Cinema Africain et Antillais
Articles : Cinema Africain et Antillais
Vues D'AfriqueLa 21e édition des Journées du cinéma africain et créole : les femmes prennent la parole du 14 au 24 avril prochain
L'afrique fait son cinéma
Voici un livre qui présente l'Afrique et son cinéma. On retrouve une réflexion sur les images d'Afrique, et sur l'importance du septième art. Ce livre est une contribution remarquable à la compréhension de l'Afrique contemporaine.
Actualité : Cinema Africain et Antillais
CFI partenaire du FESPACO 2009Dans la perspective de la 21e édition du FESPACO, Jean Mino, Directeur Général de CFI et Michel Ouedraogo, Délégué Général du FESPACO ont signé, ce jeudi à Paris, un accord de partenariat. 2009, qui coïncide avec les 40 ans du FESPACO, sera également l'année des 20 ans de CFI. Pour célébrer ce double événement, CFI et le FESPACO ont décidé de mener des actions communes pendant la prochaine édition du plus grand festival du film africain. Du 27 février au 8 mars 2009, Ouagadougou sera la première escale de « CFI 20 ans », pour des opérations d'envergure : L'organisation d'une conférence qui réunira les professionnels de l'audiovisuel d'Europe et d'Afrique. Le parrainage de la catégorie « Télévision et Vidéo » de la sélection officielle du festival. La présentation d'une collection de portraits de cinéastes africains « Regards d'Afrique », dont la production a été soutenue par CFI. Et un atelier de formation à la réalisation d'une émission en direct sur le cinéma africain et le festival. (webremix.info)
En concert à Dakar le week-en prochain : Wasis, le come-back d’un globe-trotter
Source : Walf Fadjri
Le musicien sénégalais Wasis Diop se produit le week-end prochain à Dakar lors de deux concerts, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor (ex-CCF) et de soirées ‘intimistes’ au Just 4 U, des prestations au cours desquelles l’artiste compte servir au public sa musique faite de mélodies recherchées et raffinées.
Vendredi et Samedi, de 21 heures à 22 heures 30 à l’Institut français et les mêmes jours à partir de 23 heures au Just 4 U, Wasis Diop revient à la rencontre de son public dakarois qui devrait apprécier la richesse thématique de son répertoire.
Très attendues, ces prestations interviennent quelques mois après la sortie de Judu Bék (mai 2008), un album dont le parti pris acoustique ne s’éloigne pas pour autant de la ligne de fusion entre sonorités africaines occidentales dans laquelle il s’est inscrit depuis le milieu des années 70.
Dans Judu Bék, un disque apaisant et solide sur le plan des thèmes, sorti une dizaine d’années après Toxu (L’Exil, en wolof), Wasis fait le point après s’être impliqué dans la réalisation de musiques de films, et le succès de l’Opéra du Sahel pour lequel il a sillonné l’Afrique pendant trois ans, à la recherche de ses héros.
L’aventure musicale de Wasis Diop, un des artistes africains les plus recherchés et admirés sur la scène internationale, commence en 1974 quand il rencontre le musicien Umban Ukset avec qui il fonde le groupe West African Cosmos. C’est alors parti pour une musique mêlant sonorités africaines et occidentales pour créer un afro-jazz avant ce que la critique appelle aujourd’hui world music.
Le chemin de cet artiste au timbre particulier est le lieu de rencontres qui lui permettent de porter vers d’autres cieux ce que lui a apporté son Colobane natal. Après West African Cosmos qu’il quitte en 1979 pour travailler seul, il sillonne le monde, rencontre Yasuaki Shimizu, musicien japonais, Lee Scratch Perry, musicien et producteur jamaïcain. Il se rend régulièrement à Londres, entre 1982 et 1984, travaille avec Robin Millar.
Sa rencontre avec Martin Meissonnier, après son retour à la musique en 1986, donne naissance à diverses compilations produites par Radio Nova en France et par Shimizu au Japon. Amina Annabi, chanteuse d’origine tunisienne, Prix Eurovision en 1991, est aussi sur sa liste des collaborations.
Auteur de L’Opéra du Sahel
Fort de ses rencontres mais soucieux d’imprimer sa propre marque à sa démarche artistique, Wasis Diop sort son premier album en 1993. Bande originale du film Hyènes de son frère Djibril Diop Mamlbety, il est considéré comme un album à part entière tant l’artiste l’a rendu personnel. Un des titres de cet opus, Dune, est plus tard samplé par Trackmaster et Dr Dre pour l’album The Firm (Nas, Foxy Brown and AZ).
Le musicien confirme en 1995 par No Sant, dont un des morceaux, African Dream, entre dans les charts anglais. Ce disque l’installe définitivement dans la Cour des grands. En 1998, Wasis Diop sort Toxu, son troisième album.
Mais avant de connaître le succès avec la musique, Wasis Diop a commencé comme acteur dans Badou Boy (1970), un des premiers films de son frère réalisateur, Djibril Diop Mambéty. Il joue encore occasionnellement, dans Les princes noirs de St Germain des Près (de Ben Diogaye Bèye, 1975), Le onzième commandement (Mama Keïta, 1998) et Fleurs de sang (Myriam Mézières, 2002).
Wasis Diop a composé de nombreuses bandes originales pour le cinéma et la télévision, aussi bien pour des productions japonaises que françaises, brésiliennes et africaines. En plus du film Hyènes (1992) de Mambety, il y a Tgv de Moussa Touré (1998), La Petite vendeuse de soleil (1999), Ndeysaan -Le prix du pardon de Mansour Sora Wade (2002), Djogo-Les couilles de l’éléphant (2002), Un amour d'enfant Ben Diogaye Bèye de Ben Diogaye Bèye (2004) et Africa Paradis de Sylvestre Amoussou (2007).
Les portes de l’Amérique lui sont ouvertes après la reprise de sa chanson, Everything ...Is Never Quite Enough, dans le remake de L’Affaire Thomas Crown de John Mc Tiernan en 1999. Wasis Diop est honoré dans la ‘Grande Bibliothèque De Paris, en mars 2004, par la structure de production MK2 qui l’invite aussi à jouer en concert la bande originale de Hyènes.
Wasis Diop a aussi composé L’Opéra du Sahel produit par la Fondation Prince Clause ayant pour but de ‘créer un opéra qui offre aux artistes de la région l’occasion de faire la démonstration de leurs prodigieux talents et des diverses traditions musicales et artistiques du Sahel’. La première européenne du spectacle a été jouée à Amsterdam en juin 2006 et la première française au Théâtre du Châtelet en octobre 2007.
Cette envie de toujours aller à la rencontre de l’autre, d’échanger avec lui pour ‘donner et recevoir’ est résumée dans ces propos du musicien qui parle avec une sérénité qui transparaît dans ses œuvres : ‘Dans cette vie, rien n’est statique... Le seul danger est de ne pas s’adapter, de ne pas voyager, de rester au même endroit, musicalement ou spirituellement. Notre réponse en tant que musiciens est d’aller de l’avant.’
Décès du peintre Iba Ndiaye : ’’le Sénégal et l’Afrique perdent un monument de la peinture africaine’’, selon le directeur des arts
Source : APS
‘’Le Sénégal et l’Afrique perdent un des monuments de la peinture africaine, un grand maître et un intellectuel solide’’, a dit M. Senghor dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise.
Selon lui, ‘’Iba Ndiaye est le plus grand peintre sénégalais’’. ‘’C’est un peintre mondialement connu à qui le Sénégal a rendu hommage à la dernière biennale’’ (mai-juin 2008), à travers une exposition Iba Ndiaye à la Place du souvenir, a-t-il ajouté.
‘’Il a fait des expositions aux quatre coins du monde’’, a poursuivi M. Senghor, notant que les premières ont été faites en 1959.
