Artistes et Groupes de Soukouss
Exemples de morceaux representatifs de Soukouss
- Dansez (Alain Kounkou)Sun/NeXT audio (915 K)
- Moto pamba (Awilo Longomba)Sun/NeXT audio (258 K)
- Sai (Kanda Bongo Man)Sun/NeXT audio (358 K)
- Ambiance sebene (Pépé Kallé)Sun/NeXT audio (306 K)
- Kin e bouge (Wenge Musica BCBG)Sun/NeXT audio (431 K)
- Kala-Yi-Boeing (Wenge Musica BCBG)Sun/NeXT audio (672 K)
- Muvaro (Zaïko Langa Langa)Sun/NeXT audio (406 K)
Videos de Soukouss
Video clips de Soukouss (YouTube et DailyMotion)
Artistes ou Groupes
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Compilations
100% Soukouss(2) - 4 Etoiles(7) - African Soukouss(1) - Afrique Parade(5) - Agwaya Mega(1) - Congolese Soukouss(1) - Grand circuit Soukouss(1) - Jeux de Dames(6)[video] - Soukouzouk(2) - The Ultimate Explosion(1) -
Actualité : Artistes et Groupes de Soukouss
Vous êtes EXTRA !
Ils ont bien grandit ces jeunes garçons de 18-20 ans qui jadis réussissaient l'ambivalence de mettre la joie dans des veillées mortuaires c'est à dire soirées très sombre ou on pleurait un être cher disparu. Après chacune de leur prestation les compliments pleuvaient car ils avaient le don de reproduire à la perfection les oeuvres de Zaiko Langa Langa, Wenge Musica, etc. <>, <> Le superlatif extra revenaient sur toutes les lèvres pour qualifier ces jeunes saltimbanques qui bénévolement venaient prester pour égayer les foules. Parmi ces enfants extra, il y avait un certain Durel Loemba. Celui qui deviendra des années après leur premier fait d'arme célèbre et reconnu grâce à sa pipe noire collée au bec et à sa guitare qu'il manie avec dextérité. Dans le groupe EXTRA MUSICA il formait un trio e guitariste avec Roga-Roga et Espé Bass aujourd'hui il a choisi une autre voix. Celui qu'on présente comme le frère jumeau artistique de Roga-Roga ne nage plus dans le même marigot que ce dernier. Depuis près d'une décennie il a pris un autre chemin.
A moins d'un an de son 20 ème anniversaire EXTRA MUSICA devrait regarder en arrière, voir d'ou il vient. Les jeunes recrues tels que Rav 4, Juventus de Turin, Kassoubalesa doivent être conscient d'un fait: ils jouissent des fruits d'un terrain labourer par Roga Roga, Quantin Moyascko, GuyGuy Fall, Espé Bass, Kila Mbongo, Ramatoulaye, Durel Loemba... En perfectionniste sans doute, et en quelqu'un qui a nourri des grands rêves pour ce groupe qui porte son ADN musical, Durell Loemba dit avoir des regrets: <>. Celui qui a été surnommé le cerveau penseur se remémore des heures de gloire du groupe musical de ce petit pays de 3 millions d'habitants qui a été pendant ses heures de gloire champions d'Afrique: <>. Comme quoi la roue tourne. Aujourd'hui, C'est le contraire qui est possible. Mais ne sous estimons pas les <> l'art musical coule dans leur veine, le N'dombolo, le soukouss, la Rumba sont leur pain quotidien. Durel Loemba fait parti de la race d'artistes prolifique. Au sein d'Extra Musica il a signé les titres Ami reviens dans le premier album du groupe les nouveaux missiles, Kende dans l'album confirmation, Mère S et Lolango dans l'album Ouragan. Dans Extra Musica il a été l'accompagnateur de charme, jusqu'a sa rébellion de 1998, ou avec ses amis Quentin Moyascko, Régis Touba, et l'administrateur Thierry Pinochet il quitta le groupe pou créer Extra Musica Internationale l'autre aile, d'Extra Musica, le fruit de la scission. Là, Durel Loemba a été la cheville ouvrière artistique du groupe, il quitta le rôle de