Black Uhuru

Origine : Jamaique
Instrument :
Styles : Reggae

Black Uhuru : discographie

Black Uhuru - In Dub album cover Album : In Dub
Année : 2001
Black Uhuru - Dynasty album cover Album : Dynasty
Année : 2001
Black Uhuru - Dubbin'It Live album cover Album : Dubbin'It Live
Année : 2001
Black Uhuru - Live 84 album cover Album : Live 84
Année : 2000
Black Uhuru - Ultimate Collection album cover Album : Ultimate Collection
Année : 2000
Black Uhuru - Unification album cover Album : Unification
Année : 1998
Black Uhuru - RAS Portraits album cover Album : RAS Portraits
Année : 1997
Black Uhuru - Strongg album cover Album : Strongg
Année : 1994
Black Uhuru - Strongg Dubb album cover Album : Strongg Dubb
Année : 1994
Black Uhuru - Mystical Truth Dub album cover Album : Mystical Truth Dub
Année : 1993
Black Uhuru - Liberation - the island anthology album cover Album : Liberation - the island anthology
Année : 1993
Black Uhuru - Mystical Truth album cover Album : Mystical Truth
Année : 1993
Black Uhuru - Iron Storm (DUB) album cover Album : Iron Storm (DUB)
Année : 1992
Black Uhuru - Iron Storm album cover Album : Iron Storm
Année : 1991
Black Uhuru - Love Dub album cover Album : Love Dub
Année : 1990
Black Uhuru - Now Dub album cover Album : Now Dub
Année : 1990
Black Uhuru - Now album cover Album : Now
Année : 1990
Black Uhuru - Live album cover Album : Live
Année : 1988
Black Uhuru - Positive DUB album cover Album : Positive DUB
Année : 1987
Black Uhuru - Positive album cover Album : Positive
Année : 1987
Black Uhuru - Brutal album cover Album : Brutal
Année : 1986
Black Uhuru - Brutal Dub album cover Album : Brutal Dub
Année : 1986
Black Uhuru - Reggae Greats album cover Album : Reggae Greats
Année : 1985
Black Uhuru - Guess Who's Coming to Dinner album cover Album : Guess Who's Coming to Dinner
Année : 1983
Black Uhuru - The Dub Factor album cover Album : The Dub Factor
Année : 1983
Black Uhuru - Anthem album cover Album : Anthem
Année : 1983
Black Uhuru - Chill Out album cover Album : Chill Out
Année : 1982
Black Uhuru - Tear It Up - Live album cover Album : Tear It Up - Live
Année : 1982
Black Uhuru - Black Sounds Of Freedom album cover Album : Black Sounds Of Freedom
Année : 1981
Black Uhuru - Red album cover Album : Red
Année : 1981
Black Uhuru - Sinsemilla album cover Album : Sinsemilla
Année : 1980
Black Uhuru - Black Uhuru album cover Album : Black Uhuru
Année : 1980
Black Uhuru - Showcase album cover Album : Showcase
Année : 1979
Black Uhuru - Love Crisis album cover Album : Love Crisis
Année : 1977

Actualité de Black Uhuru

Alors que nous commémorons le 32ème anniversaire de sa disparition, Peter Tosh est toujours fortement présent dans les mémoires des amoureux du reggae. De Bushman à son fils, Andrew Tosh, ou encore Anthony B, nombre sont les artistes qui le citent en exemple et reprennent ses hits sans vergogne. Il est important de rappeler la portée de son oeuvre musicale. Ayant toujours été passionné par Peter Tosh, j'ai collectionné pendant des années des centaines d'artefacts (concerts audios, vidéos, tickets, photos, books, etc.) provenant de fans du monde entier. Commençant avec rien, si ce n'est la passion, j'ai eu la possibilité de faire grossir cette collection aux grés de personnes charitables et tout aussi passionnées et bien setucirc;r, parler avec des personnes l'ayant rencontré, côtoyé, interviewé. Parmi ceux-ci, Roger Steffens figure comme celui qui contribua fortement à mon intérêt pour cet artiste : Il me raconta nombre d'histoires que seul un homme enthousiaste, et proche de Peter, puisse communiquer avec une telle inspiration. Ils devinrent de grands amis au cours des années et ses interviews (publiées dans son livre " Reggae Scrapbook ") font office de références. J'ai donc voulu partager avec vous ces quelques vidéos par une rétrospective de sa carrière. L'ascension du Steppin' Razor Dès ses premières apparitions avec The Wailing Wailers, le steppin' razor impressionnait par son aisance sur scène: A l'aise d'un point de vue musical (avec ses puissants riffs de guitare rythmique) Peter Tosh avait cette faculté à mobiliser son audience pour les causes qu'il défendait (légalisation, black culture, égalité). Ceci se conjuguait avec un style révolutionnaire. Loin des lyrics suaves propres au lovers rock style, son reggae sentait la poudre