Artistes et Groupes de DanceHall

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Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

Cet automne nous avons décidé de vous proposer une plongée dans la vie tumultueuse et musicale de Kingston à travers le destin d'une jeune française de 18 ans, Ela MBass, bien décidée à réaliser son rêve : devenir bassiste en Jamaïque. Vous retrouverez régulièrement ces tranches de vie sur Reggae.fr. Je m'appelle Elora Marches, je suis née en France en 2000. Il y a un an et demi, j'ai décidé d'aller m'installer en Jamaïque et de commencer une formation à L'Edna Manley College pour être en totale immersion dans le pays du reggae. Edna est une grande école regroupant la musique, l'art, la danse le théâtre et les sciences humaines. De nombreux chanteurs et musiciens sont passés par Edna, comme Raging Fyah, les musiciens de Jah9, Protoje, Chronixx ou encore Kabaka Pyramid... et j'en passe ! J'ai décidé de vous faire partager cette incroyable expérience comme si vous la viviez à mes côtés. Arrivée à Kingston, aussitôt au travail J'ai beaucoup d'heures de cours par semaine, cours de piano, de théorie, solfège, information technologique, d'ensemble de jazz, musiques actuelles et de mon instrument principal, la basse et même de contrebasse et de percussion. L'école est centrée sur la création artistique et nous avons plusieurs projets regroupant les étudiants en danse, théâtre et musique, ce qui est génial. Nous mélangeons les différentes spécificités de l'école pour en faire quelque chose de magique. A l'école tout se passe bien. Les gens sont très avenants et gentils. Les Jamaïcains ont beaucoup d'humour, on ne s'ennuie pas en cours ici ! En même temps que l'école j'ai commencé à promouvoir mon nom (Ela MBass) en tant que bassiste. Je joue déjà avec un certain nombre d'artistes et de musiciens qui sont tous très talentueux. J'ai eu la chance d'aller dans de très beaux studios d'enregistrement comme Tuff Gong, Anchor, Big Yard, SLR etc. La musique ici est fabuleuse... Je fais tous les jours des rencontres magiques. Beaucoup de légendes musicales comme Earl Chinna Smith, Horsemouth Wallace, Big Youth, Ken Booth, Kiddus I, Sangie Davis, Flabba Holt,...sont ici à Kingston. " Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. " - Marcel Proust Ayant eu la chance de beaucoup voyager avec mes parents, j'avais déjà vécu des expériences qui m'avaient en quelque sorte ouvert l'esprit, mais ce voyage à Kingston est mon premier voyage seule, si loin et pour si longtemps. J'ai pu voir des choses exceptionnelles, des choses magnifiques de cette petite etIcirc;le, ainsi que le coté miséreux. Les gangs, la drogue, la pauvreté, la misère dans laquelle est le pays. Ce pays si beau et mystérieux à la fois, marqué par l'esclavage et les tensions politiques de l'époque, qui perdurent encore aujourd'hui. Kingston, la capitale, est divisée en " 3 parties ", Uptown (quartiers riches), New Kingston (quartier de moyenne classe) et Downtown (ghetto), quartier de la violence et des crimes. Je passe beaucoup de temps Downtown, premièrement car une grande partie de mes amis sont basés là-bas, et pour le Coronation market, qui a lieu tous les jours, qui est un grand marché de fruits et légumes délicieux purement locaux, ainsi que d'épices et objets de la vie courante (lessive, casseroles, etc.) que nous pouvons acheter à prix très bas comparé à Uptown. C'est ici que j'ai réalisé toute la dimension de la pauvreté et la détresse du pays. Des femmes et des hommes qui travaillent et élèvent entre cinq et sept enfants, habitant dans des petites maisons faites de plaques de fer et de bois, devant payer l'école pour leurs enfants. Car l'école coetucirc;te très cher en Jamaïque, elle n'est malheureusement pas gratuite comme en France. Et on constate la motivation des enfants à vouloir apprendre et aller à l'école puis poursuivre des études supérieures.La culture est très différente ici. Au début il m'était difficile d'accepter tous ses aspects, mais plus je partage du temps avec différentes personnes, à parler, à apprendre, plus j'aime cette vie et arrive à m'y faire totalement : le mode de vie, les façons de travailler, l'éducation, le contact humain. Les Jamaïcains sont très réservés, ils sont comme un livre, mais avec le temps et quand ils ont réussi à vous cerner, à vous " adopter " et, à apprendre de vous et surtout deviner vos intentions, ils s'ouvrent totalement, et sont prêts à échanger, partager. Les Rasta, en particulier, sont présents dans ma vie jamaïcaine et très enrichissants. Centrés sur la nature, un mode de vie et d'alimentation saines, des méthodes naturelles pour soigner, ils m'ont beaucoup appris. A l'opposé du mode de vie rasta, la nouvelle génération dancehall est aussi très importante en Jamaïque, entre les " Parties", (soirées dancehall dans la ville), les belles voitures, les liasses de billets, et beaucoup de " Gyal " (girl en anglais qui signifie fille). Ces deux parties de la population s'opposent mais sont toutes deux très intéressantes. Le dancehall ainsi que le reggae, la musique et la danse sont les " richesses " ainsi que le bonheur du pays. Il y a beaucoup à apprendre, et appréhender la culture d'un pays et son mode de fonctionnement : c'est remonter dans son histoire. Malgré le fait que la Jamaïque compte nombre de richesses et soit très attractive au plan touristique, les priorités ici ne sont pas les mêmes que celles d'un pays riche. A côté des rivières sauvages dans les montagnes sublimes, des plages de sable blanc, la saleté domine le pays, car l'écologie n'est pas encore développée, ce qui est normal, dans un pays pauvre, où l'on se soucie d'abord d'instruire les enfants et d'avoir de la nourriture à mettre sur la table chaque soir plutôt que de savoir où jeter ses déchets. Quoi qu'il en soit quand ce pays vous prend au coeur, il est impossible d'en partir ou de ne pas y revenir, et pour ma part j'ai eu et j'ai encore tous les jours ce coup de coeur. Je tenterai dans les prochains mois de partager avec vous dans ces colonnes quelques bribes de ma vie jamaïcaine !
Source : reggae.fr | 2019-10-25 02:00:00.0
Alors que depuis 2016, Devi Reed - ex-leader du groupe The Banyans - mène sa route en solo, il revient pour nous présenter un projet totalement fou. C'est au mois de mars dernier que Devi a annoncé le projet One Vibe A Week. L'artiste a indiqué qu'il sortirait un nouveau morceau tous les vendredis pendant un an. A chaque saison un nouvel album avec un thème particulier. Résultat des courses : au bout d'une année, Devi Reed nous aura proposé ni plus ni moins que quatre albums.Cette idée est née dans l'esprit du jeune Toulousain alors qu'il avait sous la main plusieurs morceaux enfouis qu'il voulait partager avec son public. Certains de ces titres étaient déjà défendus en live lors de la tournée estivale du chanteur en 2018. Néanmoins ces derniers ont été peaufinés avec d'autres artistes comme le titre Let's Go où l'on retrouve le rappeur toulousain D-Tox. Le premier opus de ce projet, presque intégralement clippé en Colombie, est sorti le 14 juin sous le nom de OVAW Spring. Sur ce premier volume, Devi Reed aborde des sujets aussi bien personnels que communs à tous, toujours avec un message universel, rempli d'amour et de paix.OVAW Spring est un album plutôt versatile qui navigue entre reggae, hip-hop ou encore rub-a-dub. On retrouve le flow ravageur de Devi Reed pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Il y a aussi des tunes très orientés hip-hop comme Ready, mais on bascule aussi souvent vers un reggae roots comme c'est le cas avec la track High Tide. Devi Reed a aussi rencontré le groupe reggae numéro 1 en Colombie : Alerta Kamarada, avec qui il clôt l'album sur le titre Bye Bye, un mélange de reggae et de cumbia. Un premier opus qui annonce la couleur avec un album assurément roots aux influences dancehall et hip-hop.Son deuxième album, OVAW Summer, est lui résolument plus roots. On y retrouve Skarra Mucci qui pose sa voix sur le big tune Life Lover, mais aussi Omar Perry pour un pur son roots nommé Awakeness. Le groupe Colombien Alerta Kamarada est encore de la partie sur l'entraînant We Are Not Mafia. Plusieurs tracks ont tout de même des influences RetB comme The Sky is Grey, ou In my World.Pour ces deux premiers projets, Devi Reed réussit largement son pari et nous offre deux efforts entraînants et de qualité. On attend maintenant avec impatience la sortie des deux prochains albums de son projet One Vibe A Week.
Source : reggae.fr | 2019-10-15 02:00:00.0
Les années 90 furent incroyablement créatives en Jamaïque. Le renouveau du reggae combattant le dancehall a donné naissance à des artistes majeurs devenus aujourd'hui des légendes, rejoignant les grands noms des années 60 ou 70. Parmi ces artistes, un bon nombre sont passés par le studio Penthouse et ont été pris sous l'aile du producteur Donovan Germain. Buju Banton, Marcia Griffiths, Beres Hammond, Tony Rebel, Wayne Wonder, Cutty Ranks... L'écurie Penthouse était redoutable et terriblement productive. Les séries à rallonge et les singles à succès pleuvaient ! Toujours actif aujourd'hui dans une moindre mesure, Donovan Germain concentre toute son énergie dans le retour de Buju Banton, sorti de prison fin 2018. Il l'accompagne dans tous ses déplacements et était bien setucirc;r présent avec le Gargamel lors de son passage au Reggae Sun Ska en aoetucirc;t dernier. On a sauté sur l'occasion pour rencontrer ce grand monsieur qui se fait plutôt discret dans les médias. Malgré sa modestie, sa timidité et sa mémoire flanchante qui l'empêchent de trop s'épandre, il répond à nos questions avec sourire et méfiance à la fois...Reggae.fr : Tu es sur la route avec Buju Banton en ce moment, mais comme on ne peut pas l'interviewer, on est obligés de te demander dans quel état d'esprit il se trouve.Donovan Germain : Il va bien. Il est dans un très bon état d'esprit, mais il a encore besoin d'être protéger. Il commencera sans doute à communiquer avec les médias et le public l'année prochaine. Mais en attendant, il est très bien entouré et je peux vous dire qu'il est en forme. Tout va bien pour lui.Comment se sont passées vos retrouvailles ?etCcedil;a reste entre lui et moi. Ce sont des choses privées que je ne veux pas raconter.Mais avez-vous des projets ensemble ?Oui, on travaille sur son album. On collabore avec plusieurs producteurs, mais je suis le directeur artistique de ce projet. Je suis actuellement un de ses deux managers et je m'occupe de la logistique sur la tournée avec le backing-band. Je m'assure que tout se passe bien, que tout le monde soit dans de bonnes conditions pour donner de bons concerts.Te souviens-tu de la toute première fois que tu as rencontré Buju ?Je ne me souviens même pas de ce qui s'est passé hier alors remonter aussi loin dans ma mémoire, c'est compliqué. Je commence à vieillir vous savez !Mais Buju est quelqu'un de spécial ! On ne peut pas oublier ce genre de rencontre !Ma femme est quelqu'un de spécial pour moi et je ne me souviens même pas de notre rencontre (rires).Tu es connu comme un producteur exigeant qui ne produit que de la musique consciente et positive. Mais avant que tu ne travailles avec Buju Banton, il s'illustrait plutôt dans le slackness et les gun tunes. Pourquoi as-tu quand même voulu collaborer avec lui ?C'est une progression naturelle. Je lui ai montré la voie à prendre et il l'a suivie. Mais s'il la suivie, c'est uniquement parce qu'il avait pris la décision lui-même de se tourner vers une musique plus positive. Je n'ai fait que l'accompagner. La première fois qu'il est venu à mon studio pour me solliciter, j'ai vu son talent et je savais que je travaillerai un jour avec lui. J'ai juste attendu qu'il soit prêt à prendre ce virage.Tu es l'un des producteurs majeurs des années 90 et du début des années 2000 en Jamaïque. On se rappelle des nombreuses séries et des singles qui sortaient sur Penthouse Records mais on a l'impression que tu es moins actif ces jours-ci. Y a-t-il une raison à cela ?Aujourd'hui, je préfère travailler sur des projets à long termes, des projets cohérents. L'album de Marcia Griffiths, Timeless, sorti cet été en est un exemple. C'est un album concept avec uniquement des reprises de Studio One. Il y a eu aussi l'album Tribute to Joseph Hill où j'ai rassemblé un paquet de chanteurs pour reprendre des morceaux de Culture. Le business a évolué et les singles pressés en 45T ça ne marche plus vraiment, alors je m'adapte. Et il faut se rappeler que je produis de la musique depuis 1978 ! Alors je pense que j'ai le droit de ralentir un peu aujourd'hui (rires).Comptes-tu quand même continuer à produire des one riddims ?Je n'en sais rien. etCcedil;a dépend de ce que j'ai envie de faire. J'ai sorti une série en 2018, le History No Mistery Riddim. Mais je ne sais pas ce que le futur me réserve. Les séries ne sont qu'une petite partie de mon travail. Depuis 1978, j'ai fait beaucoup d'autres choses.Et justement avant Penthouse, tu as eu plusieurs petits labels sur lesquels tu produisais une musique très organique avec des instruments live. Peut-on dire que tu t'es tourné vers l'ère digitale en créant Penthouse ?Oui et non. La plupart des chansons que j'ai produites ces dix dernières années ont été faites avec des musiciens et de vrais instruments. La mode des beats digitaux et de la programmation de batterie, ce n'est pas moi qui ai créé ça. C'étaient les musiciens de l'époque qui se tournaient vers cette façon de travailler. Moi j'ai vu cette période comme une transition pour revenir à quelque chose de plus organique, comme ce que je fais aujourd'hui.etCcedil;a veut dire que tu suivais les musiciens plus qu'ils ne te suivaient toi ?Non setucirc;rement pas ! Les musiciens que j'embauche ont toujours fait ce que je voulais leur faire faire. Mais il faut savoir vivre avec son temps et je m'adaptais aussi à ce qui plaisait au public. Les musiciens étaient bien placés pour savoir ce qui plaisait au public, donc j'étais à leur écoute. Quand tu fais de la musique, il faut savoir plaire aux nouvelles générations. Mais je savais que cette période digital ne durerait pas.En tant que producteur, sais-tu jouer d'un instrument pour créer des riddims ?Non, mais j'ai mes oreilles (rires). C'est ce que j'ai de plus précieux au monde. C'est mon outil de travail. J'entends la musique dans ma tête et je dicte aux musiciens comment jouer. Je contrôle tout le processus de création des morceaux que je produis. Je ne suis pas juste un producteur qui se contente de mettre de l'argent sur la table comme beaucoup le font en Jamaïque.Ta spécialité dans les années 90 était les recuts de vieux riddims. Comment choisissais-tu un riddim que tu voulais revisiter ?C'est mon esprit qui me dictait quoi faire. J'ai grandi en écoutant Studio One, donc je me suis attaqué aux riddims qui selon moi devaient être introduits à la nouvelle génération.Et Studio One était ton label de prédilection n'est-ce pas ?Oui. J'aime tous les riddims de Studio One. Je suis incapable d'en choisir un en particulier, c'est pour ça que j'en ai refait tellement. Et je continuerai !Tu as travaillé avec de nombreux deejays comme Mad Cobra ou Cutty Ranks qui ont enregistré des gun tunes ou des morceaux slackness avec d'autres producteurs. Comment choisis-tu et acceptes-tu de travailler avec tel ou tel artiste sachant que tu ne produis que de la musique consciente ?Vous savez, le monde évolue. Donc les gens peuvent changer aussi. J'arrive à reconnaître le bon dans chaque individu. Et sachez aussi que ce sont les artistes qui viennent me voir, je ne vais chercher personne. Donc ceux qui viennent me solliciter savent qu'avec moi, ils n'auront pas d'autre choix que de chanter des paroles positives. Dans les cas de Cobra et Cutty, personne ne les connaissaient quand ils ont commencé avec moi chez Penthouse. Ils se sont fait connaître avec des morceaux conscious.Sur le logo de Penthouse Records, on voit des buildings de New-York. Pourquoi cette ville ?Un Penthouse est un appartement situé au dernier étage d'un immeuble et ce genre d'habitation a été créé à New-York. C'est de là-bas que ça vient donc c'est pour ça. En plus, New-York est une ville importante pour moi. J'y ai vécu dix ans dans les années 70. Je travaillais dans une boutique de disques et c'est même à New-York que j'ai commencé à produire sur mon premier label. Je faisais régulièrement des aller-retours en Jamaïque pour aller enregistrer les artistes.On raconte que tu as renvoyé Garnett Silk chez lui...Oui c'est vrai.As-tu regretté ?Non puisqu'il est revenu bosser chez Penthouse quelques années plus tard. Mais la première fois qu'il est venu me voir, il n'était pas prêt. Il avait besoin de faire murir son écriture. Il a travaillé et il est revenu me voir. Il y avait encore du travail, mais j'ai reconnu son talent et on a pu faire des choses ensemble. Tous les artistes avec qui j'ai travaillé à cette époque, je savais reconnaître leur talent. Mais il fallait souvent les guider pour arriver à en tirer le meilleur. C'était mon rôle.Tu es justement connu pour avoir fait découvrir de nouveaux talents. Tu as fait émerger Romain Virgo et même Buju Banton. Quel est ton protégé du moment ?Je n'en ai pas vraiment, car je me concentre sur mon travail avec Buju Banton pour le moment. Je mets toute mon énergie pour le remettre comme il faut sur les rails, donc je me retire un peu de la production. Mais le dernier en qui j'ai vraiment cru c'est Dalton Harris. Je le suis toujours de prêt, mais il travaille actuellement sur un album à Londres et je ne suis pas impliqué du tout dans ce projet.Quel est ton meilleur souvenir en tant que producteur ?Je suis très mauvais en souvenirs, mais ma plus grande fierté c'est d'avoir fait connaître tous ces artistes avant qu'ils ne soient réellement connus. Les gens que l'on vient de mentionner, Romain Virgo ou Buju Banton par exemple. Je suis vraiment fier de ça.Et ton pire souvenir ?Ma plus grande déception c'est que ma mère soit décédée avant d'avoir vu tout ce que j'ai pu accomplir.
