Artistes et Groupes de DanceHall

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Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

Dans la famille Rodigan, nous demandons le fils ! Jamie, rejeton du célèbre selector et animateur radio londonien David Rodigan, est DJ et producteur (tout comme son frère Oliver aka Cadenza). Ce citoyen britannique d'origine anglo-jamaïcaine est evidemment tombé sur les platines dès son plus jeune âge. Outre ses activités de DJ qui l'ont déjà mené au Rototom Sunsplash, à l'Overjam Festival en Slovénie ou au Carnaval de Notting Hill, il vient de produire trois titres sur le premier EP de Tinez (artiste dancehall de Londres) sous le nom Crate Classics (son duo avec Aaron Horn, le fils de Trevor Horn qui n'est autre que le guitariste des Buggles, auteurs du cultissime Video Killed the Radio Star). Plutôt axé dancehall sur ses productions, Jamie n'en est pas à son coup d'essai. Il avait déjà sorti l'année dernière le titre Expensive Body de Don Andre et deux tracks sur l'album C13AZY BASS de Lei Di Dai. Bon sang ne saurait mentir, on peut donc gager que son avenir sera radieux et productif et qu'il nous concoctera pour bientôt de nouveaux sons. On attend notamment des collaborations avec Suns of Dub et The Skints. Rencontre.Reggae.fr : Qui es-tu exactement ?Jamie Rodigan : Je suis un DJ londonien de reggae dancehall et je fais aussi de la production depuis cinq ans sous le nom de Crate Classics avec mon binome Aaron Horn. En parallèle j'anime aussi un show radio tous les jeudis de 19h a 21h sur Reprezent Radio.En tant que DJ, quels genres de reggae joues-tu ?Je suis très large, je joue un peu tous les styles de reggae dancehall et même de l'afrobeat. Evidemment je promotionne beaucoup la nouvelle scène UK.En ce qui concerne la production, tu bosses en ce moment sur un EP pour Naomi Cowan n'est-ce pas ?Tout à fait ! etCcedil;a sort bientôt ! Je bosse aussi sur un single avec Capleton enregistré en Jamaïque et je viens de sortir des prods avec des MCs d'ici: Big Zeeks et Don Andre.Et pour les styles d'instrus ?Je suis évidemment plus connu pour des prods reggae et dancehall mais je taquine aussi les beats hip-hop ou afro.Comment est née cette vocation ?Plus jeune j'ai commencé a bricoler à la maison avec les platines de mon père. Mais j'ai mis du temps à vraiment me mettre à fond dedans. J'étais plus intérressé par le foot, il fallait aussi que je poursuive mes études, d'ailleurs c'est l'Université qui m'a donné l'occaz d'être plus assidu et de me professionnaliser en tant que DJ. J'y suis devenu le gars qui mixait à toutes les fêtes étudiantes. Mon père m'a toujours encouragé tout en me mettant en garde sur les pièges et les difficultés du métier.Est-ce une pression d'être le fils de David Rodigan ?C'est marrant beaucoup de gens me posent cette question ! Pas vraiment en fait. En tout cas je ne l'ai jamais ressenti. Moi j'aime juste la musique passionnément, c'est un cheminement naturel même si setucirc;rement influencé par la famille dans laquelle j'ai grandi. En tout cas je ne me pose pas la question et je ne me voyais pas faire autre chose que de la musique.Et en ce qui concerne les soundclashs, c'est une discipline que tu pratiques ?Oui même si ce n'est pas ma principale activité, ça arrive de temps à autres. J'ai d'ailleurs déjà clashé avec mon père.Tu as clashé ton père ?Non (rires) !!! J'ai clashé avec lui, dans son équipe je veux dire. J'étais son selector en 2008, pour le UK Cup Clash, il y avait Bass Odyssey, Jaro et Mighty Crown c'était le top. Plus récemment j'ai fait le Dancehall VS Soca qui n'est pas à proprement parler un clash traditionnel mais plus du tag team, des DJs dancehall contre des DJs soca un peu à la façon du Redbull Culture Clash.Quelle est la perception du métier de DJ ici à Londres ? Est-ce pris au sérieux ?Oui carrément. Comme tu as pu le voir, ici la musique est partout, n'importe quel petit bar a un système de son propre et efficace. De plus, il y a une vraie tradition ici de DJ de radio donc c'est clairement considéré comme un vrai métier pas un truc de saltimbanque. Evidemment il faut avoir le talent et la passion mais après il y a beaucoup d'opportunités pour t'en sortir. Certains diront que c'est un peu saturé car il y a beaucoup de soirées mais moi j'y vois juste encore plus de possibilités de jouer. Londres est une ville immense avec plein de gens, plein de musiques différentes et donc plein d'endroits pour danser et jouer. C'est aussi une vraie mission surtout quand tu fais de la radio. Tu te dois de représenter la richesse des nouvelles scènes et des talents émergents. Et si tu peux aider à lancer des carrières c'est le top !Quel a été le déclic pour passer de DJ à producteur ?Plus jeune j'avais téléchargé le logiciel Fruity Loop pendant mes temps libres et j'y ai pris goetucirc;t. etCcedil;a m'a ouvert une autre dimension et permis d'aller plus loin dans la création que le deejaying pur. En prod, tu peux bosser en équipe, c'est moins solo. J'aime cette vibe de groupe, ça me rappelle le foot.Quelles sont tes techniques de prod ?On se sert de tout ce qui est à notre portée : beaucoup de sampling, j'aime sampler les classiques, et on enregistre aussi des musiciens live pour ajouter des lignes chaudes et vivantes, le tout couplé à des machines bien setucirc;r.Quelle est ta semaine type ?Vu que j'ai un show radio hebdomadaire ça demande beaucoup de préparation et d'écoutes afin d'avoir l'oreille sur toutes les sorties. Je suis aussi 2/3 jours dans mon studio à bosser, créer, peaufiner, trouver de nouvelles idées. On discute beaucoup stratégie aussi avec mon associé. Et le week-end je suis à droite à gauche pour jouer. La vie de DJ/producteur quoi !
Source : reggae.fr | 2019-05-02 02:00:00.0
On avait quitté Sinsémilia en 2015 avec l'excellent Un autre monde est possible. S'en était suivie une tournée fleuve de 200 dates pour le groupe aux 10 disques d'or, elle-même succédée par un an et demi de tournée en show sound system pour les deux chanteurs Mike et Riké. Ces complices de toujours se sont ainsi retrouvés sur les routes pour une aventure nouvelle, sans leurs musiciens, touchant ainsi au plus près à l'ambiance chaude et inspirante des soirées sound - à la jamaïcaine - et se prenant à freestyler sur des riddims dancehall yardies.C'est là que le très réussi nouvel album du groupe - A l'échelle d'une vie (Echo Prod / Baco Distribution - sortie ce 26 avril) - prend sa source. Riké à la compo, Mike aux textes, ils parviennent en onze pistes à dépeindre l'intimité de ce groupe d'amis grenoblois, le bilan de presque 30 ans de carrière, leur engagement sans faille ni concession, leur conscience politique et civique, leur lutte contre toutes les intolérances, leurs doutes, leurs espoirs, l'ambiguité de certains sentiments. Le groupe chante les ressentis de sa génération sur le titre éponyme A l'échelle d'une vie. Il nous montre à quel point il a réussi à prendre du recul sur les choses malgré la colère et la violence ambiantes (Vis ma fille, Sur les épaules d'un géant). Sinsé se veut aussi plus introspectif et plus sage sur le très nuancé Si j'avais su. Les productions sont soignées, les rythmes nous plaisent par leur côté digital et dancehall par moment, les vibrations se veulent aussi festives et positives (Sunny Day, Et si...). Les featurings sont excellemment amenés. On compte Guizmo (Tryo) et Balik (Danakil) sur le très bon Nourrissons nos cerveaux, mais aussi Macka B sur Sunny Day et Fight Them (comme une réponse à son feat. sur Fight Here, il y a 20 ans dans l'album Résistances), et le puissant Patko qui donne la réplique dans le morceau Sur les épaules d'un géant. L'album se clôt sur le titre poétique et intime L'Essentiel... à saluer particulièrement. Avec A l'échelle d'une vie, Sinsémilia se renouvelle, se modernise, sait surprendre ses fans, et parvient sans aucun doute à interpeller le tout venant. A se procurer absolument. Et pour compléter l'écoute de l'album, on ne saurait trop conseiller de vous procurer aussi le croustillant livre de Mike, Souvenirs d'un Sinsémilia, disponible sur sinsemilia.com. Big up les artistes. Tracklist :1 / A l'échelle d'une vie2 / Rezident Vibes (instru)3 / Sunny Day (ft Macka B)4 / Si j'avais su5 / Et si...6 / Nourrissons nos cerveaux (ft Guizmo et Balik)7 / Fight Them (ft Macka B)8 / Vis ma fille9 / L'épreuve du temps10 / Sur les épaules d'un géant (ft Patko )11 / L'essentiel Retrouvez le groupe en tournée dans toute la France : 26 Avril 2019 L'ILYADE (COMPLET) | SEYSSINET-PARISET (38)27 Avril 2019 SALLE DES FetEcirc;TES | SAINT RAMBERT EN BUGEY (01)28 Avril 2019 FetEcirc;TE DE LA COQUILLE | PAIMPOL (22)30 Avril 2019 CENTRE CULTUREL | TERGNIER (02)03 Mai 2019 LE PACBO | ORCHIES (59)04 Mai 2019 LE KUBB | EVREUX (27)05 Mai 2019 CHEZ NARCISSE | LE VAL D'AJOL (88)11 Mai 2019 THEetAcirc;TRE LE RHetOcirc;NE | BOURG-LES-VALENCE (26)25 Mai 2019 FESTIVAL LES NOCTAMBULES | ST AUBIN DE MEDOC (33) 01 Juin 2019 LES MOISSONS ROCK | JUVIGNY (51)08 Juin 2019 FESTIVAL LA TOUR MET LES WATTS | ST-QUENTIN-EN-YVELINES (78)15 Juin 2019 FESTIVAL INGLORIOUS | VERDUN (55)16 Juin 2019 LA RUE DES ARTISTES | ST CHAMOND (42)21 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA MUSIQUE | HYERES (83)22 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA VILLE | MORSANG-SUR-ORGE (91)28 Juin 2019 L'ESCAPADE | HENIN BEAUMONT (62)29 Juin 2019 LE CHANT DES GRetOcirc;LES | VIVONNE (86)06 Juillet 2019 CENEVIERES FESTIVAL | CENEVIERES (46)18 Juillet 2019 NUITS D'ETE | CUSSET (03)20 Juillet 2019 WORLD FESTIVAL AMBERT | AMBERT (63)27 Juillet 2019 FESTIVAL SUMMER VIBRATIONS | SetEacute;LESTAT (67)04 Aoetucirc;t 2019 NOMADE REGGAE FESTIVAL | FRANGY (74)10 Aoetucirc;t 2019 NO LOGO BZH | ST MALO (35)31 Aoetucirc;t 2019 THE CITY TRUCKS FESTIVAL | LA POMMERAYE (49)20 Septembre 2019 FESTIVAL MEDITERRANEO | PORTET SUR GARONNE (31)21 Septembre 2019 FESTI'ZAC | AMBAZAC (87)05 Octobre 2019 PALAIS DES CONGRES | MONTELIMAR (26)11 Octobre 2019 LE SUMMUM (+ DUB INC) | GRENOBLE (38)19 Octobre 2019 ISSOUDUN REGGAE TEMPLE | ISSOUDUN (36)23 Novembre 2019 L'ELYSetEacute;E MONTMARTRE | PARIS(75)
Source : reggae.fr | 2019-04-26 02:00:00.0
Aujourd'hui c'est le 420 Day, proclamé journée internationale des fumeurs de weed. Référence anglo-saxonne à l'heure de l'après-midi 4h20, propice pour fumer un joint, elle est par extension devenue à la fois un terme pour désigner les rassemblements pro-cannabis, mais aussi une date (le 20 avril, prononcé "four twenty" en anglais, ou 4/20) à laquelle on célèbre le cannabis et la contre-culture qui l'entoure. Reggae.fr vous offre une playlist spéciale ganja pour accompagner votre journée et éventuellement votre spliff. Pas la peine d'attendre 16H20 pour jouer ces sons. A consommer sans modération !Max Romeo - My Jamaican CollieSi les Gaylads chantaient les mérites des femmes jamaïcaines en 1971 (My Jamaican Girl), Max Romeo semblait préférer la weed malgré son pseudo de charmeur. L'auteur du tube War Ina Babylon chipe aux Gaylads leur mélodie et remplace les filles par la ganja en 1973 sur My Jamaican Collie. "J'ai voyagé partout dans le monde et j'ai fumé plein de variétés d'herbes. Mais de toutes les weeds que j'ai fumées, c'est celle que je préfère. C'est mon herbe jamaïcaine". La Jamaïque semble donc abriter la meilleure weed et les plus belles femmes du monde si l'on en croit nos artistes reggae. Deux raisons de plus d'aller visiter l'île...Black Uhuru - Sinsemilia"I've got a stalk of sinsemilia growing in my back yard !" Michael Rose avoue en musique et sans honte cultiver de la marijuana et livre avec Black Uhuru un énième hymne à la ganja avec ce Sinsemilia, classique indémodable. Nous sommes en 1980 et Black Uhuru est en train de vivre sa période la plus productive tandis que le reggae est en pleine période charnière. Le son de Channel One prend le dessus et le reggae roots s'aventure dans des sons plus lourds, plus profonds. Sly et Robbie sont les responsables de ce puissant basse-batterie typique du roots des années 80 qui prend tout son sens sur ce Sinsemilia. Michael Rose, au lead vocal, y expose tous les bienfaits de son herbe préférée et Duckie Simpson et Sandra Puma Jones accentuent ses propos de leurs harmonies plaintives. Un moment de grâce agrémenté d'une petite dédicace à Peter Tosh en fin de morceau, lui qui a souvent été persécuté à cause de son combat pour la décriminalisation de la marijuana.Peter Broggs - International FarmerL'hymne par excellence de tous les cultivateurs de ganja. Peter Broggs fut le premier artiste à signer sur le label américain Ras Records. Son hit International Farmer aura droit à deux versions, chacune présente sur des albums distribués par Ras Records. La version originale date de 1982 avec les Roots Radics au backing band, sur l'album Rastafari Liveth. Très épurée, sans artifice, cette version est un véritable roots killer qui aura droit à une deuxième jeunesse dans les années 2000 avec le riddim reboosté par les Français de Furybass qui feront notamment poser Million Stylez avec le bretucirc;lant Move From On Yah (autre ganja tune très réussi). La deuxième version est présente sur l'album Rise And Shine, sorti en 1985. Cette fois, ce sont les Wailers en personnes qui se chargent du riddim. Le mix est plus précis, les arrangements et harmonies plus travaillés et le résultat tout aussi convaincant.Triston Palmer - Joker Smoker"Dem a joker smoker !" En 1982, Triston Palmer fustige les faux fumeurs, ceux qui ne veulent pas acheter de weed, mais qui viennent sans cesse en quémander à leurs amis. "Tu leur donnes de la sensi, ils te demandent une feuille. Tu leur donnes une feuille, ils te demandent du feu." Un classique du early dancehall produit par le deejay Jah Thomas, orchestré par les Roots Radics et enregistré à Channel One à l'époque où les techniques d'overdubs se développent de plus en plus. Triston Palmer lui ne semble pas être un joker smoker puisqu'il pousse la plaisanterie jusque sur la pochette de l'album qui porte le même titre où son nom est inscrit sur des paquets de feuilles à rouler !Mighty Diamonds - Pass the KouchieLes ganja tunes sont nombreux dans l'histoire du reggae. Mais celui-ci fait partie des plus célèbres. Pass the Kouchie (littéralement "passe la pipe") a été enregistré par les Mighty Diamonds au début des années 80 au studio Channel One pour le compte du producteur Gussie Clarke. Un roots lancinant aux paroles presque humoristiques reprises quelques années plus tard par les Musical Youth, un groupe d'enfants chanteurs anglais. Les Musical Youth tranforment toutes les références à la weed en des allusions à la nourriture. Le "Kouchie" devient ainsi un "Dutchie", autrement dit une marmite en patois. La version juvénile devient un tube international et contribue bien setucirc;r à faire connaître le morceau des Diamonds qui ne voient pourtant pas d'un très bon oeil cette reprise. Le groupe jamaïcain ira même jusqu'à porter plainte contre Musical Youth pour plagiat. La justice leur a donné raison en 2012.Michael Palmer - Smoke the WeedFume la weed oui, mais ne fume pas les graines ! Tout fumeur de joints qui se respecte connaît cette règle. L'odeur et le goetucirc;t d'une graine bretucirc;lée fait vite passer l'envie d'en laisser traîner une dans son spliff. Ce n'est pourtant pas pour cette raison que Michael Palmer nous interdit de fumer les graines. Non, pour lui, on en a tout simplement besoin pour les semer et donner vie à de nouveaux plants de ganja. Argument recevable !John Holt - Police in HelicopterSans aucun doute l'un des plus grands titres de John Holt, Police in Helicopter n'est pourtant pas ce à quoi le monsieur nous a habitués. Spécialiste du lover's rock et du rocksteady avec les Paragons, puis en solo, il signe un véritable hit early dancehall en 1983 avec ce Police in Helicopter produit par Henry Junjo Lawes sur son label Volcano. Les Roots Radics, LE backing band de l'époque, se chargent de jouer le riddim et la combinaison des deux est tout simplement somptueuse. Un hymne qui sera banni des radios et qui assurera un énorme succès à son auteur qui l'avait pourtant écrit en quelques minutes : "Un jour, je prenais l'avion pour aller de Montego Bay à Kingston. J'ai regardé par le hublot et j'ai vu tous ces hélicoptères et cette fumée qui venait de grands feux en bas. La police était en train de bretucirc;ler des champs de marijuana. J'ai demandé un bout de papier et j'ai écrit la chanson en 15 minutes dans l'avion : " Police in helicopter. Searching for marijuana ". Et je disais : " Si vous continuez à bretucirc;ler les champs de weed, on va bretucirc;ler les champs de cannes à sucre ". Et le gouvernement a interdit la chanson car des gens de St Ann se sont mis à allumer des feux dans les champs de cannes à sucre. Ils ont pris cette chanson très au sérieux."Chezidek - Leave the TreesChezidek est connu pour être un artiste proche de la nature. Malgré sa notoriété grandissante, il n'a jamais quitté ses montagnes natales et vit au milieu de la forêt, se contentant la plupart du temps de ce qu'elle lui offre. Il affiche ce mode de vie dans ce tube qui le révéla au grand public en 2004. Posé sur un recut du Chapter A Day Riddim de Jacob Miller, Leave the Trees est une ode à la ganja, mais pas seulement... Chezidek fait bien setucirc;r référence aux nombreuses plantations d'herbe détruites en Jamaïque par les forces de l'ordre, mais il va au-delà de ça en rappelant au monde entier que les plantes sont des êtres-vivants. "Laissez les arbres tranquilles, laissez-les vivre. Vous ne voyez pas que vous détruisez l'environnement". Avec des lyrics simples, une voix cristalline et une mélodie reconnaissable entre mille, l'artiste de St Ann grave à jamais un message fort qu'il n'est pas inutile de se ressacer de temps en temps.Alborosie - HerbalistNous sommes en 2006 et la planète reggae découvre un véritable OVNI : l'Italien Alborosie. Un Européen qui fait du reggae aussi bien que les Jamaïcains, on n'avait pas vu ça depuis Gentleman ! Herbalist est le premier hit de l'Italien installé en Jamaïque. Et quel hit ! Un ganja tune qui, au-delà de prôner la consommation de weed, glorifie carrément le trafic. Après tout, sans les revendeurs, les fumeurs n'auraient rien à se mettre dans les poumons... "Herbalist, High grade specialist. Import green stash, export green cash !" Le titre se retrouvera sur l'album Soul Pirate en 2008, un opus qui compile les meilleurs singles de l'artiste enregistrés depuis ses débuts et qui se positionne rapidement comme un classique. Définitivement l'un des meilleurs albums reggae de la première décennie des années 2000.Micah Shemaiah et Rassi Hardknocks - LegalPar le passé les artistes jamaïcains étaient nombreux à se plaindre en musique de la législation répressive vis-à-vis de la marijuana ou à réclamer sa légalisation. Aujourd'hui, les lois s'assouplissent partout dans le monde, à la Jamaïque y compris, et les lyrcis changent petit à petit. En 2016, le jeune et talentueux Micah Shemaiah s'en réjoussait sur le profond Legal en feat avec Rassi Hardknocks posé sur un somptueux recut du Can't Stop Righteousness des Gladiators !
