Artistes et Groupes de DanceHall

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Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

Les jamaïcains Chaka Demus, Pliers et Cutty Ranks étaient de retour en Martinique. Les pionniers du dancehall étaient les...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-13 00:10:00.0
Stand Tall Sound a participé à écrire l'histoire du mouvement sound system en France. Né des cendres du célèbre High Fight International en 1993, le sound a compté parmi ses rangs les plus grands artistes francophones (de Nuttea à Raggasonic en passant par Janik et Féfé Typical) et ses soirées faisaient partie des plus réputées dans les années 90. Moins actif en danse aujourd'hui, le selector Polino continue d'assouvir sa passion en animant une belle émission tous les lundis sur la webradio Reggae.fr. Rencontre avec l'un des selectors les plus influents de l'Hexagone.Reggae.fr : Stand Tall fait partie des sounds incontournables de l'histoire du reggae français et il est issu d'un autre sound incontournable, High Fight International. Peux-tu nous raconter la transition entre les deux aventures ?Polino : Quand Tonton David, pris par son succès en major, nous a clairement fait comprendre que High Fight n'était plus sa priorité à cause de son rythme de vie entre tournées, répétitions et promotion, on a vu la fin arriver. Comme David était une personnalité forte du sound et qu'il avait investi pas mal dans le matériel sono et studio, le nom High Fight a été utilisé comme crédit sur certains de ses titres et est devenu une sorte de marque associée à lui. Donc continuer High Fight sans Tonton ce n'était pas possible.Que sont devenus les dubplates d'High Fight et les membres de l'équipe ?Les dubplates sont toujours chez moi bien au chaud, encore aujourd'hui (rires). Pour ce qui est de l'équipe, on a tous continué sans David en créant Stand Tall. Depuis, Don Lickshot est décédé d'un fucking cancer (REP). Les autres vous les connaissez, ils sont encore là, Nuttea, Féfé Typical et Tip Top l'opérateur. Comme on avait une expérience solide, ça n'a pas été compliqué de monter un nouveau sound. Et à l'époque, on s'est attachés à recruter des gars qui avaient aussi de l'expérience. On avait la dream-team des sounds français !Comme Selecta K-Za par exemple ?Oui effectivement. Il était en formation chez nous. On avait une émission de radio sur Générations FM où je l'avais intégré. Mais après l'interruption de l'émission au bout de deux ans par la direction de la radio, il a négocié un nouveau créneau pour lui à la rentrée suivante et il a quitté Stand Tall.Stand Tall était-il équipé de sa propre sono ?Non. High Fight avait sa sono achetée grâce au succès de Tonton David. etCcedil;a nous a permis de nous rendre compte qu'une sono perso n'était pas si utile que ça. etCcedil;a demandait obligatoirement un lieu de stockage, du matériel et il fallait de toutes manières louer un camion à chaque déplacement sans parler du poids des boxes et des amplis qu'il fallait porter avant la soirée et surtout après à six ou sept heures du matin jusqu'au local, heure à laquelle peu de candidats étaient présents (rires). On a donc préféré louer le matériel pour nos soirées. etCcedil;a demandait beaucoup moins de logistique.Quel genre de matériel louiez-vous ?La location nous a permis de jouer sur des top systèmes (Christian Hell, Martin Audio, Turbosound...) avec le top des consoles (Midas, Soundcraft, Tac...) et les périphériques et compresseurs qui vont avec. Je ne m'étale pas trop sur tout le matos car c'est la signature du son Stand Tall et c'est personnel.Que penses-tu du débat sono/pas sono ?Chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut. Ce qui compte c'est que le résultat soit de qualité, en location ou en home-made. C'est d'ailleurs je pense, une des raisons qui freine le mouvement sound en France : des soirées sound system sans cette fameuse sono qui donne une atmosphère unique à la soirée que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Une vraie bonne sono, c'est la base !La culture sound system a commencé à se développer en France par les sounds rub-a-dub puis juggling. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance des sound systems UK/Dub avec des grosses sonos artisanales. Comment vois-tu cette évolution ?J'ai l'impression que la scène dub a récupéré pas mal du public des rave-parties (arrêtées par les autorités car souvent illégales) où il y avait du gros son également, avec un coté " kangourou hypnotique ". Ce n'est plus un public reggae à 100 %. Moi ça me fait bizarre, je n'ai pas l'habitude .Penses-tu que l'ambiance raggamuffin des années 90 reviendra au goetucirc;t du jour ?etCcedil;a me parait difficile vu les conditions de nos jours, je parle encore une fois de la sono. "Une vraie bonne sono, c'est la base !" Stand Tall a detucirc; faire face à l'éloignement des MCs du milieu des sound systems lorsque les artistes reggae ont commencé à signer en major au milieu des années 90. Comment as-tu abordé ce tournant en tant que selector ?Nuttea était déjà signé en major depuis High Fight, mais c'est vrai que des gars comme Raggasonic se sont un peu éloignés des sounds après leur succès. Avoir des artistes disques d'or dans sa team, c'était plutôt une récompense pour nous, même si ça les rendait moins disponibles c'est vrai. On ne peut pas tout avoir !En as-tu voulu à certains artistes ?Non car j'avais déjà connu ça avec High Fight, donc pas de surprise !Le clash entre Daddy Yod et Nuttea en 1993 a alimenté bien des débats, aujourd'hui encore. Peux-tu nous donner ta version de la soirée ?J'étais le selector de Ghetto Youth Progress Sound qui accompagnait Nuttea. Yod était avec Ragga Dub Force. Il y a d'abord eu le clash Mr Lézard VS Azrock (REP) où Lézard partait avec l'avantage des paroles, mais AZR, avec son expérience de soundman a retourné la chose à son avantage et a gagné ce premier clash. Quant à Yod et Nuttea... Nuttea avait un petit avantage sur les textes et il était plus technique et plus moderne dans le style. Avantage qui s'est réduit lors de la confrontation jusqu'à ce que Yod dérape un peu niveau paroles et là Nuttea a pris le dessus jusqu'à la fin et il a logiquement gagné ce clash devenu mythique.Même si vous n'êtes plus aussi actifs et visibles que dans les années 90/début 2000, Stand Tall existe toujours. Quelle est l'équipe actuelle ?J'ai quitté Paris pour le sud de la France (Toulouse) il y a environ sept ans. Mais je suis toujours le selector et Tip Top, l'opérateur du sound, est resté à Paris ; ce qui rend impossible de jouer ensemble en général. La dernière date qu'on a faite ensemble c'était l'hommage à Don Lickshot organisé par Féfé Typical à Paris en 2012. On a aussi subi le même changement qu'en Jamaïque où les sounds ont perdu leurs crews de DJ's et chanteurs. Les artistes sont devenus des ''mercenaires'' qui passent de sound en sound selon la demande, ce qui est une conséquence directe de leur succès grandissant. Moi je suis de la génération où le selector ne parlait pas au micro, donc je garde cette vieille tradition, sauf en clash (rires). Aujourd'hui les selectors sont devenus des ''samplers'' pour certains et d'autres parlent plus que la musique, on dirait des VRP.Recrutez-vous encore des membres ?On n'a jamais vraiment recruté en fait. Les gens venaient d'eux-mêmes nous solliciter. Le dernier en date à nous avoir rejoints c'est Iko Tuff. J'ai réalisé un street album pour lui (Stand Tall play Iko Tuff), mais malheureusement on n'a toujours pas eu l'occasion de jouer ensemble en live à cause de la distance et des conditions pour jouer.Quelles sont vos activités actuelles ?On a une émission de radio hebdomadaire partagée avec Bam Salute sur campus FM Toulouse avec rediffusion sur Reggae.fr, et des soirées mais rarement sur des grosses sonos malheureusement.Regrettes-tu " la grande époque " des sound systems ?Ce que je regrette ce sont les conditions sound system : encore une fois la fameuse sono.L'identité du sound est-elle toujours la même aujourd'hui ?Je pense que oui, c'est toujours le même selector depuis le début (rires). Je joue toujours en vinyles essentiellement pour des questions de qualité, mais il y a de moins en moins de sorties vinyles depuis l'arrivé du mp3. J'ai déjà joué en mp3 au début des années 2000 en sound, mais j'ai laissé tomber, en plus le dancehall moderne m'attire de moins en moins. Pour moi c'est trop inspiré par le rap US commercial. A l'époque, on était toujours au top niveau nouveautés (disques) depuis 1993. Maintenant beaucoup moins forcément (rires). Donc j'explore plus en arrière dans le temps dans les titres qui m'ont fait découvrir le sound system. Forcément c'est plus 80's rub-a-dub ou early digital, des titres que souvent je connaissais déjà, mais que je n'avais jamais joué auparavant. C'est comme des nouveautés pour moi.Cuttez-vous toujours des dubplates ?Occasionnellement. On n'a jamais payé pour des dubs français. Les artistes étaient fiers d'être joués par Stand Tall. Mais finalement, on n'a pas tellement de dubs français car tu pouvais entendre nos artistes et des invités en live dans nos soirées. Les dernier cuts français que j'ai faits c'était avec Tiwony, en échange de la mixtape que j'ai réalisée pour lui (Pliss Roots) fier lui aussi de poser pour Stand Tall, le sound de son mentor Féfé Typical. J'ai cutté peu de Jamaïcains ces dernières années, uniquement des connexions que j'ai faites en direct avec l'artiste quand celui-ci était raisonnable niveau tarif, ce qui devient très rare avec des noms connus.Comment avez-vous évolué dans l'enregistrement des dubplates ? On a généralement enregistré les dubs dans notre studio depuis le début, que ce soit des artistes jamaïcains ou français. On recherche des conditions vocales comme pour un single (mais avec moins de temps forcément). Si l'artiste galère (trop de drops), il y a peu de chance que le dubplate aboutisse. On a compris que la motivation autre que financière de l'artiste était un plus pour la qualité des dubplates, donc rencontrer et échanger avec l'artiste est très important.Cuttez-vous des dubplates par correspondance ?Il m'est arrivé d'en faire mais avec des contacts solides. Généralement l'artiste lui-même ou quelqu'un de très proche. Mais je préfère être présent. Je suis du genre à couper sec l'enregistrement lorsque ça ne me plaît pas.Cuttez-vous toujours des dubplates de clash ?Depuis la rencontre contre les Italiens de One Love en 2001, j'ai compris que le clash de haut niveau était une affaire de gros sous, donc j'évite de plus en plus les textes clash puisqu'on ne prévoit plus de participer à des clashes. Si je pars en clash, c'est pour finir sur le podium européen au minimum ! Et je n'ai pas les moyens. Mais si un clash de 45T se prépare, je suis partant !Y a-t-il un sound contre lequel tu aimerais clasher ?Je ne crois pas. Il y avait Blues Party avec Nono qui nous provoquait régulièrement vers 1994 devant les boutiques de disques comme Blue Moon. Il nous chambrait : " alors les clasheurs quand est-ce qu'on clash ensemble ? " (Nono voice). Mais nous avions d'autres priorités à ce moment-là. Heureusement pour eux d'ailleurs car une défaite à cette époque aurait freiné le parcours de clash qu'ils ont eu par la suite je pense. Depuis la chose est faite mais sans Nono malheureusement (REP) en 2013. Et on a gagné !Les dubplates clash ont-ils un sens pour toi dans une danse régulière ?Disons que le dubplate pour moi fait partie de l'identité du sound. Donc oui mais pas avec des paroles clash toute la soirée. Juste un segment parce que le clash fait partie de la culture, sinon je trouve ça ridicule. C'est comme si tu clashais un sound invisible.Que représente la culture clash pour toi ?C'est une culture qui fait partie du sound system depuis toujours, la forme a juste changé au fil du temps. Ces titres personnalisés n'existent qu'en reggae. etAgrave; la base c'est pour attirer plus de public, une concurrence positive qui fait progresser tout le monde, mais qui peut dégénérer parfois comme dans le sport, c'est humain. C'est pour ça que je kiffe les 45Ts sur le thème du sound.Quel est ton meilleur souvenir en clash ?La rencontre avec One Love en Italie. C'était notre premier clash bien payé et à l'étranger en plus !Ton pire souvenir en clash ?C'était aussi One Love parce qu'on a bien perdu, même si l'expérience était enrichissante.Quels sont les sounds internationaux qui t'inspirent le plus et pourquoi ?Stur Gav c'est pour moi l'école des sounds et Jaro l'école bis. Jammy's est aussi une référence pour l'ensemble label/riddims/sono et crew d'artistes. Il y a aussi Stone Love, les boss du juggling avec Rory, un selector légendaire, certainement le plus grand. Et enfin Silverhawk, le sound de Steely (REP), un wicked sound avec ses fameuses intros de dubplates. Toute une époque !Aujourd'hui, selon toi, qui est le sound Netdeg;1 dans le monde ?Choix difficile : Rodigan, Downbeat, Mighty Crown, Jaro ? Il faudrait organiser un clash entre les quatre pour savoir qui est le meilleur.Et en France ?Je ne suis plus trop les sounds français depuis Toulouse, même si avant non plus (rires). Sans trop réfléchir je dirais Soul Stereo à cause de leur box.Quels sont tes trois dubplates favoris ?Je vais en donner cinq ! Buju Banton : Destiny, Cornell Campbell : Watch this Sound, The Heptones (Barry Llewellyn ) : Fight to the Top, Earl Sixteen : Love is a Feeling et Nuttea : Compétition.Tes trois riddims favoris ?Le Real Rock qui a enrichi Studio One, le Sleng Teng qui a fait passer Jammy de Prince à King et le Darker Shade of Black, superbe adaptation des Beatles par Jackie Mittoo, le maître.Quel est LE dubplate qui manque à votre box et que vous ne pourrez jamais avoir ?Dennis Brown. Lequel je ne sais pas, il y en a tellement !Des projets ?Maintenant que tu me poses la question, je vais réfléchir à quelle pierre de plus je pourrais apporter à l'édifice... si c'est possible.
Source : reggae.fr | 2018-07-12 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
La dernière édition de la « garden cocktails live », a eu lieu dimanche dernier au Cosmopolite de...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-04 16:39:00.0
Ayant fusionné leurs flows et leurs univers musicaux depuis 2010 au sein de United By Skankin, Speed'art et Skankin Buzz proposent des projets dynamiques. Ils reviennent aujourd'hui avec leur nouvel album Far West moderne.Far West moderne est un opus original qui explore différentes facettes du reggae tout en les agrémentant d'autres horizons musicaux. Le groupe fait en effet habilement cohabiter le ska avec des sonorités raggamuffin dancehall sur le titre endiablé Ressens l'effet en featuring avec Missah et Weedo et Tiyab. Les côtés plus funky dans Freestyle et jazzy dans Le vent nous mène sont eux aussi explorés et le groupe s'adonne même parfois à quelques influences punk rock perçues notamment dans le titre etAgrave; l'époque.United By Skankin nous offre aussi une petite surprise avec Hey Billy faisant office d'interlude humoristique et original avant de repartir de plus belle. L'opus ne compte pas moins de quinze titres ! Un choix propre au groupe afin de pleinement se faire plaisir et pouvoir profiter de la venue de nombreux invités. Ce parti-pris n'est pas pour nous déplaire puisqu'il nous permet de déguster l'album en compagnie de l'ensemble des artistes présents tels que Puppa Nadem (l'énergique chanteur de Sound Dynamik) Max Livio ou Gringoriginal, venus chacun apporter une part de leur univers sur cet album.Au-delà de quelques délires humoristiques à l'image de l'hymne procrastinateur Faut que je me speed, le groupe a tenu à se concentrer sur les textes de ses morceaux pour faire de cet album un moyen de véhiculer des paroles conscientes. Plusieurs thèmes sont traités : la vie marginale sur le feat avec Max Livio, la politique dans Ils sont tous, la colère du peuple avec La rage et la nécessité de lutter et croire en ses convictions avec Dur comme fer. Le partage entre artistes est important nous l'avons vu avec le nombre d'invités sur cet album et le groupe tient à le rappeler avec son titre On passe le mic.Far West moderne est un album original et d'une grande fraîcheur avec plusieurs angles d'attaques musicales ! Un mélange d'ambiances plutôt agréable.Tracklist :01 - etAgrave; l'époque02 - Plus loin03 - Faut que je me speed04 - Marginal Feat. Max Livio05 - La rage06 - Hey Billy !07 - Far West moderne08 - Ressens l'effet Feat. Missah, Weedo et Tiyab09 - Dur comme fer10 - On est trop vieux11 - Freestyle12 - On passe le mic Feat. Jamanle, Puppa Nadem, Gringoriginal et Deewaï13 - Le vent nous mène14 - Ils sont tous15 - Cool n Easy
Source : reggae.fr | 2018-07-03 02:00:00.0
