Souleymane Faye

Origine : Sénégal
Instrument :
Styles : Mbalax

Souleymane Faye : discographie

Souleymane Faye - Guew album cover Album : Guew

Actualité de Souleymane Faye

Souleymane Faye, Iba Gaye Massar, Simon… pour des mélodies divines A l’ombre des férus de musiques dites « classiques », ceux qui aiment voir louer le Divin où encore écouter des aires empreintes de spiritualité, commencent petit à petit à se faire nombreux. C’est peut-être ce qui justifie le nombre important de rencontres qui tournent autour du binôme spiritualité-divinité. Le Festival Nuits du Zikr et musiques spirituelles, qui s’est ouvert hier et prend fin aujourd’hui à la Place de l’Obélisque, organisé par Ashram Events, en collaboration avec la Ville Dakar, s’inscrit dans ce cadre avec des concerts, des communications, des expositions, entre autres.
Au Centre culturel Blaise Senghor, sur l’affiche, tout à côté de celle qui annonce le spectacle de ce week-end, à la Place de l’Obélisque, une autre, cette fois-ci, communique sur la soirée organisée par le label « Asyl Events », qui s’était déroulée le jour de la Korité, au quartier Hamo 5. Cette manifestation avait enregistré la présence de l’homme avec qui nous avions rendez-vous, Iba Gaye Massar. Celui qui doit éclairer notre lanterne sur le concept des mélodies divines qui, petit à petit, commencent à faire tâche d’huile au Sénégal. Dans l’histoire, en dehors des chants traditionnels dits classiques, le religieux a toujours été présent dans les expressions musicales. Que cela soit chez les confréries Tidianes (pour les chants), les Layénes (avec le balancement des bras et l’absence d’instruments), les Khadres (avec la présence des tambours dénommés « tabala ») ou même les Mourides, chaque groupe a une manière bien spécifique de s’exprimer. Cette façon, propre à chacun d’exposer ses ressentis, par les chants, se retrouvent également chez les personnes de confession chrétienne, qui utilisent divers types d’instruments musicaux, pour habiller les louanges au Christ ou au Seigneur. En outre, parler de spiritualité équivaudrait, selon Iba Gaye Massar, à convoquer toutes ces expressions, qui tournent autour des moyens à mettre en œuvre pour chanter le Créateur. C’est dans ce sens que l’artiste soutient concevoir la spiritualité « comme un concept, qui est au-dessus de toute religion, car il existe une seule foi, celle en Dieu ». Il y a quelques années, souligne Iba Gaye Massar dans sa volonté de louer le Seigneur à travers des airs, le marabout Cheikh Ahmadou Kara Mbacké avait, à travers sa production « Mélodie divine », glorifié son Créateur.
Ce fut, à la fois, l’exemple et le déclic, affirme Iba Gaye Massar, avec un album certes dédié au Seigneur, mais par l’entremise de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. Le top est donné et depuis, ce sillon est emprunté par de nombreuses personnes.

Un secteur en développement
Cette approche, souligne l’artiste, est un héritage spirituel et à la fois cultuel. Pour exemple, chez les Layénes, dans leur manière de rendre hommage au Mahdi et même chez les Tidianes, il y a une manière spécifique qui relève du culte intrinsèque de chaque communauté. Ce phénomène a connu des prolongements dans le monde de la musique, qui n’échappe pas au vent de la spiritualité. Avec « Music ci Bamba », un concept artistique de grande dimension, qui met en œuvre un événement culturel de musique spirituelle, il y a aussi ce festival qui en est à sa troisième édition. Durant cette manifestation à la Place de l’Obélisque, il est annoncé une communication d’Amadou Tidiane Wone sur « Les érudits de l’Islam dans la société ». Tandis que Felwine Sarr musicien, poète, professeur d’économie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, va évoquer le binôme musique et Islam, avant qu’Abdallah Fahmi ne vienne clôturer cette série de conférences autour de la thématique « Serigne Touba, Imaan, Islam et Ikhsaan ».

