Samba Ngo
Origine : République Démocratique du Congo (Zaïre)Instrument :
Styles : N'dombolo
Site Officiel : Samba Ngo
Actualité de Samba Ngo
Magiciens du rythme et du corps, Les Tambours de Brazza sont de retour sur scène et avec un nouvel album intitulé « Sur La Route Des Caravanes » chez Buda Musique - Universal. Mélangeant tradition et modernité de façon détonante, avec ici et là, un clin d’œil au rap, au jazz ou au reggae, l’orchestre urbain des Tambours de Brazza, qui fête ses 20ans, offre un spectacle total et flamboyant et consacre le tambour sacré Ngoma comme un instrument à part entière.
Pour concocter ce sixième album, dédié à la mémoire du « Cardinal Emile Biayenda », le batteur Emile Biayenda (le créateur de cet ensemble) a fait appel à Francky Moulet comme réalisateur, et a réuni dix sociétaires du collectif, plus des invités de marque comme Ray Léma, Régis Gizavo …
« Sur La Route Des Caravanes » sonne comme un écho au parcours du groupe, retrace l’itinéraire de la route des esclaves qui traversait l’Afrique de Zanzibar à Pointe noire, en lui donnant un élan artistique. Ici, chaque étape est un rythme ou une pulsation.
‘Nza’ (l’Univers) est certainement le titre qui traduit l’esprit de l’album. Il raconte les bouleversements de notre monde. ‘Mavula’ (Brazzaville) pleure la violence subie par toutes les villes africaines. ‘Wélé’ (il est parti) commente la loi du silence des immigrés qui reviennent frimer au pays dans leurs sapes, en se gardant de raconter les galères dont ils ont souffert.
Pour concocter ce sixième album, dédié à la mémoire du « Cardinal Emile Biayenda », le batteur Emile Biayenda (le créateur de cet ensemble) a fait appel à Francky Moulet comme réalisateur, et a réuni dix sociétaires du collectif, plus des invités de marque comme Ray Léma, Régis Gizavo …
« Sur La Route Des Caravanes » sonne comme un écho au parcours du groupe, retrace l’itinéraire de la route des esclaves qui traversait l’Afrique de Zanzibar à Pointe noire, en lui donnant un élan artistique. Ici, chaque étape est un rythme ou une pulsation.
‘Nza’ (l’Univers) est certainement le titre qui traduit l’esprit de l’album. Il raconte les bouleversements de notre monde. ‘Mavula’ (Brazzaville) pleure la violence subie par toutes les villes africaines. ‘Wélé’ (il est parti) commente la loi du silence des immigrés qui reviennent frimer au pays dans leurs sapes, en se gardant de raconter les galères dont ils ont souffert.
Dans cet orchestre urbain résonnent les rythmes des ethnies du Congo et les influences des batteurs résolument modernes. Les sons jaillissent, les rythmes hypnotiques s’installent telles des pulsations vitales, les danses inventent de nouveaux langages à partir de pas traditionnels. Sous la direction de leur créateur, le batteur Emile Biayenda, ces griots des temps modernes transmettent un message universel de paix, de liberté et de fraternité.
Au corps à corps avec les fûts de leurs tambours, les Tambours de Brazza sont devenus une référence internationale et ont réussi le tour de force de s’imposer aux quatre coins de la planète.
Le groupe survitaminé de batteurs le plus spectaculaire d'Afrique Centrale vient enflammer Paris de ses rythmes explosifs, le 1er février prochain. Ils seront treize sur la scène du Trianon (à partir de 20h) dont huit tambours-danseurs-chanteurs, batterie, basse, guitare et deux chants – 1ère partie Lulendo.
Au corps à corps avec les fûts de leurs tambours, les Tambours de Brazza sont devenus une référence internationale et ont réussi le tour de force de s’imposer aux quatre coins de la planète.