explosive. Cette poudre même qu'il chargeait dans sa guitare AK-47 à la fin de la tournée Mama Africa (82-83). La fidélité et le respect de ses engagements personnels l'empêchaient d'honorer, certaines fois, des engagements d'ordre professionnel tout en, paradoxalement s'exposant à ce qu'il avait appelé " Babylon queendom ". Après sa rupture avec les Wailers, Peter a sorti un album qui a marqué le monde du reggae. Le dressant comme un grand défenseur de la légalisation. Interdit en Jamaïque, le titre "Legalize It" est un incontournable lorsque l'on aborde le sujet aujourd'hui. Sur cet album, se trouve le fantastique "Igziabeher (Let Jah Praised)"; rasta convaincu, Peter nous livre un magnifique titre où se côtoyaient des pianos psychédéliques et des rythmes de guitare entrainants. Peter Tosh n'était pas seulement un révolutionnaire et savait écrire des chansons plus positives. Il adorait dire que l'important dans la vie était de regarder vers le futur et ne jamais se retourner ("Walk and don't look back" qu'il reprit aux Temptations). Après son concert au One Love Peace Concert en 1978, la signature avec le label des Rolling Stones l'avait inspiré et conforté dans son désir de notoriété. Cette année là, il faisait sa première apparition à Paris, en décembre lors d'une tournée européenne. Traitant de la pauvreté, qu'il a personnellement connue, "Pick Myself Up" invite à une méditation personnelle. En juin-juillet 1979 lors du " Mystic Man " tour, dont est issue la vidéo précédente, Peter Tosh s'arrêta au Palais des Sports de Paris le 6 juin, le 8 à Lyon, etc.La sortie de son album " Wanted Dread and Alive " fut étouffée par la mort de son collègue des Wailers, Bob Marley. Sa tournée européenne a été l'occasion de le voir s'arrêter en France (à Pantin en juin dans un énorme chapiteau plein à craquer, mais également à Grenoble, Toulouse, Lyon, etc.) et son passage parisien fut l'objet d'une couverture média sur TF1 avec la diffusion d'une interview. Ce document qui dure 3 minutes est surtout orienté sur la mort de Bob. Malheureusement, aucun extrait de son concert. Cette tournée européenne a surtout été marquée par la séparation de ses bassiste et batteur, Sly et Robbie, ainsi que de son guitariste Mikey Chung, qui rejoignirent Black Uhuru la même année. Une formation, basée sur les Soul Syndicate (avec Fully Fullwood entre autres), le rejoignit pour sa tournée américaine. Une page était tournée. C'est également l'année où il se brouilla avec les Rolling Stones allant jusqu'à détruire la résidence de Keith Richards en Jamaïque. Une carrière en repli Succombant aux appels mercantiles des tv européennes qui pratiquaient le playback, Peter Tosh a sombré dans un style beaucoup plus approximatif, qui le mena à négliger l'aspect musical de sa carrière, laissant même son guitariste choisir certains morceaux de son futur album, "Mama Africa". Erreurs de management, désir de gloire qu'il ne voyait pas venir ("En quoi est-ce mal de dire qu'un homme est bon", disait-il lorsqu'il parlait de " Johnny B Good "), jalousie affichée envers son compagnon d'origine, énorme consommation de weed, ont mené le steppin razor à une impasse. Certaines de ses apparitions étaient cocasses... ...Alors que d'autres étaient beaucoup plus respectables. Son album en demi-teinte, " Mama Africa " fut une nouvelle opportunité pour reprendre la route lors d'une tournée mondiale (Australie, Japon, Afrique, etc.). Un fan américain lui offrit une guitare en forme d'AK 47, ce qui lui valut d'être bloqué à la frontière allemande. Guitare qui, il y a quelques années, s'était retrouvée sur un site d'enchère pour un montant de départ de 10 000$. Cette enchère fut finalement retirée. Son passage parisien lors de cette tournée rassembla plus de 2 000 personnes à l'Espace Balard. Ce 4 octobre, une équipe de TF1, avec Patrice Drevet (oui, l'ancien présentateur météo!!), couvrit médiatiquement l'évènement et un reportage fut diffusé sur la chaine. On y apprend que par respect pour ses engagements militants, il refusa de poser ses pieds en Israeteuml;l qui vendait des armes au régime de l'apartheid, l'Afrique du Sud. Coetucirc;t de cette annulation, 80 000$ ! La dernière fois que Peter Tosh monta sur scène fut lors du Pulse Starjam, le 31 décembre 1983 pour un concert exceptionnel. Il reprit des hits qu'il n'avait plus l'habitude