« Zikr » ou comment louer le Divin
Au Centre culturel Blaise Senghor, en marge de la discussion, la répétition suit son cours, avec ce collectif de musiciens, sans distinction de confessions, qui doit accompagner Iba Gaye Massar pour sa prestation lors de ce festival. David Gomes le claviste chrétien pose les gammes, accompagné en cela par Ridial à la basse, Sister Ouly à la guitare, Bily Diop à la batterie et les autres musiciens ont le cœur à l’ouvrage. Dans leur conception, les instruments jouent un grand rôle, dans tout ce qui est spiritualité. « Ils ont leur propres avis », lance taquin Iba Gaye Massar, dans un exercice de philosophie.
Ces artistes préparent les deux morceaux que doit proposer Iba Gaye Massar ce soir à la Place de l’Obélisque, dans le cadre du Festival des Nuits du Zikr et musiques spirituelles. Dans sa définition, Iba Gaye Massar pense que le « zikr » est littéralement un rappel. Et quand on y adjoint le mot « Allah », cela renvoie, à son avis, au « Zikrallah », qui est une manière d’évoquer le Divin, ses beaux noms, ses attributs, etc. Dans cette approche de louange, note-t-il, on retrouve une certaine diversité, comme la dissemblance qui existe dans toute création. Pour cette prestation, deux morceaux seront proposés au public. D’abord, le morceau « La Illaha Illala » va être entonné. Car le « La », rappelle Iba Gaye, est la note universellement acceptée, comme celle de base audible. Ensuite, le public pourra écouter « Kennal Kenne Ki », qui sera une mélodie qui permettra de montrer le caractère inédit de la vie et de l’œuvre du Prophète Mohamed (Psl).

Belle brochette d’artistes
A notre passage à la Place de l’Obélisque, les organisateurs s’affairaient sur les derniers réglages. Le podium déjà en place et la sono installée, il restait les tentes à ériger pour les conférences et autres expositions. Selon eux, cette troisième édition sera encore plus populaire, si on considère les artistes qui vont se produire.
C’est ainsi que l’on annonce la participation de Souleymane Faye, Simon, Bibson, Dougo le Guinéen, Iba Gaye Massar, Moustapha Rassoul, Serigne Mbacké, etc. A ces derniers s’ajoutent des as, comme Aïda Bou Baye, native de Médina Baye et capable de tétaniser le public, de sa voix puissante. La Chorale Saint Paul-Saint Augustin, avec ses chants si exaltants, va avec ses prestations donner une autre teneur à la cohabitation exemplaire entre les religions au Sénégal.
La troupe culturelle et islamique Jottali, une structure qui œuvre dans les promotions des valeurs islamiques, le Diwaane Mmud fondé par Serigne Modou Kara, de même que Saïda Binta Thiaw seront, entre autres, présents à ce spectacle.

SOLEIL Par Amadou Maguette NDAW

Source : xibar.net | 2014-08-03 15:49:00.0
http://www.xibar.net/video/

Source : xibar.net | 2014-05-24 18:23:00.0
L’artiste-chanteur Souleymane Faye est connu de tous pour son franc-parler, son style unique et son savoir-faire en matière de musique. « Diégo », pour les admirateurs, est un artiste entier qui a sa propre vision de l’art musical. De la menuiserie à la musique, Souleymane Faye est revenu, dans cette interview, sur son parcours atypique. L’auteur du tube « Jeleeti » a aussi donné son point de vue sur la situation actuelle du paysage musical. Pour lui, ce qui se joue aujourd’hui est tout sauf de la bonne musique.
Parlez-nous de vous. Qui est vraiment Souleymane Faye ?

C’est une question très difficile. Seul Dieu connaît l’être humain. C’est difficile de dire qui nous sommes. En tout cas, je suis né dans les années 50. J’ai grandi et fait mes études à Dakar. J’ai appris la menuiserie avant de faire de la musique. En fait, je suis devenu musicien sans m’en rendre compte. Au début, c’était juste un jeu pour moi. Mais, au fil du temps, j’ai senti que j’avais une chance de réussir dans ce domaine. Mais je n’avais pas abandonné mon métier pour autant. Je consacrais mon temps libre à la musique. C’est à force de fréquenter les musiciens que je suis devenu musicien. J’ai dû arrêter la menuiserie pour me consacrer entièrement à ma carrière musicale. Car, financièrement, je m’en sortais très bien. A part cela, je suis marié, j’ai des enfants ; je mène une vie normale. Je donne la dépense quotidienne et je m’occupe bien de mes enfants.

