acteurs du mouvement sound system avec la rubrique Dub Ambassadors. Melodub fait partie de l'hyperactive scène nantaise ; armés d'une sono faite-maison tout en bois, ils jouent du dub au sens large, du roots foundation le plus profond aux sons modernes les plus fous. Ils font partie de cette nouvelle génération française qui fait vivre la culture sound system sur le territoire. Rencontre avec Jahraw et Clément, respectivement selector et technicien/opérateur du crew. Reggae.fr : Parlez-nous de votre rencontre avec le reggae et les sound sytems.Clément : J'ai découvert ça à Montpellier avec les sessions de Lion Roots qui jouait souvent dans le coin. C'est là-bas que j'ai pris mes premières " claques " à écouter un sound system type reggae/dub. Par la suite j'ai bougé en session en France à droite à gauche, puis en Angleterre avec le carnaval de Notting Hill notamment. Et puis l'envie de construire mon propre sound system est venue. J'avais commencé à monter le projet avec des potes à Montpellier à la base, après j'ai commencé à construire quelques enceintes quand je suis arrivé en Bretagne avec un ami. Puis j'ai rencontré Jahraw et on a vraiment lancé le projet.Jahraw : Moi j'ai commencé à écouter du reggae et après j'ai découvert les sound systems il y a une dizaine d'années. Les enceintes, jouer fort, plein de basses... Tout ça j'aime beaucoup. J'ai commencé avec un autre sound system qui était plus ragga jungle, break beat, ce genre de trucs. Et puis j'ai rencontré Clem qui était dans la musique dub... Et nous voilà aujourd'hui.Vous êtes basés à Nantes, une ville où la culture dub est très vivante notamment avec le Dub Camp et les soirées Dub Club. Comment expliquez-vous que cette culture soit particulièrement implantée dans cette ville ?Jahraw : C'est vrai qu'à Nantes il y a un beau phénomène dans le dub. Il y a énormément de soirées. On parle beaucoup du Dub Camp et des Dub Clubs mais il y a aussi plein d'autres plus petites soirées qui marchent très bien et qui sont vraiment très intéressantes.Clément : Comment l'expliquer je ne sais pas. Il y a une base avec Abubakar déjà, qui est là depuis un bon moment avec Zion Gate. Je pense que tous ceux qui sont à Nantes sont déjà allés au moins à une session de Zion Gate. Il y est pour quelque chose c'est setucirc;r, mais pourquoi ça a si bien pris à Nantes, je ne sais pas vraiment en fait.Jahraw : Il y a plusieurs coins en France où tu vois que ça marche. etCcedil;a marche bien partout mais tu as des points où ça marche particulièrement bien, comme Bordeaux par exemple. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de sonos qui se construisent, les jeunes aiment bien ça et eux aussi construisent des petites sonos, ils commencent à s'y mettre. Le problème reste de trouver des lieux. Mais c'est vrai qu'à Nantes il y a une soirée dub presque tous les 15 jours. C'est assez dingue quand même.Sur quel format jouez-vous ?Jahraw : On joue 80% de vinyles.Clément : Pour les dubplates ou les prods, on joue en numérique car on ne peut pas se permettre de tous les graver au format vinyle. etCcedil;a m'arrive aussi assez souvent d'aller sur une plateforme de téléchargement pour acheter un son même si on privilégie les vinyles. Pour voyager c'est aussi parfois plus pratique d'avoir sa musique sur PC plutôt que de transporter des caisses de disques.Question simple mais qui pourrait alimenter des débats pendant des heures : C'est quoi le dub ?Jahraw : La première chose qui me vient à l'idée c'est une face B avec une grosse ligne de basse. Le genre de son où tu fermes les yeux et où tu peux partir.Clément : Je dirais que c'est l'utilisation d'effets, le retravail de la musique, de la face A d'un disque. Il y a un skank, des snares, une basse, un travail de mixage et