Il y a tout juste un mois, le très talentueux Blundetto nous livrait un album fait de rêveries et de poésie, toujours accompagné de ses protégés Biga Ranx et Jahdan Blakkamoore. Mais de nouvelles têtes ont fait leur apparition sur ce nouvel opus Slow Dance, et pas des moindres : Ken Boothe, Little Harry et Cornell Campbell. Le programmateur de Radio Nova dévoile un quatrième album de haute facture à l'univers cotonneux, mélancolique et vaporeux. On en parle avec l'intéressé...Reggae.fr : Comment t'est venue l'idée de ce quatrième opus ?Blundetto : J'ai commencé à regrouper des morceaux l'été dernier. A la base j'avais seulement quelques tracks, donc je voulais faire un EP plutôt dub. Puis, à la fin de l'été tout s'est enchaîné : j'avais le vocal de Ken Boothe pour le morceau que j'effectuais sur la compile des dix ans d'Heavenly Sweetness, puis Biga Ranx m'a appelé en me disant qu'il avait un Cornell Campbell pour moi. D'ailleurs c'est rigolo cette histoire parce que c'est un peu une surprise. A la base, l'instru je l'avais donnée à Biga pour son album 1988, mais en fait il l'a gardée pour faire poser Cornell Campbell dessus. Petit à petit, moi, de mon côté, j'ai retrouvé des vocaux et des intrus, et je me suis vite retrouvé avec treize ou quatorze titres. Plutôt que de faire un EP, j'ai préféré partir sur un album avec moitié de vocaux et moitié d'instrus. L'album s'est fait d'autant plus vite après avoir vu une vidéo de Brésiliens qui dansaient sur l'une de mes musiques, Above the Water, en mode " slow dance ". J'ai découvert que dans certaines soirées au nord-est du Brésil, les gens dansaient comme les slows des années 60 mais dans des sound sytems reggae. etCcedil;a m'a fait halluciné qu'ils s'approprient ce genre de musique de cette façon-là. C'est cette vidéo qui a dessiné le nom de l'album et son orientation finale.En tant que producteur, essayes-tu de faire passer un message avec ce nouveau projet ?Ce n'est pas vraiment une musique avec un message que je fais, mais plutôt une musique à émotion je pense. Je ne dis pas que je ne suis pas sensible aux messages de certains courants musicaux comme la funk ou la soul, mais personnellement j'aime la musique quand elle me procure des émotions quelles qu'elles soient. Je peux autant triper sur de la variété française que du dancehall jamaïcain. J'aime que ça provoque quelque chose chez moi, une envie de danser, une envie de me lever ou de pleurer. " J'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement " Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette superbe pochette ?J'avais fait les trois premiers albums avec Pico, un artiste qui vient du graff, et j'aurais adoré continuer avec lui, mais étant donné la tonalité de l'album et des sons qui font un peu un pas de côté par rapport au reggae classique, j'avais envie que ce visuel soit dans la même veine. La pochette s'est faite en famille. Je suis tombé sur les visuels de la femme de Biga Ranx, Teuga, sur Instagram, et j'ai adoré ce qu'elle faisait. Je lui ai donc demandé si elle se sentait de me faire une pochette. Après lui avoir envoyé les sons, elle a beaucoup aimé et m'a proposé trois visuels différents de collages. Sur ces trois propositions, j'en ai utilisée une comme pochette pour l'album, une autre comme un poster dans le CD et la dernière comme visuel pour le numérique. J'avais envie que les artworks aillent dans un univers un peu plus poétique, un peu plus doux contrairement aux visuels d'avant qui étaient légèrement bad-boys, plus inspirés du tattoo. Là j'avais envie qu'on retrouve un côté plus cotonneux, voire rêveur.On sent que musicalement tu sors du reggae comme dans tous tes albums, tu vas chercher dans la soul, le wave vapor, le hip-hop. Est-ce important pour toi d'aller toujours hors des sentiers battus ?Au-delà du fait que ce soit important, c'est comme ça que j'ai toujours considéré la musique. C'est grâce à mon expérience en tant qu'animateur chez Nova. Il y avait une espèce de liberté totale pour jouer tous les courants musicaux que l'on voulait. Même si on trouvait un truc en country qui déchirait, on le passait. Il y avait ce côté où il fallait fouiner de partout, écouter vraiment tout. Tout ça je l'ai gardé quand je me suis mis à la prod, j'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement.As-tu travaillé sur Slow Dance de la même manière que sur World Of ou Warm my Soul ?Oui, exactement de la même façon, même si ça ne sonne pas pareil. On peut avoir l'impression que Slow Dance sonne plus synthé. Tout est enregistré en analogique avec de vraies batteries, de vraies guitares, de vraies basses. C'est simplement qu'au mix on a mis un peu plus de " sirop " dans ce dernier album. Et sur cet opus j'ai presque tout joué en solo, à part sur le titre de Ken Boothe où ce sont des potes à moi qui jouent. La petite nouveauté sur l'album c'est un clavier OP1 qui n'était pas sur les albums précédents et qui pour moi a amené une nouvelle couleur. C'est un instrument que j'adore car il reste analogique et il apporte du souffle tout en restant un peu crado. On arrive à faire des choses pas communes avec cet appareil. J'ai tapé toutes mes démos avec ce clavier.Il y a justement un morceau en clin d'oeil à ce clavier, OP1 Home Again, n'est-ce pas ?Complètement, ça fait trois ans maintenant que je l'ai. Cette machine avec son nom m'intriguait. Puis un moment j'ai detucirc; souvent prendre le train, j'ai donc décidé de trouver un instrument pour composer dedans. L'histoire du titre OP1 Home Again c'est que j'ai detucirc; m'en séparer l'été dernier. Il est parti en vrac à force de trop taper dessus comme un malade. Du coup je l'ai renvoyé chez le producteur en Suède, mais le colis s'est perdu. Finalement quelqu'un l'a retrouvé, me l'a réparé gratis et me l'a renvoyé. Le retour de l'OP1 à la maison c'était un peu comme la naissance de mon troisième enfant.Comment as-tu choisis les artistes avec qui tu as collaboré ?Il n'y a pas vraiment de choix. C'est-à-dire que je décide au fur et à mesure de mes envies. Je ne calcule pas. Je ne me suis jamais dit que je voulais un tel ou une telle sur mon prochain album. Je ne pense pas comme ça, je fais plutôt les morceaux à l'envie. Par exemple Damé, je les ai rencontrés alors que j'avais fini l'album, et en écoutant j'ai eu un flash total sur la voix d'Eva et la prod. Je leur ai donc fait de la place pour les accueillir sur mon album. Ce sont des rencontres musicales qui m'influencent, des choses que j'entends, qui me donnent envie de faire des morceaux avec quelqu'un.Ken Boothe signe une belle reprise du titre Have a Little Faith à la base chanté par Nicky Thomas. Comment s'est déroulée cette collaboration ?La rencontre avec Ken Boothe vient de la compile du label Heavenly Sweetness, pour leurs 10 ans. Mon boss Franck Décolon me dit : " Pour faire la compile, je vous paye un featuring avec qui vous voulez ". Au même moment j'avais des potes en Jamaïque, je leur ai donc demandé de rencontrer Ken Boothe pour moi afin d'essayer de lui présenter le projet, pour savoir si ça l'intéressait. Au final tous les indicateurs étaient au vert donc j'ai même récupéré son numéro de téléphone. Je l'ai appelé une première fois, je suis tombé sur sa messagerie mais rien que la voix de Ken Boothe ça m'a mis les genoux en compote. Bref, j'ai balbutié un message dans un mauvais anglais jamaïcain et puis je l'ai rappelé et il m'a répondu. Là c'était énorme, je lui parle du morceau et tout de suite il reconnaît le riddim, il me dit : " ah mais oui je connais c'est un morceau de Nicky Thomas ". Directement il avait fait le lien, pourtant Have a Little Faith n'est pas un énorme classique du reggae. Ken Boothe c'est l'un de mes chanteurs jamaïcains préférés et je savais qu'il ne l'avait jamais chanté. J'étais vraiment content de pouvoir faire ce morceau-là avec lui. C'était une occasion à ne pas rater, d'habitude je suis plutôt timide, mais là pour Ken Boothe j'ai fait abstraction de cet aspect (rires).Tu nous disais que c'est Biga Ranx qui avait fait poser Cornell Campbell sur Good Ol' Days. Le titre était-il prévu pour lui à la base ?Oui, j'avais envoyé l'intru à Biga et je pensais qu'il l'avait mis de côté, mais il avait en tête de me faire une surprise. Un jour il m'appelle et me dit : " Tu as été sage cette année ? C'est le père Noeteuml;l " et je lui réponds : " J'ai carrément été sage, super sage même ". Et il me dit : " Bah voilà je t'envoie ton instru avec Cornell Campbell et Little Harry dessus. " C'était même pas Noeteuml;l, c'était en septembre je crois. C'est un vrai cadeau, d'un vrai monsieur.Biga Ranx est encore très présent sur cet album. Quelle importance a-t-il pour toi ?Il fait partie des personnes super motivantes car inspirantes. J'adore lui proposer des trucs. Dès que j'ai un nouveau riddim, je lui envoie pour avoir un retour de sa part. etCcedil;a motive et puis on est sur la même longueur d'ondes mais pas que, puisqu'il se penche aussi sur des sons plus hip-hop. On se ressemble mais avec nos petites différences. C'est vrai qu'on aime tous les deux le coté cloud et vaporeux sur les prods.Jahdan Blakkamoore est aussi sur deux titres, ce n'est pas la première fois que vous travaillez ensemble. Qu'est-ce que tu aimes chez lui ? Pourquoi l'inviter si souvent sur tes productions ?Je crois que j'aime son efficacité. J'adore ses premières prises. Il est un peu sous-estimé mais je pense que c'est un super auteur. Il écrit vraiment bien et puis c'est propre ce qu'il fait. Je suis admiratif de Jahdan. Son album, qui date de dix ans peut-être où il y avait le son The General, je n'arrête pas de l'écouter, il fait partie de mes classiques. Pourtant c'est un album dont pas grand monde n'a parlé.La moitié des titres sont des instrumentaux purs. etCcedil;a représente quoi pour toi l'instrumental ?etCcedil;a représente vraiment ce que je sais faire. C'est-à-dire que des fois j'arrive à faire une instru qui fonctionne en tant que telle. Il n'y a pas besoin de voix. Elle raconte déjà une histoire et provoque une petite émotion, en tout cas pour moi. L'instru c'est la base de ce que je sais faire et les vocaux c'est la troisième dimension. J'invite quelqu'un pour qu'il mette en relief mon instru parce qu'elle ne marche pas en tant que telle et que j'ai envie qu'elle devienne une chanson. J'adore les deux exercices, j'adore jouer tout seul, et j'adore les proposer pour faire des chansons. Je ne me vois pas faire que l'un ou que l'autre.On imagine que le titre Satta est une référence au Satta Massagana des Abyssinians, n'est-ce pas ?Exactement. etAgrave; la base j'avais enregistré toutes les percussions qui marquaient le rythme nyabinghi, sur le tempo original du Satta Massagana, non pas la version des Abyssinians mais celle de Cedric Brooks qui tire plus vers le jazz. Et un jour un pote contrebassiste est venu chez moi. etAgrave; la base je voulais faire cette cover de Cedric Brooks, mais au final on a dérivé. On n'a même pas enregistré sa contrebasse mais on s'en est servi pour faire des percussions. Au final j'ai construit l'instrumental autour des percussions de tambour et de la contrebasse.C'est un morceau qui est né de plusieurs expérimentations au final ?Oui carrément, mais c'est comme ça pour tous mes morceaux. Je fais des essais, des erreurs, je me lance dans des trucs et j'aime repérer quand il y a des sonorités qui marchent. Par exemple je peux enregistrer un quart d'heure de batterie sur une idée de tempo et je vais aller chercher dans ce quart d'heure juste le moment qui m'intéresse.Dans ce nouvel album, on a l'impression que l'atmosphère est encore plus vaporeuse que les précédents avec des tempos très lents et des sonorités chaudes qui donnent l'impression d'être enfermé dans une bulle où le temps s'arrête...Ce n'était pas le but, mais au mix on voulait pousser la création artistique le plus loin possible. Par exemple History Dance c'est le même riddim que Good Ol' Days. C'est peut-être ça qui crée cet effet de bulle, mais il n'y avait pas de calcul.Quelle est ta plus grande fierté dans ce nouveau projet ?Je crois que c'est la vidéo des Brésiliens. On a tourné un clip là-bas pour le morceau Good Ol' Days. Je ne sais pas si on peut parler de fierté, mais en tout cas ça m'a réellement touché qu'il y ait autant de gens là-bas qui se mettent à triper sur un truc qui n'a pas spécialement été pensé pour ça. Eux-mêmes ils font un pas de côté par rapport aux soirées. Ils amènent une sorte de douceur avec leur slow dance corner. Maintenant je me dis que ce serait trop bien que dans des festivals il y ait des dub corners qui soient tranformés en slow dance corners. Pour en avoir parlé avec des Brésiliens, ils m'ont dit que c'était une expérience assez mystique, parce que le moment que tu passes à deux c'est un moment hors du temps, un peu en méditation. C'est une autre expérience du sound system, une idée de transe lente. Tu nous avais parlé d'une librairie musicale en ligne il y a quelques mois. Tu bosses toujours dessus ?C'est marrant parce que c'est aussi en train de devenir un album, tout comme l'EP qui est devenu Slow Dance. Depuis qu'on en a parlé j'ai avancé sur les différents morceaux et aujourd'hui il y a douze titres qui sont là. Je me dis que c'est quand même chouette de pouvoir les proposer avec un visuel. Puis faire un album c'est un moment super. Ce nouveau projet n'aura rien à voir avec Slow Dance, mais tirera plus vers de la musique de film. Il sortira fin 2018, début 2019.Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ?Le dernier album sur lequel j'ai tripé c'est celui de Pusha T, Daytona. Sinon j'écoute toujours beaucoup de oldies.
Source : reggae.fr | 2018-06-26 02:00:00.0
On peut vous dire qu'on l'a attendu ce premier véritable album de Kabaka Pyramid. Après plusieurs EPs et mixtapes, l'artiste nous l'avait annoncé il y a deux ans déjà. Mais l'attente en valait la peine ! Le jeune artiste confirme plus que jamais le potentiel que l'on voyait en lui en révélant un album complet, très bien produit et diablement frais !Faîtes place ! Les jeunes du ghetto débarquent par la grande porte ! Kabaka et Pressure ouvrent admirablement la tracklist avec l'excellent Make Way sur un riddim produit par Protoje. Un rub-a-dub moderne aux volutes hip-hop qui rappelle les premiers albums de l'auteur de Kingston Be Wise. On perçoit déjà le sens aigu de la punchline de Kabaka : "Jamaica where we born the situation kinda sticky, Di youths dem a the future but the leaders over sixty" (en Jamaïque où nous sommes nés, la situation stagne, les jeunes sont le futur mais les dirigeants ont plus de 60 ans). Sa diction parfaite et ses lyrics affetucirc;tés percutent l'auditeur en pleine face et même si les moins habiles n'en saisiront pas toutes les subtilités, les textes de l'artiste restent particulièrement accessibles aux non-anglophones. Toujours élévatrices et emplies d'espoir, ses paroles donnent de la force à quiconque les écoute. Que dire de l'énorme My Time où l'artiste rappelle le temps passé dans l'ombre et le travail abattu avant d'arriver sous le feu des projecteurs ? Il s'agit du seul tune entièrement produit par Kabaka lui-même et sans aucun doute l'un des plus réussis de l'album.Le singjay compare son acharnement à celui des contrebandiers, déterminé à faire voyager sa musique dans le monde entier malgré les nombreux obstacles. Une analogie évidente orchestrée par Damian Marley qui s'invite également au micro sur le titre éponyme. Jr Gong s'est d'ailleurs chargé de produire plusieurs instrus. On le retrouve à la composition et à la programmation des beats sur Well Done, Borders, Everywhere I Go et Natural Woman. etEacute;galement producteur exécutif de l'opus, le dernier fils de Bob ne s'est pas trompé en misant sur Kabaka. Parmi ses contemporains, c'est celui qui s'éloigne sans doute le moins de la férocité authentique du reggae yardie et de sa spontanéité urbaine. Son mélange de reggae et de hip-hop d'une efficacité redoutable fait du bien en ces temps où la musique jamaïcaine évolue vers des sonorités plus pop. Des titres purement hip-hop comme Lyrics Diety et I'm Just a Man font également très mal. Reggae Music, à l'ambiance rub-a-dub, nous plonge dans l'ambiance d'un sound system des années 90. Outre ces tunes plutôt légers, Kabaka Pyramid se sent concerné par la crise migratoire et donne son avis sur Borders aidé par le Ghanéen Stonebwoy. La star internationale Akon se fait aussi entendre sur le très radiophonique Africans Arise produit par un Français s'il vous plaît (Damalistik) !On pourrait en écrire encore des tonnes pour vanter les mérites des featurings avec Protoje, Chronixx ou Nattali Rize, en remettre une couche sur les excellents singles déjà sortis avant l'album (Can't Breathe et Well Done en tête) et sur l'enchaînement parfait de cette tracklist très fournie (16 titres !). Kabaka Pyramid signe-là un sans faute.Quel plaisir de ressentir autant d'enthousiasme à l'écoute d'un projet du début à la fin. On aurait peut-être aimé entendre Kabaka sur des riddims dancehall tant on connaît sa passion pour le genre, mais là, on cherche vraiment la petite bête. Kontraband est de loin l'un des meilleurs albums jamaïcains de ces dix dernières années !Tracklist :01. Make Way feat. Pressure Busspipe02. My Time03. Kontraband feat. Damian Marley04. Can't Breathe05. Well Done06. Reggae Music07. Kaugh tUp08. Lyrics Diety09. Borders feat. Stonebwoy10. Africans Arise feat. Akon11. Meaning Of Life12. Everywhere I Go feat. Protoje13. Blessed Is the Man feat. Chronixx14. Natural Woman15. I'm Just a Man16. All I Need feat. Nattali Rize
Source : reggae.fr | 2018-06-18 02:00:00.0
Née dans les rues du Brooklyn des années 1990, cette danse urbaine issue du dancehall jamaicain est petit à petit en train de conquérir les scènes mainstream du monde entier. Des clips de Nicki Minaj à la scène de Coachella aux côtés de Beyoncé, retour sur un phénomène sur le point de conquérir le hip-hop, à l'occasion des représentations de “FLEXN” à la Villette.
Source : telerama.fr | 2018-06-14 01:00:45.0
Entre Omar Perry et la France, c'est une longue histoire ! Après des collaborations avec le label Makasound, le groupe Homegrown Band ou le producteur et saxophoniste Stepper, le Jamaïcain présente son cinquième effort entièrement composé par le jeune Jonas 'Kouffi' Gouraud. Un opus plus roots que jamais pour le fils du légendaire producteur Lee Perry.Sur les quatorze titres de New Dawn, Omar déploie tous ses atouts vocaux de singjay, capable d'accoucher de douces mélodies d'une voix à peine rauque maîtrisée. Ses paroles se déposent parfois délicatement mais savent retentir plus fort et rebondir sur les riddims à la manière des maîtres du genre des années 90. Les thèmes classiques du reggae sont passés en revue : l'émancipation (Freedom), la foi (Living Legend [Jah Live]), la détermination (When One Door Close), l'amour (Sweet Love) et la transmission aux jeunes générations (Sound the Trumpet). Sur ce dernier, le Jamaïcain réaffirme une fois de plus son lien avec l'Hexagone en conviant Komlan et Bouchkour de Dub Inc, eux qui l'avaient invité il y a plus de dix ans sur leur album Dans le décor. On connaissait les penchants d'Omar Perry pour le roots, mais son habileté à se poser sur du dancehall ou du dub nous a toujours séduits. Il n'en est rien sur ce nouvel album qui dévoile un artiste plus sage (plus mature ?). Du roots, du roots et du roots pour un résultat très homogène et cohérent. La voix de Perry répond également à celles de Jah Mason et Cedric Myton des Congos sur Educated Fool et le très décontracté Checking for Me. Ce sont donc les invités qui apportent la diversité nécessaire à cet album ainsi qu'une refonte acoustique du titre Sweet Love en fin de tracklist.Avec un son particulièrement soigné, Omar Perry signe un nouvel album réussi bien qu'il soit plus lisse que ses précédents efforts. La fougue en moins, mais le sang-froid en plus, le Jamaïcain prouve qu'on peut encore compter sur lui.Tracklist :01 Living Legend [Jah Live]02 Freedom03 Educated Fool feat. Jah Mason04 Be Like That05 Bad Mind People06 Checking For Me feat. Cedric Myton (The Congos)07 Sweet Love08 Rebel In Your Town09 When One Door Close10 Sound The Trumpet feat. Bouchkour et Komlan (Dub Inc)11 See Dem Running12 Can't Escape [Global Warming]13 Weh Dem A Go Say14 Sweet Love (Acoustic Remix)
Source : reggae.fr | 2018-05-29 02:00:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceantilles.fr | 2018-05-12 14:08:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceguyane.fr | 2018-05-11 00:00:00.0
Jimmy Coton-Pélagie, auteur du livre Le dancehall sous un nouveau jour, aux éditions Nestor, analyse les effets de cette musique...
Source : franceguyane.fr | 2018-05-11 00:00:00.0
Il est minuit ce samedi 14 avril à Paris. Le Petit Bain se remplit tranquillement, le coup d'envoi de la Paristown épisode 5 est donné. La soirée est organisée par 5 sounds de la capitale : Gravity, Dance Soldiah, Izaboo, Drum Sound et Calaloo qui forment ensemble le crew 5 Majeur. Ils se passeront le relais aux platines pour animer la danse jusqu'au petit matin. Les plus gros hits dancehall ou roots du moment ainsi que quelques dubplates vont enjailler les massives venus nombreux. Les danseuses et danseurs (Amzone, Jainy, Saddy, Karen, French Squad Danca...) viendront faire démonstration de leur savoir-faire sur la scène. Pour les absents, la prochaine édition aura lieu le 9 juin prochain toujours au Petit Bain, avec comme invité exceptionnel Heavy Hammer, le sound d'origine italienne récent vainqueur du War Ina East Soundclash contre Warrior Sound après plusieurs années d'absence de la scène clash.
