Artistes et Groupes de DanceHall

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Actualité : Artistes et Groupes de DanceHall

Troisième et dernier jour de ce deuxième Bagnols Reggae Festival. Les sourires sont encore sur les visages de l'équipe organisatrice et du public malgré le temps qui se gâte. Quelques gouttes de pluie viendront légèrement perturber le déroulé de la soirée sans pour autant décourager le public venu beaucoup plus nombreux que les deux soirs précédents. Ce samedi soir c'était place aux légendes jamaïcaines, aux plus grosses têtes d'affiches du festival et à deux belles exclusivités...Petit retour dans les années 60, aux fondations de la musique jamaïcaine avec les Skatalites ! Quand un groupe comme celui-là est chargé d'ouvrir les hostilités, on sait qu'on peut s'attendre à une très grosse journée. Vin Gordon est au trombone, les classiques fusent et la chanteuse Doreen Shaffer rejoint rapidement la formation pour quelques titres dont un superbe clin d'oeil aux Wailers avec Simmer Down. Stranger Cole lui emboîte le pas avec un nombre incalculable de standards. Rough et Tough, Bangarang, When I Call Your Name... La justesse n'est pas toujours au rendez-vous mais on pardonne aisément Stranger, l'un des artistes jamaïcains les plus âgés encore en activité, toujours très énergique. Chapeau !Si l'Afrique sera mise à l'honneur plus tard sur la scène avec Tiken Jah Fakoly, elle l'est dès le début de la soirée côté sound system avec l'équipe d'Amoul Bayi Records. Fabyah, un Français installé au Sénégal, s'occupe de la sélection et sert des instrus roots et stepper à Saah Karim et Galas. Les deux chanteurs originaires de la Gambie et du Sénégal sont particulièrement complices et complémentaires. Une parfaite entrèe en matière avant les sets plus énervés de Dawa Hi Fi et Parly B et d'Iration Steppas plus tard dans la nuit. Accompagné de Macky Banton au toast, Mark Iration livrera une sélection très roots sans manquer d'énergie. On retiendra des dubplates impressionnants de Michael Prophet ou Sizzla (l'incroyable Like Mountains) ou encore un mix exclusif du Victory de Dubkasm ridé à la perfection par le vétéran Mike Brooks qui prendra par la suite le micro aux côtés de Blackboard Jungle pour la clôture du festival.Légende encore sur la grande scène ! Horace Andy se produit avec Mafia et Fluxy au backing-band formule ultra-réduite. Basse, batterie, clavier et trombone. Mais ça suffit ! Sleepy déroule les tubes remarquablement backé par le duo anglais. Money Money, Skylarking, Man Next Door, Fever... Horace Andy n'a que 45 minutes de set, mais il prend son temps sur les titres et les pull ups s'enchaînent.Mafia et Fluxy restent sur scène, le tromboniste s'enfuit et c'est à trois qu'ils s'occupent du cas d'Eek A Mouse. Le géant jamaïcain, particulièrement rare en France, a le sourire et lance des "Viva la France" à tout va. C'est d'un style très décontracté, coiffé d'un chapeau et d'une cape, qu'il enchaîne ses tubes Virgin Girl, Rude Boy Jamaican (d'une voix tellement grave !!), Ganja Smuggling, No Wicked Can't Reign (très belle ouverture de show) et bien setucirc;r l'immense Wa Do Dem (très belle fermeture). Mouse ne force pas, mais quel plaisir d'entendre ses titres en live pour la première fois pour beaucoup de gens présents ce soir-là.C'est ensuite au tour de Third World. Cat Coore, Richard Daley et leur bande sont toujours de véritables virtuoses de la musique. On passe de titres très pop à du reggae hardcore. Now That We Found Love contraste avec Reggae Ambassadors, mais le show est d'une précision hors du commun. AJ Brown s'en sort très bien au chant. Sans chercher à imiter Bunny Rugs, il parvient à transmettre l'émotion des titres originaux du groupe qui fête cette année ses 45 ans d'existence. Cat Coore nous offre comme à son habitude ses petits solos de violoncelle et nous surprend même à entonner le tune dancehall The Mission de Stephen et Damian Marley avant de glisser vers Redemption Song. On a droit à quelques titres du prochain album dont les singles Loving You Is Easy et Na Na Na. Third World a encore fait forte impression ce soir-là. Qui en aurait douté ?La pluie s'est abattue sur le Parc Arthur Rimbaud pendant le concert de Third World, mais la foule est restée compacte jusqu'à l'arrivée de Tiken Jah Fakoly. Les fans du chanteur ivoirien étaient de sortie ce soir. Le public restera au sec tout le long de sa prestation, remplie d'énergie et de messages forts. Tiken continue de prêcher pour le continent africain avec ses classiques, mais s'ouvre à de nouveaux thèmes avec les titres de son nouvel album Le monde est chaud. L'homme a encore des choses à dire et c'est toujours un plaisir de le retrouver sur scène.Vient ensuite le moment que beaucoup attendaient... Le crew du film Rockers débarque aux côtés du We The People Band sur une scène embellie d'un backdrop signé Fluoman. Leroy "Horsemouth" Wallace, Kiddus I, Big Youth et le trio Kush'Art s'installent tous ensemble sur scène et font quelques pas de danse pendant le titre Man In the Street, l'instrumental qui sert d'intro au concert. Les passionnés savourent et les moins aguerris découvrent, mais tout le monde est conscient d'assister à un moment unique. Première surprise : Horsemouth n'est pas à la batterie. Il harangue la foule aux côtés de ses collègues qui entonnent l'hymne Satta Massa Gana en l'absence de Bernard Collins des Abyssinians (malade) avant que Big Youth ne nous serve son superbe I Pray Thee sur la version. Big Youth, Horsemouth et Kiddus disparaissent ensuite pour laisser Kush'Art et Lloyd Parks reprendre quelques titres d'artistes décédés ayant participé à la bande-originale comme Slave Master de Gregory Isaacs ou Police And Thieves de Junior Murvin. Quelques approximations sans doute dues à un manque de répétitions (il s'agit du tout premier show en Europe !) n'empêchent ni les artistes ni le public de prendre du plaisir. Kiddus I revient ensuite sur le mythique Graduation in Zion et fait des clins d'oeil à Peter Tosh (Stepping Razor) et Justin Hinds (Natty Take Over). Big Youth fait aussi son retour pour quelques titres dont Every Nigger Is a Star et Hit the Road Jack et Horsemouth refait finalement surface pour chanter l'émouvant Jah No Dead de Burning Spear. Comme dans le film, il l'entonne a capella sur fond de bruit de vagues... Il s'installe enfin derrière les fetucirc;ts pour interpréter Rockers de Bunny Wailer. A partir de ce moment-là, le concert prend une tournure un peu spéciale. On sent que quelque chose ne va pas. Et pour cause, l'horaire de fin du festival est dépassé de 40 minutes ! L'équipe de Rockers est interrompue brutalement nous empêchant de profiter d'un final qu'on espérait grandiose.Malgré cette fin de festival en demi-teinte, on repart de Bagnols sur Cèze avec ce sentiment d'avoir profité d'un moment exceptionnel. Les légendes jamaïcaines continuent de nous faire rêver et heureusement que l'équipe du Bagnols Reggae Festival est encore là pour proposer une programmation comme celle-là. Une programmation inédite, différente des autres festivals et respectueuse des fondations de la musique jamaïcaine. Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine du 23 au 26 juillet avec cette fois quatre soirs de concerts !Lire nos reports du JOUR 1 et du JOUR 2.
Source : reggae.fr | 2019-08-01 02:00:00.0
Après une première journée réussie, le Bagnols Reggae Festival se poursuit avec une petite baisse de température niveau météo... La canicule de la veille laisse place à un ciel un peu couvert, mais du côté du public, pas de perte de chaleur. Le line-up du jour est particulièrement réjouissant pour les fans de new roots. Petit voyage dans le début des années 2000 avec des prestations enflammées au programme !La journée, les festivaliers pouvaient profiter d'un festival off bien fourni. L'expo de Fluoman en centre-ville et les projections des films IetI et Reggae Ambassadors 100% reggae français à la médiathèque ont rencontré de francs succès.Côté Parc Arthur Rimbaud, c'est I Wayne qui monte le premier sur scène. Peu d'actualité pour le chanteur jamaïcain qui n'hésite pas à chanter son hit Living In Love dès ses premiers pas sur scène. Les connaisseurs sont au rendez-vous et le pull up est de mise. L'énergie bretucirc;lante du chanteur à la voix d'ange est intacte et on doit avouer qu'on ne s'attendait pas à un show aussi propre de sa part. Malheureusement, timing oblige, on n'aura pas droit à plus de 30 minutes...Il en sera de même pour Bushman qui conserve le même backing-band qu'I Wayne. Particulièrement attendu par le public bagnolais, Bushman prend la scène impeccablement. On peut dire qu'on n'est pas déçus ! On regrette peut-être juste de le voir s'attarder sur des reprises de Peter Tosh (très bien interprétées ceci-dit) plutôt que sur son propre répertoire passant notamment le hit Fire Bun A Weak Heart presque à la trappe lors de sa sortie de scène. Le Bagnols Reggae Festival nous avait promis des sets plus longs pour tous les artistes, ça n'a pas été le cas pour ces deux-là qui partageaient un même plateau dont on aurait bien profiter un peu plus longtemps.Pas trop le temps de maronner, la seule artiste féminine de l'édition 2019 est annoncée ! Cela faisait sept ans qu'on attendait le retour de Queen Ifrica en France et la voilà enfin. Elle débarque sur Calling Africa et impressionne rapidement par sa présence scénique. Sa voix gronde plus que jamais et son discours empreint de militantisme respire l'honnêteté. Elle qui vient de croiser Johnny Clarke et Big Youth en coulisses témoigne de son respect pour les artistes roots à plusieurs reprises. Elle rend d'ailleurs hommage à son père Derrick Morgan avec un medley ska sur lequel elle invite Big Youth et Mike Brokks à la rejoindre pour un moment de partage unique. Quel bonheur de réentendre des titres comme Sinsemilia ou l'énorme Wipe the Tears en live ! Et même s'il nous manque quelques tunes pour pouvoir qualifier ce show de parfait, on ne boude pas notre plaisir d'avoir revu la Queen sur scène qui vient de confirmer qu'elle mérite bien son surnom de Fyah Muma.La Jamaïque compte un autre représentant qui s'illustre en même temps sur la sono de Blackboard Jungle. Rory, le célèbre producteur et selector de Stone Love, livre un set très roots et dub rempli de dubplates et d'exclusivités sorties de son propre studio !Changement d'ambiance juste après lui avec les locaux d'Ashkabad qui ne ménagent pas les festivaliers ! Connu pour son univers electro-dub, le duo ne cherche pas à s'adapter à la programmation très roots du festival et se démarque par son énergie débordante. Une déferlante de basses qui déchaîne totalement les danseurs les plus fous. La tornade Ashkabad a fait son effet !Les amateurs de roots pur et dur avaient de quoi se consoler avec le concert de Johnny Clarke et We The People Band sur la grande scène. Après quelques classiques de Lloyd Parks (Mafia et Officially en tête), Johnny Clarke débarque et déroule un set 100% inédit ! L'auteur de None Shall Escape the Judgement n'a pas répété avec Lloyd Parks et sa bande et ça semble lui plaire. Le show est naturel, la vibes spontanée et les hits défilent. On vient une fois de plus d'assister à un moment unique comme on n'en voit qu'à Bagnols sur Cèze.Retour au new roots pour cette fin de soirée. Pendant que les fans de sound system continuent de danser sur les sélections de Maasai Warrior ou Channel One, c'est Morgan Heritage qui monte sur scène. La famille livre comme à son habitude un show ultra carré avec des mises en place détonnantes, une aisance déconcertante et un discours bien rodé. Le tout manque de spontanéité mais on doit bien avouer que pour danser, c'est efficace ! Le medley sur le Liberation Riddim avec les tunes de Capleton (Jah Jah City), Jah Cure (Love Is the Only Solution) ou Ras Shiloh (Unto Zion) fait toujours son petit effet et on apprécie particulièrement le segment en hommage aux standards du dancehall interprété par Gramps. Le groupe nous offre bien setucirc;r quelques titres aux accents pop comme la reprise de Reggae Night ou le nouveau Beach et Country qui annonce l'arrivée du nouvel album de la formation.Et c'est Alborosie qui vient fermer cette deuxième soirée de concerts avec une prestation tout aussi parfaite que celle de ses prédécesseurs. Rendez-vous demain pour le troisième jour qui nous réserve son lot d'exclusivités...Lire notre report du premier jour.
