Photo Africaine et Antillaise
Actualité : Photo Africaine et Antillaise
France-Eire: la France ironise sur la main de Thierry Henry, l'Irlande montre du doigt le "tricheur""La Main de Dieu", "La main de la delivrance", pour les uns, "Nous avons ete voles", "tricheur", pour les autres: les journaux francais et irlandais commentaient abondamment jeudi la faute non sanctionnee de Thierry Henry qui a permis d'envoyer la France en Afrique du Sud. "Sauves miraculeusement au bord du gouffre grace a un but entache d'une main dans la prolongation", titre ainsi l'Equipe a la suite du match nul 1-1 de mercredi a Paris entre la France et l'Eire qui a permis aux vice-champions du monde de se qualifier pour la phase finale du Mondial. Pour le quotidien sportif, "c'etait un miracle d'avoir survecu aussi longtemps a pareil neant, a ces passes de petits garcons et a ces peurs de joueurs moyens. Un miracle d'avoir survecu a toutes les occasions irlandaises au coeur du match le plus attendu et le plus rate de l'histoire de l'equipe de France depuis une eternite". La France a tout interet a jouer "profil bas", poursuit l'Equipe. "Deux heures de jeu qui amenent a simplement souhaiter que notre equipe nationale soit, au Mondial, digne des +geants+ du football qu'elle a elimines, a savoir la Roumanie et l'Irlande. Deux heures de jeu qui incitent les Bleus a la plus belle des modesties: ils ne forment pas une grande equipe. Forment-ils une equipe d'ailleurs ? Peu importe la reponse aujourd'hui. Esperons simplement qu'ils la trouvent d'ici au mois de juin prochain", estime encore le journal. "Miraculeux", titre egalement le Parisien/Aujourd'hui en France". Pour le quotidien, les Bleus se sont montres "incroyablement apathiques, incapables de confectionner un semblant de football et d'aligner deux passes consecutives". "Qu'on ne s'y meprenne pas", ajoute le Parisien. "Le Mondial 2010 sera encore plus dur pour elle (la France") que le sinistre Euro 2008 (elimination au 1er tour: ndlr)". "L'Italie, l'Allemagne, l'Espagne, le Bresil, l'Angleterre seront presents, tout comme l'Argentine, les Pays-Bas ou le Portugal". Le Figaro ecrit, quant a lui, que "sans le meriter, les Tricolores iront en Afrique du Sud. Le journal estime cependant que "pour esperer un parcours glorieux, les hommes de Domenech devront imperativement gagner en consistance, en serenite et c'est loin d'etre gagne, au regard de la pauvrete de leur prestation". Enfin, pour France Soir, "la France s'est qualifiee au terme d'un suspens insoutenable et grace a une main qui va faire debat dans les prochains jours". De son cote, la presse irlandaise montrait du doigt "le tricheur" Thierry Henry, apres sa main qui a amene le but qualifiant la France pour le Mondial-2010 aux depens d'une Republique d'Irlande "volee". Les tabloids de l'ile se dechainaient: "Nous avons ete voles", constate l'Irish Star, "Le Cheat" (ndlr: le tricheur), accuse l'Irish Mirror a cote d'une photographie de l'attaquant du FC Barcelone. Plutot que "la main de Dieu" ("Hand of God") de Diego Maradona contre l'Angleterre au Mondial-1986, l'Irish Sun prefere voir dans le geste du Francais une moins glorieuse "hand of frog", usant du surnom peu amene reserve aux Francais sur les iles britanniques. La presse traditionnelle n'est pas plus tendre: "Braquage a main armee", lache en titre l'Irish Independent, "cambriolage a la lumiere du jour", rencherit l'Irish Examiner qui appelle a la mise en place de l'arbitrage video. L'Independent regrette une "immense injustice pour les hommes en vert qui voient une bourde de l'arbitre envoyer la France en Afrique du Sud". "Les Irlandais inconsolables alors que la main d'Henry est la seule chose qui separe les deux equipes", constate, plus sobre, l'Irish Times. Sur la BBC, le capitaine de l'Irlande Robbie Keane ne cachait pas sa fureur contre les presidents de l'UEFA et de la Fifa, coupables a ses yeux d'avoir favorise volontairement la France: "Ils sont sans doute en train d'applaudir, Platini assis, au telephone avec Sepp Blatter, ou s'echangeant des SMS, ravis du resultat." afp(); (webremix.info)
Bamako, versant Afrique du nord
Photographie Autour du theme des frontieres, la 8e edition de la Biennale de la photographie africaine de Bamako (7 novembre-7 decembre) rassemble une centaine d'artistes venus de tous les pays du continent. On y croise quelques references internationales, comme Martin Parr, mais on y decouvre aussi la vitalite et la richesse des photographes africains. C'est le cas, notamment, en Afrique du nord. Choses vues. Stele 9, serie : cimetiere de Zaafrane, 2008 (Tunisie). Lilia Benzid (webremix.info)
Exposition de photographie sur la coopération Chine-Afrique à Beijing
Une exposition de photographie s'est ouverte lundi a Beijing pour illustrer les realisations de la cooperation Chine-Afrique depuis le Sommet de Beijing 2006 du Forum de cooperation Chine-Afrique (FCCA). Cet evenement marque le 3e anniversaire du Sommet de Beijing, a l'issue duquel le president chinois Hu Jintao avait annonce huit mesures concernant la cooperation bilaterale. L'exposition, composee de plus de 150 photos, passe en revue le Sommet de Beijing tout en mettant l'acc ... (webremix.info)
Lancement de la 8ème édition des Rencontres de la photographie à Bamako
La biennale africaine de la photographie s'est ouverte samedi a Bamako sur le theme « des frontieres », peut-on lire dans Le Soleil. Jusqu'au 7 decembre, des photographes et videastes de 20 pays d'Afrique et d'ailleurs sont attendus dans la capitale malienne. Depuis 1994, les Rencontres de Bamako ont permis la decouverte de nombreux photographes d'Afrique et de la diaspora. Elles sont organisees par le ministere malien de la Culture et l'organisme public francais Culturesfrance. (webremix.info)
Aux Antilles avec Denise Colomb
Photographie C’est a partir des annees 1950 que Denise Colomb (1902-2004) entame une serie de portraits qui resteront dans les annales et assieront definitivement sa notoriete. De fait, elle reste comme LA photographe qui a realise les derniers portraits de l’auteur et acteur Antonin Artaud et du peintre Nicolas de Stael. La part emergee d’une oeuvre qui recele egalement deux reportages effectues aux Antilles, en 1948 d’abord, a la demande de l’ecrivain et tout jeune depute Aime Cesaire, puis en 1958. L’exposition qui se tient au Jeu de Paume, site Sully, permet de mettre en exergue ce travail qui n’avait jusqu’alors jamais fait l’objet d’une presentation a part. Denise Colomb aux Antilles, de la legende a la realite, 1948-1958 veut aussi par ce biais rehabiliter la Francaise dans cette lignee de photographes dits humanistes dominee par les Boubat, Ronis, Doisneau et autres Isis. Filets de peche, Le Vauclin, Martinique, s.d. Ministere de la Culture/Mediatheque du Patrimoine/RNM (webremix.info)
Afrique: Les photographes africains se donnent rendez-vous au pays
Du 7 au 13 novembre la Vill e de Bamako accueill e la 8e edition des Rencontres africaines de la photographie de Bamako. Il s'agira cette annee d'une biennal e relookee. «Rencontre biennal e africaine de la photographie de Bamako », c'est la nouvell e denomination de la manifestation. (webremix.info)
Arts premiers: salon annuel "Parcours des Mondes" jusqu'à dimanche à Paris
"Si vous trouvez un masque baoule a 150 euros aux Puces, ne pensez pas que vous avez achete la Joconde!", dit un specialiste. Le marche des arts premiers africains, dont Paris est la place forte, reclame expertise et intuition pour dejouer le plus grand piege: et si c'etait faux ? La creme de la creme des galeristes internationaux specialises dans les arts premiers est reunie a Paris jusqu'a dimanche, pour le salon annuel "Parcours des Mondes". En parallele, la Monnaie de Paris propose une exposition (jusqu'au 18 octobre) sur le "regard des marchands" portes sur ces oeuvres. Comme a chaque edition, un comite d'experts parcourt les 62 galeries reunies dans le VIe arrondissement, pour s'assurer de la qualite des objets proposes dans un secteur ou les prix se tiennent bien, malgre la crise, meme s'ils n'ont jamais atteint ceux de l'art moderne ou contemporain. L'oeuvre d'arts premiers la plus chere jamais vendue au monde aux encheres, un masque Fang du Gabon, en bois et haut de 48 cm, a ainsi ete acquise a Paris en 2006 pour 5,9 millions d'euros. Cette annee, c'est une statuette kwele, egalement du Gabon, qui a pris la tete des ventes en frolant le million d'euros. Le marche des arts premiers, et notamment celui des objets africains, est "un fabuleux marche, un domaine ou on peut acheter des pieces de musee. Mais il faut etre vigilant", indique le jeune galeriste Renaud Vanuxem, 41 ans, interroge par l'AFP. Mais comment ? L'art africain, comme le souligne un des grands marchands du secteur, Bernard Dulon, est un domaine "ou l'on a tres peu de litterature, ou le nom des artistes n'est pas connu". On detecte un faux "d'abord par le facteur rationnel, stylistique", dit M. Vanuxem, "un faussaire exagere toujours le style, la taille, la patine". Et comme "les faux sont souvent faits d'apres des photographies prises dans des livres, les copies sont mal faites, les dimensions ne sont pas bonnes, un cote du masque est par exemple copie, mais pas son revers qui n'a pas ete photographie", ajoute M. Dulon. Il y a aussi le flair, donne par l'experience. "Pour detecter un faux, il faut avoir vu des milliers de pieces", affirme Pierre Moos qui dirige le "Parcours". Et "c'est immediat", ajoute M. Dulon, qui detecte un faux avant que le resultat d'eventuelles analyses scientifiques ne lui soient donnees. Sans parler du prix. "Une statue Fang qui vaut 500.000 euros, quand elle est proposee a 50.000, il faut se mefier", dit-il. Et pour M. Moos, on ne trouve pas de Joconde aux Puces. Le faux dans l'art africain existe depuis longtemps, mais jusqu'aux annees 1980, on trouvait encore des beaux objets authentiques, anciens, avec une "ame", ayant servi dans leur contexte rituel, dit Renaud Vanuxem. Aujourd'hui en Afrique, "il n'y a quasiment plus d'objets authentiques", ajoute-t-il, et le marche vit en circuit presque ferme, les marchands s'approvisionnant chez des collectionneurs, qui vont chez des marchands. A moins que d'anciens coloniaux ne vendent leurs objets, qui se revelent eux aussi parfois faux. Dominique Lachevsky, de Senlis, collectionne des masques depuis une vingtaine d'annees. "Tres rares sont les collectionneurs a qui il n'est pas arrive d'acheter des faux au debut", declare cet architecte. "Apres, on est prudent", et surtout, comme il l'a fait, on lit des livres, on va dans des musees, on observe longuement les pieces. afp(); (webremix.info)
Les ateliers voyages
Les Ateliers Voyages sont l'occasion de decouvrir, de maniere vivante et creative, le paysage humain, culturel, et artistique d'un pays. Pour chaque Atelier Voyage, l'accent est mis sur un, ou plusieurs aspects (culturel, humain, patrimonial, artistique…) exprimes au travers de differents moyens (photographie, video, ecriture). C'est au coeur d'un petit groupe (6 a 10 participants selon les destinations) que chacun realisera, a sa maniere, un projet sur un support de son choix (carnet de voyage, book, portfolio, maquette…). Terre africaine et creation La prochaine destination sera l'Afrique du Sud, pour 11 jours et 10 nuits, du 15 au 25 octobre 2009. Cet Atelier Voyage propose de decouvrir la nouvelle societe sud-africaine et de profiter de cet “etat de voyage“ pour aller a la rencontre des differentes facettes de la nation Arc en ciel. D'une mine d'or dans les environs de Johannesburg a la (...) - Culture et identite (webremix.info)
Gamma est mort, vive le photojournalisme