A propos de l’enfance, comment étiez-vous ? Terrible ou timide ?

J’étais comme tous les garçons de mon âge. Seulement j’étais trop curieux, je voulais connaître le pourquoi des choses. On peut être curieux sans s’occuper de la vie des autres ; c’était mon cas. Je voulais connaître la vie. Je me posais trop de questions et j’étais très digne. Je n’enviais pas ceux qui étaient plus riches que moi. J’étais décidé à m’en sortir tout seul. Raison pour laquelle j’ai beaucoup voyagé. J’ai fait l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Niger, l’Algérie, la Yougoslavie, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, entre autres pays. J’ai sillonné un peu le monde, à la quête de la connaissance. C’était très important pour moi. Car, l’argent peut manquer, mais la connaissance demeure. J’ai toujours été curieux. Heureusement que je n’avais pas de complexe à étaler mon ignorance. Quand je ne sais pas, je demande ! Je n’avais pas ce complexe.

En quelle année est sorti votre premier album et comment les Sénégalais l’avaient accueilli ?

J’ai fait mon premier album avec le groupe « Xalam » en 1986 en France. Il a eu beaucoup de succès. J’ai connu le « Xalam » à Dakar et nous avons fait un album en Europe. J’ai fait un seul morceau avec le groupe car je l’ai tardivement intégré. Ce seul morceau « Digg Doolé » a connu un succès inattendu.

Quel est votre genre musical préféré ?

J’aime bien le jazz, le rock, le blues, la musique brésilienne, l’afro-cubain, la salsa. Le Mbalakh (il hésite)…, il appartient à un groupe. C’est pour les griots. C’est une musique pour eux. Parfois j’en joue un ou deux morceaux, mais pas plus. Je suis un Sénégalais, donc il fait partie de ma culture. J’aime bien le Mbalakh. Je le danse souvent d’ailleurs. Il m’arrive de danser quand j’écoute Thione Seck par exemple.

Donc vous ne vous voyez pas faire du cent pour cent mbalakh ?

Non, ce n’est pas mon domaine. Actuellement, je fais de la variété, c'est-à-dire je joue du jazz, du rock, du blues, de la salsa, du reggae et un peu de mbalakh et du slow, le tout en Wolof. Je fais du mbalakh comme les autres. Je produis du mbalakh d’écoute, qui ne fait pas trop de bruit.

Vous chantez des thèmes souvent très riches comme « Thiabibi », « Sogui », entre autres. Quelle est votre source d’inspiration?

Je suis un homme très sensible, c’est pourquoi j’écris des thèmes sensibles. Je suis sensible à beaucoup de choses, mais je ne le montre pas. Je me réfugie souvent dans mes chansons pour extérioriser tout ce que je ressens. A travers mes morceaux, j’essaie de trouver des solutions aux problèmes de la société. Je n’ai pas besoin d’inspiration ; j’écris ce que je ressens. Les mots viennent tous seuls, car ils sont ancrés en moi. Mais je les traite dans le plus grand respect. J’évite de heurter les gens. C’est très important de garder ce côté pudique et respectueux de notre culture. Il ne faut pas pointer du doigt. On n’a pas besoin d’indexer une personne quand il s’agit de dénoncer un fait. Je ne cite jamais de nom, c’est interdit ! Les gens se retrouvent facilement dans mes chansons. L’écriture est très difficile. Il faut le faire dans le plus grand respect pour que les jeunes de même que les vieux puissent s’y retrouver. Les rappeurs sont très véridiques, mais il leur manque ce côté respectueux. Ils lancent des messages très importants, seulement la façon de faire laisse parfois à désirer.

Pourquoi insistez-vous sur le côté humoristique dans vos chansons ?

Il faut, autant que possible, détendre l’atmosphère ; c'est-à-dire faire rire les gens. Pour que le message passe rapidement, il ne faut pas être trop sérieux. Je mets un peu d’humour dans mes chansons, tout en éduquant. C’est de la comédie musicale, mais les paroles sont vraies.

Le morceau « Sogui » a touché beaucoup de gens. Est-ce une histoire vraie ?