Source : reggae.fr | 2019-07-31 02:00:00.0
Les passionnés de musique jamaïcaine s'étaient donnés rendez-vous du 25 au 27 juillet à Bagnols-sur-Cèze, devenue une véritable capitale mondiale du reggae de par son historique riche en matière de festivals... La seconde édition du Bagnols Reggae Festival a plus que tenu ses promesses ! 18 000 festivaliers et près de 200 musiciens accueillis en trois jours dans le Parc Arthur Rimbaud qui a une fois de plus vibré au son des classiques d'antan, des nouveautés du jour et des basses du Dub Club.Pendant que les premiers festivaliers pénètrent sur le site, Blackboard Jungle décrasse sa sono qui vrombira puissamment et impeccablement de ses 24 basses pendant trois jours, accueillant un line-up particulièrement varié.Côté grande scène, c'est Samory I qui ouvre les festivités devant un par terre clairsemé mais captivé et acquis à sa cause. Le jeune artiste fait le job, accompagné de son excellent Black Heart Band. Les titres de l'album Black Gold défilent et le hit Rasta Nuh Gangsta vient bien setucirc;r clôturer cette très belle ouverture de festival avant que le Sénégalais Meta Dia et ses Cornerstones n'en remettent une couche juste après lui, amenant la petite touche africaine toujours bienvenue dans un festival reggae.Les Anglais de Black Roots prennent ensuite possession de la grande scène pour leur seul concert en France de l'été. Un concert au goetucirc;t particulier, dédié à Delroy Ogilvie, l'un des chanteurs fondateurs de la formation décédé quelques jours auparavant. L'émotion est palpable et le public donne de la force aux Black Roots qui n'évincent pas de la tracklist les titres chantés à la base par Delroy, le tube Juvenile Delinquent en tête.A l'autre bout du parc, juste après le set éclectique de Bunny Dread, Irie Ites remplace au pied levé King Jammy (absent pour des raisons de santé) aidé de ses MCs de premiers choix, Trinity et Linval Thompson. Les deux Jamaïcains font preuve d'une énergie débordante et impressionnante. Trinity danse dans la foule et Linval Thompson continuerait bien jusqu'à 6 heures du matin comme il le répète régulièrement durant son set ponctué de hits dont le fameux I Love to Smoke Marijuana. Aux platines, Jericho prend un malin plaisir à légèrement dubbé les instrus des deux artistes vétérans qui se retrouvent même ensemble pour un final explosif sur le Real Rock Riddim.Les fans de dancehall ont ensuite un choix crucial à faire. Busy Signal se produit sur la grande scène en même temps que Lieutenant Stitchie côté Dub Club. Le premier fait presque office d'intru parmi ce line-up très roots mais parvient à maintenir l'ambiance au top avec son set où les tunes reggae Miss You, Free Up ou Reggae Music Again font l'unanimité. Et comment rester insensible à l'explosif Bumaye qui clôt le show comme il avait commencé : à 100 à l'heure !Le feu bretucirc;le tout autant côté sound system avec Manudigital et un Stitchie en très grande forme. Après une intro fracassante (dont un incroyable remix du Mek It Bun Dem de Damian Marley et Skrillex), Manu appelle son MC et c'est parti pour une heure d'énergie pure. Les deux compères, très complices, déroulent la tracklist de l'album Masterclass, ponctué de quelques hits des années 80 dont l'inévitable Almighty God. Le Dub Club avait bien besoin d'un petit coup de fouet et ça a fonctionné !Les organisateurs du Bagnols Reggae Festival avaient gardé le meilleur pour la fin. Don Carlos livre de loin la meilleure prestation du jour et l'une des plus marquantes du festival. L'ancien chanteur de Black Uhuru est comme toujours accompagné d'un backing-band extrêmement précis et sa voix, particulièrement intacte, colle des frissons à la foule. Les hits défilent, Hog and Goat, Lazer Beam, Natty Dread Have Him Credential ou la reprise de Satta Massa Gana. On n'aurait pas rêvé mieux pour finir cette première journée de concerts et nous donner envie de poursuivre le festival ! Rendez-vous demain pour la suite...
Source : reggae.fr | 2019-07-30 02:00:00.0
Quelques mois seulement après la sortie de son Dubcatcher vol 3, DJ Vadim nous revient avec Likkle More. Un nouveau projet pour lequel il s'est associé à Jman, un chanteur anglais de la scène bass music dont nous avions déjà entendu le flow ravageur sur les précédents opus de Vadim.C'est Good Old Days qui ouvre cet album ; un riddim tranquille sur lequel on découvre le flow toujours aussi efficace de Jman épaulé par le chant de Lasai sur les refrains. L'Espagnol est d'ailleurs très présent puisqu'on le retrouve sur pas moins de six titres tout au long de cet opus. Que ce soit sur un instrumental hip-hop (Upright), sur un dancehall (Heart Attack), un ganja tune au gros riddim rub a dub (Burn My Weed), ou même une ambiance trap accompagné de Daddy Freddy et Carey James (Humble), le trio Vadim/ Jman/ Lasai fonctionne à merveille.Comme vous l'aurez compris, Likkle More est un album qui explore autant de styles musicaux qu'il reçoit d'invités. On a donc droit à une bonne dose de digital avec War in the Street (ft. Sr Wilson) ou encore à Bad Like This, un dancehall au riddim digne de Vybz Kartel au refrain vocodé que Jman se fait un plaisir de retourner accompagné cette fois de Shanty B. Pour le dernier feat de cet opus, nous avons droit à un hip-hop mélancolique où le flow tranchant de Jman se mêle à la douce voix de Maddy (Everything Bless).Sur les quelques morceaux où Jman s'exprime " en solo ", le jeune chanteur anglais explore le hip-hop dans toutes ses variantes en s'y adaptant avec toujours le même talent. DJ Vadim lui propose donc un instrumental " à l'ancienne " nous ramenant au rap des années 90 sur 1312, puis un autre beaucoup plus rythmé et un peu barré, rappelant l'époque des Busta Rhymes et autres Dizee Rascal avec Likkle More, ou encore un morceau très moderne, fusion entre hip-hop, trap et grime (I Was Like).Avec Likkle More, DJ Vadim s'affirme une fois de plus comme l'un des producteurs les plus talentueux de sa génération, passé maître dans l'art de faire fusionner les genres. Il en profite pour mettre en lumière Jman, un jeune artiste aussi à l'aise sur du reggae que du dancehall, du hip-hop ou de la trap et qui devrait rapidement faire parler de plus en plus de lui.Tracklist :1. Good Old Days Ft Lasai 2. Upright Ft Lasai3. Burn My Weed Ft Lasai4. War in the Street Ft Sr Wilson5. I Was Like6. Heart Attack Ft Lasai7. Bad Like This Ft Shanty B8. Humble Ft Lasai, Daddy Freddy et Carey James9. Militant Ft Lasai10. Everything Bless Ft Maddy11. Likkle More12. 131213. Revolution Time
Source : reggae.fr | 2019-06-26 02:00:00.0
Dans la famille Rodigan, nous demandons le fils ! Jamie, rejeton du célèbre selector et animateur radio londonien David Rodigan, est DJ et producteur (tout comme son frère Oliver aka Cadenza). Ce citoyen britannique d'origine anglo-jamaïcaine est evidemment tombé sur les platines dès son plus jeune âge. Outre ses activités de DJ qui l'ont déjà mené au Rototom Sunsplash, à l'Overjam Festival en Slovénie ou au Carnaval de Notting Hill, il vient de produire trois titres sur le premier EP de Tinez (artiste dancehall de Londres) sous le nom Crate Classics (son duo avec Aaron Horn, le fils de Trevor Horn qui n'est autre que le guitariste des Buggles, auteurs du cultissime Video Killed the Radio Star). Plutôt axé dancehall sur ses productions, Jamie n'en est pas à son coup d'essai. Il avait déjà sorti l'année dernière le titre Expensive Body de Don Andre et deux tracks sur l'album C13AZY BASS de Lei Di Dai. Bon sang ne saurait mentir, on peut donc gager que son avenir sera radieux et productif et qu'il nous concoctera pour bientôt de nouveaux sons. On attend notamment des collaborations avec Suns of Dub et The Skints. Rencontre.Reggae.fr : Qui es-tu exactement ?Jamie Rodigan : Je suis un DJ londonien de reggae dancehall et je fais aussi de la production depuis cinq ans sous le nom de Crate Classics avec mon binome Aaron Horn. En parallèle j'anime aussi un show radio tous les jeudis de 19h a 21h sur Reprezent Radio.En tant que DJ, quels genres de reggae joues-tu ?Je suis très large, je joue un peu tous les styles de reggae dancehall et même de l'afrobeat. Evidemment je promotionne beaucoup la nouvelle scène UK.En ce qui concerne la production, tu bosses en ce moment sur un EP pour Naomi Cowan n'est-ce pas ?Tout à fait ! etCcedil;a sort bientôt ! Je bosse aussi sur un single avec Capleton enregistré en Jamaïque et je viens de sortir des prods avec des MCs d'ici: Big Zeeks et Don Andre.Et pour les styles d'instrus ?Je suis évidemment plus connu pour des prods reggae et dancehall mais je taquine aussi les beats hip-hop ou afro.Comment est née cette vocation ?Plus jeune j'ai commencé a bricoler à la maison avec les platines de mon père. Mais j'ai mis du temps à vraiment me mettre à fond dedans. J'étais plus intérressé par le foot, il fallait aussi que je poursuive mes études, d'ailleurs c'est l'Université qui m'a donné l'occaz d'être plus assidu et de me professionnaliser en tant que DJ. J'y suis devenu le gars qui mixait à toutes les fêtes étudiantes. Mon père m'a toujours encouragé tout en me mettant en garde sur les pièges et les difficultés du métier.Est-ce une pression d'être le fils de David Rodigan ?C'est marrant beaucoup de gens me posent cette question ! Pas vraiment en fait. En tout cas je ne l'ai jamais ressenti. Moi j'aime juste la musique passionnément, c'est un cheminement naturel même si setucirc;rement influencé par la famille dans laquelle j'ai grandi. En tout cas je ne me pose pas la question et je ne me voyais pas faire autre chose que de la musique.Et en ce qui concerne les soundclashs, c'est une discipline que tu pratiques ?Oui même si ce n'est pas ma principale activité, ça arrive de temps à autres. J'ai d'ailleurs déjà clashé avec mon père.Tu as clashé ton père ?Non (rires) !!! J'ai clashé avec lui, dans son équipe je veux dire. J'étais son selector en 2008, pour le UK Cup Clash, il y avait Bass Odyssey, Jaro et Mighty Crown c'était le top. Plus récemment j'ai fait le Dancehall VS Soca qui n'est pas à proprement parler un clash traditionnel mais plus du tag team, des DJs dancehall contre des DJs soca un peu à la façon du Redbull Culture Clash.Quelle est la perception du métier de DJ ici à Londres ? Est-ce pris au sérieux ?Oui carrément. Comme tu as pu le voir, ici la musique est partout, n'importe quel petit bar a un système de son propre et efficace. De plus, il y a une vraie tradition ici de DJ de radio donc c'est clairement considéré comme un vrai métier pas un truc de saltimbanque. Evidemment il faut avoir le talent et la passion mais après il y a beaucoup d'opportunités pour t'en sortir. Certains diront que c'est un peu saturé car il y a beaucoup de soirées mais moi j'y vois juste encore plus de possibilités de jouer. Londres est une ville immense avec plein de gens, plein de musiques différentes et donc plein d'endroits pour danser et jouer. C'est aussi une vraie mission surtout quand tu fais de la radio. Tu te dois de représenter la richesse des nouvelles scènes et des talents émergents. Et si tu peux aider à lancer des carrières c'est le top !Quel a été le déclic pour passer de DJ à producteur ?Plus jeune j'avais téléchargé le logiciel Fruity Loop pendant mes temps libres et j'y ai pris goetucirc;t. etCcedil;a m'a ouvert une autre dimension et permis d'aller plus loin dans la création que le deejaying pur. En prod, tu peux bosser en équipe, c'est moins solo. J'aime cette vibe de groupe, ça me rappelle le foot.Quelles sont tes techniques de prod ?On se sert de tout ce qui est à notre portée : beaucoup de sampling, j'aime sampler les classiques, et on enregistre aussi des musiciens live pour ajouter des lignes chaudes et vivantes, le tout couplé à des machines bien setucirc;r.Quelle est ta semaine type ?Vu que j'ai un show radio hebdomadaire ça demande beaucoup de préparation et d'écoutes afin d'avoir l'oreille sur toutes les sorties. Je suis aussi 2/3 jours dans mon studio à bosser, créer, peaufiner, trouver de nouvelles idées. On discute beaucoup stratégie aussi avec mon associé. Et le week-end je suis à droite à gauche pour jouer. La vie de DJ/producteur quoi !
