Artistes et Groupes de DanceHall

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Compilations

Dancehall Nice Again(3)  -  

Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

On avait laissé Daddy Mory en 2016 avec un album peut-être incompris qui n'avait pas rencontré le succès escompté (Travail d'artiste), mais le voilà de retour plus affetucirc;té que jamais avec un nouvel effort qui risque de mettre tout le monde d'accord. Le compère de Big Red dans Raggasonic renoue avec un reggae incisif et authentique sans pour autant délaisser le dancehall hardcore qu'il affectionne tant.On comprend vite que Mory a choisi de se livrer sur cet album éponyme. Lui qui avait du mal à parler de lui-même dans ses chansons le fait pourtant avec réussite sur l'énorme Life Story, titre introductif sur lequel le singjay raconte sa vie de sa naissance jusqu'à la création de Raggasonic aidé par un riddim hyper efficace de Manudigital. Les fans du duo mythique apprécieront d'ailleurs le tune suivant, Hardcore, véritable anthem sur lequel on croirait presque entendre Big Red répondre à son pote. L'instru, The Armour Riddim, n'y est pas pour rien puisqu'elle est l'oeuvre de Frenchie ; le boss du label Maximum Sound connaît bien Raggasonic pour avoir produit leurs deux premiers albums. Habitué à faire appel aux Jamaïcains, Mory s'est cette fois entouré d'une team 100 % bleu blanc rouge côtés producteurs et invités. Yaniss Odua vient prêter main forte à son grand-frère sur un plaidoyer pro-reggae convaincant, Taïro s'invite sur Malcolm X, un dancehall rythmé anti-raciste, et l'on retrouve Tiwony sur le single La dette sorti il y a quelques mois déjà. Des featurings de coeur parmi lesquels se glisse la plus grosse surprise de l'album : un clash vénère contre LMK ! La jeune chanteuse n'y va pas de main morte quand il s'agit de vanner son aîné. On serait même tentés de dire qu'elle remporte l'affrontement face à Mory qui fait preuve de recul sur lui-même dans cet exercice qui lui va si bien. Posé sur un riddim dancehall particulièrement énervé signé Cisko, ce tune va faire parler soyons-en setucirc;rs !Même s'il apparaît plus assagi sur certains tracks, Daddy Mory n'a en rien perdu de sa fougue ; Laisse-les et Hypocrites séduiront les fans du franc-parler de l'artiste. Capable de faire sonner un lyrics simple comme personne grâce à sa technique vocale, il lâche aussi quelques titres plus légers et festifs comme Mory Kush, vantant les mérites de sa propre variété de weed sur une excellente instru reggae hip-hop, ou Party Time, un ska énergique invitant à la fête. Mais Mory sait également aller là où on ne l'attend pas et c'est aussi pour ça qu'on aime cet album. On le surprend à chanter / certes aidé d'un léger autotune / sur Ici et là, à l'ambiance nostalgique et presque vaporeuse, et à flirter avec l'afrobeat sur One Love. etCcedil;a n'a pas toujours été le cas, mais force est de constater que cette fois, Daddy Mory réussit tout ce qu'il entreprend ! Il clôture même l'album avec un tune lover interprété exclusivement en anglais, le premier de sa carrière selon ses propres aveux.Daddy Mory a placé la barre très haut sur ces 16 nouveaux titres. Il livre un album très personnel, très varié et très bien produit qui prouve que l'on peut encore compter sur lui pour de nombreuses années. C'est setucirc;r, Mory n'a pas fini de rugir !Tracklist :01. Life Story02. Hardcore03. Mama04. Reggae Powa feat. Yaniss Odua05. Mory Kush06. Party Time07. Ici et là08. One Love09. Laisse-les10. Malcolm X feat. Taïro11. Féroce feat. LMK12. Go Fi Dem13. Hypocrites14. La dette feat. Tiwony15. Maximum16. Miss You
Source : reggae.fr | 2018-10-26 02:00:00.0
Le chanteur dancehall Dasinga était récemment en Guyane pour les Lindor. L'occasion pour nous de le questionner sur son parcours.
Source : franceguyane.fr | 2018-10-26 00:00:00.0
Le Conquering Sound c'est ce duo de selectas avignonnais formé par Ju-Lion et Green Ben. Les habitués des soirées reggae du sud-est et même d'un peu partout en France connaissent forcément ce nom tant le crew a multiplié les prestations live dans des sélections où tous les genres sont mis à l'honneur, du ska au digital en passant par le dancehall et le new roots. L'équipe s'était lancée dans la production en 2016 sous le nom de Conquering Records avec la Gun Salute Mixtape largement consacrée à Sir Jean. L'année suivante, ils sortaient une séries de trois 7'' avec le My Enemies Riddim, un recut du Deliver me from my Enemies de Yabby You sur lequel avaient été invités Lutan Fyah, Djanta, LMK, Sir Jean, Lion D et Spectacular. Le label nous revient aujourd'hui avec ce dernier sur un maxi vinyle 12'' où la scène avignonnaise est mise à l'honneur puisqu'on y retrouve une version dub signée Jo Welders et deux remixes de Mahom et Ashkabad.etCcedil;a commence avec Speed it Up, un riddim puissant très teinté digital aux basses lourdes et prépondérantes à la manière des productions UK. Un riddim qui colle à merveille au flow ravageur de Spectacular. Le MC jamaïcain y aborde un sujet souvent tabou : l'argent. C'est ensuite Jo Welders qui se charge de la version dub en la traitant " à l'ancienne " et avec soin, ne gardant que quelques éclats de voix soigneusement choisis et truffés d'échos ou mettant l'accent sur un détail par ci et un autre par là à grands renforts d'effets en tous genres.On reste donc à Avignon sur la face B avec deux remixes chacun composés par une moitié du groupe Bass Trooperz. Mahom se lance en premier avec le talent qu'on lui connaît en nous proposant une version toujours aussi digitale que l'originale mais beaucoup plus paisible et planante. C'est enfin Ashkabad qui vient s'approprier le morceau, s'orientant beaucoup plus vers des sonorités bass music actuelles pour un remix psychédélique entre trap et jungle.Avec Speed it Up, Conquering Records nous montre son amour du reggae au sens large grâce à un maxi qui fera skanker les dub addicts et qu'on devrait rapidement entendre en sound system. Et que dire du flow si particulier de Spectacular à part qu'on aimerait l'entendre beaucoup plus souvent sur ce genre de productions !Tracklist :A1 : Spectacular - Speed it Up A2 : Jo Welders - Speed it DubB1 : Mahom - Speed it Up RMX Part. 1B2 : Ashkabad - Speed it Up RMX Part. 2
Source : reggae.fr | 2018-10-22 02:00:00.0
Ce dimanche, à 18 heures, Misié Sadik sera en concert au Palais des sports du Gosier. L'artiste de reggae-dancehall sera entouré de nombreux...
Source : franceantilles.fr | 2018-10-17 00:00:00.0
Pour cette rentrée, Natty Jean présente son deuxième album Imagine. En s'associant avec de grands noms comme Godwin Logie, Cheick Tidiane Seck ainsi que Boris de Danakil et Manjul, il décide de flirter avec les styles musicaux pour colorer son reggae de touches dancehall, de sonorités urbaines et bien setucirc;r d'influences africaines.L'album démarre avec quelques surprises dans le titre Laissez-nous, prenant dès les premiers accords une ambiance très digitale que l'on retrouvera dans l'entraînant Falling ou le planant et spirituel Lou Teugue Tass. Une entrée en matière très dynamique avant de repartir sur des influences reggae plus classiques avec solos de guitare, choeurs et cuivres.Natty Jean nous offre un véritable voyage musical moderne entre France, Afrique, et Jamaïque, mais pas que ! Sur Taya, on retrouve en effet l'univers hip-hop tant affectionné par le Sénégalais. Le chaleureux Salimata, longtemps chanté sur scène avec Danakil, fait lui aussi partie des titres très entraînants de cet opus ! Ak Yow s'avère être un vrai contraste avec ce dynamisme en proposant un rythme très slow grâce à la douceur de l'envoetucirc;tante chanteuse venant accompagner Natty Jean, la Sénégalaise Viviane Chidid. Pour rester dans cet esprit doux et chantant, Natty nous offre le titre Sénégal où la fletucirc;te vient nous bercer sur fond de percussions et guitare acoustique.Les thèmes traités sont parfois durs. La plume du compère de Balik fustige la supercherie des médias, lutte contre l'esclavage mental, s'indigne des relations entre l'Afrique et les pays occidentaux... Natty n'est pas défaitiste pour autant et nous montre notamment avec son morceau On m'a dit que la sortie de l'obscurantisme est proche et qu'il suffit simplement de savoir rester fort pour faire face à la tempête.A l'image du dernier album d'Alpha Blondy, Human Race, Imagine devient un réel plaidoyer pour la cause africaine, la liberté, la révolte consciente et le respect. En oscillant entre wolof, français et anglais, Natty Jean crée un album aux styles métissés, à l'identité marquée et montre sa personnalité d'artiste engagé bien décidé à faire bouger les choses. Un véritable cri rebelle plein d'espoir au sein duquel l'Afrique, racines de l'artiste, est admirablement mise à l'honneur.Tracklist :01. Laissez-nous02. Falling03. On m'a Dit04. Sénégal05. Lou Teugue Tass06. Taya07. Ak Yow feat. Viviane Chidid08. Salimata09. Imagine10. Prezident feat. Didier Awadi et Gaston11. Egotrip12. Adouna13. Allah14. Echosysdub feat Ondubground et Danakil
Source : reggae.fr | 2018-10-04 02:00:00.0
Véritable sorcier musical, DJ Vadim donne dans le reggae depuis quelques années maintenant. Il vient de sortir le troisième volume de ses albums Dubcatcher sur lequel il accueille quelques-uns de ses artistes fétiches comme Ras Demo, Earl 16, Jamalski ou encore Big Red. Le DJ et producteur russe revient avec nous sur la création de cet opus, sur son univers et sa passion pour les musiques aux plurielles...Reggae.fr : Qu'as-tu voulu exprimer avec le titre Dubcatcher et quel est le dénominateur commun aux trois volumes ?DJ Vadim : Ce n'est pas tellement l'aspect physique de la musique dub, mais plus le fait de capter l'ambiance, la vibe. Voilà ce que j'exprime dans cette expression "Dubcatcher", capter le dub. Bien setucirc;r, comme il s'agit de dub très orienté reggae, la culture du riddim et de la bass music est aussi très présente dans ce concept. Les trois volumes s'inscrivent dans un voyage au cours duquel j'expérimente dans ma chambre d'écho.D'où vient le super héros qui apparaît sur toutes les pochettes ?C'était l'idée du graphiste, mais j'ai adoré dès la première pochette, donc je lui ai suggéré de le garder pour les autres. J'aime ce parallèle entre un personnage de cartoon qui se bat contre des méchants et mon parcours de combattant dans la musique... ou dans la vie aussi d'ailleurs.Ce troisième volume est encore plus expérimental que les précédents. C'est important pour toi de toujours repousser les limites ?Je ne sais pas si on peut vraiment le qualifier d'expérimental. Je pense qu'il est juste plus ouvert à d'autres musiques que simplement ancré dans le reggae. Il y a des bribes de bass music, de grime, de roots, de dub, de hip-hop... Je préfère parler de ressenti plutôt que de coller des étiquettes ou des noms à un style de musique. Mais en tant que DJ, je comprends d'où viennent ces étiquettes et l'importance qu'elles ont pour les gens. J'essaye d'extraire le meilleur de différents styles et d'assembler tout ça à ma façon.Tes albums sont toujours riches et intenses. On y trouve beaucoup d'invités et plein de sonorités très variées. Pourquoi un tel éclectisme ?Certains artistes sont bons dans un style particulier, mais j'ai toujours pensé que pour être un grand musicien, chanteur ou producteur, il fallait être capable de conquérir tous les styles. C'est ce que j'essaye de faire moi-même et je m'entoure de MCs qui sont dans le même esprit.Comment choisis-tu tes invités ?Je travaille avec ceux qui sont disponibles. Il y en a plein avec qui j'aimerais collaborer que je n'arrive même pas à contacter ou qui sont trop occupés.Lesquels par exemple ?Busta Rhymes, Beenie Man, Cham, Shabba Ranks, Missy Elliott ou Horace Andy.La plupart des artistes qui travaillent avec toi sont anglophones, mais il y a quand même un artiste français qui se glisse dans la tracklist de cet album...Oui, Big Red ! etCcedil;a fait longtemps qu'on bosse ensemble. On s'est connus à Marseille en 2005 et il fait partie de ma famille depuis. C'est normal qu'il soit sur cet album. C'est l'un des meilleurs MCs que je connaisse sur scène. Il est très versatile. Il peut toaster sur du roots, du dancehall, de la grime, du hip-hop, de la jungle ou du garage. C'est un vrai tueur !Tu es toujours très productif. Où trouves-tu le temps de créer et de sortir toute cette musique ?Je me le demande aussi parfois. Je pense que je dois être un super héros qui se bat constamment contre les problèmes de la vie quotidienne.Tu as créé ton propre label Jazz Fudge. Pourquoi ce choix ?Je l'ai créé en 1995 pour sortir ma musique. Personne n'était intéressé par ce que je faisais, donc je n'ai pas eu le choix. C'est aussi simple que ça. Je l'ai plus créé par défaut que par choix en fait.Sur quoi travailles-tu en ce moment ?Pas grand chose puisque je suis papa depuis un an et ma fille me prend tout mon temps. Je viens de créer un pack de samples tirés de l'album Dubcatcher Vol. 2. Un bon paquet de boucles qui ravira pas mal de producteurs.Comment as-tu découvert le reggae ?J'ai grandi avec le reggae et le hip-hop. Je pense que j'ai d'abord plus accroché avec le hip-hop, mais le reggae a toujours été là et j'ai toujours aimé en jouer dans mes DJ sets. En plus, le hip-hop est devenu de plus en plus commercial et de moins en moins intéressant donc le reggae a fini par prendre le dessus chez moi.Qu'aurais-tu fait de ta vie si tu n'étais pas dans la musique ?Sans doute ce que je faisais avant de faire de la musique. C'est-à-dire ingénieur civil. Je suis tombé là-dedans par hasard, ce n'était pas le boulot que je rêvais de faire mais ça me plaisait et j'étais plutôt bon.