Gamma est en redressement judiciaire, et c'est un peu une epoque qui s'acheve. Une epoque ou une bombe explosait dans un pays lointain, le telephone sonnait chez un photojournaliste, un redacteur en chef le depechait en Israel, en Inde ou en Afrique du Sud, et le reporter sautait dans l'avion, Leica en bandouliere. Les bombes explosent toujours, mais les telephones ne sonnent plus, et de toute facon, qui utilise encore des Leica? Gamma, fondee en 1967, ouvrit la voie au regne des agences photos. Tous ces empires en A (Sigma, Sipa, Gamma) ont salarie les Boro reporters, faisant d'eux des princes baroudeurs. «Les photojournalistes sont entres dans un moule en 67, ils ne l'ont pas revise depuis, explique Francois Hebel, directeur des Rencontres photographiques d'Arles, ancien directeur de Magnum. Le resultat, c'est qu'ils sont tous au chomage et dans des situations sociales terribles aujourd'hui, parce qu'ils n'ont pas voulu se remettre en cause». Crise du photojournalisme, ou crise de la presse Ce qui a change, depuis l'age d'or du photojournalisme, c'est evidemment la presse, et sa crise. Une crise structurelle: tout le metier a ete bouleverse par le succes d'Internet et les agences traditionnelles ont peine a s'adapter a la nouvelle donne. A cette crise structurelle s'est ajoutee la crise actuelle, qui se materialise notamment par la rarefaction des annonceurs. «La reaction des journaux a ete naturellement de chercher a faire des economies, souligne Alain Genestar, ancien directeur de la redaction de Paris Match et fondateur de Polka Magazine. Ces economies se sont naturellement faites sur ce qui est exterieur a l'entreprise, dont les cliches des agences photo. Faire des economies de cette maniere est naturellement moins douloureux socialement.» Moins douloureux, et plus rentable: les photojournalistes sont particulierement couteux. «Journaliste photo, c'est un double metier, a la fois journalistique et artistique. C'est un travail tres complet qui demande du temps», explique Magdalena Herrera, directrice de la photographie chez Geo. Trop de temps pour une presse de plus en plus pressee. Et qui a besoin de la publicite pour survivre. «Il y a de moins en moins d'annonceurs, souligne Lizzie Sadin, photojournaliste et laureate du visa d'or dans la categorie magazine en 2007. Moins de pubs, moins de pages, et surtout moins de pages pour un certain type de reportages. Je fais des reportages sociaux, avec des sujets engages, lourds, d'investigation, qui montrent une realite assez noire. Mais on ne peut pas toujours les passer, et pas forcement pour des questions d'argent.» Les publicitaires, en plus de se faire rare, sont toujours aussi exigeants: pas de femme battue a cote d'une campagne pour L'Oreal, pas de mineurs violentes pres de publicites familiales. «Les annonceurs refusent, ils disent que c'est mauvais pour eux. Moi j'ai pris une claque dans ce metier, en comprenant l'influence des annonceurs sur le choix des photoreportages». Fin du colonialisme photographique A Geo, Magdalena Herrera annonce la fin «d'un certain colonialisme photographique.» On n'envoie plus quelqu'un de Paris photographier l'actualite en Asie parce qu'on trouve sur place des journalistes de talent. «Moi j'ai un reseau dans le monde entier», ajoute Herrera. A la maniere des agences «filaires» comme Reuters. «Je n'envoie pas un Americain aux Philippines, parce que j'ai des gens aux Philippines. On ne se rencontre pas forcement, on se parle au telephone, par Internet, on s'envoie des messages. Le photojournalisme se developpe dans un tas d'autres pays, comme en Malaisie, aux Philppines, en Inde, en Chine.» Un photographe envoye sur le terrain pour un «picture magazine» comme Geo ou National Geographic, qui va partir dix ou quinze jours pour un sujet, est paye entre 3.000 et 7.000 euros, pour un travail qui va passer sur 12 a 16 pages. Si les frais de transport et de logement peuvent etre evites, ce sont evidemment des economies pour la redaction. En photo aussi, il existe une forme de delocalisation. Autre probleme: l'ombre parfois envahissante des lecteurs. Les redacteurs en chef refusent certains sujets parce qu'ils prejugent de ce qu'en pensera leur lectorat. Michel Philippot, ancien directeur photo du Monde 2 ne supportait pas qu'on lui demande des photos qui «feraient plaisir aux gens». «Je travaillais dans un journal de fin de semaine. On me disait que le week-end on se detend, on ne veut pas demoraliser les gens. Mais quand ce n'est pas le week-end, c'est parce que c'est la crise, ou pour une autre raison. Et les picture editors s'ecrasent: qu'est-ce qu'on peut faire?» Faire confiance Tout le monde en convient, le photojournalisme n'est pas mort. Il faudrait faire confiance aux lecteurs, et renouveler le genre. Leur faire confiance parce que, remarque Jean-Francois Leroy, directeur du festival Visa pour l'image de Perpignan, les gens s'interessent au photojournalisme plus qu'on ne le pense. «Les visiteurs sont de plus en plus nombreux a Perpignan. En 2008, on a fait 225 000 entrees: ca ne cesse de croitre. Et nous prouvons tous les ans l'excellence du photojournalisme, avec plein de jeunes, comme Walter Astrada, Dominic Nahr, Caroline Poiron, Corentin Fohlen.» Leur faire confiance aussi pour comprendre une photographie nouvelle. «Ce qui a precipite la chute des agences, les unes apres les autres, c'est aussi ce refus de la presse de se remettre en question quant a ce qu'elle propose: elle n'a pas voulu reflechir a la facon dont evolue la photo et n'a pas compris que les lecteurs etaient prets pour une autre photo que la presse ne proposait pas», estime Francois Hebel. Selon Jean-Francois Leroy, la volonte de «renouvellement systematique» n'a pas de sens. «Moi je ne suis pas fatigue des gens comme Stanley Greene, je ne suis pas fatigue des photographes dits classiques. Pourquoi est-ce qu'il faudrait en changer?» Mais force est de constater que la presse ne reflete pas toujours les changements de la photo, et qu'un renouvellement des genres ne serait pas inopportun. Un photographe comme Martin Parr (un «tres grand artiste mais pas un photojournaliste» selon Jean-Francois Leroy) n'apparait ainsi jamais dans la presse. Ses photos saisissent pourtant la realite: pas de pause, pas de mise en scene dans sa serie sur le luxe montree a Arles, mais un point de vue satirique et mordant qui rend compte d'un milieu. De meme le photographe Jean-Christian Bourcart — qui n'est pas toujours photojournaliste si l'on definit le metier par le fait de publier dans la presse — prend des photos avec un regard neuf, une ecriture photographique que l'on ne voit pas dans les medias. «Les journaux font ce qu'ils peuvent, estime Bourcart. Je ne les blame pas; ils sont dans un systeme ou ils racontent le monde et ils ont du mal a subjctiviser leur point de vue» Dans sa serie intitulee «Camden», exposee a Arles, Jean-Christian Bourcart s'est mis en scene lors d'une viree dans la ville du New Jersey, consideree comme la plus dangereuse des Etats-Unis. Il saisit ses rencontres, ses deboires. En exergue, a l'entree de la salle, il ecrit: «Mon point de vue est determine par qui je suis, donc si je parle de moi, je contextualise mon point de vue, et je me rapproche d'une objectivite.» Alain Genestar, qui a lance l'annee derniere Polka Magazine, une nouvelle revue consacree au photojournalisme, prend le pari de faire connaitre des photographes a l'ecriture «parfois plus compliquee». Le lancement de Polka a ete accompagne d'une galerie photo du meme nom, creant un nouveau modele economique pour tenter de s'en sortir differemment. Les premiers numeros du magazine ont parie sur des grands noms, de Steve McCurry a William Klein, exposes et publies a la fois. «Mais c'etait pour s'installer. Dans le prochain numero, on trouvera des photographes bangladeshi ou indien que le public ne connait pas. Nous le photojournalisme, on y croit completement». Charlotte Pudlowski Image de une: Jean-Christian Bourcart, NJ, de la serie «Camden». DR. Dans le corps de l'article: 1) Reuters/ Yannis Behrakis, photographe de Reuters, couvrant Ramallah 2) Martin Parr, serie «Luxury» 3)Jean-Christian Bourcart, «Camden» Si vous avez aime cet article, vous aimerez peut-etre «Les photographes n'ont pas encore apprivoise internet» (webremix.info)
Le PNUD lance un concours de photos sur l'écologie en Afrique
Le Programme des Nations unies pour le developpement (PNUD) a lance vendredi a Addis-Abeba, en Ethiopie, un concours de photographie consacre a l'ecologie en Afrique. Les candidats a ce concours doivent photographier des individus ordinaires travaillant a la reduction des effets du changement climatique dans le continent africain, indiquent les organisateurs. Ce concours compte mettre en lumiere des histoires qui representent les peuples d'Afrique exercant le role de gardiens de leur environnement (...) - 2009-06-21 / 07. Epoque (webremix.info)
Le PNUD et Olympus lancent un concours de photo sur l'écologie en Afrique
C'est en partenariat avec la societe Olympus Corporation et la Fondation Agence France-Presse que le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUD), a lance aujourd'hui a Addis Abeba, en Ethiopie, un concours de photographie, place sous le theme de l'ecologie, et destine a montrer des individus ordinaires travaillant a la reduction des effets du changement climatique dans leur pays, leurs villes et leurs communautes. (webremix.info)
Afrique: Pour montrer le vrai visage de l'Afrique - Gomis expose ses clichés à Tarifa
En plus du cinema, la photographie senegalaise sera presente a la sixieme edition du festival de cinema africain de Tarifa, en Espagne a travers les oeuvres de Mamadou Gomis. (webremix.info)
L'Agence Tunis-Afrique Presse remporte le Prix de la meilleure photo
L'Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a recu le premier prix du concours de la meilleure photographie organise par l'Institut international de recherche et de formation des Nations unies pour la promotion de la femme (UN-Instraw) et le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar). (webremix.info)
L'Agence Tunis Afrique Presse remporte le prix de la meilleure photo
L'Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a recu le premier prix du concours de la meilleure photographie organise par l'Institut international de ... (webremix.info)
L'Afrique de Guy Tillim : un continent à l'abandon
Il photographie la grisaille de Johannesbourg ou part au coeur de l'Afrique noire sur les traces de l'homme politique congolais Patrice Lumumba. Les images du Sud-Africain Guy Tillim montrent des pays exsangues, mal remis de la colonisation et de l’apartheid… Ses expositions “Jo’burg†et “Avenue Patrice-Lumumba†sont a voir a Fondation Henri Cartier-Bresson (Paris), jusqu'au 14 avril. (webremix.info)
Kuoni : les cahiers des prix supprimés dans les nouvelles brochures