Source : reggae.fr | 2019-05-02 02:00:00.0
On avait quitté Sinsémilia en 2015 avec l'excellent Un autre monde est possible. S'en était suivie une tournée fleuve de 200 dates pour le groupe aux 10 disques d'or, elle-même succédée par un an et demi de tournée en show sound system pour les deux chanteurs Mike et Riké. Ces complices de toujours se sont ainsi retrouvés sur les routes pour une aventure nouvelle, sans leurs musiciens, touchant ainsi au plus près à l'ambiance chaude et inspirante des soirées sound - à la jamaïcaine - et se prenant à freestyler sur des riddims dancehall yardies.C'est là que le très réussi nouvel album du groupe - A l'échelle d'une vie (Echo Prod / Baco Distribution - sortie ce 26 avril) - prend sa source. Riké à la compo, Mike aux textes, ils parviennent en onze pistes à dépeindre l'intimité de ce groupe d'amis grenoblois, le bilan de presque 30 ans de carrière, leur engagement sans faille ni concession, leur conscience politique et civique, leur lutte contre toutes les intolérances, leurs doutes, leurs espoirs, l'ambiguité de certains sentiments. Le groupe chante les ressentis de sa génération sur le titre éponyme A l'échelle d'une vie. Il nous montre à quel point il a réussi à prendre du recul sur les choses malgré la colère et la violence ambiantes (Vis ma fille, Sur les épaules d'un géant). Sinsé se veut aussi plus introspectif et plus sage sur le très nuancé Si j'avais su. Les productions sont soignées, les rythmes nous plaisent par leur côté digital et dancehall par moment, les vibrations se veulent aussi festives et positives (Sunny Day, Et si...). Les featurings sont excellemment amenés. On compte Guizmo (Tryo) et Balik (Danakil) sur le très bon Nourrissons nos cerveaux, mais aussi Macka B sur Sunny Day et Fight Them (comme une réponse à son feat. sur Fight Here, il y a 20 ans dans l'album Résistances), et le puissant Patko qui donne la réplique dans le morceau Sur les épaules d'un géant. L'album se clôt sur le titre poétique et intime L'Essentiel... à saluer particulièrement. Avec A l'échelle d'une vie, Sinsémilia se renouvelle, se modernise, sait surprendre ses fans, et parvient sans aucun doute à interpeller le tout venant. A se procurer absolument. Et pour compléter l'écoute de l'album, on ne saurait trop conseiller de vous procurer aussi le croustillant livre de Mike, Souvenirs d'un Sinsémilia, disponible sur sinsemilia.com. Big up les artistes. Tracklist :1 / A l'échelle d'une vie2 / Rezident Vibes (instru)3 / Sunny Day (ft Macka B)4 / Si j'avais su5 / Et si...6 / Nourrissons nos cerveaux (ft Guizmo et Balik)7 / Fight Them (ft Macka B)8 / Vis ma fille9 / L'épreuve du temps10 / Sur les épaules d'un géant (ft Patko )11 / L'essentiel Retrouvez le groupe en tournée dans toute la France : 26 Avril 2019 L'ILYADE (COMPLET) | SEYSSINET-PARISET (38)27 Avril 2019 SALLE DES FetEcirc;TES | SAINT RAMBERT EN BUGEY (01)28 Avril 2019 FetEcirc;TE DE LA COQUILLE | PAIMPOL (22)30 Avril 2019 CENTRE CULTUREL | TERGNIER (02)03 Mai 2019 LE PACBO | ORCHIES (59)04 Mai 2019 LE KUBB | EVREUX (27)05 Mai 2019 CHEZ NARCISSE | LE VAL D'AJOL (88)11 Mai 2019 THEetAcirc;TRE LE RHetOcirc;NE | BOURG-LES-VALENCE (26)25 Mai 2019 FESTIVAL LES NOCTAMBULES | ST AUBIN DE MEDOC (33) 01 Juin 2019 LES MOISSONS ROCK | JUVIGNY (51)08 Juin 2019 FESTIVAL LA TOUR MET LES WATTS | ST-QUENTIN-EN-YVELINES (78)15 Juin 2019 FESTIVAL INGLORIOUS | VERDUN (55)16 Juin 2019 LA RUE DES ARTISTES | ST CHAMOND (42)21 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA MUSIQUE | HYERES (83)22 Juin 2019 FetEcirc;TE DE LA VILLE | MORSANG-SUR-ORGE (91)28 Juin 2019 L'ESCAPADE | HENIN BEAUMONT (62)29 Juin 2019 LE CHANT DES GRetOcirc;LES | VIVONNE (86)06 Juillet 2019 CENEVIERES FESTIVAL | CENEVIERES (46)18 Juillet 2019 NUITS D'ETE | CUSSET (03)20 Juillet 2019 WORLD FESTIVAL AMBERT | AMBERT (63)27 Juillet 2019 FESTIVAL SUMMER VIBRATIONS | SetEacute;LESTAT (67)04 Aoetucirc;t 2019 NOMADE REGGAE FESTIVAL | FRANGY (74)10 Aoetucirc;t 2019 NO LOGO BZH | ST MALO (35)31 Aoetucirc;t 2019 THE CITY TRUCKS FESTIVAL | LA POMMERAYE (49)20 Septembre 2019 FESTIVAL MEDITERRANEO | PORTET SUR GARONNE (31)21 Septembre 2019 FESTI'ZAC | AMBAZAC (87)05 Octobre 2019 PALAIS DES CONGRES | MONTELIMAR (26)11 Octobre 2019 LE SUMMUM (+ DUB INC) | GRENOBLE (38)19 Octobre 2019 ISSOUDUN REGGAE TEMPLE | ISSOUDUN (36)23 Novembre 2019 L'ELYSetEacute;E MONTMARTRE | PARIS(75)
Source : reggae.fr | 2019-04-26 02:00:00.0
Aujourd'hui c'est le 420 Day, proclamé journée internationale des fumeurs de weed. Référence anglo-saxonne à l'heure de l'après-midi 4h20, propice pour fumer un joint, elle est par extension devenue à la fois un terme pour désigner les rassemblements pro-cannabis, mais aussi une date (le 20 avril, prononcé "four twenty" en anglais, ou 4/20) à laquelle on célèbre le cannabis et la contre-culture qui l'entoure. Reggae.fr vous offre une playlist spéciale ganja pour accompagner votre journée et éventuellement votre spliff. Pas la peine d'attendre 16H20 pour jouer ces sons. A consommer sans modération !Max Romeo - My Jamaican CollieSi les Gaylads chantaient les mérites des femmes jamaïcaines en 1971 (My Jamaican Girl), Max Romeo semblait préférer la weed malgré son pseudo de charmeur. L'auteur du tube War Ina Babylon chipe aux Gaylads leur mélodie et remplace les filles par la ganja en 1973 sur My Jamaican Collie. "J'ai voyagé partout dans le monde et j'ai fumé plein de variétés d'herbes. Mais de toutes les weeds que j'ai fumées, c'est celle que je préfère. C'est mon herbe jamaïcaine". La Jamaïque semble donc abriter la meilleure weed et les plus belles femmes du monde si l'on en croit nos artistes reggae. Deux raisons de plus d'aller visiter l'île...Black Uhuru - Sinsemilia"I've got a stalk of sinsemilia growing in my back yard !" Michael Rose avoue en musique et sans honte cultiver de la marijuana et livre avec Black Uhuru un énième hymne à la ganja avec ce Sinsemilia, classique indémodable. Nous sommes en 1980 et Black Uhuru est en train de vivre sa période la plus productive tandis que le reggae est en pleine période charnière. Le son de Channel One prend le dessus et le reggae roots s'aventure dans des sons plus lourds, plus profonds. Sly et Robbie sont les responsables de ce puissant basse-batterie typique du roots des années 80 qui prend tout son sens sur ce Sinsemilia. Michael Rose, au lead vocal, y expose tous les bienfaits de son herbe préférée et Duckie Simpson et Sandra Puma Jones accentuent ses propos de leurs harmonies plaintives. Un moment de grâce agrémenté d'une petite dédicace à Peter Tosh en fin de morceau, lui qui a souvent été persécuté à cause de son combat pour la décriminalisation de la marijuana.Peter Broggs - International FarmerL'hymne par excellence de tous les cultivateurs de ganja. Peter Broggs fut le premier artiste à signer sur le label américain Ras Records. Son hit International Farmer aura droit à deux versions, chacune présente sur des albums distribués par Ras Records. La version originale date de 1982 avec les Roots Radics au backing band, sur l'album Rastafari Liveth. Très épurée, sans artifice, cette version est un véritable roots killer qui aura droit à une deuxième jeunesse dans les années 2000 avec le riddim reboosté par les Français de Furybass qui feront notamment poser Million Stylez avec le bretucirc;lant Move From On Yah (autre ganja tune très réussi). La deuxième version est présente sur l'album Rise And Shine, sorti en 1985. Cette fois, ce sont les Wailers en personnes qui se chargent du riddim. Le mix est plus précis, les arrangements et harmonies plus travaillés et le résultat tout aussi convaincant.Triston Palmer - Joker Smoker"Dem a joker smoker !" En 1982, Triston Palmer fustige les faux fumeurs, ceux qui ne veulent pas acheter de weed, mais qui viennent sans cesse en quémander à leurs amis. "Tu leur donnes de la sensi, ils te demandent une feuille. Tu leur donnes une feuille, ils te demandent du feu." Un classique du early dancehall produit par le deejay Jah Thomas, orchestré par les Roots Radics et enregistré à Channel One à l'époque où les techniques d'overdubs se développent de plus en plus. Triston Palmer lui ne semble pas être un joker smoker puisqu'il pousse la plaisanterie jusque sur la pochette de l'album qui porte le même titre où son nom est inscrit sur des paquets de feuilles à rouler !Mighty Diamonds - Pass the KouchieLes ganja tunes sont nombreux dans l'histoire du reggae. Mais celui-ci fait partie des plus célèbres. Pass the Kouchie (littéralement "passe la pipe") a été enregistré par les Mighty Diamonds au début des années 80 au studio Channel One pour le compte du producteur Gussie Clarke. Un roots lancinant aux paroles presque humoristiques reprises quelques années plus tard par les Musical Youth, un groupe d'enfants chanteurs anglais. Les Musical Youth tranforment toutes les références à la weed en des allusions à la nourriture. Le "Kouchie" devient ainsi un "Dutchie", autrement dit une marmite en patois. La version juvénile devient un tube international et contribue bien setucirc;r à faire connaître le morceau des Diamonds qui ne voient pourtant pas d'un très bon oeil cette reprise. Le groupe jamaïcain ira même jusqu'à porter plainte contre Musical Youth pour plagiat. La justice leur a donné raison en 2012.Michael Palmer - Smoke the WeedFume la weed oui, mais ne fume pas les graines ! Tout fumeur de joints qui se respecte connaît cette règle. L'odeur et le goetucirc;t d'une graine bretucirc;lée fait vite passer l'envie d'en laisser traîner une dans son spliff. Ce n'est pourtant pas pour cette raison que Michael Palmer nous interdit de fumer les graines. Non, pour lui, on en a tout simplement besoin pour les semer et donner vie à de nouveaux plants de ganja. Argument recevable !John Holt - Police in HelicopterSans aucun doute l'un des plus grands titres de John Holt, Police in Helicopter n'est pourtant pas ce à quoi le monsieur nous a habitués. Spécialiste du lover's rock et du rocksteady avec les Paragons, puis en solo, il signe un véritable hit early dancehall en 1983 avec ce Police in Helicopter produit par Henry Junjo Lawes sur son label Volcano. Les Roots Radics, LE backing band de l'époque, se chargent de jouer le riddim et la combinaison des deux est tout simplement somptueuse. Un hymne qui sera banni des radios et qui assurera un énorme succès à son auteur qui l'avait pourtant écrit en quelques minutes : "Un jour, je prenais l'avion pour aller de Montego Bay à Kingston. J'ai regardé par le hublot et j'ai vu tous ces hélicoptères et cette fumée qui venait de grands feux en bas. La police était en train de bretucirc;ler des champs de marijuana. J'ai demandé un bout de papier et j'ai écrit la chanson en 15 minutes dans l'avion : " Police in helicopter. Searching for marijuana ". Et je disais : " Si vous continuez à bretucirc;ler les champs de weed, on va bretucirc;ler les champs de cannes à sucre ". Et le gouvernement a interdit la chanson car des gens de St Ann se sont mis à allumer des feux dans les champs de cannes à sucre. Ils ont pris cette chanson très au sérieux."Chezidek - Leave the TreesChezidek est connu pour être un artiste proche de la nature. Malgré sa notoriété grandissante, il n'a jamais quitté ses montagnes natales et vit au milieu de la forêt, se contentant la plupart du temps de ce qu'elle lui offre. Il affiche ce mode de vie dans ce tube qui le révéla au grand public en 2004. Posé sur un recut du Chapter A Day Riddim de Jacob Miller, Leave the Trees est une ode à la ganja, mais pas seulement... Chezidek fait bien setucirc;r référence aux nombreuses plantations d'herbe détruites en Jamaïque par les forces de l'ordre, mais il va au-delà de ça en rappelant au monde entier que les plantes sont des êtres-vivants. "Laissez les arbres tranquilles, laissez-les vivre. Vous ne voyez pas que vous détruisez l'environnement". Avec des lyrics simples, une voix cristalline et une mélodie reconnaissable entre mille, l'artiste de St Ann grave à jamais un message fort qu'il n'est pas inutile de se ressacer de temps en temps.Alborosie - HerbalistNous sommes en 2006 et la planète reggae découvre un véritable OVNI : l'Italien Alborosie. Un Européen qui fait du reggae aussi bien que les Jamaïcains, on n'avait pas vu ça depuis Gentleman ! Herbalist est le premier hit de l'Italien installé en Jamaïque. Et quel hit ! Un ganja tune qui, au-delà de prôner la consommation de weed, glorifie carrément le trafic. Après tout, sans les revendeurs, les fumeurs n'auraient rien à se mettre dans les poumons... "Herbalist, High grade specialist. Import green stash, export green cash !" Le titre se retrouvera sur l'album Soul Pirate en 2008, un opus qui compile les meilleurs singles de l'artiste enregistrés depuis ses débuts et qui se positionne rapidement comme un classique. Définitivement l'un des meilleurs albums reggae de la première décennie des années 2000.Micah Shemaiah et Rassi Hardknocks - LegalPar le passé les artistes jamaïcains étaient nombreux à se plaindre en musique de la législation répressive vis-à-vis de la marijuana ou à réclamer sa légalisation. Aujourd'hui, les lois s'assouplissent partout dans le monde, à la Jamaïque y compris, et les lyrcis changent petit à petit. En 2016, le jeune et talentueux Micah Shemaiah s'en réjoussait sur le profond Legal en feat avec Rassi Hardknocks posé sur un somptueux recut du Can't Stop Righteousness des Gladiators !