Source : reggae.fr | 2019-04-20 02:00:00.0
Grand nom et acteur engagé de la scène dancehall et sound system, Guy Al Mc a déjà de nombreux projets à son actif tels que ses précédents albums solo LONG TIME, WALLA WALLA, SE LOV SELMAN et COMME D'HABITUDE. C'est désormais avec NAW son nouvel album qu'il vient se livrer en toute intimité. Comme l'indique la pochette, ce projet est au plus proche de l'artiste, de son histoire, de son quotidien heureux comme douloureux et de son rapport à la musique et la société qui l'inspirent !Nous sommes face à une vingtaine de titres tous très colorés dont les sonorités oscillent entre ragga et dancehall très énergique. On le voit en effet avec Man Pa Bizwen an PL, Fow Sav, Yo Ni Baboul qui nous invitent à un voyage au plus profond des Antilles et ses soirées aux danses frénétiques. L'artiste de la scène antillo-guyanaise sait nous apporter de subtiles surprises dans l'ambiance globale de son projet. En effet des touches plus électroniques se mêlant aux percussions dans Bijou Rare viennent apporter une belle modernité à ces rythmiques caribéennes d'antan. Le titre Fout Mwen Love Ou quand à lui vient, avec ces son ragga zouk, créer une couleur musicale chaleureuse et tendre. On poursuit en finesse avec la délicatesse acoustique de Travay Pou Jah ou bien encore Pourquoi et ses douces interventions de saxo très jazz venant adoucir et contrebalancer avec la thématique rude du morceau s'interrogeant sur les atrocités de la vie, cette fatalité que l'homme ne peut contrôler et empêcher. En guise de final, le morceau Fok ou Goumen résume à merveille le projet en étant très équilibré entre douceur du synthé et une rythmique progressivement de plus en plus énergique. Guy Al Mc sait manier les mots pour créer des textes actuels sensibles, modernes truffés d'humour et surtout de réalité. NAW est aussi un appel à une prise de conscience sur notre monde. Une belle maîtrise des rythmes vient appuyer ce travail lyrical pour donner naissance à un projet authentique tout en simplicité, générosité et rayonnant d'énergie.
Source : reggae.fr | 2019-03-19 01:00:00.0
Aujourd'hui 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Reggae.fr met à l'honneur le reggae féminin ! Il n'est pas rare d'entendre que la gent féminine se fait discrète dans le reggae, mais nombreux sont les exemples qui nous feront mentir... Combien de hits ont été signés par des femmes ? Notre Top 10 vous fera prendre conscience de la place importante que tiennent les chanteuses dans ce milieu toujours très masculin qu'est le reggae. Et rendez-vous ce soir pour une sélection spéciale artistes féminines sur notre Webradio de 18h à 20h.Millie Small - My Boy LollipopMy Boy Lollipop est tout simplement le premier morceau jamaïcain à avoir du succès à l'étranger. Et c'est une femme qui en l'interprète ! Après avoir enregistré quelques morceaux pour Coxsone à Yard, Millie Small part s'installer à Londres. Arrivée là-bas, elle enregisre ce titre en 1964 qui devient immédiatement un tube sur l'île britannique. Le rythme, qu'on appelle blue beat, est un des prémisces du ska. Premier succès pour la musique jamaïcaine et pour le label Island... Vous connaissez la suite !Phyllis Dillon - Don't Stay AwayLe rocksteady a sans doute été la période où les artistes féminines furent le plus sur le devant de la scène en Jamaïque. Avec des chanteuses comme Nora Dean, Marcia Griffiths, Doreen Shaffer, Joya Landis, The Soulettes ou The Gaylettes, les chansons d'amour prenaient une autre dimension. Phyllis Dillon, elle, pleure le départ de son âme-soeur sur un riddim rocksteady absolument incontournable composé et joué par Tommy McCook et The Supersonics. Don't Stay Away sort en 1967 sur le label Treasure Isle de Duke Reid. Il s'agit du premier morceau original enregistré par Phyllis Dillon, jusqu'ici cantonnée à des reprises de standards américians comme Make Me Yours de Bettye Swann ou Love the One You're With de Stephen Phills. Elle n'est pourtant âgée que de 19 ans quand ce titre sort. Propulsée au sommet des charts, Phyllis fera cependant une courte carrière qu'elle arrêtera an 1971.Marcia Griffiths - Feel Like JumpingEnregistré en 1968 à Studio One, Feel Like Jumping est le premier hit de Marcia, qui deviendra plus tard membre des I-Threes, les choristes de Bob Marley. Le riddim vous dit quelque chose ? Normal, il s'agit du Boops Riddim, plus connu sous le nom de 54-46, celui-là même du tube de Toots and the Maytals... Toujours active aujourd'hui, Marcia Griffiths est considérée comme la Reine incontestée du reggae !Nora Dean - Barbwire"L'autre jour, j'ai rencontré ce type qui avait du barbelé dans son slip..." Nora Dean raconte l'histoire d'une jeune fille draguée par un jeune homme un peu trop entreprenant. Mais elle ne se désarme pas, le frappe à la tête et court vers sa mère en l'appelant au secours : "Oh Mama, ma ma ma !" C'est précisément ce gimmick qui a rendu le titre populaire. Nora Dean aura eu une carrière éclair, presque inaperçue si ce titre de 1969 produit par Duke Reid n'était pas sorti. Elle est connue pour ses titres grivois et celui-ci façonnera d'autant plus sa réputation. Un titre sorti en 1969 qui préfigure en quelque sorte le slackness d'aujourd'hui...Althea et Donna - Uptown Top RankingL'une des chansons reggae les plus connues au monde. Elle a été reprise des dizaines de fois, figure dans des films, des jeux vidéos, des séries... A sa sortie, en 1977, le titre fait l'effet d'une bombe en Angleterre. Uptown Top Ranking se classe immédiatement au top des charts faisant des deux adolescentes Althea et Donna les plus jeunes femmes à être entrées dans les charts anglais. Elles n'ont en effet que 18 ans quand elles enregistrent ce morceau pour Joe Gibbs. Le riddim est en fait un recut de l'instru de 1967, I'm Still In Love d'Alton Ellis. Althea et Donna répondent dans cette chanson au deejay Trinity qui avait enregsitré Three Piece Suit sur le même riddim deux ans auparavant.Judy Mowatt - Black Woman"Black woman, to you I dedicate my song". Une chanson par une femme pour les femmes ! Judy Mowatt est une ancienne Gaylettes quand elle se lance dans sa carrière solo au début des années 70. Il faudra pourtant attendre qu'elle intègre un autres trio - les I-Threes aux côtés de Marcia Griffiths et Rita Marley - pour que ses titres solos retentissent. Black Woman est l'un de ses morceaux les plus réussis. Titre éponyme du premier album reggae d'une artiste féminine en solo (produit par elle-même de surcroit !), il véhicule une émotion que l'on sent plus que sincère exprimée d'une voix soul irrésistible et servie par un riddim de toute beauté.Lady G - Nuff RespectPosé en 1988 sur le puissant Rumours Riddim de Gussie Clark, sur lequel on retrouve notamment le terrible tune du même nom de Gregory Isaacs, Nuff Respect est un titre osé pour cette époque où les femmes étaient très rares dans le milieu de la musique en Jamaïque, et encore plus dans le dancehall. Lady G se lève pour les droits des femmes et réclame haut et fort qu'on leur montre du respect avec un flow deejay précis et un accent jamaïcain irrésistible. Le tune a même droit à un clip dans le pure style 80's avec les coupes de cheveux et les tenues vestimentaires qui vont avec. A l'écoute de ce titre, on ne voit qu'une chose simple à dire : Nuff respect to yuh Lady G !Dawn Penn - No No No (You Don't Love Me)Classique parmi les classiques ! Beaucoup connaissent ce tune de Dawn Penn, mais peu savent qu'il est inspiré de deux morceaux américains. No No No reprend en effet des paroles et quelques éléments musicaux du titre You Don't Love Me enregistré par Willie Cobbs en 1961 et lui-même inspiré du titre She's Fine She's Mine de Bo Diddley qui date lui de 1955. Comme le producteur Coxsone voyageait souvent aux Etats-Unis pour ramener des disques, il n'était pas rare dans les années 60 que certains titres enregistrés en Jamaïque soient des reprises de rythm and blues américain. Ce No No No en fait donc partie. Enregistré d'abord chez Studio One en 1967 sur un riddim rocksteady (sur lequel Prince Jazzbo livrera un superbe cut deejay), il devint un tube planétaire en 1994 quand Steely et Clevie eurent la bonne idée de faire reposer Dawn Penn sur une version plus moderne (qui aura même droit à son clip). Depuis, le célèbre "No No No" a été samplé et repris des dizaines de fois par des artistes américains tels que Rihanna ou Beyoncé. Parti des States et revenu aux States... La boucle est bouclée !Tany Stephens - It's a PityL'adultère est souvent encouragé dans la musique jamaïcaine moderne. Les artistes de dancehall, qu'ils soient masculins ou féminins, n'hésitent pas à se vanter de multiplier les conquêtes ces derniers temps. Mais en 2004, une chanteuse de dancehall connue pour son côté sulfureux ose aborder le sujet d'une manière différente. It's a Pity est LE hit incontournable de Tanya Stephens. Plutôt habituée au dancehall à l'époque, elle se pose enfin sur un riddim 100% reggae particulièrement chaloupant. Il s'agit du Doctor's Darling Riddim, un énorme recut du Night Nurse de Gregory Isaacs, joué par le groupe allemand Seeed. Sur la version, Tanya raconte une histoire d'amour impossible entre deux amants déjà pris. Mais au lieu d'inciter au passage à l'acte, la chanteuse jamaïcaine clôture la chanson avec sagesse et aucun des deux ne sautent le pas ! Comme quoi, on peut faire des hits en restant moral...Queen Ifrica - DaddyVoilà un titre devenu culte dès sa sortie. Posé en 2007 sur le 83 Riddim de Kemar 'Flava' McGregor pour son label No Doubt, Daddy n'est peut-être pas le tune de Queen Ifrica le plus percutant musicalement parlant, mais c'est sans aucun doute le plus marquant au niveau de l'écriture. La chanteuse ose briser les tabous et dénonce l'inceste et les abus sexuels sur les enfants dans un plaidoyer bretucirc;lant et magnifiquement écrit. Elle se met à la place d'une jeune fille abusée et livre des lyrics touchants : "Les longues douches que je prends ne lavent pas mes souvenirs." Contre toute attente, la chanson se classera rapidement en haut des charts en Jamaïque, malgré les différentes tentatives de censure. Et le tune sera même soutenu par l'UNICEF qui engagera Queen Ifrica pour quelques concerts en faveur des enfants maltraités. L'exemple parfait d'un reggae conscient et militant !
Source : reggae.fr | 2019-03-08 01:00:00.0
Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0
Kingston. Le coeur de la Jamaïque. Capitale économique, politique, culturelle, touristique et bien setucirc;r musicale de l'île, la ville concentre tout. Les artistes le disent tous : impossible de faire carrière sans aller à Kingston. Située au sud-est de la Jamaïque, elle est ouverte sur le monde grâce à son port. Sa richesse culturelle et sa réputation de ville dangereuse alimentent tous les fantasmes et les artistes reggae et dancehall ont bien setucirc;r dépeint la capitale sous toutes ses coutures. Petit tour d'horizon avec notre top 10 des titres consacrés à Kingston. Retrouvez cette sélection et bien d'autres morceaux ce jeudi de 19h à 20h sur la webradio Reggae.fr !Lord Creator - Kingston TownLes étrangers sont souvent bien placés pour déclarer leur amour pour une ville. En 1970, c'est le Trinidadien Lord Creator qui s'en charge avec un rocksteady langoureux qu'on croirait écrit pour une femme. Installé en Jamaïque depuis la fin des années 50, Creator connaît bien cette ville et nous en dévoile toute la magie nocturne sur ce titre produit par Clancy Eccles et repris 20 ans plus tard par les Anglais UB40 qui en firent un hit international.Toots and the Maytals - Funky KingstonQui a dit que Kingston était uniquement une ville reggae ? La capitale jamaïcaine est avant tout une ville de black music, longtemps influencée par les standards américains des années 30, 40 et 50. Funky Kingston, l'un des titres phares de la carrière de Toots and The Maytals, témoigne de cet héritage. Il y a du James Brown dans la voix de Toots Hibbert sur cette chanson parue sur l'album du même nom en 1972. D'ailleurs, l'opus en question renferme des reprises de Richard Berry, Ike Turner et Shep and The Limelites, d'illustres artistes de rythm and blues américain. Personne ne peut résister à l'appel à la danse que crée Funky Kingston et la montée en puissance du titre avec les onomatopées de Toots ne laisse personne indifférent.Bob Marley - Trenchtown RockKingston est composée de 20 arrondissements et de nombreux quartiers dont les noms résonnent dans les oreilles des passionnés de musique jamaïcaine. Tivoli Gardens, Cross Roads, Waterhouse, Red Hills, Maxfield... Et le plus connu d'entre eux : Trenchtown, situé dans le 12ème arrondissement de Kingston ; celui-là même où le reggae roots prend ses racines, le quartier qui a vu naître la légende Bob Marley. Installé sur place depuis ses 12 ans, c'est là que le futur Roi du reggae apprend la vie et la musique. Il y fait référence sur ce titre qui renferme l'une des punchlines les plus connues de sa carrière : "One good thing about music, when it hits you feel no pain." Michigan et Smiley - Kingston 13Après Kingston 12 vient Kingston 13, un autre quartier où la vie n'était pas facile. En 1985, le duo de deejays Michigan et Smiley décrivent la dure réalité du ghetto sur le Shank I Shek Riddim de leur phrasé plutôt jovial contrastant avec leurs paroles noires.Gregory Isaacs - Kingston 14Et après Kingston 13, vient Kingston 14. Cette fois c'est Gregory Isaacs qui parle de l'arrondissement de Denham Town. Et sa description n'en est pas moins lugubre : "Saturday ah carnival, sunday ah funeral" (le samedi on fête le carnaval, le dimanche on assiste aux funérailles). Un titre des années 90 qui eut droit à deux version différentes. Une pour le label Universal Noiz et une autre mixée par Bobby Digital dispo sur l'album Happy As a King. Mais la version la plus émouvante reste celle réinterprétée par le Cool Ruler lui-même dans le film Made in Jamaica du Français Jérôme Laperoussaz en 2006. Isaacs déroule les paroles d'une nonchalance glaçante, dans la rue, assistant au défilé d'un cortège funèbre suivant un corbillard. Josey Wales - Kingston HotA Kingston c'est chaud ! On l'a bien compris. Les gunmen s'affrontent à tout va et les rude-boys terrorisent habitants et touristes. Josey Wales chante la tension qui règne sur la capitale jamaïcaine en 1982 en posant son toast sur le mythique Answer Riddim.Cocoa Tea et Ninjaman - Kingston Hot AgainKingston Hot, Cocoa Tea le chantait aussi dans les années 80. "C'est pas une blague, partout où tu vas les balles fusent." Il enfonce le clou en enregistrant une nouvelle version de son titre aidé du deejay Ninjaman (aujourd'hui emprisonné à vie pour meurtre !). Le tune sort sur le label Volcano et est produit par Junjo Lawes, lui non plus pas connu pour être un enfant de choeur. Toute la contradiction de la musique jamaïcaine !Alborosie - Kingston TownSur ce tune ô combien puissant, Alborosie parle de la capitale jamaïcaine comme personne. Lui qui s'y est installé plusieurs années auparavant parvient à retransmettre l'ambiance de la ville en quelques mots : la chaleur, la musique, l'obscurité, la tension, la violence, la ganja, les filles... Tout y est narré à la perfection sur une superbe adaptation moderne de l'instru When I Fall In Love de Ken Boothe (quasiment méconnaissable tant elle est bien remaniée). L'île toute entière avait été dépeinte à merveille par Damian Marley et son hit Welcome To Jamrock ; Alborosie a fait au moins aussi bien pour Kingston !Protoje - Kingston Be WiseProtoje aussi aime faire du neuf avec du vieux. Nombreux sont les riddims anciens qu'il a recyclés sur ses trois albums, parfois avec une telle subtilité qu'on peine à les reconnaître. Ce Kingston Be Wise, hit de 2012 produit par Don Corleon, est beaucoup plus assumé puisque Protoje va même jusqu'à citer l'auteur du titre original England Be Nice (Ini Kamoze) dans ses paroles. Là ou Ini Kamoze réclamait du respect de la part de l'Angleterre pour l'apport culturel de la Jamaïque au Royaume de Sa Majesté, Protoje appelle au calme et à la sagesse dans la capitale jamaïcaine.Dre Island - My CityKingston, une source d'inspiration inépuisable. Ce titre tout récent, sorti à la fin de l'année 2018, dépeint un portrait bien sombre de la capitale jamaïcaine. Mais Dre Island ne peut pas s'empêcher d'aimer sa ville malgré ses parts d'ombre : "Mi from a place where love is sweet and give you heart attack" (Je viens d'un endroit où l'amour est pur mais te file une crise cardiaque).