de faire (comme si par intuition, il savait que c'était la dernière) tels " Wanted Dread and Alive ", " Hammer ", " Jah guide " ou encore " Apartheid " en medley avec " You Can't Blame the Youth ". Peter Tosh se retire... Le steppin razor mit sa carrière entre parenthèse après 1983. EMI lui prêta de l'argent pour son futur album, l'excellent " No Nuclear War ", et ne voyant rien venir, ils portèrent plainte. En réalité Peter Tosh était très mécontent de sa maison de disque et de la façon dont il faisait sa promotion. En 1984, à la sortie de la vidéo " Captured Live ", celle-ci n'avait qu'une diffusion limitée. Lors d'une conférence de presse à New York le 4 mai 1986, Peter Tosh dénonce ceci, un an avant sa mort. Une des dernières vidéos connues du Mystic man. Le 11 septembre 1987, Peter Tosh se fait assassiner chez lui, alors que sortait son nouvel album. Les motifs n'ont jamais été clairement établis. Le reggae a perdu l'un de ses plus grands représentants, à l'aube d'une tournée mondiale avec Black Uhuru qui devait durer 2 ans. Au lendemain de sa mort, quelques chaînes diffusèrent des reportages. Sky Channel, au Canada, a fait un super travail où l'on voit Peter en interview, sur scène, en acoustique, ceci entre 1979 et 1983. RIP Bush Doctor
Source : reggae.fr | 2019-09-11 02:00:00.0
Le Reggae Sun Ska 2019 était placé sous le signe de la diversité et ce troisième jour de festivités ne déroge pas à la règle. Des artistes venus d'Espagne, de Jamaïque, d'Angleterre, d'Australie et de France bien setucirc;r se succèderont sur la scène One Love et la Dub Foundation aujourd'hui. Le beau temps est toujours au rendez-vous et le monde répond une fois de plus présent dès l'ouverture du site.Le légendaire Don Carlos ouvre le bal ! Lui qui clôturait le premier soir du Bagnols Reggae Festival se retrouve cette fois en première ligne et affronte le soleil en pleine face dès 17H. Pas de quoi le déstabiliser. L'ancien membre de Black Uhuru fait preuve de solidité et déroule le même set que la semaine précédente avec cette voix toujours aussi chaude et suave. Un vrai régal !Pendant ce temps, l'équipe australienne du 4'20 Sound fait monter l'ambiance côté sound system. Une équipe pas si australienne que ça finalement puisqu'on retrouve au micro le Français Dougy et l'Ecossais Tom Spirals, un habitué des sessions de Mungo's Hi Fi.Mention spéciale à Rezident et Selecta Antwan qui ont maintenu l'ambiance au plus haut niveau pendant les changements de plateau de la scène One Love. Perchés au-dessus de la régie, ils ont mené d'une main de maître ces interludes pendant trois jours en offrant régulièrement quelques surprises avec de nombreux invités venus tchatcher sur quelques riddims...Le Sun Ska ne serait pas le Sun Ska sans un petit concert de ska ! Et quel concert ! Les Skatalites sont venus fêter leur 50 ans de carrière. Autre anniversaire : les 70 ans de Don Drummond, le tromboniste du groupe qui soufflera même les bougies sur scène. Les classiques instrumentaux fusent avant d'accueillir la reine Doreen Shaffer au micro, la seule membre originelle de la formation jamaïcaine enrichie de deux français, un à la guitare et un au saxophone. Cacun des cuivres y va de son solo et une autre légende les rejoint rapidement... Stranger Cole accompagne les Skatalites sur cette tournée et déballe des classiques que beaucoup de jeunes découvrent avec plaisir. C'est aussi ça le Sun Ska, s'éduquer aux fondations de la musique jamaïcaine !La scène Dub Foundation n'est pas en reste en termes de légendes puisque les deux maîtres du dub, Mad Professor et Scientist se passent la main sur la sono de Sinai.Vient ensuite le moment de la tornade Dub Inc. Après une vingtaine d'années de carrière et juste avant la sortie d'un nouvel album, le groupe stéphanois est au top de sa forme et sa popularité. Le public obéit au doigt et à l'oeil de Bouchkour et Komlan toujours aussi efficaces sur scène. Tout ce qu'ils veulent et Rude Boy remportent sans doute les suffrages et la foule reprend en choeur la plupart des paroles du duo. Le tout nouveau On est ensemble, livré en tout début de set, n'y échappe pas ! Dub Inc semble inarrêtable et le Sun Ska lui réussit bien !Et pour finir en beauté, Ziggy Marley clôture cette vingt-deuxième édition devant un public complètement acquis à sa cause. Vivement l'année prochaine !