Le groupe survitaminé de batteurs le plus spectaculaire d'Afrique Centrale vient enflammer Paris de ses rythmes explosifs, le 1er février prochain. Ils seront treize sur la scène du Trianon (à partir de 20h) dont huit tambours-danseurs-chanteurs, batterie, basse, guitare et deux chants – 1ère partie Lulendo.
Les titres du nouvel album
1) Ya Longa. Rythme wara du sud du Congo. Ce rythme accompagne toutes les cérémonies traditionnelles chez les « Lari » du pool autour de Brazzaville. Cette chanson est dédiée au groupe « Mbamina » (70-80) précurseur de la world music
2) Zanzibar. La route des esclaves (sur la route des caravanes) cette route qui partait de zanzibar traversant l’Afrique jusqu’au bord de l’océan atlantique
3) Yaya Wélé. Il est parti avec tous les honneurs là-bas au pays des rêves. Personne ne sait la vie qu’il y mène. Après quelques années, le voilà de retour au pays. Tout le monde l’adule, les filles rivalisent pour attirer son attention. A beau mentir qui vient de loin. Les Kongos disent, « Nul ne pourra deviner la pensée d’un chien »
4) Zebola. Angélus Chevauchet Gan Cash le grand lion est de retour avec sa voix nostalgique, il nous ramène à l’époque de nos veillées et animations dans les quartiers de Brazzaville. Chant dédié à tous les anciens des ballets au Congo à Brazzaville hommage aux pionniers précurseurs de la musique Urbaine de nos villes ; Mfina, Diaboua, Cisco, Ya Polo, Aurlus Mabélé, Chef Achille, Ta Banzouzi, Maître Miéré ntshouma, Ya Ntadi Zézé, ma Nkaba, ma Nkanza, Malonga casque lourd , Biza, Samba Ngo, Maître Nono Manzanza, Mavungu, Bantantu, Lucky Zébila, Mère Panza, Nguélélé, Godet Loutaya et tous ceux dont le nom ne figure pas sur la liste je sais qu’ils sont nombreux, tous les ba yankés qui animaient nos veillées à Brazza autour d’un café chaud . Pour tous lesjeunes des grands quartiers de Brazzaville, Bana Ouénzé, Bana Poto Poto, Bana Bac-city , Bana plateau des 15 ans cette chanson vous est dédiée
5) Muntu (Interlude Nza)
6) Nza. NZA YI NINGANE. Le monde Bouge. Le monde change l’homme a du mal à suivre la vie, ses malentendus, ses incohérences et sa complexité. Restent encore les quatre préceptes et valeurs piliers de nos raciness. Sikama – s’éveiller. Siama – Persévérer, être ferme, solide. Tantamana- vouloir avec assiduité. Nunga - Triompher
7) Mossi (Hâta diani) A l’intérieur du silence, on ne peut compter que sur soi même.
8) Mavoula. Cette chanson est dédiée à la mémoire de deux personnes qui ont marqué par leur présence l’histoire de la musique congolaise : Tata Mundanda Antoine le père de la rumba moderne joueur de Likembé (sanza) Nous ne t’oublierons jamais pour tout ton engagement, nous sommes ta descendance nous continuerons ta mission que nous transmettrons aux générations futures. A notre frère Tambours de Brazza Kiminou Ntsinda Christel alias KIM C qui est parti trop vite telle une étoile filante nous laissant sans autre choix que le vide. Cette chanson nous la chantions sur la route dans le bus lors ta dernière tournée « Master of percussions » avec le groupe que des souvenirs que nous n’oublierons jamais. Comme Tandala, Mfoa, Mavula autre nom intime de Brazzaville. « Le jour se lève sur un fond de nuage “ Brazzaville est tombée ses enfants dispersés errent partout sans espoir … Brazzaville est tombée Brazzaville pleure, Brazzaville panse ses plaies. Ce chant parle de la guerre au quotidien depuis les premiers coups de feu jusqu’au chaos.