Source : reggae.fr | 2019-02-21 01:00:00.0
Kingston, décembre 1995. La nuit est déjà bien avancée et le public trépigne d'impatience en attendant l'arrivée sur scène d'une des icônes du reggae de l'époque : Buju Banton. Derrière la scène, les lunettes noires cachant son regard de guerrier, vêtu d'un simple tee-shirt et d'un jean, l'artiste entame les premières notes d'" Untold Stories ".Un murmure s'élève devant la scène et plusieurs milliers d'amateurs de reggae couvrent la voix de Buju en chantant le premier couplet de la chanson. Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir réalisé un album qui a marqué l'histoire d'une musique. Buju Banton en est et son opus " 'Til Shiloh " sonne comme l'un des précurseurs du renouveau du roots reggae. Buju n'est évidemment pas le seul à avoir relancé sur la scène internationale un style qui avait souffert de la mort de son représentant le plus universel, Bob Marley. On pourrait citer Sizzla et son merveilleux " Black Woman et Child ", Anthony B et " Real Revolutionary ", ou, un peu plus tard, Capleton avec " More Fire ".Mais à l'occasion de la sortie de prison de celui que l'on surnommait Gargamel, nous avons voulu vous proposer un dossier complet sur cet artiste, avec la coopération des éditions La Lune Sur Le Toit, extrait de l'ouvrage Reggae Ambassadors La Légende du Reggae sorti en 2016. Rarement un chanteur aura autant fait l'unanimité auprès de ses pairs. Il n'y a pas, ou si peu, de jeunes artistes de reggae qui omettraient de citer Buju Banton comme référence dans leur apprentissage musical. Les plus anciens des chanteurs de l'île saluent tous l'énergie scénique et l'univers artistique de l'interprète de " 'Til Shiloh ". Il faut dire que sa discographie, débutée au début des années 1990, en impose, et qu'elle serait encore plus conséquente si Buju n'était pas coincé derrière les barreaux dans un pénitencier américain depuis 2011. Condamné pour trafic de cocaïne, il enregistra lors d'une sortie conditionnelle le fulgurant " Jah Army " aux côtés de Stephen Marley, comme pour renforcer les paradoxes de sa personnalité. Un destin qui illustre à merveille les tiraillements des génies musicaux yardies, partagés entre ombre et lumière, positivité et côtés obscurs, spiritualité et matérialisme forcené.Né Mark Myrie, Buju Banton tient son surnom de sa mère, qui le taquinait enfant à propos de son visage joufflu (le mot " buju " désigne le fruit de l'arbre à pain à la forme rondelette). Ce n'est que bien plus tard qu'il adoptera lui-même le suffixe Banton, en référence à l'un de ses artistes favoris, Burro Banton (le mot " banton " qualifiant en Jamaïque les bons conteurs, ceux dont les paroles sont inépuisables), mais c'est le surnom Gargamel qui révèle la part secrète du personnage." C'est un surnom que des amis m'ont donné à l'époque, car j'étais toujours celui qui cherchait à créer des ennuis aux autres. Toujours à ennuyer un tel ou un autre. J'ai changé depuis, mais je me suis dit : gardons le nom. "Buju Banton débute ainsi sa carrière, dans un style que certains qualifient de léger et festif pendant que d'autres le jugent vulgaire. En 1992, il sort coup sur coup les albums " Stamina Daddy " et " Mr Mention ", deux opus quasiment exclusivement dédiés aux filles sexy avec des paroles pour le moins (s)explicites. etAgrave; cette époque, le tout jeune deejay (19 ans seulement) ressemble à un vrai " baldhead " (terme jamaïcain désignant un crâne rasé). Il surfe sur la mode du slackness et choque même quelques esprits avec son titre " Love Mi Browning ", dans lequel il avoue son penchant pour les femmes à la peau claire. Décrié par une partie de la communauté black pour ce single provoquant, il se rattrape in extremis avec " Love Black Woman ", posé sur le même Feeling Soul Riddim produit par Donovan Germain pour le compte du label Penthouse (la première grande maison musicale de Buju). La polémique est importante, mais c'est le titre " Boom Bye Bye ", datant également de 1992, qui va le faire connaître du grand public. Le morceau est implacable et enflamme les sound systems du monde entier, mais Buju y appelle au meurtre des homosexuels avec une décontraction glaçante. La polémique va enfler et menacer de mettre un terme définitif à une carrière qui débutait tout juste. Comprenant le tort que lui cause une telle controverse, Gargamel prend du recul et tente de se refaire une conduite avec un troisième album, " Voice of Jamaica ", qui peine à convaincre, même si l'artiste y aborde des thèmes plus positifs (il encourage ainsi le port du préservatif sur " Willy Don't Be Silly "). "Je ne suis pas soit roots, soit dancehall." C'est son quatrième album, " 'Til Shiloh ", qui le fera entrer de manière définitive dans l'histoire de la musique reggae. Véritable chef-d'oeuvre musical et lyrical, le deejay y montre son vrai visage, explorant sa dualité si intrigante. On y retrouve ainsi des morceaux roots d'une profondeur intense (" Untold Stories ", " Not An Easy Road ", " Wanna Be Loved "...) qui se mêlent à des titres dancehall bretucirc;lants (" Champion ", " It's All Over ", " Rampage "). Buju choisit de ne pas choisir entre roots et dancehall." Je ne suis pas soit roots soit dancehall. Il faut savoir que j'ai constamment les deux en moi, et, parmi mon public, il y a ceux qui apprécient mon son roots et ceux qui préfèrent mes titres dancehall. Le dancehall, c'est mes racines, en quelque sorte. J'aime faire différentes choses, alors le plus simple est d'essayer et d'éviter les étiquettes. "Nous sommes en 1995, la carrière de Buju peut redémarrer de manière plus sereine. Le monde découvre un chanteur à la voix rugissante qui sait se faire mélodieuse. Le superbe " Til I'm Laid to Rest ", posé sur un nyabinghi envoetucirc;tant, et le pamphlet " Murderer ", à l'instru minimaliste, en témoignent. L'artiste arbore désormais une crinière naissante de dreadlocks et affirme s'être converti à rasta. Il se présente comme un héritier du mouvement conscient lancé par Garnett Silk au début des années 1990 pour remettre les chansons culturelles sur le devant de la scène. Buju Banton y parvient une seconde fois en 1997 avec l'album " Inna Heights ". L'opus est célébré comme un nouveau chef-d'oeuvre, encore plus roots que le précédent, et renferme l'un des titres les plus vibrants jamais écrits en Jamaïque : l'inégalable " Hills and Valleys ". Dans cette nouvelle aventure musicale, Buju affirme l'importance des thématiques culturelles dans le reggae. " Honnêtement, je pense que le milieu du reggae est vacillant. Nous avons besoin de plus de Luciano. Des grands chanteurs, comme Bushman par exemple, ont besoin de revenir sur le devant de la scène. Oui, lorsque je suis venu pour la première fois en France, j'étais l'un des premiers artistes dancehall. Mais ce n'est pas vraiment cette pierre que j'ai apportée à l'édifice de la musique jamaïcaine. Depuis mes débuts, j'ai produit et créé de nombreux morceaux conscients et c'est cela qui est le plus important. J'ai envie que les jeunes qui s'intéressent à la musique puissent apprécier mon son. Le dancehall est une musique plaisante, mais elle peut l'être encore plus si elle est propre [sourire]. "Le noble " African Pride ", le solide " Give I Strength " ou la reprise inavouée des Wailers, " Destiny ", s'imposent comme des classiques de l'artiste. Et, cerise sur le gâteau, les 21 titres se clôturent par une confession sous forme d'a capella où Buju avoue à demi-mot ses erreurs de jeunesse et décrit sa double personnalité à l'aide de mots percutants. Avec cet album, Gargamel trouve sa signature vocale, cette capacité à passer du chant au toast sans transition, à sa manière, sans pour autant copier le style singjay des Sizzla ou autres Capleton. Il s'affirme comme un créateur imparable capable d'aller là où on ne l'attend pas, de surprendre, d'expérimenter." J'aime les producteurs qui travaillent à créer divers types de musique. Des producteurs qui ont des inspirations multiples et n'ont pas peur de prendre des risques en proposant des vibrations diverses différentes. "Et c'est ce qu'il fait trois ans plus tard avec " Unchained Spirit ", où le Jamaïcain collabore avec Rancid, un groupe de punk américain, mais également avec Luciano ou Beres Hammond (le génialissime " Pull it Up "). Au début des années 2000, le Banton est au sommet de sa gloire. Même si son album suivant, " Friends For Life ", obtient moins de retentissement que les précédents, l'artiste fait le tour du monde grâce à ses classiques. Les concerts sont pleins et Buju n'est pas repu de succès. Il claque un énorme hit en 2006 en s'appropriant le Taxi Riddim de Sly et Robbie, une rythmique mythique des sound systems des années 1980. " Driver " raconte non sans humour les pérégrinations d'un chauffeur chargé de transporter de l'herbe pour un dealer. "Le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position." Gargamel plaisante en musique sur le trafic de drogue... Une histoire qui le rattrapera à peine trois ans plus tard. Entre-temps, plusieurs polémiques sur son homophobie ou l'héritage musical de Bob Marley qu'il dénonce le rattrapent et ternissent à nouveau son image. Buju Banton reste malgré tout optimiste." Je suis une âme optimiste qui cherche toujours à améliorer son état d'esprit, qui cherche à éclaircir des choses qui ont besoin de l'être. Tout le monde devrait être optimiste, cela vous rend meilleur dans la difficulté. Si vous vous bloquez alors que ça va mal, vous ne faites que vous enfermer ! "L'artiste a beau y mettre de la bonne volonté et présenter un nouvel album de belle facture, " Rasta Got Soul ", son avenir s'obscurcit à nouveau quand il est arrêté en 2009 pour trafic de cocaïne aux etEacute;tats-Unis. Poussé à la faute par un agent infiltré, il clame son innocence et bénéficie d'un club de soutien impressionnant fédéré autour du slogan " Free Buju ". La famille Marley, les Morgan Heritage et la quasi-totalité des artistes jamaïcains crient au scandale et ne veulent pas croire à la culpabilité de leur ami. Rien n'y fera. Buju sera reconnu coupable en 2011, après deux années de procédure pendant lesquelles il aura eu le temps d'enregistrer un court album au titre évocateur : " Before the Dawn " (ndlr : avant l'aube). etAgrave; la veille de son procès au verdict implacable (dix ans de prison ferme), l'opus est couronné d'un Grammy Award. Une façon de rendre hommage à un artiste entier, rebelle, et à son immense carrière qui s'arrête net." Je suis un rebelle. Un rebelle honorable, un rebelle avec une cause. Une cause sans équivoque : le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position. Le reggae doit être capable d'apporter la joie et un respect de la vie. Voilà où je veux amener le reggaeet c'est mon devoir, jour après jour ! "Le retour musical du Gargamel est désormais prévu en 2019... Il sort ce jour 8 décembre 2018 de prison et le monde du reggae l'attend avec impatience.