Source : reggae.fr | 2019-10-10 02:00:00.0
Yon Pa Yon a une place à part dans la discothèque et dans le coeur de tous les amateurs de reggae français ayant déjà soufflé leur trentième bougie. Sorti en 2002, cet album marquait le début de carrière d'un artiste qui allait devenir l'un des piliers du reggae hexagonal : Yaniss Odua. Presque 20 ans après sa sortie, Caan Dun Music, Baco Records et Yaniss Odua ont décidé d'offrir une seconde vie à cet opus mythique avec une réédition collector. On a adoré s'y replonger pour vous le faire (re)découvrir.Dès les premières notes de l'introduction (Praise) on est transporté quelques années en arrière, un riddim simple sur lequel Yaniss se contente de présenter ses salutations à sa majesté Hailé Sélassié dans un texte que les plus anciens réciteront sans doute machinalement (comme tout le reste de l'album d'ailleurs.) Viennent ensuite Sé poko sa et Mal au coeur, deux morceaux où l'on découvre déjà le flow précis et la plume incomparable du chanteur martiniquais avec deux textes qui nous parlent de la difficulté de s'en sortir dans une société qui ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis qu'ils ont été écrits.Yaniss Odua a toujours su jongler avec les styles et il nous le montre ensuite avec des morceaux très dancehall comme On Your Mark, Long Time en feat. avec Matinda ou encore Chaud n' Happy et son riddim hyper dansant que le chanteur va retourner de son flow ravageur. Autre thème qu'abordera régulièrement l'artiste tout au long de sa carrière : les femmes et l'amour, et c'est le cas dès ce premier opus avec Elle va partir où Yaniss se met dans la peau d'un goujat et invite Straïka D à venir lui faire la morale ; ou dans un pur style lover sur Viens avec moi. Il n'y a pas qu'aux femmes auxquelles Yaniss Odua a toujours été fidèle puisque bien des années avant Chalawa, il déclarait déjà sa flamme à sa plante préférée sur Let Me Take a Lift, un premier ganja tune dont le texte fait encore mouche dès les premières notes : " Donne moi que du naturel pour nourrir mon spirituel " PULL UP !Quand Une larme se fait entendre, des frissons nous traversent littéralement le corps à l'écoute d'une musique si douce pour traiter d'un thème si dur... Et comment parler de Yon Pa Yon sans s'arrêter sur La Caraïbe ? Des lyrics précis et touchants où l'artiste dresse un constat alarmant mais juste de la situation dans les îles, pour un titre qui deviendra un hymne intemporel connu de tous et que beaucoup de selectas jouent encore aujourd'hui.Pour finir, on a droit à deux cerises sur le gâteau, deux tunes que les fans de Yaniss connaissent déjà par coeur mais qui n'avaient jamais eu l'honneur d'être repressés. D'abord J'ai la rage posé sur l'instrumentale du Ante Up des M.O.P. que le chanteur reprend dans un style très dancehall, puis Sa mwin ni pou bay, un texte lover posé sur un riddim aux accents latinos.La réedition de Yon Pa Yon ravira forcément les fans de Yaniss Odua qui en plus de voir cet album culte être remasterisé pourront pour la première fois y trouver quelques-uns de ses titres en format vinyle. Avec des textes déjà très travaillés, encore d'actualité, et des riddims toujours aussi efficaces, il saura séduire et parlera tout autant à un public plus jeune pour qui cet opus sera une belle découverte.Tracklist :1. Intro (Praise)2. Sé poko sa3. Mal au coeur4. Long Time ft. Matinda 5. On Your Mark6. La Caraïbe7. Une larme8. Chaud n' Happy 9. Elle va partir ft. Straika 10. Let Me Take a Lift11. Viens avec moi 12. Prends garde à toi13. Jusqu'où l'homme va aller14. Kick it Again15. J'ai la rage16. Sa mwin ni pou bay
Source : reggae.fr | 2019-10-04 02:00:00.0
Après avoir fait danser les corps et les coeurs avec le So What Tour, Dub Inc, le groupe reggae français iconique aux plus de 20 ans de carrière, fait sa rentrée avec le tant attendu Millions. Un projet metucirc;rement réfléchi et extrêmement bien travaillé, dont le caractère multiculturel / à l'image du groupe stéphanois / ne s'est pas développé sans l'exploration de nouvelles contrées musicales.Le groupe poursuit avant tout sa mission d'éveiller les consciences en interpellant sur des sujets actuels comme avec Fake News tirant la sonnette d'alarme sur l'envers du décor des réseaux sociaux et les mensonges médiatiques qui déguisent la réalité. Les travers qui font rage comme la discrimination encore trop présente sont aussi dépeints dans Couleur et etAgrave; la fois mais avec une belle invitation à s'ouvrir, avoir du coeur, être tolérant mais surtout à éduquer pour changer les moeurs. Avec Millions, morceau éponyme de l'album, le groupe nous interpelle sur la notion de justice souvent vaine lorsqu'elle s'associe à la politique. Nos armes est quant à lui bien setucirc;r inspiré du mouvement des gilets jaunes et Dub Inc, toujours aussi révolté, choisit de chanter l'espoir avec En Nous.Côté musical, on sent que le groupe est de plus en plus à l'aise, va à l'essence de la musique qu'il a envie d'exprimer, sans se priver de mélanger les styles, les vibrations, les matières. Des titres comme On est ensemble, Nos armes ou Couleur viennent réaffirmer la patte musicale énergique et l'esprit engagé des Dub Inc et contrastent avec d'autres titres comme Inès où la douceur est de mise. On en place une spéciale pour l'exceptionnel Chaâbi, dépaysement total de six minutes où le reggae prend les couleurs de la belle culture kabyle. Le son de la mandole et l'envoetucirc;tante voix de Bouchkour invitent à danser et s'évader. On apprécie aussi certains titres plus introspectifs qu'à l'accoutumée comme etAgrave; tort ou à raison. etAgrave; toute cette richesse s'ajoutent des propositions audacieuses aux sonorités dancehall, caribéennes et festives, avec Authentique notamment (gros coup de coeur !), et le titre My Bro' featuring Million Stylez.Entre la douceur de ses mélodies et l'énergie de ses rythmes, entre les flots abîmés de la Méditeranée et la transparence de la Mer des Caraïbes, entre la poussière noire de Saint-Etienne et les terres rouges de l'Afrique, Millions est tout simplement un album puissant.Tracklist :1. On est ensemble2. Couleur3. Dans ta ville4. etAgrave; tort ou à raison5. etAgrave; la fois6. Chaâbi7. Millions8. Authentique9. Nos armes10. My Bro' ft. Million Stylez 11. My Dub12. Fake News13. Inès14. En nous
Source : reggae.fr | 2019-09-27 02:00:00.0
Après une première journée riche en émotions, le Sun Ska se poursuit avec encore un joli programme. La journée, le public a pu découvrir le tout jeune duo S'n'K, assez prometteur ! Et sur la grande scène, ça démarrait tout de suite très fort...L'inépuisable Flavia Coelho se charge de chauffer le public pour la suite des festivités. La Brésilienne, toujours aussi séduisante et débordante d'énergie, est une habituée du festival et les fans sont au rendez-vous. Toujours accompagnée de son clavier et de son batteur hors-pairs, Flavia parvient à mobiliser tout le public déjà présent en masse pour ce premier concert de la journée. Mission accomplie !Aujourd'hui, les têtes d'affiches sortent très tôt ! Il fait encore bien jour quand Patrice monte sur la scène One Love. Le chanteur allemand commence seul en acoustique avant d'accueillir son groupe au grand complet pour une heure incroyable. Everyday Good et Soul Storm sont toujours les préférés du public qui a droit à un titre inédit ce soir. Patrice flirte avec le dancehall et s'autorise des pull-ups, festival reggae oblige. L'artiste prouve une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs sur scène. Il sera suivi de Morcheeba en cette journée placée sous le signe de l'international...Chez Sinai Sound System, le sound français Irie Ites est à l'honneur avec pas moins de quatre heures de set exclusif. Jericho commence une heure seul avec ses précieux dubplates avant d'accueillir trois artistes jamaïcains foundations. Le deejay U Brown est le premier à ravir les fans de rub a dub. Son hit Tu Shung Peng fait l'unanimité et c'est un autre deejay qui lui succède au micro... Trinity est en grande forme aujourd'hui. Celui que l'on connaît aussi sous le speudo Jr Brammer exhibe ses talents de chanteur ici et là au milieu de ses classiques comme l'indémodable Three Piece Suit. Il est rejoint un temps par U Brown pour quelques improvisations avant de laisser la place à Linval Thompson. Le roots est à l'honneur ce soir sur la scène Dub Foundation et Linval semble ravi de voir autant de monde présent dans l'arène pour soutenir les fondations de la musique jamaïcaine. Son show se termine sur le classique I Love to Smoke Marijuana et les trois artistes se retrouvent ensemble pour un (trop petit) quart d'heure de freestyle. Le Sun Ska vient d'assister à un vrai show sound system à la jamaïcaine comme on en voit rarement en France !Sur la grande scène, place à l'Afrique ! Le grand Alpha Blondy fait son entrée comme toujours sur Jerusalem. On a beau être habitués, les frissons nous envahissent dès les premières notes de l'instru mythique. Le charisme de l'Ivoirien ne laisse personne indifférent et même si son discours sur les religions divise, le public reprend en choeur les indémodables Cocody Rock et Brigadier Sabari. Quelques sonorités rock s'invitent sur le puissant No Brain No Headache et certains sont surpris par la reprise improbable de Led Zeppelin (Whole Lotta Love) qui figurait sur le dernier album d'Alpha, Human Race.Pour finir cette deuxième soirée de concerts, le festival offre une carte blanche à Taïro qui a invité trois beaux artistes pour l'occasion. Le chanteur de ces dames déroule son show habituel et c'est Balik qui fait son apparition en premier sur le titre A la longue qu'il partage avec Taïro. Ce dernier laisse ensuite la place au chanteur de Danakil qui offre au public le classique Marley impeccablement joué par le Family Band. Tiwony s'invite ensuite sur une interprétation acoustique de son duo avec la star du soir Reine sans couronne avant de nous livrer le puissant Dread avec l'énergie qu'on lui connaît. Dernier invité du soir, Yaniss Odua met tout le monde d'accord avec ses hits Rouge Jaune Vert et Chalawa là encore très bien suivi par le groupe de Taïro qui termine le show sur l'énorme Bonne Weed. Ce genre de plateau ponctué par des guests est de plus en plus fréquent dans les festivals et on ne peut qu'encourager les organisateurs à poursuivre ces initiatives qui nous permettent d'assister à des moments scéniques uniques. On regrette juste de ne pas avoir eu droit à un freestyle de fin réunissant les quatre artistes. Le temps a sans doute joué en leur défaveur. On aura sans doute de quoi se consoler demain pour le dernier jour du festival...