La collection Kuoni 2009 est dans le droit fil du nouvel esprit « Corporate». Les trois bandes figurent bien a la Une et la photographie du fondateur est bien en place sur la deuxieme de couverture. Depuis l'annee derniere les quelque trente filiales que le voyagiste zurichois a developpe a travers le monde se regroupent sous une meme charte graphique, une meme et nouvelle identite visuelle. Des voyages a la carte et des itineraire privatifs aux Sables en passant par les Circuits et les specialistes (Scanditours, Vacances Fabuleuses etc.) la collection 2009 de Kuoni France se traduit par douze bien jolies brochures qui, dans leur diversite, s'adressent a l'ensemble du marche francais. Hebergements en hotels de charme ou en places, tourisme de randonnee, circuits express, trekking hors des sentiers battus, la collection 2009 de Kuoni France donne en effet le grand choix. « Elle est concue pour s'adapter a la tonicite du marche » explique Nicolas Delord, directeur du tour-operating. D'une facon generale les traditionnels cahiers des prix sont supprimes. Seuls figurent, en lecture directe, des prix a titre indicatif dont les dates de depart sont le plus souvent choisies en moyenne saison. Les prix definitifs sont donnes au moment de la reservation. Doucement mais surement le TO se dirige vers des brochures papier sans prix au profit du web. Voyages a la carte sur 4 continents et 6 grands territoires Valide du 1er avril 2009 au 30 juin 2010, la gamme des itineraires privatifs et voyages « a la carte » se decline en six brochures dont une nouveaute : l'Inde. Elle est l'une des destinations phares du TO (avec l'Egypte et l'Indonesie) qui a vendu quelque 4 500 circuits en 2008. Cette annee la brochure qui lui est specialement dediee integre aussi sur 64 pages, le Bhoutan, le Nepal et le Sri Lanka avec ce come back : des extensions sur les Maldives au depart de Colombo. (Maldives egalement programmees depuis Trivandrum en Inde du Sud, a 2 heures de vol). L'Egypte (64 pages avec les Emirats Arabes Unis, la Jordanie, Oman et, c'est nouveau, la Syrie ; l'Afrique (96 pages avec Afrique du Sud, Botswana, Kenya, Madagascar, Malawi, Mozambique, Namibie, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe) ; l'Asie (112 pages avec Cambodge, Chine, Indonesie, Japon, Laos, Myanmar, Singapour (nouveau), Thailande, Vietnam) ; l'Amerique du Sud (64 pages avec Argentine, Bolivie, Bresil, Chili, Cuba, Equateur (nouveau), Perou) ; USA-Canada (96 pages incluant les Bahamas) completent cette gamme. A noter : arret de la brochure Australie Sous une presentation plus didactique les voyages a la carte proposent 2 nouveaux concepts d'itineraires : les circuits privatifs personnalisables (CPP) et les courts circuits (CC). De nombreux « mini-packages » sont combinables entre eux. 52 nouveaux hotels Sables Valide du 1er avril au 31 decembre 2009, Sables (264 pages) ne laisse echapper aucune des plus belles plages du monde. Le choix hotelier est dans la tradition, il va du plus prestigieux au plus secret, du plus « tendance » au plus « nature ». Des Bahamas aux Seychelles, de Bali a Maurice, des iles caraibes aux iles polynesiennes, ce sont au total une quarantaine de voyages dedies au farniente, au plaisir des mers chaudes en toutes saisons et du bien etre qui figurent dans cette production dont la notoriete n'est plus a faire. Le cahier de prix s'est transforme en veritable manuel technique d'aide a la vente avec toutes informations pratiques sur la destination et techniques sur les transports et les hebergements. Quant aux prix, ils sont, comme pour les voyages a la carte, donnes a titre indicatif. A noter : une augmentation du stock sur Bali avec Singapore Airlines et sur Phuket avec la Thai via Bangkok, et toujours des engagements aeriens sur les Maldives, l'ile Maurice et les Seychelles. Circuit accompagne ou privatif a choisir parmi 135 propositions La brochure Circuits 2009 (296 pages) ce sont 61 destinations, 6 gammes de produits (Diffusion, Famille, Grand Circuit, Best, Aventure, Chroniques Urbaines) auxquelles s'ajoutent les circuits privatifs, a consommer a deux ou en « tribu ». Sa validite court du 1er mai au 31 decembre 2009 (et 30 avril 2010 pour l'Amerique du Sud). Le TO s'enorgueillit d'avoir l'offre la plus complete du marche, notamment sur l'Inde avec 8 circuits, sur la Chine (11) et sur l'Afrique du Sud (6). Un effort est porte sur les prix avec des exemples particulierement probants sur l'Indonesie (Ex. : un circuit Diffusion « Spectacles de Bali » de 12 joursl/9 nuits a partir de 1 890 € TTC par personne.) Circuits de Kuoni reserve par ailleurs quelques exclusivites dont des croisieres sur le Nil sur des bateaux 5* (M/S Kon Tiki, Jamila, Kahila, Sun Boat IV – M/S Adventurer). Les Specialiste, des produits adaptes a la conjoncture Face a la crise, ou les prix font loi, Emmanuel Foiry, president de Kuoni France, table sur cette production qui privilegie les destinations de proximite. Specialiste des Pays Nordiques Scanditours (104 pages, 1er avril – 31 octobre 2009) programme la Norvege, l'Islande, les Pays Baltes, la Finlande, la Suede et le Danemark. Le TO propose deux nouvelles gammes : les « Imbattables » pour decouvrir l'essentiel d'une destination au meilleur prix et les « Randonnees en pleine nature » pour decouvrir les plus beaux sites naturels. Un nouveau concept d'autotour « semi-flexible » permet d'integrer des nuits supplementaires dans les principales etapes des itineraires. Le TO se reserve quelques exclusivites au rang desquelles des croisieres a bord du M/S Adriana dont un must a faire une fois dans une vie, « Destination soleil de minuit » et son programme tres complet jusqu'au Cap Nord. (Depart le 18 juin, a partir de 1 990 €). A noter : plus de 600 hotels proposes dans la base de donnee et le renforcement des departs de province. Valide depuis le 1er janvier jusqu'au 31 decembre 2009 Celtictours (56 pages) programme des circuits, des autotours, des voyages a la carte dans les deux Irlande et en Ecosse. Cette production developpe les gammes « Les Imbattables ». Un exemple : circuit « l'essentiel de l'Irlande » de 8 jours/7 nuits a partir de 890 € TTC par personne. Vacances Fabuleuses USA- Canada et Bahamas (160 pages) court sur la periode allant du 1er avril 2009 au 30 avril 2010. Kuoni met en avant la competitivite de ses prix notamment sur le Canada face a une concurrence plutot musclee. Une nouvelle gamme, « Simply » permet de decouvrir l'essentiel au meilleur prix. Un exemple : Circuit « le Canada tout simplement » de 11 jours/9 nuits a partir de 1 595 € TTC par personne... et toujours les lignes de produits tendances, « basic », « kids », circuits exclusifs, accompagnes ou au volant; Enfin, avec sa brochure Vacances Fabuleuses Mexique Amerique Centrale, Kuoni France fait le plein de nouveautes avec un vaste choix d'hebergements (2* a 5 *). De nouvelles escapades sont proposees dans le cadre des voyages « a la carte », au Costa Rica ou au Panama. A noter : un vol direct par semaine vers Cancun. Toute l'actualite avec TourMaGazine.fr (webremix.info)
« Paris-Conakry »
« Un Guinéen sur deux a moins de 15 ans aujourd'hui. Comment empêcher ce Guinéen, cette Guinéenne de rêver à un avenir meilleur, ailleurs ? » Cette réflexion de l'écrivaine Nadine Bari fait partie des mille et une citations, extraits de livres, de poèmes et de dialogues surpris à la volée dans les rues (...) / Afrique, France, Colonialisme, Pauvreté, Photographie, Guinée - 2008/12 (webremix.info)
Galerie nationale d'art : Voyage dans l'univers Licka
Photographie, peinture, art sacré, Mactar Guèye, dit Licka, est un exemple de la polyvalence artistique. Il présente jusqu'au 31 janvier à la Galerie nationale d'art plus de trente années de créations. Des photos, de la peinture et une installation. C'est le travail qu'expose, Mactar Guèye dit Licka, depuis le 16 et ce jusqu'au 31 janvier à la Galerie nationale d'art de Dakar. Licka est photographe, peintre, collectionneur d'oeuvres sacrées d'Afrique et d'art contemporain. (webremix.info)
Entretient avec Yacine Fall présidente de l'ong awomi : “Le Doing business est le plus horible instrument pour tuer notre économieâ€
Source : Sud Quotidien
Qu’est ce qui a motivé la création de l’Ong AWOMI ?
Je suis économiste et ça fait 23 ans que je travaille dans ce domaine surtout sur les politiques macro-économiques et sur les questions de genres. Ma formation d’économiste m’a amené à toujours chercher à comprendre ma société et voir dans quelle mesure l’évaluation de la situation économique du pays peut être faite d’une manière la plus exacte possible pour reflèter la réalité du pays avec les acteurs concernés.
Quand je regarde ma société en tant qu’africaine, en tant que sénégalaise ayant vécues et grandie dans les quartiers de Dakar notamment à Pikine mais aussi ayant passé mes vacances scolaires au village situé dans le Walo précisément à Richard Toll. Durant toute ma tendre enfance, je voyais les activités économiques des hommes et femmes de ma localité.
D’autre part, quand j’allais au walo aussi, je voyais que les femmes travaillaient dans les champs de riz, de mil et lorsqu’elles revenaient du village, elles allaient chercher de l’eau, faire la cuisine. Donc elles ne s’arrêtaient jamais alors que les hommes, même s’ils travaillaient, s’arrêtaient un moment pour soit aller à la mosquée ou s’assoient sous l’arbre à palabre pour discuter. A cette époque, je voyais les femmes qui avaient mon age vieillir rapidement et dépérissaient à cause du volume de travail qu’elles abattaient sans répit. Ce constat m’a amené à me poser des questions tout en me disant qu’il y’a quelque chose qui ne va pas. La distribution du travail est tellement inégale du moment que celui des femmes n’est pas reconnu ni respecté de même que leur contribution. Je me suis ainsi intéressée à l’économie du moment qu’il y avait ensuite l’ajustement structurel introduit à la fin des années 1980 avec ses conséquences désatreuses. C’est cette même période que la Compagnie sucrière sénégalaise avait interdit aux paysans de la vallée du fleuve d’accéder à l’eau du canal qui a été construit depuis le XIXe siècle par les français. Cette situation m’a amené, même étant étudiante en espagnol, à écrire mes premiers articles dans des journaux comme Taxaw et Siggui pour dénoncer cette attitude de Mimran.
Qu’est ce qui vous a réellement poussé dans l’économie alors que vous faisiez espagnole à l’université ?
Je voulais comprendre comment ce fait-il que ce programme d’ajustement structurel qui était présenté comme un moyen pour diminuer la pauvreté qui aller relancer l’économie et permettre aux États de retomber sur leurs pieds, ont eu des impacts si sévères sur les populations. On nous disait dans le long terme que ça aller s’améliorer alors que tel n’est pas le cas. Je suis allé après aux années 1980 aux Etats-Unis pour faire mon master en économie avec mon mari (Ndlr : Jacques Habib Sy de Aide Transparence) qui faisait son Phd en communication. C’est là que j’ai commencé à lire les documents du Fmi et de la banque mondiale notamment les accords qu’ils sont signés avec le Sénégal et l’historique de développement des ajustements structurels. J’ai cherché à voir quelle a été la réponse des Africains et pourquoi ils ont accepté sans proposer de solutions. Et c’est là que j’ai vu qu’il y avait des réponses avec le Plan de Lagos, Cheikh Anta Diop avec les fondements d’État fédéral africain, avec Kouamé Krumah, avec Amical Cabral. Il y avait des leaders politiques africains qui ont proposé une autre forme de développement différente de ce qui était mis en œuvre dans le continent. J’ai lié tout cela aux conditions de vie des populations de mon village et de mon quartier de Pikine. L’accès des services sociaux de base devenait de plus en plus difficile. Ce qui montre qu’il y avait des réveils économiques d’une direction politique qui est en train d’être prise et qui va avoir des conséquences désastreuses. C’est là que j’ai commencé à être militante dans des partis mais aussi dans des organisations. J’ai toujours eu des positions différentes des féministes occidentales parce que mon approche était une approche de développement. Comment pouvons-nous faire pour que le développement prenne en compte les femmes rurales-là et réponde en même temps à leur préoccupation et qu’on leur rende leur contribution dans la production du surplus économique.
