Artistes et Groupes de DanceHall

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Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

Ça vous dirait de faire un tour du monde des danses urbaines ? C’est ce que vous propose la compagnie Vlovajob Pru ce mercredi 8 novembre 2017. Rendez-vous à la salle de cinéma Casino du Port à 14h.
Pendant 60 minutes, parcourez 5 continents et visitez 10 grandes villes et autant de danses nées spontanément du génie populaire.
Krump de L.A contre Voguing de N.Y.C., Pantsula de Jobourg ou Dancehall de Kingston : 10 villes autour du monde et autant d’identités, autant d’originalités, de vitalités. Un véritable hommage à la fantastique et éternelle créativité de la rue !

C’est la promesse de voyage artistique proposée par la chercheuse, danseuse et chorégraphe Ana Pi, qui présente et joue cette "confédanse", une escapade colorée de découvertes. À travers la projection de vidéos et de photographies illustrant chaque style, les changements de costumes, les commentaires, les moments dansés, Ana Pi évoque la complexité de ces danses urbaines…

Suivant le contexte géographique, social et culturel relatif à chacune de ces danses, le spectateur découvre leurs caractéristiques propres : mouvement, posture corporelle, modes de pratique (battle, boîte de nuit, équipe, etc…). Les styles musicaux et les attitudes vestimentaires qui y sont associés également…

"Les danses urbaines sont liées à la ville, à sa violence, à ses injustices mais aussi à son énergie, électrique, rapide. Mais avant tout les danses urbaines sont liées la musique. C’est toujours la musique qui inspire ces formes de danse et de rencontres."… (François Chaignaud & Cecilia Bengolea, Compagnie Vlovajob Pru)

Cette conférence dansée nous fait découvrir les danses urbaines et le hip-hop de façon ludique et très documentée. Une véritable mallette pédagogique performative ! L’occasion aussi d’échanger avec les artistes puisque la particularité de ce spectacle est d’être interactif. Cette conférence dansée est également une belle opportunité donnée aux élèves de l’École Intercommunale Artistique de l’Ouest  par les différents partenaires, dont Lalanbik (centre de ressources pour le développement chorégraphique océan Indien).
En route pour votre tour du monde… Rendez-vous ce mercredi 8 novembre à 14h au Casino du Port. L’entrée est gratuite !
Retrouvez cette représentation également entre le vendredi 3 et le mardi 21 novembre dans plusieurs salles de l’île, dans le cadre du Festival Total Danse organisé par les Théâtres Départementaux.
Conférence dansée
Durée : 1h suivie d’un échange avec le public
À voir dès 8 ans

? Un avant-goût dans cette vidéo teaser

Conception, recherches, textes : Ana Pi, Cecilia Bengolea, François Chaignaud
Montage vidéo : Ana Pi
Illustrations du livret : Juan Saenz Valiente
Interprétation : Ana Pi ou Dalila Cortes
Durée : 50 minutes, puis échanges avec le public
Production : Association des Centres de Développement Chorégraphique avec l’aide de laDirection Générale de la Création Artistique [Le Gymnase – CDC Roubaix Nord / Pas?de-Calais ; Le Cuvier –
CDC d’Aquitaine ; le Pacifique | CDC – Grenoble ; Uzès danse, CDC de l’Uzège, du Gard et du Languedoc–?Roussillon ; Art Danse – CDC Dijon Bourgogne ; La Briqueterie – CDC du Val de Marne ; L’échangeur – CDC Picardie ; CDC Paris – Atelier de Paris – Carolyn Carlson, sur une proposition du CDC Toulouse/Midi–?Pyrénées et d’Annie Bozzini. Production déléguée : Vlovajob Pru.
Vlovajob Pru a reçu l’aide de la DRAC Poitou?Charentes pour ce projet.
Vlovajob Pru est subventionnée par la DRAC Auvergne?Rhone?Alpes et le Conseil Régional d’Auvergne?Rhone? Alpes et reçoit le soutien de l’Institut Français et de l’Institut Français / Ville de Lyon pour ses projets à l’étranger.
François Chaignaud et Cecilia Bengolea sont en résidence longue au CDC l’Échangeur Picardie
(2014–2015-2016), et artistes associés à Bonlieu Scène nationale Annecy à partir de 2016. 