9) Muinda Ngunza. Rythme traditionnel joué pour l’invocation des esprits dans le rituel animiste Ngunza chez les Kongo
10) Sun Ray. La présence du grand Ray-Léma est un rayon de soleil pour le groupe Matondo massakila kua Ngéyé (un grand merci à toi)
11)Tata Ngoudi. Chant pour célébrer la naissance des jumeaux. Rencontre entre deux univers différents Quand le Tambour sacré des ancêtres rencontre le violon. Une conversation s’engage
12) Wotché. Adaptation soul rap sur le rythme « Ganza » joué à Brazzaville par les ballets traditionnels.
13) Song of hope. Sur la route des caravanes, nous arrivons sur la Jamaïque quand le Tambour Ngoma retrouve le son Naya-Bingui des montagnes la magie opère. Marcus Garvey et le regard vers l'Afrique
Nouvel album Sur La Route Des Caravanes
Le 28 janvier chez Buda Musique - Universal
En concert au Trianon le 1er février à 20 h
80 bd de Rochechouart 75018 Paris
- tarifs 20, 23, 28 €
- Infos : 01 48 57 51 48 www.maitemusic.com
2) Zanzibar. La route des esclaves (sur la route des caravanes) cette route qui partait de zanzibar traversant l’Afrique jusqu’au bord de l’océan atlantique
3) Yaya Wélé. Il est parti avec tous les honneurs là-bas au pays des rêves. Personne ne sait la vie qu’il y mène. Après quelques années, le voilà de retour au pays. Tout le monde l’adule, les filles rivalisent pour attirer son attention. A beau mentir qui vient de loin. Les Kongos disent, « Nul ne pourra deviner la pensée d’un chien »
4) Zebola. Angélus Chevauchet Gan Cash le grand lion est de retour avec sa voix nostalgique, il nous ramène à l’époque de nos veillées et animations dans les quartiers de Brazzaville. Chant dédié à tous les anciens des ballets au Congo à Brazzaville hommage aux pionniers précurseurs de la musique Urbaine de nos villes ; Mfina, Diaboua, Cisco, Ya Polo, Aurlus Mabélé, Chef Achille, Ta Banzouzi, Maître Miéré ntshouma, Ya Ntadi Zézé, ma Nkaba, ma Nkanza, Malonga casque lourd , Biza, Samba Ngo, Maître Nono Manzanza, Mavungu, Bantantu, Lucky Zébila, Mère Panza, Nguélélé, Godet Loutaya et tous ceux dont le nom ne figure pas sur la liste je sais qu’ils sont nombreux, tous les ba yankés qui animaient nos veillées à Brazza autour d’un café chaud . Pour tous lesjeunes des grands quartiers de Brazzaville, Bana Ouénzé, Bana Poto Poto, Bana Bac-city , Bana plateau des 15 ans cette chanson vous est dédiée
5) Muntu (Interlude Nza)
6) Nza. NZA YI NINGANE. Le monde Bouge. Le monde change l’homme a du mal à suivre la vie, ses malentendus, ses incohérences et sa complexité. Restent encore les quatre préceptes et valeurs piliers de nos raciness. Sikama – s’éveiller. Siama – Persévérer, être ferme, solide. Tantamana- vouloir avec assiduité. Nunga - Triompher
7) Mossi (Hâta diani) A l’intérieur du silence, on ne peut compter que sur soi même.
8) Mavoula. Cette chanson est dédiée à la mémoire de deux personnes qui ont marqué par leur présence l’histoire de la musique congolaise : Tata Mundanda Antoine le père de la rumba moderne joueur de Likembé (sanza) Nous ne t’oublierons jamais pour tout ton engagement, nous sommes ta descendance nous continuerons ta mission que nous transmettrons aux générations futures. A notre frère Tambours de Brazza Kiminou Ntsinda Christel alias KIM C qui est parti trop vite telle une étoile filante nous laissant sans autre choix que le vide. Cette chanson nous la chantions sur la route dans le bus lors ta dernière tournée « Master of percussions » avec le groupe que des souvenirs que nous n’oublierons jamais. Comme Tandala, Mfoa, Mavula autre nom intime de Brazzaville. « Le jour se lève sur un fond de nuage “ Brazzaville est tombée ses enfants dispersés errent partout sans espoir … Brazzaville est tombée Brazzaville pleure, Brazzaville panse ses plaies. Ce chant parle de la guerre au quotidien depuis les premiers coups de feu jusqu’au chaos.