Source : reggae.fr | 2018-10-02 02:00:00.0
Le beatmaker et multi-instrumentiste français Manudigital revient fort en cette rentrée 2018 avec un deuxième album nommé Bass Attack qui sortira le 5 octobre prochain sur le label de X-Ray Production. Après son premier opus solo, Digital Pixel, déjà très réussi, l'artiste français se permet d'explorer encore un peu plus les abysses du dub et de la bass music.Manudigital nous annonce la couleur d'entrée de jeu avec sa pochette qui offre une immersion dans son univers si particulier. On aperçoit des instruments qui ont servi sur l'album (boites à rythme, pédales d'effet et autres synthés dont le fameux MT40) ou d'autres objets plus personnels comme un skateboard, un passeport, des casquettes ou encore des jetons de poker.Pour lancer les hostilités, Manu a fait appel à Red Fox sur Bye Bye Boom Boom, un tune puissant accompagné du flow massif du MC jamaïcain et souligné par des solos de guitare très rock presque dignes de certains groupes de heavy métal. On enchaîne avec Nah Fight sur lequel il a convié le MC Mesh M18, connu des massives français les plus assidus uniquement, pour un son très influencé par la bass music. C'est ensuite au tour de Skarra Mucci de poser sur le morceau Rock This World à l'univers plus rudie. Fidèle à lui même, Skarra chevauche l'instru tel un bulldozer sur ses couplets alors qu'il tend plus vers la soul sur les refrains.Le très talentueux Solo Banton déroule son flow tout aussi efficace sur Herb In My Pocket, un track façon 8-bit gavé aux sons de jeux vidéos. Soom T vient quant à elle se frotter à une instru limite dubstep au côté un peu angoissant sur laquelle les sons de Game Boy et les basses saturées fonctionnent à merveille. De quoi vous donner la pêche le matin !Cali P surprend tout le monde en reprenant les mélodies du hit Bleu Blanc Rouge de Raggasonic. Il en fait un terrible son rub-a-dub sur un beat de plus en plus lourd au fur et à mesure qu'il avance. Les ambiances sont variées sur cet album et Junior Cat le confirme sur Shoot et Collect, un dancehall sur fond de sonorités orientales qui n'est pas sans rappeler l'univers de Major Lazer. Panda Dub et Royale prennent le relais sur My Story qui dévoile un riddim métallique très énervé ! Manudigital a mis un point d'honneur à inviter des vétérans jamaïcains. Derrick Parker et Lt Stitchie se retrouvent ainsi pour le superbe duo Winner, mais les artistes français ne sont pas en reste comme le prouvent Taiwan MC et Dapatch avec des titres truffés de références au dancehall yardie. En fin de tracklist, on retrouve le surpuissant Bad en collaboration avec General Degree ainsi qu'un remix drum'n bass de l'excellent / mais malheureusement inconnu / Time Bomb sorti à la base sur l'EP du même de Devon Morgan plus tôt dans l'année.Avec ce nouvel opus, Manudigital nous offre un album plus taillé pour le live que pour une écoute de salon. Il laisse néanmoins apparaître d'autres facettes de sa créativité musicale et ce projet marquera la rentrée reggae 2018 à n'en pas douter ! Nous on adhère à 100 %.Tracklist :01. Ruff It Up feat. General Degree (RMX)02. Bye Bye Boom Boom feat. Red Fox03. Nah Fight feat. Mesh M1804. Rock This World feat. Skarra Mucci05. Herb Inna Mi Pocket feat. Solo Banton06. Dem A Poison feat. Soom T07. Rub A Dub feat. Cali P08. Shoot et Collect feat. Junior Cat09. My Story feat. Panda Dub et Royale10. Winner feat. Derrick Parker et Lt. Stitchie11. Reach The Sky feat. Taiwan MC12. Strictly That Style feat. Dapatch13. Bad feat. General Degree14. Time Bomb feat. Devon Morgan, Sherkhan et Ed Solo (RMX)
Source : reggae.fr | 2018-09-24 02:00:00.0

Album / Animal 63 / 07.09.2018
Electro house

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Source : mowno.com | 2018-09-19 12:19:28.0
Big News ! DJ Vadim est de retour avec un nouvel opus complètement fyah ! Le DJ et producteur russe avait sorti en 2014 un très beau projet nommé Dubcatcher, qu'il avait prolongé en 2016 avec un deuxième volet gavé au son digital anglais et à la drum'n'bass. Aujourd'hui, il réitère avec un troisième volume, nommé Dubcatcher III, Flames Up. Une fois de plus, Vadim propose un album riche en collaborations avec des artistes venus de tous les horizons et des riddims très éclectiques.Pour la pochette, l'artiste russe nous emmène dans un monde de bande dessinée comme sur ses deux précédents albums. La cover laisse entrevoir un combat entre une sorte de dragon représentant Babylone et un super-héros qui résiste à ses attaques à l'aide d'un vinyle. Un visuel qui en dit long sur l'univers musical de Daddy Vad.L'opus s'ouvre sur le tune Dead 2 Us en compagnie de Mr Lexx sur un beat rub-a-dub digital qui prend par moment des aspects de dub destroyed. On enchaîne avec le morceau Nuff Years dévoilant en premier lieu un riddim roots dansant qui se mue en un dub énergique limite dubstep. Le titre, sur lequel se croisent de multiples univers, est porté par le flow sans chichi de Ras Demo. Claire Angel prend le relais pour poser sur Mi Gwarn, un dub électrisant sublimé par sa voix puissante.Arrive ensuite Yung N Powerfull, un riddim reggae rap avec des influences bass music sur lequel se relaient Bay-C (T.O.K.), Zumbi, Abstract Rude et Irah. Le titre Manipulators en collaboration avec Earl 16 est ensuite l'une des très grosses réussites de cet album. Une instru roots entrecoupée de passages dub accompagnés de la voix cristalline et envoetucirc;tante du Jamaïcain. Claire Angel revient nous enchanter avec sa voix sur le grandiloquent Party Hard aux vibes dancehall et hip-hop. Flames Up débarque comme un boulet de canon, avec ses sonorités roots électroniques qui s'envolent vers un univers dancehall. Les flows de Jman, Navigator, Inja, Galak Spiritual et Sr. Wilson font le reste du travail.Dj Vadim nous balance ensuite un riddim roots survitaminé sur lequel on retrouve les flows explosifs de Big Red, Sr Wilson et Jman. Free Ya Mind nous ramène sur un registre plus propre à Daddy Vad avec un tune drum'n'bass accompagné de la voix douce de Chyna Soulstar et du flow ravageur de Red Fox. Only Jah Knows contraste avec le reste de l'album grâce à ses sonorités plus roots. Raving, qu'on pourrait presque diffuser en club, sonne en revanche très dance avec un petit côté pop pas désagréable. The Father, porté par les voix de Serocee et Ucee est dans la même trempe qu'Only Jah Know, des sonorités roots modernes avec des touches de dancehall par moments. Jamalski nous fait quant à lui skanker sur le tune Nah Bad Boy Fe We, un rub-a-dub digital plutôt sombre.No Hype Man sonne comme une sorte de trap reggae, un beat nourri à la nitroglycérine sur lequel on retrouve Jman et Killa P. Résonne ensuite Talk to Me Propa, un beat rap massif et puissant. Rude Boy nous ramène dans un univers roots avec Lion D, Raphael et Syross. L'avant dernier tune, Ta Tell You, sur lequel pose Ras Demo, est un beat digital syncopé très dansant. Pour finir ce nouvel opus, Vadim a fait appel à l'artiste anglais Macka B pour un dub surpuissant une fois de plus teinté de hip-hop.Daddy Vad nous livre avec cet opus un album plus expérimental que le précédent mais tout aussi excellent. On retrouve une diversité assez impressionnante de sonorités et de voix. DJ Vadim se bonifie création après création, pourvu que ça dure !Tracklist :1. Dead 2 Us ft Mr Lexx 2. Nuff Years ft Ras Demo3. Mi Gwarn ft Claire Angel4. Yung n Powerful ft Bay C / Zumbi / Abstract rude/ Irah5. Manipulators ft Earl 166. Party Hard ft Claire Angel7. Flames Up ft Jman/ Navigator/ Inja / Galak Spiritual et Sr Wilson8. Corrupted ft Big Red / Sr wilson et Jman9. Free Ya Mind ft Red Fox/ Chyna Soulstar10. Only Jah Knows ft Ramon Judah et Parly B11. Raving ft Tenor Youtman / Jago/ Syross12. The Father ft Ucee/ Serocee13. Nah Bad Boy Fe We ft Jamalski14. No Hype Man ft Jman / Killa P15. Talk to Me Propa ft Suku (Ward 21)16. Rude Boy ft Lion D / Raphael/ Syross17. Ta Tell You ft Ras Demo18. Control U ft Macka B
Source : reggae.fr | 2018-09-17 02:00:00.0
Mik'La Seen, de son vrai nom Ricardo Popoe, s'est fait un nom sur la scène dancehall locale à la fin des années 2000. Il...
Source : franceguyane.fr | 2018-08-22 00:00:00.0
Les chanteurs de dancehall Kalash et Busy Signal sont les têtes d'affiche du West Indies Festival, ce dimanche, au stade des Abymes lors de la...
Source : franceantilles.fr | 2018-08-09 00:00:00.0
Le chanteur de dancehall jamaïcain était en show-case dans l'Essonne ce week-end (vendredi 3 août), à la soirée...