Source : reggae.fr | 2019-04-20 02:00:00.0
Grand nom et acteur engagé de la scène dancehall et sound system, Guy Al Mc a déjà de nombreux projets à son actif tels que ses précédents albums solo LONG TIME, WALLA WALLA, SE LOV SELMAN et COMME D'HABITUDE. C'est désormais avec NAW son nouvel album qu'il vient se livrer en toute intimité. Comme l'indique la pochette, ce projet est au plus proche de l'artiste, de son histoire, de son quotidien heureux comme douloureux et de son rapport à la musique et la société qui l'inspirent !Nous sommes face à une vingtaine de titres tous très colorés dont les sonorités oscillent entre ragga et dancehall très énergique. On le voit en effet avec Man Pa Bizwen an PL, Fow Sav, Yo Ni Baboul qui nous invitent à un voyage au plus profond des Antilles et ses soirées aux danses frénétiques. L'artiste de la scène antillo-guyanaise sait nous apporter de subtiles surprises dans l'ambiance globale de son projet. En effet des touches plus électroniques se mêlant aux percussions dans Bijou Rare viennent apporter une belle modernité à ces rythmiques caribéennes d'antan. Le titre Fout Mwen Love Ou quand à lui vient, avec ces son ragga zouk, créer une couleur musicale chaleureuse et tendre. On poursuit en finesse avec la délicatesse acoustique de Travay Pou Jah ou bien encore Pourquoi et ses douces interventions de saxo très jazz venant adoucir et contrebalancer avec la thématique rude du morceau s'interrogeant sur les atrocités de la vie, cette fatalité que l'homme ne peut contrôler et empêcher. En guise de final, le morceau Fok ou Goumen résume à merveille le projet en étant très équilibré entre douceur du synthé et une rythmique progressivement de plus en plus énergique. Guy Al Mc sait manier les mots pour créer des textes actuels sensibles, modernes truffés d'humour et surtout de réalité. NAW est aussi un appel à une prise de conscience sur notre monde. Une belle maîtrise des rythmes vient appuyer ce travail lyrical pour donner naissance à un projet authentique tout en simplicité, générosité et rayonnant d'énergie.
Source : reggae.fr | 2019-03-19 01:00:00.0
Aujourd'hui 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Reggae.fr met à l'honneur le reggae féminin ! Il n'est pas rare d'entendre que la gent féminine se fait discrète dans le reggae, mais nombreux sont les exemples qui nous feront mentir... Combien de hits ont été signés par des femmes ? Notre Top 10 vous fera prendre conscience de la place importante que tiennent les chanteuses dans ce milieu toujours très masculin qu'est le reggae. Et rendez-vous ce soir pour une sélection spéciale artistes féminines sur notre Webradio de 18h à 20h.Millie Small - My Boy LollipopMy Boy Lollipop est tout simplement le premier morceau jamaïcain à avoir du succès à l'étranger. Et c'est une femme qui en l'interprète ! Après avoir enregistré quelques morceaux pour Coxsone à Yard, Millie Small part s'installer à Londres. Arrivée là-bas, elle enregisre ce titre en 1964 qui devient immédiatement un tube sur l'île britannique. Le rythme, qu'on appelle blue beat, est un des prémisces du ska. Premier succès pour la musique jamaïcaine et pour le label Island... Vous connaissez la suite !Phyllis Dillon - Don't Stay AwayLe rocksteady a sans doute été la période où les artistes féminines furent le plus sur le devant de la scène en Jamaïque. Avec des chanteuses comme Nora Dean, Marcia Griffiths, Doreen Shaffer, Joya Landis, The Soulettes ou The Gaylettes, les chansons d'amour prenaient une autre dimension. Phyllis Dillon, elle, pleure le départ de son âme-soeur sur un riddim rocksteady absolument incontournable composé et joué par Tommy McCook et The Supersonics. Don't Stay Away sort en 1967 sur le label Treasure Isle de Duke Reid. Il s'agit du premier morceau original enregistré par Phyllis Dillon, jusqu'ici cantonnée à des reprises de standards américians comme Make Me Yours de Bettye Swann ou Love the One You're With de Stephen Phills. Elle n'est pourtant âgée que de 19 ans quand ce titre sort. Propulsée au sommet des charts, Phyllis fera cependant une courte carrière qu'elle arrêtera an 1971.Marcia Griffiths - Feel Like JumpingEnregistré en 1968 à Studio One, Feel Like Jumping est le premier hit de Marcia, qui deviendra plus tard membre des I-Threes, les choristes de Bob Marley. Le riddim vous dit quelque chose ? Normal, il s'agit du Boops Riddim, plus connu sous le nom de 54-46, celui-là même du tube de Toots and the Maytals... Toujours active aujourd'hui, Marcia Griffiths est considérée comme la Reine incontestée du reggae !Nora Dean - Barbwire"L'autre jour, j'ai rencontré ce type qui avait du barbelé dans son slip..." Nora Dean raconte l'histoire d'une jeune fille draguée par un jeune homme un peu trop entreprenant. Mais elle ne se désarme pas, le frappe à la tête et court vers sa mère en l'appelant au secours : "Oh Mama, ma ma ma !" C'est précisément ce gimmick qui a rendu le titre populaire. Nora Dean aura eu une carrière éclair, presque inaperçue si ce titre de 1969 produit par Duke Reid n'était pas sorti. Elle est connue pour ses titres grivois et celui-ci façonnera d'autant plus sa réputation. Un titre sorti en 1969 qui préfigure en quelque sorte le slackness d'aujourd'hui...Althea et Donna - Uptown Top RankingL'une des chansons reggae les plus connues au monde. Elle a été reprise des dizaines de fois, figure dans des films, des jeux vidéos, des séries... A sa sortie, en 1977, le titre fait l'effet d'une bombe en Angleterre. Uptown Top Ranking se classe immédiatement au top des charts faisant des deux adolescentes Althea et Donna les plus jeunes femmes à être entrées dans les charts anglais. Elles n'ont en effet que 18 ans quand elles enregistrent ce morceau pour Joe Gibbs. Le riddim est en fait un recut de l'instru de 1967, I'm Still In Love d'Alton Ellis. Althea et Donna répondent dans cette chanson au deejay Trinity qui avait enregsitré Three Piece Suit sur le même riddim deux ans auparavant.Judy Mowatt - Black Woman"Black woman, to you I dedicate my song". Une chanson par une femme pour les femmes ! Judy Mowatt est une ancienne Gaylettes quand elle se lance dans sa carrière solo au début des années 70. Il faudra pourtant attendre qu'elle intègre un autres trio - les I-Threes aux côtés de Marcia Griffiths et Rita Marley - pour que ses titres solos retentissent. Black Woman est l'un de ses morceaux les plus réussis. Titre éponyme du premier album reggae d'une artiste féminine en solo (produit par elle-même de surcroit !), il véhicule une émotion que l'on sent plus que sincère exprimée d'une voix soul irrésistible et servie par un riddim de toute beauté.Lady G - Nuff RespectPosé en 1988 sur le puissant Rumours Riddim de Gussie Clark, sur lequel on retrouve notamment le terrible tune du même nom de Gregory Isaacs, Nuff Respect est un titre osé pour cette époque où les femmes étaient très rares dans le milieu de la musique en Jamaïque, et encore plus dans le dancehall. Lady G se lève pour les droits des femmes et réclame haut et fort qu'on leur montre du respect avec un flow deejay précis et un accent jamaïcain irrésistible. Le tune a même droit à un clip dans le pure style 80's avec les coupes de cheveux et les tenues vestimentaires qui vont avec. A l'écoute de ce titre, on ne voit qu'une chose simple à dire : Nuff respect to yuh Lady G !Dawn Penn - No No No (You Don't Love Me)Classique parmi les classiques ! Beaucoup connaissent ce tune de Dawn Penn, mais peu savent qu'il est inspiré de deux morceaux américains. No No No reprend en effet des paroles et quelques éléments musicaux du titre You Don't Love Me enregistré par Willie Cobbs en 1961 et lui-même inspiré du titre She's Fine She's Mine de Bo Diddley qui date lui de 1955. Comme le producteur Coxsone voyageait souvent aux Etats-Unis pour ramener des disques, il n'était pas rare dans les années 60 que certains titres enregistrés en Jamaïque soient des reprises de rythm and blues américain. Ce No No No en fait donc partie. Enregistré d'abord chez Studio One en 1967 sur un riddim rocksteady (sur lequel Prince Jazzbo livrera un superbe cut deejay), il devint un tube planétaire en 1994 quand Steely et Clevie eurent la bonne idée de faire reposer Dawn Penn sur une version plus moderne (qui aura même droit à son clip). Depuis, le célèbre "No No No" a été samplé et repris des dizaines de fois par des artistes américains tels que Rihanna ou Beyoncé. Parti des States et revenu aux States... La boucle est bouclée !Tany Stephens - It's a PityL'adultère est souvent encouragé dans la musique jamaïcaine moderne. Les artistes de dancehall, qu'ils soient masculins ou féminins, n'hésitent pas à se vanter de multiplier les conquêtes ces derniers temps. Mais en 2004, une chanteuse de dancehall connue pour son côté sulfureux ose aborder le sujet d'une manière différente. It's a Pity est LE hit incontournable de Tanya Stephens. Plutôt habituée au dancehall à l'époque, elle se pose enfin sur un riddim 100% reggae particulièrement chaloupant. Il s'agit du Doctor's Darling Riddim, un énorme recut du Night Nurse de Gregory Isaacs, joué par le groupe allemand Seeed. Sur la version, Tanya raconte une histoire d'amour impossible entre deux amants déjà pris. Mais au lieu d'inciter au passage à l'acte, la chanteuse jamaïcaine clôture la chanson avec sagesse et aucun des deux ne sautent le pas ! Comme quoi, on peut faire des hits en restant moral...Queen Ifrica - DaddyVoilà un titre devenu culte dès sa sortie. Posé en 2007 sur le 83 Riddim de Kemar 'Flava' McGregor pour son label No Doubt, Daddy n'est peut-être pas le tune de Queen Ifrica le plus percutant musicalement parlant, mais c'est sans aucun doute le plus marquant au niveau de l'écriture. La chanteuse ose briser les tabous et dénonce l'inceste et les abus sexuels sur les enfants dans un plaidoyer bretucirc;lant et magnifiquement écrit. Elle se met à la place d'une jeune fille abusée et livre des lyrics touchants : "Les longues douches que je prends ne lavent pas mes souvenirs." Contre toute attente, la chanson se classera rapidement en haut des charts en Jamaïque, malgré les différentes tentatives de censure. Et le tune sera même soutenu par l'UNICEF qui engagera Queen Ifrica pour quelques concerts en faveur des enfants maltraités. L'exemple parfait d'un reggae conscient et militant !