9) Muinda Ngunza. Rythme traditionnel joué pour l’invocation des esprits dans le rituel animiste Ngunza chez les Kongo
10) Sun Ray. La présence du grand Ray-Léma est un rayon de soleil pour le groupe Matondo massakila kua Ngéyé (un grand merci à toi)
11)Tata Ngoudi. Chant pour célébrer la naissance des jumeaux. Rencontre entre deux univers différents Quand le Tambour sacré des ancêtres rencontre le violon. Une conversation s’engage
12) Wotché. Adaptation soul rap sur le rythme « Ganza » joué à Brazzaville par les ballets traditionnels.
13) Song of hope. Sur la route des caravanes, nous arrivons sur la Jamaïque quand le Tambour Ngoma retrouve le son Naya-Bingui des montagnes la magie opère. Marcus Garvey et le regard vers l'Afrique
Nouvel album Sur La Route Des Caravanes
Le 28 janvier chez Buda Musique - Universal
En concert au Trianon le 1er février à 20 h
80 bd de Rochechouart 75018 Paris
- tarifs 20, 23, 28 €
- Infos : 01 48 57 51 48 www.maitemusic.com
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2013-01-09 03:09:00.0
Les festivités du 15 août 2012 à Kinkala offrent à notre journal l'opportunité de faire un aperçu culturel sur les artistes du Pool qui, à l'instar des autres départements du Congo, a donné au pays des musiciens de renom. Ces derniers ont apporté leur touche au rayonnement de la musique congolaise au-delà des frontières nationales.
S’il est aujourd’hui établi que «Paulo» Kamba de son vrai nom Paul Kamba, né le 12 novembre 1912 à Mpouya, originaire du district de Boundji dans l’actuel département de la Cuvette, est le précurseur le plus connu de la musique congolaise moderne des deux Congo dans les années 1930-1940, il ne reste pas moins vrai que d’autres artistes aussi talentueux, moins connus de cette époque, ont également impulsé notre musi-que sur la voie de la modernité. Parmi eux, le chanteur Bernard Massamba «Lebel» avec son groupe «Jazz Bohème» peut également être considéré comme un pionnier à cette époque.
Il a réalisé de belles œuvres musicales qui ont impressionné aussi bien à Brazzaville qu’à Léopoldville. Selon l’auteur Sylvain Mbemba, dans son livre «50 ans de musique Congo-Zaïre» (Présence Africaine) le grand Joseph Kabasélé de l’African Jazz a été à la fois un admirateur et imitateur de Massamba «Lebel», dans ce qu’ils avaient de commun dans les voix avec celle du célèbre chanteur français Tino Rossi. Malheureusement, ces œuvres de «Lebel» des années 40 et 50 n’ont pas été enregistrées sur supports discographiques, ce qui est dommageable pour l’histoire. Ce musicien de talent décèdera en 1953 dans un accident de la route à hauteur du rond-point de Bifouiti à Makélékélé, trois ans après le décès de Paul Kamba.
En 1954, la relève viendra avec la création des cercles culturels à Brazzaville. Celui de Bacongo dirigé par Dominique Nzalakan-da, ancien maire et ministre sous l’abbé Fulbert Youlou, donnera naissance au Cercul Jazz qui est un démembrement de l’appella-tion cercle culturel (cer vient de cercle et cul de culturel). Les premiers musiciens du Cercul Jazz François Bamana-dio, Alphonse Malanda, Sangou «de la danse» n’ont pas connu le succès des Aubin François Boukaka alias Franklin Boukaka, Albert Ntounta «Mamadou», Alphonse Ntaloulou plus tard connu sous le sobriquet d’Alphon-so dans les Bantous de la capitale, ainsi que Ricky Siméon. Des titres d’anthologie comme «Joli joli Brazzaville», «Loufoua tolo», « Nitu ani ya mbi»,»Ngaï dossier ébéba», «Pont sur le Congo». situent cet orchestre dans les meilleurs de notre pays. La preuve?: lorsque Franklin Boukaka entame sa carrière solo avec Manu Dibango par son opus «?Les immortels?», il acquiert une stature internationale incontes-table avec des titres comme «Le bucheron», « Mwanga» et les autres.