Source : franceantilles.fr | 2018-08-05 04:34:00.0
Après plus de trois ans de silence, le Parc Arthur Rimbaud de Bagnols sur Cèze a de nouveau résonné au son de notre musique préférée le week-end dernier. Le Bagnols Reggae Festival s'est déroulé avec succès, offrant des moments d'émotions musicales assez incroyables. Retour sur trois jours de chaleur et de good vibes intenses...JOUR 1 Pour l'ouverture du festival, le soleil est au rendez-vous, tout comme les festivaliers qui attendent patiemment l'ouverture des lieux devant la grille. C'est l'artiste français Max Livio qui ouvre le bal pour cette première journée. Malgré un public peu nombreux, Max nous offre un concert puissant et poétique avant de laisser la place aux Viceroys. L'espace Dub Club, sonnorisé par les 24 scoops de Blackboard Jungle (rien que ça!), débute le festival avec un set énergique de Roots Attack et Joseph Cotton qui se mêle au public comme à son habitude.Amputés d'un membre, les Viceroys ne se laissent pas démonter malgré l'absence de Wesley Tinglin, auteur de toutes les paroles du trio. Neville Ingram assure le lead vocal comme à son habitude et Michael Gabbidon se charge des choeurs. Les deux légendes déroulent les uns après les autres leurs classiques : Heart Made of Stone, Love Jah, So Many Problems ou l'indémodable Yaho qui clôture le concert.Misty In Roots prend ensuite la relève. Le groupe anglais livre un concert mystique avec un son planant accompagné de la voix cristalline de son chanteur Poko. La formation plonge l'assistance dans une transe musicale avec des titres comme True Rats ou Cover Up issus de leur dernier album Roots Controller et des morceaux plus anciens comme Poor et Needy et How Long Jah. Dub Judah, habitué à jouer sur scène avec les Twinkle Brothers, ravie les amateurs de roots côté sound system. Entre sélections pointues, interventions vocales et improvisations au mélodica, le vétéran anglais livre une prestation inédite comme on en voit rarement avant que Soom T n'électrise la place de son fast style terriblement efficace posé sur les sélections de Kunta du sound Zion High Foundation.Jimmy Cliff, l'un des artistes les plus attendus du week-end, fait son entrée sur scène. La foule se fait dense pour accueillir cette légende vivante. Vêtu d'une tunique noire et brodée accompagnée d'un chapeau assorti, Cliff démarre son show avec un titre nyabinghi avant de laisser place à une énergie débordante, d'une profondeur musicale assez impressionnante en partie grâce à la qualité du band qui l'accompagne. Il déroule ses hits tels que Hakuna Matata, The Harder They Come, Reggae Night, Many Rivers to Cross et bien setucirc;r l'immense You Can Get It If You Really Want. Un concert mémorable de presque deux heures ! Pour clôturer la soirée sur la grande scène, c'est le très talentueux Anthony B., artiste phare de la scène new roots, qui est appelé. Il fait son entrée sur l'énorme Higher Meditation qui nous met directement dans l'ambiance. Fidèle à sa réputation, Anthony B. livre un show enflammé, voire électrisant. L'artiste jamaïcain éclipse ses plus gros tubes pour se concentrer sur son répertoire plus récent. On a tout de même droit à Damage, World A Reggae Music et le tube Police. Malgré un band pas vraiment à la hauteur, Anthony B. fait preuve d'énergie et fait même monter des enfants sur scène à la fin de son set terminé par un joli One Love de circonstance pendant que Blackboard Jungle s'en donne à coeur joie avec Earl Sixteen et Nish Wadada de l'autre côté du Parc Arthur Rimbaud.JOUR 2Avant de profiter des concerts, on pouvait faire un petit tour par la Cave Mallet en centre-ville qui accueillait une sublime expo de l'artiste Fluoman. Son fils, Elijah, fait office de guide au milieu des oeuvres colorées de l'artiste qui réagissent à la lumière noire, dévoilant parfois des détails imperceptibles comme la fumée du chalice de Joseph Hill ou les rides de Big Youth...Dans le parc, c'est Joe Pilgrim qui ouvre le bal avec ses Ligerians devant un public malheureusement très peu nombreux. L'alchimie est parfaite entre Joe Pilgrim et The Ligerians qui nous livrent un concert magnifique. Puis, changement de registre avec Skarra Mucci accompagné du backing-band marseillais Dub Akom. Le Jamaïcain nous offre un show explosif durant lequel il navigue entre reggae, rub-a-dub, dancehall et même hip-hop. Il passe évidemment en revue tous ses hits tels que Movie Star, My Sound ou le plus récent Dreader Than Dread. Le public est complètement électrisé par ce show, que Skarra finit trempé de la tête au pied. Après le warm-up de Blackboard, le vétéran nantais Ras Abubakar s'installe avec sa team de Zion Gate au sound system. Le chanteur guyanais Ras McBean est avec eux et se pose sur des versions particulièrement roots alors que la Cap-Verdienne ride les sélections de Blackboard Jungle avant que le maître absolu Jah Shaka ne rende la place complètement mystique.La légende du rocksteady Ken Boothe vient ensuite sur scène pour régaler nos oreilles de sa voix mielleuse et suave. Mister Ken Boothe arrive tout de blanc vêtu, toujours aussi charismatique. Son show n'a pas beaucoup changé depuis quelques années mais c'est toujours un plaisir immense de pouvoir écouter ce Pape de la musique jamaïcaine. Comme à son habitude, il rentre sur Do The Rocksteady et enchaîne avec ses titres les plus connus Artibella, When I Fall in Love, Set Me Free, Silver Words, Everything I Own et bien d'autres. C'est toujours une déchirure la fin d'un concert de Ken Boothe, on aimerait que cela dure à l'infini. Place ensuite aux femmes pour cette fin de soirée ! Jah9 débarque d'abord avec The Dub Treatment et dès le début du concert, on sent que la chanteuse a (enfin) trouvé son groupe ! La collaboration est efficace et Jah9 ne manque évidemment pas de nous jouer ses classiques New Name, Avocado ou Humble Mi. Vient ensuite le moment que tout le monde attend. Une atmosphère spéciale commence à s'installer dans le parc Arthur Rimbaud en ce soir d'éclipse lunaire. Dezarie, la chanteuse des etIcirc;les Vierges vient ce soir faire sa première et unique date en Europe sur la scène du Bagnols Reggae Festival. C'est devant une foule surexcitée que Dezarie fait son entrée sur scène. Dès les premières notes du premier morceau Hail Jah jouées au pinao par le bassiste Ron Benjamin, la chanteuse crée une ambiance très mystique avec sa voix puissante et cristaline. C'est réellement un moment de magie musicale que nous sommes en train de vivre rythmé par les tubes Gracious Mama Africa, Gone Down ou Strenghten Your Mind. Le groupe laisse une grande place à l'improvisation ce qui provoque de longues parties instrumentales très agréables. Au bout de près de deux heures de concert et après un rappel devant une foule plutôt dispersée ce concert historique prend fin. JOUR 3Pour ce dernier jour, le festival off accueille notre équipe pour la diffusion du film Reggae Ambassadors, La légende du reggae à la médiathèque. Une fois encore, la ville entière de Bagnols sur Cèze joue le jeu pour vibrer aux couleurs rouge jaune vert une semaine toute entière. Les concerts commencent quant à eux avec Marcus Gad. L'artiste de Nouvelle-Calédonie est le premier à ouvrir devant autant de monde. En effet en ce samedi les spectateurs ont répondu présents à l'appel dès l'ouverture du festival. Marcus Gad nous présente son dernier album Chanting et déroule un show rempli de spiritualité devant un public très réceptif. C'est ensuite au tour de l'artiste sud-africaine Nkulee Dube qui n'est autre que la fille du grand Lucky Dube. Entre reprises de son illustre paternel et titres de son propre répertoire, c'est une réelle découverte pour nous !Côté Dub Club, Nucleus Roots est venu avec une véritable dream-team de MCs : Simon Dan, UK Principal et Ossie Gad, le chanteur des mythiques Natural Ites, auteurs du tube Picture on the Wall. Ils jouent en même temps qu'une autre légende du reggae, jamaïcaine cette fois : Ijahman Levi. Backé par le même band que les Viceroys, Ijahman entame son set sur le puissant Africa après des problèmes techniques qui retardent son entrée sur scène. Qu'à cela ne tienne, le chanteur poursuit avec ses plus grands succès comme Mandela, Are We A Warrior et bien setucirc;r l'incroyable Heavy Load. Malgré ses 72 ans, l'artiste jamaïcain nous livre un show de près d'une heure et demie réussi. Une fois la nuit tombée, c'est le producteur français Weeding Dub qui prend le contrôle du Dub Club. Particulièrement en vogue en ce moment, il s'affère sur sa console pour un live-set steppa qui soulève la poussière. Le point d'orgue de sa prestation reste bien setucirc;r l'énorme Gypsy Dub qui impressionne même la légende Aba Shanti I qui lui succède à la control tower.Autre légende, Alpha Blondy est sans doute celui que le public attend le plus de tout le week-end. On sent que la foule est là pour lui en ce soir le plus chargé du festival. Après son immanquable prière "L'éternel est mon berger", il enchaîne comme à son habitude sur son tube Jerusalem. Même si son set ne change que très peu, l'énergie d'Alpha fait plaisir à voir. Les hits Sweet Fanta Diallo et Cocody Rock sont repris en choeur par le public plus qu'enchanté de retrouver la star ivoirienne.Pour finir ces trois superbes jours de musique et de good vibes, on accueille l'un des fils de Bob : Julian Marley. Il commence son show avec une reprise de Positive Vibration et enchaîne avec Sharp As A Razor paru sur son album Awake. Julian ne manque pas de naviguer entre ses propres créations et celles de son père pour un show plutôt classique mais qui clôture parfaitement trois jours explosifs.
Source : reggae.fr | 2018-08-01 02:00:00.0
Les jamaïcains Chaka Demus, Pliers et Cutty Ranks étaient de retour en Martinique. Les pionniers du dancehall étaient les...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-13 00:10:00.0
Stand Tall Sound a participé à écrire l'histoire du mouvement sound system en France. Né des cendres du célèbre High Fight International en 1993, le sound a compté parmi ses rangs les plus grands artistes francophones (de Nuttea à Raggasonic en passant par Janik et Féfé Typical) et ses soirées faisaient partie des plus réputées dans les années 90. Moins actif en danse aujourd'hui, le selector Polino continue d'assouvir sa passion en animant une belle émission tous les lundis sur la webradio Reggae.fr. Rencontre avec l'un des selectors les plus influents de l'Hexagone.Reggae.fr : Stand Tall fait partie des sounds incontournables de l'histoire du reggae français et il est issu d'un autre sound incontournable, High Fight International. Peux-tu nous raconter la transition entre les deux aventures ?Polino : Quand Tonton David, pris par son succès en major, nous a clairement fait comprendre que High Fight n'était plus sa priorité à cause de son rythme de vie entre tournées, répétitions et promotion, on a vu la fin arriver. Comme David était une personnalité forte du sound et qu'il avait investi pas mal dans le matériel sono et studio, le nom High Fight a été utilisé comme crédit sur certains de ses titres et est devenu une sorte de marque associée à lui. Donc continuer High Fight sans Tonton ce n'était pas possible.Que sont devenus les dubplates d'High Fight et les membres de l'équipe ?Les dubplates sont toujours chez moi bien au chaud, encore aujourd'hui (rires). Pour ce qui est de l'équipe, on a tous continué sans David en créant Stand Tall. Depuis, Don Lickshot est décédé d'un fucking cancer (REP). Les autres vous les connaissez, ils sont encore là, Nuttea, Féfé Typical et Tip Top l'opérateur. Comme on avait une expérience solide, ça n'a pas été compliqué de monter un nouveau sound. Et à l'époque, on s'est attachés à recruter des gars qui avaient aussi de l'expérience. On avait la dream-team des sounds français !Comme Selecta K-Za par exemple ?Oui effectivement. Il était en formation chez nous. On avait une émission de radio sur Générations FM où je l'avais intégré. Mais après l'interruption de l'émission au bout de deux ans par la direction de la radio, il a négocié un nouveau créneau pour lui à la rentrée suivante et il a quitté Stand Tall.Stand Tall était-il équipé de sa propre sono ?Non. High Fight avait sa sono achetée grâce au succès de Tonton David. etCcedil;a nous a permis de nous rendre compte qu'une sono perso n'était pas si utile que ça. etCcedil;a demandait obligatoirement un lieu de stockage, du matériel et il fallait de toutes manières louer un camion à chaque déplacement sans parler du poids des boxes et des amplis qu'il fallait porter avant la soirée et surtout après à six ou sept heures du matin jusqu'au local, heure à laquelle peu de candidats étaient présents (rires). On a donc préféré louer le matériel pour nos soirées. etCcedil;a demandait beaucoup moins de logistique.Quel genre de matériel louiez-vous ?La location nous a permis de jouer sur des top systèmes (Christian Hell, Martin Audio, Turbosound...) avec le top des consoles (Midas, Soundcraft, Tac...) et les périphériques et compresseurs qui vont avec. Je ne m'étale pas trop sur tout le matos car c'est la signature du son Stand Tall et c'est personnel.Que penses-tu du débat sono/pas sono ?Chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut. Ce qui compte c'est que le résultat soit de qualité, en location ou en home-made. C'est d'ailleurs je pense, une des raisons qui freine le mouvement sound en France : des soirées sound system sans cette fameuse sono qui donne une atmosphère unique à la soirée que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Une vraie bonne sono, c'est la base !La culture sound system a commencé à se développer en France par les sounds rub-a-dub puis juggling. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance des sound systems UK/Dub avec des grosses sonos artisanales. Comment vois-tu cette évolution ?J'ai l'impression que la scène dub a récupéré pas mal du public des rave-parties (arrêtées par les autorités car souvent illégales) où il y avait du gros son également, avec un coté " kangourou hypnotique ". Ce n'est plus un public reggae à 100 %. Moi ça me fait bizarre, je n'ai pas l'habitude .Penses-tu que l'ambiance raggamuffin des années 90 reviendra au goetucirc;t du jour ?etCcedil;a me parait difficile vu les conditions de nos jours, je parle encore une fois de la sono. "Une vraie bonne sono, c'est la base !" Stand Tall a detucirc; faire face à l'éloignement des MCs du milieu des sound systems lorsque les artistes reggae ont commencé à signer en major au milieu des années 90. Comment as-tu abordé ce tournant en tant que selector ?Nuttea était déjà signé en major depuis High Fight, mais c'est vrai que des gars comme Raggasonic se sont un peu éloignés des sounds après leur succès. Avoir des artistes disques d'or dans sa team, c'était plutôt une récompense pour nous, même si ça les rendait moins disponibles c'est vrai. On ne peut pas tout avoir !En as-tu voulu à certains artistes ?Non car j'avais déjà connu ça avec High Fight, donc pas de surprise !Le clash entre Daddy Yod et Nuttea en 1993 a alimenté bien des débats, aujourd'hui encore. Peux-tu nous donner ta version de la soirée ?J'étais le selector de Ghetto Youth Progress Sound qui accompagnait Nuttea. Yod était avec Ragga Dub Force. Il y a d'abord eu le clash Mr Lézard VS Azrock (REP) où Lézard partait avec l'avantage des paroles, mais AZR, avec son expérience de soundman a retourné la chose à son avantage et a gagné ce premier clash. Quant à Yod et Nuttea... Nuttea avait un petit avantage sur les textes et il était plus technique et plus moderne dans le style. Avantage qui s'est réduit lors de la confrontation jusqu'à ce que Yod dérape un peu niveau paroles et là Nuttea a pris le dessus jusqu'à la fin et il a logiquement gagné ce clash devenu mythique.Même si vous n'êtes plus aussi actifs et visibles que dans les années 90/début 2000, Stand Tall existe toujours. Quelle est l'équipe actuelle ?J'ai quitté Paris pour le sud de la France (Toulouse) il y a environ sept ans. Mais je suis toujours le selector et Tip Top, l'opérateur du sound, est resté à Paris ; ce qui rend impossible de jouer ensemble en général. La dernière date qu'on a faite ensemble c'était l'hommage à Don Lickshot organisé par Féfé Typical à Paris en 2012. On a aussi subi le même changement qu'en Jamaïque où les sounds ont perdu leurs crews de DJ's et chanteurs. Les artistes sont devenus des ''mercenaires'' qui passent de sound en sound selon la demande, ce qui est une conséquence directe de leur succès grandissant. Moi je suis de la génération où le selector ne parlait pas au micro, donc je garde cette vieille tradition, sauf en clash (rires). Aujourd'hui les selectors sont devenus des ''samplers'' pour certains et d'autres parlent plus que la musique, on dirait des VRP.Recrutez-vous encore des membres ?On n'a jamais vraiment recruté en fait. Les gens venaient d'eux-mêmes nous solliciter. Le dernier en date à nous avoir rejoints c'est Iko Tuff. J'ai réalisé un street album pour lui (Stand Tall play Iko Tuff), mais malheureusement on n'a toujours pas eu l'occasion de jouer ensemble en live à cause de la distance et des conditions pour jouer.Quelles sont vos activités actuelles ?On a une émission de radio hebdomadaire partagée avec Bam Salute sur campus FM Toulouse avec rediffusion sur Reggae.fr, et des soirées mais rarement sur des grosses sonos malheureusement.Regrettes-tu " la grande époque " des sound systems ?Ce que je regrette ce sont les conditions sound system : encore une fois la fameuse sono.L'identité du sound est-elle toujours la même aujourd'hui ?Je pense que oui, c'est toujours le même selector depuis le début (rires). Je joue toujours en vinyles essentiellement pour des questions de qualité, mais il y a de moins en moins de sorties vinyles depuis l'arrivé du mp3. J'ai déjà joué en mp3 au début des années 2000 en sound, mais j'ai laissé tomber, en plus le dancehall moderne m'attire de moins en moins. Pour moi c'est trop inspiré par le rap US commercial. A l'époque, on était toujours au top niveau nouveautés (disques) depuis 1993. Maintenant beaucoup moins forcément (rires). Donc j'explore plus en arrière dans le temps dans les titres qui m'ont fait découvrir le sound system. Forcément c'est plus 80's rub-a-dub ou early digital, des titres que souvent je connaissais déjà, mais que je n'avais jamais joué auparavant. C'est comme des nouveautés pour moi.Cuttez-vous toujours des dubplates ?Occasionnellement. On n'a jamais payé pour des dubs français. Les artistes étaient fiers d'être joués par Stand Tall. Mais finalement, on n'a pas tellement de dubs français car tu pouvais entendre nos artistes et des invités en live dans nos soirées. Les dernier cuts français que j'ai faits c'était avec Tiwony, en échange de la mixtape que j'ai réalisée pour lui (Pliss Roots) fier lui aussi de poser pour Stand Tall, le sound de son mentor Féfé Typical. J'ai cutté peu de Jamaïcains ces dernières années, uniquement des connexions que j'ai faites en direct avec l'artiste quand celui-ci était raisonnable niveau tarif, ce qui devient très rare avec des noms connus.Comment avez-vous évolué dans l'enregistrement des dubplates ? On a généralement enregistré les dubs dans notre studio depuis le début, que ce soit des artistes jamaïcains ou français. On recherche des conditions vocales comme pour un single (mais avec moins de temps forcément). Si l'artiste galère (trop de drops), il y a peu de chance que le dubplate aboutisse. On a compris que la motivation autre que financière de l'artiste était un plus pour la qualité des dubplates, donc rencontrer et échanger avec l'artiste est très important.Cuttez-vous des dubplates par correspondance ?Il m'est arrivé d'en faire mais avec des contacts solides. Généralement l'artiste lui-même ou quelqu'un de très proche. Mais je préfère être présent. Je suis du genre à couper sec l'enregistrement lorsque ça ne me plaît pas.Cuttez-vous toujours des dubplates de clash ?Depuis la rencontre contre les Italiens de One Love en 2001, j'ai compris que le clash de haut niveau était une affaire de gros sous, donc j'évite de plus en plus les textes clash puisqu'on ne prévoit plus de participer à des clashes. Si je pars en clash, c'est pour finir sur le podium européen au minimum ! Et je n'ai pas les moyens. Mais si un clash de 45T se prépare, je suis partant !Y a-t-il un sound contre lequel tu aimerais clasher ?Je ne crois pas. Il y avait Blues Party avec Nono qui nous provoquait régulièrement vers 1994 devant les boutiques de disques comme Blue Moon. Il nous chambrait : " alors les clasheurs quand est-ce qu'on clash ensemble ? " (Nono voice). Mais nous avions d'autres priorités à ce moment-là. Heureusement pour eux d'ailleurs car une défaite à cette époque aurait freiné le parcours de clash qu'ils ont eu par la suite je pense. Depuis la chose est faite mais sans Nono malheureusement (REP) en 2013. Et on a gagné !Les dubplates clash ont-ils un sens pour toi dans une danse régulière ?Disons que le dubplate pour moi fait partie de l'identité du sound. Donc oui mais pas avec des paroles clash toute la soirée. Juste un segment parce que le clash fait partie de la culture, sinon je trouve ça ridicule. C'est comme si tu clashais un sound invisible.Que représente la culture clash pour toi ?C'est une culture qui fait partie du sound system depuis toujours, la forme a juste changé au fil du temps. Ces titres personnalisés n'existent qu'en reggae. etAgrave; la base c'est pour attirer plus de public, une concurrence positive qui fait progresser tout le monde, mais qui peut dégénérer parfois comme dans le sport, c'est humain. C'est pour ça que je kiffe les 45Ts sur le thème du sound.Quel est ton meilleur souvenir en clash ?La rencontre avec One Love en Italie. C'était notre premier clash bien payé et à l'étranger en plus !Ton pire souvenir en clash ?C'était aussi One Love parce qu'on a bien perdu, même si l'expérience était enrichissante.Quels sont les sounds internationaux qui t'inspirent le plus et pourquoi ?Stur Gav c'est pour moi l'école des sounds et Jaro l'école bis. Jammy's est aussi une référence pour l'ensemble label/riddims/sono et crew d'artistes. Il y a aussi Stone Love, les boss du juggling avec Rory, un selector légendaire, certainement le plus grand. Et enfin Silverhawk, le sound de Steely (REP), un wicked sound avec ses fameuses intros de dubplates. Toute une époque !Aujourd'hui, selon toi, qui est le sound Netdeg;1 dans le monde ?Choix difficile : Rodigan, Downbeat, Mighty Crown, Jaro ? Il faudrait organiser un clash entre les quatre pour savoir qui est le meilleur.Et en France ?Je ne suis plus trop les sounds français depuis Toulouse, même si avant non plus (rires). Sans trop réfléchir je dirais Soul Stereo à cause de leur box.Quels sont tes trois dubplates favoris ?Je vais en donner cinq ! Buju Banton : Destiny, Cornell Campbell : Watch this Sound, The Heptones (Barry Llewellyn ) : Fight to the Top, Earl Sixteen : Love is a Feeling et Nuttea : Compétition.Tes trois riddims favoris ?Le Real Rock qui a enrichi Studio One, le Sleng Teng qui a fait passer Jammy de Prince à King et le Darker Shade of Black, superbe adaptation des Beatles par Jackie Mittoo, le maître.Quel est LE dubplate qui manque à votre box et que vous ne pourrez jamais avoir ?Dennis Brown. Lequel je ne sais pas, il y en a tellement !Des projets ?Maintenant que tu me poses la question, je vais réfléchir à quelle pierre de plus je pourrais apporter à l'édifice... si c'est possible.
Source : reggae.fr | 2018-07-12 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
La dernière édition de la « garden cocktails live », a eu lieu dimanche dernier au Cosmopolite de...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-04 16:39:00.0
Ayant fusionné leurs flows et leurs univers musicaux depuis 2010 au sein de United By Skankin, Speed'art et Skankin Buzz proposent des projets dynamiques. Ils reviennent aujourd'hui avec leur nouvel album Far West moderne.Far West moderne est un opus original qui explore différentes facettes du reggae tout en les agrémentant d'autres horizons musicaux. Le groupe fait en effet habilement cohabiter le ska avec des sonorités raggamuffin dancehall sur le titre endiablé Ressens l'effet en featuring avec Missah et Weedo et Tiyab. Les côtés plus funky dans Freestyle et jazzy dans Le vent nous mène sont eux aussi explorés et le groupe s'adonne même parfois à quelques influences punk rock perçues notamment dans le titre etAgrave; l'époque.United By Skankin nous offre aussi une petite surprise avec Hey Billy faisant office d'interlude humoristique et original avant de repartir de plus belle. L'opus ne compte pas moins de quinze titres ! Un choix propre au groupe afin de pleinement se faire plaisir et pouvoir profiter de la venue de nombreux invités. Ce parti-pris n'est pas pour nous déplaire puisqu'il nous permet de déguster l'album en compagnie de l'ensemble des artistes présents tels que Puppa Nadem (l'énergique chanteur de Sound Dynamik) Max Livio ou Gringoriginal, venus chacun apporter une part de leur univers sur cet album.Au-delà de quelques délires humoristiques à l'image de l'hymne procrastinateur Faut que je me speed, le groupe a tenu à se concentrer sur les textes de ses morceaux pour faire de cet album un moyen de véhiculer des paroles conscientes. Plusieurs thèmes sont traités : la vie marginale sur le feat avec Max Livio, la politique dans Ils sont tous, la colère du peuple avec La rage et la nécessité de lutter et croire en ses convictions avec Dur comme fer. Le partage entre artistes est important nous l'avons vu avec le nombre d'invités sur cet album et le groupe tient à le rappeler avec son titre On passe le mic.Far West moderne est un album original et d'une grande fraîcheur avec plusieurs angles d'attaques musicales ! Un mélange d'ambiances plutôt agréable.Tracklist :01 - etAgrave; l'époque02 - Plus loin03 - Faut que je me speed04 - Marginal Feat. Max Livio05 - La rage06 - Hey Billy !07 - Far West moderne08 - Ressens l'effet Feat. Missah, Weedo et Tiyab09 - Dur comme fer10 - On est trop vieux11 - Freestyle12 - On passe le mic Feat. Jamanle, Puppa Nadem, Gringoriginal et Deewaï13 - Le vent nous mène14 - Ils sont tous15 - Cool n Easy
Source : reggae.fr | 2018-07-03 02:00:00.0
Il y a tout juste un mois, le très talentueux Blundetto nous livrait un album fait de rêveries et de poésie, toujours accompagné de ses protégés Biga Ranx et Jahdan Blakkamoore. Mais de nouvelles têtes ont fait leur apparition sur ce nouvel opus Slow Dance, et pas des moindres : Ken Boothe, Little Harry et Cornell Campbell. Le programmateur de Radio Nova dévoile un quatrième album de haute facture à l'univers cotonneux, mélancolique et vaporeux. On en parle avec l'intéressé...Reggae.fr : Comment t'est venue l'idée de ce quatrième opus ?Blundetto : J'ai commencé à regrouper des morceaux l'été dernier. A la base j'avais seulement quelques tracks, donc je voulais faire un EP plutôt dub. Puis, à la fin de l'été tout s'est enchaîné : j'avais le vocal de Ken Boothe pour le morceau que j'effectuais sur la compile des dix ans d'Heavenly Sweetness, puis Biga Ranx m'a appelé en me disant qu'il avait un Cornell Campbell pour moi. D'ailleurs c'est rigolo cette histoire parce que c'est un peu une surprise. A la base, l'instru je l'avais donnée à Biga pour son album 1988, mais en fait il l'a gardée pour faire poser Cornell Campbell dessus. Petit à petit, moi, de mon côté, j'ai retrouvé des vocaux et des intrus, et je me suis vite retrouvé avec treize ou quatorze titres. Plutôt que de faire un EP, j'ai préféré partir sur un album avec moitié de vocaux et moitié d'instrus. L'album s'est fait d'autant plus vite après avoir vu une vidéo de Brésiliens qui dansaient sur l'une de mes musiques, Above the Water, en mode " slow dance ". J'ai découvert que dans certaines soirées au nord-est du Brésil, les gens dansaient comme les slows des années 60 mais dans des sound sytems reggae. etCcedil;a m'a fait halluciné qu'ils s'approprient ce genre de musique de cette façon-là. C'est cette vidéo qui a dessiné le nom de l'album et son orientation finale.En tant que producteur, essayes-tu de faire passer un message avec ce nouveau projet ?Ce n'est pas vraiment une musique avec un message que je fais, mais plutôt une musique à émotion je pense. Je ne dis pas que je ne suis pas sensible aux messages de certains courants musicaux comme la funk ou la soul, mais personnellement j'aime la musique quand elle me procure des émotions quelles qu'elles soient. Je peux autant triper sur de la variété française que du dancehall jamaïcain. J'aime que ça provoque quelque chose chez moi, une envie de danser, une envie de me lever ou de pleurer. " J'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement " Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette superbe pochette ?J'avais fait les trois premiers albums avec Pico, un artiste qui vient du graff, et j'aurais adoré continuer avec lui, mais étant donné la tonalité de l'album et des sons qui font un peu un pas de côté par rapport au reggae classique, j'avais envie que ce visuel soit dans la même veine. La pochette s'est faite en famille. Je suis tombé sur les visuels de la femme de Biga Ranx, Teuga, sur Instagram, et j'ai adoré ce qu'elle faisait. Je lui ai donc demandé si elle se sentait de me faire une pochette. Après lui avoir envoyé les sons, elle a beaucoup aimé et m'a proposé trois visuels différents de collages. Sur ces trois propositions, j'en ai utilisée une comme pochette