Madilu System

Origine : République Démocratique du Congo (Zaïre)
Instrument :
Styles : Soukouss Rumba
Site Officiel : Madilu System

Madilu System : discographie

Madilu System - La Bonne Humeur album cover Album : La Bonne Humeur
Année : 2007
Blank Cover Album : Sans Rature
Label : Wagram Music
Année : 2005
Ref : cd 3105572
Madilu System - Bonheur album cover Album : Bonheur
Année : 2002
Madilu System - Pouvoir album cover Album : Pouvoir
Label : Sonodisc
Année : 2000
Madilu System - L'eau album cover Album : L'eau
Label : J.P.S. Production
Année : 1999
Madilu System - Album 95 album cover Album : Album 95
Label : Sonodisc
Année : 1995
Ref : CD CD 79898
Madilu System - Mamou album cover Album : Mamou
Année : 1985
Blank Cover Album : Frere Edouard
Madilu System - Sans commentaire album cover Album : Sans commentaire
Label : Syllart
Ref : CD 381322
Blank Cover Album : Stop feu rouge - Voisin
Ref : CD 700302

Actualité de Madilu System

Pointe-Noire, (Starducongo.com) - C'est au début des années 1990 qu'Elsa Fila commence à se faire remarquer en tant que choriste. Au fil du temps, elle a su concilier son activité musicale avec celle de chef d'entreprise. Organisée, cette jeune femme dévouée a continué à écrire ses textes et à faire des compositions. A partir du milieu des années 2000, elle décide de se produire dans les cabarets de Pointe-Noire où elle réside.
Elle n'est pas comme les autres

La clientèle est séduite par les partitions qu'elle joue au piano-bar. C'est le début de quelque chose. Forte de ce bon vent, elle ouvre en 2007 son propre établissement « La Sanza » où elle se produit désormais sans relâche pour la grande joie des clients d'origines très variées. Ce cabaret devient l'un des hauts lieux du divertissement dans cette région du Kouilou située au bord de l'océan Atlantique. Pour la grande joie de la clientèle, la maîtresse des lieux n'hésite pas à reprendre des succès internationaux.

La même année, elle signe son premier album intitulé « Surprise ». La critique est très réceptive : la voilà bien lancée. En participant en 2009 au projet « Lumière d'Afrique » qui a pour finalité l'album « Terre sacrée II », l'ancienne choriste côtoie de grosses pointures musicales des deux Congo : Sam Mangwana, Papa Wemba, Madilu System, Roga Roga. Généreuse, cette artiste offre l'opportunité aux jeunes talents de se produire sur la magnifique scène de « La Sanza ».

Un album de qualité

Son expérience se construit à travers les multiples concerts qu'elle joue d'une voix bien posée. L'année 2008 sera marquée par sa brillante participation au festival de jazz à Brazzaville ainsi qu'au concert donné par le collectif « Lumière d'Afrique ». Chemin faisant, elle est sollicitée l'année dernière pour jouer en première partie du concert d'Aly Moulady. La société de production « 203 Interactions », qui la remarque, se propose alors pour la produire.

Cette collaboration vient d'aboutir à la sortie en juin 2014 du deuxième album de cette chanteuse pleine d'avenir. Ce nouvel opus, titré « Princesse », est composé de onze chansons. Le tube « Mwassi » qui est une ode à la femme, tourne déjà en boucle sur les chaînes télévisées et les ondes radio. A n'en point douter, ce superbe album chanté en français et en lingala atteste bel et bien qu'Elsa Fila est l'une des voix les plus intéressantes de la musique congolaise moderne.

Franck CANA

www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars
Source : starducongo.com | 2014-08-24 23:22:00.0

Crée LE 24-08-2014  - 10H10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF :   |  PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALEAFRICAINE.   à JOUR LE dimanche  le 24-08-2014 - 10H30 PAR : ARTV NEWS

Elsa Fila

 

C'est au début des années 1990 qu'Elsa Fila commence à se faire remarquer en tant que choriste. Au fil du temps, elle a su concilier son activité musicale avec celle de chef d'entreprise. Organisée, cette jeune femme dévouée a continué à écrire ses textes et à faire des compositions. A partir du milieu des années 2000, elle décide de se produire dans les cabarets de Pointe-Noire où elle réside.

 

Elle n'est pas comme les autres

 

La clientèle est séduite par les partitions qu'elle joue au piano-bar. C'est le début de quelque chose. Forte de ce bon vent, elle ouvre en 2007 son propre établissement « La Sanza » où elle se produit désormais sans relâche pour la grande joie des clients d'origines très variées. Ce cabaret devient l'un des hauts lieux du divertissement dans cette région du Kouilou située au bord de l'océan Atlantique. Pour la grande joie de la clientèle, la maîtresse des lieux n'hésite pas à reprendre des succès internationaux.