Né en 1928 à Saint-Louis du Sénégal, Iba Ndiaye est allé faire des études d’architecture à l’Ecole des Beaux Arts à Paris, avant de revenir au Sénégal en 1959 pour participer à la création de l’Ecole des arts, devenue l’Ecole nationale des arts où il a enseigné jusqu’en 1966, année au cours de laquelle s’est tenu à Dakar, le premier Festival mondial des arts nègres.
En créant l’Ecole des arts, Iba Ndiaye a créé l’Ecole picturale de Dakar en tant qu’ensemble de normes de peinture, indique-t-il. Le peintre fait plus de l’art abstrait, avec des portraits magnifiques, témoigne Racine Senghor. Des photos de ses tableaux sont visibles sur le site Internet qui consacré au peintre (www.ibandiaye.com).
‘’Il avait un magnifique crayon qui, à 15 ans déjà , reproduisait les affiches de cinéma, avant d’aller à l’Ecole des beaux arts’’, note-t-il. ‘’Ses tableaux, a-t-il poursuivi, révèlent des facettes multiples de l’observateur d’un monde africain et occidental vécu avec ses réalités de tous les jours, mais également les facettes d’un visionnaire’’. Partant du présent, il se projetait sur l’avenir de l’Afrique, relève encore le poète.
Le peintre avait un regard particulier sur ce continent et sur ses traditions que ses œuvres tentent de restituer, a-t-il dit. Il avait des séries de tableaux sur les ‘’khamb’’ (autels de sacrifice rituel), la Tabaski, les femmes, l’Afrique indépendante, entre autres.
Au plan humain, le directeur des Arts a qualifié Iba Ndiaye de ’’grand humaniste qui avait le même rapport avec l’art qu’avec les hommes’’. ‘’Il était pétri de grandes qualités humaines et de générosité. C’était une très forte personnalité’’.
Doté d’une grande intelligence, il avait fait des études d’architecture et a été un moment sculpteur, avant d’opter pour la peinture, rapporte Abdoulaye Racine Senghor.
Le plus grand legs qu’il a laissé aux générations actuelles reste son ardeur et sa rigueur dans le travail, ainsi que son souci d’être créatif, soutient M. Senghor, pour qui ‘’le défi à relever c’est de poursuivre son œuvre et d’aller plus loin que lui’’.
Il a laissé beaucoup d’élèves qui font que son enseignement perpétue son œuvre et les peintres actuels lui doivent beaucoup, conclut-il.
Ouverture du Festival
Le Festival International du film d'Afrique et des Iles (FIFAI) commence aujourd'hui en fin d'après-midi dans les rues portoises avant de proposer une double ouverture : en plein air avec “Victoire Terminus†sur la place du marché et au cinéma le Casino avec “Au-delà de Cap Noir†et “Mémoires d'une famille cubaineâ€. (webremix.info)
Le bouquet africain débarque en France : La Rts, 2Stv et 4 autres chaînes africaines proposées aux abonnés
Source : Nettali
François Thiellet a été le directeur de la première chaîne musicale française, MCM, puis de MCM International. En 2001, il fonde MCM Africa. Il dirige ensuite la chaîne Fashion TV. Depuis janvier 2005, François Thiellet est le président-fondateur de Thema. L’entreprise fournit des programmes multi-chaînes. Elle opère notamment dans les pays arabes, en Asie et en Afrique. En France, Thema s’est spécialisée notamment dans l’offre de chaînes ethniques (russes, turques, etc.). Son point fort, selon François Thiellet, son indépendance vis-à -vis des grands groupes de médias. La majorité de Thema est détenue par ses managers.
« Deux éléments sont à l’origine de ce projet. Le premier tient au fait que j’ai pendant longtemps envoyé des programmes vers l’Afrique, notamment à travers MCM Africa, Fashion TV. J’ai estimé qu’il serait intéressant de faire l’inverse, de restaurer une sorte d’équilibre. En somme, Le Bouquet africain est le produit de la rencontre d’une envie et d’une opportunité technique et financière », explique François Thiellet. Les six chaînes africaines sont la Rts, la 2STv pour le Sénégal, la Crtv pour le Cameroun, l’Ortm pour le Mali, la Rti pour la Côte d’Ivoire et la Rtb pour le Burkina Faso. Pour les critères ayant prévalu au choix des premières chaînes de ce bouquet, François Thiellet soutient : « Le choix s’est d’abord opéré en fonction de l’importance des communautés. Il a fallu déterminer les communautés africaines francophones les plus importantes. Ensuite, nous nous sommes interrogés sur la faisabilité technique du projet : sélectionner les chaînes de bonne qualité et penser à la façon de les ramener ».
Le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun sont des pays dont l’importance des communautés en France est indéniable. Et selon François Thiellet, « la présence de la Rtb dans ce bouquet est un peu plus inattendue, mais nous avons une tendresse particulière pour le Burkina Faso, patrie de la fiction africaine. C’est le pays du cinéma africain : il accueille tous les deux ans le Fespaco ». S’agissant des contraintes, le Dg de Thema précise qu’« il y a le problème des droits des programmes diffusés sur ces chaînes, notamment quand il s’agit d’événements sportifs. Les droits acquis sont généralement valables pour les territoires nationaux. On a donc l’obligation d’occulter les programmes concernés. Il est important que nous nous pliions à cet impératif majeur auquel sont soumises nos chaînes partenaires. Au début, les émissions seront donc occultées, mais nous pensons par la suite à des programmes de substitution produits par les télévisions concernées ».
Sur le type de partenariat avec ces chaînes africaines qui participent au Bouquet africain, François Thiellet avance : « Nous avons un accord qui stipule que nous prenons en charge les coûts techniques et les coûts marketing. Les chaînes sont rémunérées par rapport au nombre d’abonnés »(…)
Deauville, clap de fin
Au terme d'une 34ème édition qui montrait un cinéma américain engagé, le jury présidé par l'éblouissante Carole Bouquet a fini par rendre son verdict. The Visitor - sur l'immigration clandestine -, Ballast - la précarité -, Gardens of the night - la pédophilie - et Johnny Mad Dog - le drame des enfants soldats en Afrique - ont raflé toutes les récompenses (webremix.info)
Cinéma - Avec le 1er prix fiction du Clap Ivoire : Le Sénégal a reconquis sa place perdue en 2004 (webremix.info)
Maheen Zia : Les problèmes du cinéma musulman
Martin Gerner : L'Union des réalisateurs de court-métrages des pays musulmans a pour objectif de surmonter les problèmes auxquels les cinéastes sont confrontés et de les aider à accéder aux festivals internationaux. Interview, par Martin Gerner, de Maheen Zia, Pakistanaise, membre fondatrice de l'Union.
Maheen Zia: La première année nous avons diffusé dans nos festivals respectifs des films provenant des pays membres: la Palestine, le Liban et la Syrie ont programmé des films fournis par notre union.
Mais le démarrage est lent. Nous n'avons pas encore de bureau - nous empruntons toujours le bureau du "Festival du court métrage de Téhéran". Et une présentation était prévue au festival de Karachi, mais du fait de l'attentat contre Benazir Bhutto cela n'a pas eu lieu. Nous avons dû annuler le festival de 2007, car la situation était très incertaine.
L'Union a été fondée à Téhéran. N'est-ce pas légèrement contradictoire d'y avoir son siège tout en prétendant être une organisation aussi libre que possible ?
C'est l'Iran qui a eu l'initiative. L'Association Iranienne du Jeune Cinéma a invité le groupe de personnes qui était à l'origine de l'Union. Le trésorier vient d'Afghanistan, et le chef des relations internationales de Tunisie. Il n'y a donc là rien d'une concentration de pouvoirs. Le pouvoir est équilibré. L'adhésion est libre et nous invitons d'autres cinéastes.