guitariste accompagnateur pour celui de soliste, et émerveilla tout le continent avec la chanson Marc 9:23 dont il est l'auteur compositeur arrangeur. En effet la chanson phare de l'album Z1 qui indique la fin d'un e aventure par la lettre Z et le début d'une autre par le chiffre 1, en d'autre terme, la fin de l'histoire Extra Musica et le début d'Extra Musica Internationale, Durel Loemba a pu s'exprimer en toute liberté et en toute sérénité. L’originalité <> qu'il a apporté dans la chanson Marc 9:23 lui a donné son ticket d'entrée au panthéon des solistes de renom de la variété de Brazzaville. Après cela, une énième scission viendra et engendrera le groupe Z1 Internationale. Dans un environnement concurrentiel, marqué par la poussée des stars des deux rives du fleuve Congo, Durell Loemba trouvera en bon génie la formule dans la chanson Ambiance chocolat, chanson phare de l'album ère de vérité, oui imitera les beuglements d'un cheval avec sa guitare solo. Ceux qui ont prévu sa fin après l'énième séparation n'ont pas cru leurs oreilles quand ils ont entendu Durel Loemba ensorceler la guitare tel un prêtre du vaudou ou du bwiti. Les boîtes de nuits ont succombé les unes après les autres.
Mission accomplie
Chaque fois qu'on annonce sa mort, il renaît de ses cendres. L'homme croit en son potentiel, il a fait la paix avec Quentin Moyascko et prépare un album qui scellera la réconciliation et qui lui permettra de faire mordre la poussière à ceux qui lui prédisent une disparition de la scène africaine. Ce garçon qui a une bonne trentaine d'année a appris à jouer à la guitare à l'église Sainte Marie de Ouenze à v14 ans, et s'est perfectionné et professionnalisé auprès de Saint Petro au groupe Cogex Star (Ancêtre d'EXTRA MUSICA) qu'il a intégré vers 1991. <>. Dit Durell Loemba. Lui qui a été du début de la réalisation des rêves d'Extra Musica, a été de la partie lors du premier voyage à Libreville, du premier concert à Paris. Il est loin d'avoir dit son dernier mot. La soif de réussir est de se tailler la part du lion sont là. Il signera son retour avec le groupe EXTRA MUSICA INTERNATIONALE dirigé par Quentin Moyascko en larguant sur le marché l'album Mission accomplie. Rendez-vous pris pour 2013.
Angelo Revo
• Dans votre riche carrière, quels sont les moments qui vous ont le plus marqué ?
- Oh, c’est par exemple des concerts dans des stades bondés de monde, et rencontré de grandes stars, celles que je considère plus grandes que moi et qui m’ont fait rêver avant que je ne devienne artiste. Je citerai Peter Gabriel qui m’a beaucoup aidé. Et puis, en 2006, j’étais en tournée en Australie avec Myriam Makeba et Jimmy Cliff. C’était à Adélaïde.
• Quelle impression cela fait quand une vedette rencontre d’autres vedettes qu’il ne pensait pas rencontrer un jour ?
- J’admire toujours ceux que j’aime. A Adélaïde, au cours d’un festival, Myriam Makeba jouait avant moi et Jimmy Cliff clôturait le festival juste après moi. Quand j’ai fini de jouer, je ne voulais pas aller directement à l’hôtel parce que je voulais regarder jouer Jimmy Cliff. C’était comme un miracle, une occasion unique de le voir jouer. Quand j’étais jeune, j’écoutais beaucoup Jimmy Cliff à Kinshasa. et ce soir-là, j’ai eu beaucoup de chance car il a commencé par chanter ses anciens succès que je connaissais et je suis monté sur le podium.
• D’autres artistes ont-ils marqué votre jeunesse ?
- Ah oui ! Les Jackson Five, Marvin Gaye…
• Et chez vous au Congo?