 

La même année, elle signe son premier album intitulé « Surprise ». La critique est très réceptive : la voilà bien lancée. En participant en 2009 au projet « Lumière d'Afrique » qui a pour finalité l'album « Terre sacrée II », l'ancienne choriste côtoie de grosses pointures musicales des deux Congo : Sam Mangwana, Papa Wemba, Madilu System,  Roga Roga. Généreuse, cette artiste offre l'opportunité aux jeunes talents de se produire sur la magnifique scène de « La Sanza ».

 

Un album de qualité

 

Son expérience se construit à travers les multiples concerts qu'elle joue d'une voix bien posée. L'année 2008 sera marquée par sa brillante participation au festival de jazz à Brazzaville ainsi qu'au concert donné par le collectif « Lumière d'Afrique ». Chemin faisant, elle est sollicitée l'année dernière pour jouer en première partie du concert d'Aly Moulady. La société de production « 203 Interactions », qui la remarque, se propose alors pour la produire.

 

Cette collaboration vient d'aboutir à la sortie en juin 2014 du deuxième album de cette chanteuse pleine d'avenir. Ce nouvel opus, titré « Princesse », est composé de onze chansons. Le tube « Mwassi » qui est une ode à la femme, tourne déjà en boucle sur les chaînes télévisées et les ondes radio. A n'en point douter, ce superbe album chanté en français et en lingala atteste bel et bien qu'Elsa Fila est l'une des voix les plus intéressantes de la musique congolaise moderne.

 

                                                                                                      Franck  CANA

Source : afriqueredaction.com | 2014-08-24 13:30:00.0
Kinshasa, (Starducongo.com) - Le 11 Août 2007 mourait à Kinshasa Jean-de-Dieu Bialu « Madilu System », à l’âge de 57 ans. Grand « rumberos », Madilu fut et est resté l’un des plus grands artistes de la musique congolaise. Il a enregistré un très grand nombre de disques à succès.
Madilu possédait un vaste répertoire comprenant aussi bien de rumbas pures que des airs dérivés de la rumba « Odemba », les chansons populaires qui ont marqué profondément les mélomanes congolais et africains. Comme la plupart des chanteurs issus de l’OK Jazz, Madilu s’exprimait, dans son jeu comme dans son chant d’une manière relativement romantique, plus « finie » que ses prédécesseurs des années 70. On peut dire de lui qu’il fut le premier à réaliser cette synthèse rumba original/Odemba, style musical dont il n’a pas eu d’héritiers jusqu’à ce jour.

Cet après midi du lundi 11 Août 2014, sa famille, ses anciens musiciens, les membres de l’Association des veuves de musiciens congolais lui ont rendu un vibrant hommage en déposant plusieurs gerbes de fleurs sur sa tombe au cimetière de la Gombe à Kinshasa.

Clément Ossinondé
clementossinonde@starducongo.com

http://www.starducongo.com/video/

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Source : starducongo.com | 2014-08-12 00:58:00.0
Ce jeudi 28 novembre 2013, Jean-Baptiste Kabasele Yampanya Wa Ba Mulanga, alias Pépé Kallé, totalise 15 ans dans l'au-delà. Sa famille, ses amis et connaissances, se sont organisés pour célébrer avec faste le quinzième anniversaire de celui qu'on appelait " L'Eléphant de la musique congolaise ". Car, il est toujours vivant parmi nous à travers ses œuvres captivantes. Selon le coordonnateur de l'organisation, l'ancien danseur de l'Empire Bakuba, Dominique Mabwa, le programme est établi comme suit : jeudi 28 novembre, dépôt de gerbes des fleurs sur la tombe de l'illustre disparu au cimetière de la Gombe. Vendredi 29 novembre, une messe d'action de grâce sera dite à l'église Saint Pierre dans la commune de Kinshasa. Après la messe, une soirée d'ambiance sera organisée au dancing bar "Mama Kulutu" à l'Immeuble 1,2,3 dans la commune de Kasa-Vubu. Elle sera animée par les anciens musiciens de l'orchestre Empire Bakuba présents à Kinshasa.

QUI ETAIT-IL ?

Pépé Kallé, de son vrai nom Jean-Baptiste Kabasele Yampanya wa ba Mulanga, est né à Kinshasa, le 30 novembre 1951. Fils de papa Angbando et de maman Mbula (tous décédés) et aîné d'une famille de 15 enfants dont 8 garçons.