En 1958, lorsque naît l’orchestre Négro Band à Kinshasa composé de musiciens de Brazza-ville en majorité, il faut compter parmi les co-fondateurs Rigobert Massengo «Max Clari», Denis Loubassou dit Tintin, originaires du Pool. Revenu définitivement au bercail en 1960, le Négro Band sous la direction de Max Massengo rivalise d’ardeur avec les Bantous de la capitale dont il conteste le leadership de la musique congolaise. Des titres comme «Kumaye», «Massamba Joseph Témoin», «Mokili éko ningana», «Sapato»,»Dipanda», l’ont hissé au hit-parade de la musique congolaise.
hhLa venue dans Négro Band dans les années 1970 de Pierre Lou-kouamoussou «Pierrot» (saxo), Grégoire Louvouézo (guitare basse), Maurice Mbongolo (chant), Tomba dia Mahoungou «Major» (drums) participe à réa-ménager l’orchestre qui s’envole pour la France enregistrer chez Pathé Marconi. Des titres comme «Mado ndima mokumba», «Gil-lette ya le 4 mai», «Marie Hélè-ne», «Nkoussou Joséphine», propulsent l’orchestre sur le plan international.
En 1959, lorsque les musiciens de la diaspora du Congo-Brazzaville installés à Léopoldville retraversent le fleuve Congo pour donner naissance à l’orchestre Bantous, il y a parmi eux Célestin Nkouka dit Célio, Edouard Ngan-ga alias Edo, Daniel Loubélo «De la lune», dont les talents ont éclos dans l’Ok Jazz et le Rock à Mambo. La République n’en est que très honorée, de voir ses enfants revenir au bercail avant l’indépendance pour lui donner un ensemble musical digne de ce nouveau statut qui pointe à l’horizon.
Dans les Bantous de la capitale, sous la direction de Jean Serge Essous et Nino Malapet, l’on a suivi les Mbemba Bingui «Pamélo», Mpassi Mermans, Samba Mascott, Côme Mountouari «Kos-mos», Arthur Samba «Nona», «Théophile Bitsikou «Théo», Malonga «Sammy Trompette», acquérir la maîtrise de leur art qui a contribué à la renommée de la musique congolaise sur le plan international. Les prestations de cet orchestre aux festivals de Dakar en 1966 et d’Alger en 1969 et les trophées gagnés en sont des preuves irréfutables. Le panorama ne serait pas complet si l’on n’y inclut au début des années 60, des ensembles comme le Club Kallé, autrement désigné Rumbam-beros. Ce groupe en majorité composé des ressortissants du Pool avait pour objectif l’appui moral et culturel à l’œuvre de Joseph Kabasélé. On y retrouve Clément Massen-go, Amoyen Bibanzoulou, Sylvain Mbemba, Gérard Bitsindou, Prosper Nkouri, Firmin Tembé.
