Photo Africaine et Antillaise

Actualité : Photo Africaine et Antillaise

Afrique:Paris Photo - La disparition des frontières dans la photographie

[RFI] Le salon de photographie le plus prestigieux au monde ouvre jusqu'au dimanche 12 novembre ses portes au Grand Palais, à Paris. À Paris Photo, 189 galeries de 30 pays reflètent l'effervescence du marché international de la photographie. (webremix.info)


La photographie africaine, un bon filon pour les collectionneurs

La photographie est à l’honneur à Paris avec l’ouverture le 8 novembre de la foire internationale Paris Photo. Dans ce marché en forte croissance, l'Afrique a le vent en poupe auprès des collectionneurs d'art contemporain. (webremix.info)


Malal Talla alias Fou Malade, president de « Guédiawaye Hip Hop » : « Le hip hop, un levier d’émancipation citoyenne »

En faisant l’état des lieux dans le mouvement hip hop, Malal Almamy Talla alias Fou malade, président de G Hip hop, note une renaissance du mouvement en termes d’organisation, de structuration. Ainsi, il appelle l’Etat du Sénégal à prendre davantage conscience des énergies nouvelles qui s’expriment à travers cet univers artistique, en vue de les accompagner à jouer pleinement leur rôle dans le développement. Dans cet entretien, il manifeste toute sa satisfaction liée à la mise en place du Fonds de développement des cultures urbaines par l’Etat du Sénégal.

Quel est l’état des lieux dans le mouvement hip hop au Sénégal ?
En tant que Malal Almamy Talla Alias Fou malade, dirigeant du Mouvement Guédiawaye Hip hop, je suis très content de parler des cultures urbaines, de Hip hop de manière globale. Car, il faut préciser que les cultures urbaines, c’est l’appellation politique du hip hop. C’est quand les politiques ont voulu donner un contenu politique au hip hop, autrement dit quand ils ont voulu négocier et accepter le Hip hop pour le justifier, qu’ils l’ont appelé ainsi. Mais nous, nous l’appelons Hip hop. C’est cette culture qui nous a élevé et balisé le terrain. Elle nous a poussé à la quête de la connaissance. Elle a produit en nous la self-confidence (confiance en soi). C’est cette culture qui nous a appris qu’on peut devenir des entrepreneurs. Qu’on pouvait partir de zéro pour devenir plus tard des héros. En ce qui me concerne, j’ai commencé en 1994 avec le groupe African. La première génération du Hip hop, c’est avec Didier Awadi, les Positive Black Soul, Kocc Barma de Max Crazy, Gnoul Té, Rapadio, Pee Froiss, Daara-J. Il y a ensuite la deuxième génération. Je crois que j’en fais partie, c’est Keur-Gui, 5ème Underground, Simon, avec Ti Grim B, Underground PA, Diwaniz, Wa Guëbleu, Gaston, etc. Il y a ensuite la troisième génération. Le travail de la première génération a consisté à installer le Hip hop. Quand ce mouvement est venu au Sénégal, il était tellement stigmatisé par la société sénégalaise qui peinait à l’accepter comme forme d’expression. Car, les gens disaient qu’il venait des Etats-Unis, il était insolent, que ses acteurs portaient des pantalons tellement longs. Tout un tas de clichés et de stéréotypes. Cependant, les messages que les hip hoppeurs lançaient étaient très forts. On se souvient de ce « Ceci n’est pas normal », « Atayaa » du Pbs, Daara-J, Pee Froiss qui était le groupe le plus engagé. L’arrivée de Rapadio a aidé à rendre le rap beaucoup plus wolof et plus proche du langage urbain. Ces groupes ont beaucoup travaillé à sensibiliser les jeunes. C’est pourquoi, en 2000, énormément de jeunes sont allés voter. Ce travail a été parachevé par des groupes comme Keur-Gui, Bat’Haillons Blindé, Fuk’N’Kuk, etc., pour arriver à créer ce qu’on appelle le mouvement « Y en a marre ». Les deux générations ont donc travaillé sur des textes très sociaux, en lien avec la société. Aujourd’hui, la troisième génération parle de Bling Bling, d’argent.