pour l'album, une autre comme un poster dans le CD et la dernière comme visuel pour le numérique. J'avais envie que les artworks aillent dans un univers un peu plus poétique, un peu plus doux contrairement aux visuels d'avant qui étaient légèrement bad-boys, plus inspirés du tattoo. Là j'avais envie qu'on retrouve un côté plus cotonneux, voire rêveur.On sent que musicalement tu sors du reggae comme dans tous tes albums, tu vas chercher dans la soul, le wave vapor, le hip-hop. Est-ce important pour toi d'aller toujours hors des sentiers battus ?Au-delà du fait que ce soit important, c'est comme ça que j'ai toujours considéré la musique. C'est grâce à mon expérience en tant qu'animateur chez Nova. Il y avait une espèce de liberté totale pour jouer tous les courants musicaux que l'on voulait. Même si on trouvait un truc en country qui déchirait, on le passait. Il y avait ce côté où il fallait fouiner de partout, écouter vraiment tout. Tout ça je l'ai gardé quand je me suis mis à la prod, j'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement.As-tu travaillé sur Slow Dance de la même manière que sur World Of ou Warm my Soul ?Oui, exactement de la même façon, même si ça ne sonne pas pareil. On peut avoir l'impression que Slow Dance sonne plus synthé. Tout est enregistré en analogique avec de vraies batteries, de vraies guitares, de vraies basses. C'est simplement qu'au mix on a mis un peu plus de " sirop " dans ce dernier album. Et sur cet opus j'ai presque tout joué en solo, à part sur le titre de Ken Boothe où ce sont des potes à moi qui jouent. La petite nouveauté sur l'album c'est un clavier OP1 qui n'était pas sur les albums précédents et qui pour moi a amené une nouvelle couleur. C'est un instrument que j'adore car il reste analogique et il apporte du souffle tout en restant un peu crado. On arrive à faire des choses pas communes avec cet appareil. J'ai tapé toutes mes démos avec ce clavier.Il y a justement un morceau en clin d'oeil à ce clavier, OP1 Home Again, n'est-ce pas ?Complètement, ça fait trois ans maintenant que je l'ai. Cette machine avec son nom m'intriguait. Puis un moment j'ai detucirc; souvent prendre le train, j'ai donc décidé de trouver un instrument pour composer dedans. L'histoire du titre OP1 Home Again c'est que j'ai detucirc; m'en séparer l'été dernier. Il est parti en vrac à force de trop taper dessus comme un malade. Du coup je l'ai renvoyé chez le producteur en Suède, mais le colis s'est perdu. Finalement quelqu'un l'a retrouvé, me l'a réparé gratis et me l'a renvoyé. Le retour de l'OP1 à la maison c'était un peu comme la naissance de mon troisième enfant.Comment as-tu choisis les artistes avec qui tu as collaboré ?Il n'y a pas vraiment de choix. C'est-à-dire que je décide au fur et à mesure de mes envies. Je ne calcule pas. Je ne me suis jamais dit que je voulais un tel ou une telle sur mon prochain album. Je ne pense pas comme ça, je fais plutôt les morceaux à l'envie. Par exemple Damé, je les ai rencontrés alors que j'avais fini l'album, et en écoutant j'ai eu un flash total sur la voix d'Eva et la prod. Je leur ai donc fait de la place pour les accueillir sur mon album. Ce sont des rencontres musicales qui m'influencent, des choses que j'entends, qui me donnent envie de faire des morceaux avec quelqu'un.Ken Boothe signe une belle reprise du titre Have a Little Faith à la base chanté par Nicky Thomas. Comment s'est déroulée cette collaboration ?La rencontre avec Ken Boothe vient de la compile du label Heavenly Sweetness, pour leurs 10 ans. Mon boss Franck Décolon me dit : " Pour faire la compile, je vous paye un featuring avec qui vous voulez ". Au même moment j'avais des potes en Jamaïque, je leur ai donc demandé de rencontrer Ken Boothe pour moi afin d'essayer de lui présenter le projet, pour savoir si ça l'intéressait. Au final tous les indicateurs étaient au vert donc j'ai même récupéré son numéro de téléphone. Je l'ai appelé une première fois, je suis tombé sur sa messagerie mais rien que la voix de Ken Boothe ça m'a mis les genoux en compote. Bref, j'ai balbutié un message dans un mauvais anglais jamaïcain et puis je l'ai rappelé et il m'a répondu. Là c'était énorme, je lui parle du morceau et tout de suite il reconnaît le riddim, il me dit : " ah mais oui je connais c'est un morceau de Nicky Thomas ". Directement il avait fait le lien, pourtant Have a Little Faith n'est pas un énorme classique du reggae. Ken Boothe c'est l'un de mes chanteurs jamaïcains préférés et je savais qu'il ne l'avait jamais chanté. J'étais vraiment content de pouvoir faire ce morceau-là avec lui. C'était une occasion à ne pas rater, d'habitude je suis plutôt timide, mais là pour Ken Boothe j'ai fait abstraction de cet aspect (rires).Tu nous disais que c'est Biga Ranx qui avait fait poser Cornell Campbell sur Good Ol' Days. Le titre était-il prévu pour lui à la base ?Oui, j'avais envoyé l'intru à Biga et je pensais qu'il l'avait mis de côté, mais il avait en tête de me faire une surprise. Un jour il m'appelle et me dit : " Tu as été sage cette année ? C'est le père Noeteuml;l " et je lui réponds : " J'ai carrément été sage, super sage même ". Et il me dit : " Bah voilà je t'envoie ton instru avec Cornell Campbell et Little Harry dessus. " C'était même pas Noeteuml;l, c'était en septembre je crois. C'est un vrai cadeau, d'un vrai monsieur.Biga Ranx est encore très présent sur cet album. Quelle importance a-t-il pour toi ?Il fait partie des personnes super motivantes car inspirantes. J'adore lui proposer des trucs. Dès que j'ai un nouveau riddim, je lui envoie pour avoir un retour de sa part. etCcedil;a motive et puis on est sur la même longueur d'ondes mais pas que, puisqu'il se penche aussi sur des sons plus hip-hop. On se ressemble mais avec nos petites différences. C'est vrai qu'on aime tous les deux le coté cloud et vaporeux sur les prods.Jahdan Blakkamoore est aussi sur deux titres, ce n'est pas la première fois que vous travaillez ensemble. Qu'est-ce que tu aimes chez lui ? Pourquoi l'inviter si souvent sur tes productions ?Je crois que j'aime son efficacité. J'adore ses premières prises. Il est un peu sous-estimé mais je pense que c'est un super auteur. Il écrit vraiment bien et puis c'est propre ce qu'il fait. Je suis admiratif de Jahdan. Son album, qui date de dix ans peut-être où il y avait le son The General, je n'arrête pas de l'écouter, il fait partie de mes classiques. Pourtant c'est un album dont pas grand monde n'a parlé.La moitié des titres sont des instrumentaux purs. etCcedil;a représente quoi pour toi l'instrumental ?etCcedil;a représente vraiment ce que je sais faire. C'est-à-dire que des fois j'arrive à faire une instru qui fonctionne en tant que telle. Il n'y a pas besoin de voix. Elle raconte déjà une histoire et provoque une petite émotion, en tout cas pour moi. L'instru c'est la base de ce que je sais faire et les vocaux c'est la troisième dimension. J'invite quelqu'un pour qu'il mette en relief mon instru parce qu'elle ne marche pas en tant que telle et que j'ai envie qu'elle devienne une chanson. J'adore les deux exercices, j'adore jouer tout seul, et j'adore les proposer pour faire des chansons. Je ne me vois pas faire que l'un ou que l'autre.On imagine que le titre Satta est une référence au Satta Massagana des Abyssinians, n'est-ce pas ?Exactement. etAgrave; la base j'avais enregistré toutes les percussions qui marquaient le rythme nyabinghi, sur le tempo original du Satta Massagana, non pas la version des Abyssinians mais celle de Cedric Brooks qui tire plus vers le jazz. Et un jour un pote contrebassiste est venu chez moi. etAgrave; la base je voulais faire cette cover de Cedric Brooks, mais au final on a dérivé. On n'a même pas enregistré sa contrebasse mais on s'en est servi pour faire des percussions. Au final j'ai construit l'instrumental autour des percussions de tambour et de la contrebasse.C'est un morceau qui est né de plusieurs expérimentations au final ?Oui carrément, mais c'est comme ça pour tous mes morceaux. Je fais des essais, des erreurs, je me lance dans des trucs et j'aime repérer quand il y a des sonorités qui marchent. Par exemple je peux enregistrer un quart d'heure de batterie sur une idée de tempo et je vais aller chercher dans ce quart d'heure juste le moment qui m'intéresse.Dans ce nouvel album, on a l'impression que l'atmosphère est encore plus vaporeuse que les précédents avec des tempos très lents et des sonorités chaudes qui donnent l'impression d'être enfermé dans une bulle où le temps s'arrête...Ce n'était pas le but, mais au mix on voulait pousser la création artistique le plus loin possible. Par exemple History Dance c'est le même riddim que Good Ol' Days. C'est peut-être ça qui crée cet effet de bulle, mais il n'y avait pas de calcul.Quelle est ta plus grande fierté dans ce nouveau projet ?Je crois que c'est la vidéo des Brésiliens. On a tourné un clip là-bas pour le morceau Good Ol' Days. Je ne sais pas si on peut parler de fierté, mais en tout cas ça m'a réellement touché qu'il y ait autant de gens là-bas qui se mettent à triper sur un truc qui n'a pas spécialement été pensé pour ça. Eux-mêmes ils font un pas de côté par rapport aux soirées. Ils amènent une sorte de douceur avec leur slow dance corner. Maintenant je me dis que ce serait trop bien que dans des festivals il y ait des dub corners qui soient tranformés en slow dance corners. Pour en avoir parlé avec des Brésiliens, ils m'ont dit que c'était une expérience assez mystique, parce que le moment que tu passes à deux c'est un moment hors du temps, un peu en méditation. C'est une autre expérience du sound system, une idée de transe lente. Tu nous avais parlé d'une librairie musicale en ligne il y a quelques mois. Tu bosses toujours dessus ?C'est marrant parce que c'est aussi en train de devenir un album, tout comme l'EP qui est devenu Slow Dance. Depuis qu'on en a parlé j'ai avancé sur les différents morceaux et aujourd'hui il y a douze titres qui sont là. Je me dis que c'est quand même chouette de pouvoir les proposer avec un visuel. Puis faire un album c'est un moment super. Ce nouveau projet n'aura rien à voir avec Slow Dance, mais tirera plus vers de la musique de film. Il sortira fin 2018, début 2019.Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ?Le dernier album sur lequel j'ai tripé c'est celui de Pusha T, Daytona. Sinon j'écoute toujours beaucoup de oldies.
Source : reggae.fr | 2018-06-26 02:00:00.0
On peut vous dire qu'on l'a attendu ce premier véritable album de Kabaka Pyramid. Après plusieurs EPs et mixtapes, l'artiste nous l'avait annoncé il y a deux ans déjà. Mais l'attente en valait la peine ! Le jeune artiste confirme plus que jamais le potentiel que l'on voyait en lui en révélant un album complet, très bien produit et diablement frais !Faîtes place ! Les jeunes du ghetto débarquent par la grande porte ! Kabaka et Pressure ouvrent admirablement la tracklist avec l'excellent Make Way sur un riddim produit par Protoje. Un rub-a-dub moderne aux volutes hip-hop qui rappelle les premiers albums de l'auteur de Kingston Be Wise. On perçoit déjà le sens aigu de la punchline de Kabaka : "Jamaica where we born the situation kinda sticky, Di youths dem a the future but the leaders over sixty" (en Jamaïque où nous sommes nés, la situation stagne, les jeunes sont le futur mais les dirigeants ont plus de 60 ans). Sa diction parfaite et ses lyrics affetucirc;tés percutent l'auditeur en pleine face et même si les moins habiles n'en saisiront pas toutes les subtilités, les textes de l'artiste restent particulièrement accessibles aux non-anglophones. Toujours élévatrices et emplies d'espoir, ses paroles donnent de la force à quiconque les écoute. Que dire de l'énorme My Time où l'artiste rappelle le temps passé dans l'ombre et le travail abattu avant d'arriver sous le feu des projecteurs ? Il s'agit du seul tune entièrement produit par Kabaka lui-même et sans aucun doute l'un des plus réussis de l'album.Le singjay compare son acharnement à celui des contrebandiers, déterminé à faire voyager sa musique dans le monde entier malgré les nombreux obstacles. Une analogie évidente orchestrée par Damian Marley qui s'invite également au micro sur le titre éponyme. Jr Gong s'est d'ailleurs chargé de produire plusieurs instrus. On le retrouve à la composition et à la programmation des beats sur Well Done, Borders, Everywhere I Go et Natural Woman. etEacute;galement producteur exécutif de l'opus, le dernier fils de Bob ne s'est pas trompé en misant sur Kabaka. Parmi ses contemporains, c'est celui qui s'éloigne sans doute le moins de la férocité authentique du reggae yardie et de sa spontanéité urbaine. Son mélange de reggae et de hip-hop d'une efficacité redoutable fait du bien en ces temps où la musique jamaïcaine évolue vers des sonorités plus pop. Des titres purement hip-hop comme Lyrics Diety et I'm Just a Man font également très mal. Reggae Music, à l'ambiance rub-a-dub, nous plonge dans l'ambiance d'un sound system des années 90. Outre ces tunes plutôt légers, Kabaka Pyramid se sent concerné par la crise migratoire et donne son avis sur Borders aidé par le Ghanéen Stonebwoy. La star internationale Akon se fait aussi entendre sur le très radiophonique Africans Arise produit par un Français s'il vous plaît (Damalistik) !On pourrait en écrire encore des tonnes pour vanter les mérites des featurings avec Protoje, Chronixx ou Nattali Rize, en remettre une couche sur les excellents singles déjà sortis avant l'album (Can't Breathe et Well Done en tête) et sur l'enchaînement parfait de cette tracklist très fournie (16 titres !). Kabaka Pyramid signe-là un sans faute.Quel plaisir de ressentir autant d'enthousiasme à l'écoute d'un projet du début à la fin. On aurait peut-être aimé entendre Kabaka sur des riddims dancehall tant on connaît sa passion pour le genre, mais là, on cherche vraiment la petite bête. Kontraband est de loin l'un des meilleurs albums jamaïcains de ces dix dernières années !Tracklist :01. Make Way feat. Pressure Busspipe02. My Time03. Kontraband feat. Damian Marley04. Can't Breathe05. Well Done06. Reggae Music07. Kaugh tUp08. Lyrics Diety09. Borders feat. Stonebwoy10. Africans Arise feat. Akon11. Meaning Of Life12. Everywhere I Go feat. Protoje13. Blessed Is the Man feat. Chronixx14. Natural Woman15. I'm Just a Man16. All I Need feat. Nattali Rize
Source : reggae.fr | 2018-06-18 02:00:00.0
Née dans les rues du Brooklyn des années 1990, cette danse urbaine issue du dancehall jamaicain est petit à petit en train de conquérir les scènes mainstream du monde entier. Des clips de Nicki Minaj à la scène de Coachella aux côtés de Beyoncé, retour sur un phénomène sur le point de conquérir le hip-hop, à l'occasion des représentations de “FLEXN” à la Villette.