énormément d'effets. Après il y a plein de directions dans le dub, ça a un sens assez large qui englobe pas mal de choses. On peut même dire qu'il y a plusieurs styles de dub...Justement, il y a plein de styles de dub. Quel sens donnez-vous à vos sélections ?Jahraw : On peut jouer pas mal de choses dans nos sessions. On n'a pas une sorte de dub ou une sorte de roots qu'on aime plus. Enfin si on a des petites préférences mais je veux dire, on joue plein de styles.Clément : On n'a pas une étiquette "rootsman" ou "stepper" et au final je pense que c'est ce qui peut faire l'identité aussi. Une session multi styles au travers du reggae/dub.Parlez-nous de l'importance que peut prendre le public lors d'une session.Clément : Ben pour moi si il n'y pas de public, il n'y a pas de session. Il n'y a pas forcément besoin de beaucoup de monde. Mais il faut arriver à communiquer d'une manière ou d'une autre avec ton public et créer une émulsion.Arrivez-vous à vivre de votre passion ?Jahraw : On a chacun un taff à coté parce qu'on va dire que l'argent qu'on gagne avec le sound system on le garde pour le réinjecter dans le projet. Améliorer le matériel, organiser une soirée, réparer du matos cassé... etCcedil;a arrive d'ailleurs très souvent, il faut le signaler.Clément : Moi j'ai la chance de travailler dans le milieu aussi car je fabrique des machines donc je passe 90 % de mon temps dans le milieu sound system. C'est compliqué de monter un sound si tu n'as as pas de taff à coté. Pour nous ça reste une passion, pas un gagne-pain.Jahraw : Après si on se met à jouer avec le full system tous les 15 jours, pourquoi pas ? Mais pour l'instant ce n'est pas le cas.Clément : Déjà on n'a plus, ou quasiment plus, besoin d'injecter de l'argent perso. Au début, on a beaucoup investi de notre poche, mais maintenant ce sont les sessions qui ramènent des sous et qui permettent d'améliorer le système. Donc c'est déjà plus confortable. Après toutes ces années vous avez forcément des souvenirs marquants ?Clément : L'an dernier, on est partis jouer dans un festival et on savait qu'on était en surcharge avec le camion. On s'est fait contrôlés, ils ont pesé le camion... On a été obligés de décharger des boxes et de faire deux allers-retours pour venir rechercher le reste de la sono. Tout ça sous la flotte évidemment, puisqu'il ne peut pas faire soleil à ce moment-là (rires). Donc ça c'était le vrai plan galère. Aujourd'hui on en rigole, mais sur le coup beaucoup moins. Après des bons souvenirs de soirées en sound system j'en ai plein. Une des sessions qui m'a le plus marqué c'est Shiloh et Earthquake à Bruxelles. J'ai vraiment pris une claque tant par la sélection que par le volume sonore et la pression dans la salle.Jahraw : Moi j'en ai une qui me vient à l'idée c'était une soirée à l'époque à l'Olympic à Nantes où il y avait justement Zion Gate qui posait sa sono avec Dub Judah et African Simba. C'était il y a très longtemps mais cette soirée était magique.Pour finir est-ce qu'il y a des projets qui vont arriver dans les mois à venir ?Clément : On a une soirée à Nantes en mars avec Nina's Rocking Sound et Forward Sound. Et on jouera avec Legal Shot et Charlie P pour la Mov'Up Dub Session pas très loin de chez nous aussi. Après, on ne fait pas que du sound system reggae/dub avec la sono. On s'autorise aussi à sonoriser d'autres styles de musique que ce soit drum et bass, techno, trance, tropical, electro, ou même des lives avec des zikos. On n'est pas fermés.Jahraw : Le but c'est de continuer à faire danser les gens pour qu'ils repartent avec le sourire de nos soirées.
Source : reggae.fr | 2019-02-22 01:00:00.0
Vendredi soir, le Pitch Me à Paris accueillait quelques noms de la scène ragga martiniquaise : Ras David, Massif John, Natwal, Xavb,...