Sur le plan musical, qu’est-ce qui a bougé ?
D’un point de vue musical, énormément de choses ont changé et on assiste, en même temps, à la structuration du Hip hop. C’est-à-dire que ce que le Hip hop avait perdu avec la deuxième génération, la troisième est en train de le rattraper car les hip hoppeurs prennent le Grand Théâtre, Sorano, la Place du Souvenir, le Monument de la Renaissance, bref, le Hip hop mobilise. Les acteurs du hip hop sont très présents dans les réseaux sociaux, travaillent avec les nouvelles technologies, etc. On assiste à la création de centres sociaux dédiés au hip hop comme Africulturban, la Maison de la Culture urbaine, Guédiawaye Hip hop, etc. Il y a eu tellement de dynamiques. On assiste à une renaissance en termes d’organisation et de structuration mais aussi en termes d’entrepreneuriat. Aujourd’hui, la nouvelle génération parle d’argent, d’économie, etc. Au début, tout le monde voulait devenir rappeur. Même les fans voulaient et finissaient par devenir rappeurs. Nous sommes arrivés à un moment où les gens ont compris que le Hip hop comporte différents métiers, le Hip hop et ses dérivés. Il y a des opportunités de formations offertes par G Hip Hop, Africultururban, la Maison des cultures urbaines qui se trouve à Ouakam. Il y a la vidéographie, la photographie, le management. Au début, il n’y avait pas de possibilités d’apprendre le management. Aujourd’hui, il y a des formations qui sont offertes autour de ces différentes branches du Hip hop. Cela offre énormément d’opportunités et il y a une interaction entre les jeunes Sénégalais et les autres. Les groupes dont on rêvait, on les voit à travers les festivals comme Festa2H, et puis les jeunes voyagent, etc. Ils vont au Mali, au Burkina Faso, au Maroc, au Cameroun. Grâce à ces événements que nous organisons, les jeunes entre-agissent, ce qui débouche à une coopération Sud-Sud. A l’image de la Cedeao, les jeunes se retrouvent grâce au Hip hop et discutent de migration, de radicalisation, etc.

Quels est le levier à activer pour davantage valoriser le Hip hop ?
Le levier à activer, c’est ce que l’Etat a compris en mettant en place le Fonds de développement des cultures urbaines. En 2012, « Y en a marre » a mobilisé les jeunes, c’est ce que les politiques ont compris quand ils disaient que le Hip hop est un levier d’émancipation citoyenne. C’est ce qui a amené le président Macky Sall à mettre en place le Fonds de développement des cultures urbaines pour accompagner les initiatives qui sont prises dans le Hip hop, notamment l’information, la structuration, etc. Aujourd’hui, il y a nécessité de comprendre qu’au-delà de la couture, de la coiffure, des autres métiers, il y a les nouvelles énergies. Il s’agit du Hip hop. Le Hip hop ne s’apprend pas dans les centres de formation. Il est important que l’Etat fasse une politique d’ajustement, il doit tenir compte des mutations ; et les mutations, ce sont les nouvelles énergies. Il doit capitaliser toutes ces énergies afin de les accompagner.

Pensez-vous que la mise en place de ce fonds est pertinente ?
Bien sûr. La mise en place de ce fonds est très importante car elle a permis de faire bouger les choses à Mbirkilane, à Rosso et un peu partout. Car, dans toutes les localités, il y a un fonds sur lequel les acteurs culturels peuvent compter. D’autant plus que, ce fonds est super bien géré. Nous, nous avions déposé pour la structuration de G Hip hop et cela nous permet de gérer nos salaires et nos charges liées à l’eau, l’électricité, etc. Le centre est géré de manière autonome, même si nous nous sommes installés sur un espace qui appartient à la mairie. Mais, ça nous permet d’augmenter notre programmation. C’est-à-dire, si nous n’avions pas la possibilité de louer une sonorisation pour organiser un « sifer » tous les samedis à travers Woriba Champion style, donner du transport, on peut le faire maintenant. Ce fonds est très utile parce que quand on donne aux jeunes cette opportunité de se regrouper tous les samedis, on réussit à les capter. Peut-être qu’ils allaient se livrer à des occupations négatives, s’ils n’avaient pas cette possibilité. Seulement, en ce qui concerne la nécessité de promouvoir l’impact du fonds, c’est au gestionnaire de le faire. Nous sommes des acteurs culturels, certains ont souscrit pour la formation, d’autres pour l’entrepreneuriat, d’autres pour la mobilité, etc. A mon avis, la Direction des arts doit également jouer un rôle dans la promotion du fonds ou de son impact.