Source : reggae.fr | 2018-12-08 01:00:00.0
Sir Joe s'en est lui-même amusé une fois le trophée entre ses mains : "Peu de monde aurait parié sur moi !". Soul Stereo était bien les favoris ce soir, 14 ans après leur victoire face à Heartical lors du South Clash près de Marseille. Mais un soundclash ne serait pas un bon soundclash sans son lot de surprises. Heartical Sound l'a finalement emporté haut la main face à son rival de toujours : 8-2 à l'issue de cinq rounds et un dub fi dub. L'expérience en clash du Paris Ruler a parlé ! Malgré une sélection très réussie assurée par Reeko, Tarzan n'a pas réussi à convaincre les 500 personnes réunies au Trabendo pour cette première édition du Paris Soundclash. Visiblement pas dans son assiette, le MC de Soul Stereo a vite capitulé en répétant plusieurs fois ne pas être intéressé par le trophée. Voilà qui fit les affaires de Sir Joe, particulièrement à l'aise au micro ce soir-là. C'était quasiment un sans-faute pour Heartical ! Les règles n'autorisaient pas les nominatifs ? Les deux camps ont tour à tour triché pour le plus grand plaisir du public. Soul Stereo dès le début avec un jingle d'Azrock enregistré pour la première rencontre entre les deux crews mais malheureusement jamais joué, puis plus tard avec un combo Reggie Stepper, King Kong et John Wayne déjà joué 14 ans plus tôt. Il n'en fallait pas plus à Sir Joe pour rétorquer avec un Ital General des plus meurtriers qui remporta le plus gros forward de la soirée. Parmi les artistes français, Tiwony a sans doute été le plus joué des deux côtés. Soul Stereo nous a d'ailleurs gratifiés d'un merveilleux medley rassemblant Féfé Typical, Tiwony, Straïka D et Daddy Mory sur le Ram Dancehall Riddim d'Irie Ites. Mais les sélections dancehall et plus modernes de Soul Stereo n'auront absolument pas déstabilisé Heartical qui, d'une manière presque arrogante, prenait un malin plaisir à quitter la scène pendant les sets de ses adversaires. Autres grands moments : le dubplate de Manu Dibango d'Heartical, la counteraction du Yabby You par Soul Stereo ou les quelques Damian Marley joués de chaque côté. On aurait peut-être aimé quelques sons plus frais et on s'attendait à plus de préparation pour les deux crews, mais l'ambiance était là ! La France avait besoin d'un soundclash de ce niveau pour raviver la flamme. On attend la seconde édition et la belle entre Soul Stereo et Heartical avec impatience. Big Up à l'équipe de Party Time pour leur warm-up et à Lord Zeljko pour l'after... Pour revoir nos interviews post-clash avec les deux protagonistes, rendez-vous sur notre page Facebook :Heartical : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/312516196256102/Soul Stereo : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/335767643888388/
Source : reggae.fr | 2018-12-04 01:00:00.0
Il y a tout juste un an, nous étions à Saint etEacute;tienne pour assister au concert à domicile de Dub Inc. Le groupe emblématique stéphanois offre aujourd'hui gratuitement ce live mémorable à ses fans permettant de vivre ou revivre ce concert qui avait fédéré plus de 7000 aficionados de reggae.Les premières secondes de ce live résument l'ambiance générale de cette soirée. Entre applaudissements et cris de joie, le public est déjà déchaîné et prêt à apporter tout son soutien à Dub Inc accompagné par toute la salle dès le premier morceau Revolution.A la dixième minute, Bouchkour rend hommage au Zénith et au parcours du groupe dont l'on ressent le plaisir et la joie de remplir cette salle pour la sixième fois. Et pour fêter ça, quoi de mieux qu'une énième montée en puissance de tout le public se mettant à jumper à nouveau. Le concert se poursuit ensuite avec le conscient et engagé Better Run encore et toujours entonné à l'unisson par le public. Nouvel interlude conscient de la part de Komlan pour faire face à la peur et ainsi introduire Triste époque, premier morceau de la soirée appartenant à leur dernier album So What tout autant acclamé par le public. On oscille entre nouveaux titres et classiques de l'époque avec My Freestyle, Crazy Island et Murderer. C'est ensuite Grand périple qui est partagé avec le public qui en vient même à le chanter seul sur certains passages pour le grand bonheur du groupe voyant que même les derniers titres sont déjà assimilés par leurs fans.Un petit moment acoustique délicat et envoetucirc;tant fait alors son apparition en guise d'introduction du titre en kabyle Foudagh issu de l'album Paradise. Le public est encore bouillant et savoure ce moment où la voix puissante de Bouchkour s'allie à la douceur instrumentale prenant l'ensemble du public qui ne se fait presque plus entendre. Sur Chaque nouvelle page, Dub Inc fait danser et chanter le Zénith tout entier. La foule continue de bouger irrémédiablement de gauche à droite en suivant Komlan qui s'impose alors comme un véritable chef d'orchestre sur le son dancehall entraînant de Get Mad. Après ce moment full énergie, un nouveau temps calme est le bienvenu avec Maché Bécif.C'est à nouveau un classique que nous offre Dub Inc avec le mythique Rude Boy ayant bercé plusieurs générations depuis sa sortie en 2003 sur l'album Diversité. Alors que nous sommes déjà à plus de la moitié du concert, un petit freestyle vient revisiter ce morceau en faisant revenir sur scène Théo et Ogach de Jahneration qui avaient chauffé la salle en début de soirée et qui furent justement, eux aussi, portés par ce titre dans leurs plus jeunes années.Nous atteignons alors les trente dernières minutes de concert et le public est loin d'être prêt à laisser son groupe préféré quitter la scène. Les deux chanteurs font donc jumper Sainté sur Fils de de l'album Hors contrôle qu'ils annoncent comme étant le dernier morceau de cette chaude soirée... mais on le sait déjà, après avoir remercié avec une grande émotion l'ensemble de l'équipe de la Dub Inc family ainsi que le mythique public stéphanois, le groupe nous réserve encore quelques minutes de plaisir musical supplémentaire.Komlan, Bouchklour et toute l'équipe nous offrent une surprise exclusive en chantant aux côtés de leurs invités du Bénin le très délicat et émouvant Enfants du ghetto. Le concert ne pouvant durer éternellement bien que cela ne déplairait pas aux 7000 présents, il est temps pour Dub Inc de quitter la scène avec Sounds Good et ainsi clôturer ce concert de la tournée So What Tour sous les applaudissements et les virulents " quoi qu'ils disent Sainté est là " du public comblé par cette soirée à l'ambiance unique.Téléchargez gratuitement l'album So What Live à Saint Etienne sur le site de Dub Inc en attendant le retour du groupe au Zénith de Sainté le 14 décembre 2019.Tracklist :1- Intro2-Revolution3-Dos à dos4-Better Run5-Triste époque6-My Freestyle7-Crazy Island8-Murderer9-Grand périple10-Foudagh11-Exil12-Chaque nouvelle page13-Get Mad14-Maché bécif15-They Want16-Rude Boy17-Fils de18-Tout ce qu'ils veulent19-Enfants des ghettos20-No Matter Where You Come From21-Sounds Good
Source : reggae.fr | 2018-11-22 01:00:00.0
Le chanteur martiniquais a fêté son anniversaire le week-end dernier (9 novembre) au Guest Live à Bondy (Saine Saint-Denis)....
Source : franceantilles.fr | 2018-11-15 16:33:00.0
On avait laissé Daddy Mory en 2016 avec un album peut-être incompris qui n'avait pas rencontré le succès escompté (Travail d'artiste), mais le voilà de retour plus affetucirc;té que jamais avec un nouvel effort qui risque de mettre tout le monde d'accord. Le compère de Big Red dans Raggasonic renoue avec un reggae incisif et authentique sans pour autant délaisser le dancehall hardcore qu'il affectionne tant.On comprend vite que Mory a choisi de se livrer sur cet album éponyme. Lui qui avait du mal à parler de lui-même dans ses chansons le fait pourtant avec réussite sur l'énorme Life Story, titre introductif sur lequel le singjay raconte sa vie de sa naissance jusqu'à la création de Raggasonic aidé par un riddim hyper efficace de Manudigital. Les fans du duo mythique apprécieront d'ailleurs le tune suivant, Hardcore, véritable anthem sur lequel on croirait presque entendre Big Red répondre à son pote. L'instru, The Armour Riddim, n'y est pas pour rien puisqu'elle est l'oeuvre de Frenchie ; le boss du label Maximum Sound connaît bien Raggasonic pour avoir produit leurs deux premiers albums. Habitué à faire appel aux Jamaïcains, Mory s'est cette fois entouré d'une team 100 % bleu blanc rouge côtés producteurs et invités. Yaniss Odua vient prêter main forte à son grand-frère sur un plaidoyer pro-reggae convaincant, Taïro s'invite sur Malcolm X, un dancehall rythmé anti-raciste, et l'on retrouve Tiwony sur le single La dette sorti il y a quelques mois déjà. Des featurings de coeur parmi lesquels se glisse la plus grosse surprise de l'album : un clash vénère contre LMK ! La jeune chanteuse n'y va pas de main morte quand il s'agit de vanner son aîné. On serait même tentés de dire qu'elle remporte l'affrontement face à Mory qui fait preuve de recul sur lui-même dans cet exercice qui lui va si bien. Posé sur un riddim dancehall particulièrement énervé signé Cisko, ce tune va faire parler soyons-en setucirc;rs !Même s'il apparaît plus assagi sur certains tracks, Daddy Mory n'a en rien perdu de sa fougue ; Laisse-les et Hypocrites séduiront les fans du franc-parler de l'artiste. Capable de faire sonner un lyrics simple comme personne grâce à sa technique vocale, il lâche aussi quelques titres plus légers et festifs comme Mory Kush, vantant les mérites de sa propre variété de weed sur une excellente instru reggae hip-hop, ou Party Time, un ska énergique invitant à la fête. Mais Mory sait également aller là où on ne l'attend pas et c'est aussi pour ça qu'on aime cet album. On le surprend à chanter / certes aidé d'un léger autotune / sur Ici et là, à l'ambiance nostalgique et presque vaporeuse, et à flirter avec l'afrobeat sur One Love. etCcedil;a n'a pas toujours été le cas, mais force est de constater que cette fois, Daddy Mory réussit tout ce qu'il entreprend ! Il clôture même l'album avec un tune lover interprété exclusivement en anglais, le premier de sa carrière selon ses propres aveux.Daddy Mory a placé la barre très haut sur ces 16 nouveaux titres. Il livre un album très personnel, très varié et très bien produit qui prouve que l'on peut encore compter sur lui pour de nombreuses années. C'est setucirc;r, Mory n'a pas fini de rugir !Tracklist :01. Life Story02. Hardcore03. Mama04. Reggae Powa feat. Yaniss Odua05. Mory Kush06. Party Time07. Ici et là08. One Love09. Laisse-les10. Malcolm X feat. Taïro11. Féroce feat. LMK12. Go Fi Dem13. Hypocrites14. La dette feat. Tiwony15. Maximum16. Miss You
Source : reggae.fr | 2018-10-26 02:00:00.0
Le chanteur dancehall Dasinga était récemment en Guyane pour les Lindor. L'occasion pour nous de le questionner sur son parcours.
Source : franceguyane.fr | 2018-10-26 00:00:00.0
Le Conquering Sound c'est ce duo de selectas avignonnais formé par Ju-Lion et Green Ben. Les habitués des soirées reggae du sud-est et même d'un peu partout en France connaissent forcément ce nom tant le crew a multiplié les prestations live dans des sélections où tous les genres sont mis à l'honneur, du ska au digital en passant par le dancehall et le new roots. L'équipe s'était lancée dans la production en 2016 sous le nom de Conquering Records avec la Gun Salute Mixtape largement consacrée à Sir Jean. L'année suivante, ils sortaient une séries de trois 7'' avec le My Enemies Riddim, un recut du Deliver me from my Enemies de Yabby You sur lequel avaient été invités Lutan Fyah, Djanta, LMK, Sir Jean, Lion D et Spectacular. Le label nous revient aujourd'hui avec ce dernier sur un maxi vinyle 12'' où la scène avignonnaise est mise à l'honneur puisqu'on y retrouve une version dub signée Jo Welders et deux remixes de Mahom et Ashkabad.etCcedil;a commence avec Speed it Up, un riddim puissant très teinté digital aux basses lourdes et prépondérantes à la manière des productions UK. Un riddim qui colle à merveille au flow ravageur de Spectacular. Le MC jamaïcain y aborde un sujet souvent tabou : l'argent. C'est ensuite Jo Welders qui se charge de la version dub en la traitant " à l'ancienne " et avec soin, ne gardant que quelques éclats de voix soigneusement choisis et truffés d'échos ou mettant l'accent sur un détail par ci et un autre par là à grands renforts d'effets en tous genres.On reste donc à Avignon sur la face B avec deux remixes chacun composés par une moitié du groupe Bass Trooperz. Mahom se lance en premier avec le talent qu'on lui connaît en nous proposant une version toujours aussi digitale que l'originale mais beaucoup plus paisible et planante. C'est enfin Ashkabad qui vient s'approprier le morceau, s'orientant beaucoup plus vers des sonorités bass music actuelles pour un remix psychédélique entre trap et jungle.Avec Speed it Up, Conquering Records nous montre son amour du reggae au sens large grâce à un maxi qui fera skanker les dub addicts et qu'on devrait rapidement entendre en sound system. Et que dire du flow si particulier de Spectacular à part qu'on aimerait l'entendre beaucoup plus souvent sur ce genre de productions !Tracklist :A1 : Spectacular - Speed it Up A2 : Jo Welders - Speed it DubB1 : Mahom - Speed it Up RMX Part. 1B2 : Ashkabad - Speed it Up RMX Part. 2
Source : reggae.fr | 2018-10-22 02:00:00.0
Ce dimanche, à 18 heures, Misié Sadik sera en concert au Palais des sports du Gosier. L'artiste de reggae-dancehall sera entouré de nombreux...
Source : franceantilles.fr | 2018-10-17 00:00:00.0
Pour cette rentrée, Natty Jean présente son deuxième album Imagine. En s'associant avec de grands noms comme Godwin Logie, Cheick Tidiane Seck ainsi que Boris de Danakil et Manjul, il décide de flirter avec les styles musicaux pour colorer son reggae de touches dancehall, de sonorités urbaines et bien setucirc;r d'influences africaines.L'album démarre avec quelques surprises dans le titre Laissez-nous, prenant dès les premiers accords une ambiance très digitale que l'on retrouvera dans l'entraînant Falling ou le planant et spirituel Lou Teugue Tass. Une entrée en matière très dynamique avant de repartir sur des influences reggae plus classiques avec solos de guitare, choeurs et cuivres.Natty Jean nous offre un véritable voyage musical moderne entre France, Afrique, et Jamaïque, mais pas que ! Sur Taya, on retrouve en effet l'univers hip-hop tant affectionné par le Sénégalais. Le chaleureux Salimata, longtemps chanté sur scène avec Danakil, fait lui aussi partie des titres très entraînants de cet opus ! Ak Yow s'avère être un vrai contraste avec ce dynamisme en proposant un rythme très slow grâce à la douceur de l'envoetucirc;tante chanteuse venant accompagner Natty Jean, la Sénégalaise Viviane Chidid. Pour rester dans cet esprit doux et chantant, Natty nous offre le titre Sénégal où la fletucirc;te vient nous bercer sur fond de percussions et guitare acoustique.Les thèmes traités sont parfois durs. La plume du compère de Balik fustige la supercherie des médias, lutte contre l'esclavage mental, s'indigne des relations entre l'Afrique et les pays occidentaux... Natty n'est pas défaitiste pour autant et nous montre notamment avec son morceau On m'a dit que la sortie de l'obscurantisme est proche et qu'il suffit simplement de savoir rester fort pour faire face à la tempête.A l'image du dernier album d'Alpha Blondy, Human Race, Imagine devient un réel plaidoyer pour la cause africaine, la liberté, la révolte consciente et le respect. En oscillant entre wolof, français et anglais, Natty Jean crée un album aux styles métissés, à l'identité marquée et montre sa personnalité d'artiste engagé bien décidé à faire bouger les choses. Un véritable cri rebelle plein d'espoir au sein duquel l'Afrique, racines de l'artiste, est admirablement mise à l'honneur.Tracklist :01. Laissez-nous02. Falling03. On m'a Dit04. Sénégal05. Lou Teugue Tass06. Taya07. Ak Yow feat. Viviane Chidid08. Salimata09. Imagine10. Prezident feat. Didier Awadi et Gaston11. Egotrip12. Adouna13. Allah14. Echosysdub feat Ondubground et Danakil
Source : reggae.fr | 2018-10-04 02:00:00.0
Véritable sorcier musical, DJ Vadim donne dans le reggae depuis quelques années maintenant. Il vient de sortir le troisième volume de ses albums Dubcatcher sur lequel il accueille quelques-uns de ses artistes fétiches comme Ras Demo, Earl 16, Jamalski ou encore Big Red. Le DJ et producteur russe revient avec nous sur la création de cet opus, sur son univers et sa passion pour les musiques aux plurielles...Reggae.fr : Qu'as-tu voulu exprimer avec le titre Dubcatcher et quel est le dénominateur commun aux trois volumes ?DJ Vadim : Ce n'est pas tellement l'aspect physique de la musique dub, mais plus le fait de capter l'ambiance, la vibe. Voilà ce que j'exprime dans cette expression "Dubcatcher", capter le dub. Bien setucirc;r, comme il s'agit de dub très orienté reggae, la culture du riddim et de la bass music est aussi très présente dans ce concept. Les trois volumes s'inscrivent dans un voyage au cours duquel j'expérimente dans ma chambre d'écho.D'où vient le super héros qui apparaît sur toutes les pochettes ?C'était l'idée du graphiste, mais j'ai adoré dès la première pochette, donc je lui ai suggéré de le garder pour les autres. J'aime ce parallèle entre un personnage de cartoon qui se bat contre des méchants et mon parcours de combattant dans la musique... ou dans la vie aussi d'ailleurs.Ce troisième volume est encore plus expérimental que les précédents. C'est important pour toi de toujours repousser les limites ?Je ne sais pas si on peut vraiment le qualifier d'expérimental. Je pense qu'il est juste plus ouvert à d'autres musiques que simplement ancré dans le reggae. Il y a des bribes de bass music, de grime, de roots, de dub, de hip-hop... Je préfère parler de ressenti plutôt que de coller des étiquettes ou des noms à un style de musique. Mais en tant que DJ, je comprends d'où viennent ces étiquettes et l'importance qu'elles ont pour les gens. J'essaye d'extraire le meilleur de différents styles et d'assembler tout ça à ma façon.Tes albums sont toujours riches et intenses. On y trouve beaucoup d'invités et plein de sonorités très variées. Pourquoi un tel éclectisme ?Certains artistes sont bons dans un style particulier, mais j'ai toujours pensé que pour être un grand musicien, chanteur ou producteur, il fallait être capable de conquérir tous les styles. C'est ce que j'essaye de faire moi-même et je m'entoure de MCs qui sont dans le même esprit.Comment choisis-tu tes invités ?Je travaille avec ceux qui sont disponibles. Il y en a plein avec qui j'aimerais collaborer que je n'arrive même pas à contacter ou qui sont trop occupés.Lesquels par exemple ?Busta Rhymes, Beenie Man, Cham, Shabba Ranks, Missy Elliott ou Horace Andy.La plupart des artistes qui travaillent avec toi sont anglophones, mais il y a quand même un artiste français qui se glisse dans la tracklist de cet album...Oui, Big Red ! etCcedil;a fait longtemps qu'on bosse ensemble. On s'est connus à Marseille en 2005 et il fait partie de ma famille depuis. C'est normal qu'il soit sur cet album. C'est l'un des meilleurs MCs que je connaisse sur scène. Il est très versatile. Il peut toaster sur du roots, du dancehall, de la grime, du hip-hop, de la jungle ou du garage. C'est un vrai tueur !Tu es toujours très productif. Où trouves-tu le temps de créer et de sortir toute cette musique ?Je me le demande aussi parfois. Je pense que je dois être un super héros qui se bat constamment contre les problèmes de la vie quotidienne.Tu as créé ton propre label Jazz Fudge. Pourquoi ce choix ?Je l'ai créé en 1995 pour sortir ma musique. Personne n'était intéressé par ce que je faisais, donc je n'ai pas eu le choix. C'est aussi simple que ça. Je l'ai plus créé par défaut que par choix en fait.Sur quoi travailles-tu en ce moment ?Pas grand chose puisque je suis papa depuis un an et ma fille me prend tout mon temps. Je viens de créer un pack de samples tirés de l'album Dubcatcher Vol. 2. Un bon paquet de boucles qui ravira pas mal de producteurs.Comment as-tu découvert le reggae ?J'ai grandi avec le reggae et le hip-hop. Je pense que j'ai d'abord plus accroché avec le hip-hop, mais le reggae a toujours été là et j'ai toujours aimé en jouer dans mes DJ sets. En plus, le hip-hop est devenu de plus en plus commercial et de moins en moins intéressant donc le reggae a fini par prendre le dessus chez moi.Qu'aurais-tu fait de ta vie si tu n'étais pas dans la musique ?Sans doute ce que je faisais avant de faire de la musique. C'est-à-dire ingénieur civil. Je suis tombé là-dedans par hasard, ce n'était pas le boulot que je rêvais de faire mais ça me plaisait et j'étais plutôt bon.