www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-11-06 11:33:00.0
Le projet insolite Havana Meets Kingston porté de main de maître par l'australien Mista Savona sort ce vendredi 3 novembre (Baco Records). Comme son nom l'indique le concept de l'album est de se faire rencontrer de grands artistes de deux des plus grosses îles que composent les grandes antilles : Cuba et la Jamaïque. Inutile d'ajouter que ce projet est au moins le rêve d'à peu près n'importe quel producteur passionné par les musiques caribbéennes ! En attendant de pouvoir admirer ce mélange de cultures musicales sur scène en France (on l'espère prochainement), Reggae.fr vous propose une rencontre avec l'initiateur et l'orchestrateur de ce magnifique album, Mista Savona. Reggae.fr : Peux-tu commencer par te présenter pour les lecteurs français qui ne te connaissent pas ?J'ai grandi à Melbourne en Australie dans une famille aux origines maltaises et australiennes. Je me suis mis à jouer du piano à l'âge de six ans et j'ai vite développé une obsession pour la musique. J'ai fait des études de composition et d'interprétation dans les Universités de Melbourne et de Glasgow et peu de temps après, je me suis mis à produire du dub et du hip-hop. J'ai sorti deux albums en Australie en 2001 et 2003 et je suis ensuite parti en Jamaïque en 2004 pour mieux m'imprégner de la culture et de l'histoire du reggae et du dancehall. C'était un voyage incroyable qui a donné naissance à mon troisième album Melbourne Meets Kingston. Après de nombreux autres voyages en Jamaïque et trois albums plus tard, j'ai mis les pieds pour la première fois à Cuba en 2013... Ce qui m'amène à répondre à vos questions aujourd'hui. Justement, présente nous ce projet pour le moins original Havana Meets Kingston.L'album sortira le 3 novembre dans le monde entier. C'est une rencontre entre de grands musiciens cubains et jamaïcains. J'ai eu cette idée dès mon premier voyage à Cuba en 2013. Je suis retourné en Jamaïque en 2015 pour embarquer avec moi Sly et Robbie, Bongo Herman, Bo-Pee et Bugzy et nous avons passé dix jours aux studios Egrem à La Havane, précisément là où Buena Vista Social Club avait été enregistré vingt ans plus tôt. Quelques-uns des tout meilleurs musiciens cubains sont passés nous voir et ont participé aux enregistrements, dont des membres de Los Vana Van, Buena Vista, Havana Cultura, Afro-Cuban All Stars et bien d'autres. On a passé dix jours extraordinaires et le résultat est magique. D'où t'est venue l'idée ?J'étais assis dans un café à La Havane, sur une grande place appelée Chanchurello. Le patron passait de la rumba, une musique traditionnelle cubaine principalement basée sur des percussions. J'étais dans mes pensées et je m'imaginais ce que pouvaient donner des percus nyabinghi sur ce genre de son. Je me suis vite rendu compte que ça pourrait être intéressant de mixer ces deux styles et je me suis demandé si cela avait déjà été fait. J'ai fait quelques recherches en rentrant en Australie et je me suis aperçu qu'aucun projet n'avait jamais réuni des musiciens cubains et jamaïcains. C'est là que j'ai commencé à réfléchir comment mettre à bien ce projet.Cuba et la Jamaïque sont si proches l'une de l'autre. Comment se fait-il que personne n'ait jamais eu cette idée auparavant ?Je pense que la révolution cubaine et l'embargo américain ont rendu les voyages entre les deux îles très compliqués, ce qui n'était pas le cas avant. Il y a aussi la barrière de la langue qui n'a pas aidé les choses et les réalités économiques des deux îles. Enfin, Cuba et la Jamaïque ont chacune produit des univers musicaux très distincts et représentatifs de leurs propres cultures. On parle de cultures musicales tellement riches qu'elles contiennent elles-mêmes de nombreux sous-genres et sont complètement indépendantes. Tu as impliqué beaucoup de musiciens des deux îles. A quel point était-ce difficile de les rassembler ?Les Jamaïcains étaient excités à l'idée de visiter Cuba et les Cubains étaient très curieux de se lancer dans cette aventure. etCcedil;a n'a pas été si compliqué. La force du projet et les opportunités que cela offrait aux musiciens ont rendu les choses très faciles et tous les artistes impliqués étaient très enthousiastes.Quel a été ton rôle pendant l'enregistrement et au-delà ?J'ai esquissé et arrangé tous les riddims, j'ai dirigé les musiciens et j'ai produit moi-même les sessions. J'ai aussi joué du piano et de l'orgue aux côtés du génie cubain Rolando Luna. On a presque tout enregistré pendant ces dix jours en juillet 2015 et j'ai ensuite passé environ six mois à compléter l'album avec des sessions entre Santiago de Cuba, La Havane, Kingston et Londres. J'ai ensuite mixé moi-même l'album. Je suis vraiment celui qui a pensé ce projet de A à Z en tant que compositeur, arrangeur et producteur, mais je dois dire que tous les musiciens qui ont participé à l'aventure ont un rôle très important dans la création car je les ai laissés très libres d'ajouter leurs touches personnelles. Et ils l'ont tous fait à merveille.On sent bien que tu n'as pas impliqué que des artistes de la vieille école n'est-ce pas ?Oui. Il y a plus de soixante musiciens qui ont participé à cet album et leurs âges vont de 18 à 80 ans. J'ai fait attention à représenter à la fois les jeunes talents des deux îles, et à la fois des aînés et des grandes figures musicales comme Changuito et Barbarito de La Havane et Ernest Ranglin et Bongo Herman de Kingston. Est-ce que certains se connaissaient ou du moins avaient entendu parler des autres musiciens ?C'est arrivé oui. Mais rappelez-vous que Cuba a été coupé du monde pendant très longtemps. Il y a une scène musicale incroyablement riche à Cuba que peu de gens en dehors de l'île connaissent ou comprennent. etCcedil;a commence à changer puisque Cuba s'ouvre de plus en plus au monde et que l'accès à internet se développe de mieux en mieux. Pour ce qui est de la Jamaïque, c'est un peu pareil dans le sens où les artistes yardies sont si productifs qu'il est difficile de suivre à fond l'actualité de la musique et l'arrivée de nouveaux talents à moins d'être sur place. Il n'y a pas que des vocaux sur cet album... A quel point était-ce important pour toi d'inclure des titres uniquement instrumentaux ?Le titre instrumental 410 San Miguel, joué par Ernest Ranglin, est absolument sublime. En tant qu'instrumentalise moi-même, et travaillant avec des légendes de la musique, il était important pour moi de les laisser exprimer leur talent et leur génie.Il y a plusieurs reprises de classiques cubains, mais un seul jamaïcain n'est-ce pas ?Oui c'est Positive Vibration de Bob Marley. C'est une version fantastique interprétée par Randy Valentine, Anyilena et des membres de La Armada. C'est un de mes morceaux préférés de l'album.et#8232;et#8232;Bien que les styles cubains et jamaïcains se marient sur certains titres, on a repéré quelques morceaux 100 % cubains et 100 % reggae...C'est vrai. Cet album est un mélange de cultures, mais je ne me suis imposé aucune règle. Tout s'est fait naturellement. Mon rôle de producteur était de m'assurer de la qualité de la musique, guider les musiciens pendant les sessions mais aussi les laisser libres de s'exprimer. Aura-t-on la chance de voir ce projet prendre vie sur scène ?Oui ! On est actuellement en tournée en Australie avec Solis et Randy Valentine en configuration sound system et on envisage une tournée mondiale avec un groupe au complet en mars prochain.Quel sera ton rôle sur scène ?Comme pour l'album, je serai en quelque sorte le chef d'orchestre et je jouerai des claviers sur scène.On sent un véritable engouement en Europe pour cet album. Comment ce projet est-il accueilli en Australie ?J'ai l'impression que le milieu musical australien est assez fier que ce projet ait été entrepris par un de leurs compatriotes. Mais cet album est un projet international qui a l'air d'être attendu dans le monde entier. Des gens de partout réagissent très positivement aux premiers extraits car ils ressentent l'amour et la joie qui ont été mis dans le projet. A l'heure où la plupart des gouvernements soulèvent la haine et divisent les peuples, on a besoin de projets comme ça qui rassemblent des humains de cultures différentes.Plus d'infos sur le projet :www.bacorecords.fr/artist/havana-meets-kingston-fr
Source : reggae.fr | 2017-10-30 01:00:00.0
Le projet insolite Havana Meets Kingston porté de main de maître par l'australien Mista Savona sort ce vendredi 3 novembre (Baco Records). Comme son nom l'indique le concept de l'album est de se faire rencontrer de grands artistes de deux des plus grosses îles que composent les grandes antilles : Cuba et la Jamaïque. Inutile d'ajouter que ce projet est au moins le rêve d'à peu près n'importe quel producteur passionné par les musiques caribbéennes ! En attendant de pouvoir admirer ce mélange de cultures musicales sur scène en France (on l'espère prochainement), Reggae.fr vous propose une rencontre avec l'initiateur et l'orchestrateur de ce magnifique album, Mista Savona. Reggae.fr : Peux-tu commencer par te présenter pour les lecteurs français qui ne te connaissent pas ?J'ai grandi à Melbourne en Australie dans une famille aux origines maltaises et australiennes. Je me suis mis à jouer du piano à l'âge de six ans et j'ai vite développé une obsession pour la musique. J'ai fait des études de composition et d'interprétation dans les Universités de Melbourne et de Glasgow et peu de temps après, je me suis mis à produire du dub et du hip-hop. J'ai sorti deux albums en Australie en 2001 et 2003 et je suis ensuite parti en Jamaïque en 2004 pour mieux m'imprégner de la culture et de l'histoire du reggae et du dancehall. C'était un voyage incroyable qui a donné naissance à mon troisième album Melbourne Meets Kingston. Après de nombreux autres voyages en Jamaïque et trois albums plus tard, j'ai mis les pieds pour la première fois à Cuba en 2013... Ce qui m'amène à répondre à vos questions aujourd'hui. Justement, présente nous ce projet pour le moins original Havana Meets Kingston.L'album sortira le 3 novembre dans le monde entier. C'est une rencontre entre de grands musiciens cubains et jamaïcains. J'ai eu cette idée dès mon premier voyage à Cuba en 2013. Je suis retourné en Jamaïque en 2015 pour embarquer avec moi Sly et Robbie, Bongo Herman, Bo-Pee et Bugzy et nous avons passé dix jours aux studios Egrem à La Havane, précisément là où Buena Vista Social Club avait été enregistré vingt ans plus tôt. Quelques-uns des tout meilleurs musiciens cubains sont passés nous voir et ont participé aux enregistrements, dont des membres de Los Vana Van, Buena Vista, Havana Cultura, Afro-Cuban All Stars et bien d'autres. On a passé dix jours extraordinaires et le résultat est magique. D'où t'est venue l'idée ?J'étais assis dans un café à La Havane, sur une grande place appelée Chanchurello. Le patron passait de la rumba, une musique traditionnelle cubaine principalement basée sur des percussions. J'étais dans mes pensées et je m'imaginais ce que pouvaient donner des percus nyabinghi sur ce genre de son. Je me suis vite rendu compte que ça pourrait être intéressant de mixer ces deux styles et je me suis demandé si cela avait déjà été fait. J'ai fait quelques recherches en rentrant en Australie et je me suis aperçu qu'aucun projet n'avait jamais réuni des musiciens cubains et jamaïcains. C'est là que j'ai commencé à réfléchir comment mettre à bien ce projet.Cuba et la Jamaïque sont si proches l'une de l'autre. Comment se fait-il que personne n'ait jamais eu cette idée auparavant ?Je pense que la révolution cubaine et l'embargo américain ont rendu les voyages entre les deux îles très compliqués, ce qui n'était pas le cas avant. Il y a aussi la barrière de la langue qui n'a pas aidé les choses et les réalités économiques des deux îles. Enfin, Cuba et la Jamaïque ont chacune produit des univers musicaux très distincts et représentatifs de leurs propres cultures. On parle de cultures musicales tellement riches qu'elles contiennent elles-mêmes de nombreux sous-genres et sont complètement indépendantes. Tu as impliqué beaucoup de musiciens des deux îles. A quel point était-ce difficile de les rassembler ?Les Jamaïcains étaient excités à l'idée de visiter Cuba et les Cubains étaient très curieux de se lancer dans cette aventure. etCcedil;a n'a pas été si compliqué. La force du projet et les opportunités que cela offrait aux musiciens ont rendu les choses très faciles et tous les artistes impliqués étaient très enthousiastes.Quel a été ton rôle pendant l'enregistrement et au-delà ?J'ai esquissé et arrangé tous les riddims, j'ai dirigé les musiciens et j'ai produit moi-même les sessions. J'ai aussi joué du piano et de l'orgue aux côtés du génie cubain Rolando Luna. On a presque tout enregistré pendant ces dix jours en juillet 2015 et j'ai ensuite passé environ six mois à compléter l'album avec des sessions entre Santiago de Cuba, La Havane, Kingston et Londres. J'ai ensuite mixé moi-même l'album. Je suis vraiment celui qui a pensé ce projet de A à Z en tant que compositeur, arrangeur et producteur, mais je dois dire que tous les musiciens qui ont participé à l'aventure ont un rôle très important dans la création car je les ai laissés très libres d'ajouter leurs touches personnelles. Et ils l'ont tous fait à merveille.On sent bien que tu n'as pas impliqué que des artistes de la vieille école n'est-ce pas ?Oui. Il y a plus de soixante musiciens qui ont participé à cet album et leurs âges vont de 18 à 80 ans. J'ai fait attention à représenter à la fois les jeunes talents des deux îles, et à la fois des aînés et des grandes figures musicales comme Changuito et Barbarito de La Havane et Ernest Ranglin et Bongo Herman de Kingston. Est-ce que certains se connaissaient ou du moins avaient entendu parler des autres musiciens ?C'est arrivé oui. Mais rappelez-vous que Cuba a été coupé du monde pendant très longtemps. Il y a une scène musicale incroyablement riche à Cuba que peu de gens en dehors de l'île connaissent ou comprennent. etCcedil;a commence à changer puisque Cuba s'ouvre de plus en plus au monde et que l'accès à internet se développe de mieux en mieux. Pour ce qui est de la Jamaïque, c'est un peu pareil dans le sens où les artistes yardies sont si productifs qu'il est difficile de suivre à fond l'actualité de la musique et l'arrivée de nouveaux talents à moins d'être sur place. Il n'y a pas que des vocaux sur cet album... A quel point était-ce important pour toi d'inclure des titres uniquement instrumentaux ?Le titre instrumental 410 San Miguel, joué par Ernest Ranglin, est absolument sublime. En tant qu'instrumentalise moi-même, et travaillant avec des légendes de la musique, il était important pour moi de les laisser exprimer leur talent et leur génie.Il y a plusieurs reprises de classiques cubains, mais un seul jamaïcain n'est-ce pas ?Oui c'est Positive Vibration de Bob Marley. C'est une version fantastique interprétée par Randy Valentine, Anyilena et des membres de La Armada. C'est un de mes morceaux préférés de l'album.et#8232;et#8232;Bien que les styles cubains et jamaïcains se marient sur certains titres, on a repéré quelques morceaux 100 % cubains et 100 % reggae...C'est vrai. Cet album est un mélange de cultures, mais je ne me suis imposé aucune règle. Tout s'est fait naturellement. Mon rôle de producteur était de m'assurer de la qualité de la musique, guider les musiciens pendant les sessions mais aussi les laisser libres de s'exprimer. Aura-t-on la chance de voir ce projet prendre vie sur scène ?Oui ! On est actuellement en tournée en Australie avec Solis et Randy Valentine en configuration sound system et on envisage une tournée mondiale avec un groupe au complet en mars prochain.Quel sera ton rôle sur scène ?Comme pour l'album, je serai en quelque sorte le chef d'orchestre et je jouerai des claviers sur scène.On sent un véritable engouement en Europe pour cet album. Comment ce projet est-il accueilli en Australie ?J'ai l'impression que le milieu musical australien est assez fier que ce projet ait été entrepris par un de leurs compatriotes. Mais cet album est un projet international qui a l'air d'être attendu dans le monde entier. Des gens de partout réagissent très positivement aux premiers extraits car ils ressentent l'amour et la joie qui ont été mis dans le projet. A l'heure où la plupart des gouvernements soulèvent la haine et divisent les peuples, on a besoin de projets comme ça qui rassemblent des humains de cultures différentes.Plus d'infos sur le projet :www.bacorecords.fr/artist/havana-meets-kingston-fr
Source : reggae.fr | 2017-10-30 01:00:00.0
Samedi soir, le chanteur de reggae-dancehall était en concert devant 3 000 spectateurs, au Palais de sports du Gosier. Étape d'un...
Source : franceantilles.fr | 2017-10-30 00:00:00.0
Kalash a débarqué il y a quelques jours avec son 4ème album Mwaka Moon. Mi dancehall mi trap, l'album est déjà un énorme succés et cumule des dizaines de millions de vues sur Youtube. Surtout, c'est un bijou de productions qui montre s'il le fallait encore à quel point l'artiste martiniquais a une voix, un flow et un charisme hors du commun et qu'il n'est pas possible de le placer dans une case musicale spécifique, tant il manie l'art de mélanger les styles pour créer sa propre identité artistique. Nous vous proposons aujourd'hui une superbe rencontre avec le phénomène Kalash, une plongée inédite dans son univers, que vous pourrez pleinement vivre en live le 21 décembre au Zénith de Paris ! Entretien : Reggae.fr : Ton Album Mwaka Moon est sorti le 13 octobre, peux-tu nous dire comment s'est déroulé l'enregistrement et avec quelle équipe tu as travaillé?C'est un album qui me correspond encore plus que Kaos. Je l'ai travaillé en enregistrant chaque jour de nouvelles prods, de nouvelles choses, sans revenir en arrière, au feeling. Je l'ai fait dans le calme et la sérénité sans me brusquer. Il s'agit de mon 4ème album, il y a 20 titres dessus. Il y a une moitié de titres dancehall et l'autre moitié de titres trap. J'ai collaboré avec des beats makers déjà présents sur mon l'album Kaos. Supa Dups est un jamaïcain qui travaille pour Rihanna, Drake, Bruno Mars... Il y a Rvssian également jamaïcain qui a collaboré avec Konshen, Demarco, Vybz Kartel. Il avait produit le Crown Love Riddim en 2016. Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor (fils de Freddie Mc Gregor) avec qui j'ai fait Taken sur l'album précédent. Le producteur allemand X-Plosive m'a produit Pree Me. Il est dans le hip hop, on avait travaillé le titre Rouge et Bleu ensemble sur Kaos. Il y a également le jeune et talenteux antillais Pyroman (Niska...) qui est le compositeur de Bando. J'ai collaboré avec le Martiniquais Hazou sur le titre Empire, sans oublier Joe Mike qui avec qui j'avais déjà fait Après l'automne.Est-ce que tu as envisagé de faire un album juste avec un seul beat maker ?Oui j'y ai pensé, je pense que je pourrais faire un album entier avec Stephen etldquo;di Geniusetldquo; Mc Gregor. Il a d'ailleurs 80 % des sons de l'album, avec Rvssian ou Pyroman également. "Je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude." Est ce que tu t'es lancé dans l'enregistrement de cet album tout de suite après la sortie de Kaos ?Non j'ai pris un temps pour tourner afin de présenter l'album Kaos sur scène, j'ai tout de même durant cette période enregistré des sons comme Mechop, Pwoblem ou encore Friendzone qui sont des sons que j'ai sortis en single mais hors album. J'ai commencé à travailler sur Mwaka Moon quelques mois après.A l'écoute de Kaos, on ressentait un album conceptuel qui formait vraiment un tout alors que Mwaka Moon semble plus varié et plus ouvert au niveau des prods. Etait-ce une volonté de ta part ?C'est du au fait que j'ai aimé enregistrer sur des prods différentes sans me poser de questions, selon l'humeur et la vibe du jour, ce n'était pas un choix stratégique. J'ai également beaucoup dialogué avec les gens avec qui j'ai travaillé sur l'album, car ils s'agit de personnes expérimentées. Je pense par exemple au titre Laisse moi te sauver qui est un titre chanté un peu particulier. Ce jour-là on avait fait des sons dancehall, reggae et lorsque Supa Dupps a mis l'instru, il me disait qu'il me voyait faire une carrière de chanteur américain (rire..), j'ai commencé à faire quelque chose dans un mode Boys II Men en rigolant !Le titre de l'album Mwaka Moon, est-ce une invitation à joindre ton univers ?Exact, lorsqu'on met cet album, on écoute quelque chose qui me correspond vraiment et qui est tamponné Kalash. Les ambiances et les tempos des prods sont des choses qui me conviennent vraiment. Une ambiance aérienne et planante, je ne peux pas rentrer vraiment dans une case. J'ai les pieds sur terre mais mon esprit est en altitude.Au niveau des featurings présents sur l'album Mwaka Moon figure notamment King Kosa. Tu ne vas pas forcement vers l'évidence commerciale, comment tu effectues tes choix ?Avant toute chose, il s'agit de featurings que je valide artistiquement, on avait la possibilité d'en faire des plus commerciaux, avec des noms surs pour percer au niveau national. Je préfère collaborer avec des artistes dont j'apprécie la musique comme Niska, Lacrim, Damso, en plus ils cartonnent en ce moment. Ils ont chacun leurs propres univers musicaux, et c'est intéressant de voir ce que peut donner le mélange de nos deux styles sur un même morceau. On retrouve aussi des noms comme Vybz Kartel ou Mavado, qui sont des grosses pointures du dancehall. King Kosa est un jeune très talentueux qui travaille avec Rvssian. Il est ghost writer pour beaucoup d'artistes, on s'est croisé a Miami et c'est Rvssian qui avait une prod sur laquelle il nous voyait bien tous les deux, cela a donné le titre I Can See Why. Même si j'ai rien contre les collaborations à distance, pour cet album j'ai favorisé d'enregistrer avec les artistes, pour l'anecdote avec Mavado j'ai enregistré dans sa chambre. D'ailleurs au sujet des feats, j'ai entendu dire que pour l'abum Kaos, tu avais fait un son avec Bounty Killer, vas-tu le sortir un jour ?Je pense que je vais le retravailler, on a les voix , on a tout posé, mais on va le modifier au niveau de la musique. Je l'ai pas sorti car je suis pas pleinement content et je ne vais pas lancer un son avec la légende du dancehall sans en être satisfait a 100%. "Même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major." Le choix de ton premier single sur Kaos, le titre Bando, était en créole. Etait-ce une façon de montrer ton indépendance artistique même si tu es signé en major ?Le premier sujet de discussion avec Universal était que je ne dois pas suivre une direction artistique imposée, que j'avais totale liberté avec ma musique. Juste essayer de faire la musique que j'aime et faire des hits. Il a toujours été question d'être libre. Le choix de Bando c'était volontaire d'une part car il s'agissait d'un morceau fort mais également parce que le fait que mon premier morceau sorti avec une maison de disque nationale soit en créole c'était symbolique. Une manière de montrer que même si j'ai signé je ne vais pas forcement abandonner mon identité pour une major.Tu t'es fait connaître avec des titres plutôt festifs qui collent à l'ambiance musicale caribéenne du début des années 2000 et même si tu as toujours abordé les réalités quotidiennes de ton île dans ta musique, on sent que tu as glissé vers un univers plus dark ces derniers temps. Est-ce qu'on se trompe ? A quoi est-ce du ? Ta vie est-elle plus sombre ou est-ce plus l'environnement dans lequel tu évolues qui t'inspire ce côté dark ?Le changement vient du fait que ma vie a bien changé, lorsque j'ai fait Pran pied avec Lieutenant j'étais dans une période de ma vie ou j'étais en total freestyle, je n'avais pas de chez moi je dormais à droite à gauche, toujours en vadrouille, en soirée, en soundsystem. Lorsque j'ai grandi j'ai eu plus de responsabilité, plus de succès, donc plus de choses à gérer, ma musique a donc évolué dans ce sens. Il y a une forme de mélancolie dans tes deux derniers albums?Oui car au-delà du fait que j'ai traversé des choses difficiles, j'ai toujours aimé la musique mélancolique. J'en ai toujours écouté chez moi ou dans ma voiture. Cela permet de s'évader, de réfléchir, d'exprimer sa colère, sa tristesse, peu importe le thème lorsque l'univers est mélancolique cela me parle plus.Dans tes textes, tu as toujours - notamment avec les deux derniers albums - une approche poétique. On sent une filiation avec des artistes antillais tel que Kolo Barst ...Je me situe dans la filiation d'artistes comme Kolo Barst mais également d'Eugnène Mona (Ti Milo). Dans son morceau Mango ve a, il parle d'une mangue mais il écrit d'une manière où il pourrait parler d'une femme. Il ne cherche pas à faire de grande tournure de phrase, mais à faire passer un image. J'aime cette approche métaphorique dans ses textes, et je tends à faire cela. Tu peux fermer les yeux et voir ce qu'il dit. Que les phrases amènent des images dans la tête des gens.Même si tu est issu de la scène dancehall reggae, depuis quelques années tu t'es écarté artistiquement de ce style, comment te situes-tu à ce niveau?Je n'ai pas forcement d'étiquette, même si entre les albums j'ai sorti des sons comme Vex, Pwoblem ou Friendzone qui sont du dancehall, je mélange tellement les styles à chaque fois, qu'on peut se demander dans quel case je suis. J'aime autant posé sur du dancehall, sur du reggae, que sur du hip hop. Sur Mwaka Moon, il y a plus de prods dancehall qui m'ont plu c'est pour cela qu'elles sont plus nombreuses que sur Kaos. Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise.Le fait que des chanteurs comme Pleen Pyroman, Mc Janick ou Sael te etldquo;valideetldquo; en tant qu'artiste, est-ce important à tes yeux ?Quand j'étais jeune, c'était très important lorsque j'allais en sound sytem ou qu'ils m'invitaient sur leur album. Il s'agit des artistes que je regardais à la télé lorsque j'étais petit. C'était flatteur, cela voulait dire qu'ils me considèrent comme un artiste, il s'agissait une victoire. Il y a environ un an et demie, Azrock nous quittait, tu avais fait le son Un point c'est tout avec lui, comment l'avais-tu rencontré ?Je l'avais croisé une première fois au studio à Montreuil, il était un ami de mon ancien manageur. Lorsque j'étais à Paris il m'arrivait de dormir chez lui, on faisait beaucoup la fête ensemble. Au final on a fait de la musique ensemble, mais on était avant tout ami. Lorsque j'ai appris sa disparition j'étais choqué, et je ne comprends toujours pas.En musique tu as deux mentors, d'une part Admiral T et de l'autre Booba. Quels sont tes côtés Booba, et tes côtés Admiral T ?Admiral m'a plus influencé au niveau de la musique dancehall dans ma jeunesse, mais également dans son coté chef de famille, construire quelques chose autour de toi en plus de ta carrière. Lorsque j'ai connu la musique de Booba, ce qui m'a toujours plu c'est l'arrogance justifiée. Il était là pour imposer ses idées. Et les défendre jusqu'au bout. Son discours est resté le même et sa carrière est un exemple de réussite et de détermination. Même lorsque il y a eu du boycott il est passé à travers sans se prostituer. "Je pense que le public me place sur les deux scènes. D'une part le hip hop français et sur la scène dancehall française antillaise." Avec ton équipe, tu effectues un gros travail pour la réalisation de tes clips notamment avec Kris Macari. Quelle est l'importance d'un clip dans la musique actuellement ?De nos jours, l'image porte le morceau, elle peut le sublimer mais un mauvais clip peut le desservir. Il me semble également que c'est une bonne chose de pouvoir mettre un son en image afin de mettre de la lumière sur les mots. Parfois les paroles que tu utilises ne sont pas toujours captées de la même façon, et les mettre en image permet d'éclairer visuellement la signification de certains sons.Tes disques sont très digitaux. Comment travailles-tu avec ton groupe pour rendre l'univers du disque sur scène ?Il s'agissait d'une des premières conditions pour que j'accepte de faire des tournées live, celle de rendre le son de l'album sur scène. On travaille avec les musiciens mais également avec des séquences car c'est compliqué de rendre parfois la puissance du hip hop en live comme sur le CD. Chacun des 4 musiciens a son ordinateur pour jouer les séquences, ils sont appuyés par le digital afin de rendre toute la puissance des prods de l'album. Et puis il faut savoir que là c'est un groupe que j'ai formé moi-même avec lequel on a beaucoup répété. Je leur est envoyé ma vision du live en leur montrant beaucoup de shows de Bounty killer, Mavado et Sizzla, car il y a une façon de jouer en Jamaïque. Même si chaque groupe à sa couleur il y a des automatismes qui existe sans que l'artiste ait besoin de crier etldquo;Mixetldquo; ou etldquo;One Dropetldquo;. Il y a des gestuelles ou des intonations qui permettent au band de comprendre ce qu'il doit envoyer derrière. On s'est mutuellement éduqué, j'avais tendance à ne pas parler entre les morceaux et à enchainer les tunes, ils m'ont appris à poser plus mon show, à être confiant. Donc c'est un bel échange avec les musiciens. Cet été tu as joué au Reggae Sun Ska (voir le live de sa performance ici), qui est le plus gros festival de reggae en France. Etait-ce important et comment as-tu appréhendé la date ?Il s'agissait d'un de mes objectifs, mais je n'étais pas du tout sur de moi pour ce concert. Car je sais que dans ce genre de festival tu vas à la rencontre d'un public de puristes auxquels les nouvelles tendances musicales parlent moins. Mais j'ai beaucoup apprécié la manière dont ils m'ont accueilli sans a priori, ils ont jugé la performance. Et peu importe le style du morceau joué, qu'il soit reggae, rap ou lover le public a réagi à l'énergie qui se dégageait sur scène. Il s'agit d'un des concerts où j'ai pris le plus de plaisir. On te voyait quand même assez peu en salles de concert mais là le 21 décembre tu vas faire le Zénith de Paris !On gravit les échelons au fur et a mesure. On agit en fonction des opportunités. On a fait le tour des petites salles de France, sur Paris on fait les salles mythiques comme notamment l'Olympia, la Cigale ou le Zenith le 21 décembre. On accentue au fur et a mesure la capacité, on commence à être bien rodé, on va s'attaquer à des festivals mythiques comme notamment le Summerjam, que je regardais il y a encore quelques années sur youtube !Merci Kalash !
Source : reggae.fr | 2017-10-26 02:00:00.0
Le 6 octobre dernier, la belle salle d'Akwaba accueillait un très joli plateau du côté d'Avignon. Skarra Mucci et Spectacular repésentaient les couleurs de la Jamaïque aux côtés des locaux de Conquering Sound et du producteur français Krak In Dub. La soirée commençait avec la projection du film Reggae Ambassadors en présence de nos réalisateurs de choc Andréa Dautelle et Alexandre Grondeau. Spectacular a ensuite littéralement mis le feu à la salle bien remplie pour l'occasion. Il a conquis le public à grand coup de big tunes comme Badder Than Dem, High Grade, Kill Dem Sound et bien setucirc;r le puissant Jah Rise sur le My Enemies Riddim produit par Conquering Records qui assurait le backing de l'artiste ce soir-là. Skarra Mucci lui a emboîté le pas avec tout autant de réussite. Les fans étaient au rendez-vous et les hits My Sound, Movie Star ou Dreader Than Dread ont installé une ambiance électrique avant que l'équipe de Reggae.fr ne remette un trophée surprise à l'artiste pour sa Victoire du Reggae dans la catégorie Meilleur album dancehall. Skarra a ensuite invité son compère Spectacular pour un freestyle de fin détonnant sur le Stalag Riddim. Krak In Dub s'est chargé de terminer les moins fatigués avec un set très varié entre reggae et bass music. On a eu droit à quelques remixes des meilleurs dubplates de Soul Stereo et des extraits de son futur album Amazonite. Retour en images sur cette soirée bouillante avec les photos de Ninon Duret et Studio One L'Emission.Reggae Ambassadors Conquering Sound Spectacular Skarra Mucci www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2017-10-18 02:00:00.0
La 24ème édition du Rototom Sunsplash s'est déroulée du 12 au 19 aoetucirc;t 2017 sous le soleil estival de Benicassim à Costa Azahar pour le plaisir des 220 000 festivaliers venus du monde entier pour cette belle édition qui répondait au slogan etldquo;Celebrating Africaetrdquo;.Le Rototom se veut un festival pour tous. Il y en a pour tous les goetucirc;ts, de jour comme de nuit ! Chacun, ou presque, y trouve son compte. Le fêtard insolent se réveille à 18 h pour aller se coucher à 8 h du matin après une nuit passée de concerts en sound systems avec rien de moins qu'un Aba Shanti mystique au coeur de la nuit, après Hempress Sativa, Mellow Mood et The Wailers successivement sur la Main Stage, un saut au Lion Stage, un autre pour se poser et partager sous la tente berbère, au coeur de l'African Village. Au même moment, les lèves-tôt, les familles avec ou sans enfants ont plusieurs options : plage, plage ou plage !? La mer de Benicassim est d'un bleu azur (AZAHAR ?!), la sole beach etldquo;Rototometrdquo;, où Ateliers Ragga/Dancehall/Africaines et sound systems se déroulent tous les jours ou d'autres plages atypiques où se côtoient des gens de tous âges et tous horizons dont le point commun est : REGGAE, soleil, ganja et fête ! On est loin de ces endroits blindés de beaufs, ici c'est plutôt spliffs, poncho clandestino, mojitos faits sur place sur lit de glace et menthe fraîche, artisanats locaux, mamas africaines qui tressent et font à manger à l'ombre des arbres, châles paréos magnifiques venus d'Inde, nages, vagues et très belles personnes. Bizarrement cette foule dense qui danse, au coeur du mois d'aoetucirc;t, en bord de Méditerranée est plutôt agréable ! Les etldquo;autresetrdquo; touristes passent et regardent avec curiosité cette faune de la planète Rototom.L'après-midi est aussi un moment privilégié sur le site du Rototom, pour petits et grands : ateliers artistiques, cirques, musiques, batuk, espace bien-être avec yoga, massages, thérapies alternatives à donation libre. Tous les soirs à 20h, la etldquo;House of Rastafarietrdquo; propose des sessions Nayabingui pendant qu'à côté on peut déguster le café éthiopien servi lors d'une cérémonie typique. Rototom c'est aussi plusieurs scènes de plusieurs styles, un village artistique et culturel, le reggae university et le forum social où pendant toute la semaine se déroulent : conférences-débats, projections, expos avec des artistes, érudits, faiseurs de paix, sur des thématiques écologiques, sociétales... Un marché de créateurs, artisans où l'on trouve de très belles choses... des espaces de repos, des bonnes choses à boire et manger.Tout ce monde était réuni cette année pour célébrer l'Afrique. J'étais heureuse qu'elle soit à l'honneur cette année, je m'imaginais le festival aux sons, couleurs et saveurs de l'Afrique, un foisonnement des richesses encore inconnues de ce continent aux mille et une cultures trop longtemps laissées pour compte et exploitées, j'aurais aimé y découvrir plus de Reggae men and women africain.e.s connu.e.s et inconnu.e.s, artistes engagés en engageants à faire une différence dans le monde, j'aurais souhaité le village et la scène africains mis en avant et en lumière, des expositions de photos et peintures dignes de ce thème. Je suis cependant un peu restée sur ma faim à ce point de vue. L'ambassadeur du reggae africain Alpha Blondy a en effet detucirc; quitter la scène plus tôt que prévu à cause de problèmes techniques, et Sean Kuti, fils du légendaire Fela, nous a pour le moins déçus en conférence de presse quand - alors interrogé sur la traite des femmes nigériane - a lancé un "rendez-nous nos docteurs et gardez nos putes", applaudi à notre grande surprise par la presse et les vip présents...Nul doute cependant que l'engagement culturel, environnemental, politique, militant pour la paix et l'émancipation de l'humanité du Rototom (et de façon générale des artistes, les autres festivals et événements Reggae qui fleurissent un peu partout ) va aller crescendo. Le Reggae est LA musique, symbole de la libération des chaînes de l'esclavage et de toutes formes de servitudes. La musique qui aide à réveiller les consciences afin d'AGIR en conséquence.Assise sur ma plage en sirotant mon cocktail, insoutenable légèreté de l'être européen et privilégié que je suis, regardant l'horizon bleu azur de cette méditerranée de nos vacances, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer au loin ces rafiots brinquebalants avec ces milliers de migrants qui fuient les misères, les guerres, les viols, d'autres qui sont exploités sur ces mêmes bateaux pour venir s'ajouter au nombre grandissant de prostitué.e.s forcé.e.s et esclaves modernes en tous genres dont nous avons vite fait d'oublier l'existence pour nous concentrer sur la fête et le son ! On se dit militant ! On écoute et danse du Reggae... on paye pour le Reggae... alors comment agir etldquo;pour de vraietrdquo; ? Comment faire en sorte que ces richesses générées par ce nombreux public multiculturel et engagé puisse servir la cause première et primordiale du Reggae : Emancipation, Freedom and Unity for Humanity... Equal rights and justice ! Comment faire en sorte que les plus démunis puissent aussi profiter des ces instants de paix et culture ? Comment éviter de tomber dans le revers bling bling et show business... comment garder et préserver l'âme de cette musique, cette culture qui nous est si chère ? etldquo;Words without actions are deadetrdquo; dit l'artiste !Ces artistes qui nous sont si chers, qui véhiculent ces messages, pour et avec qui on danse jusqu'au bout de la nuit... dans mes favoris de ce Rototom 2017 : TOOTS AND THE MAYTALS un show époustouflant pour ce vétéran qui a inventé le mot REGGAE et qui de haut de ses plus de 70 ans nous offre un spectacle high level ! Une mention spéciale pour DEVI REED qui a tout déchiré avec juste deux musiciens (un batteur et un DJ) lors de son passage à la LION Stage. Un énorme BigUp pour les femmes sur la place : Nadine Sutherland une belle découverte (clin d'oeil à Dady URoy pour qui elle a ouvert le bal) Nattali Rize, Hempress Sativa. ManuDigital et Joseph Cotton ont proposé un super show. Un plaisir de découvrir Lyricson égal à lui même et toujours dans la place... Bref un festival foisonnant de talents confirmés et nouveaux qu'on a toujours plaisir à découvrir.Que dire de plus si ce n'est que etldquo;vive le Reggae for a better worldetrdquo; one love, one humanity Toots and the Maytals Devi Reed Treesha Gentleman et Ky-Mani Marley Raging Fyah Christopher Martin Youssou N'Dour Iseo et Dodosound Chronixx Alpha Blondy Seun Kuti Shaggy Don Carlos Manudigital et Joseph Cotton Nkulee Dube Lyricson Steel Pulse Reggae University Inna De Yard Nattali Rize Beenie Man Cali P Hempress Sativa The Wailers Marcus Gad Luciano
Source : reggae.fr | 2017-10-11 02:00:00.0
Une rave party, une pérégrination sur les rails, du dancehall ... La 15e édition de la Nuit blanche se la joue étonnante.
Source : NouvelObs.com | 2017-10-06 16:33:18.0
Son premier album Musical Garden nous avait surpris par sa diversité... La jeune LMK a depuis grandi et quitté son jardin expérimental pour façonner un deuxième effort beaucoup plus homogène et définitivement plus urbain. Elle livre le meilleur d'elle-même en dix titres avec ce nouveau Highlights qui réserve lui aussi son lot de surprises.Le rapprochement avec le crew Digital Cut y est sans doute pour quelque chose dans l'identité de cet opus. Bosser avec une seule équipe de producteurs donne forcément un résultat différent qu'une accumulation de collaborations comme ce fut le cas sur Musical Garden. Le groupe lyonnais a guidé la chanteuse qui s'est trouvée ici son vrai répertoire ; une musique résolument moderne et de plus en plus éloignée du reggae pur et dur. LMK assume toujours plus son penchant pour le RetB et la musique urbaine voire commerciale. Les refrains terriblement radiophoniques de See the Light ou See Dem Out et les rythmes programmés de Conqueror et Tell Me confirment l'ambiance " club " annoncée par cette pochette bleue à l'imagerie sexy. On adhère ou pas, mais force est de constater qu'LMK est à l'aise dans cet univers. Les férus de reggae s'y retrouveront plus sur I Wanna Know ou Won't Let You Go (notre préféré) où la chanteuse s'exprime dans un registre plus classique mais toujours contemporain. On ne s'attendait pas à l'entendre chanter en français, mais sa rencontre avec Taïro sur Où sont nos go fait son petit effet ! Le duo signe un hymne aux femmes fortes plutôt réussi. On n'en dira pas autant de Crazy and Alive où les flows de Skarra et LMK peinent à se marier sur une instru dancehall moyenne. On se laisse plus facilement séduire par des titres plus organiques comme So Real qui aborde la rupture amoureuse d'un drôle de point de vue sur un riddim où les instruments live prennent le dessus sur la programmation digitale. Avec un côté pop revendiqué, Highlights ouvre de nouvelles portes à LMK qui ne renie pas ses influences underground et continue de se livrer à sa manière à coups de fast style. Un brin d'egotrip, des hymnes à la détermination, des chansons d'amour et beaucoup de featurings (un titre sur deux !), tels sont les ingrédients phares de ce bel album.Tracklist :1 - I Wanna Know2 - See Dem Out Feat. Gavlyn et Reverie3 - Won't Let you Go4 - Crazy and Alive Feat. Skarra Mucci5 - So Real6 - Conqueror Feat. Ma'J7 - Tell me8 - Où sont nos go Feat. Taiet#776;ro9 - See the Light10 - New Day Feat. Mann et Billy Danze (MOP)
Source : reggae.fr | 2017-10-05 02:00:00.0
Elle nous avait bluffés par son aisance scénique, sa maturité vocale et sa maîtrise de l'anglais à à peine 18 ans quand nous l'avions découverte. Aujourd'hui âgée de 23 ans, LMK a depuis bien évolué et sortira le 6 octobre un nouvel opus beaucoup plus pop que ce à quoi elle nous avait habitués. Toujous plus à l'aise avec sa musique, elle s'émancipe et répond à nos questions pour revenir sur les moments phares qui ont abouti à l'album Highlights.Reggae.fr : Commence par nous présenter ce nouvel album.LMK : Highlights à été enregistré sur deux ans dans le studio des producteurs Digital Cut. Il est crossover entre reggae, hip-hop et dancehall avec une grosse influence pop. Je pense que l'influence pop est ce qui le différencie vraiment de mon premier album qui était plus underground et plus typé reggae et bass music. Sur ton premier album, tu avais collaboré avec plusieurs beatmakers. Cette fois c'est la même équipe qui a composé tous les riddims. Comment en es-tu arrivée à ce choix et cela a-t-il influencé ton travail d'enregistrement ?J'ai mes petites habitudes d'enregistrement mais c'est vrai que quand on travaille avec un seul et même producteur on va prendre un peu des siennes aussi ! Les gars de Digital Cut m'avaient contactée il y a deux ans pour travailler avec moi sur un morceau qu'ils voulaient mettre sur un de leurs projets, ça a donné le titre Won't Let You Go. Comme la collaboration s'est bien passée, on a décidé de faire tout un album ensemble et du coup je leur ai piqué le titre pour Highlights. J'ai été aiguillée dans l'enregistrement des morceaux autant par mon manager Doan, avec qui j'ai coécrit tous les morceaux, que par Digital Cut qui sont principalement intervenus sur le côté technique des vocaux (justesse, harmonie, rythme etc). J'étais déjà assez exigeante envers moi-même en studio, mais là c'était encore un niveau au-dessus ! Je me rappelle avoir passé des heures et des heures à faire des choeurs pour qu'ils soient le plus juste possible, ça a vraiment été prise de tête par moment mais ça m'a fait progressé et quand j'entends le résultat je suis contente d'y avoir passé autant de temps.Ton premier album avait déjà un petit côté urbain, mais on sent que tu cherches encore plus à t'éloigner du reggae pur et dur sur celui-ci... N'est-ce pas ?Oui c'est vrai. Après je ne me suis jamais cachée d'avoir beaucoup d'influences et de ne pas m'arrêter au reggae, même à l'époque de Musical Garden. J'écoute énormément de musique de tous horizons et il serait tellement frustrant de ne s'arrêter qu'a un style.Il y a même des sons carrément pop, voire dance music avec des influences très années 90. Vas-tu dans cette direction pour toucher un public plus large ou est-ce vraiment la musique que tu as envie de faire ?Un peu des deux. Après je ne serais pas allée jusqu'à dance music (rires), mais c'est vrai qu'il y a une grosse influence pop dans l'album. Disons que j'ai des goetucirc;ts aussi bien très underground que main stream. Je peux tout autant écouter un artiste comme Aba Shanti que le dernier son de Drake ! Après ce serait mentir de dire que je ne souhaite pas toucher un public plus large... En tant qu'artiste, j'ai envie que ma musique dépasse le plus de frontières possible. "Je peux tout autant écouter un artiste comme Aba Shanti que le dernier son de Drake" Le titre de l'album, Highlights, est sans doute censé faire référence à des moments phares de ta carrière ou de ta vie. Pourquoi abordes-tu quand même des thèmes plus sombres comme la rupture amoureuse (So Real) ou la difficulté d'être une femme dans le milieu musical (Où sont nos go) ?Tout simplement car les thèmes sombres font tout autant partie des moments phares de ma carrière ou de ma vie. J'aborde beaucoup de choses dans cet album comme mon ascension dans le milieu de la musique, les difficultés que j'ai pu rencontrer comme les moments de bonheurs. Mais aussi des expériences de la vie quotidienne ou sentimentale qui peuvent parler à tout le mondeTes textes sont souvent tournés vers l'espoir, le besoin de se battre pour s'en sortir avec un petit côté egotrip. Rencontres-tu des difficultés particulières dans ta carrière ou dans ta vie qui te poussent à écrire ce genre de textes ?Je pense que l'espoir et l'envie de réussir sont des sentiments incontournables dans la vie de chacun. Néanmoins, il est vrai que le chemin que j'ai pris n'est pas le plus simple. Même si rien n'est facile pour personne, ce milieu demande un mental de guerrier pour réussir. Sur le titre avec Taïro (Où sont nos go), on t'entend chanter en français. Est-ce Taïro qui t'a poussée dans ce sens ?En effet, Taïro m'a motivée a faire ce morceau en français même si l'idée de chanter dans ma langue natale trottait dans ma tête depuis un petit moment. Je me suis dit qu'un feat avec un artiste comme Taïro était l'occasion parfaite pour me mettre le pied à l'étrier, d'autant plus qu'il m'a donné de précieux conseils concernant l'écriture.Un titre sur deux de cet album est un featuring. Pourquoi autant et comment se sont passées les rencontres avec les artistes ?Je n'avais pas beaucoup de featurings sur mon précédent album du coup j'ai voulu me faire plaisir sur celui-là ! On a enregistré tous les feats ensemble sauf Billy Danze et Mann de MOP. Je me rappelle avoir halluciné sur l'efficacité de Gavlyn en studio. Elle a écrit et posé son couplet en à peine trente minutes. C'était impressionnant ! On commence à te connaître depuis trois ou quatre années maintenant. Tu as pas mal évolué depuis tes débuts. Quel regard as-tu sur la LMK des débuts ? Es-tu devenue celle que tu voulais devenir ?C'est vrai que ça commence à faire un moment qu'on se croise ! J'ai un regard plein d'affection pour la LMK des débuts car je me rends compte que j'étais vraiment très jeune. etCcedil;a fait quatre ans que ce projet existe mais j'ai vécu tellement de choses, des hauts et des bas, qui m'ont permis de gagner en confiance autant en ma musique qu'en moi-même. Je ne sais pas si je suis devenue la personne que je voulais être mais en tout cas je suis heureuse et j'espère encore évoluer tout au long de ma vie.
Source : reggae.fr | 2017-09-28 02:00:00.0
Le substitut du procureur a requis 2 ans d'emprisonnement dont 16 mois de mise à l'épreuve à l'encontre de  Cyril Saingainy Tévanin, alias DJ Skam. "Je déplore que 2 ans après, le contexte de tensions soit encore là, peut-être artificiellement entretenu. Il  y a un contexte qui demeure, le risque de représailles", s'est exprimé le substitut. 