Source : franceantilles.fr | 2018-10-22 21:18:00.0
Les jamaïcains Chaka Demus, Pliers et Cutty Ranks étaient de retour en Martinique. Les pionniers du dancehall étaient les...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-13 00:10:00.0
Stand Tall Sound a participé à écrire l'histoire du mouvement sound system en France. Né des cendres du célèbre High Fight International en 1993, le sound a compté parmi ses rangs les plus grands artistes francophones (de Nuttea à Raggasonic en passant par Janik et Féfé Typical) et ses soirées faisaient partie des plus réputées dans les années 90. Moins actif en danse aujourd'hui, le selector Polino continue d'assouvir sa passion en animant une belle émission tous les lundis sur la webradio Reggae.fr. Rencontre avec l'un des selectors les plus influents de l'Hexagone.Reggae.fr : Stand Tall fait partie des sounds incontournables de l'histoire du reggae français et il est issu d'un autre sound incontournable, High Fight International. Peux-tu nous raconter la transition entre les deux aventures ?Polino : Quand Tonton David, pris par son succès en major, nous a clairement fait comprendre que High Fight n'était plus sa priorité à cause de son rythme de vie entre tournées, répétitions et promotion, on a vu la fin arriver. Comme David était une personnalité forte du sound et qu'il avait investi pas mal dans le matériel sono et studio, le nom High Fight a été utilisé comme crédit sur certains de ses titres et est devenu une sorte de marque associée à lui. Donc continuer High Fight sans Tonton ce n'était pas possible.Que sont devenus les dubplates d'High Fight et les membres de l'équipe ?Les dubplates sont toujours chez moi bien au chaud, encore aujourd'hui (rires). Pour ce qui est de l'équipe, on a tous continué sans David en créant Stand Tall. Depuis, Don Lickshot est décédé d'un fucking cancer (REP). Les autres vous les connaissez, ils sont encore là, Nuttea, Féfé Typical et Tip Top l'opérateur. Comme on avait une expérience solide, ça n'a pas été compliqué de monter un nouveau sound. Et à l'époque, on s'est attachés à recruter des gars qui avaient aussi de l'expérience. On avait la dream-team des sounds français !Comme Selecta K-Za par exemple ?Oui effectivement. Il était en formation chez nous. On avait une émission de radio sur Générations FM où je l'avais intégré. Mais après l'interruption de l'émission au bout de deux ans par la direction de la radio, il a négocié un nouveau créneau pour lui à la rentrée suivante et il a quitté Stand Tall.Stand Tall était-il équipé de sa propre sono ?Non. High Fight avait sa sono achetée grâce au succès de Tonton David. etCcedil;a nous a permis de nous rendre compte qu'une sono perso n'était pas si utile que ça. etCcedil;a demandait obligatoirement un lieu de stockage, du matériel et il fallait de toutes manières louer un camion à chaque déplacement sans parler du poids des boxes et des amplis qu'il fallait porter avant la soirée et surtout après à six ou sept heures du matin jusqu'au local, heure à laquelle peu de candidats étaient présents (rires). On a donc préféré louer le matériel pour nos soirées. etCcedil;a demandait beaucoup moins de logistique.Quel genre de matériel louiez-vous ?La location nous a permis de jouer sur des top systèmes (Christian Hell, Martin Audio, Turbosound...) avec le top des consoles (Midas, Soundcraft, Tac...) et les périphériques et compresseurs qui vont avec. Je ne m'étale pas trop sur tout le matos car c'est la signature du son Stand Tall et c'est personnel.Que penses-tu du débat sono/pas sono ?Chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut. Ce qui compte c'est que le résultat soit de qualité, en location ou en home-made. C'est d'ailleurs je pense, une des raisons qui freine le mouvement sound en France : des soirées sound system sans cette fameuse sono qui donne une atmosphère unique à la soirée que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Une vraie bonne sono, c'est la base !La culture sound system a commencé à se développer en France par les sounds rub-a-dub puis juggling. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance des sound systems UK/Dub avec des grosses sonos artisanales. Comment vois-tu cette évolution ?J'ai l'impression que la scène dub a récupéré pas mal du public des rave-parties (arrêtées par les autorités car souvent illégales) où il y avait du gros son également, avec un coté " kangourou hypnotique ". Ce n'est plus un public reggae à 100 %. Moi ça me fait bizarre, je n'ai pas l'habitude .Penses-tu que l'ambiance raggamuffin des années 90 reviendra au goetucirc;t du jour ?etCcedil;a me parait difficile vu les conditions de nos jours, je parle encore une fois de la sono. "Une vraie bonne sono, c'est la base !" Stand Tall a detucirc; faire face à l'éloignement des MCs du milieu des sound systems lorsque les artistes reggae ont commencé à signer en major au milieu des années 90. Comment as-tu abordé ce tournant en tant que selector ?Nuttea était déjà signé en major depuis High Fight, mais c'est vrai que des gars comme Raggasonic se sont un peu éloignés des sounds après leur succès. Avoir des artistes disques d'or dans sa team, c'était plutôt une récompense pour nous, même si ça les rendait moins disponibles c'est vrai. On ne peut pas tout avoir !En as-tu voulu à certains artistes ?Non car j'avais déjà connu ça avec High Fight, donc pas de surprise !Le clash entre Daddy Yod et Nuttea en 1993 a alimenté bien des débats, aujourd'hui encore. Peux-tu nous donner ta version de la soirée ?J'étais le selector de Ghetto Youth Progress Sound qui accompagnait Nuttea. Yod était avec Ragga Dub Force. Il y a d'abord eu le clash Mr Lézard VS Azrock (REP) où Lézard partait avec l'avantage des paroles, mais AZR, avec son expérience de soundman a retourné la chose à son avantage et a gagné ce premier clash. Quant à Yod et Nuttea... Nuttea avait un petit avantage sur les textes et il était plus technique et plus moderne dans le style. Avantage qui s'est réduit lors de la confrontation jusqu'à ce que Yod dérape un peu niveau paroles et là Nuttea a pris le dessus jusqu'à la fin et il a logiquement gagné ce clash devenu mythique.Même si vous n'êtes plus aussi actifs et visibles que dans les années 90/début 2000, Stand Tall existe toujours. Quelle est l'équipe actuelle ?J'ai quitté Paris pour le sud de la France (Toulouse) il y a environ sept ans. Mais je suis toujours le selector et Tip Top, l'opérateur du sound, est resté à Paris ; ce qui rend impossible de jouer ensemble en général. La dernière date qu'on a faite ensemble c'était l'hommage à Don Lickshot organisé par Féfé Typical à Paris en 2012. On a aussi subi le même changement qu'en Jamaïque où les sounds ont perdu leurs crews de DJ's et chanteurs. Les artistes sont devenus des ''mercenaires'' qui passent de sound en sound selon la demande, ce qui est une conséquence directe de leur succès grandissant. Moi je suis de la génération où le selector ne parlait pas au micro, donc je garde cette vieille tradition, sauf en clash (rires). Aujourd'hui les selectors sont devenus des ''samplers'' pour certains et d'autres parlent plus que la musique, on dirait des VRP.Recrutez-vous encore des membres ?On n'a jamais vraiment recruté en fait. Les gens venaient d'eux-mêmes nous solliciter. Le dernier en date à nous avoir rejoints c'est Iko Tuff. J'ai réalisé un street album pour lui (Stand Tall play Iko Tuff), mais malheureusement on n'a toujours pas eu l'occasion de jouer ensemble en live à cause de la distance et des conditions pour jouer.Quelles sont vos activités actuelles ?On a une émission de radio hebdomadaire partagée avec Bam Salute sur campus FM Toulouse avec rediffusion sur Reggae.fr, et des soirées mais rarement sur des grosses sonos malheureusement.Regrettes-tu " la grande époque " des sound systems ?Ce que je regrette ce sont les conditions sound system : encore une fois la fameuse sono.L'identité du sound est-elle toujours la même aujourd'hui ?Je pense que oui, c'est toujours le même selector depuis le début (rires). Je joue toujours en vinyles essentiellement pour des questions de qualité, mais il y a de moins en moins de sorties vinyles depuis l'arrivé du mp3. J'ai déjà joué en mp3 au début des années 2000 en sound, mais j'ai laissé tomber, en plus le dancehall moderne m'attire de moins en moins. Pour moi c'est trop inspiré par le rap US commercial. A l'époque, on était toujours au top niveau nouveautés (disques) depuis 1993. Maintenant beaucoup moins forcément (rires). Donc j'explore plus en arrière dans le temps dans les titres qui m'ont fait découvrir le sound system. Forcément c'est plus 80's rub-a-dub ou early digital, des titres que souvent je connaissais déjà, mais que je n'avais jamais joué auparavant. C'est comme des nouveautés pour moi.Cuttez-vous toujours des dubplates ?Occasionnellement. On n'a jamais payé pour des dubs français. Les artistes étaient fiers d'être joués par Stand Tall. Mais finalement, on n'a pas tellement de dubs français car tu pouvais entendre nos artistes et des invités en live dans nos soirées. Les dernier cuts français que j'ai faits c'était avec Tiwony, en échange de la mixtape que j'ai réalisée pour lui (Pliss Roots) fier lui aussi de poser pour Stand Tall, le sound