Source : telerama.fr | 2018-06-14 01:00:45.0
Entre Omar Perry et la France, c'est une longue histoire ! Après des collaborations avec le label Makasound, le groupe Homegrown Band ou le producteur et saxophoniste Stepper, le Jamaïcain présente son cinquième effort entièrement composé par le jeune Jonas 'Kouffi' Gouraud. Un opus plus roots que jamais pour le fils du légendaire producteur Lee Perry.Sur les quatorze titres de New Dawn, Omar déploie tous ses atouts vocaux de singjay, capable d'accoucher de douces mélodies d'une voix à peine rauque maîtrisée. Ses paroles se déposent parfois délicatement mais savent retentir plus fort et rebondir sur les riddims à la manière des maîtres du genre des années 90. Les thèmes classiques du reggae sont passés en revue : l'émancipation (Freedom), la foi (Living Legend [Jah Live]), la détermination (When One Door Close), l'amour (Sweet Love) et la transmission aux jeunes générations (Sound the Trumpet). Sur ce dernier, le Jamaïcain réaffirme une fois de plus son lien avec l'Hexagone en conviant Komlan et Bouchkour de Dub Inc, eux qui l'avaient invité il y a plus de dix ans sur leur album Dans le décor. On connaissait les penchants d'Omar Perry pour le roots, mais son habileté à se poser sur du dancehall ou du dub nous a toujours séduits. Il n'en est rien sur ce nouvel album qui dévoile un artiste plus sage (plus mature ?). Du roots, du roots et du roots pour un résultat très homogène et cohérent. La voix de Perry répond également à celles de Jah Mason et Cedric Myton des Congos sur Educated Fool et le très décontracté Checking for Me. Ce sont donc les invités qui apportent la diversité nécessaire à cet album ainsi qu'une refonte acoustique du titre Sweet Love en fin de tracklist.Avec un son particulièrement soigné, Omar Perry signe un nouvel album réussi bien qu'il soit plus lisse que ses précédents efforts. La fougue en moins, mais le sang-froid en plus, le Jamaïcain prouve qu'on peut encore compter sur lui.Tracklist :01 Living Legend [Jah Live]02 Freedom03 Educated Fool feat. Jah Mason04 Be Like That05 Bad Mind People06 Checking For Me feat. Cedric Myton (The Congos)07 Sweet Love08 Rebel In Your Town09 When One Door Close10 Sound The Trumpet feat. Bouchkour et Komlan (Dub Inc)11 See Dem Running12 Can't Escape [Global Warming]13 Weh Dem A Go Say14 Sweet Love (Acoustic Remix)
Source : reggae.fr | 2018-05-29 02:00:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceantilles.fr | 2018-05-12 14:08:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceguyane.fr | 2018-05-11 00:00:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceguyane.fr | 2018-05-11 00:00:00.0
Il est minuit ce samedi 14 avril à Paris. Le Petit Bain se remplit tranquillement, le coup d'envoi de la Paristown épisode 5 est donné. La soirée est organisée par 5 sounds de la capitale : Gravity, Dance Soldiah, Izaboo, Drum Sound et Calaloo qui forment ensemble le crew 5 Majeur. Ils se passeront le relais aux platines pour animer la danse jusqu'au petit matin. Les plus gros hits dancehall ou roots du moment ainsi que quelques dubplates vont enjailler les massives venus nombreux. Les danseuses et danseurs (Amzone, Jainy, Saddy, Karen, French Squad Danca...) viendront faire démonstration de leur savoir-faire sur la scène. Pour les absents, la prochaine édition aura lieu le 9 juin prochain toujours au Petit Bain, avec comme invité exceptionnel Heavy Hammer, le sound d'origine italienne récent vainqueur du War Ina East Soundclash contre Warrior Sound après plusieurs années d'absence de la scène clash.
Source : reggae.fr | 2018-04-23 02:00:00.0
C'est une collaboration musicale improbable. Shaggy, star du dancehall, alias "Mr. Lover lover", faisant équipe avec Sting, légendaire membre du groupe Police. C'est l'amour de la Jamaïque et des rythmes caribéens qui a rapproché les deux musiciens de génie. Leur bébé musical se prénomme "44/876", un album aux couleurs du reggae et de la pop ensoleillée, enregistré "en s'amusant". Sting et Shaggy racontent à Richelle Harrison Plesse la genèse de cette aventure artistique.
Source : france24.com | 2018-04-19 16:02:57.0
Le chanteur dancehall Snipa vient de signer un contrat avec le label de distribution Keyzit, maison de disque indépendante spécialisée dans la...
Source : franceguyane.fr | 2018-04-18 00:00:00.0
Le chanteur dancehall Snipa vient de signer un contrat avec le label de distribution Keyzit, maison de disque indépendante...
Source : franceguyane.fr | 2018-04-16 21:57:00.0
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
Source : reggae.fr | 2018-04-04 02:00:00.0
Charlie P a grandi en Angleterre et chante depuis toujours, il a commencé avec le groupe de ska Goldmaster All Stars à l'âge de 11 ans avant de rencontrer le producteur Dubateers avec qui il enregistre son premier album (Hustle) à 18 ans à peine au Conscious Studio. Il rejoint ensuite l'écurie Mungo's Hi Fi et les accompagne au micro un peu partout en Europe avant d'enregistrer avec eux un second album en 2015 (You See Me Star). De son côté, O.B.F est un sound system qu'on ne présente plus ; en quelques années, le crew français a su s'imposer comme un acteur majeur de la scène reggae/dub internationale grâce a des sorties vinyles qui deviennent rapidement des classiques et de nombreuses prestations live d'anthologie. La première fois que Charlie P et O.B.F se sont rencontrés c'était à Nantes à l'occasion d'un Dub Club. L'alchimie opère rapidement et les morceaux Dub Controler ou Sixteen Tons of Pressure naissent de cette rencontre, le chanteur anglais accompagne aussi régulièrement le crew en session. La suite logique de cette collaboration était un album et c'est chose faite avec Ghetto Cycle sorti le 16 mars dernier.Quand on nous annonce un album produit par O.B.F, on avoue s'attendre à recevoir du gros steppa dans la lignée de ce qu'on avait adoré avec Wild, mais ils vont nous montrer avec Ghetto Cycle qu'ils savent apprécier et s'inspirer de toutes les branches du reggae (et même d'autres courants musicaux) tout en s'adaptant parfaitement au style de leur invité. L'album démarre donc avec deux morceaux très orientés new roots (New Generation et Policemen) sur lesquels la voix de Charlie sait se faire douce et chantante. On enchaîne ensuite avec un reggae plus digital aux accents rub a dub sur Sweet Reggae Music et on a même droit à une bonne touche de dancehall avec Buss. Que les dub addicts se rassurent, ils vont avoir leur dose : d'abord dans un style lent et méditatif avec le profond Reality, puis de façon beaucoup plus énergique avec des steppas bien lourd et pleins de sonorités métalliques inna O.B.F style (Time ou Dubplate Specialist). Le morceau le plus étonnant de cet opus est sans aucun doute Ah So We Dweet, un riddim grime détonnant sur lequel le flow très dancehall de Charlie P fait encore mouche. On reste ensuite dans cette ambiance entre bass music et hip-hop actuel avec le très dark Family. L'album se conclut par Ghetto Cycle, un dub lent et progressif à la ligne de basse hypnotisante faisant office de parfait générique de fin.Ghetto Cycle est un album concept réussi et très éclectique influencé par une très large palette de styles musicaux sur lesquels la voix juvénile et les textes très personnels de Charlie P s'adaptent parfaitement à chaque fois. Un effort qui ponctue à merveille la collaboration entre le chanteur anglais et O.B.F qu'on espère encore longue et tout aussi productive à l'avenir. Tracklist :1. New Generation2. Policemen3. Sweet Reggae Music 4. Reality5. My Introduction6. Time7. Buss8. Dubplate Specialist9. Ah So We Dweet10. Family 11. Heavier12. Struggling13. Ghetto Cycle
Source : reggae.fr | 2018-03-26 02:00:00.0
Le Dark Storm est LE riddim local du moment. Composé par My Nynyny, l'instrumental comprend à ce jour une vingtaine de...
Source : franceguyane.fr | 2018-03-08 15:49:00.0
Gros come-back dans les années 80 au son du rub-a-dub et du early digital façon Channel One et consorts ! Le vétéran King Kong sort l'album Repatriation produit par les Français d'Irie Ites qui ont rassemblé pour le Jamaïcain douze riddims de premiers choix. Après un très bel EP 100 % digital (In the Old Capital), King Kong persiste et prouve qu'il faut encore compter sur les anciens Yardies en 2018.Le label Irie Ites s'est bien entouré pour ce nouvel opus. Les instrus sont signées des Roots Radics, de Sly et Robbie, Russ D ou encore Naram, un jeune producteur australien qui fait des ravages en matière de rub-a-dub ces derniers temps. Le style de prédilection de King Kong est d'ailleurs bien setucirc;r à l'honneur tout au long de la tracklist. Avec son chant Waterhouse, il recycle quelques mélodies et gimmicks de l'époque et ne manque pas de rendre hommage à son jumeau de voix Tenor Saw sur Just A Grow. L'auditeur est directement projeté dans la chaleur d'un sound system à l'ancienne ! La culture dancehall, c'est son truc à King Kong ; il la représente à merveille sur Rootsman Skanking, Dancehall Teacher, After Midnight ou le dévastateur Old School en feat avec deux autres maîtres du genre, Pinchers et Burro Banton.Quelle belle idée de rassembler ces trois icônes sur un recut puissant du Ram Dancehall signé Russ D qu'on avait déjà apprécié en 2013 sur le non moins réussi Don't It de Spectacular et Solo Banton. Les connaisseurs reconnaîtront d'autres riddims comme le plus récent African Princess (Change) ou le Murda Dem sur lequel King Kong dévoile ses talents cachés de deejay le temps d'un couplet surprenant ! Irie Ites ressort une fois de plus des riddims de sa discographie parfois anciens, mais parvient / heureusement / à y mettre un coup de jeune grâce à de nouveaux mixes et arrangements. Parmi les pépites de ce nouvel effort, on note une rencontre efficace avec Eek A Mouse sur le très bon Wake Up the Town aux lyrics taillés pour les sound-clashes. Mais tout ne tourne pas autour du dancehall. Le singjay s'adonne aussi à une écriture plus engagée avec Money Could A Buy et bien setucirc;r Repatriation. Et il en sait quelque chose en matière de rapatriement King Kong. Lui qui s'est installé en Ethiopie 2007 ne se prive pas de blâmer les chanteurs qui prônent le retour en Afrique dans leurs chansons sans jamais y avoir mis les pieds. Un pic redoutablement bien placé !Voilà un opus qui ravivera bien des souvenirs à certains et fera découvrir à d'autres cette période magnifique et si particulière du reggae jamaïcain que sont les années 80. King Kong et Irie Ites réussissent à la faire revivre avec une chaleur et une qualité de son remarquables. On s'y croirait !Tracklist :1. Money Could A Buy2. Gwaan3. Pree The Money4. Repatriation5. Change6. Old School Feat. Burro Banton et Pinchers7. Just A Grow8. Wake Up The Town Feat. Eek A Mouse9. Rootsman Skanking10.Dancehall Teacher11.Licky Licky12.After Midnight
Source : reggae.fr | 2018-03-01 01:00:00.0
Ackboo fait partie des producteurs de dub français que l'on suit régulièrement sur Reggae.fr. La Toulousain travaille actuellement sur son troisième album, Pharaoh, qui devrait voir le jour en juin. Il sollicite d'ailleurs les internautes pour un financement participatif sur la plateforme Ulule afin de terminer la réalisation de cet opus. L'occasion pour nous de dévoiler un entretien en mode Reggae Addict lors duquel Ackboo revient sur sa passion pour le reggae, le dub et la musique en général...Reggae.fr : Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?Ackboo : Je pense que comme tout le monde j'ai detucirc; entendre du Bob Marley à la radio ou à la télé ou même dans des fêtes d'anniversaire, mais la première fois que ça m'a vraiment marqué c'était un concert de Yaniss Odua en première partie de Stupeflip à la Salle des Fêtes de Ramonville. J'en garde un souvenir très clair. J'ai adoré les textes de Yaniss, j'ai adoré aussi ses musiciens et la puissance qu'ils dégageaient tous ensemble. Je n'étais pas forcément fan de reggae à cette période-là de ma vie, mais je pense que ce concert a planté une petite graine dans ma tête. Cette première expérience était vraiment cool.Quel est le premier album de reggae que tu as acheté ?Je crois que c'était plutôt un album de dub. C'était Bass Temperatur d'High Tone. C'est le premier groupe de dub que j'ai découvert à une époque où j'écoutais plutôt du hip-hop et de l'electro et où je n'achetais plus du tout de musique. Je téléchargeais beaucoup sur internet. Et je suis tombé sur High Tone par hasard. J'ai vraiment fait la démarche d'acheter le CD parce que je voulais soutenir le groupe. Je l'ai acheté chez Gibert Joseph à Toulouse. Je l'ai écouté en boucle tout un été, dans la voiture, chez moi, partout. Je l'ai tellement écouté que je l'ai rayé !Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?Je ne suis pas setucirc;r mais je crois que la première fois c'était dans un bar de Toulouse qui s'appelle Vasco de Gama. Il y avait Vibes Promotor et Mighty Earth, des crews toulousains. J'allais plutôt dans des soirées dancehall au début et je trouve que le point commun avec les soirées sound system dub c'est qu'on y diffuse la musique qui n'a pas besoin des grosses radios, ni des majors, ni de la presse généraliste pour faire kiffer les gens. C'est ce côté indépendant et débrouillard que j'aime dans la culture sound system. Le do it yourself.As-tu été consommateur de mixtapes dans ta jeunesse ?Oui, ça me rappelle plein de souvenirs. La première mixtape que j'ai saignée c'était une compil sur cassette qui rassemblait des titres de NTM et Assassin. C'était mon cousin que me l'avait donnée et pour moi c'était un super cadeau parce que je sentais qu'enfin je découvrais de la musique qui sortait un peu de ce qu'on pouvait entendre à la radio.Comment définirais-tu le reggae ?C'est difficile. Je pense que chacun a sa définition. J'ai une définition du reggae pour chaque morceau que j'écoute. Il y en a que j'écoute parce qu'ils sont engagés, d'autres parce qu'ils sont spirituels, d'autres parce qu'ils me font marrer... Je pense que c'est une musique très complète idéale pour t'accompagner dans la vie à tous les niveaux, que ce soit dans ton hygiène de vie ou dans ta relation avec les autres. Pour moi le reggae c'est une musique du quotidien.Te souviens-tu de ta première performance en live ?Oui c'était avec un ami qui s'appelle Selecta Cool Down. Je l'ai rencontré à la fac pendant mes études et il avait loué une salle des fêtes dans son village Gaillac, au dessus de Toulouse, pour son anniversaire. A cette époque je commençais tout juste à composer des riddims mais surtout j'achetais beaucoup de vinyles et c'est dans cette soirée d'anniversaire que j'ai pu pour la première fois jouer mes vinyles devant des gens. J'en garde un super souvenir.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?La liste pourrait être très très longue. En tout premier, je citerais Michael Jackson. Il y a aussi Massive Attack et des classiques comme Sly et Robbie ou les Roots Radics. Il y en a vraiment énormément.Quels artistes reggae ou dub écoutes-tu en ce moment ?Dans la nouvelle génération, je trouve que Bisou est très créatif. J'écoute aussi beaucoup tout le crew OnDubGround, Art-X, Olo et toute l'équipe. Ils sont hyper talentueux. J'ai beaucoup aimé l'album de Dubmatix avec Sly et Robbie récemment.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Là il n'y a pas à tortiller, c'est Mezzanine de Massive Attack. Il y a une ambiance et une façon de construire les morceaux si particulières. Pour moi c'est comme une Bible de la musique. etCcedil;a me rappelle tellement de souvenirs et quand je l'écoute encore aujourd'hui, ça me remet dans le droit chemin (rires). Je crois que je l'avais découvert en regardant le film Snatch. On entend un de leurs morceaux avec la voix d'Horace Andy au moment où la caravane de la mère de Brad Pitt bretucirc;le. Quand j'ai entendu ça, je me suis tout de suite demandé qui avait pu mettre la voix d'Horace Andy sur une instru pareille. Je me suis renseigné et c'est là que je suis tombé sur l'album Mezzanine.Quels sont tes trois hymnes personnels ?Angel de Massive Attack avec Horace Andy. Cape Horn d'Aba Shanti I. Et Petit frère d'IAM. Mais s'il fallait parler de reggae uniquement, je mettrais Buffalo Soldier de Bob Marley en troisième.Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Sans doute la première fois que mes parents sont venus me voir en concert. Je les ai vus danser sur du reggae alors qu'ils ne connaissaient pas du tout cette culture.Et ton pire souvenir reggae ?Quand tu es passionné par quelque chose, tu as tendance à ne voir que le bon côté des choses, donc je n'ai pas vraiment de pire souvenir. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été dégoetucirc;té quand l'etEacute;lysée Montmartre a bretucirc;lé, quand le Garance Reggae Festival s'est arrêté et à chaque fois qu'un artiste ou un producteur vétéran est décédé.