Source : reggae.fr | 2019-08-19 02:00:00.0
C'était déjà la 22ème édition du Reggae Sun Ska ! Le festival en a connu des péripéties en plus de vingt ans d'existence. Après de nombreux déménagements, l'équipe semble enfin avoir trouvé le lieu parfait pour s'installer durablement sur ses chères terres médocaines. De retour à un évènement à taille humaine (on est loin des 80 000 personnes accueillies en 2012), le Sun Ska n'en est pas pour autant affaibli. Cette année, ce sont 27 500 fans de musique qui se sont préssés sur le site du Domaine de Nodris à Vertheuil pour profiter de trois jours de concerts et d'une ambiance unique. Des animations en tous genres sont venues égayer le quotidien des festivaliers qui avaient le choix entre la grande scène One Love et l'espace Dub Foundation pour satisfaire leur soif de son...C'est la sono des locaux de Kaya Natural Sound System qui accueille les premiers festivaliers dans le Sun Ska Village à l'entrée du camping. Elle résonnera pendant trois jours en journée et en after à la fin des concerts avec une multitude de surprises, selectors et MCs venus d'ici et d'ailleurs prêter main forte à la team bordelaise. Des bonnes vibes roots et culture, rub-a-dub et dub ! Parfait pour se mettre en jambe !Côté Dub Foundation, la sono de Sinai Sound System est aussi en place pour tout le week-end. Les Anglais sont venus équipés de 12 basses hyper efficaces formées en trois murs. Côté sélection, les membres de Sinai ne ménagent pas les festivaliers et n'hésitent pas à jouer des grosses prods digital et stepper dès les premières heures d'ouverture. Particulièrement respectueux, ils feront même quelques clins d'oeil à la scène dub bordelaise en jouant notamment des dubplates de Wandem Sound et de sa fameuse Hornsmen Section. On avait l'habitude de voir Legal Shot sonoriser cet espace depuis plusieurs années et on peut dire qu'on ne perd pas au change. L'équipe de Sinai restera tout aussi professionnelle que ses collègues rennais durant les trois jours de festival, accueillant un line-up très varié...Le tout jeune Bisou incarne d'ailleurs cette diversité. Son univers electro dub planant emporte les quelques danseurs déjà présents dès l'ouverture du site.Sur la scène One Love, c'est Booboo'zzz All Stars qui ouvre les festivités. Les musiciens bordelais sont venus avec une belle équipe composée de Max Livio, Joss Bari, Naeteuml; et bien setucirc;r Wyman Low, frontman du groupe. Du reggae, de la soul, de la pop, des pull-ups, de la bonne humeur, des voix puissantes, de belles reprises... Tels sont les ingrédients de la team qui colle le smile au public et lui retire rapidement sa timidité !Pas de deuxième grande scène cette année au Sun Ska. On revient à un rythme moins soutenu, avec des pauses, des temps calmes, de quoi profiter pour s'alimenter, visiter les stands, se reposer les oreilles ou danser sur les sélections de Rezident et Selecta Antwan perchés au-dessus de la régie pendant les changements de plateaux. Un rythme plus lent qui n'est pas pour nous déplaire à l'heure où tout s'accélère... Les fans de hip-hop s'enjaillent ensuite sur les délirants Cabalero et Jeanjass quand les amateurs de dub et de reggae digital se pressent côté sound system pour profiter du superbe plateau proposé par la team Brigante Records. Pendant près de quatre heures, Supa Mana, Atili et Higher Light se succèdent aux platines, jouent des prods, des dubplates et servent des riddims à Green Cross, Prendy, Adam Paris ou encore l'incroyable G Rhyme, un tout petit Anglais à l'immense talent qui en aura bluffé plus d'un durant tout le week-end, s'invitant en freestyle ici et là !Depuis toujours le Reggae Sun Ska ouvre sa prog à d'autres styles musicaux et la grande Calypso Rose en est la preuve. Quel bonheur de voir cette dame au sourire charmeur et à l'énergie débordante se dandiner sur scène au son de la musique de son île, Trinidad et Tobago. La protégée de Manu Chao amène une ambiance unique sur le site du Sun Ska. Chaleur et bonne humeur ; la fougue de la chanteuse est contagieuse et le public fond littéralement à l'écoute de son tube Calypso Blues. Musique des Caraïbes proche du mento (la première musique jamaïcaine, ancêtre du ska), le calypso avait bien sa place dans un festival reggae !Ce vendredi, les légendes sont de sortie au Sun Ska. Tiken Jah Fakoly emboîte le pas à la grande dame de Trinidad et prend la scène comme à son habitude. De long vas-et-viens d'un côté à l'autre de la scène armé du bâton qu'il arborait fièrement sur la pochette de son album Racines. Tiken est toujours aussi énergique sur scène et le public reprend en choeur ses classiques de l'époque tout en profitant des morceaux de son nouvel album Le monde est chaud sorti en juin.Vient ensuite LE moment que beaucoup attendaient avec impatience : le premier concert de Buju Banton sur le sol français depuis sa libération de prison en décembre 2018. Cela faisait dix ans que Gargamel n'était pas venu chez nous. Un rendez-vous immanquable pour les fans de l'artiste qui étaient visiblement au rendez-vous. Après une intro du Shiloh Band sur Carmina Burana, Buju entonne Our Father a capella depuis les loges. On constate de suite que sa voix est impeccable ! Il débarque ensuite tranquillement sur Destiny et déroule une set-list impressionnante ! Not An Easy Road, Give I Strength et Hills And Valleys suivent avant de laisser place à un segment ska tonitruant avec l'énorme Mighty Dread et le tout aussi excellent Better Must Come. L'attitude de Buju sur scène n'a pas changé. Physiquement très énergique mais vocalement peu présent, il laisse beaucoup de place à ses choristes et musiciens. On aime ou on n'aime pas ! On aurait aimé l'entendre un peu plus chanter ses classiques mais la joie de le revoir sur scène l'emporte sur la déception. Le segment dancehall met d'ailleurs tout le monde d'accord avec les indémodables Bongo Cart, Sha La La, Batty Rider, Too Bad et bien setucirc;r Champion tous enchaînés beaucoup plus rapidement que les titres précédents. Le Banton communique très peu, sa présence scénique parle d'elle-même. Après un gros quart d'heure d'énergie pure, l'ambiance retombe sur l'émouvant Untold Stories avant une fin de concert exceptionnelle. Wanna Be Loved, Love Sponge, Driver et enfin Murderer ont tous droit à un pull up ! Le show se termine comme il avait commencé, sur Our Father avant que Buju Banton ne nous remercie pour notre patience. On aurait aimé entendre les nouveaux tunes Country For Sale et Steppa, mais les hits de l'artiste sont trop nombreux par rapport au temps de scène qui lui est alloué. Pas grave ! Buju est de retour et on était là pour assister à ça. Le Sun Ska vient de vivre un moment historique soyons-en setucirc;rs.
Source : reggae.fr | 2019-08-16 02:00:00.0
Si vous êtes un habitué des festivals et des soirées reggae, vous avez forcément déjà croisé cette immense silhouette au style toujours tiré à quatre épingles et au flow ravageur. Installé en région parisienne depuis de nombreuses années, Joseph Cotton est sans doute le plus Français des chanteurs jamaïcains. Tout le monde se souvient de son freestyle avec Biga Ranx (Air France Anthem) ou encore de ses collaborations avec Manudigital, Roots Attack ou Atili. C'est cette fois avec le label parisien Dig Studio Music que s'est associé le deejay pour un nouvel album très orienté dancehall.Les fans de Cotton reconnaîtront la fameuse introduction de son titre What is This (samplée par Drake sur son titre Energy) qui ouvre le premier titre de ce nouvel album, General, sur un riddim hyper efficace entre dancehall et hip-hop. On découvre ensuite Lolo, un gros délire à la Joseph Cotton où ce dernier nous raconte son amour pour les "lolos" (si si vous avez bien compris, il parle bien de poitrines féminines !) sur un pur dancehall digital.Le deejay aborde des thèmes très différents les uns des autres au fil des morceaux, à commencer par des texte conscients comme sur Jamaica Cool Runnings où Cotton lance un appel à déposer les armes dans les ghettos jamaïcains ; il nous parle aussi de son expérience en France à deux reprises avec France A We Groung et Jamaican A Paris.Comme nous y a toujours habitués Mr Cotton, on retrouve beaucoup de morceaux dédiés aux femmes ; dans un style lover avec For your Eyes Only et Kind Lips ou dans un style plus hardcore sur le riddim hyper actuel de Girls Anthem en feat avec Steph Pockets. Deux invités de plus viennent épauler le Jamaïcain sur cet essai : d'abord K'njah qui apporte une touche de féminité à Still Cotton, puis le jeune duo français S'n'K avec qui Joseph Cotton partage le riddim hyper entraînant de Leave Woman People.Avec Cotton Gold, Joseph Cotton ajoute une ligne de plus à sa discographie déjà bien fournie, un nouvel album très dancehall et hyper dansant qui ravira ses fans et arrive au bon moment pour faire danser dans les soirées chaudes de l'été.Tracklist : 1. General2. Lolo3. Jamaica Cool Runnings4. France A We Groung5. Dem Bruk 6. Fly Cotton7. Girls Anthem8. Still Cotton Ft K'njah9. Kind Lips10. Leave Woman People Ft S'n'K11. Jamaican A Paris12. Portmore13. For your Eyes Only14. Rich15. Hardcore Lovin Ft Steph Pockets16. Born Delighted
Source : reggae.fr | 2019-08-14 02:00:00.0
Troisième et dernier jour de ce deuxième Bagnols Reggae Festival. Les sourires sont encore sur les visages de l'équipe organisatrice et du public malgré le temps qui se gâte. Quelques gouttes de pluie viendront légèrement perturber le déroulé de la soirée sans pour autant décourager le public venu beaucoup plus nombreux que les deux soirs précédents. Ce samedi soir c'était place aux légendes jamaïcaines, aux plus grosses têtes d'affiches du festival et à deux belles exclusivités...Petit retour dans les années 60, aux fondations de la musique jamaïcaine avec les Skatalites ! Quand un groupe comme celui-là est chargé d'ouvrir les hostilités, on sait qu'on peut s'attendre à une très grosse journée. Vin Gordon est au trombone, les classiques fusent et la chanteuse Doreen Shaffer rejoint rapidement la formation pour quelques titres dont un superbe clin d'oeil aux Wailers avec Simmer Down. Stranger Cole lui emboîte le pas avec un nombre incalculable de standards. Rough et Tough, Bangarang, When I Call Your Name... La justesse n'est pas toujours au rendez-vous mais on pardonne aisément Stranger, l'un des artistes jamaïcains les plus âgés encore en activité, toujours très énergique. Chapeau !Si l'Afrique sera mise à l'honneur plus tard sur la scène avec Tiken Jah Fakoly, elle l'est dès le début de la soirée côté sound system avec l'équipe d'Amoul Bayi Records. Fabyah, un Français installé au Sénégal, s'occupe de la sélection et sert des instrus roots et stepper à Saah Karim et Galas. Les deux chanteurs originaires de la Gambie et du Sénégal sont particulièrement complices et complémentaires. Une parfaite entrèe en matière avant les sets plus énervés de Dawa Hi Fi et Parly B et d'Iration Steppas plus tard dans la nuit. Accompagné de Macky Banton au toast, Mark Iration livrera une sélection très roots sans manquer d'énergie. On retiendra des dubplates impressionnants de Michael Prophet ou Sizzla (l'incroyable Like Mountains) ou encore un mix exclusif du Victory de Dubkasm ridé à la perfection par le vétéran Mike Brooks qui prendra par la suite le micro aux côtés de Blackboard Jungle pour la clôture du festival.Légende encore sur la grande scène ! Horace Andy se produit avec Mafia et Fluxy au backing-band formule ultra-réduite. Basse, batterie, clavier et trombone. Mais ça suffit ! Sleepy déroule les tubes remarquablement backé par le duo anglais. Money Money, Skylarking, Man Next Door, Fever... Horace Andy n'a que 45 minutes de set, mais il prend son temps sur les titres et les pull ups s'enchaînent.Mafia et Fluxy restent sur scène, le tromboniste s'enfuit et c'est à trois qu'ils s'occupent du cas d'Eek A Mouse. Le géant jamaïcain, particulièrement rare en France, a le sourire et lance des "Viva la France" à tout va. C'est d'un style très décontracté, coiffé d'un chapeau et d'une cape, qu'il enchaîne ses tubes Virgin Girl, Rude Boy Jamaican (d'une voix tellement grave !!), Ganja Smuggling, No Wicked Can't Reign (très belle ouverture de show) et bien setucirc;r l'immense Wa Do Dem (très belle fermeture). Mouse ne force pas, mais quel plaisir d'entendre ses titres en live pour la première fois pour beaucoup de gens présents ce soir-là.C'est ensuite au tour de Third World. Cat Coore, Richard Daley et leur bande sont toujours de véritables virtuoses de la musique. On passe de titres très pop à du reggae hardcore. Now That We Found Love contraste avec Reggae Ambassadors, mais le show est d'une précision hors du commun. AJ Brown s'en sort très bien au chant. Sans chercher à imiter Bunny Rugs, il parvient à transmettre l'émotion des titres originaux du groupe qui fête cette année ses 45 ans d'existence. Cat Coore nous offre comme à son habitude ses petits solos de violoncelle et nous surprend même à entonner le tune dancehall The Mission de Stephen et Damian Marley avant de glisser vers Redemption Song. On a droit à quelques titres du prochain album dont les singles Loving You Is Easy et Na Na Na. Third World a encore fait forte impression ce soir-là. Qui en aurait douté ?La pluie s'est abattue sur le Parc Arthur Rimbaud pendant le concert de Third World, mais la foule est restée compacte jusqu'à l'arrivée de Tiken Jah Fakoly. Les fans du chanteur ivoirien étaient de sortie ce soir. Le public restera au sec tout le long de sa prestation, remplie d'énergie et de messages forts. Tiken continue de prêcher pour le continent africain avec ses classiques, mais s'ouvre à de nouveaux thèmes avec les titres de son nouvel album Le monde est chaud. L'homme a encore des choses à dire et c'est toujours un plaisir de le retrouver sur scène.Vient ensuite le moment que beaucoup attendaient... Le crew du film Rockers débarque aux côtés du We The People Band sur une scène embellie d'un backdrop signé Fluoman. Leroy "Horsemouth" Wallace, Kiddus I, Big Youth et le trio Kush'Art s'installent tous ensemble sur scène et font quelques pas de danse pendant le titre Man In the Street, l'instrumental qui sert d'intro au concert. Les passionnés savourent et les moins aguerris découvrent, mais tout le monde est conscient d'assister à un moment unique. Première surprise : Horsemouth n'est pas à la batterie. Il harangue la foule aux côtés de ses collègues qui entonnent l'hymne Satta Massa Gana en l'absence de Bernard Collins des Abyssinians (malade) avant que Big Youth ne nous serve son superbe I Pray Thee sur la version. Big Youth, Horsemouth et Kiddus disparaissent ensuite pour laisser Kush'Art et Lloyd Parks reprendre quelques titres d'artistes décédés ayant participé à la bande-originale comme Slave Master de Gregory Isaacs ou Police And Thieves de Junior Murvin. Quelques approximations sans doute dues à un manque de répétitions (il s'agit du tout premier show en Europe !) n'empêchent ni les artistes ni le public de prendre du plaisir. Kiddus I revient ensuite sur le mythique Graduation in Zion et fait des clins d'oeil à Peter Tosh (Stepping Razor) et Justin Hinds (Natty Take Over). Big Youth fait aussi son retour pour quelques titres dont Every Nigger Is a Star et Hit the Road Jack et Horsemouth refait finalement surface pour chanter l'émouvant Jah No Dead de Burning Spear. Comme dans le film, il l'entonne a capella sur fond de bruit de vagues... Il s'installe enfin derrière les fetucirc;ts pour interpréter Rockers de Bunny Wailer. A partir de ce moment-là, le concert prend une tournure un peu spéciale. On sent que quelque chose ne va pas. Et pour cause, l'horaire de fin du festival est dépassé de 40 minutes ! L'équipe de Rockers est interrompue brutalement nous empêchant de profiter d'un final qu'on espérait grandiose.Malgré cette fin de festival en demi-teinte, on repart de Bagnols sur Cèze avec ce sentiment d'avoir profité d'un moment exceptionnel. Les légendes jamaïcaines continuent de nous faire rêver et heureusement que l'équipe du Bagnols Reggae Festival est encore là pour proposer une programmation comme celle-là. Une programmation inédite, différente des autres festivals et respectueuse des fondations de la musique jamaïcaine. Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine du 23 au 26 juillet avec cette fois quatre soirs de concerts !Lire nos reports du JOUR 1 et du JOUR 2.