Source : reggae.fr | 2018-10-02 02:00:00.0
Le beatmaker et multi-instrumentiste français Manudigital revient fort en cette rentrée 2018 avec un deuxième album nommé Bass Attack qui sortira le 5 octobre prochain sur le label de X-Ray Production. Après son premier opus solo, Digital Pixel, déjà très réussi, l'artiste français se permet d'explorer encore un peu plus les abysses du dub et de la bass music.Manudigital nous annonce la couleur d'entrée de jeu avec sa pochette qui offre une immersion dans son univers si particulier. On aperçoit des instruments qui ont servi sur l'album (boites à rythme, pédales d'effet et autres synthés dont le fameux MT40) ou d'autres objets plus personnels comme un skateboard, un passeport, des casquettes ou encore des jetons de poker.Pour lancer les hostilités, Manu a fait appel à Red Fox sur Bye Bye Boom Boom, un tune puissant accompagné du flow massif du MC jamaïcain et souligné par des solos de guitare très rock presque dignes de certains groupes de heavy métal. On enchaîne avec Nah Fight sur lequel il a convié le MC Mesh M18, connu des massives français les plus assidus uniquement, pour un son très influencé par la bass music. C'est ensuite au tour de Skarra Mucci de poser sur le morceau Rock This World à l'univers plus rudie. Fidèle à lui même, Skarra chevauche l'instru tel un bulldozer sur ses couplets alors qu'il tend plus vers la soul sur les refrains.Le très talentueux Solo Banton déroule son flow tout aussi efficace sur Herb In My Pocket, un track façon 8-bit gavé aux sons de jeux vidéos. Soom T vient quant à elle se frotter à une instru limite dubstep au côté un peu angoissant sur laquelle les sons de Game Boy et les basses saturées fonctionnent à merveille. De quoi vous donner la pêche le matin !Cali P surprend tout le monde en reprenant les mélodies du hit Bleu Blanc Rouge de Raggasonic. Il en fait un terrible son rub-a-dub sur un beat de plus en plus lourd au fur et à mesure qu'il avance. Les ambiances sont variées sur cet album et Junior Cat le confirme sur Shoot et Collect, un dancehall sur fond de sonorités orientales qui n'est pas sans rappeler l'univers de Major Lazer. Panda Dub et Royale prennent le relais sur My Story qui dévoile un riddim métallique très énervé ! Manudigital a mis un point d'honneur à inviter des vétérans jamaïcains. Derrick Parker et Lt Stitchie se retrouvent ainsi pour le superbe duo Winner, mais les artistes français ne sont pas en reste comme le prouvent Taiwan MC et Dapatch avec des titres truffés de références au dancehall yardie. En fin de tracklist, on retrouve le surpuissant Bad en collaboration avec General Degree ainsi qu'un remix drum'n bass de l'excellent / mais malheureusement inconnu / Time Bomb sorti à la base sur l'EP du même de Devon Morgan plus tôt dans l'année.Avec ce nouvel opus, Manudigital nous offre un album plus taillé pour le live que pour une écoute de salon. Il laisse néanmoins apparaître d'autres facettes de sa créativité musicale et ce projet marquera la rentrée reggae 2018 à n'en pas douter ! Nous on adhère à 100 %.Tracklist :01. Ruff It Up feat. General Degree (RMX)02. Bye Bye Boom Boom feat. Red Fox03. Nah Fight feat. Mesh M1804. Rock This World feat. Skarra Mucci05. Herb Inna Mi Pocket feat. Solo Banton06. Dem A Poison feat. Soom T07. Rub A Dub feat. Cali P08. Shoot et Collect feat. Junior Cat09. My Story feat. Panda Dub et Royale10. Winner feat. Derrick Parker et Lt. Stitchie11. Reach The Sky feat. Taiwan MC12. Strictly That Style feat. Dapatch13. Bad feat. General Degree14. Time Bomb feat. Devon Morgan, Sherkhan et Ed Solo (RMX)
Source : reggae.fr | 2018-09-24 02:00:00.0

Album / Animal 63 / 07.09.2018
Electro house

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Source : mowno.com | 2018-09-19 12:19:28.0
Big News ! DJ Vadim est de retour avec un nouvel opus complètement fyah ! Le DJ et producteur russe avait sorti en 2014 un très beau projet nommé Dubcatcher, qu'il avait prolongé en 2016 avec un deuxième volet gavé au son digital anglais et à la drum'n'bass. Aujourd'hui, il réitère avec un troisième volume, nommé Dubcatcher III, Flames Up. Une fois de plus, Vadim propose un album riche en collaborations avec des artistes venus de tous les horizons et des riddims très éclectiques.Pour la pochette, l'artiste russe nous emmène dans un monde de bande dessinée comme sur ses deux précédents albums. La cover laisse entrevoir un combat entre une sorte de dragon représentant Babylone et un super-héros qui résiste à ses attaques à l'aide d'un vinyle. Un visuel qui en dit long sur l'univers musical de Daddy Vad.L'opus s'ouvre sur le tune Dead 2 Us en compagnie de Mr Lexx sur un beat rub-a-dub digital qui prend par moment des aspects de dub destroyed. On enchaîne avec le morceau Nuff Years dévoilant en premier lieu un riddim roots dansant qui se mue en un dub énergique limite dubstep. Le titre, sur lequel se croisent de multiples univers, est porté par le flow sans chichi de Ras Demo. Claire Angel prend le relais pour poser sur Mi Gwarn, un dub électrisant sublimé par sa voix puissante.Arrive ensuite Yung N Powerfull, un riddim reggae rap avec des influences bass music sur lequel se relaient Bay-C (T.O.K.), Zumbi, Abstract Rude et Irah. Le titre Manipulators en collaboration avec Earl 16 est ensuite l'une des très grosses réussites de cet album. Une instru roots entrecoupée de passages dub accompagnés de la voix cristalline et envoetucirc;tante du Jamaïcain. Claire Angel revient nous enchanter avec sa voix sur le grandiloquent Party Hard aux vibes dancehall et hip-hop. Flames Up débarque comme un boulet de canon, avec ses sonorités roots électroniques qui s'envolent vers un univers dancehall. Les flows de Jman, Navigator, Inja, Galak Spiritual et Sr. Wilson font le reste du travail.Dj Vadim nous balance ensuite un riddim roots survitaminé sur lequel on retrouve les flows explosifs de Big Red, Sr Wilson et Jman. Free Ya Mind nous ramène sur un registre plus propre à Daddy Vad avec un tune drum'n'bass accompagné de la voix douce de Chyna Soulstar et du flow ravageur de Red Fox. Only Jah Knows contraste avec le reste de l'album grâce à ses sonorités plus roots. Raving, qu'on pourrait presque diffuser en club, sonne en revanche très dance avec un petit côté pop pas désagréable. The Father, porté par les voix de Serocee et Ucee est dans la même trempe qu'Only Jah Know, des sonorités roots modernes avec des touches de dancehall par moments. Jamalski nous fait quant à lui skanker sur le tune Nah Bad Boy Fe We, un rub-a-dub digital plutôt sombre.No Hype Man sonne comme une sorte de trap reggae, un beat nourri à la nitroglycérine sur lequel on retrouve Jman et Killa P. Résonne ensuite Talk to Me Propa, un beat rap massif et puissant. Rude Boy nous ramène dans un univers roots avec Lion D, Raphael et Syross. L'avant dernier tune, Ta Tell You, sur lequel pose Ras Demo, est un beat digital syncopé très dansant. Pour finir ce nouvel opus, Vadim a fait appel à l'artiste anglais Macka B pour un dub surpuissant une fois de plus teinté de hip-hop.Daddy Vad nous livre avec cet opus un album plus expérimental que le précédent mais tout aussi excellent. On retrouve une diversité assez impressionnante de sonorités et de voix. DJ Vadim se bonifie création après création, pourvu que ça dure !Tracklist :1. Dead 2 Us ft Mr Lexx 2. Nuff Years ft Ras Demo3. Mi Gwarn ft Claire Angel4. Yung n Powerful ft Bay C / Zumbi / Abstract rude/ Irah5. Manipulators ft Earl 166. Party Hard ft Claire Angel7. Flames Up ft Jman/ Navigator/ Inja / Galak Spiritual et Sr Wilson8. Corrupted ft Big Red / Sr wilson et Jman9. Free Ya Mind ft Red Fox/ Chyna Soulstar10. Only Jah Knows ft Ramon Judah et Parly B11. Raving ft Tenor Youtman / Jago/ Syross12. The Father ft Ucee/ Serocee13. Nah Bad Boy Fe We ft Jamalski14. No Hype Man ft Jman / Killa P15. Talk to Me Propa ft Suku (Ward 21)16. Rude Boy ft Lion D / Raphael/ Syross17. Ta Tell You ft Ras Demo18. Control U ft Macka B
Source : reggae.fr | 2018-09-17 02:00:00.0
Mik'La Seen, de son vrai nom Ricardo Popoe, s'est fait un nom sur la scène dancehall locale à la fin des années 2000. Il...
Source : franceguyane.fr | 2018-08-22 00:00:00.0
Les chanteurs de dancehall Kalash et Busy Signal sont les têtes d'affiche du West Indies Festival, ce dimanche, au stade des Abymes lors de la...
Source : franceantilles.fr | 2018-08-09 00:00:00.0
Le chanteur de dancehall jamaïcain était en show-case dans l'Essonne ce week-end (vendredi 3 août), à la soirée...
Source : franceantilles.fr | 2018-08-05 04:34:00.0
Après plus de trois ans de silence, le Parc Arthur Rimbaud de Bagnols sur Cèze a de nouveau résonné au son de notre musique préférée le week-end dernier. Le Bagnols Reggae Festival s'est déroulé avec succès, offrant des moments d'émotions musicales assez incroyables. Retour sur trois jours de chaleur et de good vibes intenses...JOUR 1 Pour l'ouverture du festival, le soleil est au rendez-vous, tout comme les festivaliers qui attendent patiemment l'ouverture des lieux devant la grille. C'est l'artiste français Max Livio qui ouvre le bal pour cette première journée. Malgré un public peu nombreux, Max nous offre un concert puissant et poétique avant de laisser la place aux Viceroys. L'espace Dub Club, sonnorisé par les 24 scoops de Blackboard Jungle (rien que ça!), débute le festival avec un set énergique de Roots Attack et Joseph Cotton qui se mêle au public comme à son habitude.Amputés d'un membre, les Viceroys ne se laissent pas démonter malgré l'absence de Wesley Tinglin, auteur de toutes les paroles du trio. Neville Ingram assure le lead vocal comme à son habitude et Michael Gabbidon se charge des choeurs. Les deux légendes déroulent les uns après les autres leurs classiques : Heart Made of Stone, Love Jah, So Many Problems ou l'indémodable Yaho qui clôture le concert.Misty In Roots prend ensuite la relève. Le groupe anglais livre un concert mystique avec un son planant accompagné de la voix cristalline de son chanteur Poko. La formation plonge l'assistance dans une transe musicale avec des titres comme True Rats ou Cover Up issus de leur dernier album Roots Controller et des morceaux plus anciens comme Poor et Needy et How Long Jah. Dub Judah, habitué à jouer sur scène avec les Twinkle Brothers, ravie les amateurs de roots côté sound system. Entre sélections pointues, interventions vocales et improvisations au mélodica, le vétéran anglais livre une prestation inédite comme on en voit rarement avant que Soom T n'électrise la place de son fast style terriblement efficace posé sur les sélections de Kunta du sound Zion High Foundation.Jimmy Cliff, l'un des artistes les plus attendus du week-end, fait son entrée sur scène. La foule se fait dense pour accueillir cette légende vivante. Vêtu d'une tunique noire et brodée accompagnée d'un chapeau assorti, Cliff démarre son show avec un titre nyabinghi avant de laisser place à une énergie débordante, d'une profondeur musicale assez impressionnante en partie grâce à la qualité du band qui l'accompagne. Il déroule ses hits tels que Hakuna Matata, The Harder They Come, Reggae Night, Many Rivers to Cross et bien setucirc;r l'immense You Can Get It If You Really Want. Un concert mémorable de presque deux heures ! Pour clôturer la soirée sur la grande scène, c'est le très talentueux Anthony B., artiste phare de la scène new roots, qui est appelé. Il fait son entrée sur l'énorme Higher Meditation qui nous met directement dans l'ambiance. Fidèle à sa réputation, Anthony B. livre un show enflammé, voire électrisant. L'artiste jamaïcain éclipse ses plus gros tubes pour se concentrer sur son répertoire plus récent. On a tout de même droit à Damage, World A Reggae Music et le tube Police. Malgré un band pas vraiment à la hauteur, Anthony B. fait preuve d'énergie et fait même monter des enfants sur scène à la fin de son set terminé par un joli One Love de circonstance pendant que Blackboard Jungle s'en donne à coeur joie avec Earl Sixteen et Nish Wadada de l'autre côté du Parc Arthur Rimbaud.JOUR 2Avant de profiter des concerts, on pouvait faire un petit tour par la Cave Mallet en centre-ville qui accueillait une sublime expo de l'artiste Fluoman. Son fils, Elijah, fait office de guide au milieu des oeuvres colorées de l'artiste qui réagissent à la lumière noire, dévoilant parfois des détails imperceptibles comme la fumée du chalice de Joseph Hill ou les rides de Big Youth...Dans le parc, c'est Joe Pilgrim qui ouvre le bal avec ses Ligerians devant un public malheureusement très peu nombreux. L'alchimie est parfaite entre Joe Pilgrim et The Ligerians qui nous livrent un concert magnifique. Puis, changement de registre avec Skarra Mucci accompagné du backing-band marseillais Dub Akom. Le Jamaïcain nous offre un show explosif durant lequel il navigue entre reggae, rub-a-dub, dancehall et même hip-hop. Il passe évidemment en revue tous ses hits tels que Movie Star, My Sound ou le plus récent Dreader Than Dread. Le public est complètement électrisé par ce show, que Skarra finit trempé de la tête au pied. Après le warm-up de Blackboard, le vétéran nantais Ras Abubakar s'installe avec sa team de Zion Gate au sound system. Le chanteur guyanais Ras McBean est avec eux et se pose sur des versions particulièrement roots alors que la Cap-Verdienne ride les sélections de Blackboard Jungle avant que le maître absolu Jah Shaka ne rende la place complètement mystique.La légende du rocksteady Ken Boothe vient ensuite sur scène pour régaler nos oreilles de sa voix mielleuse et suave. Mister Ken Boothe arrive tout de blanc vêtu, toujours aussi charismatique. Son show n'a pas beaucoup changé depuis quelques années mais c'est toujours un plaisir immense de pouvoir écouter ce Pape de la musique jamaïcaine. Comme à son habitude, il rentre sur Do The Rocksteady et enchaîne avec ses titres les plus connus Artibella, When I Fall in Love, Set Me Free, Silver Words, Everything I Own et bien d'autres. C'est toujours une déchirure la fin d'un concert de Ken Boothe, on aimerait que cela dure à l'infini. Place ensuite aux femmes pour cette fin de soirée ! Jah9 débarque d'abord avec The Dub Treatment et dès le début du concert, on sent que la chanteuse a (enfin) trouvé son groupe ! La collaboration est efficace et Jah9 ne manque évidemment pas de nous jouer ses classiques New Name, Avocado ou Humble Mi. Vient ensuite le moment que tout le monde attend. Une atmosphère spéciale commence à s'installer dans le parc Arthur Rimbaud en ce soir d'éclipse lunaire. Dezarie, la chanteuse des etIcirc;les Vierges vient ce soir faire sa première et unique date en Europe sur la scène du Bagnols Reggae Festival. C'est devant une foule surexcitée que Dezarie fait son entrée sur scène. Dès les premières notes du premier morceau Hail Jah jouées au pinao par le bassiste Ron Benjamin, la chanteuse crée une ambiance très mystique avec sa voix puissante et cristaline. C'est réellement un moment de magie musicale que nous sommes en train de vivre rythmé par les tubes Gracious Mama Africa, Gone Down ou Strenghten Your Mind. Le groupe laisse une grande place à l'improvisation ce qui provoque de longues parties instrumentales très agréables. Au bout de près de deux heures de concert et après un rappel devant une foule plutôt dispersée ce concert historique prend fin. JOUR 3Pour ce dernier jour, le festival off accueille notre équipe pour la diffusion du film Reggae Ambassadors, La légende du reggae à la médiathèque. Une fois encore, la ville entière de Bagnols sur Cèze joue le jeu pour vibrer aux couleurs rouge jaune vert une semaine toute entière. Les concerts commencent quant à eux avec Marcus Gad. L'artiste de Nouvelle-Calédonie est le premier à ouvrir devant autant de monde. En effet en ce samedi les spectateurs ont répondu présents à l'appel dès l'ouverture du festival. Marcus Gad nous présente son dernier album Chanting et déroule un show rempli de spiritualité devant un public très réceptif. C'est ensuite au tour de l'artiste sud-africaine Nkulee Dube qui n'est autre que la fille du grand Lucky Dube. Entre reprises de son illustre paternel et titres de son propre répertoire, c'est une réelle découverte pour nous !Côté Dub Club, Nucleus Roots est venu avec une véritable dream-team de MCs : Simon Dan, UK Principal et Ossie Gad, le chanteur des mythiques Natural Ites, auteurs du tube Picture on the Wall. Ils jouent en même temps qu'une autre légende du reggae, jamaïcaine cette fois : Ijahman Levi. Backé par le même band que les Viceroys, Ijahman entame son set sur le puissant Africa après des problèmes techniques qui retardent son entrée sur scène. Qu'à cela ne tienne, le chanteur poursuit avec ses plus grands succès comme Mandela, Are We A Warrior et bien setucirc;r l'incroyable Heavy Load. Malgré ses 72 ans, l'artiste jamaïcain nous livre un show de près d'une heure et demie réussi. Une fois la nuit tombée, c'est le producteur français Weeding Dub qui prend le contrôle du Dub Club. Particulièrement en vogue en ce moment, il s'affère sur sa console pour un live-set steppa qui soulève la poussière. Le point d'orgue de sa prestation reste bien setucirc;r l'énorme Gypsy Dub qui impressionne même la légende Aba Shanti I qui lui succède à la control tower.Autre légende, Alpha Blondy est sans doute celui que le public attend le plus de tout le week-end. On sent que la foule est là pour lui en ce soir le plus chargé du festival. Après son immanquable prière "L'éternel est mon berger", il enchaîne comme à son habitude sur son tube Jerusalem. Même si son set ne change que très peu, l'énergie d'Alpha fait plaisir à voir. Les hits Sweet Fanta Diallo et Cocody Rock sont repris en choeur par le public plus qu'enchanté de retrouver la star ivoirienne.Pour finir ces trois superbes jours de musique et de good vibes, on accueille l'un des fils de Bob : Julian Marley. Il commence son show avec une reprise de Positive Vibration et enchaîne avec Sharp As A Razor paru sur son album Awake. Julian ne manque pas de naviguer entre ses propres créations et celles de son père pour un show plutôt classique mais qui clôture parfaitement trois jours explosifs.