Source : reggae.fr | 2019-08-20 02:00:00.0
Les passionnés de musique jamaïcaine s'étaient donnés rendez-vous du 25 au 27 juillet à Bagnols-sur-Cèze, devenue une véritable capitale mondiale du reggae de par son historique riche en matière de festivals... La seconde édition du Bagnols Reggae Festival a plus que tenu ses promesses ! 18 000 festivaliers et près de 200 musiciens accueillis en trois jours dans le Parc Arthur Rimbaud qui a une fois de plus vibré au son des classiques d'antan, des nouveautés du jour et des basses du Dub Club.Pendant que les premiers festivaliers pénètrent sur le site, Blackboard Jungle décrasse sa sono qui vrombira puissamment et impeccablement de ses 24 basses pendant trois jours, accueillant un line-up particulièrement varié.Côté grande scène, c'est Samory I qui ouvre les festivités devant un par terre clairsemé mais captivé et acquis à sa cause. Le jeune artiste fait le job, accompagné de son excellent Black Heart Band. Les titres de l'album Black Gold défilent et le hit Rasta Nuh Gangsta vient bien setucirc;r clôturer cette très belle ouverture de festival avant que le Sénégalais Meta Dia et ses Cornerstones n'en remettent une couche juste après lui, amenant la petite touche africaine toujours bienvenue dans un festival reggae.Les Anglais de Black Roots prennent ensuite possession de la grande scène pour leur seul concert en France de l'été. Un concert au goetucirc;t particulier, dédié à Delroy Ogilvie, l'un des chanteurs fondateurs de la formation décédé quelques jours auparavant. L'émotion est palpable et le public donne de la force aux Black Roots qui n'évincent pas de la tracklist les titres chantés à la base par Delroy, le tube Juvenile Delinquent en tête.A l'autre bout du parc, juste après le set éclectique de Bunny Dread, Irie Ites remplace au pied levé King Jammy (absent pour des raisons de santé) aidé de ses MCs de premiers choix, Trinity et Linval Thompson. Les deux Jamaïcains font preuve d'une énergie débordante et impressionnante. Trinity danse dans la foule et Linval Thompson continuerait bien jusqu'à 6 heures du matin comme il le répète régulièrement durant son set ponctué de hits dont le fameux I Love to Smoke Marijuana. Aux platines, Jericho prend un malin plaisir à légèrement dubbé les instrus des deux artistes vétérans qui se retrouvent même ensemble pour un final explosif sur le Real Rock Riddim.Les fans de dancehall ont ensuite un choix crucial à faire. Busy Signal se produit sur la grande scène en même temps que Lieutenant Stitchie côté Dub Club. Le premier fait presque office d'intru parmi ce line-up très roots mais parvient à maintenir l'ambiance au top avec son set où les tunes reggae Miss You, Free Up ou Reggae Music Again font l'unanimité. Et comment rester insensible à l'explosif Bumaye qui clôt le show comme il avait commencé : à 100 à l'heure !Le feu bretucirc;le tout autant côté sound system avec Manudigital et un Stitchie en très grande forme. Après une intro fracassante (dont un incroyable remix du Mek It Bun Dem de Damian Marley et Skrillex), Manu appelle son MC et c'est parti pour une heure d'énergie pure. Les deux compères, très complices, déroulent la tracklist de l'album Masterclass, ponctué de quelques hits des années 80 dont l'inévitable Almighty God. Le Dub Club avait bien besoin d'un petit coup de fouet et ça a fonctionné !Les organisateurs du Bagnols Reggae Festival avaient gardé le meilleur pour la fin. Don Carlos livre de loin la meilleure prestation du jour et l'une des plus marquantes du festival. L'ancien chanteur de Black Uhuru est comme toujours accompagné d'un backing-band extrêmement précis et sa voix, particulièrement intacte, colle des frissons à la foule. Les hits défilent, Hog and Goat, Lazer Beam, Natty Dread Have Him Credential ou la reprise de Satta Massa Gana. On n'aurait pas rêvé mieux pour finir cette première journée de concerts et nous donner envie de poursuivre le festival ! Rendez-vous demain pour la suite...