Source : reggae.fr | 2018-04-23 02:00:00.0
C'est une collaboration musicale improbable. Shaggy, star du dancehall, alias "Mr. Lover lover", faisant équipe avec Sting, légendaire membre du groupe Police. C'est l'amour de la Jamaïque et des rythmes caribéens qui a rapproché les deux musiciens de génie. Leur bébé musical se prénomme "44/876", un album aux couleurs du reggae et de la pop ensoleillée, enregistré "en s'amusant". Sting et Shaggy racontent à Richelle Harrison Plesse la genèse de cette aventure artistique.
Source : france24.com | 2018-04-19 16:02:57.0
Le chanteur dancehall Snipa vient de signer un contrat avec le label de distribution Keyzit, maison de disque indépendante spécialisée dans la...
Source : franceguyane.fr | 2018-04-18 00:00:00.0
Le chanteur dancehall Snipa vient de signer un contrat avec le label de distribution Keyzit, maison de disque indépendante...
Source : franceguyane.fr | 2018-04-16 21:57:00.0
Après avoir passé plusieurs années dans l'univers hip-hop, Naksookhaw met à profit ses découvertes musicales et choisi de mêler les styles. L'album Optimise, produit entre Saint-Etienne et la Jamaïque nous présente cet artiste aux multiples facettes.Optimise est une production globalement ska mais teinté d'autres influences allant du rap au rocksteady en passant par le funk/rock et le ragga dancehall. La première track de l'album, intitulée Naksookhaw, fait précisément office de présentation de ce dernier, capable d'une grande polyvalence musicale. Les morceaux Fleur fanée et Optimise arborent une touche propre au reggae avec les cuivres et les choeurs féminins entrainants tandis que d'autres morceaux comme Terre Anga viennent jouer avec les styles en changeant pour un tempo plus lent. D'autres sonorités dont le Talk Box sur Amico enrichissent le spectre musical de l'artiste. Les styles se côtoient et se complètent comme sur le titre Q1-2 où le hip-hop se mêle aux sons de piano plus soul et jazzy. Enfin certains titres viennent se colorer d'influences plus rock et funk. Du côté des textes, Naksookhaw délivre des messages engagés. On note en particulier un attachement aux valeurs de l'amitié ainsi qu'à l'Afrique. Le Guinéen Takana Zion accompagne même l'artiste sur le morceau Free Up. L'album de Naksookhaw invite à changer d'air comme il le chante dans Prendre le large, et aspirer à un monde meilleur où l'on est libre d'assumer ses valeurs et d'avancer librement. Un album coloré d'influences éclectiques qui sait dépeindre les cultures du monde et promet un beau voyage auditif.
Source : reggae.fr | 2018-04-04 02:00:00.0
Charlie P a grandi en Angleterre et chante depuis toujours, il a commencé avec le groupe de ska Goldmaster All Stars à l'âge de 11 ans avant de rencontrer le producteur Dubateers avec qui il enregistre son premier album (Hustle) à 18 ans à peine au Conscious Studio. Il rejoint ensuite l'écurie Mungo's Hi Fi et les accompagne au micro un peu partout en Europe avant d'enregistrer avec eux un second album en 2015 (You See Me Star). De son côté, O.B.F est un sound system qu'on ne présente plus ; en quelques années, le crew français a su s'imposer comme un acteur majeur de la scène reggae/dub internationale grâce a des sorties vinyles qui deviennent rapidement des classiques et de nombreuses prestations live d'anthologie. La première fois que Charlie P et O.B.F se sont rencontrés c'était à Nantes à l'occasion d'un Dub Club. L'alchimie opère rapidement et les morceaux Dub Controler ou Sixteen Tons of Pressure naissent de cette rencontre, le chanteur anglais accompagne aussi régulièrement le crew en session. La suite logique de cette collaboration était un album et c'est chose faite avec Ghetto Cycle sorti le 16 mars dernier.Quand on nous annonce un album produit par O.B.F, on avoue s'attendre à recevoir du gros steppa dans la lignée de ce qu'on avait adoré avec Wild, mais ils vont nous montrer avec Ghetto Cycle qu'ils savent apprécier et s'inspirer de toutes les branches du reggae (et même d'autres courants musicaux) tout en s'adaptant parfaitement au style de leur invité. L'album démarre donc avec deux morceaux très orientés new roots (New Generation et Policemen) sur lesquels la voix de Charlie sait se faire douce et chantante. On enchaîne ensuite avec un reggae plus digital aux accents rub a dub sur Sweet Reggae Music et on a même droit à une bonne touche de dancehall avec Buss. Que les dub addicts se rassurent, ils vont avoir leur dose : d'abord dans un style lent et méditatif avec le profond Reality, puis de façon beaucoup plus énergique avec des steppas bien lourd et pleins de sonorités métalliques inna O.B.F style (Time ou Dubplate Specialist). Le morceau le plus étonnant de cet opus est sans aucun doute Ah So We Dweet, un riddim grime détonnant sur lequel le flow très dancehall de Charlie P fait encore mouche. On reste ensuite dans cette ambiance entre bass music et hip-hop actuel avec le très dark Family. L'album se conclut par Ghetto Cycle, un dub lent et progressif à la ligne de basse hypnotisante faisant office de parfait générique de fin.Ghetto Cycle est un album concept réussi et très éclectique influencé par une très large palette de styles musicaux sur lesquels la voix juvénile et les textes très personnels de Charlie P s'adaptent parfaitement à chaque fois. Un effort qui ponctue à merveille la collaboration entre le chanteur anglais et O.B.F qu'on espère encore longue et tout aussi productive à l'avenir. Tracklist :1. New Generation2. Policemen3. Sweet Reggae Music 4. Reality5. My Introduction6. Time7. Buss8. Dubplate Specialist9. Ah So We Dweet10. Family 11. Heavier12. Struggling13. Ghetto Cycle
Source : reggae.fr | 2018-03-26 02:00:00.0
Le Dark Storm est LE riddim local du moment. Composé par My Nynyny, l'instrumental comprend à ce jour une vingtaine de...
Source : franceguyane.fr | 2018-03-08 15:49:00.0
Gros come-back dans les années 80 au son du rub-a-dub et du early digital façon Channel One et consorts ! Le vétéran King Kong sort l'album Repatriation produit par les Français d'Irie Ites qui ont rassemblé pour le Jamaïcain douze riddims de premiers choix. Après un très bel EP 100 % digital (In the Old Capital), King Kong persiste et prouve qu'il faut encore compter sur les anciens Yardies en 2018.Le label Irie Ites s'est bien entouré pour ce nouvel opus. Les instrus sont signées des Roots Radics, de Sly et Robbie, Russ D ou encore Naram, un jeune producteur australien qui fait des ravages en matière de rub-a-dub ces derniers temps. Le style de prédilection de King Kong est d'ailleurs bien setucirc;r à l'honneur tout au long de la tracklist. Avec son chant Waterhouse, il recycle quelques mélodies et gimmicks de l'époque et ne manque pas de rendre hommage à son jumeau de voix Tenor Saw sur Just A Grow. L'auditeur est directement projeté dans la chaleur d'un sound system à l'ancienne ! La culture dancehall, c'est son truc à King Kong ; il la représente à merveille sur Rootsman Skanking, Dancehall Teacher, After Midnight ou le dévastateur Old School en feat avec deux autres maîtres du genre, Pinchers et Burro Banton.Quelle belle idée de rassembler ces trois icônes sur un recut puissant du Ram Dancehall signé Russ D qu'on avait déjà apprécié en 2013 sur le non moins réussi Don't It de Spectacular et Solo Banton. Les connaisseurs reconnaîtront d'autres riddims comme le plus récent African Princess (Change) ou le Murda Dem sur lequel King Kong dévoile ses talents cachés de deejay le temps d'un couplet surprenant ! Irie Ites ressort une fois de plus des riddims de sa discographie parfois anciens, mais parvient / heureusement / à y mettre un coup de jeune grâce à de nouveaux mixes et arrangements. Parmi les pépites de ce nouvel effort, on note une rencontre efficace avec Eek A Mouse sur le très bon Wake Up the Town aux lyrics taillés pour les sound-clashes. Mais tout ne tourne pas autour du dancehall. Le singjay s'adonne aussi à une écriture plus engagée avec Money Could A Buy et bien setucirc;r Repatriation. Et il en sait quelque chose en matière de rapatriement King Kong. Lui qui s'est installé en Ethiopie 2007 ne se prive pas de blâmer les chanteurs qui prônent le retour en Afrique dans leurs chansons sans jamais y avoir mis les pieds. Un pic redoutablement bien placé !Voilà un opus qui ravivera bien des souvenirs à certains et fera découvrir à d'autres cette période magnifique et si particulière du reggae jamaïcain que sont les années 80. King Kong et Irie Ites réussissent à la faire revivre avec une chaleur et une qualité de son remarquables. On s'y croirait !Tracklist :1. Money Could A Buy2. Gwaan3. Pree The Money4. Repatriation5. Change6. Old School Feat. Burro Banton et Pinchers7. Just A Grow8. Wake Up The Town Feat. Eek A Mouse9. Rootsman Skanking10.Dancehall Teacher11.Licky Licky12.After Midnight
Source : reggae.fr | 2018-03-01 01:00:00.0
Ackboo fait partie des producteurs de dub français que l'on suit régulièrement sur Reggae.fr. La Toulousain travaille actuellement sur son troisième album, Pharaoh, qui devrait voir le jour en juin. Il sollicite d'ailleurs les internautes pour un financement participatif sur la plateforme Ulule afin de terminer la réalisation de cet opus. L'occasion pour nous de dévoiler un entretien en mode Reggae Addict lors duquel Ackboo revient sur sa passion pour le reggae, le dub et la musique en général...Reggae.fr : Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?Ackboo : Je pense que comme tout le monde j'ai detucirc; entendre du Bob Marley à la radio ou à la télé ou même dans des fêtes d'anniversaire, mais la première fois que ça m'a vraiment marqué c'était un concert de Yaniss Odua en première partie de Stupeflip à la Salle des Fêtes de Ramonville. J'en garde un souvenir très clair. J'ai adoré les textes de Yaniss, j'ai adoré aussi ses musiciens et la puissance qu'ils dégageaient tous ensemble. Je n'étais pas forcément fan de reggae à cette période-là de ma vie, mais je pense que ce concert a planté une petite graine dans ma tête. Cette première expérience était vraiment cool.Quel est le premier album de reggae que tu as acheté ?Je crois que c'était plutôt un album de dub. C'était Bass Temperatur d'High Tone. C'est le premier groupe de dub que j'ai découvert à une époque où j'écoutais plutôt du hip-hop et de l'electro et où je n'achetais plus du tout de musique. Je téléchargeais beaucoup sur internet. Et je suis tombé sur High Tone par hasard. J'ai vraiment fait la démarche d'acheter le CD parce que je voulais soutenir le groupe. Je l'ai acheté chez Gibert Joseph à Toulouse. Je l'ai écouté en boucle tout un été, dans la voiture, chez moi, partout. Je l'ai tellement écouté que je l'ai rayé !Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?Je ne suis pas setucirc;r mais je crois que la première fois c'était dans un bar de Toulouse qui s'appelle Vasco de Gama. Il y avait Vibes Promotor et Mighty Earth, des crews toulousains. J'allais plutôt dans des soirées dancehall au début et je trouve que le point commun avec les soirées sound system dub c'est qu'on y diffuse la musique qui n'a pas besoin des grosses radios, ni des majors, ni de la presse généraliste pour faire kiffer les gens. C'est ce côté indépendant et débrouillard que j'aime dans la culture sound system. Le do it yourself.As-tu été consommateur de mixtapes dans ta jeunesse ?Oui, ça me rappelle plein de souvenirs. La première mixtape que j'ai saignée c'était une compil sur cassette qui rassemblait des titres de NTM et Assassin. C'était mon cousin que me l'avait donnée et pour moi c'était un super cadeau parce que je sentais qu'enfin je découvrais de la musique qui sortait un peu de ce qu'on pouvait entendre à la radio.Comment définirais-tu le reggae ?C'est difficile. Je pense que chacun a sa définition. J'ai une définition du reggae pour chaque morceau que j'écoute. Il y en a que j'écoute parce qu'ils sont engagés, d'autres parce qu'ils sont spirituels, d'autres parce qu'ils me font marrer... Je pense que c'est une musique très complète idéale pour t'accompagner dans la vie à tous les niveaux, que ce soit dans ton hygiène de vie ou dans ta relation avec les autres. Pour moi le reggae c'est une musique du quotidien.Te souviens-tu de ta première performance en live ?Oui c'était avec un ami qui s'appelle Selecta Cool Down. Je l'ai rencontré à la fac pendant mes études et il avait loué une salle des fêtes dans son village Gaillac, au dessus de Toulouse, pour son anniversaire. A cette époque je commençais tout juste à composer des riddims mais surtout j'achetais beaucoup de vinyles et c'est dans cette soirée d'anniversaire que j'ai pu pour la première fois jouer mes vinyles devant des gens. J'en garde un super souvenir.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?La liste pourrait être très très longue. En tout premier, je citerais Michael Jackson. Il y a aussi Massive Attack et des classiques comme Sly et Robbie ou les Roots Radics. Il y en a vraiment énormément.Quels artistes reggae ou dub écoutes-tu en ce moment ?Dans la nouvelle génération, je trouve que Bisou est très créatif. J'écoute aussi beaucoup tout le crew OnDubGround, Art-X, Olo et toute l'équipe. Ils sont hyper talentueux. J'ai beaucoup aimé l'album de Dubmatix avec Sly et Robbie récemment.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Là il n'y a pas à tortiller, c'est Mezzanine de Massive Attack. Il y a une ambiance et une façon de construire les morceaux si particulières. Pour moi c'est comme une Bible de la musique. etCcedil;a me rappelle tellement de souvenirs et quand je l'écoute encore aujourd'hui, ça me remet dans le droit chemin (rires). Je crois que je l'avais découvert en regardant le film Snatch. On entend un de leurs morceaux avec la voix d'Horace Andy au moment où la caravane de la mère de Brad Pitt bretucirc;le. Quand j'ai entendu ça, je me suis tout de suite demandé qui avait pu mettre la voix d'Horace Andy sur une instru pareille. Je me suis renseigné et c'est là que je suis tombé sur l'album Mezzanine.Quels sont tes trois hymnes personnels ?Angel de Massive Attack avec Horace Andy. Cape Horn d'Aba Shanti I. Et Petit frère d'IAM. Mais s'il fallait parler de reggae uniquement, je mettrais Buffalo Soldier de Bob Marley en troisième.Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Sans doute la première fois que mes parents sont venus me voir en concert. Je les ai vus danser sur du reggae alors qu'ils ne connaissaient pas du tout cette culture.Et ton pire souvenir reggae ?Quand tu es passionné par quelque chose, tu as tendance à ne voir que le bon côté des choses, donc je n'ai pas vraiment de pire souvenir. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été dégoetucirc;té quand l'etEacute;lysée Montmartre a bretucirc;lé, quand le Garance Reggae Festival s'est arrêté et à chaque fois qu'un artiste ou un producteur vétéran est décédé.
Source : reggae.fr | 2018-02-14 01:00:00.0
Cela fait des années qu'on suit le duo I Woks venu tout droit des Alpes. Seb et Gé inaugurent l'année 2018 en termes de sorties reggae francophone avec un très bon album : Tout va très bien (Echoprod et LEDPA). Treize titres à l'image du combo, énergiques et dynamiques, mêlant engagement et second degré, le tout orchestré musicalement par Tony Bakk. Reggae et dancehall se partagent la vibe dans ce projet où divers producteurs (Reggae Mylitis Band, TNT), musiciens (Dub Inc) et chanteurs (Skarra Mucci, Rywan, Patko) ont été invités à venir poser leurs sons et leur flows.Tant sur certains morceaux que sur la pochette même de l'album, le duo dépeint avec humour les traits négatifs de la société invitant ainsi à changer les choses. Avec les titres Tout va très bien, A table, Mafia ou encore Un jour comme les autres, I Woks fait de son album un projet censé et militant dénonçant le système capitaliste, les habitudes alimentaires, les conflits mondiaux, le danger des armes, de certaines puissances et de l'oppression déguisée dans nos sociétés dites démocratiques. La musique est une arme et le Jamaïcain Skarra Mucci valide ce message dans le dark mais non moins bon Haut-parleurs.Aux côtés de Riwan (Wailing Trees) dans Enfants du monde, le duo exprime l'espoir d'un avenir meilleur. Empreints de jeunesse et d'optimisme, ils invitent aussi à se recentrer sur la beauté de l'amour et de l'amitié dans This Love, Amicalement et Give Thanks for Life. Ils n'oublient pas l'importance de valeurs essentielles telles que l'échange, l'ouverture d'esprit et le dépassement de soi. Des valeurs partagées avec Patko sur le puissant Look Around.I Woks offre des morceaux plus intimes, comme le positif We Love this Story ou encore Outrospection, délivrés à coeur ouvert. Juste une vibe ne manque pas de faire écho au passé du groupe, à leur style, à leur évolution et montre qu'à force de persévérance et efforts I Woks, avec ce nouvel album, écrit une nouvelle page dans son histoire musicale tout en gardant une belle continuité en termes de créativité et de style. Tout va très bien est album moderne et stimulant qu'on a hâte de découvrir en live !Tracklist :1. We Love this Story 2. Tout va très bien 3. Enfants du monde feat Riwan (Wailing Trees) 4. Give Thanks for Life 5. Haut-parleurs feat Skarra Mucci 6. This Love feat Aurel 7. A table 8. Un jour comme les autres 9. Look Around feat Patko 10. Juste une Vibe 11. Mafia 12. Amicalement 13. Outrospection
Source : reggae.fr | 2018-01-23 01:00:00.0