L'artiste était convoqué à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis ce jeudi 21 septembre pour violences volontaires et port d'arme incapacitante.

Il y a tout juste deux ans, le 24 septembre 2015, il avait poursuivi le célèbre chanteur de dancehall Kaf Malbar, en faisant usage d'une arme. David Damartin, dit Kaf Malbar, n'avait pas été touché. Le chanteur s'était réfugié dans l'église du Chaudron pour semer son agresseur. L'enquête révèlera que DJ Skam avait tiré à blanc pour, dit-il, simplement "faire peur" à David Damartin.

La nature des faits n'avait pas donné lieu à la tenue d'un procès aux Assises. Mis en examen pour tentative de meurtre, son procès se tiendra donc finalement devant le tribunal correctionnel. DJ Skam a passé environ 7 mois en détention provisoire. 

Avant cette escalade de la violence, les deux artistes réunionnais se répondaient déjà violemment via les réseaux sociaux. L'obligation d'indemniser la victime a également été requise ce jeudi à l'encontre de Dj Skam. 

"Sans Sucre", également impliqué dans l'affaire pour "complicité de violences volontaires", risque 16 mois d'emprisonnement assortis de sursis.

Pour le substitut du procureur, "ce qui est sur, c'est qu’on a tiré sur la victime. Personne ne répondra à cette question aujourd’hui : un ou deux coups de feu ? On ne pourra pas aller plus loin que ça". Le verdict sera rendu en délibéré le 19 octobre.

DJ Skam : "Ces coups montés ne sont que des rumeurs" : 




Le bâtonnier Georges-André Hoarau (avocat de DJ Skam) : "Mon client ne retournera pas en prison" : 


Pour Me Jebane, avocat de Kaf Malbar, "on a essayé de tuer" son client : 


www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-09-21 14:47:00.0
Le tribunal de Saint-Denis va entendre aujourd'hui DJ Skam, l'agresseur du célèbre chanteur de dancehall réunionnais Kaf' Malbar. L'affaire remonte au 24 septembre 2015, au Chaudron.

Les deux artistes entretenaient un conflit via les réseaux sociaux, avec échanges de phrases assassines, faits relativement courants dans le milieu des musiques urbaines. Mais ce 24 septembre, DJ Skam, de son vrai nom Cyril Saingainy Tévanin, accompagné de son compère Loïc Rebecca, alias "Sans Sucre", décide d'en découdre avec David Damartin, dit Kaf'Malbar. Ils tirent des coups de feu sur le chanteur, qui se réfugie dans une église, sans être touché par les tirs.

Mis en examen pour tentative de meurtre, DJ Skam a passé environ 7 mois en détention provisoire. Il sera finalement jugé en correctionnel et non aux assises, ce dont se félicite son avocat Me Georges-André Hoarau, qui assure qu'il s'agit de menaces avec arme sans ITT, son client ayant reconnu avoir tiré des balles à blanc pour faire peur à Kaf'Malbar. 

 