de son mentor Féfé Typical. J'ai cutté peu de Jamaïcains ces dernières années, uniquement des connexions que j'ai faites en direct avec l'artiste quand celui-ci était raisonnable niveau tarif, ce qui devient très rare avec des noms connus.Comment avez-vous évolué dans l'enregistrement des dubplates ? On a généralement enregistré les dubs dans notre studio depuis le début, que ce soit des artistes jamaïcains ou français. On recherche des conditions vocales comme pour un single (mais avec moins de temps forcément). Si l'artiste galère (trop de drops), il y a peu de chance que le dubplate aboutisse. On a compris que la motivation autre que financière de l'artiste était un plus pour la qualité des dubplates, donc rencontrer et échanger avec l'artiste est très important.Cuttez-vous des dubplates par correspondance ?Il m'est arrivé d'en faire mais avec des contacts solides. Généralement l'artiste lui-même ou quelqu'un de très proche. Mais je préfère être présent. Je suis du genre à couper sec l'enregistrement lorsque ça ne me plaît pas.Cuttez-vous toujours des dubplates de clash ?Depuis la rencontre contre les Italiens de One Love en 2001, j'ai compris que le clash de haut niveau était une affaire de gros sous, donc j'évite de plus en plus les textes clash puisqu'on ne prévoit plus de participer à des clashes. Si je pars en clash, c'est pour finir sur le podium européen au minimum ! Et je n'ai pas les moyens. Mais si un clash de 45T se prépare, je suis partant !Y a-t-il un sound contre lequel tu aimerais clasher ?Je ne crois pas. Il y avait Blues Party avec Nono qui nous provoquait régulièrement vers 1994 devant les boutiques de disques comme Blue Moon. Il nous chambrait : " alors les clasheurs quand est-ce qu'on clash ensemble ? " (Nono voice). Mais nous avions d'autres priorités à ce moment-là. Heureusement pour eux d'ailleurs car une défaite à cette époque aurait freiné le parcours de clash qu'ils ont eu par la suite je pense. Depuis la chose est faite mais sans Nono malheureusement (REP) en 2013. Et on a gagné !Les dubplates clash ont-ils un sens pour toi dans une danse régulière ?Disons que le dubplate pour moi fait partie de l'identité du sound. Donc oui mais pas avec des paroles clash toute la soirée. Juste un segment parce que le clash fait partie de la culture, sinon je trouve ça ridicule. C'est comme si tu clashais un sound invisible.Que représente la culture clash pour toi ?C'est une culture qui fait partie du sound system depuis toujours, la forme a juste changé au fil du temps. Ces titres personnalisés n'existent qu'en reggae. etAgrave; la base c'est pour attirer plus de public, une concurrence positive qui fait progresser tout le monde, mais qui peut dégénérer parfois comme dans le sport, c'est humain. C'est pour ça que je kiffe les 45Ts sur le thème du sound.Quel est ton meilleur souvenir en clash ?La rencontre avec One Love en Italie. C'était notre premier clash bien payé et à l'étranger en plus !Ton pire souvenir en clash ?C'était aussi One Love parce qu'on a bien perdu, même si l'expérience était enrichissante.Quels sont les sounds internationaux qui t'inspirent le plus et pourquoi ?Stur Gav c'est pour moi l'école des sounds et Jaro l'école bis. Jammy's est aussi une référence pour l'ensemble label/riddims/sono et crew d'artistes. Il y a aussi Stone Love, les boss du juggling avec Rory, un selector légendaire, certainement le plus grand. Et enfin Silverhawk, le sound de Steely (REP), un wicked sound avec ses fameuses intros de dubplates. Toute une époque !Aujourd'hui, selon toi, qui est le sound Netdeg;1 dans le monde ?Choix difficile : Rodigan, Downbeat, Mighty Crown, Jaro ? Il faudrait organiser un clash entre les quatre pour savoir qui est le meilleur.Et en France ?Je ne suis plus trop les sounds français depuis Toulouse, même si avant non plus (rires). Sans trop réfléchir je dirais Soul Stereo à cause de leur box.Quels sont tes trois dubplates favoris ?Je vais en donner cinq ! Buju Banton : Destiny, Cornell Campbell : Watch this Sound, The Heptones (Barry Llewellyn ) : Fight to the Top, Earl Sixteen : Love is a Feeling et Nuttea : Compétition.Tes trois riddims favoris ?Le Real Rock qui a enrichi Studio One, le Sleng Teng qui a fait passer Jammy de Prince à King et le Darker Shade of Black, superbe adaptation des Beatles par Jackie Mittoo, le maître.Quel est LE dubplate qui manque à votre box et que vous ne pourrez jamais avoir ?Dennis Brown. Lequel je ne sais pas, il y en a tellement !Des projets ?Maintenant que tu me poses la question, je vais réfléchir à quelle pierre de plus je pourrais apporter à l'édifice... si c'est possible.