C’est vrai ! Sogui est un ami. (Il hésite) C’est le seul vrai ami que j’ai eu dans ma vie. On ne peut pas avoir plusieurs amis. Seuls les hypocrites en ont. On peut avoir des compagnons et sympathisants certes, mais l’amitié c’est quelque chose de très profond. Un vrai ami, c’est quelqu’un qui est prêt à mourir pour vous. C’est très rare de nos jours. (Il marque un temps d’arrêt) Sogui était mon véritable ami. Sa disparition m’a beaucoup touché. On ne connaît pas la mort quand on est jeune. Et c’était le grand choc de ma vie. J’ai compris que la mort existe réellement. A l’époque, je ne savais pas que nous allons tous mourir un jour. J’étais jeune et je croyais qu’on était tous éternel. Donc j’ai écrit sur ce sujet…

Vous avez votre propre style, une manière particulière de voir les choses. Est-ce à dire que Souleymane Faye est un anticonformiste ?

Je vis normalement, comme tout le monde. Je donne l’air de quelqu’un de désintéressé, qui n’aime pas les bonnes choses de la vie. Pourtant tel n’est pas le cas. Mes proches savent que j’aime bien prendre soin de moi et de ma famille. Je suis très ambitieux. Seulement je ne suis pas pressé. Je ne veux pas montrer une image qui n’est pas la mienne. Je ne veux pas faire semblant d’être un nanti alors que tel n’est pas le cas. Il faut éviter ce genre de comportement ! Malheureusement, bien des artistes tombent dans ce travers. Ils dégagent une image qui n’est juste que de la duperie. Cela fatigue la personne qui n’est plus libre alors ! Finalement on est obligé de se cacher tout le temps ou de mettre des vitres teintées. Je ne peux comprendre qu’on fasse tout pour être célèbre et qu’on se cache une fois qu’on l’est devenu. Il y a problème quelque part ! L’artiste n’a pas besoin de se cacher, il est libre comme tout le monde. Il peut se permettre de monter sur une charrette, de prendre le « car rapide » ou de marcher pieds nus, s’il le souhaite. Qu’il soit libre ! Il ne faut pas essayer d’afficher des choses qui ne sont pas vraies.

Souleymane Faye vit-il de son art ?

Depuis 40 ans je ne vis que de la musique. Donc cela veut dire qu’elle m’apporte quelque chose. Je rends grâce à Dieu, je m’en sors bien. J’ai des contrats, et je suis dans un Jazz club. Je joue quatre ou cinq fois dans la semaine entre Dakar et Saint-Louis. Je n’ai que deux jours de repos. Franchement je rends grâce à Dieu car je parviens à subvenir aux besoins de ma famille. J’aide aussi mes proches. Par contre, je ne garde rien sur moi. Je préfère aider ceux qui en ont besoin que d’épargner mon argent. Je ne veux pas jouer au riche alors que mes parents crèvent de faim. Cette richesse ne sert à rien. J’ai plutôt pitié de ceux qui ont ce genre de comportement.

Il est très rare de voir Souleymane Faye monter sur la scène lorsque d’autres musiciens se produisent. Quelles sont vos relations avec vos collègues artistes ?

J’ai de très bons rapports avec les autres artistes. Mais, je ne suis pas présent partout, car c’est ma nature. Je ne vais pas n’importe où. Je me fais voir quand j’ai du boulot, sinon je reste chez moi. Je pouvais bel et bien être dans certains spectacles, histoire de jouer un morceau. Mais ce n’est pas intéressant pour moi. Je n’ai pas la même vision que les autres.

Comment jugez-vous actuellement le paysage musical marqué par l’éclosion de jeunes talents ?

Je n’ai pas entendu de bonne musique au Sénégal depuis longtemps ! Il n’y a pas de recherche dans ce que j’entends. On ne fait pas de la musique juste pour être célébré ou pour avoir de l’argent. Il faut bien apprendre le métier, sinon on n’ira pas loin. On fera juste un ou deux albums et on retournera dans l’anonymat. Il ne faut pas être trop pressé dans la vie, un métier s’apprend. On ne peut pas sortir un seul album et se prendre pour une star. Avant de monter un orchestre, il faut au moins avoir un riche répertoire. Mais créer un groupe sur la base d’un seul album, c’est trop abusé.