L'année vient de s'écouler avec plusieurs centaines d'albums et d'EP reggae sortis en France. Il y a eu du bon, du très bon, du très très bon, de l'original également et du décalé, de l'engagé, du dansant, du fly, du peace, du digital, du plus hardcore aussi... Tous les styles ont été représentés du roots au reggae français, du dub au dancehall ; les festivals et les concerts sont pleins et on n'a jamais connu autant d'activistes locaux (sound systems, radios, asso...) pour faire vivre la musique qu'on aime !!! Le Reggae est au top mais comme chaque année les Victoires de la Musique vont l'oublier, l'occulter, le snober et comme chaque année depuis plus de dix ans, Reggae.fr et plus de 50 médias indépendants (presse, tv, radios, internet...) s'unissent pour célébrer la diversité et la bonne santé de la musique qu'on aime en organisant les VICTOIRES DU REGGAE !!!! La musique n'est pas une compétition, ni une sélection, nous avons donc référencé toutes les sorties reggae en France (albums et EP) et nous laissons le public libre de voter pour les artistes qu'il préfère (sous contrôle d'huissier évidemment). L'idée est que pendant un mois on revienne sur toutes les sorties de l'année, on les remette en avant, on les redécouvre, on les fasse tourner au maximum !!! La musique doit vivre et c'est à nous de promotionner le Reggae dans toute sa diversité !!! L'année dernière nous avions dépassé la barre symbolique des 15 000 votants, et montré encore une fois qu'on pouvait s'organiser ensemble et soutenir le mouvement à notre manière. Et ça, c'est grâce à vous ! VOUS POUVEZ VOTER ICI => http://www.reggae.fr/victoires-du-reggae.php LES VOTES SONT OUVERTS JUSQU'AU JEUDI 1er FEVRIER A MINUIT.Pour enregistrer votre vote, veuillez faire vos choix dans le formulaire et inscrire votre adresse électronique. Vous recevrez ensuite un email vous permettant de valider votre vote. et#8232;et#8232;N'oubliez pas de valider votre vote en vérifiant vos emails ! et#8232;Si vous ne recevez pas le mail de validation, n'hésitez pas à nous écrire à redaction@reggae.fr. Un seul vote est admis par catégorie, mais comme les éditions précédentes, vous n'êtes pas obligé de voter dans toutes les catégories pour participer Pour les habitués de l'opération, vous remarquerez quelques nouveautés encore cette année, parmi lesquelles toujours plus de rubriques dub, à propos desquelles nous remercions en particulier CultureDub.com pour leur précieuse collaboration.Les résultats seront dévoilés le dimanche 4 février à 14h, et seront annonçés en avant-première et en direct le même jour dans notre émission de radio partenaire La Selection Reggae, de Selecta K-Za et Lise Pressac, sur Mouv' dès 13h ! Big Up à eux. Nous remercions tous nos autres fidèles partenaires, toujours plus nombreux chaque année, qui élaborent la sélection avec nous, continuent de nous suivre et de nous soutenir à l'occasion de cette opération. Tous représentent une majeure partie des activistes et militants du mouvement reggae en France et nous les remercions, une fois encore, de leur soutien sans faille. On big up les magazines, sites, émissions de tv et radios partenaires suivants : Reggae VibesLa Sélection Reggae (Mouv') Culture Dub (site internet et radio - Poitou-Charrente) Studio One L'Emission (site internet et radio - Languedoc-Roussillon et PACA) Selecta Kza.netLa Grosse Radio Reggae-Promo.comFrance Guyane Musique Rootsandculture.net Rootsblogreggae.com Yanaclip-tv.com We Are ReggaeAux Armes (Rhônes-Alpes)Big Faya Show (Paris)Cultural Vibes Outernational Radio Reggae Show (PACA)Dawastation (Champagne-Ardenne) Get Up Radio Show (Pays de Loire)InTheMood.tvIrie Corner (Aquitaine) Karément Roots (PACA)Kartier Reggae (Réunion) et#8232;Jamaikan sessions (Réunion) Inity-I-Station (Réunion)Oldies Sessions (Réunion)Reggae Unity Web Station (Réunion)Top Ten (Réunion)Womanity Soul Station 100% Sisters (Réunion)Made in Africa (PACA)Mix Ray Sound (Marseille)Ok Fred (Alsace)Positive Vibration Time (Paris)La Vraie Radio (Languedoc-Roussillon)Racines Musicales (Québec)Shake the Town (Paris) Lion Freecaency (Normandie)Natural Mystic (Nord)Ready pour le Show (Picardie)Reggae Connection (Côte d'Armor)Reggae Mix StationReggae Stories (Centre)Reggae Sunsplash (Auvergne)et#8232;Riddim (Franche-Comté)Riddim Up avec Boulibaï (Normandie)Roots Rock Reggae (Rhône Alpes)Roots'Secours (Morbihan) Run the Track (Nord)Selectress Sista Ka Radio Show (London)Shashamane (Tahiti) Space Invadaz Radio Show by Gravity SoundStand Firm (Rhônes-Alpes)Studio Roots / Time Will Tell (Bretagne)Vibes (Paris)Vibes A Come Radio Show (Région parisienne)Zion Gate (Bourgogne) En votant pour vos albums et artistes de l'année, vous participez à un tirage au sort qui vous permettra de remporter de nombreux lots, que les labels et agences de promotion vous offrent. Le label Chapter Two vous offre : - 5 exemplaires cd de The Soul of Jamaica, Inna de Yard (nouvelle édition)- 2 LP de The Soul of Jamaica, Inna de Yard- 5 x cd Ken Boothe "inna de yard"- 2 LP de Inna de Yard, Ken Boothe - 2 maxis Inna de Yard, Viceroys + Cedric Myton- 2 maxis Inna de Yard, Winston Mcanuff + Derajah- 2 maxis Inna de Yard, Lloyd Parks + Var- 2 maxis Inna de Yard, Ken Boothe + Kush McAnuffLes label Irie Ites Records et Irie Ites Promotion Agency vous offrent :- 2 exemplaires cd de Fought for Dis, Sizzla- 5 exemplaires cd de The Black Star Tracks, Leah Rosier- 3 exemplaires cd de Highlights, LMK- 3 exemplaires cd du My Ennemies Riddim- 3 exemplaires cd de Turbulent, Papa Style- 2 exemplaires cd de Mauvaise graine, Keefaz- 3 exemplaires cd de Movin'Ahead, Lorenzo- 3 exemplaires cd de World of Righteousness Riddim- 2 exemplaires cd de Reggae Farmwork, PerfectLe label Undisputed Records vous offre : - 3 singles Courtney John, Yes We are - 2 Lps Courtney John, Ecosystem - 3 Lps Lyricson, Revolution Time again Le label Taxi Tabou 1 vous offre : - 5 exemplaires cd de Junior Natural X Sly et Robbie, Militant- 5 exemplaires cd de Sly et Robbie + Brinkley Ford, One Fine DubLe label Jarring Effect vous offre : - 10 exemplaires cd de Brain Damage Meets Harrison Stafford, Liberation Time- 10 exemplaires cd de Talk the Talk, Brain DamageLe label X-Ray Production vous offre : 5 exemplaires cd de L'Entourloop "Le Savoir Faire"5 exemplaires cd de Manudigital "Digital Pixel"2 exemplaires cd de Biga*Ranx "1988"IWelcom Promotion Agency vous offre : - 5 exemplaires cd de Nature, Salim Jah Peter - 10 exemplaires cd de Journey of Life, Charly B - 10 exemplaires cd de Spirit, The Tuff Lions- 5 exemplaires cd de New Day, Pablo Anthony - 5 exemplaires cd de Ideologies, Droop Lion- 5 exemplaires cd de Mon côté reggae, Ousco De nombreux autres lots seront ajoutés dans les prochains jours, provenant notamment des labels Baco Records etc. VOUS POUVEZ VOTER ICI => http://www.reggae.fr/victoires-du-reggae.php LES VOTES SONT OUVERTS JUSQU'AU JEUDI 1er FEVRIER A MINUIT.Pour enregistrer votre vote, veuillez faire vos choix dans le formulaire et inscrire votre adresse électronique. Vous recevrez ensuite un email vous permettant de valider votre vote. et#8232;et#8232;N'oubliez pas de valider votre vote en vérifiant vos emails ! et#8232;Si vous ne recevez pas le mail de validation, n'hésitez pas à nous écrire à redaction@reggae.fr. Un seul vote est admis par catégorie, mais comme les éditions précédentes, vous n'êtes pas obligé de voter dans toutes les catégories pour participer.
Source : reggae.fr | 2018-01-04 01:00:00.0
Parmi les fans de reggae, les plus avertis et les plus curieux avaient déjà repéré Junior Natural sur le web. Du haut de ses 10 ans, il en bluffait déjà plus d'un avec ses freestyles allant même jusqu'à impressionner Shaggy en 2008 dans les studios parisiens de Générations avec Selecta K-Za au contrôle. La star du dancehall avait même invité le tout jeune Suédois à chanter avec lui sur la scène du Zénith à l'occasion du Garance Reggae Festival. Aujourd'hui âgé d'une vingtaine d'années, Junior Natural n'a pas lâché la musique. Sa voix a mué, son style rub-a-dub s'est affiné, sa musique s'est modernisée mais son talent reste intact et sa vibration unique. Ce n'est pas un hasard s'il sort aujourd'hui un album en collaboration avec les légendaires Sly et Robbie qui lui ont servi pour l'occasion des riddims à la hauteur de son habileté vocale.Les fans de l'époque Black Uhuru et Ini Kamoze se jetteront sur ce bijou qu'est Militant tant les Riddim Twins parviennent à faire revivre ce son si caractéristique. Les fetucirc;ts de Sly Dunbar mitraillent des rythmes lourds en réponse à la basse posée et précise de Robbie Shakespeare. Tout commence avec Soldiers à l'intro percutante telle les premières notes de Whole World is Africa (Black Uhuru). Le chanteur suédois fait preuve de maturité en dévoilant une voix suave et chaude collant parfaitement à l'univers ténébreux de l'instru. Ambiance Tasha Records et Under Pressure façon fin 80 sur le second track The Truth où le jeune MC nous conseille de nous fier à notre conscience. Les amateurs d'early-digital apprécieront !L'aisance de Junior Natural rappelle les tessitures de Bushman et Luciano, quelques fausses notes en plus / pas toujours désagréables soit dit en passant. Petit clin d'oeil au Uppsala Reggae Festival, l'un des évènements majeurs du reggae en Suède auquel Junior Natural participe régulièrement, avec le tune Festival sur lequel l'artiste big up la travail abattu par les organisateurs. Les paroles de Junior Natural transpirent autant la sagesse que sa voix. "Jah est pour tout le monde" nous dit-il dans For Everyone, "Arrêtez de diviser le peuple" renchérit-il sur The People, "Pourquoi continuons-nous à vivre de cette manière ?" se questionne-t-il à propos de la course à la richesse dans Like This. Le jeune Scandinave met un point d'honneur à aborder des thèmes conscients à chacun de ses tunes, même lorsqu'il parle d'amour en témoignant son respect à la femme qu'il aime sur le doux Close to You.Militant ne bénéficie peut-être pas de la promotion qu'il mérite, mais on ne doute pas qu'il gagnera les oreilles des passionnés qui avaient déjà succombé à la finesse de Junior Natural. On espère qu'il attirera d'autres amateurs. On vous garantit qu'ils ne seront pas déçus.Tracklist :01. Soldiers02. The Truth 03. For Everyone04. Some Of Them 05. Freedom Time 06. Festival 07. Beautiful Creation 08. Everlasting 09. Like This 10. Jah Light
Source : reggae.fr | 2017-12-21 01:00:00.0
On avait découvert la jeune et prometteuse Leah Rosier en 2012 avec son premier opus High Paw où l'on avait adoré son titre Amsterdam ; elle avait récidivé en 2016 avec Only Irie Vibes qu'elle avait cette fois sorti avec le groupe Français Rise and Shine. On avait ensuite pu croiser son regard hypnotisant sur les scènes de grands festivals comme le Reggae Sun Ska ou le No Logo... La chanteuse hollandaise nous revient aujourd'hui avec un nouveau projet : The Black Star Tracks sorti le 17 Novembre sur le label du même nom, The Black Star Foundation.On entre de plain pied dans cet album hyper frais et très orienté new roots dés le premier morceau No Puppet, un riddim entraînant que s'approprie parfaitement Leah Rosier où les cuivres répondent à la ligne de basse omniprésente. On restera dans cet univers très moderne avec des morceaux comme Not Cursed et ses notes de mélodica ou Rude Boy posé sur le Lovely Girl Riddim dont on retrouvera un dub à l'ancienne en fin d'album. Notre coup de coeur de cet album va sans aucun doute à Babylon Burning, une instrumentale hyper efficace et pleine d'énergie sur laquelle la jeune Hollandaise nous montre toute l'étendue de son talent.En parfaite égérie de la Génération H, Leah nous offre deux ganja tunes, d'abord avec Make it Burn, puis Realize sur un rythme ska qui saura vous faire danser. La chanteuse s'essaye donc à d'autres styles en fin d'album, nous montrant qu'elle sait apprécier le rub-a-dub sur Come Rain Come Shine avant de se frotter au dancehall sur le très actuel Bad Girls Riddim de Butterflies.Voilà donc un album réussi mêlant des productions toutes très soignées à la jolie voix pleine de fraicheur de Leah Rosier qu'on retrouve avec toujours autant de plaisir.Tracklist :1. No Puppet2. Smile Vibe High 3. Make it Burn4. Not Cursed5. Babylon Burning6. Rude Boy 7. Realize8. Let Love 9. Come Rain Come Shine10. Butterflies11. Rude Dub
Source : reggae.fr | 2017-12-07 01:00:00.0
En ce dimanche soir de novembre, la perspective de se rendre au Trianon pour assister au concert d'Alborosie à Paris est déjà un réconfort en soi. Pour lui chauffer la magnifique salle du Trianon, le Party Time crew est de service et fait bouger la salle comme il se doit. C'est ensuite autour de Devi Reed (chanteur des Banyans) de relever le défi, ce qu'il accomplit de belle manière, accompagné d'un DJ et d'un batteur pour présenter son nouvel album solo Essence of Life.Voilà trois ans que Puppa Albo n'était pas venu se produire à Paris et comme pour profiter de l'occasion et en donner pour son compte au public venu nombreux, il enchaîne d'une traite après une intro puissante Herbalist, Can't Cool, Rock the Dancehall, Poser et enfin Living Dread qui récolte le premier pull up. Après ce titre récent qui sonne déjà comme un classique dans son répertoire, il prend la parole pour quelques mots dans lesquels il fait part de son bonheur d'être de retour à Paris (après six ans d'après lui... ok si on considère que le Zénith et l'Hippodrome de Longchamp ne sont pas à Paris !) et annonce être là " ...to blaze up the fyah in the name of love, unity and respect ".Le Shengen Clan toujours mené par Fitzroy Green le batteur ambianceur génial, avait intégré pour l'occasion Yovo (Nég'Marrons, La Fouine, Blacko,...) le bassiste parisien qui arborait pour l'occasion un maillot du PSG. Rocky Road et No Cocaine qui sera pull up dès les premières notes et Everything issu de son dernier album sur lequel il se lâche même un peu a capella. Ils enchaînent avec une version très rock de Camilla et on aura par la suite un mélange agréable de titres issus de ses différents albums rarement en entier, mais souvent très bien enchaînés et quelques brefs interludes où ses choristes prennent le relais. On retiendra les toujours très appréciés Police et Kingston Town, les solos de ses deux guitaristes de toujours Garth Duckie Forester et Valter Vincenti, Rastafari Anthem en partie chanté assis devant le batteur comme sur un trône et l'intro de Still Blazing devant les briquets du Trianon.A la fin de son show il invite les Jahneration à venir faire leur promo pour leur prochain concert au Trianon et " Mr Reed ", comme il l'appelle, à venir le rejoindre chacun à leur tour pour un couplet. On en aurait bien repris un peu plus mais la qualité et l'énergie étant là on est finalement très heureux d'avoir revu ce grand monsieur du reggae.
Source : reggae.fr | 2017-11-30 01:00:00.0
Un nouvel artiste vient s'inscrire au sein de la Reggae French Touch, il s'agit du franco-chilien Pablo Anthony, lequel a grandi en banlieu parisienne et vient nous proposer ce mois-ci son album New Day.Fruit d'une grande réflexion d'un an et d'une préparation acharnée aux côtés du Small Axe Band, qui travaille avec le chanteur depuis plusieurs années déjà, New Day se veut être un projet solo, bien que l'on y retrouve un esprit collectif à travers la présence de nombreux invités comme King Lorenzo (U.N.I.T.Y), Ilements (envoetucirc;tant sur Ruff Time) et Lyricson (touchant sur Real Friends).Composé de 13 titres, New Day est un album majoritairement roots reggae et new roots (on retient entre autres les excellents Jah Never Let Us Down, In What Kind of World et Guidance), agrémenté de teintes Soul (I Really Love You) et même dancehall/RetB sur In My Arms où Pablo montre qu'il sait adapter son flow à tous les styles. Des sonorités plus synthétiques et dub sont présentes notamment sur U.N.I.T.Y et Chant où l'on retrouve l'attrait de l'artiste pour le sound system, d'ailleurs bien représenté avec Cyan Stop Me. En fin d'album, Pablo Anthony nous emporte dans un univers plus souterrain avec trois bonnes versions dub. Par ses textes, Pablo Anthony souligne sa volonté d'être un représentant de certaines valeurs humaines ("Be an exemple to teach to an other one") et chante l'amour, la famille, l'amitié (Real Friends), le partage et l'unité, sans pour autant cacher son esprit rebelle (What kind of World, New Day).New Day se veut dynamique, jeune, moderne, inspiré et inspirant. Une belle promesse pour l'avenir.Tracklist :01 - New Day02 - U.N.I.T.Y Feat King Lorenzo03 - Jah Will Never Let Us Down04 - Chant05 - This World06 - Ruff Time Feat Ilements07 - What Kind Of World08 - Guidance09 - I Really Love You10 - In My Arms11 - Real Friends Feat Lyricson12 - Cyan Stop Me (remix album)13 - Highest Meditation14 - Highest Meditation Dub15 - Guidance Dub16 - Chant Dub
Source : reggae.fr | 2017-11-24 01:00:00.0
Au printemps dernier on vous disait tout le bien qu'on avait pensé de l'EP Amazonite signé Krak In Dub... Cet EP annonçait un album du même nom que nous étions impatients d'écouter. Voici donc Amazonite, premier album de Krak In Dub sorti le 10 novembre sur lequel le dubmaker s'est entouré de sa famille musicale. On retrouvera donc le saxophone de Dubamix ou les différents instruments de Dubmatix, mais aussi des chanteurs habitués des productions de Krak In dub comme Troy Berkley, Echo Minott, Eva Lazarus ou Demolition Man.Comme à son habitude, Krak In Dub puise ses inspirations dans un large éventail de styles musicaux (reggae, dancehall, dub, electro, jungle, dubstep...) faisant de ses productions un savant mélange de tous ces styles. Sur Amazonite on retrouve donc au moins autant de style musicaux que d'invités, à commencer par du digital roots comme sur Some people, premier morceau de l'album sur lequel le flow de Demolition Man se promène répondant aux riffs de saxophone, ou encore I et I et I où la voix pleine d'énergie d'Eva Lazarus se marie parfaitement au flow hip-hop de Troy Berkley.Digital roots toujours avec Step by Step, et c'est cette fois Sr Wilson que l'on retrouve avec plaisir. Certains morceaux sont quant à eux plutôt dub stepper à l'image du sublime et enivrant Amazonite ou de Launch is Global dans un style plus dark et électronique. On reste dans le stepper avec Who Runs Science ou Feel no Way auquel Demolition Man vient donner des accents de dancehall. On trouve même une touche de ska dans une version hyper dynamique et dansante à souhait avec Stop sur lequel Jamalski fait forte impression. Krak In Dub est aussi amateur de jungle et il nous le montre avec Original Sample, When Gunshot Burst chanté par Echo Minott, ou encore Nu Specimen interprété par Troy Berkley.Krak In Dub nous offre plusieurs remixes en fin d'album, d'abord une version jungle de Some People, puis les 3 remixes d'Amazonite présents sur l'EP dont la version de Zion Train et celle chantée par Pupajim (Iodine 53).Voici donc un premier album réussi d'un artiste déjà confirmé qui nous offre une formidable plongée dans un univers où l'on trouve autant de morceaux chantés que d'instrumentaux, piochant dans un nombre impressionnant de styles musicaux, y ajoutant sa patte pour en faire 17 titres plus soignés les uns que les autres. Signalons que pour accompagner cet album, le beatmaker nous offre une rétrospective de ses différentes productions depuis 2003 avec 50 morceaux en téléchargement gratuit sur Soundcloud !Tracklist :1. SOME PEOPLE feat. Demolition Man2. AMAZONITE3. IetIetI feat. Eva Lazarus et Troy Berkley4. STOP feat. Jamalski5. WHEN GUNSHOT BURST feat. Echo Minott6. LAUNCH IS GLOBAL7. STEP BY STEP feat. Sr. Wilson8. SEEN INTERLUDE9. S=K LOG W10. DON'T FEEL NO WAY feat. Demolition Man11. ORIGINAL SAMPLE12. NU SPECIMEN feat. Troy Berkley13. WHO RUNS SCIENCE14. SOME PEOPLE Jungle DubEXTRA15. AMAZONITE "IODINE 53" featuring PupaJim16. AMAZONITE - Zion Train Remix17. AMAZONITE - Sound System Mix
Source : reggae.fr | 2017-11-21 01:00:00.0
Ça vous dirait de faire un tour du monde des danses urbaines ? C’est ce que vous propose la compagnie Vlovajob Pru ce mercredi 8 novembre 2017. Rendez-vous à la salle de cinéma Casino du Port à 14h.
Pendant 60 minutes, parcourez 5 continents et visitez 10 grandes villes et autant de danses nées spontanément du génie populaire.
Krump de L.A contre Voguing de N.Y.C., Pantsula de Jobourg ou Dancehall de Kingston : 10 villes autour du monde et autant d’identités, autant d’originalités, de vitalités. Un véritable hommage à la fantastique et éternelle créativité de la rue !