www.zinfos974.com
Source : zinfos974.com | 2017-09-21 05:54:00.0
L'Entourloop c'est ce duo de DJs/beatmakers dont on avait apprécié les prestations en live pleines d'énergie à chaque fois qu'on a croisé leur route. En 2015 ils avaient frappé fort dès leur premier album Chickens in Your Town sur lequel on découvrait avec plaisir le mélange entre reggae et hip-hop qui est leur marque de fabrique. En cette rentrée 2017 ils nous présentent leur second album, " Le savoir faire, qui nous ramène à l'époque des mixtapes avec intro mixées et interludes travaillés, samples tirés de dialogues de films et part belle faite au scratch. L'Entourloop a toujours été influencé par de nombreux styles musicaux dont cet album est un savant mélange. On y retrouve d'ailleurs un nombre impressionnant d'invités venus chacun avec leur style et leur univers. Après une introduction groovy à souhait, on est accueilli par Weh U Come from, un mélange entre reggae et hip-hop à la sauce entoorloupienne chanté ou plutôt toasté par Ras Demo. Autre mix réussi entre ces deux styles : Soundbwoy, une instru hip-hop très funky sur laquelle Troy Berkley pose son flow tranchant aux accents dancehall. Avec Shoefiti, on rajoute une touche de soul à ce mélange reggae et hip-hop jazzy grâce à la voix de Marina P, quand Soom T nous offre elle un morceau hyper frais dans son style unique sur Fonk Monk. On découvre avec plaisir la rappeuse venue de San Francisco Blimes Brixton sur Boomblast, pur hip-hop aux samples orientaux. D'autres rappeurs sont invités pour des morceaux totalement orientés hip-hop comme Sounds to Wake the Kids up. On trouve une petite dose de jungle et de dubstep sur des morceaux comme Le rendez-vous (feat Tippa Irie et N'zeng) ou The People and the Police avec Kill Emil. Le duo s'aventure même avec talent vers le vapor dub en invitant Biga Ranx sur Push the Limits avec ses mélodies légères et ses claviers aussi entêtants que ses samples. Deux big tunes pour finir ! D'abord avec l'Anglais Charlie P pour le dansant One et Only, puis une très jolie collaboration avec Panda Dub sur un stepper lourd et bien nommé : Le bonheur. Avec Le savoir faire, L'Entourloop confirme tout le bien qu'on pensait d'eux, réussissant le tour de force de s'adapter avec talent aux styles variés de chacun de leurs nombreux invités. Un album disponible dés le 22 septembre.Tracklist :1. Le Savoir Faire ft N'Zeng2. Weh U Come From ft Ras Demo aka Demolition Man3. Johnny A Bad Man ft Troy Berkley4. Shoefiti ft Marina P5. La Main A La Pâte6. Boomblast ft Blimes Brixton7. Push The Limits ft Biga*Ranx8. Le Rendez Vous ft Tippa Irie et N'Zeng9. Forgotten Skank ft Rodney P 10. Mississippi Slang11. Soundbwoy ft Troy Berkley et The Architect12. L'Amour Propre13. Fonk Monk ft Soom T et N'Zeng14. The People And The Police ft Kill Emil15. Tour De Force ft Ruffian Rugged, Skarra Mucci, Blackout JA et Troy Berkley16. Sound To Wake The Kidz Up ft Stig Of The Dump et King Hippo17. One et Only ft Charlie P18. Le Bonheur ft Panda Dub19. Want it Back ft. Guts et Patrice (L'Entourloop et Troy Berkley REMIX)
Source : reggae.fr | 2017-09-18 02:00:00.0
Cette deuxième journée du Reggae Sun Ska était un peu particulière pour l'équipe de Reggae.fr. Occupés à encadrer la Carte Blanche à Génération H sur la scène Rebel Music, il était difficile pour nous de suivre les shows des autres scènes. Notre photographe de choc Philippe 'Da Best' Campos s'en est chargé pour nous, mais nous n'avons malheureusement eu aucun oeil sur la scène Dub Foundation qui accueillait notamment les vétérans yardies Little John et Junior Cat aux côtés de Mungo's Hi Fi et Legal Shot. Une session à la jamaïcaine style 80's pluis vraie que nature qu'on regrette franchement d'avoir loupé... Mais on ne peut définitivement pas être partout ! La journée commençait magnifiquement avec le roots profond de Marcus Gad que l'on aura décidément croisé partout cet été. Le Calédonien fut rapidement suivi des basses surpuissantes de Panda Dub qui attirait déjà une incroyable foule pour le deuxième show de la journée. L'Australie était ensuite à l'honneur avec Kingfisha sur la scène One Love et le producteur Mista Savona sur la Rebel Music. Kalash créait la surprise en parvenant à embarquer avec lui un public a priori différent de son coeur de cible. Le dancehall du Martiniquais a mis l'ambiance au top avant l'arrivée d'un groupe très attendu dans un style pour le moins... différent ! La quatuor acoustique Tryo a fait forte impression avec une belle mise en scène et la venue surprise de Naâman qui s'est ensuite empressé de rejoindre l'équipe de Génération H pour un final en beauté avec Scars, LMK, Volodia et I Woks Sound. Les visites surprises de Broussaï, Mardjenal et Devi Reed ont également montré l'unité qui règne au sein de la scène reggae française. Plus tôt, le set de Conquering Sound et les sélections exclusives de Straïka D avaient ambiancé le public qui a répondu massivement au rendez-vous pour ce show de la Génération H clôturé en beauté par un mix dancehall vitaminé de Renegade Syd animé de main de maître par Sacha aka Alexandre Grondeau, auteur de la trilogie de romans et fondateur de Reggae.fr ! Une belle réunion en famille que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Pour la fin de soirée, on pouvait enfin profiter du show d'Harrison Stafford, désormais accompagné des Marseillais du Handcart Band qui s'en sortent haut la main aux côtés de l'ancien leader de Groundation. Protoje lui emboitait le pas de sa nonchalance légendaire et toujours aussi efficace avant que la dream-team d'Inna De Yard ne vienne conclure la soirée sur une note mystique et émotive.Marcus Gad The Rezident (MC) Panda Dub Mista Savona Delphine Kingfisha Kalash Carte blanche Génération H Conquering Sound Straika D (DJ set) Scars Volodia LMK I Woks Sound Broussaï Naâman Génération H Sound (Renegade Syd et Sacha)Tryo Harrison Stafford Protoje Inna De Yard Lire nos reports du JOUR 1 et JOUR 3.
Source : reggae.fr | 2017-08-28 02:00:00.0
Douze ans qu'on l'attendait ce nouvel effort solo. Douze ans que le dernier fils Marley nous fait patienter avec des albums en collaboration, des compilations et autres singles tous plus efficaces les uns que les autres. Douze ans c'est long, mais l'attente en valait la peine. Même si les plus grosses balles avaient déjà été dévoilées ces derniers mois (l'énorme Medication en tête), Stony Hill s'avère d'excellente facture avec une tracklist variée, des instrus soignées et des lyrics affetucirc;tés. C'était le moins qu'on puisse attendre de la part de l'artiste reggae le plus plébiscité de la planète.Stony Hill c'est le nom du quartier où Damian a grandi. Un arrondissement huppé de la capitale jamaïcaine perché sur une colline où les plus grandes fortunes de l'île viennent se réfugier. Le petit Gong ne renie pas ses origines ; lui qui n'a pas connu les ghettos contrairement à certains de ses frères, ne cherche pas à cacher les cadeaux que la vie lui a faîts. Conscient de sa chance, il narre l'histoire de son père qui lui a permis d'échapper à la misère sur un Living it Up au refrain très radiophonique en saisissante opposition aux délicieux couplets deejay. S'il n'a pas connu les difficultés de certains de ses compatriotes, Jr Gong n'est pas arrivé au sommet sans effort. Il profite également de ce titre pour balayer les critiques tout comme sur Here We Go, premier sur la tracklist et l'un des tunes les plus réussis posé sur un hip-hop où la voix de Dennis Brown se fait entendre après que Big Youth se soit chargé de l'intro en reprenant son mythique I Pray Thee sur fond de tonnerre et nappes de synthé très dark. Une atmosphère pesante que l'on retrouve indubitablement dans l'univers de Damian ; les singles déjà connus Nail Pon Cross ou R.O.A.R. sont là pour en témoigner.Comme à chacun de ses albums, Gong Zilla glisse quelques ballades parmi ses titres comme le très beau piano/voix Autumn Leaves, sans doute une référence à Nat King Cole... So a Child May Follow et Speak Life suivent le même chemin, guitares et percussions en plus. Le dancehall a aussi sa place sur l'opus ; Damian Marley a grandi avec cette musique et elle fait partie de lui tout autant que le reggae roots. La rencontre avec Major Myjah, le fils de Bounty Killer, sur le très RetB Upholstery ne nous convainc malheureusement pas vraiment, pas plus que le tune Time Travel où l'artiste se contente d'une énumération d'avancées technologiques salies par la bêtise humaine. La litanie est depuis longtemps l'une des marques de fabrique de Damian (souvenons-nous notamment de l'énorme Nah Mean avec Nas), mais ce n'est pas non plus avec Grown et Sexy en featuring avec son frère Stephen qu'il parvient à nous charmer. Le petit clin d'oeil à la ville de Bordeaux où il enregistra les voix de cette chanson au lendemain d'un passage au Reggae Sun Ska n'y fera rien, ce n'est pas notre came ! On adhère par contre à 100 % aux deux titres roots de l'album, Looks Are Deceiving et The Struggle Discontinues, où les Wailers semblent revivre derrière le fils de feu leur leader. Autre très belle réussite : la refonte du Whole World is Africa de Black Uhuru sur le très rythmé Caution. Il s'agissait en fait du tout premier single dévoilé en juin 2016, mais on en découvre ici une version remixée beaucoup plus dynamique et hautement aboutie.Particulièrement influencé par son environnement proche, Damian Marley vient de livrer un album complètement ancré dans la modernité tout en gardant son cachet d'antan. Il nous a toujours habitués à quelques curiosités tout au long de sa discographie, preuve qu'il ne se repose pas sur ses acquis et tente sans cesse de nouvelles choses. L'extrême diversité de ce Stony Hill n'est pourtant pas synonyme d'irrégularité. Damian Marley confirme haut la main son statut d'artiste reggae polyvalent Netdeg;1 !Tracklist :01. Intro (spoken by Big Youth)02. Here We Go 03. Nail Pon Cross 04. R.O.A.R. 05. Medication feat. Stephen Marley 06. Time Travel 07. Living It Up 08. Looks Are Deceiving09. The Struggle Discontinues 10. Autumn Leaves 11. Everybody Wants To Be Somebody 12. Upholstery feat. Major Myjah 13. Grown et Sexy feat. Stephen Marley 14. Perfect Picture feat. Stephen Marley15. So a Child May Follow 16. Slave Mill 17. Caution 18. Speak Life
Source : reggae.fr | 2017-08-19 02:00:00.0
[Midi Madagasikara] Lam'tah, un chanteur connu dans les registres Reggae-Dancehall sortira de son style habituel pour offrir un spectacle purement acoustique.
Source : AllAfrica | 2017-08-10 14:17:21.0
La 42ème édition de l'incontournable festival suisse Paléo Festival avait lieu pendant 5 jours du 18 au 23 juillet derniers dans la ville de Nyon. Comme chaque année, la programmation était au summum avec une variété impressionnante d'artistes, à la renommée plus ou moins grande mais avec un talent et une singularité indéniable. Du reggae avec Jah9, Tryo ou Inna De Yard mais pas que ! Jamiroquai, MHD, Macklemore, KT Gorique, Manu Chao ou encore Killason... On vous raconte notre festival au travers cette sélection d'artistes plutôt éclectique ! MardiAujourd'hui, c'est premier jour de cette 42ème édition du Paléo Festival, et en ce qui nous concerne ce sera une journée de découverte des lieux. Comme les années précédentes, le site est immense et se répartit en 5 scènes : la Grande Scène, les Arches, le Détour, le Dôme et le Club Tent. Autour de ces scènes sont répartis un nombre impressionnant de stands, que ce soit de vêtements, de bijoux, de cigarettes (oui oui...), d'associations ou encore de nourriture. Pour ce qui est de cette dernière, la variété est extraordinaire, cela va des plats asiatiques aux plats orientaux en passant par des glaces artisanales ou encore des plats typiques suisses comme la " Hot Fondue " qui est en principe un Hot Dog mais avec du gruyère à fondue à la place de la saucisse... Vive la Suisse ! La décoration est aussi très recherchée avec une structure faite par l'école Hes So " Smooth Volcano ", de géantes fleurs en fer et papier, des drapeaux multicolores etc... On sent que le festival a de l'expérience mais aussi du budget, c'est un peu un festival 5 étoiles ! La programmation d'aujourd'hui est plutôt axée pop/rock. On commence la journée par un showcase dans l'espace presse du groupe Alice Roosevelt, composé d'un chanteur et de 4 musiciens. Un peu plus tard dans la soirée, nous avons pu les revoir cette fois-ci sur la scène du Club Tent. Originaires de Nyon, ils sont ravis de jouer " à la maison " et leur pop/électro captive le public tout de suite ! Une belle découverte pour nous... Côté Rock, on a pu voir notamment The Inspector Cluzo sur la Grande Scène, composé d'un batteur et un guitariste/chanteur. Leur singularité ? Ils n'ont pas la langue dans la poche, et on aime ça ! Le chanteur annonce directement qu'eux, ils ne sont pas ici pour jouer avec des ordinateurs mais avec leurs vrais instruments... Rock'n'Roll is not dead. Une petite pause électro avec le jeune rouennais Petit Biscuit qui, du haut de ses 17 ans, est plus qu'impressionnant ! Seul sur scène il joue ses différentes tracks, il sait mettre l'ambiance et les festivaliers se laissent transporter... Un génie de la musique électronique aérienne. Nous finissons notre première soirée sur les tant attendus Red Hot Chili Peppers ! Pour pouvoir assister à leur concert, les festivaliers extrêmement nombreux s'installent longtemps à l'avance, et il en devient difficile de se frayer un chemin... Les 4 Californiens arrivent sous les cris de joie du public et leur show commence sur un duo de guitare déchaîné. Seulement, l'effet escompté du groupe mythique auprès des festivaliers ne semble pas durer, le public est passif malgré les titres phares interprétés, l'alchimie ne se crée pas vraiment... Excès de fatigue, de sagesse ? Mercredi C'est de nouveau sous un grand soleil que nous arrivons sur les lieux du festival pour une journée assez calme de notre côté. La programmation est de nouveau axée sur le rock avec de grands groupes attendus comme Midnight Oil ou encore Pixies... Une mention spéciale pour le groupe Radio Elvis que l'on a découvert sur la scène du Détour. Les trois Français (l'un à la batterie et au clavier, l'autre à la guitare ou à la basse et le chanteur lui aussi guitariste) sont en réelle symbiose pour nous proposer un concert de qualité. Une voix suave, des textes français travaillés et poétiques, des rythmes rock'n'roll, une classe indéniable... La magie opère, on est transporté dans leur monde, le temps est suspendu et on se laisse guider les yeux fermés ! Un bel avenir s'annonce pour eux sans aucun doute. Jeudi Cette fois-ci, une grosse journée musicale nous attend, et elle commence pour nous à 16h dans l'espace presse avec un showcase d'une demi-heure de la rappeuse suisse KT Gorique. Je ne vous en dis pas plus pour le moment car elle se produira Dimanche au Club Tent, mais cela nous a rendus impatients ! Sous un beau soleil, nous nous dirigeons ensuite au Dôme où nous retrouvons Jah9 et The Dub Treatment. Elle débute son concert avec le titre " New Name " issu de son premier album du même nom, un hommage intense au " King Rastafari ". Accompagnée de 4 musiciens formant le band The Dub Treatment, la chanteuse nous conte de nombreux messages d'amour, de paix et d'unité au travers de ses textes et de sa voix puissante. Jah9 est aussi très expressive de par son visage et son corps, elle vit à 100% ses chansons, elle danse transportée par la musique et nous le sommes tout autant ! Dans les rythmes on ressent bien évidemment les influences reggae, mais aussi dub comme notamment sur le morceau " Avocado ", ou encore jazz avec " Taken Up " où la voix de Jah9 s'envole dans les aigus pour un maximum de sensations assurées. Comme une vraie Jamaïcaine, elle n'hésite pas à promouvoir la ganja thérapeutique avec son titre " The Marijuana ", mais aussi à appeler à une révolution pour l'unité, contre les frontières et les différences avec son titre " Imagine " précédé d'un passage du célèbre titre du même nom de John Lennon... De quoi faire rêver et espérer les festivaliers très réceptifs. Direction la Grande Scène pour retrouver un groupe français connu de tous et très attendu par le public : Tryo ! Les 3 chanteurs / guitaristes Guizmo, Mali et Manu ainsi que le percussionniste Daniel Bravo arrivent souriants et dynamiques, répandant immédiatement la bonne humeur dans le festival entier comme à leur habitude. Ils commencent sous un beau soleil avec le titre " Ce que l'on sème " et vont faire danser et chanter tout le monde, jeunes ou moins jeunes, avec leurs titres phares. Des drapeaux à l'effigie du groupe sont distribués aux premiers rangs, l'ambiance est au top ! Que dire de plus sur ce groupe mythique ? Leur musique fait du bien, leur musique rassemble... Retour sous le chapiteau du Dôme pour le groupe Inna De Yard, la réunion des plus grandes légendes et de la nouvelle génération du reggae jamaïcain ! Cedric Myton (chanteur du groupe The Congos), Kiddus I, Kush et Winston McAnuff débutent ensemble en a capella, et on est de suite conquis par leurs sourire, leur joie de vivre et leur union... Après un petit " Je t'aime " en français pour le public, Kush McAnuff chante le titre " Black to I Roots " accompagné par les percussionnistes (dont les autres chanteurs), les guitaristes et le pianiste. Il est suivi de Kiddus I avec " To Survive " puis c'est au tour de Cedric Myton dont la voix aigetuuml;e bien singulière et les pas de danse effectués avec style plaisent incontestablement au public ! Winston McAnnuf prend le relais avec une énergie impressionnante et laisse ensuite place au plus jeune Var avec la chanson " Let Your Teardrops Fall ". Les 5 chanteurs vont se relayer derrière le micro pour chanter chacun leur tour ou bien ensemble et ainsi nous faire voyager avec eux sur leur île... Un moment intense et pur de partage, de joie, de danse, de musique, de leçon de vie. Nous retournons devant la Grande Scène pour assister au concert d'un artiste légendaire du style acid jazz : Jamiroquai. Après sa venue au Paléo Festival il y a de cela 12 ans, le chanteur londonien est ravi de revenir et les festivaliers venus en nombre le sont tout autant ! Coiffé de son casque en plastique blanc aux piques lumineux rose ou bleus qui se relèvent (un peu comme une coiffe indienne électronique), Jay Kay est bien décidé à mettre une ambiance funky au travers de ses anciens titres mais aussi de ceux issus de son dernier album sorti récemment. Voix parfaite, petits pas de danse en mode disco, on aurait (presque) envie de ressortir les pattes d'eph', les paillettes et les boules à facette ! Let's go back to the 90's.... Pour clôturer cette 3ème soirée, on change totalement de style et d'époque sur la scène des Arches avec MHD. Très attendu par un public plutôt jeune, le chanteur français d'origines guinéenne et sénégalaise arrive accompagné de son DJ et d'un autre MC. Précurseur du genre Afro-Trap, qui peut se traduire par un mix de sonorités rap / hip-hop / afro / dancehall, il est prêt à mettre l'ambiance. Et c'est chose faite puisque tout le long de son concert, le public chante, danse, bouge dans tous les sens, déchaîné et infatigable ! C'est un style, on aime ou on n'aime pas, mais on ne peut pas nier que MHD fait le show et répand la bonne humeur autour de lui. Vendredi Petite pause pour l'équipe en ce jour de pluie et d'orage... Pour mieux se retrouver lors des deux derniers jours de cette 42ème édition du Paléo Festival ! Samedi Malgré les grosses pluies de la veille, l'organisation du festival a fait en sorte de rendre le terrain moins boueux et plus praticable pour ses festivaliers. Nous arrivons juste à temps pour le " concert sauvage " de Broken Back en solo avec sa guitare ! Le principe est de faire un petit concert acoustique d'un artiste de la journée dans un endroit du festival, et d'avertir les festivaliers sur Facebook au dernier moment ! Plus convivial, plus " roots ", plus pur, c'est l'occasion de découvrir le chanteur de plus près et d'avoir un avant goetucirc;t de la suite ! Peu de temps après, on le retrouve sur la scène des Arches, cette fois-ci accompagné de son batteur / percussionniste ainsi que de son " couteau suisse musical " qu'il nomme ainsi puisque la jeune femme alterne entre la guitare, la basse, les percussions, le clavier et le chant ! Le live est vivant, dansant et le public est charmé par l'harmonie du trio. Les Arches changent d'ambiance pour la suite avec l'ancien chanteur du groupe Skip The Use maintenant en solo avec ses musiciens : Mat Bastard ! Du rock, du punk, le chanteur joue avec son public, le fait danser, chanter... Il nous offre un concert de qualité mais aussi plein d'humour et de franc parlé comme on aime. C'était fou ! Mat Bastard est passionné, déjanté et cette formation en solo avec ses musiciens lui offre plus de liberté. Dimanche Aujourd'hui, c'est la dernière journée de cette 42ème édition du Paléo Festival. On commence par un nouveau " concert sauvage " cette fois donné par la chanteuse Imany accompagnée de son guitariste. On la retrouve quelque temps après sur la Grande Scène accompagnée de ses 7 musiciens (percus, batterie, guitare, clavier, basse, violoncelles...) pour un live grandiose, face à la plaine remplie de festivaliers. Des sonorités pop, soul et parfois reggae, une voix puissante et grave couplée à des textes engagés et profonds, la magie opère... Imany chante ses titres connus tels que " You Will Never Know ", " Don't Be So Shy " ou encore " Silver Lining (Clap Your Hands) "... Mais aussi le morceau très touchant " There Were Tears ", écrit à la mort de Nelson Mandela pour promouvoir " l'espoir plutôt que la peur pour aspirer à un monde meilleur ". C'est l'occasion pour elle de citer quelques noms de grands hommes comme Gandhi, l'Abbé Pierre, Malcolm X, Thomas Sankara, qui l'inspirent au quotidien. On enchaîne directement avec la rappeuse suisse d'origine ivoirienne KT Gorique qui se produit sous le chapiteau du Club Tent. Le contraste entre la jeune femme plutôt petite et toute fine avec sa voix puissante et grave est captivant, l'expression " King Kong dans un corps de moustique " qu'elle emploie dans l'un de ses textes lui va parfaitement ! Ses textes français sont recherchés, rythmés, et on est très vite embarqués dans son univers. Ses pas de danses coordonnées avec ceux du MC Tuture qui l'accompagne, ainsi que ceux de la danseuse pro Feven nous donnent envie de bouger avec eux sur les instrus puissantes du DJ Mickey qui backe la chanteuse. KT Gorique mérite amplement son titre de championne du monde de rap freestyle qu'elle a obtenu en 2012 à New York ! Nous restons dans le style rap, cette fois sur la Grande Scène avec la grande Keny Arkana qui était déjà venue au Paléo Festival en 2013. Accompagnée de son DJ, d'un bassiste, d'un clavieriste et d'un MC qui la backe, elle commence son concert avec le titre " Le Missile Est Lancé " devant un public présent en masse, mains levées et à fond ! A travers ses textes engagés, elle fait passer ses messages avec conviction et rage, prônant la liberté et l'unité et allant à l'encontre des conflits ou encore du FN... Des messages importants à faire passer ces temps-ci. Elle sait jouer avec son énegie et les émotions, tantôt rage tantôt douceur notamment avec les morceaux " Pachamama " ou " J'me Barre " interprétés en version acoustique guitare / voix. C'est l'heure d'une petite pause musicale pour l'habituel feu d'artifice du dernier jour du Paléo Festival ! Un feu d'artifice coloré et pétillant qui en met pleins les yeux aux festivaliers... Aussitôt les feux d'artifices terminés, Manu Chao et son équipe La Ventura enchaînent sur la Grande Scène. Avec sa guitare à la main, le sourire aux lèvre et une énergie impressionnante il enflamme le public en quelques secondes ! La joie de vivre et l'énergie sont au rendez-vous pour faire danser et chanter les jeunes et moins jeunes dans un esprit familial. On a bien évidemment entendu les titres connus tels que " Me Gustas Tu ", " Bongo Bong ", " Se Fuerza La Maquina " ou encore " Mala Vida " pour le plaisir de tous, un vrai moment de plaisir et de bonne humeur. Direction Le Dôme pour assister au concert de Killason qui a lieu en même temps que celui de Manu Chao. L'énergie du jeune Français, son originalité et surtout son talent attirent rapidement les festivaliers sous le châpiteau. C'est un vrai showman tout droit venu d'une autre planète, et son live est impressionnant tant au niveau de la musique que du chant, mais aussi de la danse ! Des compos dynamiques et précises aux sonorités hip-hop / électro, un rap style américain au flow rapide et rythmé, une gestuelle corporelle digne d'un grand de la scène danse hip-hop (ce qu'il est), un mélange parfait pour un set frais, moderne, dynamique et unique ! Le public jump, danse, on est transportés dans l'univers déjanté de Killason, l'ambiance est incroyable. En ce qui nous concerne, c'est la fin de cette 42ème édition du Paléo Festival, et elle est à la hauteur... "Ya Ya Ya Fleekah " !ontheroots.fr