Source : reggae.fr | 2019-08-01 02:00:00.0
Après une première journée réussie, le Bagnols Reggae Festival se poursuit avec une petite baisse de température niveau météo... La canicule de la veille laisse place à un ciel un peu couvert, mais du côté du public, pas de perte de chaleur. Le line-up du jour est particulièrement réjouissant pour les fans de new roots. Petit voyage dans le début des années 2000 avec des prestations enflammées au programme !La journée, les festivaliers pouvaient profiter d'un festival off bien fourni. L'expo de Fluoman en centre-ville et les projections des films IetI et Reggae Ambassadors 100% reggae français à la médiathèque ont rencontré de francs succès.Côté Parc Arthur Rimbaud, c'est I Wayne qui monte le premier sur scène. Peu d'actualité pour le chanteur jamaïcain qui n'hésite pas à chanter son hit Living In Love dès ses premiers pas sur scène. Les connaisseurs sont au rendez-vous et le pull up est de mise. L'énergie bretucirc;lante du chanteur à la voix d'ange est intacte et on doit avouer qu'on ne s'attendait pas à un show aussi propre de sa part. Malheureusement, timing oblige, on n'aura pas droit à plus de 30 minutes...Il en sera de même pour Bushman qui conserve le même backing-band qu'I Wayne. Particulièrement attendu par le public bagnolais, Bushman prend la scène impeccablement. On peut dire qu'on n'est pas déçus ! On regrette peut-être juste de le voir s'attarder sur des reprises de Peter Tosh (très bien interprétées ceci-dit) plutôt que sur son propre répertoire passant notamment le hit Fire Bun A Weak Heart presque à la trappe lors de sa sortie de scène. Le Bagnols Reggae Festival nous avait promis des sets plus longs pour tous les artistes, ça n'a pas été le cas pour ces deux-là qui partageaient un même plateau dont on aurait bien profiter un peu plus longtemps.Pas trop le temps de maronner, la seule artiste féminine de l'édition 2019 est annoncée ! Cela faisait sept ans qu'on attendait le retour de Queen Ifrica en France et la voilà enfin. Elle débarque sur Calling Africa et impressionne rapidement par sa présence scénique. Sa voix gronde plus que jamais et son discours empreint de militantisme respire l'honnêteté. Elle qui vient de croiser Johnny Clarke et Big Youth en coulisses témoigne de son respect pour les artistes roots à plusieurs reprises. Elle rend d'ailleurs hommage à son père Derrick Morgan avec un medley ska sur lequel elle invite Big Youth et Mike Brokks à la rejoindre pour un moment de partage unique. Quel bonheur de réentendre des titres comme Sinsemilia ou l'énorme Wipe the Tears en live ! Et même s'il nous manque quelques tunes pour pouvoir qualifier ce show de parfait, on ne boude pas notre plaisir d'avoir revu la Queen sur scène qui vient de confirmer qu'elle mérite bien son surnom de Fyah Muma.La Jamaïque compte un autre représentant qui s'illustre en même temps sur la sono de Blackboard Jungle. Rory, le célèbre producteur et selector de Stone Love, livre un set très roots et dub rempli de dubplates et d'exclusivités sorties de son propre studio !Changement d'ambiance juste après lui avec les locaux d'Ashkabad qui ne ménagent pas les festivaliers ! Connu pour son univers electro-dub, le duo ne cherche pas à s'adapter à la programmation très roots du festival et se démarque par son énergie débordante. Une déferlante de basses qui déchaîne totalement les danseurs les plus fous. La tornade Ashkabad a fait son effet !Les amateurs de roots pur et dur avaient de quoi se consoler avec le concert de Johnny Clarke et We The People Band sur la grande scène. Après quelques classiques de Lloyd Parks (Mafia et Officially en tête), Johnny Clarke débarque et déroule un set 100% inédit ! L'auteur de None Shall Escape the Judgement n'a pas répété avec Lloyd Parks et sa bande et ça semble lui plaire. Le show est naturel, la vibes spontanée et les hits défilent. On vient une fois de plus d'assister à un moment unique comme on n'en voit qu'à Bagnols sur Cèze.Retour au new roots pour cette fin de soirée. Pendant que les fans de sound system continuent de danser sur les sélections de Maasai Warrior ou Channel One, c'est Morgan Heritage qui monte sur scène. La famille livre comme à son habitude un show ultra carré avec des mises en place détonnantes, une aisance déconcertante et un discours bien rodé. Le tout manque de spontanéité mais on doit bien avouer que pour danser, c'est efficace ! Le medley sur le Liberation Riddim avec les tunes de Capleton (Jah Jah City), Jah Cure (Love Is the Only Solution) ou Ras Shiloh (Unto Zion) fait toujours son petit effet et on apprécie particulièrement le segment en hommage aux standards du dancehall interprété par Gramps. Le groupe nous offre bien setucirc;r quelques titres aux accents pop comme la reprise de Reggae Night ou le nouveau Beach et Country qui annonce l'arrivée du nouvel album de la formation.Et c'est Alborosie qui vient fermer cette deuxième soirée de concerts avec une prestation tout aussi parfaite que celle de ses prédécesseurs. Rendez-vous demain pour le troisième jour qui nous réserve son lot d'exclusivités...Lire notre report du premier jour.
Source : reggae.fr | 2019-07-31 02:00:00.0
Les passionnés de musique jamaïcaine s'étaient donnés rendez-vous du 25 au 27 juillet à Bagnols-sur-Cèze, devenue une véritable capitale mondiale du reggae de par son historique riche en matière de festivals... La seconde édition du Bagnols Reggae Festival a plus que tenu ses promesses ! 18 000 festivaliers et près de 200 musiciens accueillis en trois jours dans le Parc Arthur Rimbaud qui a une fois de plus vibré au son des classiques d'antan, des nouveautés du jour et des basses du Dub Club.Pendant que les premiers festivaliers pénètrent sur le site, Blackboard Jungle décrasse sa sono qui vrombira puissamment et impeccablement de ses 24 basses pendant trois jours, accueillant un line-up particulièrement varié.Côté grande scène, c'est Samory I qui ouvre les festivités devant un par terre clairsemé mais captivé et acquis à sa cause. Le jeune artiste fait le job, accompagné de son excellent Black Heart Band. Les titres de l'album Black Gold défilent et le hit Rasta Nuh Gangsta vient bien setucirc;r clôturer cette très belle ouverture de festival avant que le Sénégalais Meta Dia et ses Cornerstones n'en remettent une couche juste après lui, amenant la petite touche africaine toujours bienvenue dans un festival reggae.Les Anglais de Black Roots prennent ensuite possession de la grande scène pour leur seul concert en France de l'été. Un concert au goetucirc;t particulier, dédié à Delroy Ogilvie, l'un des chanteurs fondateurs de la formation décédé quelques jours auparavant. L'émotion est palpable et le public donne de la force aux Black Roots qui n'évincent pas de la tracklist les titres chantés à la base par Delroy, le tube Juvenile Delinquent en tête.A l'autre bout du parc, juste après le set éclectique de Bunny Dread, Irie Ites remplace au pied levé King Jammy (absent pour des raisons de santé) aidé de ses MCs de premiers choix, Trinity et Linval Thompson. Les deux Jamaïcains font preuve d'une énergie débordante et impressionnante. Trinity danse dans la foule et Linval Thompson continuerait bien jusqu'à 6 heures du matin comme il le répète régulièrement durant son set ponctué de hits dont le fameux I Love to Smoke Marijuana. Aux platines, Jericho prend un malin plaisir à légèrement dubbé les instrus des deux artistes vétérans qui se retrouvent même ensemble pour un final explosif sur le Real Rock Riddim.Les fans de dancehall ont ensuite un choix crucial à faire. Busy Signal se produit sur la grande scène en même temps que Lieutenant Stitchie côté Dub Club. Le premier fait presque office d'intru parmi ce line-up très roots mais parvient à maintenir l'ambiance au top avec son set où les tunes reggae Miss You, Free Up ou Reggae Music Again font l'unanimité. Et comment rester insensible à l'explosif Bumaye qui clôt le show comme il avait commencé : à 100 à l'heure !Le feu bretucirc;le tout autant côté sound system avec Manudigital et un Stitchie en très grande forme. Après une intro fracassante (dont un incroyable remix du Mek It Bun Dem de Damian Marley et Skrillex), Manu appelle son MC et c'est parti pour une heure d'énergie pure. Les deux compères, très complices, déroulent la tracklist de l'album Masterclass, ponctué de quelques hits des années 80 dont l'inévitable Almighty God. Le Dub Club avait bien besoin d'un petit coup de fouet et ça a fonctionné !Les organisateurs du Bagnols Reggae Festival avaient gardé le meilleur pour la fin. Don Carlos livre de loin la meilleure prestation du jour et l'une des plus marquantes du festival. L'ancien chanteur de Black Uhuru est comme toujours accompagné d'un backing-band extrêmement précis et sa voix, particulièrement intacte, colle des frissons à la foule. Les hits défilent, Hog and Goat, Lazer Beam, Natty Dread Have Him Credential ou la reprise de Satta Massa Gana. On n'aurait pas rêvé mieux pour finir cette première journée de concerts et nous donner envie de poursuivre le festival ! Rendez-vous demain pour la suite...