Après ses études primaires à l'école catholique Saint Charles et ensuite à Saint Paul dans la commune de Barumbu, Jean-Baptiste a fait ses humanités à l'institut Saint Raphaël de Limete et à l'Institut d'études sociales de Ngiri-Ngiri. Deux mois avant l'organisation des examens d'Etat, il abandonne les études pour entamer une carrière musicale. L'art d'Orphée fera de lui une star de renommée internationale. A sa mort, il laisse une veuve, Pauline Ndekani et une grande progéniture.

Pépé Kallé est décédé à son domicile sur la rue Kivunda dans la commune de Bandalugwa quartier Moulaert à Kinshasa, à l'âge de 47 ans, le 28 novembre 1998, à 23h00. Par la suite, on l'achemine d'urgence à la clinique Ngaliema où son corps a été gardé à la morgue. Il a été pleuré par toute la Nation congolaise ainsi que par de nombreuses délégations étrangères. Son corps a été exposé le dimanche 6 décembre au Palais du Peuple pour que tout le monde lui rende un dernier hommage. Il a été aussi décoré à titre posthume avant son enterrement au cimetière de la Gombe. Signe d'un hommage exceptionnel, sa dépouille mortelle a été escortée par des motards de la Police Nationale, jusqu'au cimetière de la Gombe où elle a été inhumée en présence d'une marée humaine venue témoigner son attachement à l’endroit de ce géant.

SA CARRIÈRE MUSICALE

Dès son bas âge, Pépé Kallé savait déjà composer des chansons qu'il cédait à des musiciens célèbres de l'époque. Comme ses œuvres obtenaient un grand succès sur le marché du disque, il décida ensuite d'embrasser la carrière musicale active.

En 1966, il intègre le groupe «Le Bamboula» du soliste Papa Noël au sein duquel il évolue aux cotés de Madilu System et Bozi Boziana. Deux ans plus tard, Pépé Kallé crée l'orchestre African Choc dans la commune de Barumbu, le Chanteur Papy Tex en fait également partie.En 1970, Yampanya wa ba Mulanga et Papy Tex franchissent une autre étape de leur carrière en intégrant l'orchestre le Myosotis de la commune de Dendale, aujourd'hui Kasa-Vubu.

Au courant de la même année, ce groupe décide de participer au concours de musique des orchestres de jeunes organisé par le guitariste Dewayon Ebengo. Myosotis remporte le prix de meilleur orchestre. A cette occasion, Pépé Kallé épate les musiciens professionnels présents à la cérémonie de proclamation des résultats. Le drummer de l'Afrisa International, Seskain Molenga, fait alors appel aux talents des deux vedettes pour mieux les encadrer et renforcer l'attaque-chant d'un orchestre qu'il a créé. L'accompagnateur Lokasa avait aussi recommandé à Seskin Molenga, Dilu Dilumona, chanteur de l'orchestre «Révélation» de la commune de Kintambo. Des lors, on parle de la naissance du Trio " Kadima " (Kabasele, Dilu et Matolu).

Après avoir abattu un travail de titan avec ses poulains, Seskin Molenga conduit son groupe, qu'il a baptisé du nom de "Bakuba", au studio Mobile Vévé pour l'enregistrement des chansons comme " Nazoki","Na kobelela", "Libaku mabe", "Kanu", "Nazangi tata ", etc... Ces chansons attirent l'attention de Kiamwangana Mateta Verkys, Pdg de l'écurie Vévé et propriétaire du studio Mobile du même nom, qui décide de s'occuper également de l'édition, de la distribution et de la commercialisation de ces œuvres.

Dès leur apparition sur le marché du disque, ces chansons, récoltent un succès fou. Seskin Molenga voyage par la suite avec l'orchestre Afrisa international pour Paris où ils tiendront en haleine l'exigeant public de la mythique salle de L'Olympia.

Resté à Kinshasa et grâce au succès récolté par les chansons citées plus haut, le Trio " Kadima " signe un contrat d'édition avec l'écurie Vévé. Kiamwangana Verckys, qui mettra alors à leur disposition un équipement de musique pimpant neuf de marque Rangers. Peu après, se référant à l'existence historique de l'Empire Bakuba, dont on situe de nos jours les limites et les descendants au territoire de Mweka, dans la province du Kasaï-Occidental, le Trio "Kadima " décide d'ajouter au nom déjà existant de Bakuba celui d'Empire. Ainsi, l'Empire Bakuba venait de renaître, cette fois-ci, dans le domaine musical prêt à occuper les meilleures places dans différents hit-parades nationaux et étrangers durant plus de vingt-cinq ans.