Source : reggae.fr | 2017-08-02 02:00:00.0
Près de douze ans d'attente depuis Welcome to Jamrock. Damian Marley sait se faire désirer. Son nouvel album solo est enfin sur le point de voir le jour. Le dernier fils de Bob Marley était récemment en tournée en France pour préparer le terrain. Il a pris le temps de répondre à nos questions pour nous en dire plus sur cet opus tant attendu. On y aborde également sa passion pour le dancehall et sa relation avec les fans. Après vous avoir dévoilé quelques extraits vidéos de cet entretien, Reggae.fr vous offre l'intégralité de cette rencontre inédite avec Jr Gong, à deux jours de la sortie de Stony Hill.Reggae.fr : Peux-tu nous présenter ton nouvel album qui sort ce 21 juillet ?Damian Marley : Le titre de l'album c'est Stony Hill. Il rend en quelque sorte hommage à mon éducation car j'ai été élevé dans un endroit en Jamaïque qui s'appelle Stony Hill. Je n'y suis pas né, mais j'ai vécu là-bas à partir de mes 5 ans jusqu'à la fin de mon adolescence. J'ai vécu là-bas pendant toute ma scolarité. C'est l'un des plus beaux endroits des beaux quartiers de Kingston, il a joué un rôle très important dans mon éducation et je voulais le souligner avec cet album. Il sort le 21 juillet qui est aussi la date de mon anniversaire. C'est une date spéciale, plus qu'une simple sortie d'album. C'est cool. J'ai hâte qu'il sorte maintenant. Peux-tu nous en dire plus sur cet endroit Stony Hill ?C'est à Kingston... Certains diraient que c'est à St Andrew. St Andrew et Kingston forment un seul et même département en fait. C'est une communauté privilégiée où l'on trouve des gens riches. Je pense que tous les citoyens jamaïcains aspirent à vivre dans ce genre de quartier où moi j'ai eu la chance de grandir. C'est pour ça que j'en suis très fier. Et je voulais rendre hommage à mon éducation, à mes parents... et quand je dis mes parents, je ne parle pas de Bob Marley. Je parle de ma mère Cindy et de mon beau-père Tom qui ont tous les deux joué un rôle très important dans mon éducation et qui m'ont aidé à devenir la personne que je suis aujourd'hui.A quoi correspondent les masques que l'on voit sur la pochette ?Ce sont des masques d'argile. C'est de l'art jamaïcain fait par des sculpteurs. Mon beau-père est un grand fan d'art jamaïcain. Il a une superbe collection, l'une des plus belles de l'île. Il a des oeuvres de plusieurs peintres et artistes de différentes époques de l'Histoire de la Jamaïque. Sa collection dont il est le plus fier, ce sont les oeuvres d'un artiste qui s'appelle Kapo qui était un Marron. Ces masques sont là pour montrer la reconnaissance que j'ai envers l'éducation que j'ai reçue et pour faire un clin d'oeil à l'amour qu'a mon beau-père pour l'art jamaïcain. On te voit à nouveau avec un regard très sérieux et grave sur la pochette. On n'a pas souvent l'occasion de te voir sourire. etCcedil;a t'arrive quand même des fois ?(rires) Oui quand il y a matière à sourire. Quand il s'agit de sourire, vous savez... Les faux sourires ce n'est pas pour moi. On sourit quand il y a une raison de sourire. Je ne veux pas que les gens le voient comme un manque de respect. En fait, c'est même un moyen de leur témoigner mon respect selon moi. Quand vous prenez une photo avec moi, je vous donne mon vrai visage. Je ne plaisante pas. Je suis honnête. J'essaye toujours de m'exprimer honnêtement. Parlons du titre Medication. Le clip a-t-il été tourné dans la prison que tu as achetée pour cultiver de la ganja ?Oui, le clip a été tourné à Coalinga en Californie. Ce qui s'est passé c'est que je me suis associé à des gens en Californie pour cultiver de l'herbe et on cherchait un endroit pour le faire. Et il y avait cette prison à vendre. Il se trouve que la superficie de la prison était idéale pour cette activité. En fait, on ne cherchait pas forcément à acheter une prison, on voulait juste un endroit pour faire pousser notre herbe et la prison était sur le marché. Ce sont les gens géniaux de Ocean Grown Extracts qui nous ont orientés vers cette idée. J'ai eu de la chance de pouvoir faire ce partenariat avec eux juste au moment où ils étaient sur le point d'acquérir cet établissement. Mais on ne l'a pas acheté parce que c'était une prison, on l'a acheté parce qu'on voulait cultiver de la marijuana et il se trouve que cette prison était disponible. Le titre parle de l'herbe médicinale. Tu utilises la weed à des fins médicales parfois ?Non je ne suis pas malade. Ou peut-être suis-je malade mentalement, je ne sais pas (rires). J'utilise la marijuana pour me débrouiller dans la vie. La weed m'aide à méditer et à avancer dans tout ce que je dois faire. La marijuana a toujours été un sacrement dans la culture et la foi rasta. Ce n'est pas un secret. etCcedil;a fait partie de la culture jamaïcaine depuis des années. On fume l'herbe pour des raisons spirituelles, pour se libérer du stress, pour réfléchir et élever nos pensées sur l'environnement qui nous entoure, on fait ça depuis des années. On voit bien que l'herbe est utile à la méditation et à l'inspiration. Et ce sur quoi on insiste aujourd'hui, grâce aux récentes recherches, ce sont les propriétés médicinales de la marijuana. Nous avons toujours déclaré dans notre culture que l'herbe était la panacée des nations, sans même avoir conscience de ces recherches scientifiques. Et plus il y a de recherches faîtes, plus on se rend compte du potentiel curatif de cette plante. Mais ce n'est pas un secret que les rastas, les Jamaïcains et même le monde entier utilise la ganja pour se déstresser. Et c'est en quelque sorte une manière de se guérir puisque le stress peut entraîner des maladies.Stephen est très souvent présent à tes côtés. Est-ce qu'on le retrouve sur d'autres morceaux sur cet album ?Oui on le retrouve au chant sur deux autres titres et il a participé à la réalisation de plusieurs riddims. On maintient toujours ce lien fraternel qui nous unit.Y a-t-il d'autres featurings ?Oui il y a un jeune qui s'appelle Major Myjah. C'est un nouvel artiste bourré de talent qui se trouve être le fils de Bounty Killer, une de nos légendes jamaïcaines et un de mes frères proches avec qui j'ai fait plusieurs titres ces années passées. D'ailleurs c'est sans doute mon premier album solo sur lequel Bounty ne figure pas. Mais son héritage s'exprime à travers son fils. Major Myjah est-il un artiste dancehall comme son père ?Il fait du dancehall oui, mais c'est un chanteur, pas un deejay comme son père. Il fait aussi du RetB et du hip-hop. Nous avons découvert le tune R.O.A.R. il y a peu. C'est un titre dans lequel tu prends la défense des gangsters n'est-ce pas ?R.O.A.R. est une chanson qui parle des quartiers défavorisés en Jamaïque, de ceux qu'on appelle gangsters ou rude-boys et de l'héritage qui en découle. Car à la base, ces gens à qui on donne ces noms de voyous servaient de protecteurs à leur communauté. Ils s'assuraient de certaines choses, comme ce que je dis dans la chanson, que les enfants ne traînent pas dans la rue la nuit, que les visiteurs ne viennent rien voler dans la communauté et que les habitants puissent laisser leur voiture ouverte sans problème. Aujourd'hui, notre génération a perdu ces valeurs et cette chanson tente de les raviver. Je n'essaye pas de glorifier la violence mais d'inciter à la responsabilisation d'une communauté.R.O.A.R. est un titre dancehall et on sait que tu aimes particulièrement cette musique. Peux-tu nous donner ta définition du mot dancehall ?Je connais l'histoire du dancehall. Le dancehall à la base est un lieu. Quand on parle de dancehall, on se réfère à un endroit et pas vraiment à un style de musique. Et avec le temps, le type de musique que l'on jouait dans ces endroits a commencé à être qualifé de musique dancehall. Par exemple dans les années 70, ce que l'on appelle aujourd'hui one drop ou dub était appelé dancehall à l'époque. Le lieu où l'on jouait la musique a aussi façonné l'identité de la musique et on peut mesurer cette évolution. Il y a eu une nouvelle tendance musicale en Jamaïque il y a quelques années qui est très différente de ce que pouvait faire la génération de mon père. C'est plus moderne et plus rythmé, mais ça appartient toujours à la culture jamaïcaine qui est une culture reggae. De nos jours, la musique dancehall est plus une musique digitale, énergique, rythmée et faite par la jeune génération. On sait que la culture dancehall et sound system est très importante pour toi...Oui c'est très important parce que la première musique que j'ai achetée avec mon propre argent de poche était des cassettes de dancehalls. C'était en fait des enregistrements de soirées sound system. Et on y entendait beaucoup de dubplates, mais je ne comprenais pas ce que c'était au début. C'est en discutant avec un de mes héros, Admiral Bailey, que j'ai vraiment compris le truc. C'est lui qui m'a expliqué ce délire de refaire une de tes chansons en changeant un peu les paroles et en nommant le sound system ou le selector. J'étais fasciné par les dubplates une fois que j'avais compris le truc. Tu es un artiste très difficile d'accès que ce soit pour le public ou pour les journalistes. On a vu récemment un incident au Kenya où un journaliste local t'insulte publiquement pour avoir refusé de prendre des photos avec des gens. Après t'avoir rencontré plusieurs fois, on croit comprendre que tu n'es pas très à l'aise avec l'extrême célébrité. Est-ce qu'on se trompe ?[Il hésite] Non je suis très à l'aise avec qui je suis, mais je vais vous expliquer l'évolution du monde depuis mes débuts et vous pourrez juger par vous-mêmes de ma réaction face aux sollicitations du public. Au début de ma carrière, quand quelqu'un voulait prendre une photo avec moi, il fallait qu'il ait avec lui un appareil photo. Aujourd'hui, tout le monde a un appareil photo sur son téléphone. Et c'est devenu difficile pour moi de prendre des photos avec tout le monde parce que sinon je serais en retard à mes concerts, je louperais peut-être des avions... Il y a aussi des moments où j'ai envie de prendre du temps pour moi. Je suis un être humain. Il arrive donc un moment où je dois dire non à certaines personnes. Malheureusement, il y a des gens qui ne comprennent pas ça ou qui n'y sont pas sensibles. Un homme est juste un homme et jamais je ne voudrais manquer de respect à qui que ce soit. Je pense que mes vrais fans peuvent comprendre et être indulgents vis-à-vis de ça. Nous avons attendu 12 ans entre Welcome to Jamrock et Stony Hill. Combien de temps allons-nous devoir attendre avant le prochain album ?Ah ! Pas aussi longtemps. Je vous promets que l'attente ne sera pas aussi longue (rires).
Source : reggae.fr | 2017-07-19 02:00:00.0
Chronixx s'est fait connaître avec sa première mixtape en 2012 (Start a Fyah, mixé par Major Lazer), avant de revenir deux ans plus tard avec son EP Dread et Terrible où l'on retrouvait notamment le hit " Heres come trouble ". Ce premier EP qu'il avait défendu avec talent sur les scènes des festivals l'avait révélé comme un des artistes qui compte dans cette jeune garde du new roots jamaïcain avec Kabaka Pyramid, Protoje ou encore Jah9. Il nous avait fait attendre en 2016 avec une nouvelle mixtape, mais cela ne suffisait pas et revient enfin en cet été 2017, pour nous présenter son premier album Chronology disponible depuis le 7 juillet. Seize titres qui montrent toute l'étendue du talent de l'artiste, qui ne s'est pas cantonné au reggae pour ce premier album et qui prouve qu'il a vocation à plaire au plus grand nombre. Chronixx a grandi dans la ville de Spanish Town et plus précisément dans le quartier de De La Vega City, c'est ce qu'il nous raconte sur un riddim simple et posé dans le premier titre de l'album, " Spanish Town Rockin' ". Sur le second morceau de l'opus " Big Bad Sound ", on retrouve le seul invité qui n'est autre que Chronicle, le père de Chronixx qui s'illustrait dans le dancehall des 90's. Père et fils nous offrent un titre sublime sur une instrumentale entrainante. On retrouve avec plaisir des morceaux comme " Ghetto Paradise " ou " Country Boy ", dans un new roots hyper efficace et plein d'énergie qui nous rappelle les précédentes sorties de l'artiste. Le flow du chanteur sait aussi se faire caressant dans un style très lover qui va bien, sur des morceaux comme le langoureux " Skankin Sweet " ou encore " Smile Jamaïca ". La nouveauté de cet album c'est la liberté que s'est autorisé Chronixx à explorer d'autres styles musicaux que le reggae, certains morceaux sont donc teinté d'une pop très fraîche, très actuelle et aux sonorités acidulées. C'est le cas le " I can ", dont on se demande pourquoi il ne passe pas sur toutes nos ondes ( !) ou de " Loneliness ". On se tourne vers le hip hop avec le très touchant " Black is beautiful ", une ode aux héros de l'émancipation du peuple noir ou encore avec " Likes " plus orienté vers un RetB très urbain. On trouvera aussi une bonne touche de soul dans un style lent et langoureux avec " Majesty " ou mélangé à du reggae et de la pop sur " Christina " et son refrain tellement funky. Avec Chronology Chronixx nous dévoile toute l'étendue de sa palette musicale et l'efficacité avec laquelle son flow se pose sur tellement de styles différents. Un album qu'il défendra cet été sur les festivals européens comme le Reggae Sun Ska, le No Logo ou le Rototom. A découvrir absolument ici. Tracklist :1 Spanish town Rockin' 2 Big bad sound ft Chronicle 3 Skankin sweet 4 Ghetto paradise 5 Country boy 6 Smile jamaica (remastered) 7 I can 8 Selassie children 9 Black is beautiful 10 Majesty 11 Loneliness 12 Likes 13 Tell me now14 Legend15 Christina 16 I Know love
Source : reggae.fr | 2017-07-13 02:00:00.0
Après une tournée mondiale avec le groupe mythique The Gladiators, en remplacement du légendaire chanteur et fondateur Albert Griffith et la signature de leur dernier album Back on Tracks (2013 - 2016), le jamaïcain Droop Lion revient en force et présente son premier album solo Ideologies. Pourquoi Droop ? Car depuis petit, il est discret, silencieux toujours un peu triste dans son coin! Alors on l'a surnommé Droopy ! Sa puissante et profonde voix, son charisme et transe sur scène, son engagement contre les corruptions et pour un monde meilleur contrastent nettement avec cette discrétion naturelle. D'où le Lion ! Contraste qui est une des clefs qui nous permet de découvrir cet artiste.Né Andrew Brown dans la Paroisse de St Ann (JA), Droop Lion a grandi dans les quartiers populaires de Kingston. Alors qu'il n'avait que 9 mois, sa mère est victime d'un tir par balle et succombe à ses blessures... C'est en 1998 que Droop commence à enregistrer. Sa musique prend de l'essor à la sortie des singles Mama Soon Come Back (en hommage à sa mère disparue trop tôt) et Freeway inspiré des évènements de Tivoli Gardens de 2010 qui ont fait 70 victimes. On retrouve justement Freeway dans cet album, de même Pray for Them que Droop avait dévoilé en 2013 après des inondations durant lesquels il avait vu de ses propres yeux deux hommes emportés par un torrent. D'autres chansons s'autorisent des thèmes chargés d'album comme Lockdown contre les violences policières ou You Can't Hurt Her No More, où il dénonce les violences faites aux femmes... Screaming est un hommage aux victimes de l'attentat du Bataclan à Paris le 13 novembre 2015 (date à laquelle il jouait la dernière date de sa tournée européenne avec les Gladiators à Paris également). Les autres morceaux annoncent déjà la couleur juste avec leurs titres, Leaders Sell Out (les leaders se vendent), Modern Slavery (esclavage moderne) ... On attribue une mention spéciale Katta. En patois jamaïcain, ce mot désigne une étoffe qu'on se met sur la tête pour porter du poids, ce morceau traite du poids que l'on porte et qui pèse trop lourd (etldquo;only Jah can help us along this wayetrdquo;, seul Jah peut nous aider sur ce chemin) ... Mais Ideologies est avant tout le reflet de l'engagement de l'artiste envers l'humanité, sa réponse et ses solutions aux maux de notre société, sa foi dans le most high Jah et son ambition de rendre le reggae grand encore une fois (" make reggae great one more time ") ce qui pourrait paraitre prétentieux de prime abord jusqu'à ce qu'il nous livre le fond de sa pensée: le Reggae est la grande musique qui combat les oppressions de toutes formes, la musique du peuple, la musique qui libère. Il souhaite la rendre grande et digne une fois encore! Musicalement ? Droop Lion nous réchauffe et transporte avec sa voix profonde et puissante cependant si douce et mélodieuse, un reggae roots digne des plus grands, agrémenté d'un peu de new roots et dancehall. Ideologies a été produit par Cabel Stephenson et Tameka Reynolds en production exécutive, distribué mondialement VPal Distribution.Ce n'est pas la première fois que je rencontre ce personnage chat et lion à la fois aux détours de hasards qui n'en sont pas. Sa douceur et simplicité sont aussi présentes que sa force et son engagement sans détours ni hypocrisies !Reggae.fr : Alors Droop Lion comment va la vie ?Droop Lion : Là maintenant, on est arrivés à un point de la vie où tout ce qu'on peut faire c'est demander au Tout-Puissant Jah Rastafari de nous guider, nous aider à devenir plus sages en ces temps et au-delà de ces temps ... La vie va bien, je n'ai pas de problème avec la vie, j'ai des problèmes avec les comportements. Je n'ai pas de problème avec la vie, ce serait tellement présomptueux, la vie continuera avec ou sans moi, alors la vie est toujours grandiose. Là on parle de musique et de la promotion de l'album Idéologies en Europe. Que veux-tu exprimer avec Ideologies ?C'est un mode de vie, ça traite des grands sujets que nous utilisons pour nous guider vers la sagesse ! C'est une manière de vivre, pour pouvoir continuer à développer les grandes causes. C'est pourquoi j'ai créé ce projet avec l'inspiration du plus haut : Jah. Je l'ai appelé Ideologies parce que ce n'est pas juste de la musique, pas juste des sons et chansons. Ces mots sont des mots dont on a tous besoin en ces temps pour aller au plus près de nos ressources et valeurs humaines. Si nous parlons de la paix dans le monde, pour y arriver nous devons être responsables, chacun d'entre nous, chaque individu. C'est ça tout le processus de mon mouvement, administrer cette musique et ces mots aux gens pour un monde en progrès, une vision, une manière et un art de vivre... Combien de morceaux compte cet album ?Cet album consiste en 14 morceaux, 14 combats, 14 médications de vie. J'appelle ce etldquo;blocetrdquo; une médication car je pense qu'aujourd'hui il y a tellement de maladies dans les diverses sociétés du monde, beaucoup de confusion autour. Les gens ont perdu la raison de vivre. Alors je fournis ce etldquo;packageetrdquo; comme une médication.C'est toi qui les a toutes écrites ?Je ne crois pas avoir jamais écrit une chanson par moi-même. Même si des fois je vais m'assoir seul et avoir toutes ces idées, ces mots et ces mélodies, c'est toujours un effort collectif. Et il y a un morceau sur cet album qui s'appelle Have You Seen the Rain et qui est une reprise. Sinon bien setucirc;r je me fis à mon inspiration et celle de l'équipe de personnes qui m'entourent, parmi lesquelles Fata Marshall, l'ingénieur avec qui nous nous sommes assis des jours et des nuits pour accomplir ce travail. Cet album ne s'est pas fait hier ou la semaine dernière ou même il y a 3 mois, ça fait depuis très très longtemps que je travaille dessus. Dès le moment où j'ai pris la route de la musique professionnelle, c'est le fruit de tout ce que j'ai appris et c'est pourquoi je l'appelle etldquo;la longue attenteetrdquo;. C'est le présent que j'offre à mon public. Ton inspiration vient à quelle fréquence? Comment ça marche? Est-ce que c'est une inspiration soudaine ou le fruit de tes réflexions? Comment ça marche pour toi?Tout est naturel ! il y a des moments où les choses viennent à toi juste comme ça, et des moments où tu dois ouvrir tes yeux pour chercher des choses justes et nécessaires. Par exemple la chanson Screaming, si j'ai bien compris, tu l'a écrite après un attentat en Europe, peux-tu nous en parler?J'étais à Paris, c'était le dernier concert d'une tournée et quand le concert s'est terminé, je suis sorti de scène et j'ai vu tous ces gens partir paniqués et paranoïaques. C'est comme ça que j'ai découvert le désastre ! Judgement! Un attentat venait d'avoir lieu au coeur de Paris (Le Bataclan). Quand ce genre de choses arrivent c'est mon devoir de ramener un sirte de stabilité et stabilité et d'amnestie aux gens, car je sais qu'ils vivent dans la peur et que la peur et un des plus gros péchés de l'humanité. En tant que chanteur, musicien et artiste, je crée une musique pour apaiser ... Nous vivons au milieu de gens malades à travers le monde, quand j'ai vu les informations, les images, les comportements après cet attentat, cette chanson est arrivée. Avec Screaming j'ai essayé d'apaiser les gens. De mon point de vue, écrire des chansons c'est pointer les problèmes qui affectent la société mais aussi apporter des solutions ... C'est ce que je fais. Quand va-t-on te voir en tournée à nouveau ?Yes I, après cette tournée des médias en Europe, je vais aux USA pour une autre partie de cette aventure. Je reviens ensuite en Europe pour la tournée de l'album Idéologies à partir de novembre. C'est là que je voudrais vraiment faire sortir les gens pour qu'ils viennent recevoir les vibrations de ce que j'essaie d'expliquer, car les mots ne suffisent pas pour expliquer certaines vibrations et sentiments. Je veux dire que cette éducation, c'est plus que des mots! Car cette musique est la roots music. Roots c'est le coeur avec toutes les sensations qui vont avec ... Alors j'appelle mes fans pour leur dire, sortez venez aux concerts à partir de novembre car nous venons vous donner les vrais vibrations ! Les profondes roots vibes de cet album! J'ai entendu dire que tu veux rendre sa grandeur au Reggae (make reggae great again !). Comment ça ?Tu l'as entendu ? Tu ne le ressens pas ? Tu ne vois pas? Je pense que tu devrais le voir, le ressentir maintenant car là je suis en mission, je suis sur cette voie et si tu ne le sens pas maintenant je sais que tu vas le sentir plus tard. Bien setucirc;r c'est IetI qui m'élève pour rendre cette musique grande (etldquo;greatetrdquo;) encore une fois. Alors il n'est pas tellement utile d'en parler car les mots sans les actions sont morts ! C'est pourquoi j'agis, je mets en place le travail et je m'assure de bien accomplir ma partie. Plus de vie, plus de continuité, de discipline ramènent chacun d'entre nous aux vraies racines roots !!! Un dernier mots pour nos lecteurs et tes fans Big Up Reggae.Fr, Big Up la team, Big up Paris, Love à la France ... Big up à toute l'Europe car cet endroit est le plus intelligent face à cette musique pour le moment. Il s'y passe tellement de choses. Mangez de la nourriture propre, buvez de l'eau propre, assurez-vous de prier Jah et VIVRE car c'est le moment pour ça! Rastafar I. Maintenant, et avec vous, nous allons rendre le reggae grand encore une fois !
Source : reggae.fr | 2017-07-13 02:00:00.0
Samedi, pour clore la saison culturelle de L'Artchipel, Krys a fait son show sur scène. L'artiste de reggae-dancehall a passé en...
Source : franceantilles.fr | 2017-07-11 19:52:00.0