Source : reggae.fr | 2019-07-30 02:00:00.0
Pour cette 16ème Bordeaux Dub School, le Wandem Sound System avait invité O.B.F pour un meeting où chacun avait ramené 8 scoops au Rocher de Palmer ; on vous fait revivre cette belle soirée.On entre donc dans la salle alors que le Wandem est en train de jouer Firy Sound d'Askan Vibes, un recut très réussi du Cuss Cuss Riddim dont la face B sera sublimée par les mélodies de fletucirc;te tibétaine et de coquillages de Fransax (ex Improvisators Dub et membre de la Hornsmen Section) ; quel accueil ! Les artistes et leurs machines sont au pied de la scène sur laquelle a été disposé un imposant décor aux couleurs de la Dub School signé Relaksone OG. Ce dernier réalisera d'ailleurs un graff aux couleurs d'O.B.F tout au long de la soirée.Iris (selecta du Wandem) va nous offrir un warm up géant qui commence assez roots, les perles pleuvent : Blind Eye de Young Kulcha (récemment pressé sur le label Conscious Embassy) ou encore le Signs de Ramon Judah et sa sublime version instrumentale signée des Makating Horns. Nous allons ensuite avoir droit à un véritable moment de grâce, Fransax est assis au bord de la scène sous une petite lampe qui le met en lumière, son sitar posé sur les genoux, il lance la petite boîte à rythmes aux sonorités indiennes qui l'accompagne et commence à gratter les cordes de son instrument fantastique. Ambiance mystique assurée ! Iris lance un riddim discret mais efficace, les basses se mettent à gronder, c'est magique. Le ton monte doucement, les premiers gros steppers se font entendre, et le Wandem va livrer un public chauffé à bloc aux invités d'honneur en balançant une dernier dubplate hyper efficace signé I Tist.C'est donc au tour d'O.B.F de se mettre aux machines, le crew est venu au grand complet avec Charlie P, Shanti D et Sr Wilson pour reprendre les versions, et ça commence avec un recut du célèbre morceau de Black Uhuru qui se transforme en "Guess Who's Coming to Dinner : O.B.F Sound" ! L'ambiance continuera à monter jusqu'à l'heure du karaoké géant : le clip de Part of my Life est projeté sur un écran et Shanti D reprend les paroles, bien aidé par le public, un pur moment de délire. Rico va ensuite enchaîner les big tunes : Family de Charlie P, Babylon a Fall de Joseph Lalibela, ou encore plusieurs extraits de la A1 Mixtape pour finir sur un dubplate de folie issu de la collaboration O.B.F / Iration Steppas.La soirée va se cloturer avec un mini Dub Fi Dub où le Wandem va faire exploser la salle avec un nouveau dubplate d'I Tist toujours aussi lourd avant que Rico ne lui réponde avec le terrible Akufen.Encore une bien belle soirée qui vient cloturer cette saison pour les Bordeaux Dub Schools. Vivement la rentrée !