Source : reggae.fr | 2018-02-14 01:00:00.0
Cela fait des années qu'on suit le duo I Woks venu tout droit des Alpes. Seb et Gé inaugurent l'année 2018 en termes de sorties reggae francophone avec un très bon album : Tout va très bien (Echoprod et LEDPA). Treize titres à l'image du combo, énergiques et dynamiques, mêlant engagement et second degré, le tout orchestré musicalement par Tony Bakk. Reggae et dancehall se partagent la vibe dans ce projet où divers producteurs (Reggae Mylitis Band, TNT), musiciens (Dub Inc) et chanteurs (Skarra Mucci, Rywan, Patko) ont été invités à venir poser leurs sons et leur flows.Tant sur certains morceaux que sur la pochette même de l'album, le duo dépeint avec humour les traits négatifs de la société invitant ainsi à changer les choses. Avec les titres Tout va très bien, A table, Mafia ou encore Un jour comme les autres, I Woks fait de son album un projet censé et militant dénonçant le système capitaliste, les habitudes alimentaires, les conflits mondiaux, le danger des armes, de certaines puissances et de l'oppression déguisée dans nos sociétés dites démocratiques. La musique est une arme et le Jamaïcain Skarra Mucci valide ce message dans le dark mais non moins bon Haut-parleurs.Aux côtés de Riwan (Wailing Trees) dans Enfants du monde, le duo exprime l'espoir d'un avenir meilleur. Empreints de jeunesse et d'optimisme, ils invitent aussi à se recentrer sur la beauté de l'amour et de l'amitié dans This Love, Amicalement et Give Thanks for Life. Ils n'oublient pas l'importance de valeurs essentielles telles que l'échange, l'ouverture d'esprit et le dépassement de soi. Des valeurs partagées avec Patko sur le puissant Look Around.I Woks offre des morceaux plus intimes, comme le positif We Love this Story ou encore Outrospection, délivrés à coeur ouvert. Juste une vibe ne manque pas de faire écho au passé du groupe, à leur style, à leur évolution et montre qu'à force de persévérance et efforts I Woks, avec ce nouvel album, écrit une nouvelle page dans son histoire musicale tout en gardant une belle continuité en termes de créativité et de style. Tout va très bien est album moderne et stimulant qu'on a hâte de découvrir en live !Tracklist :1. We Love this Story 2. Tout va très bien 3. Enfants du monde feat Riwan (Wailing Trees) 4. Give Thanks for Life 5. Haut-parleurs feat Skarra Mucci 6. This Love feat Aurel 7. A table 8. Un jour comme les autres 9. Look Around feat Patko 10. Juste une Vibe 11. Mafia 12. Amicalement 13. Outrospection
Source : reggae.fr | 2018-01-23 01:00:00.0
L'année vient de s'écouler avec plusieurs centaines d'albums et d'EP reggae sortis en France. Il y a eu du bon, du très bon, du très très bon, de l'original également et du décalé, de l'engagé, du dansant, du fly, du peace, du digital, du plus hardcore aussi... Tous les styles ont été représentés du roots au reggae français, du dub au dancehall ; les festivals et les concerts sont pleins et on n'a jamais connu autant d'activistes locaux (sound systems, radios, asso...) pour faire vivre la musique qu'on aime !!! Le Reggae est au top mais comme chaque année les Victoires de la Musique vont l'oublier, l'occulter, le snober et comme chaque année depuis plus de dix ans, Reggae.fr et plus de 50 médias indépendants (presse, tv, radios, internet...) s'unissent pour célébrer la diversité et la bonne santé de la musique qu'on aime en organisant les VICTOIRES DU REGGAE !!!! La musique n'est pas une compétition, ni une sélection, nous avons donc référencé toutes les sorties reggae en France (albums et EP) et nous laissons le public libre de voter pour les artistes qu'il préfère (sous contrôle d'huissier évidemment). L'idée est que pendant un mois on revienne sur toutes les sorties de l'année, on les remette en avant, on les redécouvre, on les fasse tourner au maximum !!! La musique doit vivre et c'est à nous de promotionner le Reggae dans toute sa diversité !!! L'année dernière nous avions dépassé la barre symbolique des 15 000 votants, et montré encore une fois qu'on pouvait s'organiser ensemble et soutenir le mouvement à notre manière. Et ça, c'est grâce à vous ! VOUS POUVEZ VOTER ICI => http://www.reggae.fr/victoires-du-reggae.php LES VOTES SONT OUVERTS JUSQU'AU JEUDI 1er FEVRIER A MINUIT.Pour enregistrer votre vote, veuillez faire vos choix dans le formulaire et inscrire votre adresse électronique. Vous recevrez ensuite un email vous permettant de valider votre vote. et#8232;et#8232;N'oubliez pas de valider votre vote en vérifiant vos emails ! et#8232;Si vous ne recevez pas le mail de validation, n'hésitez pas à nous écrire à redaction@reggae.fr. Un seul vote est admis par catégorie, mais comme les éditions précédentes, vous n'êtes pas obligé de voter dans toutes les catégories pour participer Pour les habitués de l'opération, vous remarquerez quelques nouveautés encore cette année, parmi lesquelles toujours plus de rubriques dub, à propos desquelles nous remercions en particulier CultureDub.com pour leur précieuse collaboration.Les résultats seront dévoilés le dimanche 4 février à 14h, et seront annonçés en avant-première et en direct le même jour dans notre émission de radio partenaire La Selection Reggae, de Selecta K-Za et Lise Pressac, sur Mouv' dès 13h ! Big Up à eux. Nous remercions tous nos autres fidèles partenaires, toujours plus nombreux chaque année, qui élaborent la sélection avec nous, continuent de nous suivre et de nous soutenir à l'occasion de cette opération. Tous représentent une majeure partie des activistes et militants du mouvement reggae en France et nous les remercions, une fois encore, de leur soutien sans faille. On big up les magazines, sites, émissions de tv et radios partenaires suivants : Reggae VibesLa Sélection Reggae (Mouv') Culture Dub (site internet et radio - Poitou-Charrente) Studio One L'Emission (site internet et radio - Languedoc-Roussillon et PACA) Selecta Kza.netLa Grosse Radio Reggae-Promo.comFrance Guyane Musique Rootsandculture.net Rootsblogreggae.com Yanaclip-tv.com We Are ReggaeAux Armes (Rhônes-Alpes)Big Faya Show (Paris)Cultural Vibes Outernational Radio Reggae Show (PACA)Dawastation (Champagne-Ardenne) Get Up Radio Show (Pays de Loire)InTheMood.tvIrie Corner (Aquitaine) Karément Roots (PACA)Kartier Reggae (Réunion) et#8232;Jamaikan sessions (Réunion) Inity-I-Station (Réunion)Oldies Sessions (Réunion)Reggae Unity Web Station (Réunion)Top Ten (Réunion)Womanity Soul Station 100% Sisters (Réunion)Made in Africa (PACA)Mix Ray Sound (Marseille)Ok Fred (Alsace)Positive Vibration Time (Paris)La Vraie Radio (Languedoc-Roussillon)Racines Musicales (Québec)Shake the Town (Paris) Lion Freecaency (Normandie)Natural Mystic (Nord)Ready pour le Show (Picardie)Reggae Connection (Côte d'Armor)Reggae Mix StationReggae Stories (Centre)Reggae Sunsplash (Auvergne)et#8232;Riddim (Franche-Comté)Riddim Up avec Boulibaï (Normandie)Roots Rock Reggae (Rhône Alpes)Roots'Secours (Morbihan) Run the Track (Nord)Selectress Sista Ka Radio Show (London)Shashamane (Tahiti) Space Invadaz Radio Show by Gravity SoundStand Firm (Rhônes-Alpes)Studio Roots / Time Will Tell (Bretagne)Vibes (Paris)Vibes A Come Radio Show (Région parisienne)Zion Gate (Bourgogne) En votant pour vos albums et artistes de l'année, vous participez à un tirage au sort qui vous permettra de remporter de nombreux lots, que les labels et agences de promotion vous offrent. Le label Chapter Two vous offre : - 5 exemplaires cd de The Soul of Jamaica, Inna de Yard (nouvelle édition)- 2 LP de The Soul of Jamaica, Inna de Yard- 5 x cd Ken Boothe "inna de yard"- 2 LP de Inna de Yard, Ken Boothe - 2 maxis Inna de Yard, Viceroys + Cedric Myton- 2 maxis Inna de Yard, Winston Mcanuff + Derajah- 2 maxis Inna de Yard, Lloyd Parks + Var- 2 maxis Inna de Yard, Ken Boothe + Kush McAnuffLes label Irie Ites Records et Irie Ites Promotion Agency vous offrent :- 2 exemplaires cd de Fought for Dis, Sizzla- 5 exemplaires cd de The Black Star Tracks, Leah Rosier- 3 exemplaires cd de Highlights, LMK- 3 exemplaires cd du My Ennemies Riddim- 3 exemplaires cd de Turbulent, Papa Style- 2 exemplaires cd de Mauvaise graine, Keefaz- 3 exemplaires cd de Movin'Ahead, Lorenzo- 3 exemplaires cd de World of Righteousness Riddim- 2 exemplaires cd de Reggae Farmwork, PerfectLe label Undisputed Records vous offre : - 3 singles Courtney John, Yes We are - 2 Lps Courtney John, Ecosystem - 3 Lps Lyricson, Revolution Time again Le label Taxi Tabou 1 vous offre : - 5 exemplaires cd de Junior Natural X Sly et Robbie, Militant- 5 exemplaires cd de Sly et Robbie + Brinkley Ford, One Fine DubLe label Jarring Effect vous offre : - 10 exemplaires cd de Brain Damage Meets Harrison Stafford, Liberation Time- 10 exemplaires cd de Talk the Talk, Brain DamageLe label X-Ray Production vous offre : 5 exemplaires cd de L'Entourloop "Le Savoir Faire"5 exemplaires cd de Manudigital "Digital Pixel"2 exemplaires cd de Biga*Ranx "1988"IWelcom Promotion Agency vous offre : - 5 exemplaires cd de Nature, Salim Jah Peter - 10 exemplaires cd de Journey of Life, Charly B - 10 exemplaires cd de Spirit, The Tuff Lions- 5 exemplaires cd de New Day, Pablo Anthony - 5 exemplaires cd de Ideologies, Droop Lion- 5 exemplaires cd de Mon côté reggae, Ousco De nombreux autres lots seront ajoutés dans les prochains jours, provenant notamment des labels Baco Records etc. VOUS POUVEZ VOTER ICI => http://www.reggae.fr/victoires-du-reggae.php LES VOTES SONT OUVERTS JUSQU'AU JEUDI 1er FEVRIER A MINUIT.Pour enregistrer votre vote, veuillez faire vos choix dans le formulaire et inscrire votre adresse électronique. Vous recevrez ensuite un email vous permettant de valider votre vote. et#8232;et#8232;N'oubliez pas de valider votre vote en vérifiant vos emails ! et#8232;Si vous ne recevez pas le mail de validation, n'hésitez pas à nous écrire à redaction@reggae.fr. Un seul vote est admis par catégorie, mais comme les éditions précédentes, vous n'êtes pas obligé de voter dans toutes les catégories pour participer.