Selon vous, quels sont les secteurs dans lesquels les femmes contribuent le plus ?
Les femmes contribuent dans la production de bien, dans l’approvisionnement de l’eau, les activités agricoles, la prise en charge des enfants, le support de la main d’œuvre. Le matin de bonheur ce sont elles qui occupent les transports en commun pour aller vendre le poisson ou autre chose. Ce qui pose la question de savoir quelle est cette forme de développement qui exclut la plus grande partie de la population qui sont les premiers acteurs économiques et qui travaillent plus que tout le monde. Si on essaye de se développer en oubliant ces géantes invisibles, on va commettre la plus grande erreur de notre parcours de développement. J’ai commencé à porter très tôt ce message de mal développement qui consiste seulement à se focaliser sur le marché. Par un diagnostic, on voit qu’on est en train de mettre en œuvre un programme économique de développement pour une économie monétaire. Notre économie est quasi monétaire, la majeure partie des biens et services sont produits par des acteurs non reconnus, non soutenus. Si au début de ces années, on avait dis qu’on allait mettre dans tous les villages des moulins à mil, qu’on allait faire en sorte que l’accès à des puits soit effectif et généralisé, généraliser l’accès à l’énergie, la technologie rurale, les pistes de production. Mais nous avons ouvert nos marchés pour faire venir les oignons, la patate, ailes de dinde de l’occident. Ce qui a affaibli nos producteurs et agriculteurs en leur payant des prix dérisoires et en coupant les subventions à l’agriculture.
Avec l’ajustement structurel, on a supprimé l’OCAT, éliminer les services d’extension d’agriculture, les formations, les crédits agricoles mais on a aussi tué les subventions parce que la banque mondiale et le Fmi ont exigé à l’État de diminuer ses dépenses. Ce qui a conduit à l’arrêt de la subvention à l’agriculture et parallèlement on a accepté d’ouvrir nos marchés. Le Fmi a dit vous coupez les subventions et vous ne dépensez plus. La Banque mondiale a dit vous libéralisez. Donc ils ont travaillé la main dans la main pour arriver à cela. En ce même moment, les agriculteurs occidentaux étaient subventionnés. Ils faisaient des bénéfices et pouvaient exporter dans nos pays et envahissaient nos économies avec des produits qui n’étaient même pas bio. Aujourd’hui, on parle de produits bio alors les nôtres étaient des produits bio avec seulement 1% d’engrais.
A vous entendre, on dirait que vous n’êtes pas d’accord avec l’approche que les Institutions de Breton Wood ont sur le développement de nos pays ?
En 1995 déjà nous avions fustigé l’ajustement structurel. Nous avons fait savoir au Fmi et à la Banque mondiale qu’il y a une politique de deux poids deux mesures et que vous n’osez jamais les mettre en Å“uvre dans vos pays. Ils ont permis aux pays développés de se renforcer et même Adam Smith l’a dit : “un pays se développe en fermant ses frontières, en soutenant son industrie, son secteur privé, en investissant dans son capital humain jusqu’à ce qu’il ait les forces pour compétir avec l’étrangerâ€. Ce qui m’a le plus fendu le cÅ“ur pour notre cas c’est qu’on nous a demandé de tuer le capital humain avec ces programmes d’ajustement structurel parce que nous avons arrêté d’investir dans l’éducation. En 1995, nous avons dis que nous allons créer une campagne mondiale intitulé Le regard des femmes sur la banque mondiale dont j’étais le focus pour l’Afrique. Nous avons commencé à évaluer les politiques de cette institutions internationale par rapport à l’Afrique et par rapport aux femmes parce qu’on a dit que le coût de l’ajustement c’est les femmes qui l’ont le plus supporté. Lorsqu’on dit qu’il faut se focaliser sur l’agriculture d’exportation, on néglige l’agriculture familiale. Les femmes n’ont pas accès au crédit et à la formation. Lorsqu’on coupe le budget de la santé, les femmes feront face à la situation “un lit pour trois accouchements†tout en continuant de s’occuper des malades à la maison. Le terme accompagnant est apparu avec l’ajustement structurel. Donc le coût de l’ajustement de la santé, à l’éducation, la privatisation de l’eau, a été payé par les femmes de part le travail abattu dans les familles. Lorsqu’on coupe le service social, ça se répercute chez les femmes, de part le temps qu’elles prennent. Quand le travail augmente, elles laissent tomber les petites activités qu’elles avaient pour s’occuper des malades et de la famille.
Quelle est la responsabilité des leaders africains dans cette situation ?
Pour répondre à cette question, je vais vous raconter une histoire. Quand le président de la Banque mondiale nous a reçu, la question que j’ai posé à son président c’est : “je veux que vous nous dites que durant les trois dernières années, combien de sortie de ressources financières de l’Afrique à la banque mondiale en terme de paiement du service de la dette c’est-à -dire les intérêts que vous avez collectéâ€. Il m’a dit qu’il ne peut pas me répondre parce qu’ils sont avant tout une banque qui prête de l’argent et fait des bénéfices. Je pense que c’est ce qui doit leur amener à ne pas poser les conditions aux pays sur leur manière de gérer leur économie. Ils doivent se limiter à leur rôle de banque et ne pas entrer dans les domaines sectoriels comme l’éducation, la santé, l’eau, la justice. C’est la faute de nos dirigeants qui acceptent cela. Quand on négocie, on doit le faire avec différents scénari sur lesquels on doit faire des propositions. On doit en meme temps informer les populations par le biais des médias. Les leaders africains ont peurs de la société civile alors que les médias peuvent les aider à mieux gérer s’ils sont transparents bien sur, s’ils ne sont pas corrompus et c’est ça le problème. Les conditionnalités des partenaires financiers engendrent la corruption qui engendre l’acceptation des clauses sans discussion ou la prise en compte des préoccupations des populations. En 1995, nous avons dénoncé cela et la Banque mondiale a commencé à dire que maintenant nous allons adopter une forme qui est plus sophistiquée que l’ajustement structurel qui est l’initiative PPTE. C’est une forme d’ajustement structurelle et rien n’a changé mais ce qu’ils présentaient comme condition c’est l’annulation de la dette.
Est ce que l’injustice économique dont souffrent les femmes africaines peut être imputable à la position de faiblesse des dirigeants ?
Les dirigeants africains ne s’occupent des femmes que lorsqu’il ne s’agit d’élections. En cette période ce sont les femmes qui font la cuisine, vendent les cartes, mobilisent leur paires, assurent l’ambiance et en somme organisent les partis à la base. Si les femmes quittaient les partis politiques ces dernières formations n’existeraient pas. Les hommes sont dans les sales, font des discours mais le travail de sape c’est les jeunes et les femmes. Les leaders ne s’occupent des femmes que lorsqu’il s’agit de voter et après ils en sélectionnent quelques une pour leur lancer quelques miettes et les mettre dans des postes politiques de visibilité. Pour éradiquer cette situation, il faut parvenir à l’éducation économique des jeunes et des femmes. C’est cette démarche que nous avons adopté quant nous avions organisé le YEWLI à Gorée en regroupant pendant un mois des garçons et des filles venus de différent pays. Les jeunes et les femmes est le groupe le plus marginalisé en Afrique.
Est ce que les dirigeants africains n’ont pas essayé de rectifier le tire avec des politiques comme le DSRP ?
Le Dsrp n’est même pas un programme mais une stratégie que le Fmi et la banque mondiale imposent aux pays pauvres pour réduire la pauvreté. Les économistes néolibéraux comprennent que ces DSRP font partis de l’économie libérale où l’on dit que : “tu supportes le marché mais avec des couts extrêmement lourds qui peuvent être positifs comme négatifsâ€. Dans ce processus, les perdants c’est les pauvres qu’il faut assister pour leur permettre de garder la tête en dehors de l’eau.
C’est une économie très sinic avec une théorie capitaliste et on ne peut pas la mettre en œuvre dans nos pays parce que les conditions de sa mise en œuvre normale n’existent pas ici. Même aux Etats Unis, il n’existe pas d’économie capitaliste parce que lorsqu’il y a aujourd’hui de la crise financière c’est à cause de ce type de démarche. Nous on nous demande de le faire sans nous permettre de bénéficier d’une petite bouffée d’oxygène. Je pense que les Etats africains ne comprennent pas ce qu’est l’économie. Ceux qui comprennent l’économie c’est les gens qui sont dans les ministères d’économie et des finances mais c’est des gens qui sentent redevables de la banque mondiale ou du Fmi mais pas de leur pays. 80% des ministres des finances en Afrique viennent de la banque mondiale et du Fmi et retournent là -bas quand ils quittent leur poste au pays. Ils sont étouffés parce qu’on ne leur permet pas de travailler. Ce que les gens doivent comprendre c’est que la croissance ne veut pas dire le développement. Le développement va bien au de là . Nos économistes africains sont fautifs parce qu’ils doivent refuser le dicta des Institutions de breton wood. Mais aussi on ne peut pas faire cette analyse en occultant celle de la relation de pouvoir entre anciens colonisateurs et colonisés.
La Banque mondiale et le Fmi sont des institutions anti-démocratiques parce que dans leur vote on ne sait pas qui est dedans. Ce n’est pas un pays une voix mais un dollar une voix. Dans ces institutions-là , ce sont les pays développés qui décident de l’orientation et qui envoient la banque pour superviser la manière dont des pays comme le Sénégal, exécutent leur économie. Après, venez ici au club de Paris où nous sommes assis avec les ministres de ces pays et présenter nous le cas du Sénégal pour voir s’il a été un bon élève ou pas. En fonction de ça je leur donne l’aide bilatérale. Par peur d’avoir la tête coupée, les pays sont obligés d’accepter. On se rappelle de Maguette Diouf ministre du temps du parti socialiste faire une sortie à la télévision nationale sur le secteur de l’énergie pour dire que : « La Senelec a raison, les syndicalistes aussi mais nous ne pouvons pas reculer parce que nous avons pris des engagements avec nos bailleurs de fonds ». Je pense qu’il faudrait un pays qui prenne le courage à deux mains. Si l’on prend l’exemple du Nigéria, les Institutions internationales n’ont jamais accepté qu’on discute de la dette de ce pays parce qu’elles disent que c’est une dette qui a été contractée par des gens qui étaient des dictateurs, des corrompus et pourtant on leur à prêter de l’argent. Par la suite c’est le Senat nigérian qui a dit que le pays va arrêter de payer sa dette et c’est lorsqu’on a commencé à travailler sous le projet du millénaire. La Banque mondiale et le Fmi étaient même contres le fait qu’on utilise le terme OMD parce qu’ils avaient leur propre cadrage macroéconomique. C’est lorsqu’il y a eu beaucoup de bruits qu’ils ont su qu’on ne peut pas aller sans ça qu’on fini par l’intégrer dans nos travaux.
Mais le Dsrp est vanté pour sa démarche participative avec l’implication des populations ?