Source : reggae.fr | 2019-05-22 02:00:00.0
Aujourd'hui c'est le 420 Day, proclamé journée internationale des fumeurs de weed. Référence anglo-saxonne à l'heure de l'après-midi 4h20, propice pour fumer un joint, elle est par extension devenue à la fois un terme pour désigner les rassemblements pro-cannabis, mais aussi une date (le 20 avril, prononcé "four twenty" en anglais, ou 4/20) à laquelle on célèbre le cannabis et la contre-culture qui l'entoure. Reggae.fr vous offre une playlist spéciale ganja pour accompagner votre journée et éventuellement votre spliff. Pas la peine d'attendre 16H20 pour jouer ces sons. A consommer sans modération !Max Romeo - My Jamaican CollieSi les Gaylads chantaient les mérites des femmes jamaïcaines en 1971 (My Jamaican Girl), Max Romeo semblait préférer la weed malgré son pseudo de charmeur. L'auteur du tube War Ina Babylon chipe aux Gaylads leur mélodie et remplace les filles par la ganja en 1973 sur My Jamaican Collie. "J'ai voyagé partout dans le monde et j'ai fumé plein de variétés d'herbes. Mais de toutes les weeds que j'ai fumées, c'est celle que je préfère. C'est mon herbe jamaïcaine". La Jamaïque semble donc abriter la meilleure weed et les plus belles femmes du monde si l'on en croit nos artistes reggae. Deux raisons de plus d'aller visiter l'île...Black Uhuru - Sinsemilia"I've got a stalk of sinsemilia growing in my back yard !" Michael Rose avoue en musique et sans honte cultiver de la marijuana et livre avec Black Uhuru un énième hymne à la ganja avec ce Sinsemilia, classique indémodable. Nous sommes en 1980 et Black Uhuru est en train de vivre sa période la plus productive tandis que le reggae est en pleine période charnière. Le son de Channel One prend le dessus et le reggae roots s'aventure dans des sons plus lourds, plus profonds. Sly et Robbie sont les responsables de ce puissant basse-batterie typique du roots des années 80 qui prend tout son sens sur ce Sinsemilia. Michael Rose, au lead vocal, y expose tous les bienfaits de son herbe préférée et Duckie Simpson et Sandra Puma Jones accentuent ses propos de leurs harmonies plaintives. Un moment de grâce agrémenté d'une petite dédicace à Peter Tosh en fin de morceau, lui qui a souvent été persécuté à cause de son combat pour la décriminalisation de la marijuana.Peter Broggs - International FarmerL'hymne par excellence de tous les cultivateurs de ganja. Peter Broggs fut le premier artiste à signer sur le label américain Ras Records. Son hit International Farmer aura droit à deux versions, chacune présente sur des albums distribués par Ras Records. La version originale date de 1982 avec les Roots Radics au backing band, sur l'album Rastafari Liveth. Très épurée, sans artifice, cette version est un véritable roots killer qui aura droit à une deuxième jeunesse dans les années 2000 avec le riddim reboosté par les Français de Furybass qui feront notamment poser Million Stylez avec le bretucirc;lant Move From On Yah (autre ganja tune très réussi). La deuxième version est présente sur l'album Rise And Shine, sorti en 1985. Cette fois, ce sont les Wailers en personnes qui se chargent du riddim. Le mix est plus précis, les arrangements et harmonies plus travaillés et le résultat tout aussi convaincant.Triston Palmer - Joker Smoker"Dem a joker smoker !" En 1982, Triston Palmer fustige les faux fumeurs, ceux qui ne veulent pas acheter de weed, mais qui viennent sans cesse en quémander à leurs amis. "Tu leur donnes de la sensi, ils te demandent une feuille. Tu leur donnes une feuille, ils te demandent du feu." Un classique du early dancehall produit par le deejay Jah Thomas, orchestré par les Roots Radics et enregistré à Channel One à l'époque où les techniques d'overdubs se développent de plus en plus. Triston Palmer lui ne semble pas être un joker smoker puisqu'il pousse la plaisanterie jusque sur la pochette de l'album qui porte le même titre où son nom est inscrit sur des paquets de feuilles à rouler !Mighty Diamonds - Pass the KouchieLes ganja tunes sont nombreux dans l'histoire du reggae. Mais celui-ci fait partie des plus célèbres. Pass the Kouchie (littéralement "passe la pipe") a été enregistré par les Mighty Diamonds au début des années 80 au studio Channel One pour le compte du producteur Gussie Clarke. Un roots lancinant aux paroles presque humoristiques reprises quelques années plus tard par les Musical Youth, un groupe d'enfants chanteurs anglais. Les Musical Youth tranforment toutes les références à la weed en des allusions à la nourriture. Le "Kouchie" devient