Source : reggae.fr | 2019-03-08 01:00:00.0
Nous vous avions présenté dernièrement les soirées Sundub, rassemblements du dimanche en terres bordelaises. Nous faisons à nouveau " quelques " kilomètres pour vous faire découvrir l'ambiance des chaleureux Dubmingo au coeur de la capitale espagnole.Cet événement est devenu un immanquable des adaptes madrilènes de dub sessions. Au point de leur faire rebaptiser le nom du club Rock Palace en Roots Palace. Organisés depuis 2015 par Gudaridub, nom bien connu de la communauté sound system culture ibérique pour ses multiples passages au Rototom ainsi qu'à l'emblématique IDG au mois d'avril et son label Gudaridud Records, les Dubmingo sont avant tout des évènements dédiés à diffuser les productions internationales en invitant à chaque édition des noms emblématiques tout en appuyant aussi les nouveaux projets. C'est cette dimension conviviale dans un club assez petit et cosy qui permet le partage entre grands noms et artistes de Madrid ou d'ailleurs. Débutants, passionnés, artistes déjà en place, tous sont les bienvenus pour proposer le temps d'un set leur univers et leurs meilleures sélections. Depuis ses débuts, la Dubmingo family ne cesse de croître et de faire des rencontres. L'aventure débuta non loin du club actuel dans le quartier multiculturel, coloré et populaire de Lavapies aux côtés de Jah Vibes, Ras Jahgec, Roots Creator, les locaux madrilènes Nu School Steppas et Mas Jahma Sound ou bien encore Irie Papo. De la partie : des Espagnols tels que Burian Fyah, Cherry Dub, Iseo et Dodosound, Chronic Sound, Afrikan Warriors et The Emeterians mais aussi des invités de marque venus d'ailleurs comme les Portugais Real Rockers, Warriors Of Dub from Argentina, DJ Vadim ou Kai Wadada de la Wadada Sound System Family tout droit venu des îles grecques. Et enfin sur les dernières éditions les Ital Roots et Equal Brothers.Nous étions donc à Madrid le 17 février dernier pour la 75ème édition des Dubmingos. Ouverture des portes dès 17H avec encore les derniers préparatifs, réglages et où une ambiance de fin de journée dominicale se fait sentir. C'est davantage sur les coups de 20H que Gudaridub se met réellement en place avec le morceau de Prince David Evil Fe Burn et propose des tunes de plus en plus dansants pour réchauffer la foule qui s'agrandit peu à peu prête à entamer la soirée qui ne se terminera que quatre heures plus tard.Après son set il est temps pour Miky Gudaridub de faire les présentations des tant attendus Mafia and Fluxy. Les deux frères Leroy " Mafia " et Dave " Fluxy " arrivés de Londres sont en effet les invités pour cette édition. Passionnés de reggae depuis leur tendre adolescence et bercés par le rêve de devenir un jour de grands producteurs, ils débutèrent en formant un petit groupe de lycée avant de poursuivre comme ils savent le faire le mieux : à deux, unis et soudés. A force de persévérance et de passion, ils sont heureux de pouvoir compter aujourd'hui Santana, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Anthony B ou Luciano dans la liste des grands noms internationaux avec qui ils eurent le plaisir de travailler.En guise d'introduction, un premier remake melodica et violon de World A Reggae d'Ini Kamoze. Il sera suivi de Richman Poorman qui ouvre ainsi bien le bal. Les Mafia et Fluxy annoncent donc tous sourires le ton de la soirée. Ce sera un retour sur les grands classiques, une soirée spécialement tournée vers le roots mais avec quelques touches dancehall et rub a dub pour venir bousculer la foule toujours au bon moment ! Un beau pull up sur Denis Brown vient enflammer les massives qui reprennent très vite leurs danses rythmées par le titre Old Marcus Garvey du grand Burning Spear.Le titre Licky Licky du dernier album Repatriation de King Kong fraîchement sorti en 2018 vient pimenter la sélection avant de poursuivre avec le premier moment de complicité entre artistes de la soirée. C'est Mary Jane du groupe Emeterians, Madrilènes expatriés à Londres, qui vient envahir la salle de sa chaleureuse voix sur une belle impro et ses envoetucirc;tants "sunshine of my life " repris par Leroy " Mafia ".Les percussions et cuivres entraînants de la version dub du conscient titre de Sugar Minott et quelques titres de Richie Spice, Jah Shaka ou bien encore Buju Banton viennent remuer la foule qui retrouve ensuite une note de douceur avec un dubplate du Mash Down Rome de Michael Prophet qui subit deux violents pull ups rassemblant la foule qui brandit alors ses lighters. Les deux frères en sont déjà à presque deux heures de set lorsqu'ils laissent place à la Dubmingo Family pour quelques freestyles. Ils invitent à nouveau un membre des Emeterians, Mister Brother Wildman, la Madrilène Sista Cheka vient elle aussi poser son flow sur un riddim rub a dub. C'est ensuite au tour d'un autre invité, non des moindres, Yeyo Pérez, un grand warrior de la scène madrilène, de prendre le micro et de contribuer, avec son flow et son énergie inépuisables, à rendre l'ambiance de plus en plus bouillante dans le petit club madrilène.La fin de soirée se fait sentir après ces grands moments de complicité intense entre artistes. Mafia and Fluxy annoncent peu à peu les derniers tunes et se font un plaisir avec une série de pull ups pour faire durer la soirée sur un dernier son de Lenn Hammond.Les derniers sourires et poignées de mains s'échangent avant que les massives ne se dirigent vers la sortie du Rock Palace en se languissant déjà d'être au prochain Dubmingo.Afin de ne pas oublier le reste des addicts espagnols, les sessions se déplacent désormais à Valencia, Lugo, Cordoba, Santiago de Compostela et depuis déjà 3 éditions à Saint-Sébastien permettant même aux addicts de l'Hexagone de s'offrir une session et un périple espagnol pour terminer la semaine !
Source : reggae.fr | 2019-03-03 01:00:00.0
Kingston. Le coeur de la Jamaïque. Capitale économique, politique, culturelle, touristique et bien setucirc;r musicale de l'île, la ville concentre tout. Les artistes le disent tous : impossible de faire carrière sans aller à Kingston. Située au sud-est de la Jamaïque, elle est ouverte sur le monde grâce à son port. Sa richesse culturelle et sa réputation de ville dangereuse alimentent tous les fantasmes et les artistes reggae et dancehall ont bien setucirc;r dépeint la capitale sous toutes ses coutures. Petit tour d'horizon avec notre top 10 des titres consacrés à Kingston. Retrouvez cette sélection et bien d'autres morceaux ce jeudi de 19h à 20h sur la webradio Reggae.fr !Lord Creator - Kingston TownLes étrangers sont souvent bien placés pour déclarer leur amour pour une ville. En 1970, c'est le Trinidadien Lord Creator qui s'en charge avec un rocksteady langoureux qu'on croirait écrit pour une femme. Installé en Jamaïque depuis la fin des années 50, Creator connaît bien cette ville et nous en dévoile toute la magie nocturne sur ce titre produit par Clancy Eccles et repris 20 ans plus tard par les Anglais UB40 qui en firent un hit international.Toots and the Maytals - Funky KingstonQui a dit que Kingston était uniquement une ville reggae ? La capitale jamaïcaine est avant tout une ville de black music, longtemps influencée par les standards américains des années 30, 40 et 50. Funky Kingston, l'un des titres phares de la carrière de Toots and The Maytals, témoigne de cet héritage. Il y a du James Brown dans la voix de Toots Hibbert sur cette chanson parue sur l'album du même nom en 1972. D'ailleurs, l'opus en question renferme des reprises de Richard Berry, Ike Turner et Shep and The Limelites, d'illustres artistes de rythm and blues américain. Personne ne peut résister à l'appel à la danse que crée Funky Kingston et la montée en puissance du titre avec les onomatopées de Toots ne laisse personne indifférent.Bob Marley - Trenchtown RockKingston est composée de 20 arrondissements et de nombreux quartiers dont les noms résonnent dans les oreilles des passionnés de musique jamaïcaine. Tivoli Gardens, Cross Roads, Waterhouse, Red Hills, Maxfield... Et le plus connu d'entre eux : Trenchtown, situé dans le 12ème arrondissement de Kingston ; celui-là même où le reggae roots prend ses racines, le quartier qui a vu naître la légende Bob Marley. Installé sur place depuis ses 12 ans, c'est là que le futur Roi du reggae apprend la vie et la musique. Il y fait référence sur ce titre qui renferme l'une des punchlines les plus connues de sa carrière : "One good thing about music, when it hits you feel no pain." Michigan et Smiley - Kingston 13Après Kingston 12 vient Kingston 13, un autre quartier où la vie n'était pas facile. En 1985, le duo de deejays Michigan et Smiley décrivent la dure réalité du ghetto sur le Shank I Shek Riddim de leur phrasé plutôt jovial contrastant avec leurs paroles noires.Gregory Isaacs - Kingston 14Et après Kingston 13, vient Kingston 14. Cette fois c'est Gregory Isaacs qui parle de l'arrondissement de Denham Town. Et sa description n'en est pas moins lugubre : "Saturday ah carnival, sunday ah funeral" (le samedi on fête le carnaval, le dimanche on assiste aux funérailles). Un titre des années 90 qui eut droit à deux version différentes. Une pour le label Universal Noiz et une autre mixée par Bobby Digital dispo sur l'album Happy As a King. Mais la version la plus émouvante reste celle réinterprétée par le Cool Ruler lui-même dans le film Made in Jamaica du Français Jérôme Laperoussaz en 2006. Isaacs déroule les paroles d'une nonchalance glaçante, dans la rue, assistant au défilé d'un cortège funèbre suivant un corbillard. Josey Wales - Kingston HotA Kingston c'est chaud ! On l'a bien compris. Les gunmen s'affrontent à tout va et les rude-boys terrorisent habitants et touristes. Josey Wales chante la tension qui règne sur la capitale jamaïcaine en 1982 en posant son toast sur le mythique Answer Riddim.Cocoa Tea et Ninjaman - Kingston Hot AgainKingston Hot, Cocoa Tea le chantait aussi dans les années 80. "C'est pas une blague, partout où tu vas les balles fusent." Il enfonce le clou en enregistrant une nouvelle version de son titre aidé du deejay Ninjaman (aujourd'hui emprisonné à vie pour meurtre !). Le tune sort sur le label Volcano et est produit par Junjo Lawes, lui non plus pas connu pour être un enfant de choeur. Toute la contradiction de la musique jamaïcaine !Alborosie - Kingston TownSur ce tune ô combien puissant, Alborosie parle de la capitale jamaïcaine comme personne. Lui qui s'y est installé plusieurs années auparavant parvient à retransmettre l'ambiance de la ville en quelques mots : la chaleur, la musique, l'obscurité, la tension, la violence, la ganja, les filles... Tout y est narré à la perfection sur une superbe adaptation moderne de l'instru When I Fall In Love de Ken Boothe (quasiment méconnaissable tant elle est bien remaniée). L'île toute entière avait été dépeinte à merveille par Damian Marley et son hit Welcome To Jamrock ; Alborosie a fait au moins aussi bien pour Kingston !Protoje - Kingston Be WiseProtoje aussi aime faire du neuf avec du vieux. Nombreux sont les riddims anciens qu'il a recyclés sur ses trois albums, parfois avec une telle subtilité qu'on peine à les reconnaître. Ce Kingston Be Wise, hit de 2012 produit par Don Corleon, est beaucoup plus assumé puisque Protoje va même jusqu'à citer l'auteur du titre original England Be Nice (Ini Kamoze) dans ses paroles. Là ou Ini Kamoze réclamait du respect de la part de l'Angleterre pour l'apport culturel de la Jamaïque au Royaume de Sa Majesté, Protoje appelle au calme et à la sagesse dans la capitale jamaïcaine.Dre Island - My CityKingston, une source d'inspiration inépuisable. Ce titre tout récent, sorti à la fin de l'année 2018, dépeint un portrait bien sombre de la capitale jamaïcaine. Mais Dre Island ne peut pas s'empêcher d'aimer sa ville malgré ses parts d'ombre : "Mi from a place where love is sweet and give you heart attack" (Je viens d'un endroit où l'amour est pur mais te file une crise cardiaque).