Quand j’ai commencé à regarder les DSRP des pays, je me suis rendu compte que le premier draft était présenté à l’appréciation du Fmi et de la banque mondiale. Ils ne le présentent pas à la population mais aux bailleurs qui leur disent que vous êtes trop ambitieux il faut aller couper les budgets. Alors qu’on nous dit que nous avons le droit de définir notre stratégie comme nous l’entendons avec nos populations. Le Fmi dit aux États que vous ne pouvez pas dépenser autant d’argent parce que si vous augmenter les dépenses de l’Etat, vous allez augmenter le taux d’inflation. Ce qui est faut parce qu’en tant qu’économistes, nous avons démontré qu’on peut augmenter les dépenses de l’Etat dans un pays pour pourvoir aux besoins de la population sans qu’on augmente le taux de l’inflation à moins qu’il ne soit pas à deux chiffres. Tant que l’inflation est à un chiffre c’est bon mais le Fmi veut nous pousser à un taux en dessous de six pour cent et on sait que si le taux d’inflation est très bas ça augmente le chômage. Le taux d’inflation doit arriver à un niveau compris entre huit et dix pour cent pour permettre de diminuer le taux de chômage. C’est ça le problème et nous avons besoin de gens qui comprennent l’économie, de l’économie sociale, l’économie populaire, l’économie pour le développement des pays africains. C’est pourquoi beaucoup de nos leaders politiques n’entrent pas dans ce domaine. Ils parlent en général mais ils ne vont pas dans le fond des questions de développement. Bien sûr qu’ils ont été aux affaires mais ils ont beaucoup de choses à se reprocher sur la façon dont ils ont géré leur pays. Ils n’ont pas fait leur bilan comme il se devait parce que nous savons que l’ajustement structurel est venu après Senghor. C’est le Parti socialiste qui l’a introduit parce que le Sénégal a été le premier pays en Afrique à ouvrir la brèche. Donc nous savons qu’il y a des comptes à rendre dans ce domaine-là mais je pense que là où les critiques doivent aller c’est d’attaquer la Banque mondiale et le Fmi. Il faut qu’il ait des gens qui leur disent que nous ne pouvons plus continuer sur cette lancée. La Banque mondiale a récemment sortie deux documents dont le Doing business qui a soulevé beaucoup de bruit. C’est le plus horible instrument pour tuer notre économie. C’est un document qui en fait montre aux pays comment vous pouvez faire pour que les entreprises étrangères veniennent chez vous. Vous serez gentils avec elles. Vous leur permettez tout pour qu’elles payent le salaire minimum possible, violent les droits des travailleurs, leur permettre d’exporter leurs revenus, importer des produits sans payer d’impôt et s’en aller. Laisser les gagner de l’argent et partir : c’est ça le doing busness. Où est la compétition pour encourager le secteur privé national dans ça ? Où est la compétition pour créer une classe moyenne forte ?
Quel commentaire faites-vous sur la situation que vie le secteur privé national face à la dette intérieure ?
Cette situation de secteur privé national à qui on ne paie pas son argent va tuer l’économie du pays. Le secteur privé créé des emplois et après tout c’est des nationaux qui réinvestissent leur argent dans le pays. Pourquoi on ne dirait pas à chaque entreprise étrangère doit travailler avec un acteur du secteur privé national avec un pourcentage bien déterminé. Chaque entreprise nationale qui fait des bénéfices doit réinvestir à tant pour cent et créer des emplois. On doit leur fixer des quotas. Je vous dis que si on le fait les privés étrangers vont venir.
Est-ce que votre discours a un répondant au niveau des dirigeants ?
Les dirigeants n’acceptent pas de nous écouter c’est pourquoi que nous avons dis que nous allons avoir une structure en dehors de notre travail payant pour faire quelque chose en Afrique avec des africaines. Nous avons dans notre boite des gens comme Mme Robinson qui a été présidente de l’Irlande qui croit en cela. Nous avons Amina Ibrahim qui a été ministre de l’éducation nationale au Nigeria. Nous avons aussi des jeunes avec qui nous avons travaillé dans le YEOLI. Nous nous sommes dit que nous allons créer une structure qui va essayer de poser les questions de développement en Afrique par la formation des jeunes leaders. Dans notre mouvement, nous avons impliqué beaucoup de parlementaires au Sénégal et dans beaucoup de pays africains. Nous allons former les jeunes pour que lorsqu’on les invite dans les DSRP qu’ils comprennent et puissent faire la part des choses. Cette démarche va aussi permettre aux médias en traitant les indices de ne pas se limiter à dire que la Banque mondiale, le Fmi ou la ont donné tant d’argent. C’est de la dette. Chaque enfant africain est né avec cinq cent dollars de dette sans pour autant savoir qui l’a emprunté avec quel bénéfice. Ton père et ta mère n’ont jamais senti l’impact de cette dette sur toi. La gouvernance qui s’impose c’est la gouvernance économique. La gouvernance ce n’est pas seulement deux à trois Ong qui se lèvent pour dire que les gens ne sont pas contents. Moi, je suis contente quand le Fmi, la Banque mondiale ou les autres bailleurs ne sont pas contents ; lorsque le Sénégal réinvestit dans son peuple, soutien son secteur privé en trouvant des solutions pour lui payer sa dette et l’encourager à travailler et réinvestir. Je suis contente lorsque nous fermons nos frontières à l’oignon ou la volaille des pays européens pour permettre à nos producteurs locaux d’écouler leur production. Je suis contente lorsque l’Etat subventionne les agriculteurs, les femmes. Si les bailleurs ne sont pas contents, ils n’ont qu’à retourner chez eux parce que ce n’est pas parce qu’ils nous prêtent de l’argent qu’ils se donnent de nous imposer la manière de gérer nos économies. L’argent que transfert les immigrés est trois fois supérieure que l’aide bilatérale. Pourquoi les bailleurs ont plus de voix que les immigrés qui envoient de l’argent au Sénégal.
Est-ce que les pays africains peuvent se passer des bailleurs pour leur développement ?
Les pays africains ne peuvent pas se passer des bailleurs et vice-versa. Mais nous devons comprendre que ce que les bailleurs prennent chez nous est de loin plus important de ce que nous prenons de chez eux. Donc ça doit être un partenariat équitable, honnête et sincère. On ne doit plus leur soumettre les documents que nous développons pour avoir leur point de vu. Ces documents doivent être discuté avec nos populations d’abord. Ce que ces institutions appellent partenariat c’est une nouvelle forme de colonisation économique. C’est une nouvelle forme de corruption parce que lorsqu’on commence à privatiser ils viennent avec leurs ministres de la coopération pour négocier avec certaines personnes qu’ils peuvent corrompre avec des mallettes d’argent. Nous n’avons que notre Sénégal et notre Afrique que nous devons défendre en tant qu’intellectuel et africaine. Le combat que mène AWOMI c’est faire de sorte d’avoir des gens qui comprennent avant de demander mais aussi de répondre à l’obligation de rendre compte aux populations. Nous voulons rendre visible cette démarche à travers une recherche rigoureuse pour éveiller les consciences. La banque mondiale et le Fmi font une lecture erronée de la réalité dans le Dsrp. Ils font une évaluation complètement biaisée de la situation des ménages. Nous voulons donner une forme alternative de l’évaluation de la situation des ménages, des communautés à travers l’eau, l’assainissement… On verra que c’est totalement différent parce que faire une politique économique commence par un diagnostic. Le problème c’est le calcul de bien être qui se lie seulement au Pib et qui est complètement erroné. L’autre problème c’est une fausse photographie de la réalité du vécu du Sénégalais. Donc les gens continuent de s’appauvrir avec des taux de croissance de six pour cent. Sur ce point, je dis que le plan Sakho-Loum c’était un mauvais plan.
Beard signe un flamboyant calendrier Pirelli 2009 (webremix.info)
Nicolas Sarkozy fait appel dans l'affaire de la poupée vaudou
Source : Le Monde
Son avocat, Me Thierry Herzog, a soutenu que le chef de l'Etat avait vu son "droit à l'image" violé par un objet commercial qui ne peut bénéficier de la liberté d'expression.
Ses contradicteurs s'appuient sur le droit à l'humour et la liberté d'expression, retenus par le premier jugement.
L'arrêt a été mis en délibéré au 28 novembre.
Me Herzog a expliqué à l'audience de la cour d'appel de Paris que le président de la République se présentait "en qualité de citoyen". "Il n'est pas au-dessus des lois mais n'a pas à être en dessous", a-t-il fait valoir.
La société d'édition Tearprod et son avocat, Me Arnaud Rouillon, répondent que l'objet et la biographie satirique du président avec laquelle il est vendu constituent une oeuvre de l'esprit, une "caricature, qui même grossière et provocante, relève de la liberté d'expression".
Le 29 octobre, le tribunal avait invoqué la liberté d'expression et le "droit à l'humour", déboutant pour la première fois un président en exercice d'une demande judiciaire et le condamnant à payer les frais de justice.
L'ouvrage de 56 pages, "Nicolas Sarkozy, le manuel vaudou", vendu depuis le 9 octobre avec la poupée et un lot de 12 aiguilles, a vu son premier tirage de 20.000 exemplaires épuisé, a-t-on appris en marge de l'audience.
Les lecteurs sont invités à planter les épingles dans la poupée, sur le mode du rituel de malédiction prêté au vaudou, religion d'origine africaine très implantée dans les Antilles, pour fustiger symboliquement des expressions utilisées par le président ou des mentions rappelant son action, "Casse-toi, pauv'con", "Racaille", "Travailler plus pour gagner plus".
Il ne s'agit pas d'une attaque personnelle ou d'une atteinte à la dignité mais d'une polémique sur les idées du chef de l'Etat, a dit le tribunal en première instance.
Me Herzog s'appuie sur deux précédents : dans les années 1970, Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu le retrait d'un jeu de cartes à son effigie et Georges Pompidou l'interdiction d'une publicité utilisant une photographie où il figurait.
Alors que ses prédécesseurs s'en abstenaient presque totalement, Nicolas Sarkozy a multiplié, depuis son arrivée au pouvoir, les procédures judiciaires et les plaintes, un choix critiqué dans les milieux judiciaires car le chef de l'Etat est en position de donner des consignes au parquet, via le ministre de la Justice, et signe les nominations de certains magistrats.
(webremix.info)
Le Nokia N96 en avant-première au Maroc
Casablanca : Après le succès du N95 8GB, Nokia lance à la mi-octobre la commercialisation du tant attendu Nokia N96, l’ordinateur multimédia mobile phare de la gamme Nokia Nseries.
« Le Nokia N96 offre le nec plus ultra du divertissement mobile. C’est le produit phare de notre gamme Nseries. Véritable icône de la convergence, il associe des options téléphoniques et multimédia au design double slide unique des Nokia Nseries qui facilite les découvertes et le partage. La prise et la lecture de vidéos de qualité DVD, la prise de photos de haute qualité et leur géoréférencement ou leur téléchargement en ligne grâce à une connexion Internet haut débit… Toutes ces fonctions donnent une nouvelle dimension au divertissement et à la communication mobiles », explique Harri Leinonen, Directeur Général Nokia Maroc et Afrique du Nord.
Pour tester la superbe qualité de l’écran 2,8" aux couleurs éclatantes et les enceintes stéréo 3D intégrées, Nokia vous offre le film « Transformers » dans son intégralité. Asseyez-vous, plongez au cœur de l’intrigue et appréciez les effets spéciaux en mode mains libres, quasiment n’importe où, grâce à l’ingénieuse « béquille » de la façade arrière.
Le Nokia N96 est compatible avec la technologie DVBH, ce qui permet à ses utilisateurs de capter toutes les chaines Marocaines du bouquet TNT de la SNRT et stocker jusqu’à 40 heures de contenu vidéo, transféré depuis un PC à l’aide d’une connexion USB 2.0 haut débit ou disponible en ligne grâce à la prise en charge des réseaux WLAN et 3G+. Le Nokia N96 prend en charge les formats vidéo les plus courants comme MPEG-4, Windows Media Video et Flash Video.