Source : reggae.fr | 2018-01-04 01:00:00.0
Parmi les fans de reggae, les plus avertis et les plus curieux avaient déjà repéré Junior Natural sur le web. Du haut de ses 10 ans, il en bluffait déjà plus d'un avec ses freestyles allant même jusqu'à impressionner Shaggy en 2008 dans les studios parisiens de Générations avec Selecta K-Za au contrôle. La star du dancehall avait même invité le tout jeune Suédois à chanter avec lui sur la scène du Zénith à l'occasion du Garance Reggae Festival. Aujourd'hui âgé d'une vingtaine d'années, Junior Natural n'a pas lâché la musique. Sa voix a mué, son style rub-a-dub s'est affiné, sa musique s'est modernisée mais son talent reste intact et sa vibration unique. Ce n'est pas un hasard s'il sort aujourd'hui un album en collaboration avec les légendaires Sly et Robbie qui lui ont servi pour l'occasion des riddims à la hauteur de son habileté vocale.Les fans de l'époque Black Uhuru et Ini Kamoze se jetteront sur ce bijou qu'est Militant tant les Riddim Twins parviennent à faire revivre ce son si caractéristique. Les fetucirc;ts de Sly Dunbar mitraillent des rythmes lourds en réponse à la basse posée et précise de Robbie Shakespeare. Tout commence avec Soldiers à l'intro percutante telle les premières notes de Whole World is Africa (Black Uhuru). Le chanteur suédois fait preuve de maturité en dévoilant une voix suave et chaude collant parfaitement à l'univers ténébreux de l'instru. Ambiance Tasha Records et Under Pressure façon fin 80 sur le second track The Truth où le jeune MC nous conseille de nous fier à notre conscience. Les amateurs d'early-digital apprécieront !L'aisance de Junior Natural rappelle les tessitures de Bushman et Luciano, quelques fausses notes en plus / pas toujours désagréables soit dit en passant. Petit clin d'oeil au Uppsala Reggae Festival, l'un des évènements majeurs du reggae en Suède auquel Junior Natural participe régulièrement, avec le tune Festival sur lequel l'artiste big up la travail abattu par les organisateurs. Les paroles de Junior Natural transpirent autant la sagesse que sa voix. "Jah est pour tout le monde" nous dit-il dans For Everyone, "Arrêtez de diviser le peuple" renchérit-il sur The People, "Pourquoi continuons-nous à vivre de cette manière ?" se questionne-t-il à propos de la course à la richesse dans Like This. Le jeune Scandinave met un point d'honneur à aborder des thèmes conscients à chacun de ses tunes, même lorsqu'il parle d'amour en témoignant son respect à la femme qu'il aime sur le doux Close to You.Militant ne bénéficie peut-être pas de la promotion qu'il mérite, mais on ne doute pas qu'il gagnera les oreilles des passionnés qui avaient déjà succombé à la finesse de Junior Natural. On espère qu'il attirera d'autres amateurs. On vous garantit qu'ils ne seront pas déçus.Tracklist :01. Soldiers02. The Truth 03. For Everyone04. Some Of Them 05. Freedom Time 06. Festival 07. Beautiful Creation 08. Everlasting 09. Like This 10. Jah Light
Source : reggae.fr | 2017-12-21 01:00:00.0
On avait découvert la jeune et prometteuse Leah Rosier en 2012 avec son premier opus High Paw où l'on avait adoré son titre Amsterdam ; elle avait récidivé en 2016 avec Only Irie Vibes qu'elle avait cette fois sorti avec le groupe Français Rise and Shine. On avait ensuite pu croiser son regard hypnotisant sur les scènes de grands festivals comme le Reggae Sun Ska ou le No Logo... La chanteuse hollandaise nous revient aujourd'hui avec un nouveau projet : The Black Star Tracks sorti le 17 Novembre sur le label du même nom, The Black Star Foundation.On entre de plain pied dans cet album hyper frais et très orienté new roots dés le premier morceau No Puppet, un riddim entraînant que s'approprie parfaitement Leah Rosier où les cuivres répondent à la ligne de basse omniprésente. On restera dans cet univers très moderne avec des morceaux comme Not Cursed et ses notes de mélodica ou Rude Boy posé sur le Lovely Girl Riddim dont on retrouvera un dub à l'ancienne en fin d'album. Notre coup de coeur de cet album va sans aucun doute à Babylon Burning, une instrumentale hyper efficace et pleine d'énergie sur laquelle la jeune Hollandaise nous montre toute l'étendue de son talent.En parfaite égérie de la Génération H, Leah nous offre deux ganja tunes, d'abord avec Make it Burn, puis Realize sur un rythme ska qui saura vous faire danser. La chanteuse s'essaye donc à d'autres styles en fin d'album, nous montrant qu'elle sait apprécier le rub-a-dub sur Come Rain Come Shine avant de se frotter au dancehall sur le très actuel Bad Girls Riddim de Butterflies.Voilà donc un album réussi mêlant des productions toutes très soignées à la jolie voix pleine de fraicheur de Leah Rosier qu'on retrouve avec toujours autant de plaisir.Tracklist :1. No Puppet2. Smile Vibe High 3. Make it Burn4. Not Cursed5. Babylon Burning6. Rude Boy 7. Realize8. Let Love 9. Come Rain Come Shine10. Butterflies11. Rude Dub
Source : reggae.fr | 2017-12-07 01:00:00.0
En ce dimanche soir de novembre, la perspective de se rendre au Trianon pour assister au concert d'Alborosie à Paris est déjà un réconfort en soi. Pour lui chauffer la magnifique salle du Trianon, le Party Time crew est de service et fait bouger la salle comme il se doit. C'est ensuite autour de Devi Reed (chanteur des Banyans) de relever le défi, ce qu'il accomplit de belle manière, accompagné d'un DJ et d'un batteur pour présenter son nouvel album solo Essence of Life.Voilà trois ans que Puppa Albo n'était pas venu se produire à Paris et comme pour profiter de l'occasion et en donner pour son compte au public venu nombreux, il enchaîne d'une traite après une intro puissante Herbalist, Can't Cool, Rock the Dancehall, Poser et enfin Living Dread qui récolte le premier pull up. Après ce titre récent qui sonne déjà comme un classique dans son répertoire, il prend la parole pour quelques mots dans lesquels il fait part de son bonheur d'être de retour à Paris (après six ans d'après lui... ok si on considère que le Zénith et l'Hippodrome de Longchamp ne sont pas à Paris !) et annonce être là " ...to blaze up the fyah in the name of love, unity and respect ".Le Shengen Clan toujours mené par Fitzroy Green le batteur ambianceur génial, avait intégré pour l'occasion Yovo (Nég'Marrons, La Fouine, Blacko,...) le bassiste parisien qui arborait pour l'occasion un maillot du PSG. Rocky Road et No Cocaine qui sera pull up dès les premières notes et Everything issu de son dernier album sur lequel il se lâche même un peu a capella. Ils enchaînent avec une version très rock de Camilla et on aura par la suite un mélange agréable de titres issus de ses différents albums rarement en entier, mais souvent très bien enchaînés et quelques brefs interludes où ses choristes prennent le relais. On retiendra les toujours très appréciés Police et Kingston Town, les solos de ses deux guitaristes de toujours Garth Duckie Forester et Valter Vincenti, Rastafari Anthem en partie chanté assis devant le batteur comme sur un trône et l'intro de Still Blazing devant les briquets du Trianon.A la fin de son show il invite les Jahneration à venir faire leur promo pour leur prochain concert au Trianon et " Mr Reed ", comme il l'appelle, à venir le rejoindre chacun à leur tour pour un couplet. On en aurait bien repris un peu plus mais la qualité et l'énergie étant là on est finalement très heureux d'avoir revu ce grand monsieur du reggae.
Source : reggae.fr | 2017-11-30 01:00:00.0
Un nouvel artiste vient s'inscrire au sein de la Reggae French Touch, il s'agit du franco-chilien Pablo Anthony, lequel a grandi en banlieu parisienne et vient nous proposer ce mois-ci son album New Day.Fruit d'une grande réflexion d'un an et d'une préparation acharnée aux côtés du Small Axe Band, qui travaille avec le chanteur depuis plusieurs années déjà, New Day se veut être un projet solo, bien que l'on y retrouve un esprit collectif à travers la présence de nombreux invités comme King Lorenzo (U.N.I.T.Y), Ilements (envoetucirc;tant sur Ruff Time) et Lyricson (touchant sur Real Friends).Composé de 13 titres, New Day est un album majoritairement roots reggae et new roots (on retient entre autres les excellents Jah Never Let Us Down, In What Kind of World et Guidance), agrémenté de teintes Soul (I Really Love You) et même dancehall/RetB sur In My Arms où Pablo montre qu'il sait adapter son flow à tous les styles. Des sonorités plus synthétiques et dub sont présentes notamment sur U.N.I.T.Y et Chant où l'on retrouve l'attrait de l'artiste pour le sound system, d'ailleurs bien représenté avec Cyan Stop Me. En fin d'album, Pablo Anthony nous emporte dans un univers plus souterrain avec trois bonnes versions dub. Par ses textes, Pablo Anthony souligne sa volonté d'être un représentant de certaines valeurs humaines ("Be an exemple to teach to an other one") et chante l'amour, la famille, l'amitié (Real Friends), le partage et l'unité, sans pour autant cacher son esprit rebelle (What kind of World, New Day).New Day se veut dynamique, jeune, moderne, inspiré et inspirant. Une belle promesse pour l'avenir.Tracklist :01 - New Day02 - U.N.I.T.Y Feat King Lorenzo03 - Jah Will Never Let Us Down04 - Chant05 - This World06 - Ruff Time Feat Ilements07 - What Kind Of World08 - Guidance09 - I Really Love You10 - In My Arms11 - Real Friends Feat Lyricson12 - Cyan Stop Me (remix album)13 - Highest Meditation14 - Highest Meditation Dub15 - Guidance Dub16 - Chant Dub
Source : reggae.fr | 2017-11-24 01:00:00.0
Au printemps dernier on vous disait tout le bien qu'on avait pensé de l'EP Amazonite signé Krak In Dub... Cet EP annonçait un album du même nom que nous étions impatients d'écouter. Voici donc Amazonite, premier album de Krak In Dub sorti le 10 novembre sur lequel le dubmaker s'est entouré de sa famille musicale. On retrouvera donc le saxophone de Dubamix ou les différents instruments de Dubmatix, mais aussi des chanteurs habitués des productions de Krak In dub comme Troy Berkley, Echo Minott, Eva Lazarus ou Demolition Man.Comme à son habitude, Krak In Dub puise ses inspirations dans un large éventail de styles musicaux (reggae, dancehall, dub, electro, jungle, dubstep...) faisant de ses productions un savant mélange de tous ces styles. Sur Amazonite on retrouve donc au moins autant de style musicaux que d'invités, à commencer par du digital roots comme sur Some people, premier morceau de l'album sur lequel le flow de Demolition Man se promène répondant aux riffs de saxophone, ou encore I et I et I où la voix pleine d'énergie d'Eva Lazarus se marie parfaitement au flow hip-hop de Troy Berkley.Digital roots toujours avec Step by Step, et c'est cette fois Sr Wilson que l'on retrouve avec plaisir. Certains morceaux sont quant à eux plutôt dub stepper à l'image du sublime et enivrant Amazonite ou de Launch is Global dans un style plus dark et électronique. On reste dans le stepper avec Who Runs Science ou Feel no Way auquel Demolition Man vient donner des accents de dancehall. On trouve même une touche de ska dans une version hyper dynamique et dansante à souhait avec Stop sur lequel Jamalski fait forte impression. Krak In Dub est aussi amateur de jungle et il nous le montre avec Original Sample, When Gunshot Burst chanté par Echo Minott, ou encore Nu Specimen interprété par Troy Berkley.Krak In Dub nous offre plusieurs remixes en fin d'album, d'abord une version jungle de Some People, puis les 3 remixes d'Amazonite présents sur l'EP dont la version de Zion Train et celle chantée par Pupajim (Iodine 53).Voici donc un premier album réussi d'un artiste déjà confirmé qui nous offre une formidable plongée dans un univers où l'on trouve autant de morceaux chantés que d'instrumentaux, piochant dans un nombre impressionnant de styles musicaux, y ajoutant sa patte pour en faire 17 titres plus soignés les uns que les autres. Signalons que pour accompagner cet album, le beatmaker nous offre une rétrospective de ses différentes productions depuis 2003 avec 50 morceaux en téléchargement gratuit sur Soundcloud !Tracklist :1. SOME PEOPLE feat. Demolition Man2. AMAZONITE3. IetIetI feat. Eva Lazarus et Troy Berkley4. STOP feat. Jamalski5. WHEN GUNSHOT BURST feat. Echo Minott6. LAUNCH IS GLOBAL7. STEP BY STEP feat. Sr. Wilson8. SEEN INTERLUDE9. S=K LOG W10. DON'T FEEL NO WAY feat. Demolition Man11. ORIGINAL SAMPLE12. NU SPECIMEN feat. Troy Berkley13. WHO RUNS SCIENCE14. SOME PEOPLE Jungle DubEXTRA15. AMAZONITE "IODINE 53" featuring PupaJim16. AMAZONITE - Zion Train Remix17. AMAZONITE - Sound System Mix
Source : reggae.fr | 2017-11-21 01:00:00.0

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