Qui fait partie de l'Union?
Nos membres se répartissent sur différents pays, de l'Asie à l'Afrique. Nos cinéastes viennent des pays suivants: Tadjikistan, Ouzbékistan, Afghanistan, Pakistan, Iran, Turquie, Tunisie, Syrie, Liban, Koweït, Territoires palestiniens, Bosnie et Herzégovine, Soudan, et autres. L'Inde a présenté sa candidature. Ce pays a une petite minorité musulmane. Mais l'organisation est ouverte à tous les pays où il y a des musulmans, bien qu'elle ne soit pas exclusivement réservée aux musulmans. Des cinéastes non musulmans peuvent aussi en être membres.
Quel est votre but principal? Est-ce de répondre à tous les clichés sur le monde musulman qu'on peut voir dans les films venus de l'Ouest, surtout après les événements de septembre 2001 ?
Oui, c'est à peu près ça. Les musulmans sont effectivement l'objet de discrimination.
Il faut aussi contrer la culture en blanc et noir véhiculée par les médias: "voici un musulman progressiste; voici un musulman rétrograde." Ajoutons qu'il s'agit aussi de célébrer la diversité des cultures musulmanes. En Inde, la culture des musulmans est différente de celle des Tunisiens ou des Turcs. Il s'agit donc de créer un espace pour cette diversité et de le partager.
Qu'entendez-vous par "discrimination"?
Les pays que j'ai cités sont généralement pauvres. Les cinéastes doivent y faire face à des handicaps économiques. De plus, j'estime que les médias occidentaux véhiculent une image faussée des musulmans. D'ailleurs, même l'Inde propose des clichés à en revendre. Le musulman se doit de porter le turban, il y a toujours une danseuse du ventre au coin de la rue. Même dans les grandes productions de Bollywood, ça fourmille d'erreurs dans le genre.
En quoi, selon vous, les films occidentaux présentent-ils une image faussée de l'islam?
Prenez l'affaire du voile par exemple. Il est considéré exclusivement comme une marque d'oppression, sans qu'on comprenne sa signification véritable et ses origines culturelles. Il y a quelques années, le film Yasmin produit au Royaume-Uni, représentait des personnages extrêmes, presque des caricatures de musulmans. Il en existe bien quelques-uns dans la réalité, mais ils ne sont pas la majorité.
Vous essayez de faciliter l'accès de cinéastes musulmans aux festivals. Quelles difficultés rencontrent-ils?
Les réalisateurs afghans, par exemple, ne sont même pas au courant de ces festivals. Ils ignorent jusqu'à leur existence. Au Pakistan, il y a quelques années encore, nous n'avions aucun contact avec nos confrères, jusqu'à ce que nous finissions par nous rendre compte que les festivals allaient accepter nos films. Il y a donc, dans notre travail, une dimension d'information.
Nous voulons aussi constituer une base de données. Ainsi les festivals internationaux de tous les pays du monde pourront avoir accès à toute la diversité des films de tous nos membres.
Nous voulons aussi proposer une sélection de nos films sur le marché international du cinéma afin de les commercialiser. C'est là généralement le point faible de nos réalisateurs. Ils ne savent pas très bien vendre et diffuser leurs œuvres. Nous espérons que l'Union y suppléera.
Quels sont vos projets pour l'année à venir?
Pour l'instant, nous n'avons pas un gros budget. Nous recherchons encore des partenaires commerciaux. Nous ne comptons que quelques dizaines de membres. Nous aimerions atteindre les 500 l'année prochaine, afin de vraiment décoller. J'espère aussi que nous aurons bientôt notre propre site internet où les cinéastes trouveront des informations relatives aux festivals à venir. Nous pourrions éventuellement donner un coup de main pour la traduction, au niveau des formulaires de candidature et des sous-titres. Ce sont des choses qu'on peut faire sans avoir besoin de se rencontrer.
Martin Gerner écrit des articles en freelance.
(webremix.info)
Amath Dansokho : 'Si Doudou Wade et Cie avaient les moyens, ils auraient exécuté Macky'
Source : Le Matin
Matin
Quelle analyse faites-vous actuellement sur les tensions qui existent entre la presse et le pouvoir ?
Amath Dansokho
Je déplore cette situation et je condamne les pressions, les persécutions constantes, les harcèlements inqualifiables. D'ailleurs, nous n'avons jamais connu cela dans l'histoire de notre pays. Il a fallu qu'Abdoulaye montre son vrai visage pour qu'on en soit arrivé là. De ce point de vue, ma condamnation n'est pas seulement de principes. Elle est accompagnée de solidarité active à l'égard des journalistes. Il faut qu'il comprenne que la Constitution dont notre pays dispose prône le pluralisme, l'indépendance des pouvoirs. Aujourd'hui, il est établi dans le monde entier que la presse est un pouvoir qui est indispensable à toute démocratie. Ici au Sénégal, nous le savons bien et s'il y a quelqu'un qui devrait en être conscient, c'est bien Abdoulaye Wade.
Sa tête a été sauvée par les journalistes. Ce sont les journalistes qui ont amorti la riposte foudroyante qui allait tomber sur lui dans l'affaire Me Babacar Sèye qui a duré de 93 à Novembre 94. À cette époque, quand je faisais une conférence de presse, j'avais demandé de cesser d'accuser le parti socialiste qui n'était nulle part impliqué dans l'affaire de l'assassinat de Me Sèye.
Qui a tué Me Babacar Sèye ?
Il n'y a pas de doute, c'est établi. Je n'ai pas besoin de prononcer son nom mais les principaux responsables sont là. Ceux qui l'ont exécuté, ont dit à la presse qu'il y a un commanditaire. Il les a entretenus, il les a défendus et ils sont là et sont protégés à coup de millions. Il en est l'auteur. C'est pourquoi, il a pris cette loi aberrante pour qu'on ne parle plus de cet assassinat. Moi, j'en parlerai et tant qu'on ne me dira pas très clairement qui est le commanditaire. Puisque les bandits, les assassins disent qu'il y a un commanditaire, je parlerai de cette affaire. Ce dernier tout le monde le sait, ce n'est pas la peine de le dire. Des ouvrages qui ont été écrits là-dessus et ils n'ont jamais porté plainte.
Sur un autre registre, le Sénégal connaît une véritable crise financière. Des dépassements budgétaires ont été notés dans beaucoup de ministères. Est-ce un manque de vigilance ou une ignorance des dépenses budgétaires de la part des tenants du pouvoir ?
Je le disais au tout début et j'ai prévu avec des précisions quasiment mathématiques ce qui allait se passer. Je l'ai dit pendant la campagne des législatives de 2001 à Djilor où j'ai dit que nous irons dans le mur. Je prévenais en ce moment les Sénégalais en disant textuellement qu'avec la Constitution qu'on a donnée à A Abdoulaye Wade, une constitution qui lui donne tous les pouvoirs. Il y a une seule chose qui n'est pas inscrite dans cette constitution, c'est le droit de vie ou de mort sur les Sénégalais. Sur le reste, on lui a donné. Je vois maintenant les rédacteurs de cette constitution qui le justifiaient avec une ardeur digne de meilleure cause qui le qualifient en ce moment de dictateur.
Il fallait le savoir. J'avais dit en son temps qu'en plus de la Constitution qu'on a donnée à Abdoulaye Wade, si on lui remettait encore la majorité à l'Assemblée, le Sénégal serait comparé à un ndiaga ndiaye (véhicule de transport urbain au Sénégal) sans frein. Il est venu et a tout mélangé. Il considère le budget du Sénégal comme son argent propre et toutes les règles de la comptabilité publique ont été violées au vu et au su de tout le monde. Beaucoup de gens qui sont complices considèrent cela comme une cause normale.