Source : reggae.fr | 2018-08-01 02:00:00.0
Les jamaïcains Chaka Demus, Pliers et Cutty Ranks étaient de retour en Martinique. Les pionniers du dancehall étaient les...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-13 00:10:00.0
Stand Tall Sound a participé à écrire l'histoire du mouvement sound system en France. Né des cendres du célèbre High Fight International en 1993, le sound a compté parmi ses rangs les plus grands artistes francophones (de Nuttea à Raggasonic en passant par Janik et Féfé Typical) et ses soirées faisaient partie des plus réputées dans les années 90. Moins actif en danse aujourd'hui, le selector Polino continue d'assouvir sa passion en animant une belle émission tous les lundis sur la webradio Reggae.fr. Rencontre avec l'un des selectors les plus influents de l'Hexagone.Reggae.fr : Stand Tall fait partie des sounds incontournables de l'histoire du reggae français et il est issu d'un autre sound incontournable, High Fight International. Peux-tu nous raconter la transition entre les deux aventures ?Polino : Quand Tonton David, pris par son succès en major, nous a clairement fait comprendre que High Fight n'était plus sa priorité à cause de son rythme de vie entre tournées, répétitions et promotion, on a vu la fin arriver. Comme David était une personnalité forte du sound et qu'il avait investi pas mal dans le matériel sono et studio, le nom High Fight a été utilisé comme crédit sur certains de ses titres et est devenu une sorte de marque associée à lui. Donc continuer High Fight sans Tonton ce n'était pas possible.Que sont devenus les dubplates d'High Fight et les membres de l'équipe ?Les dubplates sont toujours chez moi bien au chaud, encore aujourd'hui (rires). Pour ce qui est de l'équipe, on a tous continué sans David en créant Stand Tall. Depuis, Don Lickshot est décédé d'un fucking cancer (REP). Les autres vous les connaissez, ils sont encore là, Nuttea, Féfé Typical et Tip Top l'opérateur. Comme on avait une expérience solide, ça n'a pas été compliqué de monter un nouveau sound. Et à l'époque, on s'est attachés à recruter des gars qui avaient aussi de l'expérience. On avait la dream-team des sounds français !Comme Selecta K-Za par exemple ?Oui effectivement. Il était en formation chez nous. On avait une émission de radio sur Générations FM où je l'avais intégré. Mais après l'interruption de l'émission au bout de deux ans par la direction de la radio, il a négocié un nouveau créneau pour lui à la rentrée suivante et il a quitté Stand Tall.Stand Tall était-il équipé de sa propre sono ?Non. High Fight avait sa sono achetée grâce au succès de Tonton David. etCcedil;a nous a permis de nous rendre compte qu'une sono perso n'était pas si utile que ça. etCcedil;a demandait obligatoirement un lieu de stockage, du matériel et il fallait de toutes manières louer un camion à chaque déplacement sans parler du poids des boxes et des amplis qu'il fallait porter avant la soirée et surtout après à six ou sept heures du matin jusqu'au local, heure à laquelle peu de candidats étaient présents (rires). On a donc préféré louer le matériel pour nos soirées. etCcedil;a demandait beaucoup moins de logistique.Quel genre de matériel louiez-vous ?La location nous a permis de jouer sur des top systèmes (Christian Hell, Martin Audio, Turbosound...) avec le top des consoles (Midas, Soundcraft, Tac...) et les périphériques et compresseurs qui vont avec. Je ne m'étale pas trop sur tout le matos car c'est la signature du son Stand Tall et c'est personnel.Que penses-tu du débat sono/pas sono ?Chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut. Ce qui compte c'est que le résultat soit de qualité, en location ou en home-made. C'est d'ailleurs je pense, une des raisons qui freine le mouvement sound en France : des soirées sound system sans cette fameuse sono qui donne une atmosphère unique à la soirée que tu ne retrouves nulle part ailleurs. Une vraie bonne sono, c'est la base !La culture sound system a commencé à se développer en France par les sounds rub-a-dub puis juggling. Aujourd'hui, on assiste à une montée en puissance des sound systems UK/Dub avec des grosses sonos artisanales. Comment vois-tu cette évolution ?J'ai l'impression que la scène dub a récupéré pas mal du public des rave-parties (arrêtées par les autorités car souvent illégales) où il y avait du gros son également, avec un coté " kangourou hypnotique ". Ce n'est plus un public reggae à 100 %. Moi ça me fait bizarre, je n'ai pas l'habitude .Penses-tu que l'ambiance raggamuffin des années 90 reviendra au goetucirc;t du jour ?etCcedil;a me parait difficile vu les conditions de nos jours, je parle encore une fois de la sono. "Une vraie bonne sono, c'est la base !" Stand Tall a detucirc; faire face à l'éloignement des MCs du milieu des sound systems lorsque les artistes reggae ont commencé à signer en major au milieu des années 90. Comment as-tu abordé ce tournant en tant que selector ?Nuttea était déjà signé en major depuis High Fight, mais c'est vrai que des gars comme Raggasonic se sont un peu éloignés des sounds après leur succès. Avoir des artistes disques d'or dans sa team, c'était plutôt une récompense pour nous, même si ça les rendait moins disponibles c'est vrai. On ne peut pas tout avoir !En as-tu voulu à certains artistes ?Non car j'avais déjà connu ça avec High Fight, donc pas de surprise !Le clash entre Daddy Yod et Nuttea en 1993 a alimenté bien des débats, aujourd'hui encore. Peux-tu nous donner ta version de la soirée ?J'étais le selector de Ghetto Youth Progress Sound qui accompagnait Nuttea. Yod était avec Ragga Dub Force. Il y a d'abord eu le clash Mr Lézard VS Azrock (REP) où Lézard partait avec l'avantage des paroles, mais AZR, avec son expérience de soundman a retourné la chose à son avantage et a gagné ce premier clash. Quant à Yod et Nuttea... Nuttea avait un petit avantage sur les textes et il était plus technique et plus moderne dans le style. Avantage qui s'est réduit lors de la confrontation jusqu'à ce que Yod dérape un peu niveau paroles et là Nuttea a pris le dessus jusqu'à la fin et il a logiquement gagné ce clash devenu mythique.Même si vous n'êtes plus aussi actifs et visibles que dans les années 90/début 2000, Stand Tall existe toujours. Quelle est l'équipe actuelle ?J'ai quitté Paris pour le sud de la France (Toulouse) il y a environ sept ans. Mais je suis toujours le selector et Tip Top, l'opérateur du sound, est resté à Paris ; ce qui rend impossible de jouer ensemble en général. La dernière date qu'on a faite ensemble c'était l'hommage à Don Lickshot organisé par Féfé Typical à Paris en 2012. On a aussi subi le même changement qu'en Jamaïque où les sounds ont perdu leurs crews de DJ's et chanteurs. Les artistes sont devenus des ''mercenaires'' qui passent de sound en sound selon la demande, ce qui est une conséquence directe de leur succès grandissant. Moi je suis de la génération où le selector ne parlait pas au micro, donc je garde cette vieille tradition, sauf en clash (rires). Aujourd'hui les selectors sont devenus des ''samplers'' pour certains et d'autres parlent plus que la musique, on dirait des VRP.Recrutez-vous encore des membres ?On n'a jamais vraiment recruté en fait. Les gens venaient d'eux-mêmes nous solliciter. Le dernier en date à nous avoir rejoints c'est Iko Tuff. J'ai réalisé un street album pour lui (Stand Tall play Iko Tuff), mais malheureusement on n'a toujours pas eu l'occasion de jouer ensemble en live à cause de la distance et des conditions pour jouer.Quelles sont vos activités actuelles ?On a une émission de radio hebdomadaire partagée avec Bam Salute sur campus FM Toulouse avec rediffusion sur Reggae.fr, et des soirées mais rarement sur des grosses sonos malheureusement.Regrettes-tu " la grande époque " des sound systems ?Ce que je regrette ce sont les conditions sound system : encore une fois la fameuse sono.L'identité du sound est-elle toujours la même aujourd'hui ?Je pense que oui, c'est toujours le même selector depuis le début (rires). Je joue toujours en vinyles essentiellement pour des questions de qualité, mais il y a de moins en moins de sorties vinyles depuis l'arrivé du mp3. J'ai déjà joué en mp3 au début des années 2000 en sound, mais j'ai laissé tomber, en plus le dancehall moderne m'attire de moins en moins. Pour moi c'est trop inspiré par le rap US commercial. A l'époque, on était toujours au top niveau nouveautés (disques) depuis 1993. Maintenant beaucoup moins forcément (rires). Donc j'explore plus en arrière dans le temps dans les titres qui m'ont fait découvrir le sound system. Forcément c'est plus 80's rub-a-dub ou early digital, des titres que souvent je connaissais déjà, mais que je n'avais jamais joué auparavant. C'est comme des nouveautés pour moi.Cuttez-vous toujours des dubplates ?Occasionnellement. On n'a jamais payé pour des dubs français. Les artistes étaient fiers d'être joués par Stand Tall. Mais finalement, on n'a pas tellement de dubs français car tu pouvais entendre nos artistes et des invités en live dans nos soirées. Les dernier cuts français que j'ai faits c'était avec Tiwony, en échange de la mixtape que j'ai réalisée pour lui (Pliss Roots) fier lui aussi de poser pour Stand Tall, le sound de son mentor Féfé Typical. J'ai cutté peu de Jamaïcains ces dernières années, uniquement des connexions que j'ai faites en direct avec l'artiste quand celui-ci était raisonnable niveau tarif, ce qui devient très rare avec des noms connus.Comment avez-vous évolué dans l'enregistrement des dubplates ? On a généralement enregistré les dubs dans notre studio depuis le début, que ce soit des artistes jamaïcains ou français. On recherche des conditions vocales comme pour un single (mais avec moins de temps forcément). Si l'artiste galère (trop de drops), il y a peu de chance que le dubplate aboutisse. On a compris que la motivation autre que financière de l'artiste était un plus pour la qualité des dubplates, donc rencontrer et échanger avec l'artiste est très important.Cuttez-vous des dubplates par correspondance ?Il m'est arrivé d'en faire mais avec des contacts solides. Généralement l'artiste lui-même ou quelqu'un de très proche. Mais je préfère être présent. Je suis du genre à couper sec l'enregistrement lorsque ça ne me plaît pas.Cuttez-vous toujours des dubplates de clash ?Depuis la rencontre contre les Italiens de One Love en 2001, j'ai compris que le clash de haut niveau était une affaire de gros sous, donc j'évite de plus en plus les textes clash puisqu'on ne prévoit plus de participer à des clashes. Si je pars en clash, c'est pour finir sur le podium européen au minimum ! Et je n'ai pas les moyens. Mais si un clash de 45T se prépare, je suis partant !Y a-t-il un sound contre lequel tu aimerais clasher ?Je ne crois pas. Il y avait Blues Party avec Nono qui nous provoquait régulièrement vers 1994 devant les boutiques de disques comme Blue Moon. Il nous chambrait : " alors les clasheurs quand est-ce qu'on clash ensemble ? " (Nono voice). Mais nous avions d'autres priorités à ce moment-là. Heureusement pour eux d'ailleurs car une défaite à cette époque aurait freiné le parcours de clash qu'ils ont eu par la suite je pense. Depuis la chose est faite mais sans Nono malheureusement (REP) en 2013. Et on a gagné !Les dubplates clash ont-ils un sens pour toi dans une danse régulière ?Disons que le dubplate pour moi fait partie de l'identité du sound. Donc oui mais pas avec des paroles clash toute la soirée. Juste un segment parce que le clash fait partie de la culture, sinon je trouve ça ridicule. C'est comme si tu clashais un sound invisible.Que représente la culture clash pour toi ?C'est une culture qui fait partie du sound system depuis toujours, la forme a juste changé au fil du temps. Ces titres personnalisés n'existent qu'en reggae. etAgrave; la base c'est pour attirer plus de public, une concurrence positive qui fait progresser tout le monde, mais qui peut dégénérer parfois comme dans le sport, c'est humain. C'est pour ça que je kiffe les 45Ts sur le thème du sound.Quel est ton meilleur souvenir en clash ?La rencontre avec One Love en Italie. C'était notre premier clash bien payé et à l'étranger en plus !Ton pire souvenir en clash ?C'était aussi One Love parce qu'on a bien perdu, même si l'expérience était enrichissante.Quels sont les sounds internationaux qui t'inspirent le plus et pourquoi ?Stur Gav c'est pour moi l'école des sounds et Jaro l'école bis. Jammy's est aussi une référence pour l'ensemble label/riddims/sono et crew d'artistes. Il y a aussi Stone Love, les boss du juggling avec Rory, un selector légendaire, certainement le plus grand. Et enfin Silverhawk, le sound de Steely (REP), un wicked sound avec ses fameuses intros de dubplates. Toute une époque !Aujourd'hui, selon toi, qui est le sound Netdeg;1 dans le monde ?Choix difficile : Rodigan, Downbeat, Mighty Crown, Jaro ? Il faudrait organiser un clash entre les quatre pour savoir qui est le meilleur.Et en France ?Je ne suis plus trop les sounds français depuis Toulouse, même si avant non plus (rires). Sans trop réfléchir je dirais Soul Stereo à cause de leur box.Quels sont tes trois dubplates favoris ?Je vais en donner cinq ! Buju Banton : Destiny, Cornell Campbell : Watch this Sound, The Heptones (Barry Llewellyn ) : Fight to the Top, Earl Sixteen : Love is a Feeling et Nuttea : Compétition.Tes trois riddims favoris ?Le Real Rock qui a enrichi Studio One, le Sleng Teng qui a fait passer Jammy de Prince à King et le Darker Shade of Black, superbe adaptation des Beatles par Jackie Mittoo, le maître.Quel est LE dubplate qui manque à votre box et que vous ne pourrez jamais avoir ?Dennis Brown. Lequel je ne sais pas, il y en a tellement !Des projets ?Maintenant que tu me poses la question, je vais réfléchir à quelle pierre de plus je pourrais apporter à l'édifice... si c'est possible.