Vous avez un projet pour les jeunes de la banlieue. En quoi consiste-t-il ?

Il s’agit d’un complexe musical et artisanal. Les jeunes vont y apprendre la menuiserie et la musique. Ils vont allier les deux. Ils pourront faire aussi des études une fois dans la semaine et du sport. J’en ai parlé avec le président de la République, Macky Sall, qui m’a mis en rapport avec un ministre. Le projet est en cours.

Soleil Propos recueillis par Absa NDONG

Source : xibar.net | 2014-04-05 14:23:00.0
Avouons que nous regardons rarement la télé à cause de la pitrerie de certaines émissions qui y sont diffusées sans le moindre contrôle d’un maître de l’art. Mais à vrai dire, nos médias, à travers certains de leurs animateurs ainsi que les programmes proposés, sont absolument très loin d’être des facteurs de qualité, qui véhiculent une éducation instructive appropriée et bénéfique aux populations. En effet, à voir certaines émissions, qui comportent à la limite, un grave danger pour l’unité et la cohésion nationale, ainsi que la méconnaissance de leurs animateurs de nos diverses cultures, on peut se demander parfois, si au sein de nos médias, ce n’est pas le laisser-aller total qui y règne. En tout cas, c’est comme si chacun ne fait ses émissions que comme bon lui semble et comme il l’entend, avec des limites objectives évidentes sur les sujets en question, pour ne pas dire avec des connaissances très sommaires des sujets à traiter.
Et comme récemment le disait si bien Mame Less Camara, journaliste chevronné, rigoureux et formateur au CESTI à propos de la théâtralisation de la revue de presse que : «Si c’est un bouffon qui parle, le médium devient bouffon» ce qui est irréfutable. Autrement dit, si c’est un animateur non ou peu culturel qui parle de culture, celle-ci évidemment en pâti et bonjour les dégâts, comme l’a fait cette animatrice. Ainsi, à l’avenir, elle devra méditer, comme tous les autres d’ailleurs, le chansonnier Souleymane Faye, quand il dit : « xam so gë jëf mo gë na wër ». Effectivement, nos médias excellent dans le folklore et les faits divers de bas étage en tous genres, plutôt que de nous fournir la bonne information crédible, vérifiée au préalable de sources sures, avant de nous les livrer. Ce qui est un principe journalistique élémentaire et une fondamentale dans la déontologie de cette profession.

Par ailleurs, la question que l’on doit se poser sérieusement à propos de ce reportage, qui a plus désinformé les téléspectateurs à cause des erreurs recelées, plutôt que de les informer, est celle de savoir, s’il y a bien et effectivement une direction ou un responsable attitré dans ce média ? C’est-à-dire quelqu’un qui vérifie et contrôle au préalable certaines émissions, avant leur diffusion, surtout quand celles-ci touchent particulièrement à la culture en général. En fait, ce n’est qu’au Sénégal, où l’on voit, n’importe quel animateur (DJ talentueux et baratineur) s’aventurer et oser animer des émissions culturelles, qui exigent des connaissances pointues en culture générale, en dehors de celle spécifique dans le domaine visé. Chez-nous, l’animateur est presque une clé passe-partout, qui peut animer des émissions sur toutes les cultures de notre pays et même d’ailleurs. Alors qu’il va de soi que l’on devrait quand même savoir, qu’il ne suffit pas du tout d’être journaliste seulement, pour être capable de produire des émissions sur les différentes cultures de notre pays. Au demeurant, on peut se demander à juste raison : « est-ce qu’il y avait réellement un pilote dans cet avion de la TFM ? » Sinon comment comprendre, que de pareilles erreurs aussi graves qui relèvent de la culture d’une ethnie ou communauté à part entière, dont on ne connait absolument rien, ne maitrise ni les tenants ni les aboutissants, soient de façon aussi délibérée et irresponsable diffusées dans les médias, avec toutes les informations erronées qu’elles comportaient outre mesure.