Nos hauts fonctionnaires surtout les ministres sont dans un système de corruption totale. Tous nos inspecteurs d'Etat savaient que tout était sens dessus dessous. Le grand mensonge à propos de la réparation de son avion présidentiel, il nous avait dit qu'il n'y a pas un franc du budget du Sénégal qui était là-dedans. Recherche faite par le journaliste Latif Coulibaly, c'était le fonds routier qui devrait servir à l'entretien des routes qu'il a détourné pour réparer son avion.
L'idée de la GOANA (Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance) a été agitée par le président de la République pour assurer une sécurité alimentaire à tous les Sénégalais. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Depuis qu'il est venu au pouvoir, le plus grand crime qu'il a commis après le saccage des finances publiques est la destruction de l'agriculture. Avant son arrivée, nos paysans, malgré leurs difficultés, arrivaient à produire jusqu'à près de 1.200.000 tonnes. La dernière production agricole sous le règne du président Abdou Diouf était à ce chiffre et l'année suivante avec Abdoulaye Wade on est descendu à 1.000.000 de tonnes. Il a foutu en l'air toute la production arachidière et cela a été le commencement de la ruine systématique des paysans. Cette année, nous n'avons même pas 100.000 tonnes d'arachide. On ne peut pas prétexter que c'est le manque de pluies, même en année de sécheresse très grave on n'a jamais connu une telle production.
La politique de Abdoulaye Wade a ruiné les paysans. Ces derniers n'ont plus d'argent, ils ont vendu tout ce qu'ils avaient. Le petit bétail, tout le matériel agricole dont ils disposaient ont été bazardés. La Goana est un échec. Ils sont en train de spolier les paysans en accaparant partout les terres. Ce qui crée du coup de tensions énormes dans l'ensemble du pays. Il n'en est pas à sa première fois. Depuis qu'il est venu, il a tout détruit. Tout d'abord, il a parlé de projet. Ensuite, il a ébauché le projet bissap.
Aujourd'hui avec 700.000 tonnes de bissap sucré, tout le pays sera malade de diabète et ce serait la catastrophe. Enfin, il a fait la même chose que le projet manioc, le plan Reva et tout ceci n'est que farce. Tous ses projets ne sont que des prétextes pour sortir de l'argent et le mettre dans leurs comptes. Ces sommes seront distribuées à des fins politiques. Personne ne sait combien il a dépensé pour cette Goana. Si c'est pour les besoins des populations, il y a des mesures à prendre en amont. C'est-à-dire qu'il faut des semences de qualité, du matériel et des intrants agricoles, mais surtout l'information et la préparation des paysans. Son régime ne donne pas de semences aux paysans et il a préfabriqué artificiellement une bourgeoisie agricole dans les campagnes.
Ces supposés défenseurs et piliers de sa politique de la Goana se sont évanouis avec les milliards dans la campagne. Les conséquences, c'est la misère la plus totale. Cette année, nous avons eu beaucoup de pluie. Ce n'est pas l'eau seulement qui fait l'agriculture, mais comment vous voulez que nos paysans travaillent sans rien avoir dans le ventre.
En parlant de Goana et de terres, quels commentaires faites-vous des 80.000 ha de terres octroyées à Raoul, un investisseur Espagnol à Kédougou, votre région natale ?
Je m'indigne comme tous les gens de Kédougou. Je suis pour le développement d'initiatives économiques importantes dans la région. Mais je ne suis pas pour le gel de notre coin. Je crois que même si les paysans, les gens nous applaudissent maintenant, ils ont besoin de travailler. À ce niveau, il ne faut pas se faire d'illusions, ils veulent un développement économique moderne et nous en sommes d'accord. Ceci ne doit pas se faire au détriment des populations. Par-dessus tout, il y a des règles. Dans une affaire pareille, le conseil régional aurait du être consulté.
Les conseils ruraux concernés devraient délibérer. Il ne suffit pas seulement de prendre quelques présidents de conseils ruraux. Car, ils n'ont pas ce mandat surtout pour une chose d'une telle envergure. D'autre part, il était normal de discuter avec des gens du secteur, les avertir et convenir pour connaître les tenants et les aboutissants de ce projet, prévoir des compensations, des transferts s'il y a lieu. J'ai vu le promoteur Raoul qui m'a expliqué très rapidement ce qu'il voulait faire et j'ai vu au Kenya et en Afrique du Sud ce que ça peut rapporter. Ce n'est pas ça la question, le problème c'est que ce pays appartient aux Sénégalais, ce n'est pas la propriété d'Abdoulaye Wade.
Ce qu'ils sont en train de faire pour ces régimes de terres conduit inéluctablement à une catastrophe et à une confrontation jamais vue. Il ne faut jamais oublier que l'affaire de la Casamance est partie d'un petit lotissement à Ziguinchor. Tout est parti de là et voilà jusqu'à présent nous ne pouvons pas sortir de la guerre. Mais lui, il se fie à ses intuitions parce qu'il ne peut pas s'accommoder à la démocratie.
Dans toutes ces choses, lui et ses collaborateurs sont guidés par les avantages qu'ils en ont, des commissions qu'on leur paie. Les cas de l'or de Sabodala et celui des minerais de fer de la Falémé en témoignent. Pourquoi il a cassé les accords avec les Sud Africains et il est allé chercher Arcelor Mittal ? C'est nous les contribuables Sénégalais qui allons payer cette rupture de contrat comme nous avons payé la rupture de contrat unilatérale avec la Senelec à coup de dizaines de milliards à cause des errements de Abdoulaye Wade.
Revenons aux assises nationales où le Président Amadou Moctar Mbow vous demande "d'ignorer les pressions et les menaces". Etes-vous réellement menacés dans l'exercice de vos fonctions ?
Je marque mon accord total avec ce qu'a dit le président Mbow. Je crois que c'est tout à fait digne de lui parce qu'il a été comme ça. C'est un patriote que les jeunes générations connaissent moins. Mais c'est un homme qui a un parcours extraordinaire. Ce n'est pas sur lui qu'on fait des menaces, Abdoulaye sait parfaitement qui est Mbow et il ne s'avisera pas une seule seconde de faire une pression sur lui pas plus d'ailleurs que sur moi. Mais les pressions existent et ils l'ont même exprimé sur nous car ils ont même demandé qu'ils nous assassinent. Un de leurs responsables, président de groupe parlementaire et par ailleurs neveu du président a dit dans un meeting public à ce qu'on assassine les dirigeants de l'opposition.
J'ai entendu le procureur dire des choses qui sont très bien mais c'est le courage qui reste. Le juge qui a engagé un procès contre Pinochet était un Espagnol. C'est cette procédure qui a fait arrêter Pinochet. Ici, c'est le courage qui manque comme l'a dit d'ailleurs plusieurs fois l'association des magistrats du Sénégal. Il faut casser le système et la vie humaine est sacrée. Personne ne reprochera dans le monde au magistrat du Sénégal de remettre à leur place des responsables du pouvoir y compris le chef de l'Etat. Quand ce dernier s'attaque au fondement de la République et à la vie des gens. Je jure qu'ils ont tué plusieurs fois.
Vous dites qu'on vous profère des menaces, mais le président de la République a dit devant le khalife général des mourides Serigne Bara qu'il pourrait accepter les décisions de vos assises si elles s'avèrent concluantes et bénéfiques pour les Sénégalais. Etes-vous prêt à le rencontrer pour ça ?