Le niveau de succès du Hip hop sénégalais vous satisfait-il ?
Bien sûr. Chaque génération s’impose et les générations précédentes refusent que les nouvelles générations les étouffent ou les pervertissent. Par exemple, Fuk’N’Kuk peut être considérée comme de l’actuelle génération, mais aussi, comme de l’ancienne génération. Car, c’est un groupe qui fait du rap pas du tout «bling bling», du rap «underground» très scotché aux réalités du moment. Et il remplit le Théâtre national Daniel Sorano, c’est agréable à regarder sur scène. Il refuse d’être perverti par ce qui se passe aujourd’hui. On retrouve ce Hip hop très diversifié. On peut retrouver du Dip dans le Hip hop sénégalais, mais également du Omzo Dollar, du Keur-Gui. Ce mélange permet d’équilibrer car si on n’a que du Fuk’N’Kuk ça devient monotone. Le rap sénégalais est connu pour son engagement social, son intérêt à la chose politique. Cet aspect a été valorisé par « Y en a marre » à travers le projet Citizen Mike. G Hip hop également le valorise à travers Jotayou Gokh-Yi, etc.

Et le Hip hop sénégalais se porte-t-il bien à l’extérieur ?
N’oubliez pas, quand on te dit que ta musique est connue de l’extérieur, c’est pour te demander si ton produit marche à l’extérieur. Les commerces, les labels, les maisons de disque sont de gros commerçants qui ne cherchent pas à vendre un discours, mais plutôt un style, un rythme. Maintenant, faut-il se pervertir pour vendre sa musique ou faut-il rester scotché aux réalités sociales ? C’est un choix. C’est comme si on me disait : Préfères-tu un Souleymane Faye qui pervertit son texte pour vendre sa musique ? Vendre à l’extérieur, ça dépend. Les Etats-Unis influencent tout le monde parce qu’ils sont nombreux. C’est un marché. En Afrique, c’est normal que le Nigeria influence tout le monde parce que c’est un géant, un pays géant économiquement, mais aussi sur le plan démographique. Ça aussi, ce sont des paramètres à prendre en compte.

Parlez-nous de vos projets…
Nous sommes concentrés sur G Hip hop qui est un centre de formation et de réinsertion aux métiers du Hip hop. Un centre qui essaie de répondre aux problèmes rencontrés par les jeunes et les acteurs du Hip hop dans la commune de Wakhinane-Nimzatt. On essaie de faire des événements, de faire bouger les choses. On essaie de lutter contre le désenclavement culturel en mettant en place un espace qui est disponible pour les populations, mais surtout pour les jeunes acteurs. On déroule des formations, des concerts et énormément de choses. Du 16 au 18 novembre, nous organisons un festival qui s’appelle Voice Thought. C’est un festival qui invite à donner la réflexion du Hip hop, les responsabilités des acteurs du Hip hop africain face à la radicalisation des jeunes. Il s’agit d’ateliers de DJing, de concerts, de panels à Dalifort, Guédiawaye, etc. Nous préparons également le festival Guédiawaye By Rap. Ce sera la quatrième édition qui va célébrer le Cinquantenaire de Guédiawaye. C’est important en termes de patrimoine de sensibiliser les jeunes sur la connaissance de leur localité. Sur le plan artistique, je prépare quelque chose avec mon acolyte Niagass, un album qui s’appelle « Ousseynou ak Assane ». C’est un album qui va sortir en 2018. Nous avons bouclé notre enregistrement. Nous étions en discussion avec Universal Afrique pour voir comment promouvoir cet album sur le plan sous-régional, africain et international.

LeSoleil Propos recueillis par Abdou DIOP

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