Source : reggae.fr | 2019-07-30 02:00:00.0
Quelques mois seulement après la sortie de son Dubcatcher vol 3, DJ Vadim nous revient avec Likkle More. Un nouveau projet pour lequel il s'est associé à Jman, un chanteur anglais de la scène bass music dont nous avions déjà entendu le flow ravageur sur les précédents opus de Vadim.C'est Good Old Days qui ouvre cet album ; un riddim tranquille sur lequel on découvre le flow toujours aussi efficace de Jman épaulé par le chant de Lasai sur les refrains. L'Espagnol est d'ailleurs très présent puisqu'on le retrouve sur pas moins de six titres tout au long de cet opus. Que ce soit sur un instrumental hip-hop (Upright), sur un dancehall (Heart Attack), un ganja tune au gros riddim rub a dub (Burn My Weed), ou même une ambiance trap accompagné de Daddy Freddy et Carey James (Humble), le trio Vadim/ Jman/ Lasai fonctionne à merveille.Comme vous l'aurez compris, Likkle More est un album qui explore autant de styles musicaux qu'il reçoit d'invités. On a donc droit à une bonne dose de digital avec War in the Street (ft. Sr Wilson) ou encore à Bad Like This, un dancehall au riddim digne de Vybz Kartel au refrain vocodé que Jman se fait un plaisir de retourner accompagné cette fois de Shanty B. Pour le dernier feat de cet opus, nous avons droit à un hip-hop mélancolique où le flow tranchant de Jman se mêle à la douce voix de Maddy (Everything Bless).Sur les quelques morceaux où Jman s'exprime " en solo ", le jeune chanteur anglais explore le hip-hop dans toutes ses variantes en s'y adaptant avec toujours le même talent. DJ Vadim lui propose donc un instrumental " à l'ancienne " nous ramenant au rap des années 90 sur 1312, puis un autre beaucoup plus rythmé et un peu barré, rappelant l'époque des Busta Rhymes et autres Dizee Rascal avec Likkle More, ou encore un morceau très moderne, fusion entre hip-hop, trap et grime (I Was Like).Avec Likkle More, DJ Vadim s'affirme une fois de plus comme l'un des producteurs les plus talentueux de sa génération, passé maître dans l'art de faire fusionner les genres. Il en profite pour mettre en lumière Jman, un jeune artiste aussi à l'aise sur du reggae que du dancehall, du hip-hop ou de la trap et qui devrait rapidement faire parler de plus en plus de lui.Tracklist :1. Good Old Days Ft Lasai 2. Upright Ft Lasai3. Burn My Weed Ft Lasai4. War in the Street Ft Sr Wilson5. I Was Like6. Heart Attack Ft Lasai7. Bad Like This Ft Shanty B8. Humble Ft Lasai, Daddy Freddy et Carey James9. Militant Ft Lasai10. Everything Bless Ft Maddy11. Likkle More12. 131213. Revolution Time
Source : reggae.fr | 2019-06-26 02:00:00.0
Dans la famille Rodigan, nous demandons le fils ! Jamie, rejeton du célèbre selector et animateur radio londonien David Rodigan, est DJ et producteur (tout comme son frère Oliver aka Cadenza). Ce citoyen britannique d'origine anglo-jamaïcaine est evidemment tombé sur les platines dès son plus jeune âge. Outre ses activités de DJ qui l'ont déjà mené au Rototom Sunsplash, à l'Overjam Festival en Slovénie ou au Carnaval de Notting Hill, il vient de produire trois titres sur le premier EP de Tinez (artiste dancehall de Londres) sous le nom Crate Classics (son duo avec Aaron Horn, le fils de Trevor Horn qui n'est autre que le guitariste des Buggles, auteurs du cultissime Video Killed the Radio Star). Plutôt axé dancehall sur ses productions, Jamie n'en est pas à son coup d'essai. Il avait déjà sorti l'année dernière le titre Expensive Body de Don Andre et deux tracks sur l'album C13AZY BASS de Lei Di Dai. Bon sang ne saurait mentir, on peut donc gager que son avenir sera radieux et productif et qu'il nous concoctera pour bientôt de nouveaux sons. On attend notamment des collaborations avec Suns of Dub et The Skints. Rencontre.Reggae.fr : Qui es-tu exactement ?Jamie Rodigan : Je suis un DJ londonien de reggae dancehall et je fais aussi de la production depuis cinq ans sous le nom de Crate Classics avec mon binome Aaron Horn. En parallèle j'anime aussi un show radio tous les jeudis de 19h a 21h sur Reprezent Radio.En tant que DJ, quels genres de reggae joues-tu ?Je suis très large, je joue un peu tous les styles de reggae dancehall et même de l'afrobeat. Evidemment je promotionne beaucoup la nouvelle scène UK.En ce qui concerne la production, tu bosses en ce moment sur un EP pour Naomi Cowan n'est-ce pas ?Tout à fait ! etCcedil;a sort bientôt ! Je bosse aussi sur un single avec Capleton enregistré en Jamaïque et je viens de sortir des prods avec des MCs d'ici: Big Zeeks et Don Andre.Et pour les styles d'instrus ?Je suis évidemment plus connu pour des prods reggae et dancehall mais je taquine aussi les beats hip-hop ou afro.Comment est née cette vocation ?Plus jeune j'ai commencé a bricoler à la maison avec les platines de mon père. Mais j'ai mis du temps à vraiment me mettre à fond dedans. J'étais plus intérressé par le foot, il fallait aussi que je poursuive mes études, d'ailleurs c'est l'Université qui m'a donné l'occaz d'être plus assidu et de me professionnaliser en tant que DJ. J'y suis devenu le gars qui mixait à toutes les fêtes étudiantes. Mon père m'a toujours encouragé tout en me mettant en garde sur les pièges et les difficultés du métier.Est-ce une pression d'être le fils de David Rodigan ?C'est marrant beaucoup de gens me posent cette question ! Pas vraiment en fait. En tout cas je ne l'ai jamais ressenti. Moi j'aime juste la musique passionnément, c'est un cheminement naturel même si setucirc;rement influencé par la famille dans laquelle j'ai grandi. En tout cas je ne me pose pas la question et je ne me voyais pas faire autre chose que de la musique.Et en ce qui concerne les soundclashs, c'est une discipline que tu pratiques ?Oui même si ce n'est pas ma principale activité, ça arrive de temps à autres. J'ai d'ailleurs déjà clashé avec mon père.Tu as clashé ton père ?Non (rires) !!! J'ai clashé avec lui, dans son équipe je veux dire. J'étais son selector en 2008, pour le UK Cup Clash, il y avait Bass Odyssey, Jaro et Mighty Crown c'était le top. Plus récemment j'ai fait le Dancehall VS Soca qui n'est pas à proprement parler un clash traditionnel mais plus du tag team, des DJs dancehall contre des DJs soca un peu à la façon du Redbull Culture Clash.Quelle est la perception du métier de DJ ici à Londres ? Est-ce pris au sérieux ?Oui carrément. Comme tu as pu le voir, ici la musique est partout, n'importe quel petit bar a un système de son propre et efficace. De plus, il y a une vraie tradition ici de DJ de radio donc c'est clairement considéré comme un vrai métier pas un truc de saltimbanque. Evidemment il faut avoir le talent et la passion mais après il y a beaucoup d'opportunités pour t'en sortir. Certains diront que c'est un peu saturé car il y a beaucoup de soirées mais moi j'y vois juste encore plus de possibilités de jouer. Londres est une ville immense avec plein de gens, plein de musiques différentes et donc plein d'endroits pour danser et jouer. C'est aussi une vraie mission surtout quand tu fais de la radio. Tu te dois de représenter la richesse des nouvelles scènes et des talents émergents. Et si tu peux aider à lancer des carrières c'est le top !Quel a été le déclic pour passer de DJ à producteur ?Plus jeune j'avais téléchargé le logiciel Fruity Loop pendant mes temps libres et j'y ai pris goetucirc;t. etCcedil;a m'a ouvert une autre dimension et permis d'aller plus loin dans la création que le deejaying pur. En prod, tu peux bosser en équipe, c'est moins solo. J'aime cette vibe de groupe, ça me rappelle le foot.Quelles sont tes techniques de prod ?On se sert de tout ce qui est à notre portée : beaucoup de sampling, j'aime sampler les classiques, et on enregistre aussi des musiciens live pour ajouter des lignes chaudes et vivantes, le tout couplé à des machines bien setucirc;r.Quelle est ta semaine type ?Vu que j'ai un show radio hebdomadaire ça demande beaucoup de préparation et d'écoutes afin d'avoir l'oreille sur toutes les sorties. Je suis aussi 2/3 jours dans mon studio à bosser, créer, peaufiner, trouver de nouvelles idées. On discute beaucoup stratégie aussi avec mon associé. Et le week-end je suis à droite à gauche pour jouer. La vie de DJ/producteur quoi !
Source : reggae.fr | 2019-05-02 02:00:00.0
On avait quitté Sinsémilia en 2015 avec l'excellent Un autre monde est possible. S'en était suivie une tournée fleuve de 200 dates pour le groupe aux 10 disques d'or, elle-même succédée par un an et demi de tournée en show sound system pour les deux chanteurs Mike et Riké. Ces complices de toujours se sont ainsi retrouvés sur les routes pour une aventure nouvelle, sans leurs musiciens, touchant ainsi au plus près à l'ambiance chaude et inspirante des soirées sound - à la jamaïcaine - et se prenant à freestyler sur des riddims dancehall yardies.C'est là que le très réussi nouvel album du groupe - A l'échelle d'une vie (Echo Prod / Baco Distribution - sortie ce 26 avril) - prend sa source. Riké à la compo, Mike aux textes, ils parviennent en onze pistes à dépeindre l'intimité de ce groupe d'amis grenoblois, le bilan de presque 30 ans de carrière, leur engagement sans faille ni concession, leur conscience politique et civique, leur lutte contre toutes les intolérances, leurs doutes, leurs espoirs, l'ambiguité de certains sentiments. Le groupe chante les ressentis de sa génération sur le titre éponyme A l'échelle d'une vie. Il nous montre à quel point il a réussi à prendre du recul sur les choses malgré la colère et la violence ambiantes (Vis ma fille, Sur les épaules d'un géant). Sinsé se veut aussi plus introspectif et plus sage sur le très nuancé Si j'avais su. Les productions sont soignées, les rythmes nous plaisent par leur côté digital et dancehall par moment, les vibrations se veulent aussi festives et positives (Sunny Day, Et si...). Les featurings sont excellemment amenés. On compte Guizmo (Tryo) et Balik (Danakil) sur le très bon Nourrissons nos cerveaux, mais aussi Macka B sur Sunny Day et Fight Them (comme une réponse à son feat. sur Fight Here, il y a 20 ans dans l'album Résistances), et le puissant Patko qui donne la réplique dans le morceau Sur les épaules d'un géant. L'album se clôt sur le titre poétique et intime L'Essentiel... à saluer particulièrement. Avec A l'échelle d'une vie, Sinsémilia se renouvelle, se modernise, sait surprendre ses fans, et parvient sans aucun doute à interpeller le tout venant. A se procurer absolument. Et pour compléter l'écoute de l'album, on ne saurait trop conseiller de vous procurer aussi le croustillant livre de Mike, Souvenirs d'un Sinsémilia, disponible sur sinsemilia.com. Big up les artistes. Tracklist :1 / A l'échelle d'une vie2 / Rezident Vibes (instru)3 / Sunny Day (ft Macka B)4 / Si j'avais su5 / Et si...6 / Nourrissons nos cerveaux (ft Guizmo et Balik)7 / Fight Them (ft Macka B)8 / Vis ma fille9 / L'épreuve du temps10 / Sur les épaules d'un géant (ft Patko )11 / L'essentiel Retrouvez le groupe en tournée dans toute la France : 26 Avril 2019 L'ILYADE (COMPLET) | SEYSSINET-PARISET (38)27 Avril 2019 SALLE DES FetEcirc;TES | SAINT RAMBERT EN BUGEY (01)28 Avril 2019 FetEcirc;TE DE LA COQUILLE | PAIMPOL (22)30 Avril 2019 CENTRE CULTUREL | TERGNIER (02)03 Mai 2019 LE PACBO | ORCHIES (59)04 Mai 2019 LE KUBB | EVREUX (27)05 Mai 2019 CHEZ NARCISSE | LE VAL D'AJOL (88)11 Mai 2019 THEetAcirc;TRE LE RHetOcirc;NE | BOURG-LES-VALENCE (26)25 Mai 2019 FESTIVAL LES NOCTAMBULES | ST AUBIN DE MEDOC (33) 01 Juin 2019 LES MOISSONS ROCK | JUVIGNY (51)08 Juin 2019 FESTIVAL LA TOUR MET LES WATTS | ST-QUENTIN-EN-YVELINES (78)15 Juin 2019 FESTIVAL INGLORIOUS | VERDUN (55)16 Juin 2019 LA RUE DES ARTISTES | ST CHAMOND (42)21 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA MUSIQUE | HYERES (83)22 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA VILLE | MORSANG-SUR-ORGE (91)28 Juin 2019 L'ESCAPADE | HENIN BEAUMONT (62)29 Juin 2019 LE CHANT DES GRetOcirc;LES | VIVONNE (86)06 Juillet 2019 CENEVIERES FESTIVAL | CENEVIERES (46)18 Juillet 2019 NUITS D'ETE | CUSSET (03)20 Juillet 2019 WORLD FESTIVAL AMBERT | AMBERT (63)27 Juillet 2019 FESTIVAL SUMMER VIBRATIONS | SetEacute;LESTAT (67)04 Aoetucirc;t 2019 NOMADE REGGAE FESTIVAL | FRANGY (74)10 Aoetucirc;t 2019 NO LOGO BZH | ST MALO (35)31 Aoetucirc;t 2019 THE CITY TRUCKS FESTIVAL | LA POMMERAYE (49)20 Septembre 2019 FESTIVAL MEDITERRANEO | PORTET SUR GARONNE (31)21 Septembre 2019 FESTI'ZAC | AMBAZAC (87)05 Octobre 2019 PALAIS DES CONGRES | MONTELIMAR (26)11 Octobre 2019 LE SUMMUM (+ DUB INC) | GRENOBLE (38)19 Octobre 2019 ISSOUDUN REGGAE TEMPLE | ISSOUDUN (36)23 Novembre 2019 L'ELYSetEacute;E MONTMARTRE | PARIS(75)
Source : reggae.fr | 2019-04-26 02:00:00.0
Aujourd'hui c'est le 420 Day, proclamé journée internationale des fumeurs de weed. Référence anglo-saxonne à l'heure de l'après-midi 4h20, propice pour fumer un joint, elle est par extension devenue à la fois un terme pour désigner les rassemblements pro-cannabis, mais aussi une date (le 20 avril, prononcé "four twenty" en anglais, ou 4/20) à laquelle on célèbre le cannabis et la contre-culture qui l'entoure. Reggae.fr vous offre une playlist spéciale ganja pour accompagner votre journée et éventuellement votre spliff. Pas la peine d'attendre 16H20 pour jouer ces sons. A consommer sans modération !Max Romeo - My Jamaican CollieSi les Gaylads chantaient les mérites des femmes jamaïcaines en 1971 (My Jamaican Girl), Max Romeo semblait préférer la weed malgré son pseudo de charmeur. L'auteur du tube War Ina Babylon chipe aux Gaylads leur mélodie et remplace les filles par la ganja en 1973 sur My Jamaican Collie. "J'ai voyagé partout dans le monde et j'ai fumé plein de variétés d'herbes. Mais de toutes les weeds que j'ai fumées, c'est celle que je préfère. C'est mon herbe jamaïcaine". La Jamaïque semble donc abriter la meilleure weed et les plus belles femmes du monde si l'on en croit nos artistes reggae. Deux raisons de plus d'aller visiter l'île...Black Uhuru - Sinsemilia"I've got a stalk of sinsemilia growing in my back yard !" Michael Rose avoue en musique et sans honte cultiver de la marijuana et livre avec Black Uhuru un énième hymne à la ganja avec ce Sinsemilia, classique indémodable. Nous sommes en 1980 et Black Uhuru est en train de vivre sa période la plus productive tandis que le reggae est en pleine période charnière. Le son de Channel One prend le dessus et le reggae roots s'aventure dans des sons plus lourds, plus profonds. Sly et Robbie sont les responsables de ce puissant basse-batterie typique du roots des années 80 qui prend tout son sens sur ce Sinsemilia. Michael Rose, au lead vocal, y expose tous les bienfaits de son herbe préférée et Duckie Simpson et Sandra Puma Jones accentuent ses propos de leurs harmonies plaintives. Un moment de grâce agrémenté d'une petite dédicace à Peter Tosh en fin de morceau, lui qui a souvent été persécuté à cause de son combat pour la décriminalisation de la marijuana.Peter Broggs - International FarmerL'hymne par excellence de tous les cultivateurs de ganja. Peter Broggs fut le premier artiste à signer sur le label américain Ras Records. Son hit International Farmer aura droit à deux versions, chacune présente sur des albums distribués par Ras Records. La version originale date de 1982 avec les Roots Radics au backing band, sur l'album Rastafari Liveth. Très épurée, sans artifice, cette version est un véritable roots killer qui aura droit à une deuxième jeunesse dans les années 2000 avec le riddim reboosté par les Français de Furybass qui feront notamment poser Million Stylez avec le bretucirc;lant Move From On Yah (autre ganja tune très réussi). La deuxième version est présente sur l'album Rise And Shine, sorti en 1985. Cette fois, ce sont les Wailers en personnes qui se chargent du riddim. Le mix est plus précis, les arrangements et harmonies plus travaillés et le résultat tout aussi convaincant.Triston Palmer - Joker Smoker"Dem a joker smoker !" En 1982, Triston Palmer fustige les faux fumeurs, ceux qui ne veulent