Photo de Ismaël Isaac

Ismaël Isaac

Origine : Côte d'Ivoire
Instrument :
Styles : Reggae
Autres informations : Biographie
Ce jeune Ivoirien a choisi la voie du reggae, et marche sur les trace de son aîné Alpha Blondy.

Ismaël Isaac : discographie

Ismaël Isaac - Black system album cover Album : Black system
Label : Sonodisc
Année : 2000
Ismaël Isaac - Treich Feeling album cover Album : Treich Feeling
Label : DME
Année : 1997
Ismaël Isaac - Rahman album cover Album : Rahman
Label : Mélodie
Année : 1991
Ref : CD 38152 2
Blank Cover Album : Yatiman
Label : Sonodisc
Année : 1989
Ref : LP Esp 8463
Blank Cover Album : Taxi Jump
Ismaël Isaac - Tchilaba album cover Album : Tchilaba
Label : Celluloid
Ref : LP CEL 6817
Ismaël Isaac - The best of album cover Album : The best of

Actualité de Ismaël Isaac

Bob Marley l'avait dit : " Le reggae retournera un jour à sa source, l'Afrique ". On savait le reggae omniprésent sur le continent, témoignage d'un peuple fier de sa diaspora internationale, et le festival Abi Reggae ne fait que confirmer l'amour que les Africains ont pour les musiques jamaïcaines et leurs déclinaisons. Rarement nous avions vu autant d'unité entre les acteurs culturels d'une ville, d'un pays et d'un continent, qu'ils soient institutionnels, associatifs, médiatiques ou intellectuels. La planète reggae était représentée sous toutes ses formes du 6 au 9 avril derniers à Abidjan. Pendant quatre jours, la capitale ivoirienne a vibré toute entière sous les lignes de basse reggae, les percussions nyabinghis et des voix venues des quatre coins du monde pour défendre cette musique qui n'échappe pas non plus aux clichés là-bas. Des légendes jamaïcaines (U-Roy et Ijahman Levi) aux stars françaises (Danakil et Yaniss Odua) en passant par les représentants du reggae ivoirien et africain (Spyrow, Seyni Kouyaté, Ismael Isaac, Kajeem, Nkule Dube ou Daara J Family) et même quelques découvertes internationales (les Chinois Long Shen Dao, le Turque Sattas ou la libanaise Mirna) ; tous marchaient dans la même direction : celle d'un reggae juste, pertinent et élévateur.Initié par le ministre d'Etat Moussa Dosso en 2015, le Festival Abi Reggae fêtait cette année sa troisième édition. Plusieurs fois qualifiée d'édition de la maturité pendant le week-end, elle aura tenu ses promesses en parvenant à créer un pont entre la musique et des réflexions sur des thèmes chers aux artistes reggae. Des intellectuels du monde entier tels qu'Hélène Lee (France, réalisatrice du film Le Premier Rasta), Horace Campbell (Jamaïque, auteur du livre Rasta and Resistance) ou Mère Jah Evejah (Bénin, Ambassadrice de la diaspora) ont ainsi débattu sur l'esclavage, le panafricanisme, la reconnaissance de Rastafari... Une liberté d'expression totale a même permis d'aborder la question de la légalisation de la ganja après un monologue saisissant de Mutabaruka, dub poet jamaïcain présent également lors des rencontres matinales organisées au Palais de la Culture d'Abidjan. Cette même liberté d'expression, les artistes locaux s'en sont saisis pour critiquer sans crainte le système actuel et certains haut dirigeants africains et mondiaux. Malgré une forte présence policière évidente pour des raisons de sécurité, rien n'aura perturbé le sentiment d'émancipation et de délivrance qui doit habiter tout festivalier. Musique, liberté, conscience, éducation, harmonie... Tout était réuni pour un événement réussi, un festival comme chez nous, mais pour une fois sur les terres qui virent naître les ancêtres de ceux qui allaient créer le reggae. Abi Reggae est parvenu à afficher les couleurs Rouge Jaune Vert en grand, à piétiner certains préjugés, à donner une visibilité à une culture riche et à rendre accessible à tous un divertissement de taille (seulement 2000 FCFA l'entrée par soir, soit environ 3eteuro;). Mutabaruka Hélène Lee Véritable fête, le festival de cette année commençait pourtant sur une note douloureuse. Désiré Parker, l'un des plus fervents acteurs du reggae à Abidjan, est décédé d'une crise cardiaque la veille de l'évènement. Son nom est sur toutes les lèvres au matin du premier jour. Pas un artiste ne lui rendra pas hommage ce week-end, y compris les étrangers, tous conscients de son implication. C'est lui qui avait d'ailleurs invité Danakil en 2013 à jouer sur le même site du Palais de la Culture dans le quartier de