- Chez moi, il y a eu de grands noms comme Franco, Tabuley Rochereau et L’orchestre Bella Bella dans lequel j’ai évolué après mes études.
• C’est le Kwassa-kwassa qui vous a révélé. C’était quoi exactement ?
- A Kinshasa, chaque année, il y a une nouvelle danse. On peut citer le Kiri-kiri, le Soukouss, le Kavacha, le Zaïko… Les musiciens congolais n’aiment pas garder une danse pendant deux ans. Cela les amuse. Puis est arrivé le Kwassa-kwassa dans les années 87-88. C’est une danse. Ce n’est pas le nom d’une musique comme beaucoup l’ont fait croire.
• C’était vous le propulseur de cette danse ?
- Oh, on va le dire ainsi. On la dansait déjà à Kinshasa mais c’est moi qui ai fait la promotion du Kwassa-kwassa. Finalement, c’est resté comme mon invention. La première fois que j’ai dansé le Kwassa-kwassa, c’était à Abidjan à l’émission Variétoscope avec Barthélemy Inabo et Serge Fatoh. J’étais en vacances à Abidjan et ils m’ont chopé pour que je participe à Variétoscope. C’était à l’Université. J’y suis allé et tout est parti de là.
• Pourquoi vous n’avez pas choisi la rumba ?
- On apprend d’abord la rumba avant de faire autre chose au Congo. C’est la racine. Chez nous, quand tu ne sais pas chanter la rumba, tu n’es pas un chanteur. C’est une musique lente où on entend ta voix, on remarque comment ta voix navigue sur les guitares. C’est avec la rumba qu’on teste un chanteur qui veut entrer dans un orchestre.
• Combien de disques avez-vous publié avec le Kwassa-kwassa ?
- C’est seulement un album que j’ai consacré au Kwassa-kwassa. Mais j’ai au moins treize disques au total.
• Qu’est-ce qui explique votre absence des scènes ouest-africaines ces dernières années ?
- Juste un décalage au niveau de mon staff. Je tourne plus souvent en Afrique australe qu’en Afrique de l’ouest qui était ma base. En fait, j’ai signé il y a vingt ans un contrat avec la compagnie de disques Gallo. En France, je travaillais avec Mélodie qui a fait un échange entre Lucky Dube et moi. On a donc envoyé mon catalogue en Afrique du Sud chez Gallo qui distribue également Myriam Makeba. Et au même moment Lucky Dube qui a démarré avec Gallo, une branche de Sony, est passé chez Melodie. Après la signature avec Gallo, tous mes albums sont désormais enregistrés en Afrique du Sud. Mes trois derniers albums ont été enregistrés en présence de Lucky Dube. Il enregistrait au studio n°1 et moi au n°2. On se retrouvait à midi dans un petit restaurant en face du studio pour déjeuner et après, on repartait bosser. Si vous permettez, je vais raconter une petite anecdote quand Lucky enregistrait The way it is, son dernier album avant sa mort.
• Allez-y !
- Pendant qu’on prenait le repas, on voit la porte s’ouvrir. Et c’est Brenda Fassie qui entre, un chapeau zoulou sur la tête. Quand j’ai vu Brenda, je me suis levé pour lui faire la bise. Elle m’a repoussé violemment contre le mur avec cette question : «qui es-tu pour me toucher ?»
Je suis retourné tranquillement à ma place. Et Lucky lui demande si elle enregistre ce jour-là. Elle répond : «je suis venue dire bonjour à Kanda Bongo Man. J’ai téléphoné à Gallo et on m’a dit qu’il enregistre aujourd’hui. C’est pour cela que je suis là.» (il éclate de rire). Lucky Dube dit alors à Brenda : «mais c’est lui». Confuse, Brenda s’est mise à terre en train de pleurer. Lucky et moi l’avons soulevée pour la consoler. Quand on est retourné au studio, j’ai mis mon chapeau et elle a crié : voilà, c’est toi ! Le soir-même, elle m’a emmené dîner au restaurant. Et pour se faire pardonner, Brenda est montée sur la table à manger et a commencé à chanter sa chanson «Vuli nzela». Oh mon Dieu, j’étais en train de la filmer ! A la fin, elle a coulé des larmes.