pas acheter de weed, mais qui viennent sans cesse en quémander à leurs amis. "Tu leur donnes de la sensi, ils te demandent une feuille. Tu leur donnes une feuille, ils te demandent du feu." Un classique du early dancehall produit par le deejay Jah Thomas, orchestré par les Roots Radics et enregistré à Channel One à l'époque où les techniques d'overdubs se développent de plus en plus. Triston Palmer lui ne semble pas être un joker smoker puisqu'il pousse la plaisanterie jusque sur la pochette de l'album qui porte le même titre où son nom est inscrit sur des paquets de feuilles à rouler !Mighty Diamonds - Pass the KouchieLes ganja tunes sont nombreux dans l'histoire du reggae. Mais celui-ci fait partie des plus célèbres. Pass the Kouchie (littéralement "passe la pipe") a été enregistré par les Mighty Diamonds au début des années 80 au studio Channel One pour le compte du producteur Gussie Clarke. Un roots lancinant aux paroles presque humoristiques reprises quelques années plus tard par les Musical Youth, un groupe d'enfants chanteurs anglais. Les Musical Youth tranforment toutes les références à la weed en des allusions à la nourriture. Le "Kouchie" devient ainsi un "Dutchie", autrement dit une marmite en patois. La version juvénile devient un tube international et contribue bien setucirc;r à faire connaître le morceau des Diamonds qui ne voient pourtant pas d'un très bon oeil cette reprise. Le groupe jamaïcain ira même jusqu'à porter plainte contre Musical Youth pour plagiat. La justice leur a donné raison en 2012.Michael Palmer - Smoke the WeedFume la weed oui, mais ne fume pas les graines ! Tout fumeur de joints qui se respecte connaît cette règle. L'odeur et le goetucirc;t d'une graine bretucirc;lée fait vite passer l'envie d'en laisser traîner une dans son spliff. Ce n'est pourtant pas pour cette raison que Michael Palmer nous interdit de fumer les graines. Non, pour lui, on en a tout simplement besoin pour les semer et donner vie à de nouveaux plants de ganja. Argument recevable !John Holt - Police in HelicopterSans aucun doute l'un des plus grands titres de John Holt, Police in Helicopter n'est pourtant pas ce à quoi le monsieur nous a habitués. Spécialiste du lover's rock et du rocksteady avec les Paragons, puis en solo, il signe un véritable hit early dancehall en 1983 avec ce Police in Helicopter produit par Henry Junjo Lawes sur son label Volcano. Les Roots Radics, LE backing band de l'époque, se chargent de jouer le riddim et la combinaison des deux est tout simplement somptueuse. Un hymne qui sera banni des radios et qui assurera un énorme succès à son auteur qui l'avait pourtant écrit en quelques minutes : "Un jour, je prenais l'avion pour aller de Montego Bay à Kingston. J'ai regardé par le hublot et j'ai vu tous ces hélicoptères et cette fumée qui venait de grands feux en bas. La police était en train de bretucirc;ler des champs de marijuana. J'ai demandé un bout de papier et j'ai écrit la chanson en 15 minutes dans l'avion : " Police in helicopter. Searching for marijuana ". Et je disais : " Si vous continuez à bretucirc;ler les champs de weed, on va bretucirc;ler les champs de cannes à sucre ". Et le gouvernement a interdit la chanson car des gens de St Ann se sont mis à allumer des feux dans les champs de cannes à sucre. Ils ont pris cette chanson très au sérieux."Chezidek - Leave the TreesChezidek est connu pour être un artiste proche de la nature. Malgré sa notoriété grandissante, il n'a jamais quitté ses montagnes natales et vit au milieu de la forêt, se contentant la plupart du temps de ce qu'elle lui offre. Il affiche ce mode de vie dans ce tube qui le révéla au grand public en 2004. Posé sur un recut du Chapter A Day Riddim de Jacob Miller, Leave the Trees est une ode à la ganja, mais pas seulement... Chezidek fait bien setucirc;r référence aux nombreuses plantations d'herbe détruites en Jamaïque par les forces de l'ordre, mais il va au-delà de ça en rappelant au monde entier que les plantes sont des êtres-vivants. "Laissez les arbres tranquilles, laissez-les vivre. Vous ne voyez pas que vous détruisez l'environnement". Avec des lyrics simples, une voix cristalline et une mélodie reconnaissable entre mille, l'artiste de St Ann grave à jamais un message fort qu'il n'est pas inutile de se ressacer de temps en temps.Alborosie - HerbalistNous sommes en 2006 et la planète reggae découvre un véritable OVNI : l'Italien Alborosie. Un Européen qui fait du reggae aussi bien que les Jamaïcains, on n'avait pas vu ça depuis Gentleman ! Herbalist est le premier hit de l'Italien installé en Jamaïque. Et quel hit ! Un ganja tune qui, au-delà de prôner la consommation de weed, glorifie carrément le trafic. Après tout, sans les revendeurs, les fumeurs n'auraient rien à se mettre dans les poumons... "Herbalist, High grade specialist. Import green stash, export green cash !" Le titre se retrouvera sur l'album Soul Pirate en 2008, un opus qui compile les meilleurs singles de l'artiste enregistrés depuis ses débuts et qui se positionne rapidement comme un classique. Définitivement l'un des meilleurs albums reggae de la première décennie des années 2000.Micah Shemaiah et Rassi Hardknocks - LegalPar le passé les artistes jamaïcains étaient nombreux à se plaindre en musique de la législation répressive vis-à-vis de la marijuana ou à réclamer sa légalisation. Aujourd'hui, les lois s'assouplissent partout dans le monde, à la Jamaïque y compris, et les lyrcis changent petit à petit. En 2016, le jeune et talentueux Micah Shemaiah s'en réjoussait sur le profond Legal en feat avec Rassi Hardknocks posé sur un somptueux recut du Can't Stop Righteousness des Gladiators !
Source : reggae.fr | 2019-04-20 02:00:00.0
Grand nom et acteur engagé de la scène dancehall et sound system, Guy Al Mc a déjà de nombreux projets à son actif tels que ses précédents albums solo LONG TIME, WALLA WALLA, SE LOV SELMAN et COMME D'HABITUDE. C'est désormais avec NAW son nouvel album qu'il vient se livrer en toute intimité. Comme l'indique la pochette, ce projet est au plus proche de l'artiste, de son histoire, de son quotidien heureux comme douloureux et de son rapport à la musique et la société qui l'inspirent !Nous sommes face à une vingtaine de titres tous très colorés dont les sonorités oscillent entre ragga et dancehall très énergique. On le voit en effet avec Man Pa Bizwen an PL, Fow Sav, Yo Ni Baboul qui nous invitent à un voyage au plus profond des Antilles et ses soirées aux danses frénétiques. L'artiste de la scène antillo-guyanaise sait nous apporter de subtiles surprises dans l'ambiance globale de son projet. En effet des touches plus électroniques se mêlant aux percussions dans Bijou Rare viennent apporter une belle modernité à ces rythmiques caribéennes d'antan. Le titre Fout Mwen Love Ou quand à lui vient, avec ces son ragga zouk, créer une couleur musicale chaleureuse et tendre. On poursuit en finesse avec la délicatesse acoustique de Travay Pou Jah ou bien encore Pourquoi et ses douces interventions de saxo très jazz venant adoucir et contrebalancer avec la thématique rude du morceau s'interrogeant sur les atrocités de la vie, cette fatalité que l'homme ne peut contrôler et empêcher. En guise de final, le morceau Fok ou Goumen résume à merveille le projet en étant très équilibré entre douceur du synthé et une rythmique progressivement de plus en plus énergique. Guy Al Mc sait manier les mots pour créer des textes actuels sensibles, modernes truffés d'humour et surtout de réalité. NAW est aussi un appel à une prise de conscience sur notre monde. Une belle maîtrise des rythmes vient appuyer ce travail lyrical pour donner naissance à un projet authentique tout en simplicité, générosité et rayonnant d'énergie.
Source : reggae.fr | 2019-03-19 01:00:00.0
Aujourd'hui 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Reggae.fr met à l'honneur le reggae féminin ! Il n'est pas rare d'entendre que la gent féminine se fait discrète dans le reggae, mais nombreux sont les exemples qui nous feront mentir... Combien de hits ont été signés par des femmes ? Notre Top 10 vous fera prendre conscience de la place importante que tiennent les chanteuses dans ce milieu toujours très masculin qu'est le reggae. Et rendez-vous ce soir pour une sélection spéciale artistes féminines sur notre Webradio de 18h à 20h.Millie Small - My Boy LollipopMy Boy Lollipop est tout simplement le premier morceau jamaïcain à avoir du succès à l'étranger. Et c'est une femme qui en l'interprète ! Après avoir enregistré quelques morceaux pour Coxsone à Yard, Millie Small part s'installer à Londres. Arrivée là-bas, elle enregisre ce titre en 1964 qui devient immédiatement un tube sur l'île britannique. Le rythme, qu'on appelle blue beat, est un des prémisces du ska. Premier succès pour la musique jamaïcaine et pour le label Island... Vous connaissez la suite !Phyllis Dillon - Don't Stay AwayLe rocksteady a sans doute été la période où les artistes féminines furent le plus sur le devant de la scène en Jamaïque. Avec des chanteuses comme Nora Dean, Marcia Griffiths, Doreen Shaffer, Joya Landis, The Soulettes ou The Gaylettes, les chansons d'amour prenaient une autre dimension. Phyllis Dillon, elle, pleure le départ de son âme-soeur sur un riddim rocksteady absolument incontournable composé et joué par Tommy McCook et The Supersonics. Don't Stay Away sort en 1967 sur le label Treasure Isle de Duke Reid. Il s'agit du premier morceau original enregistré par Phyllis Dillon, jusqu'ici cantonnée à des reprises de standards américians comme Make Me Yours de Bettye Swann ou Love the One You're With de Stephen Phills. Elle n'est pourtant âgée que de 19 ans quand ce titre sort. Propulsée au sommet des charts, Phyllis fera cependant une courte carrière qu'elle arrêtera an 1971.Marcia Griffiths - Feel Like JumpingEnregistré en 1968 à Studio One, Feel Like Jumping est le premier hit de Marcia, qui deviendra plus tard membre des I-Threes, les choristes de Bob Marley. Le riddim vous dit quelque chose ? Normal, il s'agit du Boops Riddim, plus connu sous le nom de 54-46, celui-là même du tube de Toots and the Maytals... Toujours active aujourd'hui, Marcia Griffiths est considérée comme la Reine incontestée du reggae !Nora Dean - Barbwire"L'autre jour, j'ai rencontré ce type qui avait du barbelé dans son slip..." Nora Dean raconte l'histoire d'une jeune fille draguée par un jeune homme un peu trop entreprenant. Mais elle ne se désarme pas, le frappe à la tête et court vers sa mère en l'appelant au secours : "Oh Mama, ma ma ma !" C'est précisément ce gimmick qui a rendu le titre populaire. Nora Dean aura eu une carrière éclair, presque inaperçue si ce titre de 1969 produit par Duke Reid n'était pas sorti. Elle est connue pour ses titres grivois et celui-ci façonnera d'autant plus sa réputation. Un titre sorti en 1969 qui préfigure en quelque sorte le slackness d'aujourd'hui...Althea et Donna - Uptown Top RankingL'une des chansons reggae les plus connues au monde. Elle a été reprise des dizaines de fois, figure dans des films, des jeux vidéos, des séries... A sa sortie, en 1977, le titre fait l'effet d'une bombe en Angleterre. Uptown Top Ranking se classe immédiatement au top des charts faisant des deux adolescentes Althea et Donna les plus jeunes femmes à être entrées dans les charts anglais. Elles n'ont en effet que 18 ans quand elles enregistrent ce morceau pour Joe Gibbs. Le riddim est en fait un recut de l'instru de 1967, I'm Still In Love d'Alton Ellis. Althea et Donna répondent dans cette chanson au deejay Trinity qui avait enregsitré Three Piece Suit sur le même riddim deux ans auparavant.Judy Mowatt - Black Woman"Black woman, to you I dedicate my song". Une chanson par une femme pour les femmes ! Judy Mowatt est une ancienne Gaylettes quand elle se lance dans sa carrière solo au début des années 70. Il faudra pourtant attendre qu'elle intègre un autres trio - les I-Threes aux côtés de Marcia Griffiths et Rita Marley - pour que ses titres solos retentissent. Black Woman est l'un de ses morceaux les plus réussis. Titre éponyme du premier album reggae d'une artiste féminine en solo (produit par elle-même de surcroit !), il véhicule une émotion que l'on sent plus que sincère exprimée d'une voix soul irrésistible et servie par un riddim de toute beauté.Lady G - Nuff RespectPosé en 1988 sur le puissant Rumours Riddim de Gussie Clark, sur lequel on retrouve notamment le terrible tune du même nom de Gregory Isaacs, Nuff Respect est un titre osé pour cette époque où les femmes étaient très rares dans le milieu de la musique en Jamaïque, et encore plus dans le dancehall. Lady G se lève pour les droits des femmes et réclame haut et fort qu'on leur montre du respect avec un flow deejay précis et un accent jamaïcain irrésistible. Le tune a même droit à un clip dans le pure style 80's avec les coupes de cheveux et les tenues vestimentaires qui vont avec. A l'écoute de ce titre, on ne voit qu'une chose simple à dire : Nuff respect to yuh Lady G !Dawn Penn - No No No (You Don't Love Me)Classique parmi les classiques ! Beaucoup connaissent ce tune de Dawn Penn, mais peu savent qu'il est inspiré de deux morceaux américains. No No No reprend en effet des paroles et quelques éléments musicaux du titre You Don't Love Me enregistré par Willie Cobbs en 1961 et lui-même inspiré du titre She's Fine She's Mine de Bo Diddley qui date lui de 1955. Comme le producteur Coxsone voyageait souvent aux Etats-Unis pour ramener des disques, il n'était pas rare dans les années 60 que certains titres enregistrés en Jamaïque soient des reprises de rythm and blues américain. Ce No No No en fait donc partie. Enregistré d'abord chez Studio One en 1967 sur un riddim rocksteady (sur lequel Prince Jazzbo livrera un superbe cut deejay), il devint un tube planétaire en 1994 quand Steely et Clevie eurent la bonne idée de faire reposer Dawn Penn sur une version plus moderne (qui aura même droit à son clip). Depuis, le célèbre "No No No" a été samplé et repris des dizaines de fois par des artistes américains tels que Rihanna ou Beyoncé. Parti des States et revenu aux States... La boucle est bouclée !Tany Stephens - It's a PityL'adultère est souvent encouragé dans la musique jamaïcaine moderne. Les artistes de dancehall, qu'ils soient masculins ou féminins, n'hésitent pas à se vanter de multiplier les conquêtes ces derniers temps. Mais en 2004, une chanteuse de dancehall connue pour son côté sulfureux ose aborder le sujet d'une manière différente. It's a Pity est LE hit incontournable de Tanya Stephens. Plutôt habituée au dancehall à l'époque, elle se pose enfin sur un riddim 100% reggae particulièrement chaloupant. Il s'agit du Doctor's Darling Riddim, un énorme recut du Night Nurse de Gregory Isaacs, joué par le groupe allemand Seeed. Sur la version, Tanya raconte une histoire d'amour impossible entre deux amants déjà pris. Mais au lieu d'inciter au passage à l'acte, la chanteuse jamaïcaine clôture la chanson avec sagesse et aucun des deux ne sautent le pas ! Comme quoi, on peut faire des hits en restant moral...Queen Ifrica - DaddyVoilà un titre devenu culte dès sa sortie. Posé en 2007 sur le 83 Riddim de Kemar 'Flava' McGregor pour son label No Doubt, Daddy n'est peut-être pas le tune de Queen Ifrica le plus percutant musicalement parlant, mais c'est sans aucun doute le plus marquant au niveau de l'écriture. La chanteuse ose briser les tabous et dénonce l'inceste et les abus sexuels sur les enfants dans un plaidoyer bretucirc;lant et magnifiquement écrit. Elle se met à la place d'une jeune fille abusée et livre des lyrics touchants : "Les longues douches que je prends ne lavent pas mes souvenirs." Contre toute attente, la chanson se classera rapidement en haut des charts en Jamaïque, malgré les différentes tentatives de censure. Et le tune sera même soutenu par l'UNICEF qui engagera Queen Ifrica pour quelques concerts en faveur des enfants maltraités. L'exemple parfait d'un reggae conscient et militant !