On ne sait jamais à quoi s'attendre quand un nouvel album de Sizzla voit le jour. etEacute;clair de génie ou médiocrité ambiante ? Que des perles, quelques big tunes ou quasiment rien de bon ? La réputation instable de l'artiste n'est plus à faire. Ce nouveau Fought for Dis résume bien la carrière du leader de la génération new roots : une inégalité constante qui n'exclut pas quelques belles découvertes.Fought for Dis est le fruit de dix années de collaboration entre le singjay et le label AL.TA.FA.AN., figure incontournable du new roots jamaïcain. Un titre par an ! Quelques singles déjà sortis en série figurent donc sur la tracklist comme le terrible Don't Worry sur le Kiana Riddim en featuring avec Mark Wonder et Gentleman. Un trio gagnant que l'on retrouve avec plaisir. Une autre triplette fait sensation sur le papier : la rencontre avec Capleton et le nouveau phénomène dancehall Vershon. Malheureusement pas à la hauteur de nos espérances, ce titre aux allures de hip-hop est presque gâché par un refrain en voix de tête loupé. Les couplets de Kalonji et Capleton viennent sauver la mise, mais Vershon passe quasiment inaperçu aux côtés des deux légendes. Les fans de hip-hop se consoleront avec Freedom en duo avec M1 du groupe Dead Prez où Sizzla se rattrape haut la main avec un refrain entêtant et des phases incisives sur certains couplets venant concurrencer le flow de son collègue américain.Album très culturel s'il en est, Fought for Dis fait quid du dancehall, un style sur lequel l'artiste bobo dread est pourtant plutôt à l'aise. Mis à part les deux titres hip-hop déjà cités, le producteur Anthony Senior s'est concentré sur ce qui a fait la marque de fabrique de son label : un new roots mélodieux et des ballades aux cuivres très présents. Love you Jah Jah, Show More Love ou The Children are the Future en sont les parfaits exemples. Much More fait quant à lui office de flash-back au début des années 2000, quand le reggae one drop était brut et sauvage, rappelant presque la grande époque de Sizzla des années 90 où l'artiste alternait entre voix douce et gutturale sans broncher.Loin d'être incontournable dans la discographie de Sizzla, Fought for Dis reste de bonne facture malgré quelques ratés. On trouve à boire et à manger sur ce nouvel effort. A vous d'aller piocher ce qui vous correspond !Tracklist :01. Fought for Dis 02. Freedom feat. M1 Dead Prez 03. Love you Jah Jah 04. Happy for You feat. Capleton et Vershon 05. Show More Love 06. Don't Worry feat. Gentleman et Mark Wonder 07. The Children are the Future 08. Take my Breath Away feat. Nakeisha 09. Much More 10. Jamaica feat. Sugar Cane
Source : reggae.fr | 2017-07-11 02:00:00.0
À l'occasion de son passage en Guyane pour la fête de la musique, Pompis a discuté avec France-Guyane de la place du dancehall...
Source : franceguyane.fr | 2017-07-03 20:12:00.0
Kabaka Pyramid était de passage au New Morning de Paris le 15 juin dernier pour l'une de ses rares dates françaises cette année. Le jeune rasta a livré un show particulièrement énergique en laissant une belle place au dancehall et à de nombreux hommages à ses idoles Sizzla, Capleton et autres Buju Banton. Le public parisien a également eu droit à une visite surprise de Sara Lugo sur High et Windy et à l'excellent Can't Breathe sorti quelques jours auparavant en prélude du premier album de l'artiste à paraître courant 2017. Kabaka était précédé par Straika D backé par l'équipe de Party Time pour présenter son nouvel opus Coeur de feu. Retour en images grâce aux photos de Philippe 'Da Best' Campos.Straika D Little Francky (Party Time)Kabaka Pyramid
Source : reggae.fr | 2017-06-29 02:00:00.0
Biga Ranx est un vrai OVNI dans le paysage reggae actuel. Lui que la France a découvert tout jeune, s'inspirant des Jamaïcains, s'est petit à petit forgé une identité bien à lui en glissant vers une musique hybride, lente, minimaliste et très créative. Toujours en quête de poésie, le deejay est un éternel insatisfait qui parvient cependant à satisfaire ses fans. Retour avec lui sur la genèse de son dernier projet, 1988.Reggae.fr : Comment s'est passé la création de 1988 ?Biga Ranx : Quand j'ai fini mon album précédent Night Bird, je ne me suis pas arrêté de créer. J'ai continué dans la foulée. J'ai fait énormément de morceaux et j'ai bouclé plusieurs versions différentes de 1988. Et arrivé à deux mois de la deadline, je n'étais toujours pas satisfait de la version finale car j'avais envie de faire tellement de choses différentes ; j'ai envie de chanter, de toaster, de faire des riddims, de faire du hip-hop, du dancehall et même de l'electro. J'ai besoin d'exprimer mes influences autre que le reggae. J'avais à la fois envie de faire un pas en avant en créant une musique sur laquelle je ne suis pas attendu, mais j'étais aussi tenté de revenir à ce pour quoi on m'a connu. J'étais dans un vrai dilemme entre ces deux directions et parmi toutes les versions du projet que j'avais faites, il n'y en avait aucune qui était réellement aboutie selon moi. Mais il a fallu prendre des décisions et boucler enfin cet album. C'est comme ça qu'est né 1988. On sent bien que cet album dépasse largement le cadre du reggae. Quels mots utiliserais-tu pour l'inscrire dans un mouvement musical ?Je dirais " fly ". C'est un album nuageux en fait. Et c'est le reggae qui m'a amené à cette ambiance fly. Pourquoi j'ai écouté du reggae très jeune ? Parce que c'est la première musique que j'ai découverte comme une musique qui te pousse à l'évasion. Il y a vrai côté aérien, sunshine, un côté poétique et exotique qui m'a toujours attiré dans le reggae. Je pense surtout à l'époque rocksteady. C'est une musique très planante je trouve avec de très belles mélodies. Cette ambiance planante est aussi due aux techniques d'enregistrement de l'époque je pense. Dans quels autres genres musicaux que le reggae as-tu puisé pour cet album ?Je dirais dans le hip-hop ambiant et dans le mouvement screwed, ce délire où les DJs ralentissaient les vinyles pour les jouer à 50-60 BPM. En fait c'est vraiment le downtempo qui a influencé cet album pour son côté musique lente et atmosphérique. Ton univers musical a beaucoup évolué ces dernières années vers cette ambiance très lente et minimaliste. Comment adaptes-tu ton flow à ce nouvel univers ?En fait, je trouve d'abord une mélodie qui colle bien à l'instru et ensuite je mets des mots sur cette mélodie. Pour moi c'est toujours la mélodie qui doit guider la chanson. Ce qui est différent par rapport à ce que je faisais à mes débuts, c'est que les riddims sont beaucoup plus lents donc il y a évidemment une autre manière d'aborder le flow et donc l'écriture. Je laisse la spontanéité guider tout ça. C'est mon instinct qui guide ma musique. Tu as à nouveau collaboré avec Blundetto sur certains morceaux. Votre association fonctionne à merveille. Quel est votre dénominateur commun ?Je pense qu'on est sur la même longueur d'ondes. J'ai l'impression que lui de son côté il recherche un univers reggae qui serait en même temps très classe, aérien et poétique. C'est quelque chose qui manque cruellement au reggae actuel que l'on retrouvait dans le rocksteady, et lui et moi on est d'accord là-dessus. Ce dénominateur commun c'est la recherche de poésie en fait. Liquid Sunshine fait partie de ces collaborations avec Blundetto. Comment s'est passé le choix de la thématique de ce titre ? Blundetto intervient-il à ce niveau-là ?Non, il m'envoie simplement des instrus et je fais ce que je veux dessus. Pour Liquid Sunshine, je l'ai écrit en rentrant d'un voyage en Jamaïque avec ma femme. Là-bas on avait assisté à un phénomène qu'on appelle le liquid sunshine. C'est quand il pleut sur l'océan. J'ai trouvé ça très beau et j'avais cette expression qui me trottait dans la tête en rentrant. Donc j'ai fait cette chanson avec très peu de texte. Je voulais vraiment faire quelque chose de minimaliste et je suis content parce que je trouve que c'est réussi alors que ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus facile à faire. Autre collaboration importante, celle avec ton frère Atili Bandalero. Comment faîtes-vous la part des choses entre vos relations familiales et professionnelles ?Lui il habite à Bayonne et moi à Tours donc on est un peu éloignés. Quand on se retrouve, on fait toujours de la musique parce que c'est ce qu'on a toujours fait. etCcedil;a se passe de la manière la plus naturelle possible. On a les même goetucirc;ts donc ça avance rapidement et facilement quand on bosse ensemble. Big Red est à nouveau présent sur cet opus. Pourquoi avoir choisi de l'inviter encore une fois et quelle relation entretiens-tu avec lui ?C'est un artiste que je respecte énormément et que j'ai beaucoup écouté quand j'étais jeune. Quand j'étais ado au foyer, je n'écoutais que lui. Je passais mon temps avec l'album Big Redemption. J'ai d'ailleurs découvert le travail de Raggasonic bien après avoir écouté Big Red en solo. Quand j'ai eu la chance de le rencontrer, le feeling est tout de suite très bien passé. En plus, il devait préparer un album et moi j'avais vraiment envie de l'encadrer. C'est ce qu'on a fait, j'ai été aux commandes de la réalisation de son album Vapor. C'est une grande chance de pouvoir produire un artiste que tu admires autant. On est devenus potes aujourd'hui et on s'est retrouvés sur cet univers musical vaporeux qui lui plaît autant à lui qu'à moi. Parmi les collaborations, il y a aussi cette chanson complètement inattendue avec Akhenaton et LEJ ! Comment s'est fait le lien ?C'est d'abord une rencontre humaine et amicale. Toutes les personnes qui sont sur cet album sont avant tout des amis avec qui je passe des bons moments en dehors de la musique. Avec les filles de LEJ, on se connaît depuis longtemps, avant qu'elles aient percé, et Akhenaton je l'avais rencontré sur un plateau radio et on s'était bien entendus. Je trouvais ça marrant de les rassembler. J'aime bien faire des rencontres improbables. Ton univers graphique a pas mal évolué aussi depuis tes débuts. Il colle de mieux en mieux à ton univers musical. Quelle importance y accordes-tu et quelle est ton implication à ce niveau ?Pendant longtemps, je ne choisissais pas vraiment mes visuels et mes pochettes d'album et ça m'a beaucoup affecté. Je m'en suis toujours voulu de ne pas être intervenu sur certains mauvais choix qui ont été faits. Pour moi l'univers visuel est aussi important que la musique. Il y a des artistes dont je n'aime pas forcément la musique qui parviennent à me séduire parce qu'ils proposent un univers graphique auquel j'adhère à 100 %. Aujourd'hui j'essaye de véhiculer enfin l'image qui me ressemble, c'est à dire des visuels à contre courant du reggae car je ne suis pas fan du tout de l'imagerie rouge jaune vert stéréotypée. Je contrôle aussi mes clips. J'oriente des réalisateurs vers certains codes et certaines images qui me correspondent. C'est important pour moi d'avoir un oeil sur tout. J'ai déjà fait des clips où j'ai laissé le réalisateur libre. Mais quand je les regarde aujourd'hui, j'ai envie de me griffer. J'ai envie d'assumer et de pouvoir défendre à 100 % ce que je fais donc je tiens à ce que mes idées soient utilisées dans mes visuels et mes clips. Tu es un adepte du Do it yourslef ?A fond. Je trouve que c'est dans le Do it yourself que l'on exprime le mieux sa créativité artistique et pas forcément dans les albums surproduits, surpréparés, surencadrés. Par exemple pour la pochette de 1988, on a pris un polaroid dans mon salon et on a mis des petits palmiers autour et basta. C'est ça qui me plaît. Pareil pour un clip. J'ai envie de prendre une caméra et de me lancer à l'arrache sans scénario. C'est par la débrouille et par la spontanéité qu'on arrive à véhiculer des super belles choses. Parle nous du morceau My Face pour lequel tu as justement fait un joli clip.L'histoire de ce morceau commence chez Don Camilo, un jour où on écoutait des vieux rocksteady. C'est après cette séance d'écoute que j'ai commencé à composer la chanson sur mon petit claver OP1. Camilo m'a beaucoup encouragé en me disant d'aller au bout de mes idées et ça a donné ce morceau-là qui au final s'éloigne un peu de mon univers actuel aux rythmes hyper lents qui planent à 3000. etCcedil;a ressemble un peu plus à ce que je faisais au début, mais j'ai préservé le côté nuageux et retro dans le clip pour coller à l'ambiance de l'album. J'adore cette imagerie façon années 90, c'est mon délire du moment. Tu as travaillé tout cet album sur ce clavier OP1. Comment travailles-tu avec cet instrument particulier ?C'est très simple d'utilisation et très pratique pour composer. Il y a un enregistreur 4 pistes et ça me permet de pouvoir poser des idées très spontanément dans l'instant. Même pour ma voix. Je trouve la démarche marrante parce que tu fais de la musique digitale sans ordinateur et ça c'est vraiment cool pour l'époque dans laquelle on vit.
Source : reggae.fr | 2017-06-23 02:00:00.0
Mister Collie Buddz, que vous connaissez setucirc;rement pour son hit Come Around, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album. Good Life est disponible depuis le 19 mai et garde le caractère original du chanteur tout en se mettant au goetucirc;t du jour en empruntant des voies musicales différentes. Collie Buddz a fait le choix de naviguer entre reggae, hip-hop, dancehall et sonorités plus commerciales pour donner un mix très intéressant. Il y a tellement d'influences différentes qu'il est impossible de toutes les citer et c'est ce qui offre de la richesse au projet. Cette diversité n'en est pas moins cohérente et crée un véritable univers tout au long de l'écoute. L'artiste des Bermudes a toujours flirté avec une musique grand public, et enfonce cette fois le clou en affichant ainsi sa volonté de toucher une audience toujours plus large. Il a reçu pour cela l'aide précieuse du producteur Supa Dups, connu pour ses collaborations avec des artistes internationaux tels que Drake ou Bruno Mars, ce qui explique en partie les influences et la mixité de ce nouvel opus. Tour d'horizon de nos titres préférés : Lovely Day : Un morceau puissant, qui sonne très revival avec des sonorités jamaïcaines modernes et des lyrics pourtant presque slackness... Lovely Day s'inscrit très bien dans la thématique de la Good Life puisque c'est un hymne à la belle vie. Personne ne viendra perturber la journée parfaite du singjay, surtout pas les haters. Good Life : Le morceau éponyme s'adresse à tous les amateurs de cette double vie. D'une part la pression, le taff, les contraintes... et d'autre part la luxure, le plaisir pour échapper à ce rythme stressant. Elle représente bien les textes et l'atmosphère générale de l'album : prendre la good vibe, profiter des plaisirs de la vie pour en oublier les désagréments. L'ambiance musicale illustre elle aussi parfaitement cet état d'esprit sunshine : une vibe chill, un refrain que vous reprendrez rapidement, des couplets entraînants.... Yesterday ft Jody Highroller et Snoop Dogg : Un titre en combinaison avec deux rappeurs américains de premier choix qui incarne encore une fois cette diversité omniprésente sur l'ensemble de l'album. Un autre exemple de la Good Life que rien ni personne ne pourra venir gâcher. Le trio magique évoque le renouveau dans la vie d'un homme suite à la fin d'une relation compliquée et tumultueuse sur fond de guitare acoustique. Good Life est finalement un album tellement divers et surprenant que nous ne pouvons que vous conseiller de l'acquérir pour vous en rendre compte par vous-même. Tracklist :1-Control2-Lovely Day3-Part of My Life4-Save Me from the Rain (feat. Kat Dahlia)5-Good Life6-I Got You7-Used to (feat. Kreesha Turner)8-Level (Feat. P-Lo)9-Yesterday (feat. Jody Highroller et Snoop Dogg)10-Glass House
Source : reggae.fr | 2017-06-14 02:00:00.0
Fiers de leur victoire aux Grammy Awards l'année dernière, les Morgan Heritage n'ont pas tardé avant de nous livrer leur nouvel opus. Avrakedabra est disponible depuis le 19 mai et la magie opère à nouveau. La famille royale du reggae assume plus que jamais son côté pop et part à la conquête d'un public toujours plus large avec un album particulièrement bien produit et fourni en featurings. Les trois frères Peetah, Gramps et Mojo nous en disent plus sur la fabrication de leur nouveau bébé, à commencer par le choix surprenant du titre...Reggae.fr : Le titre de votre nouvel album, Avrakedabra, est pour le moins inattendu. Qu'est-ce qui vous a poussés à choisir ce titre ?Mojo : C'est une réflexion sur notre travail. Ce projet est définitivement magique et nous en sommes très contents. On savait que cet album allait avoir un impact sur nos fans et sur un nouveau public aussi, mais nous ne savions pas réellement quel serait cet impact. On laisse donc la magie opérer et on marque l'entrée de Morgan Heritage dans une nouvelle ère. Il y a vraiment un lien entre la magie et notre groupe. Le public comprend cela quand il nous voit sur scène. Quand vous écoutez Morgan Heritage, vous entendez de la musique que vous n'avez jamais entendue auparavant. On essaye toujours de monter la barre plus haut à chaque fois que l'on crée une nouvelle chanson ou un nouvel album. On ne refait jamais deux fois la même chose, on essaye toujours de rechercher des sons différents. Et on fait ça depuis nos débuts d'ailleurs. Nos deux premiers albums ont été produits par King Jammy's et Bobby Digital, deux producteurs très différents. Le matin on enregistrait chez Jammy's et le soir chez Bobby Digital. La pochette de l'album avec cette pyramide inversée indique que vous vous référez aux origines étymologiques du mot connu aujourd'hui comme une formule magique. Pouvez-vous nous en parler ?Mojo : Le mot vient de l'Araméen qui est l'ancêtre de langues comme l'Arabe, l'Hébreu et l'Amharique. On a utilisé l'orthographe et la prononciation d'origine de ce mot qui a un peu changé au fil du temps. Sa signification a aussi évolué avec les années et on avait envie d'inciter nos fans à aller faire des recherches sur ce mot. Et quand on fait ces recherches, on trouve différentes définitions pour ce mot. Justement, quelle est celle qui vous a le plus séduits ?Mojo : Se donner les moyens de réussir et faire en sorte que ses rêves deviennent réalité. Pour nous, ça veut dire créer son propre destin. Nous sommes conscients qu'il existe quelques définitions négatives de ce mot, vous pourrez faire vos propres recherches pour en savoir plus, mais ces définitions ne correspondent pas à l'orthographe que nous avons choisi.Gramps : Et de toute façon, nos fans nous connaissent. Cette année on fête nos 20 ans de carrière. Les gens savent que jamais nous ne serions référés à une connotation négative. " Morgan Heritage est un groupe commercial " Vous avez gagné un Grammy Award avec votre précédent album, Strictly Roots. Est-ce qu'on travaille différemment sur un album quand on gagne une telle récompense ?Gramps : Rien ne change. On fait notre musique de la même façon. Ce qui peut changer c'est qu'on peut se mettre à travailler avec de nouveaux producteurs ou de nouveaux paroliers. En 20 ans de carrière, nous avons toujours écrit nos propres chansons, mais pour cet album on a collaboré avec des paroliers et des producteurs avec lesquels on n'avait encore jamais travaillé comme Shannon Sanders. Je l'ai rencontré quand il travaillait avec India.Arie. Il avait aussi travaillé sur mon album solo 2 Sides of my Heart vol.1. J'ai suggéré à mes frères et soeurs de l'intégrer à notre projet pour apporter son énergie débordante car je le considère comme le Quincy Jones des temps modernes. C'est un producteur de génie et il a apporté beaucoup de fraîcheur à notre album. A propos des producteurs, sur Striclty Roots, vous aviez collaboré avec les Français Bost et Bim. Sont-ils encore de la partie sur Avrakedabra ?Peetah : Oui ! Bost et Bim ont produit le premier titre de l'album Want Some More. Ils ont aussi produit Harder Than U Know. Ce sont de très bons amis et on adore le travail qu'ils font. Nous avons été très tristes d'apprendre la mort de Bim l'année dernière. Que son âme repose en paix. Vous avez toujours intégré de la pop dans votre musique, mais on sent que cet album sonne plus pop que jamais...Gramps : Nous sommes Américains donc c'est normal que nous soyons influencés par la musique de notre pays. Si vous écoutez Gentleman, vous entendrez des influences allemandes, si vous écoutez Alborosie, vous entendrez des influences italiennes. Moi j'ai grandi à Brooklyn donc je suis forcément influencé par ce qui se fait ici. C'est pareil pour Stephen Marley. Sur son dernier album, il y a beaucoup de hip-hop, ce n'est pas un hasard, c'est parce qu'il a grandi aux Etats-Unis. On fait les choses naturellement.Mojo : Et qu'est-ce que ça veut dire pop ? etCcedil;a veut dire "populaire". Pour moi, la pop n'est pas un genre à part entière. etCcedil;a veut juste dire qu'il s'agit d'une musique qui plaît à beaucoup de monde. Le rock peut-être pop, la folk aussi, tout comme le hip-hop, le RetB, la musique classique et bien entendu le reggae. Nous sommes toujours un groupe de reggae ! Si vous avez l'impression que notre musique sonne pop c'est sans doute parce qu'on essaye de plaire au plus de monde possible. Beaucoup de gens fustigent la musique commerciale, mais si "musique commerciale" veut simplement dire que l'on crée notre musique en voulant toucher le plus de monde possible, alors Morgan Heritage est un groupe commercial. Nous ne faisons pas de la musique juste pour les rastas qui fument de la weed. Nous ne voulons pas plaire à dix personnes, mais à dix millions de personnes ! Selon vous quelles sont les différences entre cet album et le précédent ?Gramps : Musicalement parlant, il n'y a pas beaucoup de différences. C'est dans la continuité de Strictly Roots. Mais techniquement, on a clairement haussé le niveau. Le mix et le mastering d'Avrakedabra sont impeccables. On s'est aussi concentrés beaucoup plus sur la simplicité. On s'est rendus compte que parfois, laisser un peu de respiration et ne pas surcharger en arrangements était plus efficace. On a appris beaucoup sur l'efficacité de la simplicité en faisant cet album. N'est-il pas aussi plus futuriste ?Gramps : Si c'est vrai. On a toujours voulu faire évoluer la musique. Aujourd'hui encore il y a des gens qui parviennent à faire du reggae qui sonne comme dans les années 70. Nous préférons nous tourner vers le futur. Si vous regardez le hip-hop, vous vous rendez compte qu'il a beaucoup évolué. En ce qui concerne la musique jamaïcaine, j'ai l'impression que le dancehall a beaucoup plus évolué que le roots. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais beaucoup d'amateurs de reggae veulent qu'il continue à sonner de la même manière qu'à l'époque. Moi je préfère le voir grandir et se transformer. C'est ce qu'on avait déjà impulsé sur Strictly Roots. On voulait montrer que le reggae était devenu international. Ce n'est plus seulement une affaire jamaïcaine. En parlant du futur et de l'évolution de la musique, vous avez invité Kabaka Pyramid et Dre Island sur le morceau We Are...Gramps : Oui ces deux artistes représentent clairement le futur. La musique n'a pas de limite. Bien setucirc;r, la musique des légendes du passé vivra pour toujours, mais si nous n'encourageons pas les jeunes artistes, la musique stagnera. On voulait inviter ces deux jeunes pour montrer l'union qui existe entre différentes générations. Dre Island et Kabaka Pyramid représentent cette nouvelle génération jamaïcaine qui est capable de faire aussi bien du dancehall que du reggae. C'était une grande joie de les avoir avec nous sur ce morceau qui représente le futur de la musique. " Beaucoup de gens ne savent pas que nos plus grandes influences sont Steel Pulse et Third World " Il y a aussi Mr Talkbox présent sur le titre Want Some More. Les fans de reggae ne le connaissent sans doute pas. Qui est-il ?Gramps : etCcedil;a s'est toujours fait dans le reggae d'inviter des artistes que personne ne connaît dans le milieu alors qu'ils sont d'immenses stars dans un autre genre. Alors laissez-moi vous éduquer. Mr Talkbox est... vous connaissez sans doute Roger Zapp qui a amené ce son particulier de voix trafiquée dans la pop. Mr Talkbox est le Roger Zapp des temps modernes. Nous on l'a découvert sur le titre 24K Magic de Bruno Mars et quand on a entendu ce son de talkbox, on s'est dit que ce serait innovant et frais d'entendre ça sur du reggae. Vous avez aussi rassemblé Ziggy et Stephen Marley sur une instru pour le moins surprenante, en tout cas pour Stephen. Comment a-t-il réagi quand vous le lui avez proposé ?Gramps : Ils sont tous les deux tombés amoureux de l'instru instantanément. Je ne suis pas setucirc;r qu'ils l'aient trouvée surprenante eux. En fait, c'est un riddim qui est largement inspiré de ce que Peter Tosh a pu faire avec des titres comme Nuclear War, Buk-In-Ham Palace ou Dont' Look Back avec Mick Jagger. etCcedil;a a un petit côté rock ou disco, mais ça se fait depuis longtemps dans le reggae donc Ziggy et Stephen n'ont pas été perturbés (rires). On retrouve aussi Bunny Ruggs de Third World. C'est génial de réentendre sa voix plus de trois ans après sa disparition. Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour dévoiler ce titre ?Peetah : On n'a pas attendu en fait. C'est juste que le temps était venu de le dévoiler. C'est Jah qui nous l'a suggéré (rires). Notre père était très ami avec Bunny Ruggs donc on l'a beaucoup côtoyé étant jeunes. Il habitait à New-York quand on était enfants donc on le voyait souvent. Et Third World est une des plus grandes inspirations de Morgan Heritage. Beaucoup de gens ne savent pas que nos plus grandes influences sont Steel Pulse et Third World. Notre claviériste, DreZion faisait des sessions voix avec Bunny avant qu'il ne meurt et il a profité d'une de ces sessions pour faire ce titre. " Le reggae n'est plus seulement une affaire jamaïcaine " On sait que vous avez tous des influences très variées dans le groupe. Certains aiment le rock et même le métal comme Mojo, d'autres aiment le RetB ou le hip-hop... Comment fonctionnez-vous en tant que collectif ? Prenez-vous des décisions à la majorité ou faut-il que tout le monde soit d'accord à 100 % ?Peetah : Non, c'est la musique qui nous dicte ce qu'on doit faire. On n'est pas du genre à se dire "OK, on ne fait rien tant que tout le monde n'est pas d'accord à 100 %". Tout le monde dans le groupe ressent la musique. La musique ne ment pas. Quand tu crées quelque chose, si ça ne sonne pas tout le monde le sent. De la même manière que quand c'est bon. Et heureusement que ça se passe comme ça. C'est naturel. Vous aviez créé votre propre label pour le précédent opus, CTBC Music Group. Ce nouveau projet sort aussi sur votre label. Après deux années à travailler indépendamment, êtes-vous satisfaits ?Peetah : Oui bien setucirc;r. Le simple fait de sortir son album sur son propre label est satisfaisant. C'est très gratifiant. Personne n'est là pour nous dire ce qu'on devrait faire ou pas. Cela fait 20 ans que l'on voyage dans le monde à la rencontre de nos fans, on commence à les connaître maintenant donc on peut se débrouiller tout seul. Quand tu regardes les informations, on te raconte des choses et quand tu vas sur le terrain, tu découvres la vérité par toi-même. C'est la même chose quand tu crées ton propre label. Ce n'est pas facile bien entendu, mais ça te renforce beaucoup. Vous vivez aux Etats-Unis. Le monde entier a été choqué par l'élection de Donald Trump. Qu'en est-il pour vous ?Peetah : On vit entre les Etats-Unis, la Jamaïque et l'Afrique, mais c'est vrai qu'on passe beaucoup de temps aux Etats-Unis. Trump c'est Trump. Le monde entier l'a découvert au moment des élections, mais nous on est originaires de New-York donc on le connaît depuis qu'on est gosse. Les gens ont du mal à comprendre qu'on ne peut pas blâmer un président pour ce qui se passe dans son pays. Les problèmes que l'on rencontre aux Etats-Unis ne sont pas dus aux présidents et les présidents ne peuvent rien y changer. Tout le monde pointe du doigt le président sans jamais chercher à savoir d'où viennent vraiment ces problèmes. Les médias créent sans cesse de la propagande pour pointer du doigt des fautifs et éloigner les peuples de la vérité. Il ne faudrait pas se concentrer sans cesse sur Donald Trump. Il n'est pas le centre de l'Humanité. Il y a beaucoup de choses qui se passent dans le monde auxquelles personne ne prête attention alors qu'elles font souffrir des gens. C'est ce qu'on essaye de souligner dans notre musique. etEcirc;tre Noir aux Etats-Unis c'est dur. Que tu sois riche ou pauvre. Et ça n'a rien à voir avec Donald Trump. etCcedil;a existe depuis des années. La preuve, la maison du joueur de NBA Lebron James a récemment été vandalisée avec des graffitis racistes alors qu'il est l'un des hommes les plus riches du monde. Pour finir, nous avons entendu que votre soeur Una avait eu des problèmes de santé. Comment va-t-elle ?Peetah : Elle va mieux merci. Elle a fait une crise cardiaque pendant une tournée américaine en 2015. Donc elle ne peut plus s'investir comme avant dans notre projet musical. Elle ne peut plus participer aux tournées actuellement car elle doit se reposer. Elle n'a pas juste attrapé une grippe, c'est quelque chose de grave et sa vie est plus importante que notre musique. On la laisse tranquillement retrouver une bonne santé et on verra plus tard ce qu'il en est.
Source : reggae.fr | 2017-06-13 02:00:00.0
Uman est inclassable et pluriel. Auteur interprète, on le connaît avec une plume ou un micro à la main, mais il peut également manier le pinceau avec beaucoup de justesse. C'est d'ailleurs un auto-portrait qui nous regarde droit dans les yeux qui vient illustrer la couverture de ce quatrième album Umanist. Un opus voguant entre roots et dancehall et qui sonne comme un retour au reggae music pour Uman après une incursion dans la chanson française sur son dernier projet (La tournée des grands ducs). Sa voix rauque se fait toujours aussi bien entendre et ses textes en français sont plus que jamais plein de lumière.Si Uman n'était pas un habitué des featurings sur ses précédents albums, il s'est bien rattrapé et cela donne quelques pépites. Dès l'ouverture de l'album, on en prend plein les oreilles avec Faut y aller en featuring avec le Haïtien BIC. Enthousiasmant au possible, ce morceau est le tube qui fait pousser des ailes. C'est le tune " good vibes " qu'on a envie d'écouter au petit matin pour se lancer comme un boulet de canon dans une longue journée remplie d'obstacles. S'écoute en boucle.Le MC belge s'est également adjoint les services de deux ténors du reggae hexagonal. Sur Lieu commun, c'est Taïro qui vient l'accompagner. Leur message : que les gens arrêtent de voir le monde avec des oeillères ; la terre fourmille de plaisirs et de choses à découvrir alors arrêtons de se croire au centre du monde. Autre featuring attendu et qui fait son effet, un clin d'oeil au Sinsemilia de Black Uhuru avec Yaniss Odua. Les deux ganja smokers nous offrent un nouveau ganja tune de toute beauté. Pas de slackness ici, Uman fait partie des artistes conscients, ceux qui élèvent l'auditeur avec des textes censés, lucides et humanistes. Les constats sur notre société sont parfois amers comme avec Pas de justice, pas de paix où il critique vivement les forces de l'ordre au service d'une justice qui ne fait pas son travail. Amer oui mais jamais étouffant, au contraire, ses textes vivifient et exaltent notre volonté de résistance : "quand tu interdis, je désobéis".Umanist nous fait lever le poing tout en bougeant le bassin. Engagé et dansant, il est reggae music dans son fond comme dans sa forme. Uman y explore la diversité de ses thèmes : la rébellion, l'ouverture sur le monde, l'amour, mais aussi la diversité de ses rythmes en passant du roots au dancehall sans sourciller. C'est original et revigorant, on vous le recommande chaudement.Tracklist :1. Faut y aller Feat. BIC2. Lieu commun Feat. Taïro3. La vie est belle4. Pas de justice, pas de paix5. Sinsemilia Feat. Yaniss Odua6. Révolution Feat. ZA7. Combien de temps Feat. BIC8. I love my life9. Bonnie and Clyde10. Hot like fyah Feat. Gifta11. Le feu et la glace Feat. Camille Yembe12. Tous ensemble
Source : reggae.fr | 2017-06-12 02:00:00.0
Quand on a reçu le tant attendu nouvel album de Biga Ranx, on savait qu'il allait nous replonger dans l'univers brumeux du vapor dub dont lui et ses acolytes du Brigante Crew se sont fait les spécialistes. Ce style très digital aux basses surdimensionnées, où les percussions semblent avoir été recouvertes de coton, brise toutes les frontières en s'inspirant aussi bien du reggae, du dancehall et du dub que du hip hop, de la trap ou de l'electro. Dés le premier titre Liquid Sunshine (qu'on avait découvert il y a un petit moment déjà) on pénètre dans le monde flou et vaporeux de 1988. Homegrown nous y enfonce encore un peu plus avec cette instru très légère qui semble flotter sur une ligne de basse gargantuesque. On y retrouve le flow affetucirc;te de Biga sur les couplets quand celui ci se fait doux et caressant sur les refrains. L'opus renferme beaucoup de collaborations, à commencer par le surprenant et entêtant Monday dont vous reprendrez vite le refrain chanté par LEJ et le couplet rappé par Mr Akhenaton en personne. Blundetto s'est chargé de la production de plusieurs morceaux comme Low Grade ou encore French Fries, le slow à la sauce Brigante. Autre producteur proche de Biga présent sur cet album : le frérot Atili Bandalero avec Contrebande, un pur vapor dub très lent sur lequel la voix trafiquée du chanteur semble flotter comme un nuage de fumée. Sur le riddim très posé de Tropic Sky, le phrasé hyper rapide et complètement fou du rappeur autrichien Ruffian Rugged se mêle aux voix robotisées de Prendy et Biga ainsi qu'au discret mélodica d'Art-X. Petit Boze, en duo avec Biffty, nous offre quant à lui un vrai délire entre rap et trap. Le dernier invité n'est autre que l'autre spécialiste du vapor dub à la française : Big Red vient en effet retrouver Biga Ranx pour le planant Veleda. Life Long et My Face sont setucirc;rement les morceaux qui s'éloignent le plus de l'esprit vapor de l'album, ressemblant plus à un mélange entre dub et dancehall qui nous ramène aux premières sorties du chanteur sur lequel il se promène dans son style unique. Tous les autres morceaux nous plongent totalement dans cet univers embrumé si particulier fait de mélodies digitales et fantaisistes. C'est le cas de Do my Thing aux sonorités aériennes et ses notes de synthé qui semblent s'envoler dans les airs comme des bulles de savon insaisissables ou encore de l'énorme PMU délivré en français par un Biga qui s'inspire de la trap d'aujourd'hui dans une ambiance sombre et toujours plus enfumée. Parfait générique de fin, Lazer Beam conclut cet opus de sa mélodie mélancolique. 1988 est le travail d'un artiste libre qui n'a plus rien à prouver et qui explore le riche univers musical qui est le sien selon ses envies en ne s'imposant aucune limite ; tout ça avec autant de talent et de précision à chaque sortie. Un opus dans l'ère du temps, peut-être même avant-gardiste, qui saura plaire au plus grand nombre et s'imposer comme un des albums qui comptent cette année. Parfait pour chiller !Tracklist :1. Liquid Sunshine2. Homegrown3. Low Grade feat. Blundetto4. My Face5. French Fries feat. Blundetto6. Tropic Sky feat. Ruffian Rugged, Prendy et Art-X7. Contrebande feat. Atili Bandalero8. Petit Boze feat. Biffty9. Life Long10.Do my Thing11.French Wine12.Rendez Vous13.PMU14.Veleda feat. Big Red et Blundetto15.Lazer Beam
Source : reggae.fr | 2017-06-08 02:00:00.0
Straïka est sans doute l'artiste reggae le plus talentueux de sa génération. Capable de poser son chant ou son toast de deejay sur n'importe quelle version instrumentale, sa carrière de plus de vingt ans en fait un des artistes français les plus emblématiques de la scène hexagonale. La sortie d'un de ces projets musicaux est donc toujours un événement, et c'est le cas de ce nouvel album " Coeur de Feu ".En 2013, nous avions laissé l'artiste avec un EP éclectique, véritable bombe musicale qui faute de promotion n'avait pas rencontré le succès mérité. Il en fallait pourtant plus pour démoraliser le deejay qui a continué d'enchainer les big tunes et les tournées en France. On le retrouvait ainsi tantôt en sound system, tantôt en live, tantôt en festival. A chaque fois c'était la même folie, ses prestations scéniques étant de véritables explosions lyricales et musicales. C'est fort de ce soutien inconditionnel du public que l'artiste a finalisé son second album " Coeur de feu " sorti chez Tell Them Productions. L'artiste y impose à nouveau la force de son écriture consciente et l'énergie de son flow inégalable. En dix titres explosifs, Straïka D met tout le monde d'accord et rappelle à ses détracteurs la force de son talent. De " Cratère " à " etCcedil;a vaut de l'or ", en passant par " Nos rêves " on retrouve dans cet opus tout ce qui a fait le succès du chanteur : une signature vocale reconnaissable entre mille, des textes conscients et une énergie positive et créative. De " Etranger " à " J'essaie ", en passant par " Se comprendre " et " Hey Gal ", on retrouve du reggae, du dancehall, des ambiances plus acoustiques pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Il y en a pour tous les goetucirc;ts, pour toutes les ambiances, et l'on pressent déjà que la bande son de l'été 2017 vient de trouver un solide album candidat." Coeur de feu " est une tuerie musicale, un album incontournable à découvrir de toute urgence.Tracklist :1. Nos Rêves 2. etCcedil;a vaut de l'or3. Cratère 4. Nouveau paysage 5. J'ai vu des gens ft Aurélie Ortolé6. etEacute;tranger 7. J'essaie 8. I Love You 9. Se comprendre 10. Hey Gyal 11. Pa ka rivé Domi 12. Fo pa nou Oubli
Source : reggae.fr | 2017-05-31 02:00:00.0
On avait laissé l'ami Yaniss Odua au soir d'une tournée triomphale clôturant en beauté la sortie de l'album Moment idéal. L'opus et ses deux hits Rouge, Jaune, Vert et Chalawa avaient séduit la France entière et fait jumper de Paris à Abidjan, de Saint-Etienne à Fort-de-France. Quatre ans déjà que les sound addicts rongeaient leur frein en attendant le nouvel LP du chanteur reggae. Leur patience aura payé puisque Nouvelle donne sort ce 19 mai et qu'il ne risque pas de les décevoir. La facilité artistique aurait été de reprendre les mêmes ingrédients que sur Moment idéal, mais Yaniss a une autre conception de la musique. Il va où le mènent ses inspirations, ses expériences, ses envies. Tout en restant reggae dans l'énergie et la vibe, il voulait explorer de nouvelles sonorités et poser son flow dévastateur sur de nouvelles intrus. Aidé de l'indispensable et légendaire Clive Hunt à la réalisation, le chanteur martiniquais a fait appel à différents beatmakers (Winta James, le clavier de Damian Marley ; Asha D. du Artikal Band ; Edwin Mac Lennan et Boussbouss ; John Makabi) pour proposer à ses fans une nouvelle aventure musicale pleine de bonnes surprises. Treize titres conscients et engagés dont s'extrait déjà l'énorme big tune hip hop reggae Ecoutez-nous posé avec la rabia del pueblo, la rappeuse Keny Arkana, et le hit en puissance Refugee relatant le destin tragiquement humain d'un immigré quittant son pays . Pour danser toute la nuit, Yaniss a pensé à vous, en mode dancehall mais sans se prendre la tête, sans Bling Bling, ou en mode ska-rocksteady avec La maison ne fait plus crédit. Le chanteur est éclectique et sa seule exigence est l'impeccable production de ses instrumentales. On le retrouve ainsi bretucirc;ler le micro dans un style plus électro, sur Bad Boy N Cowboy, s'envoler vocalement sur une inspiration dubstep (Jump) et poser une vibe plus new soul, qu'il partage avec le jamaïcain Brian Gold sur le titre Feeling. Fier de ses racines, fier de ses valeurs, certain de leur universalité, Yaniss Odua explore les grands enjeux qui traversent la société, sans jamais se départir de sa spiritualité rasta. Guide, grand frère, ami, artiste tout simplement. Le chanteur relate la détresse sociale de notre temps (Dans la rue), notre exigence de liberté de penser et de vivre (Garder mon droit), la force de la jeunesse (Nouvelle donne, un morceau co-écrit avec Balik de Danakil !) le sort misérable des réfugiés rejetés et leur détresse oubliée. Il tape juste, il tape fort. Nouvelle donne n'est pas l'album de la maturité, non, il est celui d'un artiste de son temps capable de retranscrire en musique les émotions d'une grande partie de son peuple. Une raison de plus pour découvrir sans plus attendre un des meilleurs albums reggae français de l'année. TRACKLISTING:et#8232;01. NOUVELLE DONNE02. REGGAE LANDet#8232;03. MDMA04. BLING BLING05. BAD BOY 'N' COWBOY06. LA MAISON NE FAIT PLUS CRetEacute;DIT07. etEacute;COUTEZ NOUS (FEAT. KENY ARKANA) 08. REFUGEE09. GARDER MON DROIT10. DANS LA RUE11. FEELING (FEAT. BRIAN GOLD)12. JUMP13. MY PEOPLEFnac : http://musique.fnac.com/a10553576/Yaniss-Odua-Nouvelle-Donne-CD-albumItunes : https://itunes.apple.com/fr/album/nouvelle-donne/id1225958379Deezer : www.deezer.com/album/39832021
Source : reggae.fr | 2017-05-19 02:00:00.0
Soom T fait partie de ces artistes inclassables tant par sa musique et par son flow inimitable que par son look et ses attitudes. etEacute;cossaise d'origine indienne, on l'avait découverte en 2010 avec son album Ode 2 a Carrot sur lequel Disrupt de Jahtari lui avait offert ses premiers hits reggae comme Boom Shiva ou Ganja Ganja. On avait ensuite pu voir cette petite boule d'énergie retourner les dub corners et les scènes de tous les plus grands festivals de France et d'Europe avec des prestations toujours impressionnantes et originales. Elle avait surpris tout le monde en 2015 avec un album presque pop très réussi (Free as a Bird) qui l'avait pourtant éloignée de son public d'origine. Elle nous avait promis un retour aux sound systems et au reggae digital ; c'est chose faite avec l'opus Ode to a Karrot.Pour ce nouvel opus Soom T s'est entourée de ses potes (il est d'ailleurs signé Soom T et Budz). A la production, on retrouve donc le duo norvégien Helgeland 8 bit Squad sur la majorité des morceaux, mais aussi K Star, Konchis ou Manudigital. L'album se compose de 9 titres inédits et de 10 remixes tous tiré du déjà culte Ode 2 a Carrot.Ce nouvel opus c'est 19 instrumentales originales remplies de sonorités tellement digitales qu'elles donneraient presque envie de rebrancher la vieille Nintendo. Pour ce qui est des lyrics, tous les morceaux ont le même thème commun : la ganja. Dès le premier titre, Easy Weed, Soom nous explique la facilité avec laquelle pousse cette plante magique, puis, sur un remix efficace aux sirènes hypnotisantes, elle nous parle aussi des Sâdhus, ces Indiens qui prononcent les mots mystiques " Boom Shiva " avant de tirer sur leur shilom.La princesse Ragamuffin nous offre également A Kiss is Sweet sur un riddim au rythme profond et entêtant et elle n'hésite pas à remercier les fournisseurs sur le joyeux Thank My Dealer. Elle n'oublie pas non plus de mentionner tous les aspects sombres qui peuvent être liés à la consommation de cannabis sur Dark Side of the Doob. On retrouve ensuite, dans une version truffée de sons qui semblent être tout droit tirés du monde de Super Mario, la ganja tune par excellence dont tout le monde connaît le refrain Say Ganja (refonte de Ganja Ganja). On adore les grosses basses et le rythme steppa de Weedy Hawks, qui est sans aucun doute notre coup de coeur de l'album.On était prévenus, Soom T a fait confiance à ses potes, à tel point qu'elle laisse même Jody Bigfoot et Louis Zico seuls poser leur flow hip hop sur le riddim aux accents dancehall de Budz. L'album se termine sur la voix de la chanteuse qui se fait cette fois douce en venant caresser l'instru lente et embrumée de Weed is Sweeter signée Konchis.Que des ganja tunes, qui parleront forcément à tous les adeptes de la plante, sur lesquelles Soom T nous montre encore l'étendue de son talent. On est impatients de retrouver la petite etEacute;cossaise sur les scènes des festivals pour défendre ce nouvel album qu'on écoute avec plaisir en attendant. Tracklist :01 Easy weed (Manudigital / Alex Flash Hit)02 Matchbox Full of Weed (Helgeland 8-bit Squad)03 Booma Shiva (Helgeland 8-bit Squad)04 A Kiss is Sweet (Helgeland 8-bit Squad)05 Light it (Helgeland 8-bit Squad)06 Thank my Dealer(Manudigital / Alex Flash Hit)07 Puff Dat Weed (Helgeland 8-bit Squad)08 Dark Side Of The Doob (Helgeland 8-bit Squad)09 Oui Rant (Konchis)10 Say Ganja (Helgeland 8-bit Squad)11 Sticky Icky Buds (Helgeland 8-bit Squad)12 Never got caught (Helgeland 8-bit Squad)13 Weedy Hawks (Helgeland 8-bit Squad)14 Junglo Peace (J-Star)15 Ganja Leaf (Manudigital)16 Need Weed (Helgeland 8-bit Squad)17 Budz (Trinity Lofi)18 Puff da Polis (Helgeland 8-bit Squad)19 Weed is Sweeter (Konchis remix)
Source : reggae.fr | 2017-05-18 02:00:00.0
Vous le savez tous, depuis quelques semaines déjà, la Philharmonie de Paris accueille la très belle exposition Jamaica Jamaica !. Un évènement qui ne pouvait pas faire l'impasse sur les concerts. C'est ainsi que la Jamaican Revue regroupait trois générations d'artistes jamaïcains dans une des salles de la Philharmonie le 21 avril dernier. Jah9, Brigadier Jerry, Johnny Osbourne et Lee Perry se sont effet succédés sur scène, tous backés par un Homegrown Band impeccable et imperturbable ! Retour sur une soirée 100% yardie au coeur de la capitale française grâce aux photos de Ninon Duret. C'est la la belle Jah9 qui se présente la première pour nous interpréter son nouvel album 9 très significatif, mais également certains de ses morceaux maintenant cultes comme l'énergique New Name, le très rub-a-dub Steamers A Bubble ou encore le sensuel Avocado. Le légendaire Brigadier Jerry lui emboîte le pas. Connu pour être LE deejay culturel numéro 1, Brigadier ne faiblit pas face à une audience non initiée. Les riddims classiques défilent et les lyrics de Briggy s'enchaînent à merveille avec pour point d'orgue le hit Jamaica Jamaica qui donne son nom à l'exposition en cours. Le Dancehall Godfather prend la suite ! La voix de Johnny Osbourne n'a pas bougé. On serait même tenté de dire qu'elle se bonifie avec l'âge. Les tubes de Studio One et King Jammy's fusent offrant un large spectre du meilleur de la musique jamaïcaine : Rock It Tonight, What A La La, Murderer, Ice Cream Love et bien setucirc;r l'indétrônable Truths and Rights. Et la soirée se finit en beauté par la prestation des plus déjantées de Lee "Scratch" Perry ! Le producteur multifonctions qu'on connait bien pour son extravagance n'est pas en reste. Il y va de ses facéties, s'autorisant quelques passages slackness et un spliff fumé sur scène avant de nous offrir belle surprise à la fin en invitant Cedric Myton a le rejoindre le temps de quelque minutes. www.ninonduret.com
Source : reggae.fr | 2017-05-15 02:00:00.0
Le jeune chanteur kouroucien Venvens apporte un peu de fraîcheur au dancehall local. À l’occasion du tournage de son nouveau...
Source : franceguyane.fr | 2017-05-03 19:24:00.0
Le 14 avril dernier, l'équipe de Conquering Sound fêtait à domicile la réussite du My Enemies Riddim (sorti le 3 février sur trois 45T) dans la salle intimiste des Passagers du Zinc à Avignon. Les trois artistes francophones de la série étaient présents pour célébrer comme il se doit le lancement du label Conquering Records. C'est Djanta qui est monté le premier sur scène avec un set très énergique clôturé par une petite vibe acoustique accompagné de son fidèle acolyte Jo Benza. Les deux compères ont ensuite laissé la place à Sir Jean particulièrement en forme ce soir-là. Très proche de Conquering Sound, l'ancien chanteur du Peuple de l'Herbe et de Meï Teï Shô a évidemment interprété les meilleurs tunes de la mixtape Gun Salute sortie avec les Avignonnais en septembre dernier. La prometteuse LMK venait ensuite boucler le line-up. Toujours aussi à l'aise en sound system, elle a littéralement mis le feu à la salle avec ses reprises dancehall de Spice ou Ed Sheeran et notamment un nouveau titre en français très réussi. Les trois artistes se sont bien setucirc;r retrouvés sur scène à la fin pour nous offrir un superbe medley sur le My Enemies Riddim ! Retour en images sur cette soirée grâce aux photos de Ninon Duret :
Source : reggae.fr | 2017-05-03 02:00:00.0
La seconde édition du Plus Grand Zouk du Monde a tenu toutes ses promesses. Le public était au rendez-vous, ce samedi 30 avril au...
Source : franceantilles.fr | 2017-05-02 21:26:00.0
Après tout, Uman reste Uman. Deux albums orientés chanson française ne l'ont pas empêché de continuer à creuser le sillon du reggae-dancehall,
Source : 7sur7.be | 2017-04-30 12:06:00.0
Tu aimes chanter ? Tu te distingues dans le reggae, ragga, dancehall, hip-hop, freestyle, …? Tu as du talent ?
Alors, participe au concours O’Zart 2 rue organisé par la ville du Port. Le meilleur d’entre vous gagnera un accompagnement intégral de production CD !
 