Abdoulaye Wade n'a aucun respect pour le Khalife car c'est du cinéma qu'il faisait devant ce dernier. Pourquoi il ne discute pas avec nous ? Il ne discute pas avec l'opposition parce que tout simplement il sait que l'opposition ne peut pas rallier à son projet de succession par son fils. Le Pds dès que quelqu'un n'est pas d'accord ou qu'il le soupçonne de ne pas être en phase avec Karim, il essaie de le mettre. C'est le cas de Idrissa Seck et de Macky Sall. Il y a des gens qui se sont levés immédiatement pour lui dire de ne pas toucher à l'institution parlementaire, sinon il l'aurait tuée.
Ce Doudou Wade qui a donné un coup de poing à Alioune Sow simplement parce qu'il était ami de Macky et que ce dernier était au banc des accusés par son oncle. S'ils avaient les moyens, ils auraient exécuté Macky. Ce n'est pas fini, vous avez entendu les menaces récentes encore du fait qu'il a été invité aux Etats-Unis pour l'investiture du candidat démocrate Barack Obama. C'est ça le fond du problème, ils ne discutent pas avec nous. Ce n'est pas parce que nous ne le reconnaissons pas et il n'est écrit nulle part dans la constitution que nous devons le reconnaître. C'est le Conseil constitutionnel qui est l'instance reconnaissante dans une élection. Le fait qu'il insiste sur cette reconnaissance montre une fois encore qu'il n'est pas bien élu. Ça a été un truquage électoral monstrueux.
En tant que partis d'opposition réunis dans le Front Siggil Sénégal, comment comptez-vous mettre en application les conclusions de ces assises ?
Nous travaillons sérieusement et nous l'invitons à venir. Nous avons décidé tant que cela dépendra de nous que cette crise au Sénégal qui est d'une gravité exceptionnelle soit résolue sur des bases démocratiques, sur des institutions républicaines reconnues par la constitution dans la paix civile et la laïcité de l'Etat. Nous luttons pour éviter une tragédie pour le Sénégal comme nous l'avons connu dans beaucoup de pays d'Africains.
Les cas du Kenya, du Zimbabwe et même de la Côte d'Ivoire sont révélateurs. La seule chose que nous avons, c'est que les hommes politiques du Sénégal qui aiment ce pays ont décidé de procédures pour dépasser la crise. Nous allons continuer à réfléchir pour mettre au point des solutions consensuelles très fortes, imbues de démocratie et de paix civile. Voilà ce que nous voulons faire et nous l'invitons à venir. Les assises, ce n'est ni la conférence nationale, ni un tribunal populaire. Les tribunaux sont là parce que nous croyons à l'indépendance de la justice.
S'il doit aller au tribunal pour ça, nous ne l'empêcherons pas. Les solutions qui seront retenues à l'issue des assises seront appliquées d'une manière et d'une autre qu'il le veuille ou pas. En tout état de cause, le front Siggil Sénégal est là. Ce sont des partis politiques qui sont positionnés bien avant que les assises ne commencent pour opérer une alternative. Notre but que ce soit dans le front Siggil Sénégal qu'au niveau des assises, est de sortir de cette situation catastrophique que traverse notre pays avec des procédures de paix civile et de démocratie.
Revenons à Kédougou où vous étiez maire de 2002 à 2007. Votre équipe municipale a été dissoute et remplacée par une délégation spéciale. Pourquoi vous n'avez pas assisté à la cérémonie de passation de service ?
Je l'ai dit plus de 1000 fois je ne reconnais pas la décision prise par Abdoulaye Wade. Il n'a pas à dissoudre le conseil municipal qui n'a rien fait. Il a cependant le pouvoir de sanctionner le maire s'il est en faute. Si j'ai fait des malversations financières qu'on me le montre. Il sait que ce n'est pas mon cas. En dehors du salaire qu'il nous a offert il y a quelques années, c'est moi qui dépense mon argent et utilise mes véhicules pour faire le trajet Dakar-Kédougou. Quand je suis arrivé à la tête de la mairie de Kédougou, j'ai trouvé un budget voté pour l'achat d'un véhicule 4x4 pour le maire. J'ai dit non, je n'en ai pas besoin car j'ai mes propres véhicules.
J'ai demandé à ce qu'on achète une moto-pelle et une benne pour le ramassage des ordures. C'est ce qui a été fait. Pourtant, un budget était prévu pour l'achat du carburant du maire. Mais je ne pense pas utiliser plus de 200 litres de carburant dans ce budget. Je n'ai jamais signé un acte financier à la mairie de Kédougou en dehors de mon salaire de maire. À Kédougou, notre conseil municipal est assez curieux et il n'a pas d'équivalent au Sénégal car je n'avais à peine que 6 ou 7 conseillers municipaux et tout le reste appartenait aux autres partis.
Mais tous nos actes, tous nos débats se terminaient par des votes quasiment unanimes. Je n'étais pas impliqué dans un affairisme et je ne piétinais non plus les intérêts, les appétits des gens. Ils savent parfaitement que j'étais en dehors de ça. Les cartes politiques ce n'était pas mon affaire, les gens sont libres car la constitution reconnaît aux gens d'avoir des opinions libres et différentes des miennes, d'appartenir à des partis politiques autre que mon parti. Je respecte tout le monde dans son choix politique. Personne ne peut dire qu'il m'a vu vendre des parcelles. Même mon propre terrain, je l'ai acheté entièrement dans les mains d'un privé. D'ailleurs, on m'avait proposé de prendre le terrain où se trouve actuellement le Bédick mais j'ai décliné l'offre.
J'aurais touché à ça, je connais les esprits là-bas. Quand il dissout de cette manière le conseil municipal de Kédougou, en tout cas je ne suis pas en faute. Abdoulaye Wade doit savoir de toute façon qu'il ne peut rien contre moi, rien. Au contraire, c'est lui qui me doit tout. Je ne lui dois absolument rien du tout. Nous savons comment il est arrivé au pouvoir. C'est nous qui l'avons fabriqué pour qu'il arrive au pouvoir. C'est ici que tout a été fait dans ce salon où nous trouvons en ce moment. Il peut m'arrêter et me conduire devant les tribunaux. Mais je ne reconnais pas tous ses actes illégaux.
Aucun maire issu d'une collectivité dissoute par Abdoulaye Wade n'a assisté à la cérémonie de passation de service. Il sait qu'il est en faute et c'est pourquoi il ne nous a pas poursuivis. S'il veut, qu'on aille devant les tribunaux.
Est ce que Amath Dansokho est candidat une fois encore à la mairie de Kédougou aux prochaines élections locales de mars 2009 ?
Je n'ai jamais été candidat à quoi que soit à Kédougou. Ce sont des gens qui m'ont sollicité. J'ai un parti qui est là-bas avec des camarades qui sont très sérieux et qui me soutiennent et sympathisent avec moi. Tous les dirigeants du pds sans exception m'ont témoigné leur solidarité à la dissolution de la mairie de Kédougou sauf un seul qui se reconnaîtra. Même de l'étranger où certains qui s'y trouvaient en ce moment m'ont appelé pour m'exprimer leur solidarité alors qu'ils possèdent des postes de responsabilités au pds. J'ai été handicapé par mon état de santé. En 2005, cette grave maladie que je traînais s'est aggravée.
Évidemment, je n'étais pas en mesure de faire des distances que je faisais avant et ça a failli m'être fatal, mais ce que je faisais était normal. Les prochaines élections viennent et on verra. Ce sont les gens de Kédougou qui décideront librement de leur choix.
Vos relations sont-elles au beau fixe avec les autres dirigeants politiques de Kédougou à savoir Guirassy du Pds, Opa Ndiaye de Rewmi, Arfan Sylla du Ps et j'en passe ?
Excellent avec tous, Opa, Sylla etc. sauf un seul qui est d'ailleurs mon neveu en l'occurrence Guirassy qui fait des choses tellement enfantines et dérisoires Je ne suis pas haineux et il y en a un autre qui a échoué et ce n'est pas moi si cela lui est arrivé.