ainsi un "Dutchie", autrement dit une marmite en patois. La version juvénile devient un tube international et contribue bien setucirc;r à faire connaître le morceau des Diamonds qui ne voient pourtant pas d'un très bon oeil cette reprise. Le groupe jamaïcain ira même jusqu'à porter plainte contre Musical Youth pour plagiat. La justice leur a donné raison en 2012.Michael Palmer - Smoke the WeedFume la weed oui, mais ne fume pas les graines ! Tout fumeur de joints qui se respecte connaît cette règle. L'odeur et le goetucirc;t d'une graine bretucirc;lée fait vite passer l'envie d'en laisser traîner une dans son spliff. Ce n'est pourtant pas pour cette raison que Michael Palmer nous interdit de fumer les graines. Non, pour lui, on en a tout simplement besoin pour les semer et donner vie à de nouveaux plants de ganja. Argument recevable !John Holt - Police in HelicopterSans aucun doute l'un des plus grands titres de John Holt, Police in Helicopter n'est pourtant pas ce à quoi le monsieur nous a habitués. Spécialiste du lover's rock et du rocksteady avec les Paragons, puis en solo, il signe un véritable hit early dancehall en 1983 avec ce Police in Helicopter produit par Henry Junjo Lawes sur son label Volcano. Les Roots Radics, LE backing band de l'époque, se chargent de jouer le riddim et la combinaison des deux est tout simplement somptueuse. Un hymne qui sera banni des radios et qui assurera un énorme succès à son auteur qui l'avait pourtant écrit en quelques minutes : "Un jour, je prenais l'avion pour aller de Montego Bay à Kingston. J'ai regardé par le hublot et j'ai vu tous ces hélicoptères et cette fumée qui venait de grands feux en bas. La police était en train de bretucirc;ler des champs de marijuana. J'ai demandé un bout de papier et j'ai écrit la chanson en 15 minutes dans l'avion : " Police in helicopter. Searching for marijuana ". Et je disais : " Si vous continuez à bretucirc;ler les champs de weed, on va bretucirc;ler les champs de cannes à sucre ". Et le gouvernement a interdit la chanson car des gens de St Ann se sont mis à allumer des feux dans les champs de cannes à sucre. Ils ont pris cette chanson très au sérieux."Chezidek - Leave the TreesChezidek est connu pour être un artiste proche de la nature. Malgré sa notoriété grandissante, il n'a jamais quitté ses montagnes natales et vit au milieu de la forêt, se contentant la plupart du temps de ce qu'elle lui offre. Il affiche ce mode de vie dans ce tube qui le révéla au grand public en 2004. Posé sur un recut du Chapter A Day Riddim de Jacob Miller, Leave the Trees est une ode à la ganja, mais pas seulement... Chezidek fait bien setucirc;r référence aux nombreuses plantations d'herbe détruites en Jamaïque par les forces de l'ordre, mais il va au-delà de ça en rappelant au monde entier que les plantes sont des êtres-vivants. "Laissez les arbres tranquilles, laissez-les vivre. Vous ne voyez pas que vous détruisez l'environnement". Avec des lyrics simples, une voix cristalline et une mélodie reconnaissable entre mille, l'artiste de St Ann grave à jamais un message fort qu'il n'est pas inutile de se ressacer de temps en temps.Alborosie - HerbalistNous sommes en 2006 et la planète reggae découvre un véritable OVNI : l'Italien Alborosie. Un Européen qui fait du reggae aussi bien que les Jamaïcains, on n'avait pas vu ça depuis Gentleman ! Herbalist est le premier hit de l'Italien installé en Jamaïque. Et quel hit ! Un ganja tune qui, au-delà de prôner la consommation de weed, glorifie carrément le trafic. Après tout, sans les revendeurs, les fumeurs n'auraient rien à se mettre dans les poumons... "Herbalist, High grade specialist. Import green stash, export green cash !" Le titre se retrouvera sur l'album Soul Pirate en 2008, un opus qui compile les meilleurs singles de l'artiste enregistrés depuis ses débuts et qui se positionne rapidement comme un classique. Définitivement l'un des meilleurs albums reggae de la première décennie des années 2000.Micah Shemaiah et Rassi Hardknocks - LegalPar le passé les artistes jamaïcains étaient nombreux à se plaindre en musique de la législation répressive vis-à-vis de la marijuana ou à réclamer sa légalisation. Aujourd'hui, les lois s'assouplissent partout dans le monde, à la Jamaïque y compris, et les lyrcis changent petit à petit. En 2016, le jeune et talentueux Micah Shemaiah s'en réjoussait sur le profond Legal en feat avec Rassi Hardknocks posé sur un somptueux recut du Can't Stop Righteousness des Gladiators !
Source : reggae.fr | 2019-04-20 02:00:00.0