Réalisez des vidéos de qualité à 30 images par seconde ainsi que des photos nettes et précises grâce à l’appareil photo 5 mégapixels autofocus avec objectif Carl Zeiss et double flash LED.
La navigation vocale Turn-by-Turn pour piétons ou automobilistes et les nouveaux guides touristiques offrent un formidable moyen de découvrir des lieux inconnus. Il est même possible de télécharger et de partager en ligne vos voyages personnalisés, vos lieux favoris et vos découvertes.
Le Nokia N96 intègre une solution musicale avancée et peut contenir une bibliothèque musicale qui séduit encore plus de fans. Les utilisateurs peuvent créer des listes de lecture personnelles en téléchargeant des titres de musique en 3G+, ou synchroniser leur PC et leurs bibliothèques musicales mobiles à l’aide de la connexion USB haut débit. Ils peuvent également écouter une vaste sélection de stations via Internet.
Les services ainsi que certaines caractéristiques peuvent dépendre du réseau et/ou de la carte SIM, ainsi que de la compatibilité des appareils utilisés et des formats de contenu pris en charge.
À propos de Nokia
Leader mondial dans le domaine de la mobilité, Nokia contribue à l'évolution et à la croissance des marchés convergents d'Internet et des communications. Notre vaste gamme de terminaux mobiles, de services et de logiciels garantit aux utilisateurs une expérience optimale dans les domaines suivants : musique, navigation, vidéo, télévision, photographie, jeux, mobilité professionnelle et bien d’autres encore. Nous nous attachons en priorité à développer et élargir notre offre de services Internet grand public, ainsi que nos solutions et logiciels professionnels. Par l’intermédiaire de Nokia Siemens Networks, nous fournissons également des équipements, des solutions et des services pour réseaux de communication.
(webremix.info)
"Lumières d'Afrique" à Besançon
La 8e édition du festival "Lumières d'Afrique" se tiendra du 8 au 16 novembre à Besançon, en France. Dix jours pour visionner des films rares, des documentaires et des courts-métrages. Cette année, le festival sera dédié à deux grandes figures chères à l'Afrique disparues récemment, le poète Aimé Césaire et le cinéaste Youssef Chaine. La photographie ne sera pas en reste avec l'exposition "Vues d'Afrique". Une bonne occasion pour découvrir les cultures et les arts africains. Tout le programme sur Lumières d'Afrique. (webremix.info)
Le Nokia N96 en avant-première au Maroc
Casablanca : Après le succès du N95 8GB, Nokia lance à la mi-octobre la commercialisation du tant attendu Nokia N96, l’ordinateur multimédia mobile phare de la gamme Nokia Nseries.
« Le Nokia N96 offre le nec plus ultra du divertissement mobile. C'est le produit phare de notre gamme Nseries. Véritable icône de la convergence, il associe des options téléphoniques et multimédia au design double slide unique des Nokia Nseries qui facilite les découvertes et le partage. La prise et la lecture de vidéos de qualité DVD, la prise de photos de haute qualité et leur géoréférencement ou leur téléchargement en ligne grâce à une connexion Internet haut débit… Toutes ces fonctions donnent une nouvelle dimension au divertissement et à la communication mobiles », explique Harri Leinonen, Directeur Général Nokia Maroc et Afrique du Nord.
Pour tester la superbe qualité de l'écran 2,8" aux couleurs éclatantes et les enceintes stéréo 3D intégrées, Nokia vous offre le film « Transformers » dans son intégralité. Asseyez-vous, plongez au cœur de l'intrigue et appréciez les effets spéciaux en mode mains libres, quasiment n'importe où, grâce à l'ingénieuse « béquille » de la façade arrière.
Le Nokia N96 est compatible avec la technologie DVBH, ce qui permet à ses utilisateurs de capter toutes les chaines Marocaines du bouquet TNT de la SNRT et stocker jusqu'à 40 heures de contenu vidéo, transféré depuis un PC à l'aide d'une connexion USB 2.0 haut débit ou disponible en ligne grâce à la prise en charge des réseaux WLAN et 3G+. Le Nokia N96 prend en charge les formats vidéo les plus courants comme MPEG-4, Windows Media Video et Flash Video.
Réalisez des vidéos de qualité à 30 images par seconde ainsi que des photos nettes et précises grâce à l'appareil photo 5 mégapixels autofocus avec objectif Carl Zeiss et double flash LED.
La navigation vocale Turn-by-Turn pour piétons ou automobilistes et les nouveaux guides touristiques offrent un formidable moyen de découvrir des lieux inconnus. Il est même possible de télécharger et de partager en ligne vos voyages personnalisés, vos lieux favoris et vos découvertes.
Le Nokia N96 intègre une solution musicale avancée et peut contenir une bibliothèque musicale qui séduit encore plus de fans. Les utilisateurs peuvent créer des listes de lecture personnelles en téléchargeant des titres de musique en 3G+, ou synchroniser leur PC et leurs bibliothèques musicales mobiles à l'aide de la connexion USB haut débit. Ils peuvent également écouter une vaste sélection de stations via Internet.
Les services ainsi que certaines caractéristiques peuvent dépendre du réseau et/ou de la carte SIM, ainsi que de la compatibilité des appareils utilisés et des formats de contenu pris en charge.
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Leader mondial dans le domaine de la mobilité, Nokia contribue à l'évolution et à la croissance des marchés convergents d'Internet et des communications. Notre vaste gamme de terminaux mobiles, de services et de logiciels garantit aux utilisateurs une expérience optimale dans les domaines suivants : musique, navigation, vidéo, télévision, photographie, jeux, mobilité professionnelle et bien d'autres encore. Nous nous attachons en priorité à développer et élargir notre offre de services Internet grand public, ainsi que nos solutions et logiciels professionnels. Par l'intermédiaire de Nokia Siemens Networks, nous fournissons également des équipements, des solutions et des services pour réseaux de communication.
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JR habille les murs d'une favela de Rio de ses photos de visages de femmes
Morro da Providencia, l'une des favelas les plus dangereuses du centre de Rio, refait parler d'elle, non pas dans les chroniques policières des journaux brésiliens mais en s'inscrivant cette fois dans le monde de l'art grâce au travail du photographe français JR.
L'effet est remarquable à distance, alors que leurs yeux écarquillés se détachent de la colline, et semblent se fixer sur les passants au bas de l'Avenida Brasil, l'une des grandes avenues de Rio. Désormais la favela observe la ville.
"JR et son équipe ont passé près d'un mois dans la favela. Armé d'un objectif 28 mm, JR a photographié une trentaine de femmes volontaires, puis choisi les maisons où il allait coller ses photos avec l'aide d'alpinistes brésiliens", a déclaré à l'AFP Mauricio Hora, un photographe né dans la favela qui a aidé JR dans ses contacts avec la population.
Mauricio a dû également intercéder auprès des gangs de trafiquants qui contrôlent la favela de laisser JR et son équipe travailler en toute sécurité.
Avec cette exposition, JR, pour qui la rue est une galerie d'art universelle et la ville le terrain d'actions de grande ampleur, a voulu rendre hommage aux femmes, celles qui occupent un rôle essentiel dans ces communautés et bien souvent les premières victimes de la violence.
L'objectif secondaire est de créer de l'art dans des endroits où il est toujours exclus.
"C'est une exposition éphémère. La pluie a déjà détruit certaines des affiches. Mais c'est justement en cela qu'elle est intéressante", a déclaré Mauricio se félicitant que "les habitants aient commencé à se familiariser avec l'art".
JR, lui, fuit les interviews, s'efface derrière les seules "stars" de ses expositions que sont les personnes qui apparaissent sur les photos et celles qui cèdent leurs maisons.
"Si je commence à apparaître, le centre de l'attraction cessera d'être mon oeuvre", a-t-il dit rapidement au quotidien Folha de Sao Paulo au dernier jour de "l'accrochage" samedi dernier.
JR et son équipe ont dû s'adapter aux rues escarpées, aux maisons fragiles, aux câbles électriques enchevêtrés et même à une occasion aux échanges de tirs entre policiers et trafiquants.
Ce sont les reportages sur trois jeunes du Morro da Providencia, abattus le 16 juin dernier, qui ont conduit JR à inclure la favela dans son itinéraire.
Il a déjà réalisé "Portrait d'une génération" dans les banlieues parisiennes en 2006 et "Face 2 Face" au Proche-Orient. Dans le cadre de sont projet actuel "Women", il a habillé des maison détruites en Afrique avec des portraits de femmes violées.
Fatima Barbosa, 48 ans, dont le visage apparaît sur un escalier du Morro da Providencia est la mère de l'un des trois jeunes que 11 militaires ont "vendu" à des trafiquants d'une communauté rivale qui les ont ensuite exécutés.
Les yeux pleins de larmes elle a raconté qu'elle n'aurait "jamais pensé traverser une telle épreuve et qu'elle continuera à lutter pour que justice soit faite".
"L'exposition nous a donné de la visibilité car les autorités ne disent pas tout. On m'a vue à la télévision et cela m'a fait du bien", a-t-elle dit à l'AFP.
"JR a donné une nouvelle identité à la favela et a amélioré +l'auto-estime+ de ses habitants délaissés par les autorités", a-t-elle conclu.
(webremix.info)
Fatoumata Diabaté, Photographe: Talentueuse et engagée
Elle est l'une des rares Africaines à tirer son épingle de la photographie. Fatoumata Diabaté, c'est d'elle qu'il s'agit, a été formée à « Promo Femme » et au Centre de formation en photographie (CFP) pour la photographie. Elle vit actuellement entre son travail d'assistante au CFP et sa carrière photographique. Sélectionnée en 2005 lors des 6 Rencontres de Bamako, elle a obtenu le prix de l'AFAA (Cultures France, Afrique en Créations). Ses œuvres sont bien appréciées par les critiques.
« (...) (webremix.info)
Baromètre estival : les TOP et les FLOPS du tourisme « out going »
En cette fin de juillet, les jeux sont (presque) faits. Les hausses carburants et taxes en tous genres particulièrement significatives sur les destinations long-courriers auraient pu redistribuer les cartes au profit des destinations de proximité. Il n'en est rien : les Etats-Unis cartonnent, le Canada aussi, le Vietnam séduit, l'Océan Indien a la cote... Au rang des destinations moyen-courrier, la Tunisie garde la pole position, la Turquie fait le plein, Madère connaît le succès. Avant fermeture pour cause de vacances, TourMaG.com a pris la température pour vous…
Le consommateur prend du temps pour comparer les prix. Pour les séjours il privilégie les formules clubs « tout compris ».
En matière de découvertes, ce sont les circuits organisés et les autotours avec réservations d'hôtels qui ont ses faveurs. L'important est d'éviter tous gros dépassements de budgets.
Ils sont enfin encore nombreux a attendre le dernier moment pour s'inscrire espérant ainsi, souvent à tort, faire de bonnes affaires.
Cet été l'Amérique cartonne. Déjà, l'année dernière avait été marquée par une forte reprise du trafic sur les Etats-Unis avec le chiffre record de très précisément 997 506 visiteurs français toutes formules de voyages et tous canaux de distributions confondus.
Le million sera aisément franchi en 2008. L'ouverture du ciel américain, le grand choix en matière de transporteurs, la chute du marché domestique et la baisse du dollar semblent compenser les hausses carburant et autres taxes.
« Nous constatons une dynamique importante sur les ventes de dernière minute. Cela se traduit par une forte progression des ventes Internet, de l'ordre de + 10 % au cours de la dernière semaine, un canal qui atteint cette année 10 % de nos ventes » déclare Serge Laurens, directeur marketing de Fram.