Source : reggae.fr | 2019-02-21 01:00:00.0
Kingston, décembre 1995. La nuit est déjà bien avancée et le public trépigne d'impatience en attendant l'arrivée sur scène d'une des icônes du reggae de l'époque : Buju Banton. Derrière la scène, les lunettes noires cachant son regard de guerrier, vêtu d'un simple tee-shirt et d'un jean, l'artiste entame les premières notes d'" Untold Stories ".Un murmure s'élève devant la scène et plusieurs milliers d'amateurs de reggae couvrent la voix de Buju en chantant le premier couplet de la chanson. Peu d'artistes peuvent se targuer d'avoir réalisé un album qui a marqué l'histoire d'une musique. Buju Banton en est et son opus " 'Til Shiloh " sonne comme l'un des précurseurs du renouveau du roots reggae. Buju n'est évidemment pas le seul à avoir relancé sur la scène internationale un style qui avait souffert de la mort de son représentant le plus universel, Bob Marley. On pourrait citer Sizzla et son merveilleux " Black Woman et Child ", Anthony B et " Real Revolutionary ", ou, un peu plus tard, Capleton avec " More Fire ".Mais à l'occasion de la sortie de prison de celui que l'on surnommait Gargamel, nous avons voulu vous proposer un dossier complet sur cet artiste, avec la coopération des éditions La Lune Sur Le Toit, extrait de l'ouvrage Reggae Ambassadors La Légende du Reggae sorti en 2016. Rarement un chanteur aura autant fait l'unanimité auprès de ses pairs. Il n'y a pas, ou si peu, de jeunes artistes de reggae qui omettraient de citer Buju Banton comme référence dans leur apprentissage musical. Les plus anciens des chanteurs de l'île saluent tous l'énergie scénique et l'univers artistique de l'interprète de " 'Til Shiloh ". Il faut dire que sa discographie, débutée au début des années 1990, en impose, et qu'elle serait encore plus conséquente si Buju n'était pas coincé derrière les barreaux dans un pénitencier américain depuis 2011. Condamné pour trafic de cocaïne, il enregistra lors d'une sortie conditionnelle le fulgurant " Jah Army " aux côtés de Stephen Marley, comme pour renforcer les paradoxes de sa personnalité. Un destin qui illustre à merveille les tiraillements des génies musicaux yardies, partagés entre ombre et lumière, positivité et côtés obscurs, spiritualité et matérialisme forcené.Né Mark Myrie, Buju Banton tient son surnom de sa mère, qui le taquinait enfant à propos de son visage joufflu (le mot " buju " désigne le fruit de l'arbre à pain à la forme rondelette). Ce n'est que bien plus tard qu'il adoptera lui-même le suffixe Banton, en référence à l'un de ses artistes favoris, Burro Banton (le mot " banton " qualifiant en Jamaïque les bons conteurs, ceux dont les paroles sont inépuisables), mais c'est le surnom Gargamel qui révèle la part secrète du personnage." C'est un surnom que des amis m'ont donné à l'époque, car j'étais toujours celui qui cherchait à créer des ennuis aux autres. Toujours à ennuyer un tel ou un autre. J'ai changé depuis, mais je me suis dit : gardons le nom. "Buju Banton débute ainsi sa carrière, dans un style que certains qualifient de léger et festif pendant que d'autres le jugent vulgaire. En 1992, il sort coup sur coup les albums " Stamina Daddy " et " Mr Mention ", deux opus quasiment exclusivement dédiés aux filles sexy avec des paroles pour le moins (s)explicites. etAgrave; cette époque, le tout jeune deejay (19 ans seulement) ressemble à un vrai " baldhead " (terme jamaïcain désignant un crâne rasé). Il surfe sur la mode du slackness et choque même quelques esprits avec son titre " Love Mi Browning ", dans lequel il avoue son penchant pour les femmes à la peau claire. Décrié par une partie de la communauté black pour ce single provoquant, il se rattrape in extremis avec " Love Black Woman ", posé sur le même Feeling Soul Riddim produit par Donovan Germain pour le compte du label Penthouse (la première grande maison musicale de Buju). La polémique est importante, mais c'est le titre " Boom Bye Bye ", datant également de 1992, qui va le faire connaître du grand public. Le morceau est implacable et enflamme les sound systems du monde entier, mais Buju y appelle au meurtre des homosexuels avec une décontraction glaçante. La polémique va enfler et menacer de mettre un terme définitif à une carrière qui débutait tout juste. Comprenant le tort que lui cause une telle controverse, Gargamel prend du recul et tente de se refaire une conduite avec un troisième album, " Voice of Jamaica ", qui peine à convaincre, même si l'artiste y aborde des thèmes plus positifs (il encourage ainsi le port du préservatif sur " Willy Don't Be Silly "). "Je ne suis pas soit roots, soit dancehall." C'est son quatrième album, " 'Til Shiloh ", qui le fera entrer de manière définitive dans l'histoire de la musique reggae. Véritable chef-d'oeuvre musical et lyrical, le deejay y montre son vrai visage, explorant sa dualité si intrigante. On y retrouve ainsi des morceaux roots d'une profondeur intense (" Untold Stories ", " Not An Easy Road ", " Wanna Be Loved "...) qui se mêlent à des titres dancehall bretucirc;lants (" Champion ", " It's All Over ", " Rampage "). Buju choisit de ne pas choisir entre roots et dancehall." Je ne suis pas soit roots soit dancehall. Il faut savoir que j'ai constamment les deux en moi, et, parmi mon public, il y a ceux qui apprécient mon son roots et ceux qui préfèrent mes titres dancehall. Le dancehall, c'est mes racines, en quelque sorte. J'aime faire différentes choses, alors le plus simple est d'essayer et d'éviter les étiquettes. "Nous sommes en 1995, la carrière de Buju peut redémarrer de manière plus sereine. Le monde découvre un chanteur à la voix rugissante qui sait se faire mélodieuse. Le superbe " Til I'm Laid to Rest ", posé sur un nyabinghi envoetucirc;tant, et le pamphlet " Murderer ", à l'instru minimaliste, en témoignent. L'artiste arbore désormais une crinière naissante de dreadlocks et affirme s'être converti à rasta. Il se présente comme un héritier du mouvement conscient lancé par Garnett Silk au début des années 1990 pour remettre les chansons culturelles sur le devant de la scène. Buju Banton y parvient une seconde fois en 1997 avec l'album " Inna Heights ". L'opus est célébré comme un nouveau chef-d'oeuvre, encore plus roots que le précédent, et renferme l'un des titres les plus vibrants jamais écrits en Jamaïque : l'inégalable " Hills and Valleys ". Dans cette nouvelle aventure musicale, Buju affirme l'importance des thématiques culturelles dans le reggae. " Honnêtement, je pense que le milieu du reggae est vacillant. Nous avons besoin de plus de Luciano. Des grands chanteurs, comme Bushman par exemple, ont besoin de revenir sur le devant de la scène. Oui, lorsque je suis venu pour la première fois en France, j'étais l'un des premiers artistes dancehall. Mais ce n'est pas vraiment cette pierre que j'ai apportée à l'édifice de la musique jamaïcaine. Depuis mes débuts, j'ai produit et créé de nombreux morceaux conscients et c'est cela qui est le plus important. J'ai envie que les jeunes qui s'intéressent à la musique puissent apprécier mon son. Le dancehall est une musique plaisante, mais elle peut l'être encore plus si elle est propre [sourire]. "Le noble " African Pride ", le solide " Give I Strength " ou la reprise inavouée des Wailers, " Destiny ", s'imposent comme des classiques de l'artiste. Et, cerise sur le gâteau, les 21 titres se clôturent par une confession sous forme d'a capella où Buju avoue à demi-mot ses erreurs de jeunesse et décrit sa double personnalité à l'aide de mots percutants. Avec cet album, Gargamel trouve sa signature vocale, cette capacité à passer du chant au toast sans transition, à sa manière, sans pour autant copier le style singjay des Sizzla ou autres Capleton. Il s'affirme comme un créateur imparable capable d'aller là où on ne l'attend pas, de surprendre, d'expérimenter." J'aime les producteurs qui travaillent à créer divers types de musique. Des producteurs qui ont des inspirations multiples et n'ont pas peur de prendre des risques en proposant des vibrations diverses différentes. "Et c'est ce qu'il fait trois ans plus tard avec " Unchained Spirit ", où le Jamaïcain collabore avec Rancid, un groupe de punk américain, mais également avec Luciano ou Beres Hammond (le génialissime " Pull it Up "). Au début des années 2000, le Banton est au sommet de sa gloire. Même si son album suivant, " Friends For Life ", obtient moins de retentissement que les précédents, l'artiste fait le tour du monde grâce à ses classiques. Les concerts sont pleins et Buju n'est pas repu de succès. Il claque un énorme hit en 2006 en s'appropriant le Taxi Riddim de Sly et Robbie, une rythmique mythique des sound systems des années 1980. " Driver " raconte non sans humour les pérégrinations d'un chauffeur chargé de transporter de l'herbe pour un dealer. "Le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position." Gargamel plaisante en musique sur le trafic de drogue... Une histoire qui le rattrapera à peine trois ans plus tard. Entre-temps, plusieurs polémiques sur son homophobie ou l'héritage musical de Bob Marley qu'il dénonce le rattrapent et ternissent à nouveau son image. Buju Banton reste malgré tout optimiste." Je suis une âme optimiste qui cherche toujours à améliorer son état d'esprit, qui cherche à éclaircir des choses qui ont besoin de l'être. Tout le monde devrait être optimiste, cela vous rend meilleur dans la difficulté. Si vous vous bloquez alors que ça va mal, vous ne faites que vous enfermer ! "L'artiste a beau y mettre de la bonne volonté et présenter un nouvel album de belle facture, " Rasta Got Soul ", son avenir s'obscurcit à nouveau quand il est arrêté en 2009 pour trafic de cocaïne aux etEacute;tats-Unis. Poussé à la faute par un agent infiltré, il clame son innocence et bénéficie d'un club de soutien impressionnant fédéré autour du slogan " Free Buju ". La famille Marley, les Morgan Heritage et la quasi-totalité des artistes jamaïcains crient au scandale et ne veulent pas croire à la culpabilité de leur ami. Rien n'y fera. Buju sera reconnu coupable en 2011, après deux années de procédure pendant lesquelles il aura eu le temps d'enregistrer un court album au titre évocateur : " Before the Dawn " (ndlr : avant l'aube). etAgrave; la veille de son procès au verdict implacable (dix ans de prison ferme), l'opus est couronné d'un Grammy Award. Une façon de rendre hommage à un artiste entier, rebelle, et à son immense carrière qui s'arrête net." Je suis un rebelle. Un rebelle honorable, un rebelle avec une cause. Une cause sans équivoque : le reggae doit continuer à toucher les consciences avec ses messages d'élévation et ses prises de position. Le reggae doit être capable d'apporter la joie et un respect de la vie. Voilà où je veux amener le reggaeet c'est mon devoir, jour après jour ! "Le retour musical du Gargamel est désormais prévu en 2019... Il sort ce jour 8 décembre 2018 de prison et le monde du reggae l'attend avec impatience.
Source : reggae.fr | 2018-12-08 01:00:00.0
Sir Joe s'en est lui-même amusé une fois le trophée entre ses mains : "Peu de monde aurait parié sur moi !". Soul Stereo était bien les favoris ce soir, 14 ans après leur victoire face à Heartical lors du South Clash près de Marseille. Mais un soundclash ne serait pas un bon soundclash sans son lot de surprises. Heartical Sound l'a finalement emporté haut la main face à son rival de toujours : 8-2 à l'issue de cinq rounds et un dub fi dub. L'expérience en clash du Paris Ruler a parlé ! Malgré une sélection très réussie assurée par Reeko, Tarzan n'a pas réussi à convaincre les 500 personnes réunies au Trabendo pour cette première édition du Paris Soundclash. Visiblement pas dans son assiette, le MC de Soul Stereo a vite capitulé en répétant plusieurs fois ne pas être intéressé par le trophée. Voilà qui fit les affaires de Sir Joe, particulièrement à l'aise au micro ce soir-là. C'était quasiment un sans-faute pour Heartical ! Les règles n'autorisaient pas les nominatifs ? Les deux camps ont tour à tour triché pour le plus grand plaisir du public. Soul Stereo dès le début avec un jingle d'Azrock enregistré pour la première rencontre entre les deux crews mais malheureusement jamais joué, puis plus tard avec un combo Reggie Stepper, King Kong et John Wayne déjà joué 14 ans plus tôt. Il n'en fallait pas plus à Sir Joe pour rétorquer avec un Ital General des plus meurtriers qui remporta le plus gros forward de la soirée. Parmi les artistes français, Tiwony a sans doute été le plus joué des deux côtés. Soul Stereo nous a d'ailleurs gratifiés d'un merveilleux medley rassemblant Féfé Typical, Tiwony, Straïka D et Daddy Mory sur le Ram Dancehall Riddim d'Irie Ites. Mais les sélections dancehall et plus modernes de Soul Stereo n'auront absolument pas déstabilisé Heartical qui, d'une manière presque arrogante, prenait un malin plaisir à quitter la scène pendant les sets de ses adversaires. Autres grands moments : le dubplate de Manu Dibango d'Heartical, la counteraction du Yabby You par Soul Stereo ou les quelques Damian Marley joués de chaque côté. On aurait peut-être aimé quelques sons plus frais et on s'attendait à plus de préparation pour les deux crews, mais l'ambiance était là ! La France avait besoin d'un soundclash de ce niveau pour raviver la flamme. On attend la seconde édition et la belle entre Soul Stereo et Heartical avec impatience. Big Up à l'équipe de Party Time pour leur warm-up et à Lord Zeljko pour l'after... Pour revoir nos interviews post-clash avec les deux protagonistes, rendez-vous sur notre page Facebook :Heartical : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/312516196256102/Soul Stereo : https://www.facebook.com/ReggaefrOfficial/videos/335767643888388/
Source : reggae.fr | 2018-12-04 01:00:00.0
Il y a tout juste un an, nous étions à Saint etEacute;tienne pour assister au concert à domicile de Dub Inc. Le groupe emblématique stéphanois offre aujourd'hui gratuitement ce live mémorable à ses fans permettant de vivre ou revivre ce concert qui avait fédéré plus de 7000 aficionados de reggae.Les premières secondes de ce live résument l'ambiance générale de cette soirée. Entre applaudissements et cris de joie, le public est déjà déchaîné et prêt à apporter tout son soutien à Dub Inc accompagné par toute la salle dès le premier morceau Revolution.A la dixième minute, Bouchkour rend hommage au Zénith et au parcours du groupe dont l'on ressent le plaisir et la joie de remplir cette salle pour la sixième fois. Et pour fêter ça, quoi de mieux qu'une énième montée en puissance de tout le public se mettant à jumper à nouveau. Le concert se poursuit ensuite avec le conscient et engagé Better Run encore et toujours entonné à l'unisson par le public. Nouvel interlude conscient de la part de Komlan pour faire face à la peur et ainsi introduire Triste époque, premier morceau de la soirée appartenant à leur dernier album So What tout autant acclamé par le public. On oscille entre nouveaux titres et classiques de l'époque avec My Freestyle, Crazy Island et Murderer. C'est ensuite Grand périple qui est partagé avec le public qui en vient même à le chanter seul sur certains passages pour le grand bonheur du groupe voyant que même les derniers titres sont déjà assimilés par leurs fans.Un petit moment acoustique délicat et envoetucirc;tant fait alors son apparition en guise d'introduction du titre en kabyle Foudagh issu de l'album Paradise. Le public est encore bouillant et savoure ce moment où la voix puissante de Bouchkour s'allie à la douceur instrumentale prenant l'ensemble du public qui ne se fait presque plus entendre. Sur Chaque nouvelle page, Dub Inc fait danser et chanter le Zénith tout entier. La foule continue de bouger irrémédiablement de gauche à droite en suivant Komlan qui s'impose alors comme un véritable chef d'orchestre sur le son dancehall entraînant de Get Mad. Après ce moment full énergie, un nouveau temps calme est le bienvenu avec Maché Bécif.C'est à nouveau un classique que nous offre Dub Inc avec le mythique Rude Boy ayant bercé plusieurs générations depuis sa sortie en 2003 sur l'album Diversité. Alors que nous sommes déjà à plus de la moitié du concert, un petit freestyle vient revisiter ce morceau en faisant revenir sur scène Théo et Ogach de Jahneration qui avaient chauffé la salle en début de soirée et qui furent justement, eux aussi, portés par ce titre dans leurs plus jeunes années.Nous atteignons alors les trente dernières minutes de concert et le public est loin d'être prêt à laisser son groupe préféré quitter la scène. Les deux chanteurs font donc jumper Sainté sur Fils de de l'album Hors contrôle qu'ils annoncent comme étant le dernier morceau de cette chaude soirée... mais on le sait déjà, après avoir remercié avec une grande émotion l'ensemble de l'équipe de la Dub Inc family ainsi que le mythique public stéphanois, le groupe nous réserve encore quelques minutes de plaisir musical supplémentaire.Komlan, Bouchklour et toute l'équipe nous offrent une surprise exclusive en chantant aux côtés de leurs invités du Bénin le très délicat et émouvant Enfants du ghetto. Le concert ne pouvant durer éternellement bien que cela ne déplairait pas aux 7000 présents, il est temps pour Dub Inc de quitter la scène avec Sounds Good et ainsi clôturer ce concert de la tournée So What Tour sous les applaudissements et les virulents " quoi qu'ils disent Sainté est là " du public comblé par cette soirée à l'ambiance unique.Téléchargez gratuitement l'album So What Live à Saint Etienne sur le site de Dub Inc en attendant le retour du groupe au Zénith de Sainté le 14 décembre 2019.Tracklist :1- Intro2-Revolution3-Dos à dos4-Better Run5-Triste époque6-My Freestyle7-Crazy Island8-Murderer9-Grand périple10-Foudagh11-Exil12-Chaque nouvelle page13-Get Mad14-Maché bécif15-They Want16-Rude Boy17-Fils de18-Tout ce qu'ils veulent19-Enfants des ghettos20-No Matter Where You Come From21-Sounds Good
Source : reggae.fr | 2018-11-22 01:00:00.0
Le chanteur martiniquais a fêté son anniversaire le week-end dernier (9 novembre) au Guest Live à Bondy (Saine Saint-Denis)....