C’est la promesse de voyage artistique proposée par la chercheuse, danseuse et chorégraphe Ana Pi, qui présente et joue cette "confédanse", une escapade colorée de découvertes. À travers la projection de vidéos et de photographies illustrant chaque style, les changements de costumes, les commentaires, les moments dansés, Ana Pi évoque la complexité de ces danses urbaines…

Suivant le contexte géographique, social et culturel relatif à chacune de ces danses, le spectateur découvre leurs caractéristiques propres : mouvement, posture corporelle, modes de pratique (battle, boîte de nuit, équipe, etc…). Les styles musicaux et les attitudes vestimentaires qui y sont associés également…

"Les danses urbaines sont liées à la ville, à sa violence, à ses injustices mais aussi à son énergie, électrique, rapide. Mais avant tout les danses urbaines sont liées la musique. C’est toujours la musique qui inspire ces formes de danse et de rencontres."… (François Chaignaud & Cecilia Bengolea, Compagnie Vlovajob Pru)

Cette conférence dansée nous fait découvrir les danses urbaines et le hip-hop de façon ludique et très documentée. Une véritable mallette pédagogique performative ! L’occasion aussi d’échanger avec les artistes puisque la particularité de ce spectacle est d’être interactif. Cette conférence dansée est également une belle opportunité donnée aux élèves de l’École Intercommunale Artistique de l’Ouest  par les différents partenaires, dont Lalanbik (centre de ressources pour le développement chorégraphique océan Indien).
En route pour votre tour du monde… Rendez-vous ce mercredi 8 novembre à 14h au Casino du Port. L’entrée est gratuite !
Retrouvez cette représentation également entre le vendredi 3 et le mardi 21 novembre dans plusieurs salles de l’île, dans le cadre du Festival Total Danse organisé par les Théâtres Départementaux.
Conférence dansée
Durée : 1h suivie d’un échange avec le public
À voir dès 8 ans

? Un avant-goût dans cette vidéo teaser

Conception, recherches, textes : Ana Pi, Cecilia Bengolea, François Chaignaud
Montage vidéo : Ana Pi
Illustrations du livret : Juan Saenz Valiente
Interprétation : Ana Pi ou Dalila Cortes
Durée : 50 minutes, puis échanges avec le public
Production : Association des Centres de Développement Chorégraphique avec l’aide de laDirection Générale de la Création Artistique [Le Gymnase – CDC Roubaix Nord / Pas?de-Calais ; Le Cuvier –
CDC d’Aquitaine ; le Pacifique | CDC – Grenoble ; Uzès danse, CDC de l’Uzège, du Gard et du Languedoc–?Roussillon ; Art Danse – CDC Dijon Bourgogne ; La Briqueterie – CDC du Val de Marne ; L’échangeur – CDC Picardie ; CDC Paris – Atelier de Paris – Carolyn Carlson, sur une proposition du CDC Toulouse/Midi–?Pyrénées et d’Annie Bozzini. Production déléguée : Vlovajob Pru.
Vlovajob Pru a reçu l’aide de la DRAC Poitou?Charentes pour ce projet.
Vlovajob Pru est subventionnée par la DRAC Auvergne?Rhone?Alpes et le Conseil Régional d’Auvergne?Rhone? Alpes et reçoit le soutien de l’Institut Français et de l’Institut Français / Ville de Lyon pour ses projets à l’étranger.
François Chaignaud et Cecilia Bengolea sont en résidence longue au CDC l’Échangeur Picardie
(2014–2015-2016), et artistes associés à Bonlieu Scène nationale Annecy à partir de 2016. 