ggAutres émanations du Pool, Fidèle Zizi, Sabou Bathel, Ignace Nkounkou alias «Master mwana Congo» dans le Mando Négro Kwala-Kwa?; Sinza Kotoko qui connut son apogée avec le chanteur Pierre Mountouari, frère cadet de Kosmos Mountouari des Bantous. L’orchestre Super Tembessa dirigé par Shamouko et ayant pour siège l’hôtel «Sergent Normal» à Matoumbou, a également fait le bonheur des mélomanes congolais dans les années 70-80. Gilbert Youlou Mabiala de l’Ok Jazz, des Trois Frères et de Kamikaze Lonin-guisa?; Loko Massengo du Trio Madjési?; Antoine Moundanda?et son Likembé géant ; Jacques Loubélo et les Cheveux crépus?; Miénandi Michou des SBB?; Clotaire Kimbolo, Casimir Zoba «Zao»?; Sammy Massamba?; Théo Blaise Nkounkou, Freddy Kébano, que sais-je encore?? Les Echos noirs de Samba Ngo qui deviendront plus tard «Les Bambinas» etc. D’autres ont été certainement oubliés, qu’ils nous en excusent.
Au vu de cette évocation et cette énumération de ces talents originaires du Pool, on peut affirmer sans courir le risque d’être démenti, que ce département est l’un de ceux qui ont donné le gros des troupes pour le triomphe de la musique congolaise sur le plan international.
Roger Pao
S’il est aujourd’hui établi que «Paulo» Kamba de son vrai nom Paul Kamba, né le 12 novembre 1912 à Mpouya, originaire du district de Boundji dans l’actuel département de la Cuvette, est le précurseur le plus connu de la musique congolaise moderne des deux Congo dans les années 1930-1940, il ne reste pas moins vrai que d’autres artistes aussi talentueux, moins connus de cette époque, ont également impulsé notre musi-que sur la voie de la modernité. Parmi eux, le chanteur Bernard Massamba «Lebel» avec son groupe «Jazz Bohème» peut également être considéré comme un pionnier à cette époque.
Il a réalisé de belles œuvres musicales qui ont impressionné aussi bien à Brazzaville qu’à Léopoldville. Selon l’auteur Sylvain Mbemba, dans son livre «50 ans de musique Congo-Zaïre» (Présence Africaine) le grand Joseph Kabasélé de l’African Jazz a été à la fois un admirateur et imitateur de Massamba «Lebel», dans ce qu’ils avaient de commun dans les voix avec celle du célèbre chanteur français Tino Rossi. Malheureusement, ces œuvres de «Lebel» des années 40 et 50 n’ont pas été enregistrées sur supports discographiques, ce qui est dommageable pour l’histoire. Ce musicien de talent décèdera en 1953 dans un accident de la route à hauteur du rond-point de Bifouiti à Makélékélé, trois ans après le décès de Paul Kamba.
En 1954, la relève viendra avec la création des cercles culturels à Brazzaville. Celui de Bacongo dirigé par Dominique Nzalakan-da, ancien maire et ministre sous l’abbé Fulbert Youlou, donnera naissance au Cercul Jazz qui est un démembrement de l’appella-tion cercle culturel (cer vient de cercle et cul de culturel). Les premiers musiciens du Cercul Jazz François Bamana-dio, Alphonse Malanda, Sangou «de la danse» n’ont pas connu le succès des Aubin François Boukaka alias Franklin Boukaka, Albert Ntounta «Mamadou», Alphonse Ntaloulou plus tard connu sous le sobriquet d’Alphon-so dans les Bantous de la capitale, ainsi que Ricky Siméon. Des titres d’anthologie comme «Joli joli Brazzaville», «Loufoua tolo», « Nitu ani ya mbi»,»Ngaï dossier ébéba», «Pont sur le Congo». situent cet orchestre dans les meilleurs de notre pays. La preuve?: lorsque Franklin Boukaka entame sa carrière solo avec Manu Dibango par son opus «?Les immortels?», il acquiert une stature internationale incontes-table avec des titres comme «Le bucheron», « Mwanga» et les autres.