Source : franceantilles.fr | 2018-11-15 16:33:00.0
On avait laissé Daddy Mory en 2016 avec un album peut-être incompris qui n'avait pas rencontré le succès escompté (Travail d'artiste), mais le voilà de retour plus affetucirc;té que jamais avec un nouvel effort qui risque de mettre tout le monde d'accord. Le compère de Big Red dans Raggasonic renoue avec un reggae incisif et authentique sans pour autant délaisser le dancehall hardcore qu'il affectionne tant.On comprend vite que Mory a choisi de se livrer sur cet album éponyme. Lui qui avait du mal à parler de lui-même dans ses chansons le fait pourtant avec réussite sur l'énorme Life Story, titre introductif sur lequel le singjay raconte sa vie de sa naissance jusqu'à la création de Raggasonic aidé par un riddim hyper efficace de Manudigital. Les fans du duo mythique apprécieront d'ailleurs le tune suivant, Hardcore, véritable anthem sur lequel on croirait presque entendre Big Red répondre à son pote. L'instru, The Armour Riddim, n'y est pas pour rien puisqu'elle est l'oeuvre de Frenchie ; le boss du label Maximum Sound connaît bien Raggasonic pour avoir produit leurs deux premiers albums. Habitué à faire appel aux Jamaïcains, Mory s'est cette fois entouré d'une team 100 % bleu blanc rouge côtés producteurs et invités. Yaniss Odua vient prêter main forte à son grand-frère sur un plaidoyer pro-reggae convaincant, Taïro s'invite sur Malcolm X, un dancehall rythmé anti-raciste, et l'on retrouve Tiwony sur le single La dette sorti il y a quelques mois déjà. Des featurings de coeur parmi lesquels se glisse la plus grosse surprise de l'album : un clash vénère contre LMK ! La jeune chanteuse n'y va pas de main morte quand il s'agit de vanner son aîné. On serait même tentés de dire qu'elle remporte l'affrontement face à Mory qui fait preuve de recul sur lui-même dans cet exercice qui lui va si bien. Posé sur un riddim dancehall particulièrement énervé signé Cisko, ce tune va faire parler soyons-en setucirc;rs !Même s'il apparaît plus assagi sur certains tracks, Daddy Mory n'a en rien perdu de sa fougue ; Laisse-les et Hypocrites séduiront les fans du franc-parler de l'artiste. Capable de faire sonner un lyrics simple comme personne grâce à sa technique vocale, il lâche aussi quelques titres plus légers et festifs comme Mory Kush, vantant les mérites de sa propre variété de weed sur une excellente instru reggae hip-hop, ou Party Time, un ska énergique invitant à la fête. Mais Mory sait également aller là où on ne l'attend pas et c'est aussi pour ça qu'on aime cet album. On le surprend à chanter / certes aidé d'un léger autotune / sur Ici et là, à l'ambiance nostalgique et presque vaporeuse, et à flirter avec l'afrobeat sur One Love. etCcedil;a n'a pas toujours été le cas, mais force est de constater que cette fois, Daddy Mory réussit tout ce qu'il entreprend ! Il clôture même l'album avec un tune lover interprété exclusivement en anglais, le premier de sa carrière selon ses propres aveux.Daddy Mory a placé la barre très haut sur ces 16 nouveaux titres. Il livre un album très personnel, très varié et très bien produit qui prouve que l'on peut encore compter sur lui pour de nombreuses années. C'est setucirc;r, Mory n'a pas fini de rugir !Tracklist :01. Life Story02. Hardcore03. Mama04. Reggae Powa feat. Yaniss Odua05. Mory Kush06. Party Time07. Ici et là08. One Love09. Laisse-les10. Malcolm X feat. Taïro11. Féroce feat. LMK12. Go Fi Dem13. Hypocrites14. La dette feat. Tiwony15. Maximum16. Miss You
Source : reggae.fr | 2018-10-26 02:00:00.0
Le chanteur dancehall Dasinga était récemment en Guyane pour les Lindor. L'occasion pour nous de le questionner sur son parcours.
Source : franceguyane.fr | 2018-10-26 00:00:00.0
Le Conquering Sound c'est ce duo de selectas avignonnais formé par Ju-Lion et Green Ben. Les habitués des soirées reggae du sud-est et même d'un peu partout en France connaissent forcément ce nom tant le crew a multiplié les prestations live dans des sélections où tous les genres sont mis à l'honneur, du ska au digital en passant par le dancehall et le new roots. L'équipe s'était lancée dans la production en 2016 sous le nom de Conquering Records avec la Gun Salute Mixtape largement consacrée à Sir Jean. L'année suivante, ils sortaient une séries de trois 7'' avec le My Enemies Riddim, un recut du Deliver me from my Enemies de Yabby You sur lequel avaient été invités Lutan Fyah, Djanta, LMK, Sir Jean, Lion D et Spectacular. Le label nous revient aujourd'hui avec ce dernier sur un maxi vinyle 12'' où la scène avignonnaise est mise à l'honneur puisqu'on y retrouve une version dub signée Jo Welders et deux remixes de Mahom et Ashkabad.etCcedil;a commence avec Speed it Up, un riddim puissant très teinté digital aux basses lourdes et prépondérantes à la manière des productions UK. Un riddim qui colle à merveille au flow ravageur de Spectacular. Le MC jamaïcain y aborde un sujet souvent tabou : l'argent. C'est ensuite Jo Welders qui se charge de la version dub en la traitant " à l'ancienne " et avec soin, ne gardant que quelques éclats de voix soigneusement choisis et truffés d'échos ou mettant l'accent sur un détail par ci et un autre par là à grands renforts d'effets en tous genres.On reste donc à Avignon sur la face B avec deux remixes chacun composés par une moitié du groupe Bass Trooperz. Mahom se lance en premier avec le talent qu'on lui connaît en nous proposant une version toujours aussi digitale que l'originale mais beaucoup plus paisible et planante. C'est enfin Ashkabad qui vient s'approprier le morceau, s'orientant beaucoup plus vers des sonorités bass music actuelles pour un remix psychédélique entre trap et jungle.Avec Speed it Up, Conquering Records nous montre son amour du reggae au sens large grâce à un maxi qui fera skanker les dub addicts et qu'on devrait rapidement entendre en sound system. Et que dire du flow si particulier de Spectacular à part qu'on aimerait l'entendre beaucoup plus souvent sur ce genre de productions !Tracklist :A1 : Spectacular - Speed it Up A2 : Jo Welders - Speed it DubB1 : Mahom - Speed it Up RMX Part. 1B2 : Ashkabad - Speed it Up RMX Part. 2
Source : reggae.fr | 2018-10-22 02:00:00.0
Ce dimanche, à 18 heures, Misié Sadik sera en concert au Palais des sports du Gosier. L'artiste de reggae-dancehall sera entouré de nombreux...