Source : reggae.fr | 2019-03-08 01:00:00.0
Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0
Kingston. Le coeur de la Jamaïque. Capitale économique, politique, culturelle, touristique et bien setucirc;r musicale de l'île, la ville concentre tout. Les artistes le disent tous : impossible de faire carrière sans aller à Kingston. Située au sud-est de la Jamaïque, elle est ouverte sur le monde grâce à son port. Sa richesse culturelle et sa réputation de ville dangereuse alimentent tous les fantasmes et les artistes reggae et dancehall ont bien setucirc;r dépeint la capitale sous toutes ses coutures. Petit tour d'horizon avec notre top 10 des titres consacrés à Kingston. Retrouvez cette sélection et bien d'autres morceaux ce jeudi de 19h à 20h sur la webradio Reggae.fr !Lord Creator - Kingston TownLes étrangers sont souvent bien placés pour déclarer leur amour pour une ville. En 1970, c'est le Trinidadien Lord Creator qui s'en charge avec un rocksteady langoureux qu'on croirait écrit pour une femme. Installé en Jamaïque depuis la fin des années 50, Creator connaît bien cette ville et nous en dévoile toute la magie nocturne sur ce titre produit par Clancy Eccles et repris 20 ans plus tard par les Anglais UB40 qui en firent un hit international.Toots and the Maytals - Funky KingstonQui a dit que Kingston était uniquement une ville reggae ? La capitale jamaïcaine est avant tout une ville de black music, longtemps influencée par les standards américains des années 30, 40 et 50. Funky Kingston, l'un des titres phares de la carrière de Toots and The Maytals, témoigne de cet héritage. Il y a du James Brown dans la voix de Toots Hibbert sur cette chanson parue sur l'album du même nom en 1972. D'ailleurs, l'opus en question renferme des reprises de Richard Berry, Ike Turner et Shep and The Limelites, d'illustres artistes de rythm and blues américain. Personne ne peut résister à l'appel à la danse que crée Funky Kingston et la montée en puissance du titre avec les onomatopées de Toots ne laisse personne indifférent.Bob Marley - Trenchtown RockKingston est composée de 20 arrondissements et de nombreux quartiers dont les noms résonnent dans les oreilles des passionnés de musique jamaïcaine. Tivoli Gardens, Cross Roads, Waterhouse, Red Hills, Maxfield... Et le plus connu d'entre eux : Trenchtown, situé dans le 12ème arrondissement de Kingston ; celui-là même où le reggae roots prend ses racines, le quartier qui a vu naître la légende Bob Marley. Installé sur place depuis ses 12 ans, c'est là que le futur Roi du reggae apprend la vie et la musique. Il y fait référence sur ce titre qui renferme l'une des punchlines les plus connues de sa carrière : "One good thing about music, when it hits you feel no pain." Michigan et Smiley - Kingston 13Après Kingston 12 vient Kingston 13, un autre quartier où la vie n'était pas facile. En 1985, le duo de deejays Michigan et Smiley décrivent la dure réalité du ghetto sur le Shank I Shek Riddim de leur phrasé plutôt jovial contrastant avec leurs paroles noires.Gregory Isaacs - Kingston 14Et après Kingston 13, vient Kingston 14. Cette fois c'est Gregory Isaacs qui parle de l'arrondissement de Denham Town. Et sa description n'en est pas moins lugubre : "Saturday ah carnival, sunday ah funeral" (le samedi on fête le carnaval, le dimanche on assiste aux funérailles). Un titre des années 90 qui eut droit à deux version différentes. Une pour le label Universal Noiz et une autre mixée par Bobby Digital dispo sur l'album Happy As a King. Mais la version la plus émouvante reste celle réinterprétée par le Cool Ruler lui-même dans le film Made in Jamaica du Français Jérôme Laperoussaz en 2006. Isaacs déroule les paroles d'une nonchalance glaçante, dans la rue, assistant au défilé d'un cortège funèbre suivant un corbillard. Josey Wales - Kingston HotA Kingston c'est chaud ! On l'a bien compris. Les gunmen s'affrontent à tout va et les rude-boys terrorisent habitants et touristes. Josey Wales chante la tension qui règne sur la capitale jamaïcaine en 1982 en posant son toast sur le mythique Answer Riddim.Cocoa Tea et Ninjaman - Kingston Hot AgainKingston Hot, Cocoa Tea le chantait aussi dans les années 80. "C'est pas une blague, partout où tu vas les balles fusent." Il enfonce le clou en enregistrant une nouvelle version de son titre aidé du deejay Ninjaman (aujourd'hui emprisonné à vie pour meurtre !). Le tune sort sur le label Volcano et est produit par Junjo Lawes, lui non plus pas connu pour être un enfant de choeur. Toute la contradiction de la musique jamaïcaine !Alborosie - Kingston TownSur ce tune ô combien puissant, Alborosie parle de la capitale jamaïcaine comme personne. Lui qui s'y est installé plusieurs années auparavant parvient à retransmettre l'ambiance de la ville en quelques mots : la chaleur, la musique, l'obscurité, la tension, la violence, la ganja, les filles... Tout y est narré à la perfection sur une superbe adaptation moderne de l'instru When I Fall In Love de Ken Boothe (quasiment méconnaissable tant elle est bien remaniée). L'île toute entière avait été dépeinte à merveille par Damian Marley et son hit Welcome To Jamrock ; Alborosie a fait au moins aussi bien pour Kingston !Protoje - Kingston Be WiseProtoje aussi aime faire du neuf avec du vieux. Nombreux sont les riddims anciens qu'il a recyclés sur ses trois albums, parfois avec une telle subtilité qu'on peine à les reconnaître. Ce Kingston Be Wise, hit de 2012 produit par Don Corleon, est beaucoup plus assumé puisque Protoje va même jusqu'à citer l'auteur du titre original England Be Nice (Ini Kamoze) dans ses paroles. Là ou Ini Kamoze réclamait du respect de la part de l'Angleterre pour l'apport culturel de la Jamaïque au Royaume de Sa Majesté, Protoje appelle au calme et à la sagesse dans la capitale jamaïcaine.Dre Island - My CityKingston, une source d'inspiration inépuisable. Ce titre tout récent, sorti à la fin de l'année 2018, dépeint un portrait bien sombre de la capitale jamaïcaine. Mais Dre Island ne peut pas s'empêcher d'aimer sa ville malgré ses parts d'ombre : "Mi from a place where love is sweet and give you heart attack" (Je viens d'un endroit où l'amour est pur mais te file une crise cardiaque).