Le Trio " Kadima " va organiser son premier concert le 7 mars 1973 au dancing bar «Vis-à-vis». Devenu une réalité pour les mélomanes, l' «Empire Bakuba» vole de succès en succès durant sa longue carrière. Pépé Kallé, Matolu Dode, Dilu Dilumona et leur orchestre sont plusieurs fois plébiscités meilleurs de l'année en RDC et à l'étranger. Le titre de champion d'Afrique et des Caraïbes, décerné à l' «Empire Bakuba» grâce au succès récolté par l'album " Poum Moun Paka Bougé " de Pépé Kallé, consacre l'universalité de la musique de cet orchestre. Ceci, grâce à ses multiples talents : meilleur chanteur, meilleur auteur-compositeur, meilleure chanson et l'Empire Bakuba, meilleur orchestre.

De son vivant, cet artiste qui pesait plus de 150 Kg, a beaucoup contribué à la promotion de l'Empire Bakuba. Il évoluait parfois en solo pour soutenir son groupe durant les passages à vide. C'est dans ce cadre qu'il a produit les albums "Zabolo", "Poun Moun Paka bougé", "Divisé par deux" et "Cocktail".

La dimension Universelle de la musique de Pépé Kallé tient à son originalité vocale, à sa richesse thématique, à la diversité des mélodies et à son engouement rythmique. A travers ses chansons, Pépé Kallé a notamment exalté l'amour de la patrie, les richesses culturelles, les potentialités économiques du pays, le sens du devoir pour la jeunesse, l'esprit de famille, la fidélité dans les relations humaines, la douleur de la séparation et même la mort. Il faut aussi signaler que l'enfant de maman Mbula fut un grand patriote entièrement mobilisé pour la cause de son pays, comme le prouve notamment sa brillante participation a l'enregistrement des chansons patriotiques "Mwana mpwo " (Franc congolais) et " Tokufa mpo na ekolo ".

Du côté caractère, malgré sa redoutable force de frappe (il était judoka et boxeur), Pépé Kallé était tempérant, amusant, abordable, accueillant, courageux, débrouillard, humble, serviable, simple, généreux, unificateur, bon encadreur... Les membres du Trio " Kadima " s'aimaient, savaient se supporter et se pardonner mutuellement. La preuve en est que le Trio a réussi contre vents et marées à maintenir l'orchestre en activité pendant 26 ans. Un record dans la musique congolaise où les orchestres sont habitués à se disloquer au fil du temps.

Dans sa vie d'artiste, Pépé Kallé était aussi très reconnaissant à l'égard de ses bienfaiteurs, ses amis et connaissances. Il a reconnu leurs bienfaits et mérites à travers les chansons où il les a immortalisés comme "Likinga Redo"," Madi Madimba", "Dadou", "Mama Leki Ndaya"," Mutuallé Saint Paul"," Mbula"... pour ne citer que celles-là. Pépé Kallé était très social et répondait favorablement aux appels de tous ceux qui avaient besoin de lui pour l'enregistrement de leurs œuvres. Il a chanté avec les musiciens des orchestres Bella-Bella, Lipwa Lipwa, Viva-la-Musica, T.P. Ok Jazz, l'Immortel Vévé, Bana Ok, etc. Il a également accompagné plusieurs vedettes nationales et internationales dans la réalisation de leurs albums en solo. Son timbre vocal, d'une originalité remarquable, était commercialement mis à la disposition des autres.

Que Dieu garde éternellement son âme et que la terre de nos ancêtres lui soit toujours douce. José Mpaka Ikombe

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Source : starducongo.com | 2013-11-28 22:47:00.0

Crée le 14-10-2013   06H20 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN|ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE.  Mis à jour le lundi 14-10-2013 - 11H39 PAR : LE POTENTIEL


Cela fait 24 ans déjà (12 octobre 1989-12 octobre 2013), jour pour jour, depuis que des pseudonymes tels que Lwambo Makiadi ya Fuala, Franco De mi Amor, grand maître, Oncle Yorgho ont refait surface devant un corps inerte. Mais hélas, ce 24ème anniversaire est passé sous silence à Kinshasa.