Source : reggae.fr | 2018-07-12 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
Depuis quelques années le So Good Fest a su s'imposer comme le festival qui marque le début de l'été pour les amateurs de reggae dub et d'electro de la région bordelaise. Bon vous nous connaissez, on a passé beaucoup plus de temps au Dub Corner que devant la scène electro, et on vous raconte tout ça.Quand on arrive dans ce Dub Corner entouré d'arbres et décoré de quelques peintures, les skankers ont déjà le sourire, contents de se retrouver sous le soleil de Canéjan dans une ambiance presque familiale. C'est la voix de Martin Campbell qui résonne sur les six scoops des Infinity Hi Fi... Le crew local qui sonorisera tout le wee-kend continue avec une selection assez roots en guise de warm-up.L'heure d'accueillir les Maasai Warrior arrive vite, Jermel est aux platines, Paul au micro, ils entament avec un premier morceau - qu'on peut qualifier de calme quand on connaît les habitudes du crew de Bristol - avant d'enchaîner stepper en jouant un remix énorme du Jammin de Bob Marley à la ligne de basse vrombissante. La température va monter d'un cran avec le hit Like a Warriah, Paul Maasai est perché sur les barrières, les sirènes grondent, PULL UP ! Ca y est la foule a été transformée en warrior monté sur ressorts et va pouvoir s'en donner à coeur joie dans une session où l'on entendra Searching for Jah de Vibronics et Michael Prophet, Key to the Universe de Fikir Amlak et King Alpha, Frontline Rasta sorti sur Dub Invasion Records, et tellement d'autres big tunes. Une selection totalement steppa donc qui se finit dans une ambiance de folie avec Come Now (chanté par J. Lalibela et I. Mentor), aucun doute, les Maasai Warrior sont toujours aussi efficaces.On décide d'aller goetucirc;ter au live dub d'High Tone sur la grande scène, et on ne va pas être déçus ! Les pionniers du dub français sont toujours en place et nous le prouvent avec un show plein d'énergie.Retour au Dub Corner et c'est Jah Ragga qui est aux machines. Le dubmaker anglais va nous livrer un set intense où vont s'enchaîner de purs steppers UK, profonds et méditatifs à souhait dans un style nous rappelant presque l'ambiance si particulière des sessions de King Alpha. On est bien !Tellement bien qu'on ne voit pas le temps passer et les Infinity Hi Fi reprennent déjà les platines, le temps de balancer quelques galettes bien stepper pour cloturer cette première soirée.Le lendemain, après être allés jeter un oeil à l'atelier MAO proposé l'après-midi et avoir essayé les jeux en bois posés à l'entrée du festival, on arrive au Dub Corner alors que la finale du tournoi de palet vendéen organisé toute l'après-midi bat son plein. Les Infinity Hi Fi balancent quelques sons plutôt roots, l'ambiance est toujours aussi bonne. Le crew local va nous offrir un warm-up beaucoup plus énergique qu'hier et ça tombe bien, parce que ce soir on a besoin de force !C'est Mr Zèbre qui enchaîne. Le dubmaker est seul aux machines, et va nous proposer un set où il alterne entre dubplates, productions maisons exclusives et futures sorties dans un style résolument stepper. On entendra notamment raisonner les voix de Lasaï, Lisah Dainjah ou encore Brother Culture dans une selection qui va ravir les skankers.C'est ensuite au tour d'Haspar de se mettre aux platines, le producteur grenoblois entame avec un gros roots, puis continue avec un morceau chanté par Luciano. Le rythme s'accélère avec un remix du King of Ethiopia de Murray Man, et ne va ensuite plus retomber avec des morceaux beaucoup plus orientés stepper.Après s'être régalés grâce aux sessions hyper maîtrisées de ces deux jeunes producteurs français plus que prometteurs, l'heure est venue d'accueillir une légende du dub UK : Errol