Les présélections sont programmées les 12, 19 et 21 avril au local RN4.
La session Scène O’Zart aura lieu le samedi 6 mai de 11h à 23h à la Cité Ariste Bolon.
 
Fé exploz zot talan !

Source : zinfos974.com | 2017-04-20 11:20:00.0
Sœur Ignatius a passé soixante ans dans un orphelinat jamaïcain. Autour de son sound system, elle a formé à la musique des futures légendes du reggae, du ska ou de la dancehall. Elle est l'un des piliers de l'exposition “Jamaica Jamaica !” qui débute cette semaine à la Philarmonie de Paris.
Source : telerama.fr | 2017-04-07 08:30:00.0
Après nous avoir fait entrer dans une nouvelle ère sur un premier EP très réussi, Nattali Rize nous branche cette fois sur une fréquence rebelle avec un album complet non moins abouti.L'Australienne a fait metucirc;rir un peu plus son son en Jamaïque et la voilà fin prête à conquérir l'Europe avec son reggae résolument moderne, proche du mouvement Reggae Revival. Certains de ses représentants sont d'ailleurs présents sur l'opus comme Raging Fyah, Dre Island, Jah9 et bien setucirc;r Kabaka Pyramid avec l'énorme Generations Will Rize, qu'on retrouvait déjà sur l'EP New Era Frequency. Autre tune recyclé : le superbe dancehall Heart of a Lion avec le duo Notis Heavyweightrockaz, lui aussi très bon. Les dix autres titres (dont un dub) sont des nouveautés ! Même si les invités sont nombreux (Julian Marley est aussi de la partie), la chanteuse s'offre plus d'espace en solo que sur son EP et c'est tant mieux. Il y a du Rihanna dans sa voix et quel plaisir d'entendre ce timbre si particulier sur des riddims reggae ! Très influencée par la musique jamaïcaine actuelle, Nattali Rize n'hésite pas à aller piocher dans le dancehall, la pop et parfois l'electro tout en gardant un univers bien à elle. On a littéralement craqué pour Evolutionnary, un titre d'une lourdeur ineffable où Dre Island et Jah9 s'en donnent à coeur joie sur une instru très contemporaine. On avoue même être surpris de voir à quel point Jah9 s'en sort bien sur ce genre de track ! La majorité des titres sont construits sur le même schéma : un tempo très décontracté, une ligne de basse ultra efficace, un refrain chanté entêtant et des couplets au flow saccadé et énergique. Malgré cette homogénéité, on ne s'ennuie pas ! La diversité s'installe grâce aux invités de marque et quelques variantes dont le génial One People au message fort, entièrement interprété en acoustique. D'apparence fragile, Nattali Rize incarne une femme forte, décidée à faire changer les mentalités avec des textes engagés, emplis d'espoir et de fermeté. Derrière ces paroles rebelles, on sent une personnalité digne, libre et setucirc;re d'elle.Nattali Rize confirme clairement tous les espoirs que l'on plaçait en elle à l'écoute de son EP l'année dernière. On peut désormais compter sur une nouvelle artiste féminine plus que solide dans le paysage du reggae international. Une artiste à la fois insoumise et terriblement séduisante !Tracklist :1. Rebel Frequency2. Natty Rides Again feat. Julian Marley3. Warriors4. One People5. Evolutionary feat. Dre Island et Jah96. Heart Of Lion feat. Notis7. Fly Away feat. Raging Fyah8. Meditation9. Generations Will Rize feat. Kabaka Pyramid10.Hypocrisy11.Free Up You Mind12.Ever Rizing Dub
Source : reggae.fr | 2017-03-29 02:00:00.0
Dans leur conquête du Nouveau Monde, les Européens font venir des esclaves d'Afrique. Sous le crime contre l'humanité va fleurir un des phénomènes culturels les plus féconds de l'Histoire, la créolité. Par centaines, des genres musicaux originaux naîtront pendant plusieurs siècles sur plusieurs continents, définissant la majeure partie de notre paysage musical contemporain — biguine, bossa-nova, calypso, chachacha, dancehall, danzón, forró, gospel, jazz, kompa, mambo, merengué, milonga, morna, negro-spiritual, ragamuffin, reggae, reggaetón, rocksteady, salsa, tango, zouk... Toutes ces musiques ont en commun de n'être ni africaines ni européennes, ni seulement noires ni seulement blanches, ni seulement dominatrices ni seulement opprimées. Leur commune origine historique les unifie plus que tout autre caractère : elles sont créoles.
Source : evene.fr | 2017-03-26 06:59:57.0
Après une pause acoustique en 2014 (le très beau projet Au fil du temps), Monsieur Lézard fait son grand retour discographique comme à l'ancienne. Enfin pas tout à fait... Si l'esprit lyrical et musical reste le même, le vétéran du reggae français s'adapte à son temps et sort ce nouvel opus sur clé usb ! Avec son titre à rallonge, Comme un chien dans un jeu de quilles (titré en rébus sur la pochette s'il vous plaît !) vient rappeler qu'il faut encore compter sur les pionniers du reggae francophone.Particulièrement à l'aise quand il s'agit de mettre les pieds dans le plat, Lézard laisse s'exprimer son franc-parler et c'est précisément ce qu'on aime chez lui. Maniant l'art de la punchline à la perfection, il réserve quelques vers mordants à ses détracteurs, à certains acteurs de la musique et à la société contemporaine. Incapable de manier la langue de bois le Lézard ! Il ne se fera pas des amis avec le tune éponyme en épinglant le business du reggae et la nouvelle génération d'artistes français qui choisit de s'exprimer en Anglais. Aigreur ou lucidité ? Lézard nous laisse interpréter... Les rageurs en prennent aussi pour leur grade avec Jaloux et ce sont les médias, la facho-sphère et les politiciens qui se font cramer sur Une gueulante de plus. Le MC au pseudo de reptile ne se prélasse pas, il réaffirme son engagement à tous les niveaux en lavant l'honneur des sans-abris (L'aumône) ou en s'adressant à la future génération à plusieurs reprises avec discernement. Calmé le Lézard ? Assagi ? Setucirc;rement pas. Père dans la vraie vie, il assume son rôle jusque dans sa musique avec des textes réalistes, parfois alarmistes mais jamais défaitistes. Il n'hésite pas à se mettre dans la peau de personnages fictifs pour appuyer ses propos sur la dureté de la vie comme dans 2ème génération la suite (prolongement du titre de Renaud ?) ou Lève la tête (posé sur le vitaminé Confucius Reloaded Riddim de Nah Sleep Production).Côté musical, on retrouve les styles de prédilection de l'artiste : new roots, dancehall, raggamuffin et même un brin de chanson française sur Un jour tu comprendras ou Un goetucirc;t d'alcool, reprise de Gilbert Montagné. Côté featurings, l'auditeur ne s'ennuiera pas non plus. Avides de stars s'abstenir cependant. Monsieur Lézard a convié ses potes, ses vrais. Les jeunes Missah et Weedo donnent leur vision de la Vie d'artiste, Fyah P joint ses forces à Lézard pour un hymne à la détermination, Baby G crie son amour pour le reggae sur une refonte un peu spéciale du Fisherman des Congos et Mr Samy s'invite sur La réussite qui appelle à l'unité dans le milieu musical.Réalisme, humour, esprit critique, sens de la mélodie... Mr Lézard est de retour avec ses meilleurs atouts. La plume plus aiguisée que jamais et sans avoir peur de la polémique, il livre un album à son image : indépendant, engagé et sincère. On appelle ça un strike !Tracklist :01-Intro Kaamelot02-la vie ne tient qu'à un fil03-Une gueulante de plus04-La réussite feat Mr Samy05-Interlude BFMTV06-BFMTV07-Coupable08-La vie d'artiste feat Missah et Weedo09-Un goetucirc;t d'alcool10-Lève la tete11-2ème génération,la suite12-Jaloux13-Alejate feat El grin14-Comme un chien dans un jeu de quilles15-Raggamuffin16-S'il fallait qu'on arrête ft. Fyah P17-L'aumône18-Reggae Music ft. Baby G19-Interlude
Source : reggae.fr | 2017-03-24 01:00:00.0
Le Golden Stage rassemble la crème de la crème des danseurs hip-hop d'avant-garde. Dans le cadre de la programmation “100% Afriques” à la Villette, le plateau mettra en lumière des danses underground comme le krump, la dancehall ou le pantsula avec des chorégraphes qui renouvellent le genre.
Source : telerama.fr | 2017-03-22 14:30:00.0
Véritable légende de la musique, Don Letts est un touche à tout bien connu des spécialistes. DJ, animateur radio, réalisateur, il est souvent décrit comme celui qui aurait inspiré la chanson Punky Reggae Party à Bob Marley. Mythe ou réalité ? Don Letts revient avec nous sur cette histoire et nous explique le lien incontestable entre reggae et punk rock, lui qui fut un témoin privilégié de ce choc des cultures en Angleterre au milieu des années 70. Une partie de cet entretien est également disponible en vidéo sur notre Reggae TV.Reggae.fr : Le nom de Don Letts n'est pas étranger des fans de reggae. Mais votre courte relation avec Bob Marley prend souvent le dessus par rapport à vos travaux d'animateur radio ou de réalisateur. Quelles est selon votre véritable contribution à la musique ?Don Letts : Hey mec, je ne vais pas me tenir devant toi pour étaler mon CV. Je ne sais même pas quelle est ma contribution à la musique. J'ai eu une vie très intéressante et j'ai eu la chance de faire plein de choses et tout a été inspiré par la musique. C'est mon moteur. Tout ce que je fais est inspiré par la musique. Je vois la musique comme un moyen de déclencher des changements sociaux et des changements personnels aussi. J'en suis la preuve. Grâce à la musique, j'ai eu une émission de radio, je suis DJ et je fais des films. Je suis Don Letts. Allez voir sur Google... motherfuckers (rires).Vous faîtes partie de ceux qui incarnent le lien entre punk rock et reggae, deux musiques que tout semble éloigner. Quel est ce lien selon vous ?Le lien entre punk et reggae. Qu'est-ce que c'est que ça ? etCcedil;a paraît bizarre. Mais à la fin des années 70, il y a eu une explosion punk avec une musique rebelle faite par des Blancs. C'était une période de crise et de tension sociale. Je pense que chaque génération a besoin de sa bande originale, moi j'avais la chance d'avoir le reggae. Et dans les années 70, mes copains blancs ont créé leur propre bande-son, la musique punk. J'ai eu la chance d'être embauché en tant que DJ dans le tout premier club de punk rock, le Roxy à Londres. C'était à une époque où il n'y avait encore aucun disque de punk sorti. Alors j'ai joué ce que j'aimais, c'est-à-dire du dub et du reggae pur et dur. Heureusement pour moi, les punks ont aimé. Ils aimaient les lignes de basse et le fait que la musique parle de choses auxquelles ils pouvaient s'identifier. Et apparemment, ils aimaient aussi la weed. C'est au Roxy que des ponts se sont créés entre les punks et moi et mes potes rastas qui traînaient dans le coin. Et de ce choc des cultures est né ce qu'on appelait la Punky Reggae Party. Je pense que le meilleur exemple de ça sont des groupes comme les Clash avec des titres comme White Man in Hammersmith Palais et Police et Thieves. Il y avait aussi The Slits, je ne sais pas si vous les connaissez. Allez vous renseigner sur ce groupe féminin qui avait complètement adopté le reggae mais en avait fait un mauvais usage. Et il y avait aussi John Lydon avec son groupe Public Image qui a été largement inspiré par la culture dub jamaïcaine. On s'est rapprochés en comprenant nos différences. Vous vous demandez peut-être ce que le reggae a hérité de ce rapprochement, il a tout simplement reçu une meilleure exposition.Une exposition envers un public blanc n'est-ce pas ?Oui. Mais il y avait déjà des Blancs qui connaissaient la musique jamaïcaine. Des musiciens comme John Lydon, qui s'appelait Johnny Rotten avant, Joe Strummer ou Paul Simonon. Mais à la fin des années 70, il y avait beaucoup de Blancs qui n'en avaient jamais entendu parler. Et j'en ai éduqués quelques-uns à travers mes sets au Roxy.Et avez-vous fait le chemin inverse également ? C'est-à-dire introduire le punk rock à des Noirs.En fait la plupart des Noirs ne s'intéressaient pas à la musique punk, mais ils aimaient l'attitude et l'esprit. Il faut comprendre que les prémisses du reggae tel qu'on le connaît c'était en fait le punk rock jamaïcain. C'est le même esprit et la même attitude. Ce sont des gens qui créent une bande-son relative à leur situation. Ils n'avaient pas accès aux technologies, mais ils ont tiré le meilleur de ce qu'ils avaient. Regardez Lee Perry. Ses meilleurs dubs ont été fait sur des tables de seulement deux ou quatre pistes. C'était l'esprit punk rock, l'esprit débrouille. " Je suis une passerelle vers l'histoire et l'héritage de la bass culture jamaïcaine. " Le reggae et le dub se sont beaucoup répandus à travers le monde et continuent de se développer. On a l'impression que ce n'est pas le cas de la musique punk. Comment expliquez-vous ça ?etCcedil;a dépend de ce que vous appelez punk. Des gars avec des guitares bruyantes, des pantalons troués et des putains de crêtes, ce ne sont pas ce que j'appelle des punks. Moi je me réfère à un esprit et une attitude qui n'ont rien à voir avec cette merde. Cet esprit punk a fait naître beaucoup de choses. Je dirais même que le grime né à Londres a un esprit punk. Je ne pense pas que le mouvement punk soit mort, mais il a été absorbé par le temps et il reste accessible à ceux qui ont l'esprit ouvert. C'est comme une porte ouverte à ceux qui sont assez braves et curieux.La culture sound system jamaïcaine s'est exportée en Angleterre avant de contaminer toute l'Europe. Quel souvenir gardez-vous de cette expansion ?La culture sound system est beaucoup plus forte aujourd'hui dans le reste de l'Europe qu'en Angleterre. J'ai joué en Croatie l'autre jour et j'ai vu que la musique jamaïcaine avait voyagé jusque-là et qu'elle rassemblait les gens de la même manière qu'à notre époque. J'en ai presque pleuré. Les gouvernements n'ont pas fait ça, les églises n'ont pas fait ça, les écoles n'ont pas fait ça. C'est la musique qui l'a fait. C'est la musique qui nous rassemble. Et vous savez, je suis vieux. Aussi vieux que le rock'n roll. Je suis né en 1956. Mes parents ont migré avec la Windrush Generation dans les années 50. Je suis un produit de cette migration. J'ai grandi avec des sound systems comme Coxsone, Jah Shaka etc. C'était là qu'on puisait notre inspiration et nos informations. etCcedil;a avait une place importante dans ma vie. Je suis un produit de la culture sound system jamaïcaine. Mon père avait un sound system. Mes fils sont DJs. C'est dans mon ADN. C'est comme ça que l'on communique.Pourtant, vous n'êtes pas un selector comme les autres n'est-ce pas ?Mon seul talent dans cette culture, c'est la sélection. Je suis un peu old school, je ne prends pas le micro comme les autres. Je laisse parler la musique. Le mix et le scratch, je laisse ça aux jeunes. Mon seul talent est d'être un bon selector. A l'ancienne.Et avez-vous déjà enregistré des dubplates ?Des artistes font des dubplates pour moi parce que j'ai une émission de radio et ils veulent que je joue leur musique (rires). Mais moi je ne fais pas la démarche d'en réclamer. Et comment avez-vous personnellement découvert le reggae ?Je n'ai pas découvert le reggae mec ! Il coule dans mon sang. Je suis d'origine jamaïcaine, c'est dans mon ADN. Je n'ai pas le choix. Et comment avez-vous découvert le punk rock ?Je fais partie de la première génération de Noirs nés en Angleterre. J'ai grandi au Royaume-Uni et j'avais donc des amis blancs. Ce sont ces amis qui ont créé le mouvement punk et la musique qui en découle. Je baignais dedans tout simplement. " Je vois la musique comme un moyen de déclencher des changements sociaux et personnels " Vous avez côtoyé Bob Marley quand il vivait en Angleterre. Quelle était votre relation avec lui ?Ma relation avec Bob Marley se résumait à lui vendre de la weed. C'est tout ?(rires). Oui. C'était en quelle année déjà ? 1977. Et... Je crois... Comment décrire ça ? J'étais un fanboy. Je ne vais pas vous mentir, il était mon héros à cette époque. Je me suis occupé de lui. On n'était pas spécialement amis, mais quand il était à Londres en 1977 après s'être fait tirer dessus en Jamaïque, je passais le voir très souvent pour discuter. C'était incroyable, je dois l'avouer.On dit que c'est vous qui l'avez inspiré pour écrire Punky Reggae Party. Vous confirmez ?Ah cette histoire ! Ce qui s'est vraiment passé avec Punky Reggae Party, c'est qu'un jour, je suis allé chez Bob Marley avec mes fringues de punk en cuir noir et il a commencé à se moquer de moi. Il avait une mauvaise image des punks à cause du portrait négatif qu'en faisaient les médias à cette époque. Alors que le mouvement punk n'avait rien de négatif. C'était un mouvement pour l'indépendance, la liberté et l'autonomie. Donc je lui ai dit : " Bob, tu te trompes. " J'étais très jeune et c'était très dur pour moi de rester droit dans mes bottes pour défendre mes potes blancs qui étaient comme ça. Mais je lui ai dit : " Bob tu te trompes. Ces punk rockers sont en fait des rebelles. Ils sont intéressants. " Il a juste dit : " Oui c'est ça. Bouge de là ! " (rires). Et je suis parti. Quelques mois plus tard, je pense qu'il a eu accès à d'autres infos et il a écrit Punky Reggae Party. Quelle influence j'ai eu là-dedans ? Je n'en sais rien. Mais je lui ai fait manger son chapeau. Vous l'avez revu plus tard ?Non. Cette histoire que je viens de raconter, c'est la dernière fois que j'ai vu Bob. Quand on s'est pris la tête sur les punks. Je ne l'ai plus jamais revu après.Vous êtes allé pour la première fois en Jamaïque à la fin des années 70. Pourquoi si tard ?Je suis allé en Jamaïque pour la première fois avec Johnny Rotten en 1978. Pourquoi si tard ? Je ne pouvais pas y aller avant, je n'avais pas d'argent. J'étais un jeune qui galérait comme tout le monde. On ne partait pas en vacances à cette époque. Un jour, Johnny Rotten m'a proposé d'y aller avec lui. Il essayait de fuir la folie médiatique qui l'entourait car il venait de quitter les Sex Pistols. Et bien setucirc;r j'étais partant ! Et ce fut le voyage le plus incroyable de toute ma vie.Pourquoi était-ce si incroyable ?En fait, à l'époque il y avait un gars qui s'appelait Richard Branson. C'était le boss de Virgin, une grosse maison de disques. Il voulait faire comme Chris Blackwell avec Island Records et créer une branche reggae pour Virgin. Il a appelé cette branche reggae Frontline par la suite. Richard Branson a passé deux semaines en Jamaïque pour signer un maximum d'artistes là-bas. Et nous on était là, dans le même hôtel que lui. On a vu tous les artistes de cette putain d'île débarquer à l'hôtel pour essayer d'être recruté. On a littéralement rencontré tous les artistes reggae de l'époque, à part peut-être Burning Spear, Peter Tosh, Bunny Wailer et Bob Marley. Tous les autres, on les a vus : I-Roy, U-Roy, Big Youth, Tappa Zukie, The Gladiators, The Heptones, The Abyssinians, tous les gens que j'écoutais dans ma jeunesse. C'était incroyable. Je suis devenu ami avec tous ces gars en seulement deux semaines. C'était génial putain ! Vous imaginez ? J'étais tout jeune ! Et en plus la weed était super bonne.Quand êtes-vous retourné en Jamaïque par la suite ?Après ça, je suis retourné en Jamaïque des centaines de fois. J'ai fait des heures et des heures de vidéo. Et l'apogée de tout ça , il y a le film Dancehall Queen que j'ai réalisé avec Rick Elgood. Et j'y suis retourné il y a un petit bout de temps déjà pour travailler sur le film One Love avec Ky-Mani Marley.Vous qui avez grandi avec les artistes roots que vous venez de citer, comment avez-vous réagi à l'arrivée du dancehall ?Il ne faut pas rester bloquer dans le passé. La musique jamaïcaine évolue constamment. Parfois je suis un peu perdu c'est vrai, mais on ne peut jamais prédire ce qui va se passer et on finit toujours par trouver quelque chose qui nous plaît. Le film Dancehall Queen a capturé un moment où on est passé des technologies analogiques aux technologies digitales. Et cette période était cool avec des sons comme le Sleng Teng. Plus tard, c'est vrai que la musique est devenue trop digitale. Ils avaient oublié les sons acoustiques. C'est là que j'ai commencé à être un peu perdu, car j'aime la basse plus que tout. A partir du moment où il y avait plus de rythmes programmés et de synthétiseurs que de vrais instruments avec une bonne basse bien lourde, je n'étais plus très fan. Mais il y a toujours eu des gens qui ont gardé l'esprit roots et live vivant.A cette période, les paroles des artistes jamaïcains ont aussi beaucoup évolué vers des thématiques violentes et sexuelles. Avez-vous été perdu là-dedans aussi ?Oui c'est vrai que ça a évolué aussi de ce côté-là. Les Jamaïcains ont été influencés par la culture américaine, l'arrivée de la culture pop, du hip-hop, de MTV et toutes ces merdes. Je crois vraiment que la technologie digitale dans la façon de produire a permis cette expression plus sale. Il faut avouer qu'à cette époque, il y a aussi eu une évolution dans les drogues. Tout le monde sait de quoi je parle, pas la peine d'en dire plus. etCcedil;a a joué un rôle dans le développement du dancehall tel qu'on l'entend. Pour moi, la meilleure musique jamais créée en Jamaïque c'était avant que tout cette merde n'arrive. Mais, au milieu de tout ce bordel, il y a toujours eu des artistes qui sont revenus aux fondamentaux. On le voit aujourd'hui encore avec Chronixx. " Je ne pense pas que le mouvement punk soit mort, mais il a été absorbé par le temps et il reste accessible à ceux qui ont l'esprit ouvert. " Quand vous jouez, doit-on vous appeler DJ ou selector ?Je préfère selector.Et pouvez-vous décrire un de vos sets actuels ?Tout tourne autour de la basse. C'est l'histoire et l'héritage de la " bass culture " jamaïcaine. etCcedil;a représente un rayon plutôt large. On peut parler de dubstep, même si plus personne ne fait de dubstep aujourd'hui. Mais, la culture sound system jamaïcaine a contribué à fabriquer la musique populaire. Beaucoup d'expérimentations créées par Lee Perry et King Tubby ont eu des impacts sur la basse dans la musique. Vous croyez que ça vient d'où ? De Jamaïque. Le rap et le hip-hop, d'où croyez-vous que ça vient ? De la Jamaïque. Pour moi c'est bien plus large que le roots et je pense que mes sets reflètent ça. J'ai du respect pour le passé mais je regarde vers le futur. Je suis une passerelle vers l'histoire et l'héritage de la " bass culture " jamaïcaine.
Source : reggae.fr | 2017-03-21 01:00:00.0
Retrouvez nos premières images de la Fashion Dancehall Night qui a eu lieu samedi soir à Saint-Laurent-du-Maroni. La Roche Bleue...
Source : franceguyane.fr | 2017-03-19 14:19:00.0
Ce soir, l'association Panach'club organise la Fashion Dancehall Night à la Roche Bleue. Bamby et Jahyanai King sont deux des têtes d'affiche....
Source : franceguyane.fr | 2017-03-18 00:00:00.0
Ce soir, l'association Panach'club organise la Fashion Dancehall Night à la Roche Bleue. Bamby et Jahyanai King sont deux des têtes...
Source : franceguyane.fr | 2017-03-18 00:00:00.0
On a d'abord découvert Atili Bandalero comme producteur et dj de son frère, Biga Ranx ; on a ensuite pu apprécier ses collaborations avec de nombreux artistes comme Joseph Cotton, Big Red ou Prendy. Ce boulimique de travail nous revient aujourd'hui avec son (déjà) septième opus : Cityscape. Un album où le riddim maker s'entoure de sa famille musicale et l'agrandit encore un peu plus, offrant ses instrumentales à au moins un artiste par morceau, les invitant dans son univers embrumé et très apprécié ici à la rédaction.Avec Cityscape, Atili Bandalero nous emmène totalement dans son monde qui nous fait penser à un rêve un peu flou et brumeux, monde qu'il avait déjà bien exploré dans ses précédentes productions. Le Vapor Dub, un style dans lequel on est plongé dès le premier titre Lay Down, un riddim épuré et méditatif, un rythme lent auquel s'ajoute les notes de mélodica d'Art X et le flow posé de Cornell Campbell. On s'enfonce un peu plus dans l'univers enfumé du producteur avec Total Recall, encore un rythme lent, une instru simple mais cette fois beaucoup plus sombre, Tenah Bones nous y parle d'ailleurs de ses fantômes. On découvre avec plaisir deux jolies voix venues d'Espagne ; d'abord George Palmer avec Samaritan, puis Lasai sur Open your Eyes et My Life. Encore deux invités de plus sur la big tune Travelling où l'on retrouve Don Camillo et Dapatch dont les deux voix collent parfaitement à cette instru entraînante. Sur cet album, le beatmaker tourangeau sait aussi se faire dansant et s'inspire parfois d'un dancehall très digital comme sur Bad Sound ou Cool toutes deux chantées par Speng Bond ou encore Roadblock avec Double Tiger (du groupe Tour de Force). Parfois il s'approche même de ce qui se fait dans le hip hop actuel, des sons très légers comme le bien nommé Floating avec Prendy ou encore DYG (featuring Tenah Bones) qui clôture parfaitement l'album. Cityscape, un album tout droit sorti de l'esprit d'Atili Bandalero, aux riches et diverses inspirations, fidèle à l'identité de son auteur. Des productions aux sonorités légères et aériennes, toujours très travaillées et un nombre impressionnant d'invités ; un album parfait pour chiller que vous pouvez déjà retrouver sur la webadio de reggae.fr. Tracklist :1 Lay Down Ft Corner Campbell et Art-X2 Total Recall ft Tenah Bones3 Bad Sound ft Speng Bond4 Samaritan ft George Palmer5 Please ft Tenah Bones6 Roadblock ft Double Tiger 7 Floating ft Prendy8 My life ft Lasai9 Traveling men ft Don Camillo et Dapatch10 Open your Eyes ft Lasai11 Cool ft Speng Bond12 DYG ft Tenah Bones
Source : reggae.fr | 2017-03-16 01:00:00.0
On a d'abord découvert Atili Bandalero comme producteur et dj de son frère, Biga Ranx ; on a ensuite pu apprécier ses collaborations avec de nombreux artistes comme Joseph Cotton, Big Red ou Prendy. Ce boulimique de travail nous revient aujourd'hui avec son (déjà) 7eme opus : Cityscape. Un album où le riddim maker s'entoure de sa famille musicale et l'agrandit encore un peu plus, offrant ses instrumentales à au moins un artiste par morceau, les invitant dans son univers embrumé et très apprécié ici à la rédaction.Avec Cityscape Atili Bandalero nous emmène totalement dans son monde qui nous fait penser à un rêve un peu flou et brumeux, monde qu'il avait déjà bien exploré dans ses précédentes productions. Le Vapor Dub, un style dans lequel on est plongé dès le premier titre Cyan, un riddim épuré et méditatif, un rythme lent auquel s'ajoute les notes de mélodica d'Art X et le flow posé de Corner Campbell. On s'enfonce un peu plus dans l'univers enfumé du producteur avec Total Recall, encore un rythme lent, une instu simple mais cette fois beaucoup plus sombre, Tenah Bones nous y parle d'ailleurs de ses fantômes. On découvre avec plaisir deux jolies voix venues d'Espagne ; d'abord George Palmer avec Samaritan, puis Lasai sur Open your Eyes et My life. Encore deux invités de plus sur la big tune Travelling où l'on retrouve Don Camillo et Dapatch dont les deux voix collent parfaitement à cette instru entrainante. Sur cet album, le beatmaker tourangeau sait aussi se faire dansant et s'inspire parfois d'un dancehall très digital comme sur Bad Sound ou Cool toutes deux chantées par Speng Bond ou encore Roadblock avec Double Tiger (du groupe Tour de force). Parfois il s'approche même de ce qui se fait dans le hip hop actuel, des sons très légers comme le bien nommé Floating avec Prendy ou encore DYG (featuring Tenah Bones) qui clôture parfaitement l'album. Cityscape, un album tout droit sorti de l'esprit d'Atili Bandalero, aux riches et diverses inspirations fidèle à l'identité de son auteur. Des productions aux sonorités légères et aériennes, toujours très travaillées et un nombre impressionnant d'invités ; un album parfait pour chiller que vous pouvez déjà retrouver sur la webadio de reggae.fr. Disponible à partir du 20 mars.Tracklist 1 Cyan Ft Corner Campbell et Art-X2 Total Recall ft Tenah Bones3 Bad Sound ft Speng Bond4 Samaritan ft George Palmer5 Please ft Tenah Bones6 Roadblock ft Double Tiger 7 Floating ft Prendy8 My life ft Lasai9 Traveling men ft Don Camillo et Dapatch10 Open your Eyes ft Lasai11 Cool ft Speng Bond12 DYG ft Tenah Bones
Source : reggae.fr | 2017-03-16 01:00:00.0

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