Source : reggae.fr | 2019-02-21 01:00:00.0
Kingston, décembre 1995. La nuit est déjà bien avancée et le public trépigne d'impatience en attendant l'arrivée sur scène d'une des icônes du reggae de l'époque : Buju Banton. Derrière la scène, les lunettes noires cachant son regard de guerrier, vêtu d'un simple tee-shirt et d'un jean, l'artiste entame les premières notes d'" Untold Stories ".Un murmure s'élève devant la scène et plusieurs milliers d'amateurs de reggae couvrent la voix de Buju en chantant le premier couplet de la chanson. Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir réalisé un album qui a marqué l'histoire d'une musique. Buju Banton en est et son opus " 'Til Shiloh " sonne comme l'un des précurseurs du renouveau du roots reggae. Buju n'est évidemment pas le seul à avoir relancé sur la scène internationale un style qui avait souffert de la mort de son représentant le plus universel, Bob Marley. On pourrait citer Sizzla et son merveilleux " Black Woman et Child ", Anthony B et " Real Revolutionary ", ou, un peu plus tard, Capleton avec " More Fire ".Mais à l'occasion de la sortie de prison de celui que l'on surnommait Gargamel, nous avons voulu vous proposer un dossier complet sur cet artiste, avec la coopération des éditions La Lune Sur Le Toit, extrait de l'ouvrage Reggae Ambassadors La Légende du Reggae sorti en 2016. Rarement un chanteur aura autant fait l'unanimité auprès de ses pairs. Il n'y a pas, ou si peu, de jeunes artistes de reggae qui omettraient de citer Buju Banton comme référence dans leur apprentissage musical. Les plus anciens des chanteurs de l'île saluent tous l'énergie scénique et l'univers artistique de l'interprète de " 'Til Shiloh ". Il faut dire que sa discographie, débutée au début des années 1990, en impose, et qu'elle serait encore plus conséquente si Buju n'était pas coincé derrière les barreaux dans un pénitencier américain depuis 2011. Condamné pour trafic de cocaïne, il enregistra lors d'une sortie conditionnelle le fulgurant " Jah Army " aux côtés de Stephen Marley, comme pour renforcer les paradoxes de sa personnalité. Un destin qui illustre à merveille les tiraillements des génies musicaux yardies, partagés entre ombre et lumière, positivité et côtés obscurs, spiritualité et matérialisme forcené.Né Mark Myrie, Buju Banton tient son surnom de sa mère, qui le taquinait enfant à propos de son visage joufflu (le mot " buju " désigne le fruit de l'arbre à pain à la forme rondelette). Ce n'est que bien plus tard qu'il adoptera lui-même le suffixe Banton, en référence à l'un de ses artistes favoris, Burro Banton (le mot " banton " qualifiant en Jamaïque les bons conteurs, ceux dont les paroles sont inépuisables), mais c'est le surnom Gargamel qui révèle la part secrète du personnage." C'est un surnom que des amis m'ont donné à l'époque, car j'étais toujours celui qui cherchait à créer des ennuis aux autres. Toujours à ennuyer un tel ou un autre. J'ai changé depuis, mais je me suis dit : gardons le nom. "Buju Banton débute ainsi sa carrière, dans un style que certains qualifient de léger et festif pendant que d'autres le jugent vulgaire. En 1992, il sort coup sur coup les albums " Stamina Daddy " et " Mr Mention ", deux opus quasiment exclusivement dédiés aux filles sexy avec des paroles pour le moins (s)explicites. etAgrave; cette époque, le tout jeune deejay (19 ans seulement) ressemble à un vrai " baldhead " (terme jamaïcain désignant un crâne rasé). Il surfe sur la mode du slackness et choque même quelques esprits avec son titre " Love Mi Browning ", dans lequel il avoue son penchant pour les femmes à la peau claire. Décrié par une partie de la communauté black pour ce single provoquant, il se rattrape in extremis avec " Love Black Woman ", posé sur le même Feeling Soul Riddim produit par Donovan Germain pour le compte du label Penthouse (la première grande maison musicale de Buju). La polémique est importante, mais c'est le titre " Boom Bye Bye ", datant également de 1992, qui va le faire connaître du grand public. Le morceau est implacable et enflamme les sound systems du monde entier, mais Buju y appelle au meurtre des homosexuels avec une décontraction glaçante. La polémique va enfler et menacer de mettre un terme définitif à une carrière qui débutait tout juste. Comprenant le tort que lui cause une telle controverse, Gargamel prend du recul et tente de se refaire une conduite avec un troisième album, " Voice of Jamaica ", qui peine à convaincre, même si l'artiste y aborde des thèmes plus positifs (il encourage ainsi le port du préservatif sur " Willy Don't Be Silly "). "Je ne suis pas soit roots, soit dancehall." C'est son quatrième album, " 'Til Shiloh ", qui le fera entrer de manière définitive dans l'histoire de la musique reggae. Véritable chef-d'oeuvre musical et lyrical, le deejay y montre son vrai visage, explorant sa dualité si intrigante. On y retrouve ainsi des morceaux roots d'une profondeur intense (" Untold Stories ", " Not An Easy Road ", " Wanna Be Loved "...) qui se mêlent à des titres dancehall bretucirc;lants (" Champion ", " It's All Over ", " Rampage "). Buju choisit de ne pas choisir entre roots et dancehall." Je ne suis pas soit roots soit dancehall. Il faut savoir que j'ai constamment les deux en moi, et, parmi mon public, il y a ceux qui apprécient mon son roots et ceux qui préfèrent mes titres dancehall. Le dancehall, c'est mes racines, en quelque sorte. J'aime faire différentes choses, alors le plus simple est d'essayer et d'éviter les étiquettes. "Nous sommes en 1995, la carrière de Buju peut redémarrer de manière plus sereine. Le monde découvre un chanteur à la voix rugissante qui sait se faire mélodieuse. Le superbe " Til I'm Laid to Rest ", posé sur un nyabinghi envoetucirc;tant, et le pamphlet " Murderer ", à l'instru minimaliste, en témoignent. L'artiste arbore désormais une crinière naissante de dreadlocks et affirme s'être converti à rasta. Il se présente comme un héritier du mouvement conscient lancé par Garnett Silk au début des années 1990 pour remettre les chansons culturelles sur le devant de la scène. Buju Banton y parvient une seconde fois en 1997 avec l'album " Inna Heights ". L'opus est célébré comme un nouveau chef-d'oeuvre, encore plus roots que le précédent, et renferme l'un des titres les plus vibrants jamais écrits en Jamaïque : l'inégalable " Hills and Valleys ". Dans cette nouvelle aventure musicale, Buju affirme l'importance des thématiques culturelles dans le reggae. " Honnêtement, je pense que le milieu du reggae est vacillant. Nous avons besoin de plus de Luciano. Des grands chanteurs, comme Bushman par exemple, ont besoin de revenir sur le devant de la scène. Oui, lorsque je suis venu pour la première fois en France, j'étais l'un des premiers artistes dancehall. Mais ce n'est pas vraiment cette pierre que j'ai apportée à l'édifice de la musique jamaïcaine. Depuis mes débuts, j'ai produit et créé de nombreux morceaux conscients et c'est cela qui est le plus important. J'ai envie que les jeunes qui s'intéressent à la musique puissent apprécier mon son. Le dancehall est une musique plaisante, mais elle peut l'être encore plus si elle est propre [sourire]. "Le noble " African Pride ", le solide " Give I Strength " ou la reprise inavouée des Wailers, " Destiny ", s'imposent comme des classiques de l'artiste. Et, cerise sur le gâteau, les 21 titres se clôturent par une confession sous forme d'a capella où Buju avoue à demi-mot ses erreurs de jeunesse et décrit sa double personnalité à l'aide de mots percutants. Avec cet album, Gargamel trouve sa signature vocale, cette capacité à passer du chant au toast sans transition, à sa manière, sans pour autant copier le style singjay des Sizzla ou autres Capleton. Il s'affirme comme un créateur imparable capable d'aller là où on ne l'attend pas, de surprendre, d'expérimenter." J'aime les producteurs qui travaillent à créer divers types de musique. Des producteurs qui ont des inspirations multiples et n'ont pas peur de prendre des risques en proposant des vibrations diverses différentes. "Et c'est ce qu'il fait trois ans plus tard avec " Unchained Spirit ", où le Jamaïcain collabore avec Rancid, un groupe de punk américain, mais également avec Luciano ou Beres Hammond (le génialissime " Pull it Up "). Au début des années 2000, le Banton est au sommet de sa gloire. Même si son album suivant, " Friends For Life ", obtient moins de retentissement que les précédents, l'artiste fait le tour du monde grâce à ses classiques. Les concerts sont pleins et Buju n'est pas repu de succès. Il claque un énorme hit en 2006 en s'appropriant le Taxi Riddim de Sly et Robbie, une rythmique mythique des sound systems des années 1980. " Driver " raconte non sans humour les pérégrinations d'un chauffeur chargé de transporter de l'herbe pour un dealer. "Le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position." Gargamel plaisante en musique sur le trafic de drogue... Une histoire qui le rattrapera à peine trois ans plus tard. Entre-temps, plusieurs polémiques sur son homophobie ou l'héritage musical de Bob Marley qu'il dénonce le rattrapent et ternissent à nouveau son image. Buju Banton reste malgré tout optimiste." Je suis une âme optimiste qui cherche toujours à améliorer son état d'esprit, qui cherche à éclaircir des choses qui ont besoin de l'être. Tout le monde devrait être optimiste, cela vous rend meilleur dans la difficulté. Si vous vous bloquez alors que ça va mal, vous ne faites que vous enfermer ! "L'artiste a beau y mettre de la bonne volonté et présenter un nouvel album de belle facture, " Rasta Got Soul ", son avenir s'obscurcit à nouveau quand il est arrêté en 2009 pour trafic de cocaïne aux etEacute;tats-Unis. Poussé à la faute par un agent infiltré, il clame son innocence et bénéficie d'un club de soutien impressionnant fédéré autour du slogan " Free Buju ". La famille Marley, les Morgan Heritage et la quasi-totalité des artistes jamaïcains crient au scandale et ne veulent pas croire à la culpabilité de leur ami. Rien n'y fera. Buju sera reconnu coupable en 2011, après deux années de procédure pendant lesquelles il aura eu le temps d'enregistrer un court album au titre évocateur : " Before the Dawn " (ndlr : avant l'aube). etAgrave; la veille de son procès au verdict implacable (dix ans de prison ferme), l'opus est couronné d'un Grammy Award. Une façon de rendre hommage à un artiste entier, rebelle, et à son immense carrière qui s'arrête net." Je suis un rebelle. Un rebelle honorable, un rebelle avec une cause. Une cause sans équivoque : le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position. Le reggae doit être capable d'apporter la joie et un respect de la vie. Voilà où je veux amener le reggaeet c'est mon devoir, jour après jour ! "Le retour musical du Gargamel est désormais prévu en 2019... Il sort ce jour 8 décembre 2018 de prison et le monde du reggae l'attend avec impatience.
Source : reggae.fr | 2018-12-08 01:00:00.0
Sir Joe s'en est lui-même amusé une fois le trophée entre ses mains : "Peu de monde aurait parié sur moi !". Soul Stereo était bien les favoris ce soir, 14 ans après leur victoire face à Heartical lors du South Clash près de Marseille. Mais un soundclash ne serait pas un bon soundclash sans son lot de surprises. Heartical Sound l'a finalement emporté haut la main face à son rival de toujours : 8-2 à l'issue de cinq rounds et un dub fi dub. L'expérience en clash du Paris Ruler a parlé ! Malgré une sélection très réussie assurée par Reeko, Tarzan n'a pas réussi à convaincre les 500 personnes réunies au Trabendo pour cette première édition du Paris Soundclash. Visiblement pas dans son assiette, le MC de Soul Stereo a vite capitulé en répétant plusieurs fois ne pas être intéressé par le trophée. Voilà qui fit les affaires de Sir Joe, particulièrement à l'aise au micro ce soir-là. C'était quasiment un sans-faute pour Heartical ! Les règles n'autorisaient pas les nominatifs ? Les deux camps ont tour à tour triché pour le plus grand plaisir du public. Soul Stereo dès le début avec un jingle d'Azrock enregistré pour la première rencontre entre les deux crews mais malheureusement jamais joué, puis plus tard avec un combo Reggie Stepper, King Kong et John Wayne déjà joué 14 ans plus tôt. Il n'en fallait pas plus à Sir Joe pour rétorquer avec un Ital General des plus meurtriers qui remporta le plus gros forward de la soirée. Parmi les artistes français, Tiwony a sans doute été le plus joué des deux côtés. Soul Stereo nous a d'ailleurs gratifiés d'un merveilleux medley rassemblant Féfé Typical, Tiwony, Straïka D et Daddy Mory sur le Ram Dancehall Riddim d'Irie Ites. Mais les sélections dancehall et plus modernes de Soul Stereo n'auront absolument pas déstabilisé Heartical qui, d'une manière presque arrogante, prenait un malin plaisir à quitter la scène pendant les sets de ses adversaires. Autres grands moments : le dubplate de Manu Dibango d'Heartical, la counteraction du Yabby You par Soul Stereo ou les quelques Damian Marley joués de chaque côté. On aurait peut-être aimé quelques sons plus frais et on s'attendait à plus de préparation pour les deux crews, mais l'ambiance était là ! La France avait besoin d'un soundclash de ce niveau pour raviver la flamme. On attend la seconde édition et la belle entre Soul Stereo et Heartical avec impatience. Big Up à l'équipe de Party Time pour leur warm-up et à Lord Zeljko pour l'after... Pour revoir nos interviews post-clash avec les deux protagonistes, rendez-vous sur notre page Facebook :Heartical : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/312516196256102/Soul Stereo : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/335767643888388/
Source : reggae.fr | 2018-12-04 01:00:00.0
Il y a tout juste un an, nous étions à Saint etEacute;tienne pour assister au concert à domicile de Dub Inc. Le groupe emblématique stéphanois offre aujourd'hui gratuitement ce live mémorable à ses fans permettant de vivre ou revivre ce concert qui avait fédéré plus de 7000 aficionados de reggae.Les premières secondes de ce live résument l'ambiance générale de cette soirée. Entre applaudissements et cris de joie, le public est déjà déchaîné et prêt à apporter tout son soutien à Dub Inc accompagné par toute la salle dès le premier morceau Revolution.A la dixième minute, Bouchkour rend hommage au Zénith et au parcours du groupe dont l'on ressent le plaisir et la joie de remplir cette salle pour la sixième fois. Et pour fêter ça, quoi de mieux qu'une énième montée en puissance de tout le public se mettant à jumper à nouveau. Le concert se poursuit ensuite avec le conscient et engagé Better Run encore et toujours entonné à l'unisson par le public. Nouvel interlude conscient de la part de Komlan pour faire face à la peur et ainsi introduire Triste époque, premier morceau de la soirée appartenant à leur dernier album So What tout autant acclamé par le public. On oscille entre nouveaux titres et classiques de l'époque avec My Freestyle, Crazy Island et Murderer. C'est ensuite Grand périple qui est partagé avec le public qui en vient même à le chanter seul sur certains passages pour le grand bonheur du groupe voyant que même les derniers titres sont déjà assimilés par leurs fans.Un petit moment acoustique délicat et envoetucirc;tant fait alors son apparition en guise d'introduction du titre en kabyle Foudagh issu de l'album Paradise. Le public est encore bouillant et savoure ce moment où la voix puissante de Bouchkour s'allie à la douceur instrumentale prenant l'ensemble du public qui ne se fait presque plus entendre. Sur Chaque nouvelle page, Dub Inc fait danser et chanter le Zénith tout entier. La foule continue de bouger irrémédiablement de gauche à droite en suivant Komlan qui s'impose alors comme un véritable chef d'orchestre sur le son dancehall entraînant de Get Mad. Après ce moment full énergie, un nouveau temps calme est le bienvenu avec Maché Bécif.C'est à nouveau un classique que nous offre Dub Inc avec le mythique Rude Boy ayant bercé plusieurs générations depuis sa sortie en 2003 sur l'album Diversité. Alors que nous sommes déjà à plus de la moitié du concert, un petit freestyle vient revisiter ce morceau en faisant revenir sur scène Théo et Ogach de Jahneration qui avaient chauffé la salle en début de soirée et qui furent justement, eux aussi, portés par ce titre dans leurs plus jeunes années.Nous atteignons alors les trente dernières minutes de concert et le public est loin d'être prêt à laisser son groupe préféré quitter la scène. Les deux chanteurs font donc jumper Sainté sur Fils de de l'album Hors contrôle qu'ils annoncent comme étant le dernier morceau de cette chaude soirée... mais on le sait déjà, après avoir remercié avec une grande émotion l'ensemble de l'équipe de la Dub Inc family ainsi que le mythique public stéphanois, le groupe nous réserve encore quelques minutes de plaisir musical supplémentaire.Komlan, Bouchklour et toute l'équipe nous offrent une surprise exclusive en chantant aux côtés de leurs invités du Bénin le très délicat et émouvant Enfants du ghetto. Le concert ne pouvant durer éternellement bien que cela ne déplairait pas aux 7000 présents, il est temps pour Dub Inc de quitter la scène avec Sounds Good et ainsi clôturer ce concert de la tournée So What Tour sous les applaudissements et les virulents " quoi qu'ils disent Sainté est là " du public comblé par cette soirée à l'ambiance unique.Téléchargez gratuitement l'album So What Live à Saint Etienne sur le site de Dub Inc en attendant le retour du groupe au Zénith de Sainté le 14 décembre 2019.Tracklist :1- Intro2-Revolution3-Dos à dos4-Better Run5-Triste époque6-My Freestyle7-Crazy Island8-Murderer9-Grand périple10-Foudagh11-Exil12-Chaque nouvelle page13-Get Mad14-Maché bécif15-They Want16-Rude Boy17-Fils de18-Tout ce qu'ils veulent19-Enfants des ghettos20-No Matter Where You Come From21-Sounds Good
Source : reggae.fr | 2018-11-22 01:00:00.0
Le chanteur martiniquais a fêté son anniversaire le week-end dernier (9 novembre) au Guest Live à Bondy (Saine Saint-Denis)....
Source : franceantilles.fr | 2018-11-15 16:33:00.0

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