Treichville, lieu d'implantation du festival. Ceux qui ne le connaissaient pas découvrent l'importance de son travail. Akae Beka, le nouveau groupe de Midnite, est même censé jouer dans son club, le Parker Place, dans quelques semaines... C'est en son honneur que R-Light, un excellent groupe local, entonnera l'hymne du festival à plusieurs reprises dans le week-end. Les autres artistes du pays auront eux aussi marqué les esprits à l'image de Kajeem et son show énergique, Beta Simon et ses histoires tantôt drôles tantôt mystiques ou les plus connus Ras Goody Brown et surtout Ismael Isaac, enfant du quartier ovationné lorsqu'il monta sur scène en béquilles au petit matin après une soirée perturbée par de longs retards. La spontanéité de Black Mojah a également fait des siennes puisque de nombreux soldats et soldates / surnom qu'il donne à ses fans / étaient présents, mais c'est l'ardeur de Spyrow qui nous aura le plus étonnés. Avec un style très proche des artistes jamaïcains de la génération new roots, il a su mettre le feu au public avec pour point d'orgue le remix Rouge Jaune Vert avec toute la team ivoirienne (Aiman Raad, Bobo Levy, Jah Slave etc.) et Yaniss Odua en personne ! R Light Kajeem Ismael Isaac Kalujah Naftaly Sekouba Bolomba Beta Simon Black Mojah Les Vieux Mogos Spyrow Parmi les autres artistes du continent noir, le Guinéen Seyni Kouyaté et son reggae façon griot ont marqué les esprits. Le vainqueur des Victoires du reggae catégorie africaine, Malayky, a lui aussi fait forte impression devant un public acquis à sa cause. Jah Verity, lui, est entré sur scène en portant sa croix à la manière de Jésus. Lui qui n'a pas la langue dans sa poche a largement brillé sur la scène d'Abi Reggae tout comme la Daara J Family emmenée par un Faada Freddy rayonnant. Alors qu'il mène actuellement une carrière solo exemplaire en Europe, Freddy n'a pas oublié ses racines et les fans du groupe se sont régalés avec la rencontre de sa voix subtilement éraillée et celle plus sauvage de son compère Ndongo D. Les Sénégalais ont livré sans aucun doute l'un des shows les plus carrés du week-end, mais la palme du feu revient assurément à un autre duo : Banlieuz'Art. Soutenu par une forte communauté guinéenne, le groupe était particulièrement attendu. Prévus en milieu de soirée le dimanche, ils se sont finalement produits à 7H du matin après qu'un orage soit venu gâcher la fête et entraîner un retard de plus de quatre heures. Alors que la plupart du public était resté assis pour les concerts précédents, Banlieuz'Art a su réveiller tout le monde tel un ouragan ! Debout sur leurs chaises, les fans ont repris les paroles en choeur sans faiblir avant de déserter le site, laissant l'etEacute;thiopien Sydney Salmon malheureusement bien seul pour clôturer le festival.Malayky Seyni Kouyaté Trobul Smallz General Bob Zep Lion Jah Verity Daara J Family Banlieuz'Art Sydney Salmon Il fallait de l'endurance pour vivre ce festival pleinement. Les nombreux retards causés par les intempéries ou autres problèmes techniques ont mis notre patience et notre résistance à rude épreuve. Mais tout ce qui devait arriver arriva... parfois tôt le matin ! Pas de quoi perturber nos Danakil qui ont relevé haut la main le défi de jouer à 5H du matin, terminant leur set face à un lever de soleil de toute beauté. Une ambiance spéciale que Balik et sa clique ne sont pas près d'oublier. Malgré un public clairsemé, les Français ont carrément embarqué les Ivoiriens dans leur univers. Les réactions furent timides mais les quelques fans qui connaissaient le répertoire de Danakil ont su se faire entendre. Yaniss Odua a eu plus de chance. L'ambiance était à son comble pour le Martiniquais et son fidèle Artikal Band qui montèrent sur scène aux alentours de minuit le samedi. Abidjan leur a réservé un des accueils les plus chaleureux du festival et Yaniss le leur a bien rendu en offrant quelques extraits inédits et précieux de son nouvel album ; notamment dès le début avec le titre Nouvelle donne, interprété sous les oreilles attentives de Balik, parolier de cette nouvelle chanson. Pas de répit pour le Artikal Band qui a de suite enchaîné avec U-Roy. On a vite compris qu'il était LA star du festival. Son apparition le premier jour à la cérémonie d'ouverture avait failli causer des émeutes et il en fut de même le jour de son passage où une queue interminable