Arawak, plus connu sous le nom de King Earthquake, venu accompagné ce soir de Joseph Lalibela. Earthquake commence avec Exodus avant d'entraîner tout le monde dans la danse avec quelques dubs bien méditatifs. Joseph Lalibela prend le mic pour saluer la foule avant de mettre tout le monde d'accord dès son premier couplet. Le selector aux allures de vieux sorcier a vraiment quelque chose de spécial, bien aidé par le talent de Lalibela au micro, il arrive à faire oublier la fatigue à tout le public en les entraînant tous dans la danse. Les big tunes s'enchaînent : on entendra la prochaine sortie de Sista Awa, le Mistry Babylon ou encore Hot Like Fire sur lequel Lalibela viendra mettre le feu. Earthquake n'hésite pas à balancer un gros roots aux lignes de basses bien lourdes ou encore le calme et spirituel I Am an Ethiopian au milieu d'une sélection résolument stepper, comme s'il voulait laisser reposer nos jambes pour mieux nous faire bondir ensuite. Les deux Anglais nous offrent un set qu'on n'est pas prêts d'oublier et qui va se finir avec l'inévitable Like a Warriah ; un peu trop tôt peut-être pour les skankers qui tardent à quitter le Dub Corner tant ils semblent, comme nous, avoir apprécié ces deux jours.Encore une édition réussie pour le So Good Fest, tant sur le plan musical que sur le cadre, toujours aussi agréable. Rendez-vous l'année prochaine pour la neuvième édition ! Un gros big up à Volume 4 Productions, à toute l'équipe et à tous les bénévoles pour l'organisation de ce joli festival et l'accueil chaleureux qu'ils nous y ont réservé.
Source : reggae.fr | 2018-07-02 02:00:00.0
[Midi Madagasikara] L'euphorie se perçoit déjà ! Plus que quelques heures et le grand public plongera dans le monde fantastique du K'art. Pas moins de 250 personnes de toutes les tranches d'âges, emmèneront les spectateurs dans un tourbillon de danse mêlant le classique avec du modern-jazz, du ragga et Hip-hop.
Source : AllAfrica | 2018-07-01 18:18:32.0
Les chanteurs Tiwony et Pleen Pyroman étaient en prestation vendredi dernier, 1er juin, au Guest Live, en Seine-Saint-Denis. Une...
Source : franceantilles.fr | 2018-06-05 00:33:00.0
Découverte aujourd'hui d'un projet original dans le reggae français, Feuilles de Roots qui nous présente son nouvel album intitulé Homme. Illustré par une pochette brillamment réalisée par l'artiste jurassien Brokovich, l'opus retrace avec humour et esprit critique l'Histoire vulgarisée et décomplexée de l'Homme de ses débuts à nos jours. Le combo appelle lui-même ce concept le " reggae épique ".Côté textes, l'album propose ce qui pourrait presque correspondre à un conte audio. Il est construit comme pourrait l'être une comédie musicale. Le groupe a effectivement pensé chaque morceau comme une étape de l'évolution humaine et ponctue les titres par des interludes, sous forme de petits contes de Bernard Metraux.Avec Homme, à chaque morceau son ambiance. Le groupe déploie son côté roots reggae avec les titres Apocalypse et 70's Lullaby notamment, comprenant des choeurs et rythmiques skankées bien menés. Des percussions africaines et flow ragga de Homme au ska de Super Jesus et XIV en passant par le rock / hip-hop et choeurs religieux de Croisade 3.0, le projet se veut plus qu'éclectique et prouve la grande quantité de travail qu'il a fallu abattre pour arriver à un tel résultat. Et ce n'est pas tout, on retrouve de l'électro swing sur Cabaret doré, de la chanson piano/voix sur l'interlude Moussaillons !, de l'électro dub avec L'After, et des apparitions vocales (Brel, Balavoine, etc) sur La valeur de nos actes.Un bon pari que Feuilles de Roots a décidé de lancer ici. Un projet hors normes à soutenir.
Source : reggae.fr | 2018-05-31 02:00:00.0

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