Les vols secs (revendues notamment chez Go depuis cette année) sont aussi en forte progression. Pour le TO toulousain la saison estivale affiche globalement une légère progression : + 3,4 % pour le panier moyen, + 3 % pour le chiffre d'affaires.
Le trafic sur les destinations vedettes sur lesquelles le TO s'engage est à l'image de l'année dernière avec ce que cela réserve de bonnes et de mauvaises surprises. La Tunisie et le Maroc restent étales : + 0,6 % pour la première, - 3,5 % pour le second (qui devrait se rattraper en hiver). Recul sur la Sardaigne, l'Italie continentale, la Sicile, la Grèce (- 12 %). Hausse sur la Crète (+ 15 %).
Progression à deux chiffres pour l'Espagne sur des volumes importants (+ 11,5 % sur les Canaries, + 48 % sur Madère). Le redéploiement de sa production sur la Turquie se traduit par une hausse de trafic de 117 % !
« Ce sera notre meilleure saison en dix ans sur les Etats-Unis et le Canada, deux destinations qui, chez nous, vont de paire » déclare Patrice Caradec, directeur général de Vacances Transat. Les raisons du succès hors l'effet dollar ?
« L'Amérique est une destination qui a toujours séduit le marché français. Il semble par ailleurs que la clientèle USA/Canada est moins impactée que d'autres par les hausses de prix. Mais notre succès est surtout dû au déploiement de notre offre avec, notamment, l'ouverture de l'ouest canadien et des vols directs depuis Paris sur Calgary et Vancouver.
Notre politique commerciale dans les régions avec des départs de Marseille, Lyon, Bordeaux, Mulhouse a aussi porté ses fruits ».
Un problème ? « Nous allons manquer de stocks sur les Etats-Unis en revanche nous avons encore des stocks sur la Canada, une destination dont nous avons la maîtrise ».
Vacances Transat réalise 85 % de son volume d'affaires USA sur l'ouest américain et 75 % de cette activité concernent les circuits organisés qui sont « sa » signature et sa spécialité et de ce côté là, tout va bien.
Sur d'autres axes aux trafics plus modestes, Voyages Transat a des résultats contrastés : ils sont très bons, comme en 2007, sur la Thaïlande et le Vietnam et très décevants sur l'Inde et la Chine. La plus grande déception concerne Cuba et la République Dominicaine, deux destinations qui ne profitent pas de l'effet dollar et c'est une constante que l'on retrouve pratiquement chez tous les producteurs.
New York et la Floride échappent aussi au spécialiste, Jetset. « 2008 sera une bonne année année et nous dépassons nos objectifs. La difficulté du moment est de satisfaire les nombreuses demandes de dernière minute », déclare Vanessa Laîné pour Jetset. Son regret : voir le trafic sur New York, phare du tourisme américain, lui échapper.
C'est une constante qui se développe, New York facilement achetable en ligne échappe au marché des voyagistes traditionnels. « Il font appel à nous quand ils ont des problèmes de disponibilité ».
En revanche les circuits organisés dans l'ouest américain avec visite des parcs nationaux sont en nette progression. « Les clients sont bien conscients que pour les circuits avec réservations d'hôtels, notamment dans l'ouest américain, ils ont vraiment besoin de conseils et d'assistance.
Le problème est que, tout en découvrant l'importance de la demande et en étant bien conscients que l'été est la très haute saison pour les parcs nationaux, les retardataires restent très exigeants ».
Tous les clients n'attendent pas la dernière minute. Jetset enregistre déjà des réservations en Floride pour l'hiver et même dans le « grand ouest » pour l'été 2009.
Ses trois vedettes de l'été, en termes de progression, sont les Etats-Unis sous les marques Kuoni et Vacances fabuleuses avec une progression de 70 % pour les seuls voyages individuels. Suivent l'Islande (+25 %) et l'Indonésie (+ 22 %).
« En été les destinations « culture » et « découverte » long-courriers soint moins pénalisées par les hausses carburant que les destinations balnéaires. Il en est pour exemple la République Dominicaine ou le Mexique.
Dans le passé ces destinations proposaient des prix très compétitifs, - parfois peu éloignés de ceux du Bassin méditerranéen, - et le succès suivait. Aujourd'hui elles deviennent beaucoup trop chères. Les clients préfèrent une mer et un soleil de proximité », constate Emmanuel Foiry.
Néanmoins, chez Kuoni, les grandes perdantes de l'été seront la Norvège pour l'Europe du Nord, l'Afrique du Sud pour le continent africain sans parler de la Chine qui chute de 90 % par rapport aux mois de juillet et août 2007. Ce n'est plus une surprise.
« Cette année la destination retrouve le marché français. Chez Pacha Tours nous enregistrons une croissance à deux chiffres. Mais à quelques jours des plus grands départs de l'année nous devons répondre à une clientèle qui attend le dernier moment pour réserver espérant de bonnes promotions.
A cette date nous avons rendu nos allotements aériens et hôteliers et sommes obligés de téléphoner à nos correspondants et de faire des remises aéroport. Ce n'est intéressant pour personne », déclare Nicolas Ravane, directeur des ventes.
Quid du récent attentat terroriste d'Istanbul ? « A ce jour il n'a pas d'incidence sur les décisions des consommateurs. Nous n'avons enregistré aucune annulation sur Istanbul, une décision ouverte toute l'année au tourisme. Pour autant, en juillet et août, en Turquie le tourisme se traduits surtout par des séjours balnéaires »
Et quid de la sécurité à Istanbul ? « J'en reviens et je vous assure que la ville est très sécurisée à commencer par les sites touristiques et les lieux fréquentés par les visiteurs. Personne en Turquie n'a intérêt à s'attaquer au tourisme. Cet attentat est arrivé dans la grande banlieue, loin des centres historiques et touristiques », constate le spécialiste.
Soléa Vacances se maintient bien en ayant déjà ses objectifs à fin octobre sur Maurice, en les dépassant sur les Maldives et en « cartonnant » sur Dubai, destination pourtant atypique pour l'été.
i[« Nos objectifs sur l'Océan Indien à fin octobre sont atteints»], déclare Nathalie Bueno directrice commerciale de Soléa Vacances.
Et Dubai ? « Au Royal Mirage qui représente 80 % de nos ventes nous réalisons une augmentation de 40 % de ventes par rapport à fin juillet 2007 ».
Des déceptions ? « Nous avons de bonnes réservations jusqu'à fin octobre mais nous observons pour la première fois une baisse des demandes pour la fin de l'année alors que durant ces dernières années, à cette période, nous gérions déjà beaucoup ces réservations »
Spécialiste du voyage « haut de gamme » Soléa enregistre actuellement, et pour la première fois, des plaintes des clients à propos des hausses carburant. « Nous échappions jusqu'à présent à ce genre de réclamations.
Mais une demi douzaine d'augmentations depuis janvier dernier, c'est beaucoup pour une clientèle qui voyage en été dans l'Océan Indien. Souvent familiale, elle a moins de pouvoir d'achat que la clientèle hiver .
Je vous donne un exemple : pour un produit Maurice « entrée de gamme » de 1 500 euros, les hausses carburant et taxes s'élèvent à 337 euros par personne. Cela devient difficilement acceptable pour les clients. »
Moyens courriers
Tunisie : 274 188 clients (+3,7 %). Maroc : 199 923 (-9,4 %). Turquie : 127 339 (+6,3 %). Grèce Continentale : 123 585 (+9 %). Espagne Continentale : 106 644 (- 13 %).
Long-courriers
Etats-Unis : 42 903 (+54,9 %). République Dominicaine l: 41 155 (-14,8 %)/Canada ! 39 981 (+16,4 %). Antilles Françaises : 36 593 (+2,8 %). Mexique : 19 229 (+1,5 %).
Ces chiffres ne concernent que les ventes des voyages à forfaits des tour-opérateurs membres du CETO. Ils ne tiennent pas compte des ventes réalisées directement en ligne par les consommateurs français mais donnent toutefois une photographie assez significative du marché.
Parution d'un livre sur la situation du Sida au Niger
Notre confrère Abba Seidik de la Pana vient de publier aux Editions l'Harmattan, un livre « Le Niger face au Sida : atouts et faiblesses de la stratégie nationale contre la pandémie ». Aux carrefours des Sciences de l'information, de la Sociologie et des Sciences politiques, ce livre donne une photographie exacte de la pandémie du Vih/Sida au Niger, pays sahélien d'Afrique de l'Ouest, déjà confronté, par ailleurs, à de nombreux défis de développement.
Notre confrère Abba Seidik de la Pana vient de publier aux (...) (webremix.info)
Maguèye KASSE, commissaire général de Dak'art 2008 : ‘Il y a nécessité de revenir à une Biennale des Arts et des Lettres'
Source : Walfadjri
Wal Fadjri : La liste des artistes sélectionnés pour l'exposition internationale et le salon du design de Dak'art 2008 est connue, quelle est sa particularité par rapport aux précédentes sélections ?
Wal Fadjri : La liste des artistes sélectionnés pour l'exposition internationale et le salon du design de Dak'art 2008 est connue, quelle est sa particularité par rapport aux précédentes sélections ?
Maguèye KASSE : Nous avons examiné 317 dossiers de candidatures en provenance de toute l'Afrique et de sa diaspora. A partir des œuvres que nous avons reçues, nous avons sélectionné 35 artistes de 17 pays pour l'exposition internationale, et nous avons retenu 13 créateurs pour le salon du design. L'Afrique n'est pas mal représentée, même si nous n'avons pas eu tout ce que nous aurions souhaité avoir.
Wal Fadjri : Dans ce lot, quelle part occupent les artistes sénégalais ?
Maguèye KASSE : Le Sénégal est bien représenté parce que sur 35 artistes sélectionnés, dix viennent du Sénégal. Et ce sont des noms assez intéressants à voir. Si vous jetez un coup d'œil à la sélection, vous verrez que le Sénégal ne s'en tire pas si mal que cela, c'est le pays le plus représenté. Après le Sénégal, vient le Cameroun avec cinq artistes, puis l'Afrique du Sud avec quatre artistes, l'Egypte avec trois artistes, la diaspora avec trois, le Burkina avec deux, et les autres pays sélectionnés sont représentés par un seul artiste.
Wal Fadjri : Cette sélection a-t-elle été guidée par le souci de représentativité des différentes régions géographiques de l'Afrique ?
Maguèye KASSE : Nous n'avons pas sélectionné tous les pays, mais toutes les régions d'Afrique. Et si les œuvres ne nous semblaient pas aller dans le sens d'une sélection, nous ne les avons pas retenues. Néanmoins, le continent au sud du Sahara est bien représenté avec le Sénégal, le Togo, le Cameroun, le Nigeria. L'Afrique du Nord y figure également puisqu'il y a la Tunisie, le Maroc. L'Afrique centrale est aussi bien représentée, puisque nous avons la République démocratique du Congo. L'Afrique de l'Est est moins représentée, nous n'avons pas jugé nécessaire de faire des choix sur ces pays. Mais en gros, on peut dire que l'Afrique est bien représentée. L'Océan indien n'est pas présent dans l'exposition internationale, mais nous avons retenu le Madagascar pour le salon du design, ce qui n'est pas une mauvaise chose. L'Afrique du Nord revient avec la Tunisie pour le design. Donc, on peut dire qu'on a respecté un des principes de travail du Commissaire général qui préside la commission de sélection : c'est-à-dire de veiller à une bonne représentation de l'Afrique et de la diaspora. Les œuvres venues de la diaspora sont au nombre de trois dans l'exposition internationale. Donc, on a quand même réussi, malgré tout, à faire représenter l'Afrique dans sa diversité du Nord au Sud.
Wal Fadjri : Quels ont été les critères de sélection ?