de fans l'attendait devant sa loge pour prendre des photos. Après seulement une seule répétition dans un studio d'Abidjan (Trinity Studio), la communion entre le backing band français et le deejay jamaïcain opérait déjà ! On s'est délecté des standards de Daddy U-Roy, mais c'est un titre moins connu de son répertoire que le public attendait particulièrement. La veille, au studio, apprenant que son gros hit local était Go Deh Natty Dread, U-Roy pris la décision au dernier moment de l'inclure dans son set. Bonne idée ! Dès les premiers lyrics entonnés a capella, ce fut l'explosion dans la foule !Danakil Yaniss Odua U-Roy U-Roy et le Ministre Moussa Dosso (à droite)L'autre star du festival, c'était bien setucirc;r Ijahman Levi. On a bien cru qu'il n'allait jamais monter sur scène. Lui qui aurait detucirc; clôturer le festival fit finalement son apparition aux alentours de 3H du matin pour contenter le public qui avait patienter plus de quatre heures pendant l'orage. Choix judicieux. Mais difficile de réveiller un public à cette heure-là. La fatigue n'aidant pas, Ijahman n'aura pas livré son meilleur set, laissant tout de même une belle place à l'improvisation et à des chorégraphies endiablées. Pour notre part, l'attente sous la pluie fut comblée par une jam session improvisée dans la loge de Murray Man. Un moment unique, intimiste et improbable. Ce genre d'imprévus imposés par des contraintes naturelles et techniques qui vous rappellent qu'il faut parfois laisser les choses se faire... Murray Man montera sur scène bien plus tard, juste avant la tornade Banlieuz'Art. Il fournit une prestation exceptionnelle, accompagné d'un backing-band local, le Kingston Gangstar, ultra-efficace. Une belle surprise pour nous qui sommes plutôt habitués à le voir en configuration sound system en Europe. Ijahman Levy Murray Man Le festival fit preuve d'une grande ouverture d'esprit cette année. Quelques groupes plus world music s'étaient glissés dans la programmation, à l'image des Algériens Djmawi Africa et leur fusion aux allures parfois celtes ou des Turques Sattas au reggae très rythmé. Les Chinois Long Shen Dao étaient particulièrement attendus par les curieux. Leur cocktail reggae rock à la Police en aura laissé quelques-uns perplexes, d'autres conquis. Autre preuve de la tolérance des organisateurs : une forte présence féminine ! Les locales Tee Namy et Gun Deevine n'ont pas eu à rougir face à leurs homologues masculins. La libanaise Mirna s'en est également très bien tirée avec son reggae world aux soupçons de pop. Sa présence scénique et sa légèreté ont envahi le festival offrant un instant de rêve au public. La plus belle surprise est sans doute venue de Nkulee Dube, la fille de feu Lucky Dube, grande figure du reggae sud-africain. Si elle ne pu s'empêcher de faire quelques reprises de papa, pour le plus grand plaisir des fans, elle ne s'est pas privée de nous faire découvrir son répertoire aux accents jazzy. Accompagnée par ses compatriotes du Azania Band / à la paire basse-batterie redoutable / elle a montré toute l'étendue de son talent, du chant au toast, rappelant parfois le reggae lourd et profond des etIcirc;les Vierges. Djmawi Africa Fadah Faisoli Ali Long Shen Dao Sattas Nkule Dube Mirna Gun Deevine Venir à Abi Reggae c'est comme un pèlerinage. Un pèlerinage sur les terres du reggae, les terres de l'humanité. Un festival de cette envergure en Afrique, c'est tout un symbole... Comme si la planète reggae toute entière effectuait enfin son rapatriement. Une belle programmation, des débats, un village d'exposants, des rencontres inévitables, la chaleur physique et spirituelle du continent africain... quoi de mieux comme environnement pour apprécier le reggae au maximum ? Ajoutez à cela des repas succulents midi et soir (poulet piqué, poissons braisés, atchéké, allocos, frites...) et le tableau est complet. Il suffit de prendre le rythme local, ne pas être pressé, s'attendre à tout et finalement se laisser aller pour repartir comblé ! Abi Reggae 2018, Reggae.fr sera de la partie !
Source : reggae.fr | 2017-04-20 02:00:00.0
Ismael Isaac, aussi appelé le gangaba de Treich, est lrsquo;une des fierté du reggae ivoirien. A la fois militant et discret, il a su construire une magnifique carriere - ponctuée par sept tres beaux albums (dont un Best Of sorti ...
Source : reggae.fr | 2016-11-14 00:00:00.0