• Au fait, c’est quoi l’histoire de ton chapeau ?
- Dans les années 80, on tournait beaucoup et je trouvais que de nombreux artistes m’imitaient. Mon habillement, ma façon de danser, tout était copié. Un jour à Abidjan, quelqu’un m’a confondu à Aurlus Mabélé quand Emmanuel Koffi nous avait invités pour un concert. Après le spectacle, je suis allé à un festival à Barcelone en Espagne. En faisant les magasins, je vois les chapeaux espagnols, les flamencos. J’essaie un devant la glace et je dis bon : je vais changer mon look maintenant. On saura désormais qui est Kanda Bongo Man. (Rires). Cela m’est resté. Je ne peux plus faire un spectacle sans mon flamenco. Voilà !
• Où vivez-vous maintenant ?
- Je suis à Manchester, en Angleterre. J’y ai amené mes enfants étudier dans une école anglaise. Comme cela, ils comprendront deux grandes langues à savoir le français et l’anglais.
• Avez-vous mis la musique en veilleuse ?
- Non, je tourne. J’étais au Malawi avant que le Président Bingu wa Mutharika ne décède. Le 10 mars dernier, j’ai participé à un gala pour récolter des fonds pour l’association de la Première Dame Mutharika. Je me rappelle que la Première Dame avait fait la liste des chansons qu’elle connaissait et qu’elle voulait que j’interprète au gala. Au concert, elle est montée sur la scène. La tournée a été interrompue par le décès du Président. Après le Malawi, je suis allé à Babedos, une île située à côté de Cuba. De Babedos, je suis venu aux Kundé. Et après Ouaga, je vais à Kuala Lumpur en Malaisie pour un festival. Je tourne encore.
• Est-ce que vous êtes content de votre carrière ?
- La carrière artistique est très difficile. On sait comment ça commence, mais on ne sait pas comment ça va se terminer. Il y a trop d’embûches sur la route. Dans la musique, il n’y a pas que savoir chanter. Il y a aussi la chance qui amène à signer des contrats dans de grandes maisons de disques. Et ce n’est pas facile d’entrer dans ces maisons car elles choisissent toujours celui qui peut vendre. C’est la rentabilité qui les intéresse. A mon âge, avoir des compagnies de disques qui me font confiance, il faut quand même dire merci à Dieu.
• Un mot pour les Ivoiriens
- Oh, la Côte d’Ivoire ! La Côte d’Ivoire est dans mon cœur. Demandez à notre grand frère BBC (Balliet Bléziri Camille) et à d’autres journalistes de la Côte d’Ivoire, ils vous le diront : la Côte d’Ivoire a contribué au succès de la musique africaine. Quand une musique arrive à Abidjan et qu’Abidjan décide de la lancer, c’est fini, le succès est garanti. Et ça va partout en Afrique. Moi, je n’étais pas connu en Afrique de l’est (Kenya, Tanzanie…) à l’époque. Par le canal de l’URTNA (Union des radios et télévisions nationales d’Afrique) qui assurait une sorte d’échange de programmes, la Côte d’Ivoire envoyait ses programmes en Tanzanie ou au Kenya et eux aussi faisaient pareil. C’est ainsi que mon passage à Afrique Etoiles avec Djira Youssouf a été envoyé à Nairobi au Kenya. Un jour un producteur kenyan du nom de Tamokatchi Ndongala m’appelle au téléphone et me dit que le programme d’URTNA avec ma prestation a gâté le pays. Et qu’on a besoin de moi à Nairobi.
Au concert dans un stade de Nairobi, ça a été l’hystérie totale. Un monde impressionnant m’attendait. Du jamais vu de toute ma carrière d’artiste ! Voilà le travail que les Ivoiriens ont fait pour la musique africaine. (Rires aux éclats).
Par Omar Abdel Kader à Ouagadougou
kadertani@topvisages.net
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