www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-11-06 11:33:00.0
Le projet insolite Havana Meets Kingston porté de main de maître par l'australien Mista Savona sort ce vendredi 3 novembre (Baco Records). Comme son nom l'indique le concept de l'album est de se faire rencontrer de grands artistes de deux des plus grosses îles que composent les grandes antilles : Cuba et la Jamaïque. Inutile d'ajouter que ce projet est au moins le rêve d'à peu près n'importe quel producteur passionné par les musiques caribbéennes ! En attendant de pouvoir admirer ce mélange de cultures musicales sur scène en France (on l'espère prochainement), Reggae.fr vous propose une rencontre avec l'initiateur et l'orchestrateur de ce magnifique album, Mista Savona. Reggae.fr : Peux-tu commencer par te présenter pour les lecteurs français qui ne te connaissent pas ?J'ai grandi à Melbourne en Australie dans une famille aux origines maltaises et australiennes. Je me suis mis à jouer du piano à l'âge de six ans et j'ai vite développé une obsession pour la musique. J'ai fait des études de composition et d'interprétation dans les Universités de Melbourne et de Glasgow et peu de temps après, je me suis mis à produire du dub et du hip-hop. J'ai sorti deux albums en Australie en 2001 et 2003 et je suis ensuite parti en Jamaïque en 2004 pour mieux m'imprégner de la culture et de l'histoire du reggae et du dancehall. C'était un voyage incroyable qui a donné naissance à mon troisième album Melbourne Meets Kingston. Après de nombreux autres voyages en Jamaïque et trois albums plus tard, j'ai mis les pieds pour la première fois à Cuba en 2013... Ce qui m'amène à répondre à vos questions aujourd'hui. Justement, présente nous ce projet pour le moins original Havana Meets Kingston.L'album sortira le 3 novembre dans le monde entier. C'est une rencontre entre de grands musiciens cubains et jamaïcains. J'ai eu cette idée dès mon premier voyage à Cuba en 2013. Je suis retourné en Jamaïque en 2015 pour embarquer avec moi Sly et Robbie, Bongo Herman, Bo-Pee et Bugzy et nous avons passé dix jours aux studios Egrem à La Havane, précisément là où Buena Vista Social Club avait été enregistré vingt ans plus tôt. Quelques-uns des tout meilleurs musiciens cubains sont passés nous voir et ont participé aux enregistrements, dont des membres de Los Vana Van, Buena Vista, Havana Cultura, Afro-Cuban All Stars et bien d'autres. On a passé dix jours extraordinaires et le résultat est magique. D'où t'est venue l'idée ?J'étais assis dans un café à La Havane, sur une grande place appelée Chanchurello. Le patron passait de la rumba, une musique traditionnelle cubaine principalement basée sur des percussions. J'étais dans mes pensées et je m'imaginais ce que pouvaient donner des percus nyabinghi sur ce genre de son. Je me suis vite rendu compte que ça pourrait être intéressant de mixer ces deux styles et je me suis demandé si cela avait déjà été fait. J'ai fait quelques recherches en rentrant en Australie et je me suis aperçu qu'aucun projet n'avait jamais réuni des musiciens cubains et jamaïcains. C'est là que j'ai commencé à réfléchir comment mettre à bien ce projet.Cuba et la Jamaïque sont si proches l'une de l'autre. Comment se fait-il que personne n'ait jamais eu cette idée auparavant ?Je pense que la révolution cubaine et l'embargo américain ont rendu les voyages entre les deux îles très compliqués, ce qui n'était pas le cas avant. Il y a aussi la barrière de la langue qui n'a pas aidé les choses et les réalités économiques des deux îles. Enfin, Cuba et la Jamaïque ont chacune produit des univers musicaux très distincts et représentatifs de leurs propres cultures. On parle de cultures musicales tellement riches qu'elles contiennent elles-mêmes de nombreux sous-genres et sont complètement indépendantes. Tu as impliqué beaucoup de musiciens des deux îles. A quel point était-ce difficile de les rassembler ?Les Jamaïcains étaient excités à l'idée de visiter Cuba et les Cubains étaient très curieux de se lancer dans cette aventure. etCcedil;a n'a pas été si compliqué. La force du projet et les opportunités que cela offrait aux musiciens ont rendu les choses très faciles et tous les artistes impliqués étaient très enthousiastes.Quel a été ton rôle pendant l'enregistrement et au-delà ?J'ai esquissé et arrangé tous les riddims, j'ai dirigé les musiciens et j'ai produit moi-même les sessions. J'ai aussi joué du piano et de l'orgue aux côtés du génie cubain Rolando Luna. On a presque tout enregistré pendant ces dix jours en juillet 2015 et j'ai ensuite passé environ six mois à compléter l'album avec des sessions entre Santiago de Cuba, La Havane, Kingston et Londres. J'ai ensuite mixé moi-même l'album. Je suis vraiment celui qui a pensé ce projet de A à Z en tant que compositeur, arrangeur et producteur, mais je dois dire que tous les musiciens qui ont participé à l'aventure ont un rôle très important dans la création car je les ai laissés très libres d'ajouter leurs touches personnelles. Et ils l'ont tous fait à merveille.On sent bien que tu n'as pas impliqué que des artistes de la vieille école n'est-ce pas ?Oui. Il y a plus de soixante musiciens qui ont participé à cet album et leurs âges vont de 18 à 80 ans. J'ai fait attention à représenter à la fois les jeunes talents des deux îles, et à la fois des aînés et des grandes figures musicales comme Changuito et Barbarito de La Havane et Ernest Ranglin et Bongo Herman de Kingston. Est-ce que certains se connaissaient ou du moins avaient entendu parler des autres musiciens ?C'est arrivé oui. Mais rappelez-vous que Cuba a été coupé du monde pendant très longtemps. Il y a une scène musicale incroyablement riche à Cuba que peu de gens en dehors de l'île connaissent ou comprennent. etCcedil;a commence à changer puisque Cuba s'ouvre de plus en plus au monde et que l'accès à internet se développe de mieux en mieux. Pour ce qui est de la Jamaïque, c'est un peu pareil dans le sens où les artistes yardies sont si productifs qu'il est difficile de suivre à fond l'actualité de la musique et l'arrivée de nouveaux talents à moins d'être sur place. Il n'y a pas que des vocaux sur cet album... A quel point était-ce important pour toi d'inclure des titres uniquement instrumentaux ?Le titre instrumental 410 San Miguel, joué par Ernest Ranglin, est absolument sublime. En tant qu'instrumentalise moi-même, et travaillant avec des légendes de la musique, il était important pour moi de les laisser exprimer leur talent et leur génie.Il y a plusieurs reprises de classiques cubains, mais un seul jamaïcain n'est-ce pas ?Oui c'est Positive Vibration de Bob Marley. C'est une version fantastique interprétée par Randy Valentine, Anyilena et des membres de La Armada. C'est un de mes morceaux préférés de l'album.et#8232;et#8232;Bien que les styles cubains et jamaïcains se marient sur certains titres, on a repéré quelques morceaux 100 % cubains et 100 % reggae...C'est vrai. Cet album est un mélange de cultures, mais je ne me suis imposé aucune règle. Tout s'est fait naturellement. Mon rôle de producteur était de m'assurer de la qualité de la musique, guider les musiciens pendant les sessions mais aussi les laisser libres de s'exprimer. Aura-t-on la chance de voir ce projet prendre vie sur scène ?Oui ! On est actuellement en tournée en Australie avec Solis et Randy Valentine en configuration sound system et on envisage une tournée mondiale avec un groupe au complet en mars prochain.Quel sera ton rôle sur scène ?Comme pour l'album, je serai en quelque sorte le chef d'orchestre et je jouerai des claviers sur scène.On sent un véritable engouement en Europe pour cet album. Comment ce projet est-il accueilli en Australie ?J'ai l'impression que le milieu musical australien est assez fier que ce projet ait été entrepris par un de leurs compatriotes. Mais cet album est un projet international qui a l'air d'être attendu dans le monde entier. Des gens de partout réagissent très positivement aux premiers extraits car ils ressentent l'amour et la joie qui ont été mis dans le projet. A l'heure où la plupart des gouvernements soulèvent la haine et divisent les peuples, on a besoin de projets comme ça qui rassemblent des humains de cultures différentes.Plus d'infos sur le projet :www.bacorecords.fr/artist/havana-meets-kingston-fr
Source : reggae.fr | 2017-10-30 01:00:00.0
Le projet insolite Havana Meets Kingston porté de main de maître par l'australien Mista Savona sort ce vendredi 3 novembre (Baco Records). Comme son nom l'indique le concept de l'album est de se faire rencontrer de grands artistes de deux des plus grosses îles que composent les grandes antilles : Cuba et la Jamaïque. Inutile d'ajouter que ce projet est au moins le rêve d'à peu près n'importe quel producteur passionné par les musiques caribbéennes ! En attendant de pouvoir admirer ce mélange de cultures musicales sur scène en France (on l'espère prochainement), Reggae.fr vous propose une rencontre avec l'initiateur et l'orchestrateur de ce magnifique album, Mista Savona. Reggae.fr : Peux-tu commencer par te présenter pour les lecteurs français qui ne te connaissent pas ?J'ai grandi à Melbourne en Australie dans une famille aux origines maltaises et australiennes. Je me suis mis à jouer du piano à l'âge de six ans et j'ai vite développé une obsession pour la musique. J'ai fait des études de composition et d'interprétation dans les Universités de Melbourne et de Glasgow et peu de temps après, je me suis mis à produire du dub et du hip-hop. J'ai sorti deux albums en Australie en 2001 et 2003 et je suis ensuite parti en Jamaïque en 2004 pour mieux m'imprégner de la culture et de l'histoire du reggae et du dancehall. C'était un voyage incroyable qui a donné naissance à mon troisième album Melbourne Meets Kingston. Après de nombreux autres voyages en Jamaïque et trois albums plus tard, j'ai mis les pieds pour la première fois à Cuba en 2013... Ce qui m'amène à répondre à vos questions aujourd'hui. Justement, présente nous ce projet pour le moins original Havana Meets Kingston.L'album sortira le 3 novembre dans le monde entier. C'est une rencontre entre de grands musiciens cubains et jamaïcains. J'ai eu cette idée dès mon premier voyage à Cuba en 2013. Je suis retourné en Jamaïque en 2015 pour embarquer avec moi Sly et Robbie, Bongo Herman, Bo-Pee et Bugzy et nous avons passé dix jours aux studios Egrem à La Havane, précisément là où Buena Vista Social Club avait été enregistré vingt ans plus tôt. Quelques-uns des tout meilleurs musiciens cubains sont passés nous voir et ont participé aux enregistrements, dont des membres de Los Vana Van, Buena Vista, Havana Cultura, Afro-Cuban All Stars et bien d'autres. On a passé dix jours extraordinaires et le résultat est magique. D'où t'est venue l'idée ?J'étais assis dans un café à La Havane, sur une grande place appelée Chanchurello. Le patron passait de la rumba, une musique traditionnelle cubaine principalement basée sur des percussions. J'étais dans mes pensées et je m'imaginais ce que pouvaient donner des percus nyabinghi sur ce genre de son. Je me suis vite rendu compte que ça pourrait être intéressant de mixer ces deux styles et je me suis demandé si cela avait déjà été fait. J'ai fait quelques recherches en rentrant en Australie et je me suis aperçu qu'aucun projet n'avait jamais réuni des musiciens cubains et jamaïcains. C'est là que j'ai commencé à réfléchir comment mettre à bien ce projet.Cuba et la Jamaïque sont si proches l'une de l'autre. Comment se fait-il que personne n'ait jamais eu cette idée auparavant ?Je pense que la révolution cubaine et l'embargo américain ont rendu les voyages entre les deux îles très compliqués, ce qui n'était pas le cas avant. Il y a aussi la barrière de la langue qui n'a pas aidé les choses et les réalités économiques des deux îles. Enfin, Cuba et la Jamaïque ont chacune produit des univers musicaux très distincts et représentatifs de leurs propres cultures. On parle de cultures musicales tellement riches qu'elles contiennent elles-mêmes de nombreux sous-genres et sont complètement indépendantes. Tu as impliqué beaucoup de musiciens des deux îles. A quel point était-ce difficile de les rassembler ?Les Jamaïcains étaient excités à l'idée de visiter Cuba et les Cubains étaient très curieux de se lancer dans cette aventure. etCcedil;a n'a pas été si compliqué. La force du projet et les opportunités que cela offrait aux musiciens ont rendu les choses très faciles et tous les artistes impliqués étaient très enthousiastes.Quel a été ton rôle pendant l'enregistrement et au-delà ?J'ai esquissé et arrangé tous les riddims, j'ai dirigé les musiciens et j'ai produit moi-même les sessions. J'ai aussi joué du piano et de l'orgue aux côtés du génie cubain Rolando Luna. On a presque tout enregistré pendant ces dix jours en juillet 2015 et j'ai ensuite passé environ six mois à compléter l'album avec des sessions entre Santiago de Cuba, La Havane, Kingston et Londres. J'ai ensuite mixé moi-même l'album. Je suis vraiment celui qui a pensé ce projet de A à Z en tant que compositeur, arrangeur et producteur, mais je dois dire que tous les musiciens qui ont participé à l'aventure ont un rôle très important dans la création car je les ai laissés très libres d'ajouter leurs touches personnelles. Et ils l'ont tous fait à merveille.On sent bien que tu n'as pas impliqué que des artistes de la vieille école n'est-ce pas ?Oui. Il y a plus de soixante musiciens qui ont participé à cet album et leurs âges vont de 18 à 80 ans. J'ai fait attention à représenter à la fois les jeunes talents des deux îles, et à la fois des aînés et des grandes figures musicales comme Changuito et Barbarito de La Havane et Ernest Ranglin et Bongo Herman de Kingston. Est-ce que certains se connaissaient ou du moins avaient entendu parler des autres musiciens ?C'est arrivé oui. Mais rappelez-vous que Cuba a été coupé du monde pendant très longtemps. Il y a une scène musicale incroyablement riche à Cuba que peu de gens en dehors de l'île connaissent ou comprennent. etCcedil;a commence à changer puisque Cuba s'ouvre de plus en plus au monde et que l'accès à internet se développe de mieux en mieux. Pour ce qui est de la Jamaïque, c'est un peu pareil dans le sens où les artistes yardies sont si productifs qu'il est difficile de suivre à fond l'actualité de la musique et l'arrivée de nouveaux talents à moins d'être sur place. Il n'y a pas que des vocaux sur cet album... A quel point était-ce important pour toi d'inclure des titres uniquement instrumentaux ?Le titre instrumental 410 San Miguel, joué par Ernest Ranglin, est absolument sublime. En tant qu'instrumentalise moi-même, et travaillant avec des légendes de la musique, il était important pour moi de les laisser exprimer leur talent et leur génie.Il y a plusieurs reprises de classiques cubains, mais un seul jamaïcain n'est-ce pas ?Oui c'est Positive Vibration de Bob Marley. C'est une version fantastique interprétée par Randy Valentine, Anyilena et des membres de La Armada. C'est un de mes morceaux préférés de l'album.et#8232;et#8232;Bien que les styles cubains et jamaïcains se marient sur certains titres, on a repéré quelques morceaux 100 % cubains et 100 % reggae...C'est vrai. Cet album est un mélange de cultures, mais je ne me suis imposé aucune règle. Tout s'est fait naturellement. Mon rôle de producteur était de m'assurer de la qualité de la musique, guider les musiciens pendant les sessions mais aussi les laisser libres de s'exprimer. Aura-t-on la chance de voir ce projet prendre vie sur scène ?Oui ! On est actuellement en tournée en Australie avec Solis et Randy Valentine en configuration sound system et on envisage une tournée mondiale avec un groupe au complet en mars prochain.Quel sera ton rôle sur scène ?Comme pour l'album, je serai en quelque sorte le chef d'orchestre et je jouerai des claviers sur scène.On sent un véritable engouement en Europe pour cet album. Comment ce projet est-il accueilli en Australie ?J'ai l'impression que le milieu musical australien est assez fier que ce projet ait été entrepris par un de leurs compatriotes. Mais cet album est un projet international qui a l'air d'être attendu dans le monde entier. Des gens de partout réagissent très positivement aux premiers extraits car ils ressentent l'amour et la joie qui ont été mis dans le projet. A l'heure où la plupart des gouvernements soulèvent la haine et divisent les peuples, on a besoin de projets comme ça qui rassemblent des humains de cultures différentes.Plus d'infos sur le projet :www.bacorecords.fr/artist/havana-meets-kingston-fr
Source : reggae.fr | 2017-10-30 01:00:00.0
Samedi soir, le chanteur de reggae-dancehall était en concert devant 3 000 spectateurs, au Palais de sports du Gosier. Étape d'un...
Source : franceantilles.fr | 2017-10-30 00:00:00.0
Kalash a débarqué il y a quelques jours avec son 4ème album Mwaka Moon. Mi dancehall mi trap, l'album est déjà un énorme succés et cumule des dizaines de millions de vues sur Youtube. Surtout, c'est un bijou de productions qui montre s'il le fallait encore à quel point l'artiste martiniquais a une voix, un flow et un charisme hors du commun et qu'il n'est pas possible de le placer dans une case musicale spécifique, tant il manie l'art de mélanger les styles pour créer sa propre identité artistique. Nous vous proposons aujourd'hui une superbe rencontre avec le phénomène Kalash, une plongée inédite dans son univers, que vous pourrez pleinement vivre en live le 21 décembre au Zénith de Paris ! Entretien : Reggae.fr : Ton Album Mwaka Moon est sorti le 13 octobre, peux-tu nous dire comment s'est déroulé l'enregistrement et avec quelle équipe tu as travaillé?C'est un album qui me correspond encore plus que Kaos. Je l'ai travaillé en enregistrant chaque jour de nouvelles prods, de nouvelles choses, sans revenir en arrière, au feeling. Je l'ai fait dans le calme et la sérénité sans me brusquer. Il s'agit de mon 4ème album, il y a 20 titres dessus. Il y a une moitié de titres dancehall et l'autre moitié de titres trap. J'ai collaboré avec des beats makers déjà présents sur mon l'album Kaos. Supa Dups est un jamaïcain qui travaille pour Rihanna, Drake, Bruno Mars... Il y a Rvssian également jamaïcain qui a collaboré avec Konshen, Demarco, Vybz Kartel. Il avait produit le Crown Love Riddim en 2016. Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor (fils de Freddie Mc Gregor) avec qui j'ai fait Taken sur l'album précédent. Le producteur allemand X-Plosive m'a produit Pree Me. Il est dans le hip hop, on avait travaillé le titre Rouge et Bleu ensemble sur Kaos. Il y a également le jeune et talenteux antillais Pyroman (Niska...) qui est le compositeur de Bando. J'ai collaboré avec le Martiniquais Hazou sur le titre Empire, sans oublier Joe Mike qui avec qui j'avais déjà fait Après l'automne.Est-ce que tu as envisagé de faire un album juste avec un seul beat maker ?Oui j'y ai pensé, je pense que je pourrais faire un album entier avec Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor. Il a d'ailleurs 80 % des sons de l'album, avec Rvssian ou Pyroman également. "Je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude." Est ce que tu t'es lancé dans l'enregistrement de cet album tout de suite après la sortie de Kaos ?Non j'ai pris un temps pour tourner afin de présenter l'album Kaos sur scène, j'ai tout de même durant cette période enregistré des sons comme Mechop, Pwoblem ou encore Friendzone qui sont des sons que j'ai sortis en single mais hors album. J'ai commencé à travailler sur Mwaka Moon quelques mois après.A l'écoute de Kaos, on ressentait un album conceptuel qui formait vraiment un tout alors que Mwaka Moon semble plus varié et plus ouvert au niveau des prods. Etait-ce une volonté de ta part ?C'est du au fait que j'ai aimé enregistrer sur des prods différentes sans me poser de questions, selon l'humeur et la vibe du jour, ce n'était pas un choix stratégique. J'ai également beaucoup dialogué avec les gens avec qui j'ai travaillé sur l'album, car ils s'agit de personnes expérimentées. Je pense par exemple au titre Laisse moi te sauver qui est un titre chanté un peu particulier. Ce jour-là on avait fait des sons dancehall, reggae et lorsque Supa Dupps a mis l'instru, il me disait qu'il me voyait faire une carrière de chanteur américain (rire..), j'ai commencé à faire quelque chose dans un mode Boys II Men en rigolant !Le titre de l'album Mwaka Moon, est-ce une invitation à joindre ton univers ?Exact, lorsqu'on met cet album, on écoute quelque chose qui me correspond vraiment et qui est tamponné Kalash. Les ambiances et les tempos des prods sont des choses qui me conviennent vraiment. Une ambiance aérienne et planante, je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude.Au niveau des featurings présents sur l'album Mwaka Moon figure notamment King Kosa. Tu ne vas pas forcement vers l'évidence commerciale, comment tu effectues tes choix ?Avant toute chose, il s'agit de featurings que je valide artistiquement, on avait la possibilité d'en faire des plus commerciaux, avec des noms surs pour percer au niveau national. Je préfère collaborer avec des artistes dont j'apprécie la musique comme Niska, Lacrim, Damso, en plus ils cartonnent en ce moment. Ils ont chacun leurs propres univers musicaux, et c'est intéressant de voir ce que peut donner le mélange de nos deux styles sur un même morceau. On retrouve aussi des noms comme Vybz Kartel ou Mavado, qui sont des grosses pointures du dancehall. King Kosa est un jeune très talentueux qui travaille avec Rvssian. Il est ghost writer pour beaucoup d'artistes, on s'est croisé a Miami et c'est Rvssian qui avait une prod sur laquelle il nous voyait bien tous les deux, cela a donné le titre I Can See Why. Même si j'ai rien contre les collaborations à distance, pour cet album j'ai favorisé d'enregistrer avec les artistes, pour l'anecdote avec Mavado j'ai enregistré dans sa chambre. D'ailleurs au sujet des feats, j'ai entendu dire que pour l'abum Kaos, tu avais fait un son avec Bounty Killer, vas-tu le sortir un jour ?Je pense que je vais le retravailler, on a les voix , on a tout posé, mais on va le modifier au niveau de la musique. Je l'ai pas sorti car je suis pas pleinement content et je ne vais pas lancer un son avec la légende du dancehall sans en être satisfait a 100%. "Même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major." Le choix de ton premier single sur Kaos, le titre Bando, était en créole. Etait-ce une façon de montrer ton indépendance artistique même si tu es signé en major ?Le premier sujet de discussion avec Universal était que je ne dois pas suivre une direction artistique imposée, que j'avais totale liberté avec ma musique. Juste essayer de faire la musique que j'aime et faire des hits. Il a toujours été question d'être libre. Le choix de Bando c'était volontaire d'une part car il s'agissait d'un morceau fort mais également parce que le fait que mon premier morceau sorti avec une maison de disque nationale soit en créole c'était symbolique. Une manière de montrer que même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major.Tu t'es fait connaître avec des titres plutôt festifs qui collent à l'ambiance musicale caribéenne du début des années 2000 et même si tu as toujours abordé les réalités quotidiennes de ton île dans ta musique, on sent que tu as glissé vers un univers plus dark ces derniers temps. Est-ce qu'on se trompe ? A quoi est-ce du ? Ta vie est-elle plus sombre ou est-ce plus l'environnement dans lequel tu évolues qui t'inspire ce côté dark ?Le changement vient du fait que ma vie a bien changé, lorsque j'ai fait Pran pied avec Lieutenant j'étais dans une période de ma vie ou j'étais en total freestyle, je n'avais pas de chez moi je dormais à droite à gauche, toujours en vadrouille, en soirée, en soundsystem. Lorsque j'ai grandi j'ai eu plus de responsabilité, plus de succès, donc plus de choses à gérer, ma musique a donc évolué dans ce sens. Il y a une forme de mélancolie dans tes deux derniers albums?Oui car au-delà du fait que j'ai traversé des choses difficiles, j'ai toujours aimé la musique mélancolique. J'en ai toujours écouté chez moi ou dans ma voiture. Cela permet de s'évader, de réfléchir, d'exprimer sa colère, sa tristesse, peu importe le thème lorsque l'univers est mélancolique cela me parle plus.Dans tes textes, tu as toujours - notamment avec les deux derniers albums - une approche poétique. On sent une filiation avec des artistes antillais tel que Kolo Barst ...Je me situe dans la filiation d'artistes comme Kolo Barst mais également d'Eugnène Mona (Ti Milo). Dans son morceau Mango ve a, il parle d'une mangue mais il écrit d'une manière où il pourrait parler d'une femme. Il ne cherche pas à faire de grande tournure de phrase, mais à faire passer un image. J'aime cette approche métaphorique dans ses textes, et je tends à faire cela. Tu peux fermer les yeux et voir ce qu'il dit. Que les phrases amènent des images dans la tête des gens.Même si tu est issu de la scène dancehall reggae, depuis quelques années tu t'es écarté artistiquement de ce style, comment te situes-tu à ce niveau?Je n'ai pas forcement d'étiquette, même si entre les albums j'ai sorti des sons comme Vex, Pwoblem ou Friendzone qui sont du dancehall, je mélange tellement les styles à chaque fois, qu'on peut se demander dans quel case je suis. J'aime autant posé sur du dancehall, sur du reggae, que sur du hip hop. Sur Mwaka Moon, il y a plus de prods dancehall qui m'ont plu c'est pour cela qu'elles sont plus nombreuses que sur Kaos. Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise.Le fait que des chanteurs comme Pleen Pyroman, Mc Janick ou Sael te etldquo;valideetldquo; en tant qu'artiste, est-ce important à tes yeux ?Quand j'étais jeune, c'était très important lorsque j'allais en sound sytem ou qu'ils m'invitaient sur leur album. Il s'agit des artistes que je regardais à la télé lorsque j'étais petit. C'était flatteur, cela voulait dire qu'ils me considèrent comme un artiste, il s'agissait une victoire. Il y a environ un an et demie, Azrock nous quittait, tu avais fait le son Un point c'est tout avec lui, comment l'avais-tu rencontré ?Je l'avais croisé une première fois au studio à Montreuil, il était un ami de mon ancien manageur. Lorsque j'étais à Paris il m'arrivait de dormir chez lui, on faisait beaucoup la fête ensemble. Au final on a fait de la musique ensemble, mais on était avant tout ami. Lorsque j'ai appris sa disparition j'étais choqué, et je ne comprends toujours pas.En musique tu as deux mentors, d'une part Admiral T et de l'autre Booba. Quels sont tes côtés Booba, et tes côtés Admiral T ?Admiral m'a plus influencé au niveau de la musique dancehall dans ma jeunesse, mais également dans son coté chef de famille, construire quelques chose autour de toi en plus de ta carrière. Lorsque j'ai connu la musique de Booba, ce qui m'a toujours plu c'est l'arrogance justifiée. Il était là pour imposer ses idées. Et les défendre jusqu'au bout. Son discours est resté le même et sa carrière est un exemple de réussite et de détermination. Même lorsque il y a eu du boycott il est passé à travers sans se prostituer. "Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise." Avec ton équipe, tu effectues un gros travail pour la réalisation de tes clips notamment avec Kris Macari. Quelle est l'importance d'un clip dans la musique actuellement ?De nos jours, l'image porte le morceau, elle peut le sublimer mais un mauvais clip peut le desservir. Il me semble également que c'est une bonne chose de pouvoir mettre un son en image afin de mettre de la lumière sur les mots. Parfois les paroles que tu utilises ne sont pas toujours captées de la même façon, et les mettre en image permet d'éclairer visuellement la signification de certains sons.Tes disques sont très digitaux. Comment travailles-tu avec ton groupe pour rendre l'univers du disque sur scène ?Il s'agissait d'une des premières conditions pour que j'accepte de faire des tournées live, celle de rendre le son de l'album sur scène. On travaille avec les musiciens mais également avec des séquences car c'est compliqué de rendre parfois la puissance du hip hop en live comme sur le CD. Chacun des 4 musiciens a son ordinateur pour jouer les séquences, ils sont appuyés par le digital afin de rendre toute la puissance des prods de l'album. Et puis il faut savoir que là c'est un groupe que j'ai formé moi-même avec lequel on a beaucoup répété. Je leur est envoyé ma vision du live en leur montrant beaucoup de shows de Bounty killer, Mavado et Sizzla, car il y a une façon de jouer en Jamaïque. Même si chaque groupe à sa couleur il y a des automatismes qui existe sans que l'artiste ait besoin de crier etldquo;Mixetldquo; ou etldquo;One Dropetldquo;. Il y a des gestuelles ou des intonations qui permettent au band de comprendre ce qu'il doit envoyer derrière. On s'est mutuellement éduqué, j'avais tendance à ne pas parler entre les morceaux et à enchainer les tunes, ils m'ont appris à poser plus mon show, à être confiant. Donc c'est un bel échange avec les musiciens. Cet été tu as joué au Reggae Sun Ska (voir le live de sa performance ici), qui est le plus gros festival de reggae en France. Etait-ce important et comment as-tu appréhendé la date ?Il s'agissait d'un de mes objectifs, mais je n'étais pas du tout sur de moi pour ce concert. Car je sais que dans ce genre de festival tu vas à la rencontre d'un public de puristes auxquels les nouvelles tendances musicales parlent moins. Mais j'ai beaucoup apprécié la manière dont ils m'ont accueilli sans a priori, ils ont jugé la performance. Et peu importe le style du morceau joué, qu'il soit reggae, rap ou lover le public a réagi à l'énergie qui se dégageait sur scène. Il s'agit d'un des concerts où j'ai pris le plus de plaisir. On te voyait quand même assez peu en salles de concert mais là le 21 décembre tu vas faire le Zénith de Paris !On gravit les échelons au fur et a mesure. On agit en fonction des opportunités. On a fait le tour des petites salles de France, sur Paris on fait les salles mythiques comme notamment l'Olympia, la Cigale ou le Zenith le 21 décembre. On accentue au fur et a mesure la capacité, on commence à être bien rodé, on va s'attaquer à des festivals mythiques comme notamment le Summerjam, que je regardais il y a encore quelques années sur youtube !Merci Kalash !
Source : reggae.fr | 2017-10-26 02:00:00.0
Le 6 octobre dernier, la belle salle d'Akwaba accueillait un très joli plateau du côté d'Avignon. Skarra Mucci et Spectacular repésentaient les couleurs de la Jamaïque aux côtés des locaux de Conquering Sound et du producteur français Krak In Dub. La soirée commençait avec la projection du film Reggae Ambassadors en présence de nos réalisateurs de choc Andréa Dautelle et Alexandre Grondeau. Spectacular a ensuite littéralement mis le feu à la salle bien remplie pour l'occasion. Il a conquis le public à grand coup de big tunes comme Badder Than Dem, High Grade, Kill Dem Sound et bien setucirc;r le puissant Jah Rise sur le My Enemies Riddim produit par Conquering Records qui assurait le backing de l'artiste ce soir-là. Skarra Mucci lui a emboîté le pas avec tout autant de réussite. Les fans étaient au rendez-vous et les hits My Sound, Movie Star ou Dreader Than Dread ont installé une ambiance électrique avant que l'équipe de Reggae.fr ne remette un trophée surprise à l'artiste pour sa Victoire du Reggae dans la catégorie Meilleur album dancehall. Skarra a ensuite invité son compère Spectacular pour un freestyle de fin détonnant sur le Stalag Riddim. Krak In Dub s'est chargé de terminer les moins fatigués avec un set très varié entre reggae et bass music. On a eu droit à quelques remixes des meilleurs dubplates de Soul Stereo et des extraits de son futur album Amazonite. Retour en images sur cette soirée bouillante avec les photos de Ninon Duret et Studio One L'Emission.Reggae Ambassadors Conquering Sound Spectacular Skarra Mucci www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2017-10-18 02:00:00.0
La 24ème édition du Rototom Sunsplash s'est déroulée du 12 au 19 aoetucirc;t 2017 sous le soleil estival de Benicassim à Costa Azahar pour le plaisir des 220 000 festivaliers venus du monde entier pour cette belle édition qui répondait au slogan etldquo;Celebrating Africaetrdquo;.Le Rototom se veut un festival pour tous. Il y en a pour tous les goetucirc;ts, de jour comme de nuit ! Chacun, ou presque, y trouve son compte. Le fêtard insolent se réveille à 18 h pour aller se coucher à 8 h du matin après une nuit passée de concerts en sound systems avec rien de moins qu'un Aba Shanti mystique au coeur de la nuit, après Hempress Sativa, Mellow Mood et The Wailers successivement sur la Main Stage, un saut au Lion Stage, un autre pour se poser et partager sous la tente berbère, au coeur de l'African Village. Au même moment, les lèves-tôt, les familles avec ou sans enfants ont plusieurs options : plage, plage ou plage !? La mer de Benicassim est d'un bleu azur (AZAHAR ?!), la sole beach etldquo;Rototometrdquo;, où Ateliers Ragga/Dancehall/Africaines et sound systems se déroulent tous les jours ou d'autres plages atypiques où se côtoient des gens de tous âges et tous horizons dont le point commun est : REGGAE, soleil, ganja et fête ! On est loin de ces endroits blindés de beaufs, ici c'est plutôt spliffs, poncho clandestino, mojitos faits sur place sur lit de glace et menthe fraîche, artisanats locaux, mamas africaines qui tressent et font à manger à l'ombre des arbres, châles paréos magnifiques venus d'Inde, nages, vagues et très belles personnes. Bizarrement cette foule dense qui danse, au coeur du mois d'aoetucirc;t, en bord de Méditerranée est plutôt agréable ! Les etldquo;autresetrdquo; touristes passent et regardent avec curiosité cette faune de la planète Rototom.L'après-midi est aussi un moment privilégié sur le site du Rototom, pour petits et grands : ateliers artistiques, cirques, musiques, batuk, espace bien-être avec yoga, massages, thérapies alternatives à donation libre. Tous les soirs à 20h, la etldquo;House of Rastafarietrdquo; propose des sessions Nayabingui pendant qu'à côté on peut déguster le café éthiopien servi lors d'une cérémonie typique. Rototom c'est aussi plusieurs scènes de plusieurs styles, un village artistique et culturel, le reggae university et le forum social où pendant toute la semaine se déroulent : conférences-débats, projections, expos avec des artistes, érudits, faiseurs de paix, sur des thématiques écologiques, sociétales... Un marché de créateurs, artisans où l'on trouve de très belles choses... des espaces de repos, des bonnes choses à boire et manger.Tout ce monde était réuni cette année pour célébrer l'Afrique. J'étais heureuse qu'elle soit à l'honneur cette année, je m'imaginais le festival aux sons, couleurs et saveurs de l'Afrique, un foisonnement des richesses encore inconnues de ce continent aux mille et une cultures trop longtemps laissées pour compte et exploitées, j'aurais aimé y découvrir plus de Reggae men and women africain.e.s connu.e.s et inconnu.e.s, artistes engagés en engageants à faire une différence dans le monde, j'aurais souhaité le village et la scène africains mis en avant et en lumière, des expositions de photos et peintures dignes de ce thème. Je suis cependant un peu restée sur ma faim à ce point de vue. L'ambassadeur du reggae africain Alpha Blondy a en effet detucirc; quitter la scène plus tôt que prévu à cause de problèmes techniques, et Sean Kuti, fils du légendaire Fela, nous a pour le moins déçus en conférence de presse quand - alors interrogé sur la traite des femmes nigériane - a lancé un "rendez-nous nos docteurs et gardez nos putes", applaudi à notre grande surprise par la presse et les vip présents...Nul doute cependant que l'engagement culturel, environnemental, politique, militant pour la paix et l'émancipation de l'humanité du Rototom (et de façon générale des artistes, les autres festivals et événements Reggae qui fleurissent un peu partout ) va aller crescendo. Le Reggae est LA musique, symbole de la libération des chaînes de l'esclavage et de toutes formes de servitudes. La musique qui aide à réveiller les consciences afin d'AGIR en conséquence.Assise sur ma plage en sirotant mon cocktail, insoutenable légèreté de l'être européen et privilégié que je suis, regardant l'horizon bleu azur de cette méditerranée de nos vacances, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer au loin ces rafiots brinquebalants avec ces milliers de migrants qui fuient les misères, les guerres, les viols, d'autres qui sont exploités sur ces mêmes bateaux pour venir s'ajouter au nombre grandissant de prostitué.e.s forcé.e.s et esclaves modernes en tous genres dont nous avons vite fait d'oublier l'existence pour nous concentrer sur la fête et le son ! On se dit militant ! On écoute et danse du Reggae... on paye pour le Reggae... alors comment agir etldquo;pour de vraietrdquo; ? Comment faire en sorte que ces richesses générées par ce nombreux public multiculturel et engagé puisse servir la cause première et primordiale du Reggae : Emancipation, Freedom and Unity for Humanity... Equal rights and justice ! Comment faire en sorte que les plus démunis puissent aussi profiter des ces instants de paix et culture ? Comment éviter de tomber dans le revers bling bling et show business... comment garder et préserver l'âme de cette musique, cette culture qui nous est si chère ? etldquo;Words without actions are deadetrdquo; dit l'artiste !Ces artistes qui nous sont si chers, qui véhiculent ces messages, pour et avec qui on danse jusqu'au bout de la nuit... dans mes favoris de ce Rototom 2017 : TOOTS AND THE MAYTALS un show époustouflant pour ce vétéran qui a inventé le mot REGGAE et qui de haut de ses plus de 70 ans nous offre un spectacle high level ! Une mention spéciale pour DEVI REED qui a tout déchiré avec juste deux musiciens (un batteur et un DJ) lors de son passage à la LION Stage. Un énorme BigUp pour les femmes sur la place : Nadine Sutherland une belle découverte (clin d'oeil à Dady URoy pour qui elle a ouvert le bal) Nattali Rize, Hempress Sativa. ManuDigital et Joseph Cotton ont proposé un super show. Un plaisir de découvrir Lyricson égal à lui même et toujours dans la place... Bref un festival foisonnant de talents confirmés et nouveaux qu'on a toujours plaisir à découvrir.Que dire de plus si ce n'est que etldquo;vive le Reggae for a better worldetrdquo; one love, one humanity Toots and the Maytals Devi Reed Treesha Gentleman et Ky-Mani Marley Raging Fyah Christopher Martin Youssou N'Dour Iseo et Dodosound Chronixx Alpha Blondy Seun Kuti Shaggy Don Carlos Manudigital et Joseph Cotton Nkulee Dube Lyricson Steel Pulse Reggae University Inna De Yard Nattali Rize Beenie Man Cali P Hempress Sativa The Wailers Marcus Gad Luciano
Source : reggae.fr | 2017-10-11 02:00:00.0
Une rave party, une pérégrination sur les rails, du dancehall ... La 15e édition de la Nuit blanche se la joue étonnante.
Source : NouvelObs.com | 2017-10-06 16:33:18.0
Son premier album Musical Garden nous avait surpris par sa diversité... La jeune LMK a depuis grandi et quitté son jardin expérimental pour façonner un deuxième effort beaucoup plus homogène et définitivement plus urbain. Elle livre le meilleur d'elle-même en dix titres avec ce nouveau Highlights qui réserve lui aussi son lot de surprises.Le rapprochement avec le crew Digital Cut y est sans doute pour quelque chose dans l'identité de cet opus. Bosser avec une seule équipe de producteurs donne forcément un résultat différent qu'une accumulation de collaborations comme ce fut le cas sur Musical Garden. Le groupe lyonnais a guidé la chanteuse qui s'est trouvée ici son vrai répertoire ; une musique résolument moderne et de plus en plus éloignée du reggae pur et dur. LMK assume toujours plus son penchant pour le RetB et la musique urbaine voire commerciale. Les refrains terriblement radiophoniques de See the Light ou See Dem Out et les rythmes programmés de Conqueror et Tell Me confirment l'ambiance " club " annoncée par cette pochette bleue à l'imagerie sexy. On adhère ou pas, mais force est de constater qu'LMK est à l'aise dans cet univers. Les férus de reggae s'y retrouveront plus sur I Wanna Know ou Won't Let You Go (notre préféré) où la chanteuse s'exprime dans un registre plus classique mais toujours contemporain. On ne s'attendait pas à l'entendre chanter en français, mais sa rencontre avec Taïro sur Où sont nos go fait son petit effet ! Le duo signe un hymne aux femmes fortes plutôt réussi. On n'en dira pas autant de Crazy and Alive où les flows de Skarra et LMK peinent à se marier sur une instru dancehall moyenne. On se laisse plus facilement séduire par des titres plus organiques comme So Real qui aborde la rupture amoureuse d'un drôle de point de vue sur un riddim où les instruments live prennent le dessus sur la programmation digitale. Avec un côté pop revendiqué, Highlights ouvre de nouvelles portes à LMK qui ne renie pas ses influences underground et continue de se livrer à sa manière à coups de fast style. Un brin d'egotrip, des hymnes à la détermination, des chansons d'amour et beaucoup de featurings (un titre sur deux !), tels sont les ingrédients phares de ce bel album.Tracklist :1 - I Wanna Know2 - See Dem Out Feat. Gavlyn et Reverie3 - Won't Let you Go4 - Crazy and Alive Feat. Skarra Mucci5 - So Real6 - Conqueror Feat. Ma'J7 - Tell me8 - Où sont nos go Feat. Taiet#776;ro9 - See the Light10 - New Day Feat. Mann et Billy Danze (MOP)
Source : reggae.fr | 2017-10-05 02:00:00.0
Elle nous avait bluffés par son aisance scénique, sa maturité vocale et sa maîtrise de l'anglais à à peine 18 ans quand nous l'avions découverte. Aujourd'hui âgée de 23 ans, LMK a depuis bien évolué et sortira le 6 octobre un nouvel opus beaucoup plus pop que ce à quoi elle nous avait habitués. Toujous plus à l'aise avec sa musique, elle s'émancipe et répond à nos questions pour revenir sur les moments phares qui ont abouti à l'album Highlights.Reggae.fr : Commence par nous présenter ce nouvel album.LMK : Highlights à été enregistré sur deux ans dans le studio des producteurs Digital Cut. Il est crossover entre reggae, hip-hop et dancehall avec une grosse influence pop. Je pense que l'influence pop est ce qui le différencie vraiment de mon premier album qui était plus underground et plus typé reggae et bass music. Sur ton premier album, tu avais collaboré avec plusieurs beatmakers. Cette fois c'est la même équipe qui a composé tous les riddims. Comment en es-tu arrivée à ce choix et cela a-t-il influencé ton travail d'enregistrement ?J'ai mes petites habitudes d'enregistrement mais c'est vrai que quand on travaille avec un seul et même producteur on va prendre un peu des siennes aussi ! Les gars de Digital Cut m'avaient contactée il y a deux ans pour travailler avec moi sur un morceau qu'ils voulaient mettre sur un de leurs projets, ça a donné le titre Won't Let You Go. Comme la collaboration s'est bien passée, on a décidé de faire tout un album ensemble et du coup je leur ai piqué le titre pour Highlights. J'ai été aiguillée dans l'enregistrement des morceaux autant par mon manager Doan, avec qui j'ai coécrit tous les morceaux, que par Digital Cut qui sont principalement intervenus sur le côté technique des vocaux (justesse, harmonie, rythme etc). J'étais déjà assez exigeante envers moi-même en studio, mais là c'était encore un niveau au-dessus ! Je me rappelle avoir passé des heures et des heures à faire des choeurs pour qu'ils soient le plus juste possible, ça a vraiment été prise de tête par moment mais ça m'a fait progressé et quand j'entends le résultat je suis contente d'y avoir passé autant de temps.Ton premier album avait déjà un petit côté urbain, mais on sent que tu cherches encore plus à t'éloigner du reggae pur et dur sur celui-ci... N'est-ce pas ?Oui c'est vrai. Après je ne me suis jamais cachée d'avoir beaucoup d'influences et de ne pas m'arrêter au reggae, même à l'époque de Musical Garden. J'écoute énormément de musique de tous horizons et il serait tellement frustrant de ne s'arrêter qu'a un style.Il y a même des sons carrément pop, voire dance music avec des influences très années 90. Vas-tu dans cette direction pour toucher un public plus large ou est-ce vraiment la musique que tu as envie de faire ?Un peu des deux. Après je ne serais pas allée jusqu'à dance music (rires), mais c'est vrai qu'il y a une grosse influence pop dans l'album. Disons que j'ai des goetucirc;ts aussi bien très underground que main stream. Je peux tout autant écouter un artiste comme Aba Shanti que le dernier son de Drake ! Après ce serait mentir de dire que je ne souhaite pas toucher un public plus large... En tant qu'artiste, j'ai envie que ma musique dépasse le plus de frontières possible. "Je peux tout autant écouter un artiste comme Aba Shanti que le dernier son de Drake" Le titre de l'album, Highlights, est sans doute censé faire référence à des moments phares de ta carrière ou de ta vie. Pourquoi abordes-tu quand même des thèmes plus sombres comme la rupture amoureuse (So Real) ou la difficulté d'être une femme dans le milieu musical (Où sont nos go) ?Tout simplement car les thèmes sombres font tout autant partie des moments phares de ma carrière ou de ma vie. J'aborde beaucoup de choses dans cet album comme mon ascension dans le milieu de la musique, les difficultés que j'ai pu rencontrer comme les moments de bonheurs. Mais aussi des expériences de la vie quotidienne ou sentimentale qui peuvent parler à tout le mondeTes textes sont souvent tournés vers l'espoir, le besoin de se battre pour s'en sortir avec un petit côté egotrip. Rencontres-tu des difficultés particulières dans ta carrière ou dans ta vie qui te poussent à écrire ce genre de textes ?Je pense que l'espoir et l'envie de réussir sont des sentiments incontournables dans la vie de chacun. Néanmoins, il est vrai que le chemin que j'ai pris n'est pas le plus simple. Même si rien n'est facile pour personne, ce milieu demande un mental de guerrier pour réussir. Sur le titre avec Taïro (Où sont nos go), on t'entend chanter en français. Est-ce Taïro qui t'a poussée dans ce sens ?En effet, Taïro m'a motivée a faire ce morceau en français même si l'idée de chanter dans ma langue natale trottait dans ma tête depuis un petit moment. Je me suis dit qu'un feat avec un artiste comme Taïro était l'occasion parfaite pour me mettre le pied à l'étrier, d'autant plus qu'il m'a donné de précieux conseils concernant l'écriture.Un titre sur deux de cet album est un featuring. Pourquoi autant et comment se sont passées les rencontres avec les artistes ?Je n'avais pas beaucoup de featurings sur mon précédent album du coup j'ai voulu me faire plaisir sur celui-là ! On a enregistré tous les feats ensemble sauf Billy Danze et Mann de MOP. Je me rappelle avoir halluciné sur l'efficacité de Gavlyn en studio. Elle a écrit et posé son couplet en à peine trente minutes. C'était impressionnant ! On commence à te connaître depuis trois ou quatre années maintenant. Tu as pas mal évolué depuis tes débuts. Quel regard as-tu sur la LMK des débuts ? Es-tu devenue celle que tu voulais devenir ?C'est vrai que ça commence à faire un moment qu'on se croise ! J'ai un regard plein d'affection pour la LMK des débuts car je me rends compte que j'étais vraiment très jeune. etCcedil;a fait quatre ans que ce projet existe mais j'ai vécu tellement de choses, des hauts et des bas, qui m'ont permis de gagner en confiance autant en ma musique qu'en moi-même. Je ne sais pas si je suis devenue la personne que je voulais être mais en tout cas je suis heureuse et j'espère encore évoluer tout au long de ma vie.
Source : reggae.fr | 2017-09-28 02:00:00.0
Le substitut du procureur a requis 2 ans d'emprisonnement dont 16 mois de mise à l'épreuve à l'encontre de  Cyril Saingainy Tévanin, alias DJ Skam. "Je déplore que 2 ans après, le contexte de tensions soit encore là, peut-être artificiellement entretenu. Il  y a un contexte qui demeure, le risque de représailles", s'est exprimé le substitut. 