En 1958, lorsque naît l’orchestre Négro Band à Kinshasa composé de musiciens de Brazza-ville en majorité, il faut compter parmi les co-fondateurs Rigobert Massengo «Max Clari», Denis Loubassou dit Tintin, originaires du Pool. Revenu définitivement au bercail en 1960, le Négro Band sous la direction de Max Massengo rivalise d’ardeur avec les Bantous de la capitale dont il conteste le leadership de la musique congolaise. Des titres comme «Kumaye», «Massamba Joseph Témoin», «Mokili éko ningana», «Sapato»,»Dipanda», l’ont hissé au hit-parade de la musique congolaise.
hhLa venue dans Négro Band dans les années 1970 de Pierre Lou-kouamoussou «Pierrot» (saxo), Grégoire Louvouézo (guitare basse), Maurice Mbongolo (chant), Tomba dia Mahoungou «Major» (drums) participe à réa-ménager l’orchestre qui s’envole pour la France enregistrer chez Pathé Marconi. Des titres comme «Mado ndima mokumba», «Gil-lette ya le 4 mai», «Marie Hélè-ne», «Nkoussou Joséphine», propulsent l’orchestre sur le plan international.
En 1959, lorsque les musiciens de la diaspora du Congo-Brazzaville installés à Léopoldville retraversent le fleuve Congo pour donner naissance à l’orchestre Bantous, il y a parmi eux Célestin Nkouka dit Célio, Edouard Ngan-ga alias Edo, Daniel Loubélo «De la lune», dont les talents ont éclos dans l’Ok Jazz et le Rock à Mambo. La République n’en est que très honorée, de voir ses enfants revenir au bercail avant l’indépendance pour lui donner un ensemble musical digne de ce nouveau statut qui pointe à l’horizon.
Dans les Bantous de la capitale, sous la direction de Jean Serge Essous et Nino Malapet, l’on a suivi les Mbemba Bingui «Pamélo», Mpassi Mermans, Samba Mascott, Côme Mountouari «Kos-mos», Arthur Samba «Nona», «Théophile Bitsikou «Théo», Malonga «Sammy Trompette», acquérir la maîtrise de leur art qui a contribué à la renommée de la musique congolaise sur le plan international. Les prestations de cet orchestre aux festivals de Dakar en 1966 et d’Alger en 1969 et les trophées gagnés en sont des preuves irréfutables. Le panorama ne serait pas complet si l’on n’y inclut au début des années 60, des ensembles comme le Club Kallé, autrement désigné Rumbam-beros. Ce groupe en majorité composé des ressortissants du Pool avait pour objectif l’appui moral et culturel à l’œuvre de Joseph Kabasélé. On y retrouve Clément Massen-go, Amoyen Bibanzoulou, Sylvain Mbemba, Gérard Bitsindou, Prosper Nkouri, Firmin Tembé.
ggAutres émanations du Pool, Fidèle Zizi, Sabou Bathel, Ignace Nkounkou alias «Master mwana Congo» dans le Mando Négro Kwala-Kwa?; Sinza Kotoko qui connut son apogée avec le chanteur Pierre Mountouari, frère cadet de Kosmos Mountouari des Bantous. L’orchestre Super Tembessa dirigé par Shamouko et ayant pour siège l’hôtel «Sergent Normal» à Matoumbou, a également fait le bonheur des mélomanes congolais dans les années 70-80. Gilbert Youlou Mabiala de l’Ok Jazz, des Trois Frères et de Kamikaze Lonin-guisa?; Loko Massengo du Trio Madjési?; Antoine Moundanda?et son Likembé géant ; Jacques Loubélo et les Cheveux crépus?; Miénandi Michou des SBB?; Clotaire Kimbolo, Casimir Zoba «Zao»?; Sammy Massamba?; Théo Blaise Nkounkou, Freddy Kébano, que sais-je encore?? Les Echos noirs de Samba Ngo qui deviendront plus tard «Les Bambinas» etc. D’autres ont été certainement oubliés, qu’ils nous en excusent.
Au vu de cette évocation et cette énumération de ces talents originaires du Pool, on peut affirmer sans courir le risque d’être démenti, que ce département est l’un de ceux qui ont donné le gros des troupes pour le triomphe de la musique congolaise sur le plan international.
Roger Pao
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Source : starducongo.com | 2012-08-17 02:58:00.0