Source : reggae.fr | 2018-07-12 02:00:00.0
L'artiste belge Uman arrive avec son émission Dancehall Station tous les mercredis sur la webradio Reggae.fr en compagnie de Selecta Killa. L'émission, disponible en podcast, comptabilise plus de 20 000 téléchargements hebdomadaires. Dancehall Station est un phénomène qui va au-delà d'un rendez-vous radiophonique. Rencontre avec Uman pour parler de cette activité et de musique en général...Reggae.fr : Ton émission Dancehall Station vient de débarquer sur la webradio Reggae.fr, mais elle existe déjà depuis un certain temps. Comment est-elle née ?Uman : En fait je fais de la radio dans le domaine du reggae depuis plus de 25 ans. Avant j'avais un sound system qui s'appelait Bass Culture avec qui on avait créé une émission de radio. Maintenant, depuis une dizaine d'années, je bosse avec Selecta Killa. On a commencé notre émission Dancehall Station sur la radio bruxelloise KIF. Notre show tournait bien, on organisait des soirées dancehall dans le club Bazaar à Bruxelles et comme il y avait une grosse affluence, ça permettait de faire connaître l'émission. Les shows étaient enregistrés en français pour KIF et en anglais pour plusieurs radios internet comme Big Up Radio, Free Up Radio, BM Radio. Puis KIF a un peu abandonné sa radio, mais dans un autre temps une radio dans le même genre que Mouv' s'est créée en Belgique, Radio Tarmac. Aujourd'hui on continue notre show chez eux avec de meilleurs moyens. A côté de ça, on a toujours continué à prospecter les radios de diffusion sur le web parce que plus il y a de sources plus il y a d'auditeurs. A un moment je me suis dit qu'on n'avait rien en France et que c'était dommage. etEacute;tant donné mes bonnes connexions avec l'équipe de Reggae.fr, ça me paraissait normal de vous proposer l'émission. Le modèle qu'on développe n'est pas quelque chose qu'on retrouve sur les ondes de l'Hexagone. Voilà comment Dancehall Station est arrivé sur Reggae.fr.Justement, c'est quoi le concept de Dancehall Station ?Dancehall Station c'est un concept qui n'est pas un format sound system, mais qui fonctionne avec une paire MC-DJ pour les clubs et la radio. On organise des soirées à Bruxelles depuis 2013 au Bazaar où d'autres DJs internationaux et artistes comme Kalash ou Spice sont invités. Avec Selecta Killa on tourne aussi dans d'autres clubs belges et en festivals. Sur la radio, on joue comme en club, même si ce n'est pas la même ambiance. L'émission nous permet d'être au courant de tout ce qui se passe, de toutes les nouveautés. Quand tu es l'acteur d'une musique c'est important de savoir ce qui se fait. La radio c'est une bonne base pour développer les soirées, pour faire l'écrémage des meilleurs morceaux et j'ai toujours aimé le médium de la radio.Comment se déroule une émission Dancehall Station ?Vu que ça fait une dizaine d'années que l'on fait l'émission, maintenant on a un déroulé type. La première heure on joue toutes les nouveautés, puis on enchaîne sur un Back in The Dayz, un Top 5 et on finit avec une Downtown Session où on joue de la trap et du hip-hop moderne. A Bruxelles les scènes hip-hop et reggae se sont toujours mélangées. En tout cas beaucoup de gens du dancehall ont toujours été connectés avec le hip-hop. Nous dans nos soirées on a toujours passé des morceaux trap donc c'était logique qu'on en joue aussi dans l'émission.Peux-tu nous dire un mot sur Selecta Killa qui t'accompagne ? C'est un Bruxellois qui est tombé dans le son vers 15-16 ans. Il s'est rapidement mis à mixer à droite à gauche. C'est un très bon DJ, il a une très bonne technique, il fait des mixes très propres. Il mixe un peu comme un DJ lokal, c'est-à-dire rapidement, efficacement, proprement.L'émission est uniquement musicale, penses-tu un jour proposer des moments d'interview d'artistes ?Le truc c'est que c'est compliqué de faire venir les artistes dancehall jamaïcains à la radio. Mais maintenant qu'on joue sur Reggae.fr on a des accréditations pour des festivals donc on va essayer de ramener des artistes en studio. On l'a fait récemment avec Demarco dans les locaux de Tarmac. Donc oui quand on peut avoir un artiste on le fait. Considères-tu l'activité radiophonique comme partie intégrante de ton métier d'artiste ?Bien setucirc;r. Là actuellement chez Tarmac on est payés, mais c'est la première en fois en vingt-cinq ans que je suis payé dans ce domaine. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas d'argent que ce n'est pas notre métier. En tant que chanteur il y a des albums qui marchent très bien et d'autres moins, ce n'est pas pour autant que ce n'est pas mon métier. Quand je faisais de la radio libre pendant vingt ans j'y étais tous les mercredis et vendredis donc c'était déjà un métier pour moi.Quel est l'état de la scène belge musicale actuellement ?Pour le moment ce qui explose c'est le hip-hop francophone belge avec Isha, Caballero, Elvis Roméo etc. La scène dancehall et reggae belge est plus présente en Flandre qu'en Wallonie. Le reggae en Belgique c'est une anecdote. "Mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel." On avait beaucoup aimé ton album Umanist l'année dernière. Quel bilan tires-tu de cette sortie ?Je suis assez content, il m'a réouvert des portes et m'a permis de pas mal tourner en Belgique. J'ai eu peu d'opportunités sur la France malheureusement. C'est un album orienté vers un reggae assez moderne contrairement à la scène française actuelle plus orientée roots avec Naâman ou Jahneration. J'essaye d'avoir mon son à moi et je pense que j'y suis arrivé avec Umanist donc je suis content. Sur ce dernier album tu as invité pas mal d'artistes, alors qu'à ton habitude ce n'était pas trop le cas. Comment choisis-tu tes featurings ?J'ai fait pas mal de featurings où j'ai été invité par d'autres artistes et pour mes projets, j'avais seulement fait quelques featurings sur ma première mixtape, Umanizm. Je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais pas invité quelqu'un sur un des mes albums. Après deux voyages en Haïti, j'ai bien connecté avec des mecs là-bas principalement avec BIC et il s'est retrouvé sur deux morceaux. Je me retrouvais au final avec deux featurings de la même personne, j'ai donc connecté avec d'autres gens que j'apprécie comme Yaniss Odua, ZA et Taïro. Pour Gifta c'est différent. Il est revenu sur le devant de la scène en France et quand j'ai entendu ses nouveaux sons, j'ai de suite eu envie de collaborer avec lui. Mais pour le prochain album je pense qu'il n'y aura pas de featuring.Travailles-tu déjà sur quelques chose de nouveau ?Je bosse actuellement sur un nouveau projet qui devrait sortir début 2019. Là j'ai déjà enregistré une quinzaine de morceaux. A côté de ça, je viens de sortir Pum Pum en France, un tune enregistré avec un collectif belge il y a pas mal de temps déjà. C'est un single très dancehall avec un clip marrant et c'est sorti chez Warner.Au final tu es un artiste très versatile. Chanson française, dancehall, rap, reggae... C'est difficile de te caser dans un style précis. C'est ce que tu recherches ?L'art c'est être libre, donc si on est libres il faut pratiquer cette liberté. Si c'est pour vivre enfermé dans un schéma qui doit faire une réussite commerciale, tu ne profites pas de ta liberté. J'ai écouté beaucoup de musiques différentes, j'ai commencé par le reggae et le hip-hop mais j'aime beaucoup aussi la chanson française et autres. En fait on ne peut pas tout dire dans tous les styles. Il y a des styles musicaux qui permettent de dire certaines choses et des styles qui permettent de dire d'autres choses. C'est en fonction de mon âme, du moment dans lequel je suis dans ma vie. Si j'ai envie d'enchaîner trois chansons tristes avec des guitares et des claviers, je le fais. Et si après j'ai envie de faire quinze bangers, je le fais. Ce que je veux dire, c'est que je fais de la musique pour me faire plaisir à moi avant tout.Tes sujets d'inspiration sont-ils toujours les mêmes que depuis tes débuts ?Je me rends compte qu'avec le temps les gens m'associent à un artiste militant, mais si tu regardes mon catalogue, il y a beaucoup de chansons sur l'amour de ses frères, de sa femme ou de ses parents. On n'écrit pas une chanson pour dire " je ne sais pas ", on écrit plutôt pour dire " j'aime ou j'aime pas ". etCcedil;a tourne toujours autour de la vie, de l'amour et du désamour. Sur le prochain album ça tirera plus vers la poésie, un peu comme sur l'album L'aventure c'est l'aventure. Il paraît que tu peins aussi. Qu'est-ce qui te plait dans la peinture ?Dans la musique je peux faire des concessions pour aller vers les autres, car il y a une dimension universelle, on est avec le monde. Alors que dans la peinture je suis seul avec moi-même. Ma peinture est plus intimiste que ma musique.Te souviens-tu de la toute première fois où tu as entendu du reggae ?J'ai grandi dans mon quartier où il y avait un disquaire d'import en 84-85, j'avais 14 ans à cette époque et le shop était entre ma maison et mon école. Au final je n'allais plus à l'école, j'allais écouter des skeuds au magasin. "Il y a 260 styles de reggae différents." Quel est le premier album de reggae que tu aies acheté ?Je pense que le premier c'était un album de The Specials, ou peut-être un Bob Marley.Te rappelles-tu ta première fois en sound system ?C'était un rappeur, TLP, qui venait de Gand. Un des premiers que j'ai vu jouer des dubplates. Mais les premiers vrais sound systems c'était au Reggae Geel entre 1989 et 1991.Comment définirais-tu le reggae ?Pour moi la Jamaïque c'est un tambour de machine à laver, c'est un shaker. Ce qui est fabuleux avec la musique jamaïcaine c'est avant tout leur culture de la musique. Tu sens que c'est un exutoire absolu pour eux. Ils comprennent tout ce qui se passe dans le monde, ils le digèrent et le recrachent à leur sauce. Après si l'on doit définir le reggae on parle de rub-a-dub, dancehall, dub, rockers, roots etc. Il y a 260 styles de reggae différents.Te souviens-tu de ta première performance en live ?C'était en 1991 avec un groupe de rap qui s'appelle Puta Madre. Le premier single que j'avais sorti avec eux c'était déjà du ragga hip-hop. J'ai toujours rajouté du ragga au rap.Quels sont les artistes qui t'ont le plus influencé ?etCcedil;a va de Renaud à Gainsbourg, en passant par les Clash, Madness, The Specials... Après, clairement Bob Marley, Max Romeo, Black Uhuru, Steel Pulse, mais aussi NTM, les Beasties Boys, Run DMC, etc. Chez moi c'est un peu une mixture de tout. Pour résumer, on peut dire que mes influences vont d'Edith Piaf à Vybz Kartel.Quels artistes reggae écoutes-tu en ce moment ?J'écoute énormément Tarrus Riley, Vybz Kartel ou Popcaan. Mais je n'accroche pas avec la nouvelle génération roots jamaïcaine comme Protoje ou Chronixx.Y a-t-il un vieil album que tu écoutes toujours avec le même plaisir aujourd'hui ?Je pense à Handsworth Revolution de Steel Pulse et Satta Massagana des Abyssinians. Quel est ton meilleur souvenir reggae ?Le truc qui m'a vraiment impressionné c'est de voir Jah Shaka jouer défoncé et atteindre une transe. J'ai eu ça avec Burning Spear quand je l'ai vu sur scène, ou avec African Head Charge aussi.C'est quoi pour toi le concert le plus dingue que tu aies fait en Belgique ?Je pense que ce sont les concerts de NTM qui étaient incroyables. Et aussi les concerts d'un rappeur qui s'appellait Paris. www.facebook.com/dancehallstation.bewww.selectakilla.comwww.umanmusic.clubwww.mixcloud.com/selectakillawww.facebook.com/selectakillaofficielwww.facebook.com/umanistwww.instagram.com/dancehallstationwww.instagram.com/selectakillawww.instagram.com/umanmusic
Source : reggae.fr | 2018-07-06 02:00:00.0
La dernière édition de la « garden cocktails live », a eu lieu dimanche dernier au Cosmopolite de...
Source : franceantilles.fr | 2018-07-04 16:39:00.0
Ayant fusionné leurs flows et leurs univers musicaux depuis 2010 au sein de United By Skankin, Speed'art et Skankin Buzz proposent des projets dynamiques. Ils reviennent aujourd'hui avec leur nouvel album Far West moderne.Far West moderne est un opus original qui explore différentes facettes du reggae tout en les agrémentant d'autres horizons musicaux. Le groupe fait en effet habilement cohabiter le ska avec des sonorités raggamuffin dancehall sur le titre endiablé Ressens l'effet en featuring avec Missah et Weedo et Tiyab. Les côtés plus funky dans Freestyle et jazzy dans Le vent nous mène sont eux aussi explorés et le groupe s'adonne même parfois à quelques influences punk rock perçues notamment dans le titre etAgrave; l'époque.United By Skankin nous offre aussi une petite surprise avec Hey Billy faisant office d'interlude humoristique et original avant de repartir de plus belle. L'opus ne compte pas moins de quinze titres ! Un choix propre au groupe afin de pleinement se faire plaisir et pouvoir profiter de la venue de nombreux invités. Ce parti-pris n'est pas pour nous déplaire puisqu'il nous permet de déguster l'album en compagnie de l'ensemble des artistes présents tels que Puppa Nadem (l'énergique chanteur de Sound Dynamik) Max Livio ou Gringoriginal, venus chacun apporter une part de leur univers sur cet album.Au-delà de quelques délires humoristiques à l'image de l'hymne procrastinateur Faut que je me speed, le groupe a tenu à se concentrer sur les textes de ses morceaux pour faire de cet album un moyen de véhiculer des paroles conscientes. Plusieurs thèmes sont traités : la vie marginale sur le feat avec Max Livio, la politique dans Ils sont tous, la colère du peuple avec La rage et la nécessité de lutter et croire en ses convictions avec Dur comme fer. Le partage entre artistes est important nous l'avons vu avec le nombre d'invités sur cet album et le groupe tient à le rappeler avec son titre On passe le mic.Far West moderne est un album original et d'une grande fraîcheur avec plusieurs angles d'attaques musicales ! Un mélange d'ambiances plutôt agréable.Tracklist :01 - etAgrave; l'époque02 - Plus loin03 - Faut que je me speed04 - Marginal Feat. Max Livio05 - La rage06 - Hey Billy !07 - Far West moderne08 - Ressens l'effet Feat. Missah, Weedo et Tiyab09 - Dur comme fer10 - On est trop vieux11 - Freestyle12 - On passe le mic Feat. Jamanle, Puppa Nadem, Gringoriginal et Deewaï13 - Le vent nous mène14 - Ils sont tous15 - Cool n Easy
Source : reggae.fr | 2018-07-03 02:00:00.0
Il y a tout juste un mois, le très talentueux Blundetto nous livrait un album fait de rêveries et de poésie, toujours accompagné de ses protégés Biga Ranx et Jahdan Blakkamoore. Mais de nouvelles têtes ont fait leur apparition sur ce nouvel opus Slow Dance, et pas des moindres : Ken Boothe, Little Harry et Cornell Campbell. Le programmateur de Radio Nova dévoile un quatrième album de haute facture à l'univers cotonneux, mélancolique et vaporeux. On en parle avec l'intéressé...Reggae.fr : Comment t'est venue l'idée de ce quatrième opus ?Blundetto : J'ai commencé à regrouper des morceaux l'été dernier. A la base j'avais seulement quelques tracks, donc je voulais faire un EP plutôt dub. Puis, à la fin de l'été tout s'est enchaîné : j'avais le vocal de Ken Boothe pour le morceau que j'effectuais sur la compile des dix ans d'Heavenly Sweetness, puis Biga Ranx m'a appelé en me disant qu'il avait un Cornell Campbell pour moi. D'ailleurs c'est rigolo cette histoire parce que c'est un peu une surprise. A la base, l'instru je l'avais donnée à Biga pour son album 1988, mais en fait il l'a gardée pour faire poser Cornell Campbell dessus. Petit à petit, moi, de mon côté, j'ai retrouvé des vocaux et des intrus, et je me suis vite retrouvé avec treize ou quatorze titres. Plutôt que de faire un EP, j'ai préféré partir sur un album avec moitié de vocaux et moitié d'instrus. L'album s'est fait d'autant plus vite après avoir vu une vidéo de Brésiliens qui dansaient sur l'une de mes musiques, Above the Water, en mode " slow dance ". J'ai découvert que dans certaines soirées au nord-est du Brésil, les gens dansaient comme les slows des années 60 mais dans des sound sytems reggae. etCcedil;a m'a fait halluciné qu'ils s'approprient ce genre de musique de cette façon-là. C'est cette vidéo qui a dessiné le nom de l'album et son orientation finale.En tant que producteur, essayes-tu de faire passer un message avec ce nouveau projet ?Ce n'est pas vraiment une musique avec un message que je fais, mais plutôt une musique à émotion je pense. Je ne dis pas que je ne suis pas sensible aux messages de certains courants musicaux comme la funk ou la soul, mais personnellement j'aime la musique quand elle me procure des émotions quelles qu'elles soient. Je peux autant triper sur de la variété française que du dancehall jamaïcain. J'aime que ça provoque quelque chose chez moi, une envie de danser, une envie de me lever ou de pleurer. " J'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement " Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette superbe pochette ?J'avais fait les trois premiers albums avec Pico, un artiste qui vient du graff, et j'aurais adoré continuer avec lui, mais étant donné la tonalité de l'album et des sons qui font un peu un pas de côté par rapport au reggae classique, j'avais envie que ce visuel soit dans la même veine. La pochette s'est faite en famille. Je suis tombé sur les visuels de la femme de Biga Ranx, Teuga, sur Instagram, et j'ai adoré ce qu'elle faisait. Je lui ai donc demandé si elle se sentait de me faire