Maguèye KASSE : Ce sont les critères que nous retenons d'habitude : les critères de qualité, d'actualité des œuvres. Car les œuvres produites dans les années précédentes, de 2002 jusqu'en 2006, ne pouvaient pas forcément nous intéresser. Si les œuvres ont été déjà présentées ailleurs, elles ne pouvaient pas non plus retenir notre attention. Nous avons privilégié les œuvres de 2007 en particulier, des créations récentes et qui traduisent aussi les préoccupations qui sont celles de tous les amateurs d'art et de tous les spécialistes, des critiques d'art également : c'est-à-dire l'originalité dans la démarche esthétique, la créativité, la démarche de création, et le fait que ces œuvres reflètent les préoccupations qui sont celles d'un continent comme l'Afrique. N'oublions pas que c'est la Biennale des Arts ! Dak'art est une Biennale qui est certes domicilié au Sénégal, mais sa projection englobe l'ensemble du continent africain, sans oublier la diaspora.
Wal Fadjri : Le nombre réduit d'artistes sélectionnés par rapport aux éditions précédentes pousse à se demander si cela n'est pas dû au budget que l'on dit en baisse cette année ?
Maguèye KASSE : Est-ce que le nombre d'artistes sélectionnés dépend du budget ? Non. Le nombre d'artistes sélectionnés dépend de la qualité des œuvres présentées. Je crois que nous sommes dans une moyenne comparable à celle des années précédentes. Nous avons quand même reçu 317 dossiers de candidature. Nous n'avons pas sélectionné en tenant en compte du budget à dépenser pour le transfert des œuvres de ses artistes - un budget que j'ignore du reste.
Wal Fadjri : Le comité que vous dirigez a-t-il retenu un thème pour la sélection des œuvres ?
Maguèye KASSE : Nous n'avons pas envoyé le thème aux artistes, et je le regrette beaucoup. Mais nous avons bien une thématique pour la Biennale de cette année, qui est : ‘L'Afrique : miroir?' Donc, nous avons retenu des œuvres dans lesquelles apparaît, de façon relativement nette, la problématique du miroir. Il y a des aspects très intéressants relatifs au miroir : l'aspect de l'Afrique, les interrogations autour du continent, le rôle et la place de l'art africain dans le monde contemporain. Il y a d'autres préoccupations qui rejoignent celles d'un art africain, qui soit aussi à l'écoute des préoccupations de notre continent : il s'agit des questions d'identité, de développement, etc.
Wal Fadjri : La sélection a-t-elle tenu à représenter aussi toutes les disciplines artistiques ?
Maguèye KASSE : Toutes les disciplines ont été prises en compte. Puisque nous avons dans la sélection, la sculpture, les toiles donc la peinture, les installations, la photographie, la vidéo. Ce qui représente autant de domaines très riches. L'acception que l'on a traditionnellement de l'art est bien représentée, de même que les arts numériques, avec la vidéo. Je crois que, de ce point de vue, on peut dire que nous avons satisfait les attentes pour une représentation équilibrée de ces différents mouvements dans l'art contemporain.
Wal Fadjri : L'art numérique était très présent lors de la dernière Biennale. Quelle part occupe-t-il dans cette sélection ?
Maguèye KASSE : Il faudrait s'entendre sur les arts numériques. Il y a tout un débat autour des arts numériques. Je crois que si l'on prend la vidéo, par exemple, nous avons des œuvres très fortes qui font ressortir des thèmes porteurs d'interrogations, de questionnements et des réflexions positives pour sortir des impasses. Mais, je pense qu'il faudrait d'abord vider la réflexion autour des arts numériques.
Wal Fadjri : Les jeunes artistes se plaignent d'être souvent laissés en rade par la sélection officielle de la Biennale, quelle place leur est-il accordé cette année ?
Maguèye KASSE : Je pense qu'ils ont eu une part intéressante, mais c'est toujours relatif (…) La Biennale doit être l'affaire de l'ensemble des artistes parce que si elle ne permet pas aux jeunes talents de s'exprimer et de le faire véritablement, elle aura perdu une de ses missions, qui est aussi la promotion de l'art sénégalais. Mais promotion ne veut pas dire promotion sélective ; mais promotion sur la qualité, la rigueur, et sur des critères objectifs sur lesquels il ne peut y avoir de contestation. Je crois qu'également, vu les fonctions qui m'ont été confiées dans le laps de temps dans lequel va se tenir cette édition, il était très difficile de pouvoir faire une rétrospective de ce qui a été présenté auparavant, les discussions que cela a générées, des réponses possibles qui ont été apportées, etc. Venant d'un milieu relativement extérieur à l'organisation interne de la Biennale et à son déroulement, je ne peux me faire que l'écho de certaines préoccupations, qui devaient, à mon avis, être prises en compte.
Wal Fadjri : Et quelles sont ces préoccupations ?
Maguèye KASSE : En plus de celle des jeunes, il y a la préoccupation d'intégrer davantage la Biennale dans son milieu naturel. Il me semble qu'il a également la nécessité de revenir à la conception première de la Biennale. Qu'elle ne soit pas seulement une Biennale des Arts mais qu'elle soit une Biennale des Arts et des Lettres. Pourquoi pas ? Il me semble que c'est une préoccupation qui devrait davantage mériter d'attention. D'autre part, il faudrait que l'on sente plus la Biennale dans le mouvement, dans les pulsions à la fois de Dakar et du reste du pays. Certes, il y a eu dans le passé des tentatives d'associer les régions à la manifestation, il me semble que c'est une direction que l'on devrait creuser davantage. L'art ne peut pas être quelque chose d'élitiste, réservé à une minorité, encore moins à une caste. Je crois que la Biennale des Arts de Dakar devrait faire davantage place à plus d'initiatives, et englober davantage de ressources disponibles, mais qui ont le sentiment d'en être exclues.
III - Un Kenya « express » avec Longs Courriers
En deux jours de brousse et de savane, l'un dans la réserve du lac Nakuru l'autre à Masaï Mara j'ai vu des milliers de flamant roses, des pélicans par centaines, des zèbres, des gazelle, des buffles, des phacochères à n'en plus compter, un gnou égaré, vingt trois éléphants, dix huit rhinocéros, trois girafes, trois lionnes en marche, un lion endormi, un guépard à l'affût, trois autruches et une grue couronnée. J'ai vu quelques hyènes et des vautours en vols planés. J'ai même vu un serval magnifique bondir au-dessus des hautes graminées.
Dans la piscine des singes facétieux plongeaient en éclaboussant un client solitaires - hors quelques grands voyageurs amoureux de l'Afrique, actuellement les clients sont rares -, avant de lui faucher une cigarette oubliée près de son sac.
A propos, le Kenya est un pays où l'on ne fume pas. Etonnant mais vrai : à Nairobi comme à Mombasa, il est interdit de fumer même dans la rue !
Un safari n'est pas une science exacte, c'est beaucoup mieux
Revenons à nos troupeaux. Le compte est presque bond. Au fameux « big five » il manque le léopard. Comment s'en plaindre ? Un safari n'est pas une science exacte et admirer dans leur cadre originel et de si près ces animaux sauvages est un spectacle unique.
La loi de la nature est ainsi faite, concentrés sur leur propre survie, proies, prédateurs et charognards se tolèrent, s'épient, se guettent, s'ignorent et se dévorent aussi, totalement indifférents à l'homme si proche qui les photographie comme dans un salon depuis son véhicule à toit ouvrant.
Des savanes sans limite piquetées d' acacias-ombrelles aux grands lacs, des forêts humides aux volcans éteints, avec ses collines tabulaires, ses montagnes arrondies et ses hauts plateaux ouverts à tous les vents le Kenya offre aux animaux sauvages et à ceux qui les visitent toute la beauté du monde.
Au cours de notre périple nous l'avons observé, de nombreux chantiers sont en voie de finition. L'avion taxi reste pour beaucoup un classique souvent utilisé pour se rendre d'une réserve à l'autre.
Tout fonctionne
Organisé par le voyagiste Longs Courriers le voyage éclair de la semaine dernière a permis de tester, les pistes, les routes et l'avion. Tout fonctionnait parfaitement. Les arrêts dans les villages et gros bourgs ont provoqué comme partout en Afrique un effet de curiosité. Aucune agressivité, beaucoup de gentillesse.
Difficile cependant d'occulter cependant les images insupportables de cette guerre « politico-ethnique » diffusées voici quelques semaine par toutes les télévisions du monde. Difficile de comprendre quelque chose aux rapports inter-ethniques.
Au Kenya, des Kikuyu (ethnie du président « mal élu ») aux Luo (ethnie du leader qui aurait dû être élu), en passant par les masaï (les moins nombreux, 400 000 sur 35 millions d'habitants), les Bantou ou les Samburu, on compte plus d'une quarantaine d'ethnies.
Quelques heures avant la signature de l'accord des leaders politiques à l'origine des exactions le pays vivait sa vie africaine, tranquille, avec ce qu'elle a de fatalisme et de désœuvrement, comme si un millier de morts n'était qu'un épisode d'un mauvais rêve déjà oublié.
« L'apprentissage de la démocratie est une longue école. Le Kenya a la possibilité de résoudre elle-même ses problèmes » nous dira Dr Ongong'a Achieng, directeur général du Tourisme du Kenya.
Jeudi 28 février 2008 : Nairobi – Nakuru (170 km).
Logement au Sarova Lion Hill à Nakuru. Il est l'un des deux lodges « en dur » situés à l'intérieur du parc avec cet avantage : une vue magnifique sur le lac rose qu'il domine. 67 chalets au très bon confort. Restaurant, bar, piscine, massage, boutique, internet. Après-midi safari.
Vendredi 29 février : Nakuru – Masai Mara par la route via Naivasha (6 heures de route).
Déjeuner pique-nique en cours de route où nous rencontrons notre premier masaï, un jeune berger en tenue traditionnelle, aux jambes interminables, semblable à ceux qu'on voit dans les brochures. Dîner et nuit au Keekorok, l'un des 7 lodges construits « en dur » dans le parc.
101 bungalows très confortables, salon, bar, restaurant, piscine, internet. La terrasse domine une vaste pelouse qui se termine où commence une forêt humide à la végétation exubérante. Une passerelle construite sur de hauts pilotis traverse cette végétation jusqu'à la hauteur d'une mare où « s'ébattent » quelques hippopotames. Safari en fin d'après-midi
Samedi 1er mars : Maisai Mara / Nairobi / Mombasa.
Matinée safari. Déjeuner au Sarova Mara Game lodge. 75 tentes de catégorie supérieure avec douche, WC, électricité (240 volts), terrasse privée avec vue sur la forêt. Piscine, restaurant, bar, internet. Départ en avion taxi pour Nairobi.
Rencontre avec quelques hôteliers et le directeur du tourisme au Hilton puis départ en avion pour Mombasa. Installation au Serena Hotel à Mombasa. Pieds dans l'eau il est présenté comme un 5* aux normes locales. Il les vaut. meilleur
Dimanche 2 mars. Mombasa – Paris (via Nairobi et Londres)
Visite de la vieille ville de Mombasa. Déjeuner au Tamarind, (la meilleure adresse pour qui aime les produits de la mer). Transfert aéroport
Arrivée à Paris lundi 3 mars.
Rencontres de la Photographie Africaine, à Bamako
Fanie Jason (Afrique du sud), “Carters on the way to the Epping scrap yardâ€, Série Cape Carting, 2005 La capitale du Mali accueillait jusqu’au 7 décembre les 7es Rencontres africaines de la photographie. Intitulée “Dans la ville et au-delà ” , l’édition 2007 des Rencontres de Bamako s’est penchée sur les mécanismes qui différencient une [...] (webremix.info)
Liens : Photo Africaine et Antillaise
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