Jean Reno : pas de panique !
Habitué à balancer des scuds relatant les frasques du microcosme des «People», l'hebdomadaire Voici a mis mercredi le monde du cinéma dans tous ses états. Sur son site internet, le journal a en effet laissé entendre que Jean Reno était au plus mal. Ayant été victime d'un malaise cardiaque l'acteur aurait été admis en urgences dans un hôpital des Antilles (certains ont parlé de Saint-Barth, endroit dans lequel il n'y (...) (webremix.info)
Le maire de Sidi M'hamed fait son cinéma… à guichets fermés : Les salles obscures dans le noir (webremix.info)
Scénario d'une intronisation : Comment Wade va installer son fils
Source : Nettali
Ce sera le plus grand show du monde : Wade en grand boubou bleu Sopi avec derrière lui un jeune homme haut de ses 190 centimètres qui se fait tout petit et discret. Nous sommes en campagne électoral en …2009 ou en 2010. Wade est toujours président, mais il a décidé la tenue d'une élection présidentielle anticipée sans avoir à démissionner. Et pour introniser son fils, il joue le rôle de directeur de campagne électorale. Ou plutôt, il présente son héritier à ses sujets du pays profond et aux vassaux des cours islamo-féodales. Pour le vieil homme, il ne s'agit point d'une campagne électorale bien que dans les formes, le pays bruît de déclarations politiques de candidats partis en collecte de suffrages électoraux. Wade lui, n'est qu'en tournée pour présenter son héritier. Les urnes, c'est pour la forme : il ne doute point de voir le petit « emporter » l'élection présidentielle comme l'opposition l'avait déjà vilipendé, lui, après sa victoire en 2007.
Comme chez les professionnels du cinéma, voilà un pitch convenable. Mais, il ne s'agit point d'un synopsis d'une fiction politique très réaliste sur la vie politique sénégalaise. On le sait depuis la semaine dernière, Karim Wade a décidé d'accéder à la pression forte de ses ambitions et de la famille ( ?) pour se montrer un digne fils de son père en acceptant le legs paternel (Lire Nouvel Horizon N°632 du 1ier Août 2008).Le scénario n'est pas encore écrit. Il doit être bien gardé en secret dans la tête du réalisateur et père de l'idée originale, celui qui s'est donné le second rôle. Mais comme tout bon agent de com' quand les informations commencent à filtrer, il faut en lâcher un peu plus pour rester maître de la situation. Depuis l'adoption par le Congrès du Parlement de l'article 27 modifié de la Constitution, Me Wade comprend bien qu'il ne peut plus arrêter les spéculations sur le but, encore inavoué, de faire profiter à son fils les avantages du mandat de sept ans. Donc il ne peut plus continuer à nier qu'il ne pense qu'à son fils pour le remplacer à la tête de la République. Mais Wade n'est pas homme à nier, il esquive et ouvre un autre front, il crée un autre point de fixation. C'est ce qu'il faut comprendre du profil de son héritier tel qu'il l'a décrit sur Voice Of America (La Voix de l'Amérique) et repris par le journal sénégalais Sud Quotidien dans son édition du 4 Août 2008. Même si ce n'est pas inédit, Wade donne un aperçu encore plus précis sur l'homme qu'il compte voir le remplacer. Au journaliste qui lui demande s'il a quelqu'un en tête pour sa succession, Wade répond : « Je suis un républicain ». Et c'est pour ajouter « je suis un républicain et un Africain ». Tout est dit dans ces mots. Etre africain nuance-t-il la qualité de démocrate ? Celui qui se proclame homme aux discours nuancés a sans doute sa petite idée derrière la tête. Me Wade a eu à déclarer, sans précaution de langage que si l'on a les forces de sécurité, il n'y a point de risque de perdre une élection. C'était le conseil enthousiaste et très froid prodigué à Faure Gnassingbé après le décès du père de ce dernier alors que le Togo traversait une crise institutionnelle. Sans l'avouer explicitement à Voice Of America, Wade défend la thèse d'une « démocratie à l'africaine » : des oripeaux de république, des règles démocratiques mais des pratiques peu démocratiques dans beaucoup de domaines de la vie politique.
Mais le point nodal de la réponse de Wade porte sur la question sur son choix pour sa succession. Sa réponse bien que ne donnant aucune précision suggère plus d'indications qu'il n'y paraît : « je n'exclus personne pour l'instant », souffle-t-il à ses interlocuteurs. Après avoir « tué » Idrissa Seck, banni Macky Sall, esquinté Niasse, renvoyé Dansokho, Bathily et bien d'autres actuellement au sein de l'opposition comme dans la majorité présidentielle, qui reste-t-il pour entrer dans le cercle de ce qu'il n'exclut pas dans son choix ? La réponse coule de source : Karim. Wade a déjà fait le tri. Mieux son critère fondé sur la qualité d'économiste qu'il ne reconnaît à aucun des ténors de l'opposition réduit son choix à … son fils qu'il considère sans doute comme un expert en la matière parce que comme il le souligne, « les nouvelles générations, elles, ont toutes des notions en économie, elles ont de très bonnes formations, mais [pas] les autres générations, moi, je suis l'exception » précise-t-il modestement et de conclure : « (…) tout le monde n'est pas comme ça ».
Second critère qui a été jeté dans le tourbillon de cet entretien, la référence à la GOANA considérée come « le programme d'indépendance alimentaire » à laquelle tout le monde adhère. Si l'on sait que la GOANA a été confiée au fils, on voit le tremplin politique adroitement érigé pour le dauphin. Si Karim avoue à des diplomates son intention d'y aller et son père donner des indices taillés sur mesure pur lui, il ne reste que le scénario pour décrire comment tout cela finira. En fait, il y a plusieurs scénarios de fin du film. Autrement dit il y a un plan A et un plan B comportant plusieurs variantes car il ne faut surtout pas se ramasser quand on veut capturer un pouvoir. L'échec se paye cash. Me Wade appréhende le danger de rater son opération car le prix à payer est trop élevé. Mais il ne s'imagine pas échouer si prêt du but. Il a une opinion si méprisante de l'opposition qu'il ne voit pas celle-ci réussir à trouver une parade politique ou mieux empêcher par des moyens peu légalistes ce qu'il va tenter. Ils sont si républicains les opposants qu'ils seront réticents à se faire violence pour remiser aux vestiaires leur foi aux règles républicaines.
Cette donne est capitale. Car si le plan A échoue, il faudra tenter le plan B aux multiples variantes avec des risques a priori, incontrôlables. Le plan A n'est pour l'instant que suggéré : il s'agit de monter une audacieuse opération comme celle qu'a réussi le président Senghor qui a pu se choisir un dauphin constitutionnel et l'installer après avoir démissionné. L'idée séduit encore Wade qui se plait à raconter encore aujourd'hui que le premier président du Sénégal a pensé à lui pour sa succession. Aucun témoignage de contemporains de Senghor n'a confirmé ces affirmations de Wade. D'aucuns pensent que c'est pour enlever à Abdou Diouf toute son aura présidentielle qu'il a inventé toute cette histoire. Cette obsession serait-elle l'expression d'une frustration pas encore digérée chez Wade qui le pousse à vouloir rééditer le coup de Senghor ? « Je ne ferai pas plaisir à quelqu'un, comme ça pour lui remettre l'appareil d'Etat » promet-il dans l'entretien accordée à Voice Of America et reprise par Sud Quotidien. Aveu de frustration probablement d'avoir vu Diouf en bénéficier en 1980 et pas lui ? Son traumatisme de l'époque n'a donc sans doute jamais été pansé, même par son accession au pouvoir par la voie des urnes. La preuve, à chaque fois que des discussions ont été ouvertes entre l'opposition et le pouvoir de Diouf, l'idée d'une vice-présidence en faveur de Wade opposant a été soulevée par lui-même. Comme si le leader du PDS espérait arriver au pouvoir par la magie d'un article de la Constitution habilement rédigée exprès pour lui offrir un couloir d'accès au pouvoir. Aussi toutes les révisions constitutionnelles récentes laissent-elles penser que Wade cherche la fente par où faire passer son successeur sans épreuve électorale. L'idée d'une vice-présidence déjà proposée à Moustapha Niasse et même Robert Sagna qui l'a révélé dans la presse n'est donc pas à écartée. Karim Vice président de son père : voilà le plan A de Wade. Seul hic : comment faire cohabiter les deux pendant un temps décent avant le remplacement du père par le fils. C'est ce qui explique toutes les rumeurs sur la nomination de Karim Wade à la tête du Sénat avec l'avantage constitutionnel de ne plus assurer un intérim mais la poursuite d'un mandat écourté. La question n'a pas été réglée.