une pochette. Après lui avoir envoyé les sons, elle a beaucoup aimé et m'a proposé trois visuels différents de collages. Sur ces trois propositions, j'en ai utilisée une comme pochette pour l'album, une autre comme un poster dans le CD et la dernière comme visuel pour le numérique. J'avais envie que les artworks aillent dans un univers un peu plus poétique, un peu plus doux contrairement aux visuels d'avant qui étaient légèrement bad-boys, plus inspirés du tattoo. Là j'avais envie qu'on retrouve un côté plus cotonneux, voire rêveur.On sent que musicalement tu sors du reggae comme dans tous tes albums, tu vas chercher dans la soul, le wave vapor, le hip-hop. Est-ce important pour toi d'aller toujours hors des sentiers battus ?Au-delà du fait que ce soit important, c'est comme ça que j'ai toujours considéré la musique. C'est grâce à mon expérience en tant qu'animateur chez Nova. Il y avait une espèce de liberté totale pour jouer tous les courants musicaux que l'on voulait. Même si on trouvait un truc en country qui déchirait, on le passait. Il y avait ce côté où il fallait fouiner de partout, écouter vraiment tout. Tout ça je l'ai gardé quand je me suis mis à la prod, j'aime bien toujours faire un petit pas de côté musicalement.As-tu travaillé sur Slow Dance de la même manière que sur World Of ou Warm my Soul ?Oui, exactement de la même façon, même si ça ne sonne pas pareil. On peut avoir l'impression que Slow Dance sonne plus synthé. Tout est enregistré en analogique avec de vraies batteries, de vraies guitares, de vraies basses. C'est simplement qu'au mix on a mis un peu plus de " sirop " dans ce dernier album. Et sur cet opus j'ai presque tout joué en solo, à part sur le titre de Ken Boothe où ce sont des potes à moi qui jouent. La petite nouveauté sur l'album c'est un clavier OP1 qui n'était pas sur les albums précédents et qui pour moi a amené une nouvelle couleur. C'est un instrument que j'adore car il reste analogique et il apporte du souffle tout en restant un peu crado. On arrive à faire des choses pas communes avec cet appareil. J'ai tapé toutes mes démos avec ce clavier.Il y a justement un morceau en clin d'oeil à ce clavier, OP1 Home Again, n'est-ce pas ?Complètement, ça fait trois ans maintenant que je l'ai. Cette machine avec son nom m'intriguait. Puis un moment j'ai detucirc; souvent prendre le train, j'ai donc décidé de trouver un instrument pour composer dedans. L'histoire du titre OP1 Home Again c'est que j'ai detucirc; m'en séparer l'été dernier. Il est parti en vrac à force de trop taper dessus comme un malade. Du coup je l'ai renvoyé chez le producteur en Suède, mais le colis s'est perdu. Finalement quelqu'un l'a retrouvé, me l'a réparé gratis et me l'a renvoyé. Le retour de l'OP1 à la maison c'était un peu comme la naissance de mon troisième enfant.Comment as-tu choisis les artistes avec qui tu as collaboré ?Il n'y a pas vraiment de choix. C'est-à-dire que je décide au fur et à mesure de mes envies. Je ne calcule pas. Je ne me suis jamais dit que je voulais un tel ou une telle sur mon prochain album. Je ne pense pas comme ça, je fais plutôt les morceaux à l'envie. Par exemple Damé, je les ai rencontrés alors que j'avais fini l'album, et en écoutant j'ai eu un flash total sur la voix d'Eva et la prod. Je leur ai donc fait de la place pour les accueillir sur mon album. Ce sont des rencontres musicales qui m'influencent, des choses que j'entends, qui me donnent envie de faire des morceaux avec quelqu'un.Ken Boothe signe une belle reprise du titre Have a Little Faith à la base chanté par Nicky Thomas. Comment s'est déroulée cette collaboration ?La rencontre avec Ken Boothe vient de la compile du label Heavenly Sweetness, pour leurs 10 ans. Mon boss Franck Décolon me dit : " Pour faire la compile, je vous paye un featuring avec qui vous voulez ". Au même moment j'avais des potes en Jamaïque, je leur ai donc demandé de rencontrer Ken Boothe pour moi afin d'essayer de lui présenter le projet, pour savoir si ça l'intéressait. Au final tous les indicateurs étaient au vert donc j'ai même récupéré son numéro de téléphone. Je l'ai appelé une première fois, je suis tombé sur sa messagerie mais rien que la voix de Ken Boothe ça m'a mis les genoux en compote. Bref, j'ai balbutié un message dans un mauvais anglais jamaïcain et puis je l'ai rappelé et il m'a répondu. Là c'était énorme, je lui parle du morceau et tout de suite il reconnaît le riddim, il me dit : " ah mais oui je connais c'est un morceau de Nicky Thomas ". Directement il avait fait le lien, pourtant Have a Little Faith n'est pas un énorme classique du reggae. Ken Boothe c'est l'un de mes chanteurs jamaïcains préférés et je savais qu'il ne l'avait jamais chanté. J'étais vraiment content de pouvoir faire ce morceau-là avec lui. C'était une occasion à ne pas rater, d'habitude je suis plutôt timide, mais là pour Ken Boothe j'ai fait abstraction de cet aspect (rires).Tu nous disais que c'est Biga Ranx qui avait fait poser Cornell Campbell sur Good Ol' Days. Le titre était-il prévu pour lui à la base ?Oui, j'avais envoyé l'intru à Biga et je pensais qu'il l'avait mis de côté, mais il avait en tête de me faire une surprise. Un jour il m'appelle et me dit : " Tu as été sage cette année ? C'est le père Noeteuml;l " et je lui réponds : " J'ai carrément été sage, super sage même ". Et il me dit : " Bah voilà je t'envoie ton instru avec Cornell Campbell et Little Harry dessus. " C'était même pas Noeteuml;l, c'était en septembre je crois. C'est un vrai cadeau, d'un vrai monsieur.Biga Ranx est encore très présent sur cet album. Quelle importance a-t-il pour toi ?Il fait partie des personnes super motivantes car inspirantes. J'adore lui proposer des trucs. Dès que j'ai un nouveau riddim, je lui envoie pour avoir un retour de sa part. etCcedil;a motive et puis on est sur la même longueur d'ondes mais pas que, puisqu'il se penche aussi sur des sons plus hip-hop. On se ressemble mais avec nos petites différences. C'est vrai qu'on aime tous les deux le coté cloud et vaporeux sur les prods.Jahdan Blakkamoore est aussi sur deux titres, ce n'est pas la première fois que vous travaillez ensemble. Qu'est-ce que tu aimes chez lui ? Pourquoi l'inviter si souvent sur tes productions ?Je crois que j'aime son efficacité. J'adore ses premières prises. Il est un peu sous-estimé mais je pense que c'est un super auteur. Il écrit vraiment bien et puis c'est propre ce qu'il fait. Je suis admiratif de Jahdan. Son album, qui date de dix ans peut-être où il y avait le son The General, je n'arrête pas de l'écouter, il fait partie de mes classiques. Pourtant c'est un album dont pas grand monde n'a parlé.La moitié des titres sont des instrumentaux purs. etCcedil;a représente quoi pour toi l'instrumental ?etCcedil;a représente vraiment ce que je sais faire. C'est-à-dire que des fois j'arrive à faire une instru qui fonctionne en tant que telle. Il n'y a pas besoin de voix. Elle raconte déjà une histoire et provoque une petite émotion, en tout cas pour moi. L'instru c'est la base de ce que je sais faire et les vocaux c'est la troisième dimension. J'invite quelqu'un pour qu'il mette en relief mon instru parce qu'elle ne marche pas en tant que telle et que j'ai envie qu'elle devienne une chanson. J'adore les deux exercices, j'adore jouer tout seul, et j'adore les proposer pour faire des chansons. Je ne me vois pas faire que l'un ou que l'autre.On imagine que le titre Satta est une référence au Satta Massagana des Abyssinians, n'est-ce pas ?Exactement. etAgrave; la base j'avais enregistré toutes les percussions qui marquaient le rythme nyabinghi, sur le tempo original du Satta Massagana, non pas la version des Abyssinians mais celle de Cedric Brooks qui tire plus vers le jazz. Et un jour un pote contrebassiste est venu chez moi. etAgrave; la base je voulais faire cette cover de Cedric Brooks, mais au final on a dérivé. On n'a même pas enregistré sa contrebasse mais on s'en est servi pour faire des percussions. Au final j'ai construit l'instrumental autour des percussions de tambour et de la contrebasse.C'est un morceau qui est né de plusieurs expérimentations au final ?Oui carrément, mais c'est comme ça pour tous mes morceaux. Je fais des essais, des erreurs, je me lance dans des trucs et j'aime repérer quand il y a des sonorités qui marchent. Par exemple je peux enregistrer un quart d'heure de batterie sur une idée de tempo et je vais aller chercher dans ce quart d'heure juste le moment qui m'intéresse.Dans ce nouvel album, on a l'impression que l'atmosphère est encore plus vaporeuse que les précédents avec des tempos très lents et des sonorités chaudes qui donnent l'impression d'être enfermé dans une bulle où le temps s'arrête...Ce n'était pas le but, mais au mix on voulait pousser la création artistique le plus loin possible. Par exemple History Dance c'est le même riddim que Good Ol' Days. C'est peut-être ça qui crée cet effet de bulle, mais il n'y avait pas de calcul.Quelle est ta plus grande fierté dans ce nouveau projet ?Je crois que c'est la vidéo des Brésiliens. On a tourné un clip là-bas pour le morceau Good Ol' Days. Je ne sais pas si on peut parler de fierté, mais en tout cas ça m'a réellement touché qu'il y ait autant de gens là-bas qui se mettent à triper sur un truc qui n'a pas spécialement été pensé pour ça. Eux-mêmes ils font un pas de côté par rapport aux soirées. Ils amènent une sorte de douceur avec leur slow dance corner. Maintenant je me dis que ce serait trop bien que dans des festivals il y ait des dub corners qui soient tranformés en slow dance corners. Pour en avoir parlé avec des Brésiliens, ils m'ont dit que c'était une expérience assez mystique, parce que le moment que tu passes à deux c'est un moment hors du temps, un peu en méditation. C'est une autre expérience du sound system, une idée de transe lente. Tu nous avais parlé d'une librairie musicale en ligne il y a quelques mois. Tu bosses toujours dessus ?C'est marrant parce que c'est aussi en train de devenir un album, tout comme l'EP qui est devenu Slow Dance. Depuis qu'on en a parlé j'ai avancé sur les différents morceaux et aujourd'hui il y a douze titres qui sont là. Je me dis que c'est quand même chouette de pouvoir les proposer avec un visuel. Puis faire un album c'est un moment super. Ce nouveau projet n'aura rien à voir avec Slow Dance, mais tirera plus vers de la musique de film. Il sortira fin 2018, début 2019.Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ?Le dernier album sur lequel j'ai tripé c'est celui de Pusha T, Daytona. Sinon j'écoute toujours beaucoup de oldies.
Source : reggae.fr | 2018-06-26 02:00:00.0
On peut vous dire qu'on l'a attendu ce premier véritable album de Kabaka Pyramid. Après plusieurs EPs et mixtapes, l'artiste nous l'avait annoncé il y a deux ans déjà. Mais l'attente en valait la peine ! Le jeune artiste confirme plus que jamais le potentiel que l'on voyait en lui en révélant un album complet, très bien produit et diablement frais !Faîtes place ! Les jeunes du ghetto débarquent par la grande porte ! Kabaka et Pressure ouvrent admirablement la tracklist avec l'excellent Make Way sur un riddim produit par Protoje. Un rub-a-dub moderne aux volutes hip-hop qui rappelle les premiers albums de l'auteur de Kingston Be Wise. On perçoit déjà le sens aigu de la punchline de Kabaka : "Jamaica where we born the situation kinda sticky, Di youths dem a the future but the leaders over sixty" (en Jamaïque où nous sommes nés, la situation stagne, les jeunes sont le futur mais les dirigeants ont plus de 60 ans). Sa diction parfaite et ses lyrics affetucirc;tés percutent l'auditeur en pleine face et même si les moins habiles n'en saisiront pas toutes les subtilités, les textes de l'artiste restent particulièrement accessibles aux non-anglophones. Toujours élévatrices et emplies d'espoir, ses paroles donnent de la force à quiconque les écoute. Que dire de l'énorme My Time où l'artiste rappelle le temps passé dans l'ombre et le travail abattu avant d'arriver sous le feu des projecteurs ? Il s'agit du seul tune entièrement produit par Kabaka lui-même et sans aucun doute l'un des plus réussis de l'album.Le singjay compare son acharnement à celui des contrebandiers, déterminé à faire voyager sa musique dans le monde entier malgré les nombreux obstacles. Une analogie évidente orchestrée par Damian Marley qui s'invite également au micro sur le titre éponyme. Jr Gong s'est d'ailleurs chargé de produire plusieurs instrus. On le retrouve à la composition et à la programmation des beats sur Well Done, Borders, Everywhere I Go et Natural Woman. etEacute;galement producteur exécutif de l'opus, le dernier fils de Bob ne s'est pas trompé en misant sur Kabaka. Parmi ses contemporains, c'est celui qui s'éloigne sans doute le moins de la férocité authentique du reggae yardie et de sa spontanéité urbaine. Son mélange de reggae et de hip-hop d'une efficacité redoutable fait du bien en ces temps où la musique jamaïcaine évolue vers des sonorités plus pop. Des titres purement hip-hop comme Lyrics Diety et I'm Just a Man font également très mal. Reggae Music, à l'ambiance rub-a-dub, nous plonge dans l'ambiance d'un sound system des années 90. Outre ces tunes plutôt légers, Kabaka Pyramid se sent concerné par la crise migratoire et donne son avis sur Borders aidé par le Ghanéen Stonebwoy. La star internationale Akon se fait aussi entendre sur le très radiophonique Africans Arise produit par un Français s'il vous plaît (Damalistik) !On pourrait en écrire encore des tonnes pour vanter les mérites des featurings avec Protoje, Chronixx ou Nattali Rize, en remettre une couche sur les excellents singles déjà sortis avant l'album (Can't Breathe et Well Done en tête) et sur l'enchaînement parfait de cette tracklist très fournie (16 titres !). Kabaka Pyramid signe-là un sans faute.Quel plaisir de ressentir autant d'enthousiasme à l'écoute d'un projet du début à la fin. On aurait peut-être aimé entendre Kabaka sur des riddims dancehall tant on connaît sa passion pour le genre, mais là, on cherche vraiment la petite bête. Kontraband est de loin l'un des meilleurs albums jamaïcains de ces dix dernières années !Tracklist :01. Make Way feat. Pressure Busspipe02. My Time03. Kontraband feat. Damian Marley04. Can't Breathe05. Well Done06. Reggae Music07. Kaugh tUp08. Lyrics Diety09. Borders feat. Stonebwoy10. Africans Arise feat. Akon11. Meaning Of Life12. Everywhere I Go feat. Protoje13. Blessed Is the Man feat. Chronixx14. Natural Woman15. I'm Just a Man16. All I Need feat. Nattali Rize
Source : reggae.fr | 2018-06-18 02:00:00.0
Née dans les rues du Brooklyn des années 1990, cette danse urbaine issue du dancehall jamaicain est petit à petit en train de conquérir les scènes mainstream du monde entier. Des clips de Nicki Minaj à la scène de Coachella aux côtés de Beyoncé, retour sur un phénomène sur le point de conquérir le hip-hop, à l'occasion des représentations de “FLEXN” à la Villette.
Source : telerama.fr | 2018-06-14 01:00:45.0
Entre Omar Perry et la France, c'est une longue histoire ! Après des collaborations avec le label Makasound, le groupe Homegrown Band ou le producteur et saxophoniste Stepper, le Jamaïcain présente son cinquième effort entièrement composé par le jeune Jonas 'Kouffi' Gouraud. Un opus plus roots que jamais pour le fils du légendaire producteur Lee Perry.Sur les quatorze titres de New Dawn, Omar déploie tous ses atouts vocaux de singjay, capable d'accoucher de douces mélodies d'une voix à peine rauque maîtrisée. Ses paroles se déposent parfois délicatement mais savent retentir plus fort et rebondir sur les riddims à la manière des maîtres du genre des années 90. Les thèmes classiques du reggae sont passés en revue : l'émancipation (Freedom), la foi (Living Legend [Jah Live]), la détermination (When One Door Close), l'amour (Sweet Love) et la transmission aux jeunes générations (Sound the Trumpet). Sur ce dernier, le Jamaïcain réaffirme une fois de plus son lien avec l'Hexagone en conviant Komlan et Bouchkour de Dub Inc, eux qui l'avaient invité il y a plus de dix ans sur leur album Dans le décor. On connaissait les penchants d'Omar Perry pour le roots, mais son habileté à se poser sur du dancehall ou du dub nous a toujours séduits. Il n'en est rien sur ce nouvel album qui dévoile un artiste plus sage (plus mature ?). Du roots, du roots et du roots pour un résultat très homogène et cohérent. La voix de Perry répond également à celles de Jah Mason et Cedric Myton des Congos sur Educated Fool et le très décontracté Checking for Me. Ce sont donc les invités qui apportent la diversité nécessaire à cet album ainsi qu'une refonte acoustique du titre Sweet Love en fin de tracklist.Avec un son particulièrement soigné, Omar Perry signe un nouvel album réussi bien qu'il soit plus lisse que ses précédents efforts. La fougue en moins, mais le sang-froid en plus, le Jamaïcain prouve qu'on peut encore compter sur lui.Tracklist :01 Living Legend [Jah Live]02 Freedom03 Educated Fool feat. Jah Mason04 Be Like That05 Bad Mind People06 Checking For Me feat. Cedric Myton (The Congos)07 Sweet Love08 Rebel In Your Town09 When One Door Close10 Sound The Trumpet feat. Bouchkour et Komlan (Dub Inc)11 See Dem Running12 Can't Escape [Global Warming]13 Weh Dem A Go Say14 Sweet Love (Acoustic Remix)
Source : reggae.fr | 2018-05-29 02:00:00.0

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