Source : franceantilles.fr | 2018-10-17 00:00:00.0
Pour cette rentrée, Natty Jean présente son deuxième album Imagine. En s'associant avec de grands noms comme Godwin Logie, Cheick Tidiane Seck ainsi que Boris de Danakil et Manjul, il décide de flirter avec les styles musicaux pour colorer son reggae de touches dancehall, de sonorités urbaines et bien setucirc;r d'influences africaines.L'album démarre avec quelques surprises dans le titre Laissez-nous, prenant dès les premiers accords une ambiance très digitale que l'on retrouvera dans l'entraînant Falling ou le planant et spirituel Lou Teugue Tass. Une entrée en matière très dynamique avant de repartir sur des influences reggae plus classiques avec solos de guitare, choeurs et cuivres.Natty Jean nous offre un véritable voyage musical moderne entre France, Afrique, et Jamaïque, mais pas que ! Sur Taya, on retrouve en effet l'univers hip-hop tant affectionné par le Sénégalais. Le chaleureux Salimata, longtemps chanté sur scène avec Danakil, fait lui aussi partie des titres très entraînants de cet opus ! Ak Yow s'avère être un vrai contraste avec ce dynamisme en proposant un rythme très slow grâce à la douceur de l'envoetucirc;tante chanteuse venant accompagner Natty Jean, la Sénégalaise Viviane Chidid. Pour rester dans cet esprit doux et chantant, Natty nous offre le titre Sénégal où la fletucirc;te vient nous bercer sur fond de percussions et guitare acoustique.Les thèmes traités sont parfois durs. La plume du compère de Balik fustige la supercherie des médias, lutte contre l'esclavage mental, s'indigne des relations entre l'Afrique et les pays occidentaux... Natty n'est pas défaitiste pour autant et nous montre notamment avec son morceau On m'a dit que la sortie de l'obscurantisme est proche et qu'il suffit simplement de savoir rester fort pour faire face à la tempête.A l'image du dernier album d'Alpha Blondy, Human Race, Imagine devient un réel plaidoyer pour la cause africaine, la liberté, la révolte consciente et le respect. En oscillant entre wolof, français et anglais, Natty Jean crée un album aux styles métissés, à l'identité marquée et montre sa personnalité d'artiste engagé bien décidé à faire bouger les choses. Un véritable cri rebelle plein d'espoir au sein duquel l'Afrique, racines de l'artiste, est admirablement mise à l'honneur.Tracklist :01. Laissez-nous02. Falling03. On m'a Dit04. Sénégal05. Lou Teugue Tass06. Taya07. Ak Yow feat. Viviane Chidid08. Salimata09. Imagine10. Prezident feat. Didier Awadi et Gaston11. Egotrip12. Adouna13. Allah14. Echosysdub feat Ondubground et Danakil
Source : reggae.fr | 2018-10-04 02:00:00.0
Véritable sorcier musical, DJ Vadim donne dans le reggae depuis quelques années maintenant. Il vient de sortir le troisième volume de ses albums Dubcatcher sur lequel il accueille quelques-uns de ses artistes fétiches comme Ras Demo, Earl 16, Jamalski ou encore Big Red. Le DJ et producteur russe revient avec nous sur la création de cet opus, sur son univers et sa passion pour les musiques aux plurielles...Reggae.fr : Qu'as-tu voulu exprimer avec le titre Dubcatcher et quel est le dénominateur commun aux trois volumes ?DJ Vadim : Ce n'est pas tellement l'aspect physique de la musique dub, mais plus le fait de capter l'ambiance, la vibe. Voilà ce que j'exprime dans cette expression "Dubcatcher", capter le dub. Bien setucirc;r, comme il s'agit de dub très orienté reggae, la culture du riddim et de la bass music est aussi très présente dans ce concept. Les trois volumes s'inscrivent dans un voyage au cours duquel j'expérimente dans ma chambre d'écho.D'où vient le super héros qui apparaît sur toutes les pochettes ?C'était l'idée du graphiste, mais j'ai adoré dès la première pochette, donc je lui ai suggéré de le garder pour les autres. J'aime ce parallèle entre un personnage de cartoon qui se bat contre des méchants et mon parcours de combattant dans la musique... ou dans la vie aussi d'ailleurs.Ce troisième volume est encore plus expérimental que les précédents. C'est important pour toi de toujours repousser les limites ?Je ne sais pas si on peut vraiment le qualifier d'expérimental. Je pense qu'il est juste plus ouvert à d'autres musiques que simplement ancré dans le reggae. Il y a des bribes de bass music, de grime, de roots, de dub, de hip-hop... Je préfère parler de ressenti plutôt que de coller des étiquettes ou des noms à un style de musique. Mais en tant que DJ, je comprends d'où viennent ces étiquettes et l'importance qu'elles ont pour les gens. J'essaye d'extraire le meilleur de différents styles et d'assembler tout ça à ma façon.Tes albums sont toujours riches et intenses. On y trouve beaucoup d'invités et plein de sonorités très variées. Pourquoi un tel éclectisme ?Certains artistes sont bons dans un style particulier, mais j'ai toujours pensé que pour être un grand musicien, chanteur ou producteur, il fallait être capable de conquérir tous les styles. C'est ce que j'essaye de faire moi-même et je m'entoure de MCs qui sont dans le même esprit.Comment choisis-tu tes invités ?Je travaille avec ceux qui sont disponibles. Il y en a plein avec qui j'aimerais collaborer que je n'arrive même pas à contacter ou qui sont trop occupés.Lesquels par exemple ?Busta Rhymes, Beenie Man, Cham, Shabba Ranks, Missy Elliott ou Horace Andy.La plupart des artistes qui travaillent avec toi sont anglophones, mais il y a quand même un artiste français qui se glisse dans la tracklist de cet album...Oui, Big Red ! etCcedil;a fait longtemps qu'on bosse ensemble. On s'est connus à Marseille en 2005 et il fait partie de ma famille depuis. C'est normal qu'il soit sur cet album. C'est l'un des meilleurs MCs que je connaisse sur scène. Il est très versatile. Il peut toaster sur du roots, du dancehall, de la grime, du hip-hop, de la jungle ou du garage. C'est un vrai tueur !Tu es toujours très productif. Où trouves-tu le temps de créer et de sortir toute cette musique ?Je me le demande aussi parfois. Je pense que je dois être un super héros qui se bat constamment contre les problèmes de la vie quotidienne.Tu as créé ton propre label Jazz Fudge. Pourquoi ce choix ?Je l'ai créé en 1995 pour sortir ma musique. Personne n'était intéressé par ce que je faisais, donc je n'ai pas eu le choix. C'est aussi simple que ça. Je l'ai plus créé par défaut que par choix en fait.Sur quoi travailles-tu en ce moment ?Pas grand chose puisque je suis papa depuis un an et ma fille me prend tout mon temps. Je viens de créer un pack de samples tirés de l'album Dubcatcher Vol. 2. Un bon paquet de boucles qui ravira pas mal de producteurs.Comment as-tu découvert le reggae ?J'ai grandi avec le reggae et le hip-hop. Je pense que j'ai d'abord plus accroché avec le hip-hop, mais le reggae a toujours été là et j'ai toujours aimé en jouer dans mes DJ sets. En plus, le hip-hop est devenu de plus en plus commercial et de moins en moins intéressant donc le reggae a fini par prendre le dessus chez moi.Qu'aurais-tu fait de ta vie si tu n'étais pas dans la musique ?Sans doute ce que je faisais avant de faire de la musique. C'est-à-dire ingénieur civil. Je suis tombé là-dedans par hasard, ce n'était pas le boulot que je rêvais de faire mais ça me plaisait et j'étais plutôt bon.
Source : reggae.fr | 2018-10-02 02:00:00.0
Le beatmaker et multi-instrumentiste français Manudigital revient fort en cette rentrée 2018 avec un deuxième album nommé Bass Attack qui sortira le 5 octobre prochain sur le label de X-Ray Production. Après son premier opus solo, Digital Pixel, déjà très réussi, l'artiste français se permet d'explorer encore un peu plus les abysses du dub et de la bass music.Manudigital nous annonce la couleur d'entrée de jeu avec sa pochette qui offre une immersion dans son univers si particulier. On aperçoit des instruments qui ont servi sur l'album (boites à rythme, pédales d'effet et autres synthés dont le fameux MT40) ou d'autres objets plus personnels comme un skateboard, un passeport, des casquettes ou encore des jetons de poker.Pour lancer les hostilités, Manu a fait appel à Red Fox sur Bye Bye Boom Boom, un tune puissant accompagné du flow massif du MC jamaïcain et souligné par des solos de guitare très rock presque dignes de certains groupes de heavy métal. On enchaîne avec Nah Fight sur lequel il a convié le MC Mesh M18, connu des massives français les plus assidus uniquement, pour un son très influencé par la bass music. C'est ensuite au tour de Skarra Mucci de poser sur le morceau Rock This World à l'univers plus rudie. Fidèle à lui même, Skarra chevauche l'instru tel un bulldozer sur ses couplets alors qu'il tend plus vers la soul sur les refrains.Le très talentueux Solo Banton déroule son flow tout aussi efficace sur Herb In My Pocket, un track façon 8-bit gavé aux sons de jeux vidéos. Soom T vient quant à elle se frotter à une instru limite dubstep au côté un peu angoissant sur laquelle les sons de Game Boy et les basses saturées fonctionnent à merveille. De quoi vous donner la pêche le matin !Cali P surprend tout le monde en reprenant les mélodies du hit Bleu Blanc Rouge de Raggasonic. Il en fait un terrible son rub-a-dub sur un beat de plus en plus lourd au fur et à mesure qu'il avance. Les ambiances sont variées sur cet album et Junior Cat le confirme sur Shoot et Collect, un dancehall sur fond de sonorités orientales qui n'est pas sans rappeler l'univers de Major Lazer. Panda Dub et Royale prennent le relais sur My Story qui dévoile un riddim métallique très énervé ! Manudigital a mis un point d'honneur à inviter des vétérans jamaïcains. Derrick Parker et Lt Stitchie se retrouvent ainsi pour le superbe duo Winner, mais les artistes français ne sont pas en reste comme le prouvent Taiwan MC et Dapatch avec des titres truffés de références au dancehall yardie. En fin de tracklist, on retrouve le surpuissant Bad en collaboration avec General Degree ainsi qu'un remix drum'n bass de l'excellent / mais malheureusement inconnu / Time Bomb sorti à la base sur l'EP du même de Devon Morgan plus tôt dans l'année.Avec ce nouvel opus, Manudigital nous offre un album plus taillé pour le live que pour une écoute de salon. Il laisse néanmoins apparaître d'autres facettes de sa créativité musicale et ce projet marquera la rentrée reggae 2018 à n'en pas douter ! Nous on adhère à 100 %.Tracklist :01. Ruff It Up feat. General Degree (RMX)02. Bye Bye Boom Boom feat. Red Fox03. Nah Fight feat. Mesh M1804. Rock This World feat. Skarra Mucci05. Herb Inna Mi Pocket feat. Solo Banton06. Dem A Poison feat. Soom T07. Rub A Dub feat. Cali P08. Shoot et Collect feat. Junior Cat09. My Story feat. Panda Dub et Royale10. Winner feat. Derrick Parker et Lt. Stitchie11. Reach The Sky feat. Taiwan MC12. Strictly That Style feat. Dapatch13. Bad feat. General Degree14. Time Bomb feat. Devon Morgan, Sherkhan et Ed Solo (RMX)
Source : reggae.fr | 2018-09-24 02:00:00.0

Album / Animal 63 / 07.09.2018
Electro house

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Source : mowno.com | 2018-09-19 12:19:28.0
Big News ! DJ Vadim est de retour avec un nouvel opus complètement fyah ! Le DJ et producteur russe avait sorti en 2014 un très beau projet nommé Dubcatcher, qu'il avait prolongé en 2016 avec un deuxième volet gavé au son digital anglais et à la drum'n'bass. Aujourd'hui, il réitère avec un troisième volume, nommé Dubcatcher III, Flames Up. Une fois de plus, Vadim propose un album riche en collaborations avec des artistes venus de tous les horizons et des riddims très éclectiques.Pour la pochette, l'artiste russe nous emmène dans un monde de bande dessinée comme sur ses deux précédents albums. La cover laisse entrevoir un combat entre une sorte de dragon représentant Babylone et un super-héros qui résiste à ses attaques à l'aide d'un vinyle. Un visuel qui en dit long sur l'univers musical de Daddy Vad.L'opus s'ouvre sur le tune Dead 2 Us en compagnie de Mr Lexx sur un beat rub-a-dub digital qui prend par moment des aspects de dub destroyed. On enchaîne avec le morceau Nuff Years dévoilant en premier lieu un riddim roots dansant qui se mue en un dub énergique limite dubstep. Le titre, sur lequel se croisent de multiples univers, est porté par le flow sans chichi de Ras Demo. Claire Angel prend le relais pour poser sur Mi Gwarn, un dub électrisant sublimé par sa voix puissante.Arrive ensuite Yung N Powerfull, un riddim reggae rap avec des influences bass music sur lequel se relaient Bay-C (T.O.K.), Zumbi, Abstract Rude et Irah. Le titre Manipulators en collaboration avec Earl 16 est ensuite l'une des très grosses réussites de cet album. Une instru roots entrecoupée de passages dub accompagnés de la voix cristalline et envoetucirc;tante du Jamaïcain. Claire Angel revient nous enchanter avec sa voix sur le grandiloquent Party Hard aux vibes dancehall et hip-hop. Flames Up débarque comme un boulet de canon, avec ses sonorités roots électroniques qui s'envolent vers un univers dancehall. Les flows de Jman, Navigator, Inja, Galak Spiritual et Sr. Wilson font le reste du travail.Dj Vadim nous balance ensuite un riddim roots survitaminé sur lequel on retrouve les flows explosifs de Big Red, Sr Wilson et Jman. Free Ya Mind nous ramène sur un registre plus propre à Daddy Vad avec un tune drum'n'bass accompagné de la voix douce de Chyna Soulstar et du flow ravageur de Red Fox. Only Jah Knows contraste avec le reste de l'album grâce à ses sonorités plus roots. Raving, qu'on pourrait presque diffuser en club, sonne en revanche très dance avec un petit côté pop pas désagréable. The Father, porté par les voix de Serocee et Ucee est dans la même trempe qu'Only Jah Know, des sonorités roots modernes avec des touches de dancehall par moments. Jamalski nous fait quant à lui skanker sur le tune Nah Bad Boy Fe We, un rub-a-dub digital plutôt sombre.No Hype Man sonne comme une sorte de trap reggae, un beat nourri à la nitroglycérine sur lequel on retrouve Jman et Killa P. Résonne ensuite Talk to Me Propa, un beat rap massif et puissant. Rude Boy nous ramène dans un univers roots avec Lion D, Raphael et Syross. L'avant dernier tune, Ta Tell You, sur lequel pose Ras Demo, est un beat digital syncopé très dansant. Pour finir ce nouvel opus, Vadim a fait appel à l'artiste anglais Macka B pour un dub surpuissant une fois de plus teinté de hip-hop.Daddy Vad nous livre avec cet opus un album plus expérimental que le précédent mais tout aussi excellent. On retrouve une diversité assez impressionnante de sonorités et de voix. DJ Vadim se bonifie création après création, pourvu que ça dure !Tracklist :1. Dead 2 Us ft Mr Lexx 2. Nuff Years ft Ras Demo3. Mi Gwarn ft Claire Angel4. Yung n Powerful ft Bay C / Zumbi / Abstract rude/ Irah5. Manipulators ft Earl 166. Party Hard ft Claire Angel7. Flames Up ft Jman/ Navigator/ Inja / Galak Spiritual et Sr Wilson8. Corrupted ft Big Red / Sr wilson et Jman9. Free Ya Mind ft Red Fox/ Chyna Soulstar10. Only Jah Knows ft Ramon Judah et Parly B11. Raving ft Tenor Youtman / Jago/ Syross12. The Father ft Ucee/ Serocee13. Nah Bad Boy Fe We ft Jamalski14. No Hype Man ft Jman / Killa P15. Talk to Me Propa ft Suku (Ward 21)16. Rude Boy ft Lion D / Raphael/ Syross17. Ta Tell You ft Ras Demo18. Control U ft Macka B
Source : reggae.fr | 2018-09-17 02:00:00.0
Mik'La Seen, de son vrai nom Ricardo Popoe, s'est fait un nom sur la scène dancehall locale à la fin des années 2000. Il...
Source : franceguyane.fr | 2018-08-22 00:00:00.0

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