D'où le plan B à facettes multiples. Ce plan B est encore officieux bien qu'elle est confirmée par des sources proches du principal concerné, c'est-à-dire Karim Wade. C'est la présidentielle anticipée. Le stratagème n'a rien d'inédit. Dès l'entame du premier mandat de Wade, il a été avancé par de nombreux analystes politiques que Wade allait respecter son engagement de s'appliquer le mandat de cinq ans pour organiser une présidentielle anticipée qui lui aurait assurée dix ans de règne s'il remportait le second mandat. La probabilité de se faire réélire était forte d'autant plus que son état de grâce demeurait élevé, en tout cas pas fortement entamé. Il n'en fit rien bien qu'il l'avait annoncé dans un entretien accordé à l'hebdomadaire parisien Jeune Afrique quelques mois avant le scrutin de 2000. Il ne tint pas parole et boucla ses sept ans. Et en février 2007, Abdoulaye Wade gagne le droit de régner encore cinq ans. Toutefois, il mesure que cinq ans de mandat à 82 ans, c'est beaucoup. Malgré tout ce qu'il déclara sur la longévité de sa famille, il ne peut ignorer qu'il est un vieillard à l'automne de sa vie. Il lui faut prendre des mesures conservatoires pour que ses héritiers ne perdent tout quand il ne sera plus là. D'où la question de la succession. Fils spirituel ou fils légitime ? Wade a réglé la question depuis longtemps. Ce sera Karim. Comment ? C'est ce que révèle le plan B. Officieusement, Karim sera le candidat du PDS à une élection présidentielle anticipée. La constitution serait muette sur cet aspect. Elle parle de vacances du pouvoir (incapacité, mort ou démission), mais point de l'organisation d'une élection anticipée sans qu'aucun de ces occurrences soulevées n'advienne. Rien n'empêcherait dans l'entendement du Palais, la tenue d'un tel scrutin dans la constitution actuelle. Les constitutionnalistes vont devoir se pencher sur la question quand le président en décidera.
Le film d'une campagne présidentielle par procuration menée par Wade en faveur de son fils n'est donc pas pure fiction. D'autant plus que des sources proches de Karim l'avouent. Suggestion d'une idée pas encore mure que l'on voudrait faire passer comme message à destination du père ? Ou l'idée serait-elle validée et attend application au moment voulu ? Ce film d'anticipation peut comme c'est souvent le cas chez les Wade, un ballon sonde pour avoir un bon feed-back sur un projet controversé. Ou alors c'est comme toujours le cas : une entourloupe peut en cacher une autre. D'où la variante de l'élection aux suffrages indirects par un Parlement à trois chambres : Assemblée nationale, Sénat et Conseil Economique et Social. Et pourquoi ne pas élargir l'électorat à tous les élus. Wade n'a que l'embarras du choix des formules. Il s'agit aujourd'hui de découvrir l'entourloupe, la bonne. On verra alors si une fiction peut être plus réelle que la réalité politique.
Festival international de l'humour africain à Libreville pour « partager le rire pour la paix en Afrique »
Le Festival international de l'humour africain (FIHA) s'est déroulé deux jours durant à Libreville, avec deux grands concerts l'un, VIP au cinéma le Komo vendredi dernier, et l'autre grand public au gymnase Oloumi, samedi, avec pour thème: « partager le rire pour la paix en Afrique », a constaté GABONEWS (webremix.info)
Khouribga: le festival du cinéma africain, une fierté pour le Maroc
Le Caire - Le festival du cinéma africain de Khouribga constitue une fierté pour le Maroc, a estimé le journal égyptien "El Misri Al Youm", faisant remarquer que le cinéma africain reste marginalisé dans les plus grandes manifestations cinématographiques internationales.
Cet événement est le premier de son genre dans le monde arabe et le deuxième en Afrique, au côté du festival de Ouagadougou au Burkina Faso, souligne le journal.
Le Grand prix "Ousmane Sembène" du 11ème Festival du cinéma africain de Khouribga, organisé du 19 au 26 juillet a été remporté par le film " Il va pleuvoir sur Conakry " du réalisateur guinéen Cheikh Fantamady Camara, rappelle la publication,
notant que cette édition a été marquée par la présentation d'importants films africains tels le "Chaos" des réalisateurs égyptiens Youssef Chahine et Khalid Youssef, et le dernier film "Moolaadé" du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène.
(webremix.info)
Afrique du Nord: Hommage
Youssef Chahine, cinéaste égyptien de renommée internationale, vient de nous quitter. Hédi Khélil, notre collaborateur culturel et critique de cinéma, revient ici sur certaines facettes de son oeuvre. (webremix.info)
Afrique du Nord: L'auteur du premier film arabe autobiographique
Ami intime et compagnon de route de Youssef Chahine dans la trajectoire difficile du cinéma arabe, Tahar Cheriaâ, fondateur des JCC, Journées cinématograhiques de Carthage, a écrit il y a 23 ans un article en hommage au regretté, le qualifiant de «l'auteur du premier film arabe autobiographique». C'était précisément en 1985 dans «CinémAction». Un numéro totalement consacré à «Youssef Chahine l'Alexandrin.» (webremix.info)
Du haut de ce viaduc... (webremix.info)
Afrique: Un hommage à Sembène Ousmane en ouverture
La 11e édition du Festival du cinéma africain de Khouribga s'est ouverte samedi soir sur un hommage appuyé au cinéaste et écrivain sénégalais Sembène Ousmane (1923-2007) dont "l'immense talent" a été salué tout au long de la cérémonie tenue à la gouvernance de la province. (webremix.info)
Nigéria : Une culture africaine regonflée à bloc
Grâce à leur cinéma, à leur littérature et à la mode, les Nigérians sont parvenus à redonner à l’ensemble de l’Afrique des valeurs communes. L’industrie cinématographique nigériane a produit en 2007 près de 1 200 films. Un chiffre probablement inférieur à la réalité, vu le nombre de DVD exposés dans les vitrines et sur le trottoir. On a l’impression qu’ils sortent par millions... (webremix.info)
Construction de l'union européenne la France apporte sa contribution (webremix.info)
FESTIVAL DU CINEMA D'AUTEUR DE RABAT
Le festival de Rabat, c'est une compétition, des séances de cinéma gratuites pour les Marocains mais c'est aussi l'occasion pour les cinéastes du Nord et du Sud de se rencontrer pour discuter de l'avenir du 7e art au Maghreb. Evene s'est glissé dans ce petit monde pour quelques jours, le temps de prendre la température du cinéma en Afrique du Nord. (webremix.info)
Amel Tafsout et Djamel Allam font étalage à Fès de leur art amazigh sublime
Fès : Les deux grands artistes algériens Amel Tafsout et Djamel Allam ont fait, jeudi en nocturne à Fès, étalage de leur art amazigh sublime, en ouverture de la 4-ème édition du festival international de la culture amazighe (3-6 juillet), placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Amel Tafsout, qui signifie "printemps de l'espoir", est parmi les chorégraphes, acteurs et maîtres de la danse du Maghreb les plus charismatiques de renommée internationale. Elle a séduit les publics dans le Moyen-Orient et l'Afrique du nord ainsi qu'en Europe, aux Etats unis et en nouvelle Zélande avec son étonnante et remarquable présence sur scène.