L'artiste était convoqué à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis ce jeudi 21 septembre pour violences volontaires et port d'arme incapacitante.

Il y a tout juste deux ans, le 24 septembre 2015, il avait poursuivi le célèbre chanteur de dancehall Kaf Malbar, en faisant usage d'une arme. David Damartin, dit Kaf Malbar, n'avait pas été touché. Le chanteur s'était réfugié dans l'église du Chaudron pour semer son agresseur. L'enquête révèlera que DJ Skam avait tiré à blanc pour, dit-il, simplement "faire peur" à David Damartin.

La nature des faits n'avait pas donné lieu à la tenue d'un procès aux Assises. Mis en examen pour tentative de meurtre, son procès se tiendra donc finalement devant le tribunal correctionnel. DJ Skam a passé environ 7 mois en détention provisoire. 

Avant cette escalade de la violence, les deux artistes réunionnais se répondaient déjà violemment via les réseaux sociaux. L'obligation d'indemniser la victime a également été requise ce jeudi à l'encontre de Dj Skam. 

"Sans Sucre", également impliqué dans l'affaire pour "complicité de violences volontaires", risque 16 mois d'emprisonnement assortis de sursis.

Pour le substitut du procureur, "ce qui est sur, c'est qu’on a tiré sur la victime. Personne ne répondra à cette question aujourd’hui : un ou deux coups de feu ? On ne pourra pas aller plus loin que ça". Le verdict sera rendu en délibéré le 19 octobre.

DJ Skam : "Ces coups montés ne sont que des rumeurs" : 




Le bâtonnier Georges-André Hoarau (avocat de DJ Skam) : "Mon client ne retournera pas en prison" : 


Pour Me Jebane, avocat de Kaf Malbar, "on a essayé de tuer" son client : 


www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-09-21 14:47:00.0
Le tribunal de Saint-Denis va entendre aujourd'hui DJ Skam, l'agresseur du célèbre chanteur de dancehall réunionnais Kaf' Malbar. L'affaire remonte au 24 septembre 2015, au Chaudron.

Les deux artistes entretenaient un conflit via les réseaux sociaux, avec échanges de phrases assassines, faits relativement courants dans le milieu des musiques urbaines. Mais ce 24 septembre, DJ Skam, de son vrai nom Cyril Saingainy Tévanin, accompagné de son compère Loïc Rebecca, alias "Sans Sucre", décide d'en découdre avec David Damartin, dit Kaf'Malbar. Ils tirent des coups de feu sur le chanteur, qui se réfugie dans une église, sans être touché par les tirs.

Mis en examen pour tentative de meurtre, DJ Skam a passé environ 7 mois en détention provisoire. Il sera finalement jugé en correctionnel et non aux assises, ce dont se félicite son avocat Me Georges-André Hoarau, qui assure qu'il s'agit de menaces avec arme sans ITT, son client ayant reconnu avoir tiré des balles à blanc pour faire peur à Kaf'Malbar. 

 

www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-09-21 05:54:00.0
L'Entourloop c'est ce duo de DJs/beatmakers dont on avait apprécié les prestations en live pleines d'énergie à chaque fois qu'on a croisé leur route. En 2015 ils avaient frappé fort dès leur premier album Chickens in Your Town sur lequel on découvrait avec plaisir le mélange entre reggae et hip-hop qui est leur marque de fabrique. En cette rentrée 2017 ils nous présentent leur second album, " Le savoir faire, qui nous ramène à l'époque des mixtapes avec intro mixées et interludes travaillés, samples tirés de dialogues de films et part belle faite au scratch. L'Entourloop a toujours été influencé par de nombreux styles musicaux dont cet album est un savant mélange. On y retrouve d'ailleurs un nombre impressionnant d'invités venus chacun avec leur style et leur univers. Après une introduction groovy à souhait, on est accueilli par Weh U Come from, un mélange entre reggae et hip-hop à la sauce entoorloupienne chanté ou plutôt toasté par Ras Demo. Autre mix réussi entre ces deux styles : Soundbwoy, une instru hip-hop très funky sur laquelle Troy Berkley pose son flow tranchant aux accents dancehall. Avec Shoefiti, on rajoute une touche de soul à ce mélange reggae et hip-hop jazzy grâce à la voix de Marina P, quand Soom T nous offre elle un morceau hyper frais dans son style unique sur Fonk Monk. On découvre avec plaisir la rappeuse venue de San Francisco Blimes Brixton sur Boomblast, pur hip-hop aux samples orientaux. D'autres rappeurs sont invités pour des morceaux totalement orientés hip-hop comme Sounds to Wake the Kids up. On trouve une petite dose de jungle et de dubstep sur des morceaux comme Le rendez-vous (feat Tippa Irie et N'zeng) ou The People and the Police avec Kill Emil. Le duo s'aventure même avec talent vers le vapor dub en invitant Biga Ranx sur Push the Limits avec ses mélodies légères et ses claviers aussi entêtants que ses samples. Deux big tunes pour finir ! D'abord avec l'Anglais Charlie P pour le dansant One et Only, puis une très jolie collaboration avec Panda Dub sur un stepper lourd et bien nommé : Le bonheur. Avec Le savoir faire, L'Entourloop confirme tout le bien qu'on pensait d'eux, réussissant le tour de force de s'adapter avec talent aux styles variés de chacun de leurs nombreux invités. Un album disponible dés le 22 septembre.Tracklist :1. Le Savoir Faire ft N'Zeng2. Weh U Come From ft Ras Demo aka Demolition Man3. Johnny A Bad Man ft Troy Berkley4. Shoefiti ft Marina P5. La Main A La Pâte6. Boomblast ft Blimes Brixton7. Push The Limits ft Biga*Ranx8. Le Rendez Vous ft Tippa Irie et N'Zeng9. Forgotten Skank ft Rodney P 10. Mississippi Slang11. Soundbwoy ft Troy Berkley et The Architect12. L'Amour Propre13. Fonk Monk ft Soom T et N'Zeng14. The People And The Police ft Kill Emil15. Tour De Force ft Ruffian Rugged, Skarra Mucci, Blackout JA et Troy Berkley16. Sound To Wake The Kidz Up ft Stig Of The Dump et King Hippo17. One et Only ft Charlie P18. Le Bonheur ft Panda Dub19. Want it Back ft. Guts et Patrice (L'Entourloop et Troy Berkley REMIX)
Source : reggae.fr | 2017-09-18 02:00:00.0
Cette deuxième journée du Reggae Sun Ska était un peu particulière pour l'équipe de Reggae.fr. Occupés à encadrer la Carte Blanche à Génération H sur la scène Rebel Music, il était difficile pour nous de suivre les shows des autres scènes. Notre photographe de choc Philippe 'Da Best' Campos s'en est chargé pour nous, mais nous n'avons malheureusement eu aucun oeil sur la scène Dub Foundation qui accueillait notamment les vétérans yardies Little John et Junior Cat aux côtés de Mungo's Hi Fi et Legal Shot. Une session à la jamaïcaine style 80's pluis vraie que nature qu'on regrette franchement d'avoir loupé... Mais on ne peut définitivement pas être partout ! La journée commençait magnifiquement avec le roots profond de Marcus Gad que l'on aura décidément croisé partout cet été. Le Calédonien fut rapidement suivi des basses surpuissantes de Panda Dub qui attirait déjà une incroyable foule pour le deuxième show de la journée. L'Australie était ensuite à l'honneur avec Kingfisha sur la scène One Love et le producteur Mista Savona sur la Rebel Music. Kalash créait la surprise en parvenant à embarquer avec lui un public a priori différent de son coeur de cible. Le dancehall du Martiniquais a mis l'ambiance au top avant l'arrivée d'un groupe très attendu dans un style pour le moins... différent ! La quatuor acoustique Tryo a fait forte impression avec une belle mise en scène et la venue surprise de Naâman qui s'est ensuite empressé de rejoindre l'équipe de Génération H pour un final en beauté avec Scars, LMK, Volodia et I Woks Sound. Les visites surprises de Broussaï, Mardjenal et Devi Reed ont également montré l'unité qui règne au sein de la scène reggae française. Plus tôt, le set de Conquering Sound et les sélections exclusives de Straïka D avaient ambiancé le public qui a répondu massivement au rendez-vous pour ce show de la Génération H clôturé en beauté par un mix dancehall vitaminé de Renegade Syd animé de main de maître par Sacha aka Alexandre Grondeau, auteur de la trilogie de romans et fondateur de Reggae.fr ! Une belle réunion en famille que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Pour la fin de soirée, on pouvait enfin profiter du show d'Harrison Stafford, désormais accompagné des Marseillais du Handcart Band qui s'en sortent haut la main aux côtés de l'ancien leader de Groundation. Protoje lui emboitait le pas de sa nonchalance légendaire et toujours aussi efficace avant que la dream-team d'Inna De Yard ne vienne conclure la soirée sur une note mystique et émotive.Marcus Gad The Rezident (MC) Panda Dub Mista Savona Delphine Kingfisha Kalash Carte blanche Génération H Conquering Sound Straika D (DJ set) Scars Volodia LMK I Woks Sound Broussaï Naâman Génération H Sound (Renegade Syd et Sacha)Tryo Harrison Stafford Protoje Inna De Yard Lire nos reports du JOUR 1 et JOUR 3.
Source : reggae.fr | 2017-08-28 02:00:00.0
Douze ans qu'on l'attendait ce nouvel effort solo. Douze ans que le dernier fils Marley nous fait patienter avec des albums en collaboration, des compilations et autres singles tous plus efficaces les uns que les autres. Douze ans c'est long, mais l'attente en valait la peine. Même si les plus grosses balles avaient déjà été dévoilées ces derniers mois (l'énorme Medication en tête), Stony Hill s'avère d'excellente facture avec une tracklist variée, des instrus soignées et des lyrics affetucirc;tés. C'était le moins qu'on puisse attendre de la part de l'artiste reggae le plus plébiscité de la planète.Stony Hill c'est le nom du quartier où Damian a grandi. Un arrondissement huppé de la capitale jamaïcaine perché sur une colline où les plus grandes fortunes de l'île viennent se réfugier. Le petit Gong ne renie pas ses origines ; lui qui n'a pas connu les ghettos contrairement à certains de ses frères, ne cherche pas à cacher les cadeaux que la vie lui a faîts. Conscient de sa chance, il narre l'histoire de son père qui lui a permis d'échapper à la misère sur un Living it Up au refrain très radiophonique en saisissante opposition aux délicieux couplets deejay. S'il n'a pas connu les difficultés de certains de ses compatriotes, Jr Gong n'est pas arrivé au sommet sans effort. Il profite également de ce titre pour balayer les critiques tout comme sur Here We Go, premier sur la tracklist et l'un des tunes les plus réussis posé sur un hip-hop où la voix de Dennis Brown se fait entendre après que Big Youth se soit chargé de l'intro en reprenant son mythique I Pray Thee sur fond de tonnerre et nappes de synthé très dark. Une atmosphère pesante que l'on retrouve indubitablement dans l'univers de Damian ; les singles déjà connus Nail Pon Cross ou R.O.A.R. sont là pour en témoigner.Comme à chacun de ses albums, Gong Zilla glisse quelques ballades parmi ses titres comme le très beau piano/voix Autumn Leaves, sans doute une référence à Nat King Cole... So a Child May Follow et Speak Life suivent le même chemin, guitares et percussions en plus. Le dancehall a aussi sa place sur l'opus ; Damian Marley a grandi avec cette musique et elle fait partie de lui tout autant que le reggae roots. La rencontre avec Major Myjah, le fils de Bounty Killer, sur le très RetB Upholstery ne nous convainc malheureusement pas vraiment, pas plus que le tune Time Travel où l'artiste se contente d'une énumération d'avancées technologiques salies par la bêtise humaine. La litanie est depuis longtemps l'une des marques de fabrique de Damian (souvenons-nous notamment de l'énorme Nah Mean avec Nas), mais ce n'est pas non plus avec Grown et Sexy en featuring avec son frère Stephen qu'il parvient à nous charmer. Le petit clin d'oeil à la ville de Bordeaux où il enregistra les voix de cette chanson au lendemain d'un passage au Reggae Sun Ska n'y fera rien, ce n'est pas notre came ! On adhère par contre à 100 % aux deux titres roots de l'album, Looks Are Deceiving et The Struggle Discontinues, où les Wailers semblent revivre derrière le fils de feu leur leader. Autre très belle réussite : la refonte du Whole World is Africa de Black Uhuru sur le très rythmé Caution. Il s'agissait en fait du tout premier single dévoilé en juin 2016, mais on en découvre ici une version remixée beaucoup plus dynamique et hautement aboutie.Particulièrement influencé par son environnement proche, Damian Marley vient de livrer un album complètement ancré dans la modernité tout en gardant son cachet d'antan. Il nous a toujours habitués à quelques curiosités tout au long de sa discographie, preuve qu'il ne se repose pas sur ses acquis et tente sans cesse de nouvelles choses. L'extrême diversité de ce Stony Hill n'est pourtant pas synonyme d'irrégularité. Damian Marley confirme haut la main son statut d'artiste reggae polyvalent Netdeg;1 !Tracklist :01. Intro (spoken by Big Youth)02. Here We Go 03. Nail Pon Cross 04. R.O.A.R. 05. Medication feat. Stephen Marley 06. Time Travel 07. Living It Up 08. Looks Are Deceiving09. The Struggle Discontinues 10. Autumn Leaves 11. Everybody Wants To Be Somebody 12. Upholstery feat. Major Myjah 13. Grown et Sexy feat. Stephen Marley 14. Perfect Picture feat. Stephen Marley15. So a Child May Follow 16. Slave Mill 17. Caution 18. Speak Life
Source : reggae.fr | 2017-08-19 02:00:00.0
[Midi Madagasikara] Lam'tah, un chanteur connu dans les registres Reggae-Dancehall sortira de son style habituel pour offrir un spectacle purement acoustique.
Source : AllAfrica | 2017-08-10 14:17:21.0

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