C’est une faute grave qui incombe à la direction du média concerné, notamment la TFM. Je pense qu’il faut le dire de façon nette et claire, pour que les médias soient plus vigilants et regardant, en prenant toutes les précautions nécessaires, lorsqu’il s’agit surtout de la culture, de la religion, de la sécurité territoriale, de l’unité et la cohésion nationale et de la vie privée des personnes. Car, ce sont des domaines dans lesquels, les erreurs commises, portent aux victimes des préjudices incalculables et irréparables. Et dans le cas présent, les précautions nécessaires n’ont pas du tout été observées, sans doute par laxisme. Ce qui veut dire tout simplement que l’animatrice n’a point du tout tenu compte,

ce qui est du point de vue professionnel extrêmement grave, de toutes les conséquences ultérieures qui pourraient découler de ses propres erreurs, et qu’elle faisait subir injustement par mégarde, à toute une communauté. Ce média, n’a même pas eu non plus la présence d’esprit de mesurer les éventuelles conséquences désastreuses ainsi que le discrédit et le tort incommensurable qu’il allait porter à ses compatriotes, en faisant véhiculer des informations totalement erronées à travers le monde, sans au préalable les avoir vérifiées. Il n’a pas jugé non plus utile d’avoir l’aval ou le quitus du chef du desk culturel, évidemment, si toutefois celui-ci existe bien dans ce média-là.

Par ailleurs, nous devons bien nous interroger de l’utilité et du bien-fondé de la création du CNRA ? Présentement, nous n’avons pas senti à quoi nous sert le CNRA et au-delà, même l’ARTP, dans la mesure où nos médias peuvent diffuser et véhiculer en toute liberté sans aucun risque à encourir, toutes sortes de bêtises et de sottises sur nos cultures, au vu et au su de cette Agence, dont le rôle est justement de veiller et de réguler ce qui se passe dans ces médias. Déjà, elle nous coûte très cher avec l’entretien de son personnel, grassement payé sans résultat palpable. Par conséquent cette agence constitue de fait, une problématique à résoudre immanquablement au point de vue fonctionnalité et rentabilité. Et l’on pourrait parfaitement dire à propos du CNRA, tout cela rien que pour ça !

Alors, le CNRA et la direction de la TFM sont prestement interpelés en ce qui les concerne, sur cette grave bévue, qui engage entièrement leurs responsabilités, pour n’avoir pas agi à temps en amont, et faire ce qu’il fallait faire pour éviter de telles dérives de se produire. Ils doivent tirer maintenant, chacun en ce qui le concerne, tous les enseignements nécessaires qui s’imposent, pour éviter à l’avenir, la reproduction de telles erreurs. A bon entendeur salut !

Ceci appelle d’urgence de la part des Pouvoirs publics, au vu des dérives récurrentes dans divers domaines au niveau des médias, de prendre des mesures idoines et de veiller scrupuleusement de plus près, au contrôle, à la régulation, au fonctionnement normal des médias sur la base de leurs cahiers des charges. Maintenant, nous ne devons, nous en prendre qu’à nous-mêmes, si les médias étrangers diffusent et véhiculent de fausses informations et de graves erreurs, que nos propres médias leur ont fournies.

Voilà encore une raison supplémentaire qui nous rappelle Nelson Mandela et justifie amplement encore, que nous n’avons ni bien appris ni bien tiré de lui, les leçons humanistes de haute portée qu’il nous a laissées, car pour lui, seul l’Etre humain compte et doit compter pour l’Humanité. Comme il aimait le rappeler si souvent, tous les Etres sont égaux à ses yeux, et tous sont également issus d’un même moule ou des mêmes ancêtres, à savoir d’Adam et d’Eve. Ceci, n’est -il pas largement suffisant pour nous ramener à une raison discursive, qui nous intime l’ordre de respecter l’existence de l’autre tel qu’il est, et ne pas faire de jugement de valeur, tendant à se croire ou se prendre comme supérieur à tous les autres différents de toi. Ceci simplement, à cause de différences de perception et d’appréciation du milieu dans lequel nous vivons et des modes de vie choisi par les uns et non par les autres, dont les origines et raisons qui en sont la cause, datent de très loin.

Mandiaye Gaye

Gaye_mandiaye@hotmail.com

Source : xibar.net | 2014-03-26 19:01:00.0

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