Chercheuse en anthropologie, elle a un Master en sociolinguistique et parle couramment quatre langues. Elle a été décorée par le Conseil international de la danse comme l'une des plus grandes artistes professionnelles de la danse à travers le monde.
Amel Tafsout a toujours été fascinée par la danse et la musique depuis sa tendre enfance et a grandi parmi les meilleurs danseurs traditionnels et musiciens de son pays d'origine. Elle a également étudié la danse folklorique européenne en Algérie, les danses de ses pays voisins du Maghreb et les pays du Moyen-orient, la danse africaine en Europe et la danse afro-cubaine.
Elle utilise actuellement son expertise pour mener à grand succès des classes de Master en danse, au tambour et au chant pour des étudiants d'origines diverses. Elle a développé dans ce sens une nouvelle méthode dans l'enseignement combinant à la fois danse, chant et tambour.
Le deuxième artiste de cette soirée d'ouverture n'est que le grand Djamel Alla C'est grâce à sa voix pleine et chaude et à sa riche palette sonore qui lui sert d'écrin que l'artiste a réussi à séduire le public, en le gardant silencieux et attentif tout au long du concert.
C'est au conservatoire de musique de Béjaïa que Djamel Allam apprend la musique. En 1970, il quitte l'Algérie pour se rendre à Marseille, puis à Paris.
Il se produit un moment dans les cabarets de la rue Mouffetard avec un répertoire de chansons françaises. Deux ans plus tard il apparaît en première partie du spectacle de Brigitte Fontaine et Areski à Alger.
Son premier album "arjouth" (laisse moi raconter), produit en 1974 par gille Beleives, remporte un très grand succès auprès du public et des médias.
Djamel remplit les grandes salles de France et part en tournée en Europe et aux Etats unis.
Après une notoriété acquise avec "Arjouth" mais surtout avec "Maradioughal" (Quand il reviendra), il sort, entre 1978 et 1985, trois albums "les rêves du vent", "Si slimane" et "Salimo".
Djamel Allam compose également des musiques de films tels que "Prends dix mille balles et casse toi" et "La Plage des enfants perdus" et fait des apparitions au cinéma dans "Les Sacrifiés", "Fort Saganne" ou "Les Folles années du twist".
Poussé sans doute lui aussi par le retour en grâce des musiques venues d'orient, le poète kabyle refait surface et de la plus belle façon avec "Gouraya", laquelle a été une incontestable réussite ancrée au mieux entre tradition et modernité.
Initié par la fondation esprit de Fès et l'association Fès-Saiss, ce festival connaît la participation d'intellectuels et artistes représentant notamment l'Algérie, l'Allemagne, les Etats unis, la France, l'Italie, le Maroc, le Sultanat d'Oman et la Tunisie.
Organisée en partenariat avec l'association "1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès", l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), le centre Sud-Nord pour le dialogue interculturel et la fondation BMCE, cette édition comporte des activités artistiques, des fantasias, des défilés d'habits amazighs, des chants et danses représentant les différentes régions.
(webremix.info)
Afrique du Nord: La relance du cinéma arabe, une utopie ?
Les participants à la rencontre portant sur «les défis du cinéma arabe» qui s'est déroulée, hier matin, à l'hôtel Sheraton, ont tenté de mettre le doigt sur quelques-uns des innombrables problèmes qui minent le cinéma arabe et l'empêchent de sortir de l'ornière. «Puisse cette rencontre lever un peu le voile sur ces problèmes et proposer des pistes de sortie», a souhaité le ministre de la Communication, Rachid Boukerzaza, dans son allocution. (webremix.info)
Festival du cinéma de Martil (webremix.info)
"Les Bouts de bois de Dieu" bientôt sur les écrans
Le roman «Les Bouts de Bois de Dieu» de Sembène Ousmane sera adapté au cinéma. C'est l'acteur américain Danny Glover, qui a l'ambition de réaliser ce film en Afrique et par des acteurs africains. Le tournage est prévu pour l'année prochaine selon des sources proches de la réalisation. (webremix.info)
"Nouba d'or et de lumière" primé à Grenade (webremix.info)
Cuba : Le Festival du Cinéma Français salue l'œuvre de Jacques Demy (webremix.info)
Préservation des films : Souleymane Cissé invité aux Etats-Unis par le réalisateur américain, Martin Scorsese
Après son séjour à Bamako, du 11 au 14 décembre 2007, sur invitation de l'Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest (UCECAO) le réalisateur américain, Martin Scorsese, a invité notre compatriote Souleymane Cissé aux Etats-Unis. Cette invitation, qui se déroulera, du 10 au 27 juin, permettra aux deux cinéastes de passer en revue leur partenariat, surtout, dans le cadre de la préservation des films et de la co-production avec les réalisateurs (...) (webremix.info)
Le cinéma camerounais en quête de repères
La 12ème édition du festival du film Ecrans noirs s'est achevée le week-end dernier, à Yaoundé. Véritable lieu de rencontre, de création d'opportunités entre différents acteurs du monde cinématographique venus d'horizons divers, ce rendez-vous culturel suscite l'évocation des problèmes que connaît le cinéma en Afrique centrale et plus précisément au Cameroun. (webremix.info)
Gérard Le Chêne - Nous parlons de l'Afrique
Le président directeur général de Vues d'Afrique Å"uvre pour le développement du cinéma africain. (webremix.info)
Afrique: Le cinéma africain s'affiche à Yaoundé
Les films africains sont à l'honneur à Yaoundé, capitale administrative du Cameroun. La 12ème édition du festival Ecrans Noirs s'y déroule depuis samedi dernier, avec pour thème "Femmes, cinéma et audiovisuel". (webremix.info)
Liens : Cinema Africain et Antillais
Kima Arts
Kima Arts Production est une société de production spécialisée dans le cinéma africain et la musique africaine.
blackmovie
festival de films des autres mondes
Initialement centré sur l'Afrique, blackmovie a changé de cap depuis 1999 : nouvelle direction, élargissement de la programmation aux cinématographies des trois continents d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, spécialisation dans une approche par thématiques conçues autour de sujets de société ou de l'actualité, des cinémas populaires, des nouvelles cultures urbaines, d'un genre ou d'un réalisateur
Afrocine
Sur Afrocine.com, le cinéma noir est à l'honneur : nouveautés, rétrofiction... Mais aussi Blackcast (espace casting) : le fichier de comédiens de couleur (hommes & femmes).
Association Cinémas d'Afrique
Tout sur l'association Cinémas d'Afrique, son Festival de cinéma, ses expositions, ses activités...
Fespaco
Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) est la plus grande manifestation cinématographique du continent africain.
Festival del cinema africano
Depuis 1991, à Milan, au mois de mars et pour une période de sept jours, a lieu la manifestation dénommée "Festival du Cinéma Africain". Depuis 2004, le Festival a pris le nom de Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine, élargissant ainsi la sélection aux films provenant des trois continents. Des manifestations parallèles, ou immédiatement successives, sont prévues dans d'autres villes italiennes.
Vous pouvez Soumettre un Lien dans cette catégorie