Le 12 octobre 1989-le 12 octobre 2013. Il y a 24 ans déjà, jour pour jour, depuis que le grand baobab de la rumba congolaise, Lwambo Makiadi Franco mourait à l'Hôpital Mont-Godinne non loin de la ville de Namur, en Belgique. Cependant, le constat fait par notre reporter renseigne que ce énième anniversaire est passé sous silence. A Kinshasa, pour ne citer que cette ville, aucune activité n’a été organisée en mémoire de cet artiste.

Devenu de plus en plus célèbre, Luambo Makiadi s'est aujourd’hui affirmé dans le monde musical tant sur le plan national qu’international, grâce à ses meilleures compositions. La République démocratique du Congo venait de lui rendre, il y a peu, un hommage national digne de son rang, en faisant de lui « Grand maître ».

Au cours d’un colloque international organisé le mercredi 20 février 2013 à Kinshasa, les participants venus d’Europe, d’Amérique et d’Afrique ont échangé autour du thème « Regard sur un génie et son art face à la société congolaise. Héritage d’une pensée citoyenne ».

Né le 6 juin 1938 au village Sona-Bata, dans la province du Bas-Congo, François Luambo Makiadi, dit Franco était l’aîné d’une famille de plusieurs enfants. Toujours à côté de sa maman, il grandit dans cette ambiance mukongo où tous les clans relatent le souvenir de leur lointain passé.

Quelques années après, lui et sa maman Mbonga Hélène plient bagages pour s'installer à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa, où ils vont élire domicile dans la commune de Ngiri-Ngiri. A l'âge de 10 ans, Luambo François est orphelin de père. Sans soutien, il abandonne l'école en 3ème primaire. Il se forge un peu plus tard un caractère à Ngiri-Ngiri, et sa vie prend d'autres formes. Grâce au concours d'un camarade, Franco découvre les vertus de l’harmonica, cet instrument qui ne quittera plus ses lèvres. Deux bouts de pagne noués autour du cou, il continue à aider sa mère à vendre dans différents marchés.

A 11 ans, il a pour idoles Jimmy et De Saio. Mais, l'opportunité de la vie lui fait découvrir Ebengo Dewayon, qu’il apprend à fréquenter. Cette nouvelle rencontre sera déterminante pour son devenir. C'est aux côtés de ce doyen que Lwambo s’initie aux premières notes de la guitare.

Le 6 juin 1956 à Léopoldville, un nouvel orchestre vient de voir le jour. Au départ, au studio Loningisa, Franco enregistre "Bolingo na ngaï Béatrice". Avec le concours de Bowané, Franco se fait un nom. Mais, Bowané gagne l'Angola et décide de s'installer à Luanda.

Lwambo Makiadi décide alors de créer un groupe musical grâce à l'apport de quelques musiciens congolais comme Pandy Saturnin (Tumba), Loubelo Daniel, De la Lune (guitariste) Jean- Serge Essous (saxo) venus à la rescousse. Ils s'accordent sur la mise en place d'un nouveau style.

En 1957, l'orchestre connaît une scission. Les congolais J. Serge Essous, Landu Rossignol quittent Franco pour créer le Rock-A-Mambo, mais deux autres Congolais (de Brazza) vont rejoindre Franco : Célestin Nkouka et Edo Nganga. Plus tard il donne à son ensemble musical le cachet d'une entreprise au regard de sa renommée. L'OK Jazz est devenu le Tout puissant OK Jazz.

Des musiciens de renom comme Sam Magwana, Dizzy Mandjeku, Josky Kiambukuta, Ntesa Dalienst, Djo Mpoy, Ndombe Opetum et Madilu System sont achetés à prix d'or pour venir grossir les rangs de l'orchestre. Ils viennent ainsi s'ajouter à Youlou, Boyibanda, Isaac Muzikiwa, Dessoin, Decca et Simaro pour former le grand OK Jazz, qui va terrasser tout sur son passage.

Franco a touché toutes les cordes sensibles de la vie. La femme, la politique, les mauvaises mœurs, la délinquance, la gabegie financière, l'infidélité, la jalousie, l'hypocrisie.

 

L'homme est resté imperturbable, intouchable, presque insaisissable jusqu'à ce qu'il reconnaisse les débuts de sa maladie. Perte de mémoire, douleurs, mal de reins, il n'en pouvait plus de supporter le mal qui le rongeait de l'intérieur. De nombreux médecins vont courir à son chevet sans jamais poser un diagnostic convenable. La nuit du 12 octobre, Luambo n'en peut plus de lutter. Il jette l'éponge. Il ferme les yeux à jamais. Et sans témoin, seul, dans une chambre, il remet son âme à l'éternité. Fini la musique, fini la vie. 

Source : afriqueredaction.com | 2013-10-14 11:52:00.0

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