Cameroun : Actualité

Actualité : Cameroun : Actualité

Séparatistes et armée accusés d'exactions

[Deutsche Welle] Dans les provinces anglophones du Cameroun, les ONG dénoncent les violences subies par les populations civiles et pointent la responsabilité de chaque camp, autant l'armée camerounaise que les séparatistes armés. (AllAfrica)


Vers des coupures d'internet au pays?

[Deutsche Welle] Au Cameroun, la crainte des coupures d'internet à l'approche des élections se renforce, même si le gouvernement s'efforce de démentir les rumeurs. (AllAfrica)


Séparatistes camerounais - "Il n'y aura pas d'élection"

[Deutsche Welle] Au Cameroun, l'élection présidentielle du 7 octobre risque de se tenir dans un contexte de violence avec la crise anglophone qui menace de se transformer en guerre civile. (AllAfrica)


CAMES - 2018 Les candidats au concours d'agrégation se préparent

[Cameroon Tribune] Ils sont une quarantaine, venus de plusieurs pays d'Afrique, qui suivent un séminaire depuis le 10 septembre dernier à Yaoundé (AllAfrica)


Diplômes obtenus à l'étranger - 20 faux parchemins rejetés

[Cameroon Tribune] La 88e session de la Commission nationale d'évaluation des formations dispensées à l'étranger a planché hier sur plus de 1300 demandes d'équivalence. (AllAfrica)


Concours d'entrée à l'IRIC - 652 candidats sont en lice

[Cameroon Tribune] Ils affrontent depuis mercredi, les épreuves écrites aux cycles de masters professionnels en relations internationales. (AllAfrica)


Championnat du monde de volley-ball messieurs - Australie-Cameroun cet après-midi

[Cameroon Tribune] Après leur défaite d'hier (3 set à 0) face à la Serbie, les Lions disputent leur troisième match de la compétition aujourd'hui à Bari. (AllAfrica)


Régions militaires interarmées N°3 et 4 - La situation sécuritaire sous contrôle

[Cameroon Tribune] C'est le constat qui se dégage de la visite de contrôle opérationnel et d'évaluation de la situation sécuritaire effectuée cette semaine par le chef d'état-major des armées, le général de corps d'armée René Claude Meka. (AllAfrica)


« Pour le Libéralisme communautaire » - La nouvelle édition présentée à Douala

[Cameroon Tribune] Au cours d'une cérémonie courue que le Minac a présidée à l'hôtel Sawa hier, 13 septembre. (AllAfrica)


Réformes politiques et économiques - Le pays améliore ses performances

[Cameroon Tribune] Les résultats de l'évaluation des politiques et institutions publique en Afrique, produits par la Banque mondiale ont été rendus publics mercredi dernier. (AllAfrica)


On prépare la pose de la toiture - On prépare la pose de la toiture

[Cameroon Tribune] Hier, Naseri Paul Bea gouverneur du Centre s'est satisfait de l'évolution des travaux tout en exhortant le groupe Piccini à davantage de productivité pour être en conformité avec les délais de livraison. (AllAfrica)


« J'ai tenu à présenter des modèles pour notre société »

[Cameroon Tribune] Thierry Ntamack, réalisateur. (AllAfrica)


Soutien à Paul Biya - Un collectif de jeunes s'aligne

[Cameroon Tribune] En vue de la présidentielle, la plateforme des Jeunes patriotes républicains a formulé et remis une motion de soutien pour le président de la République, hier au Minjec. (AllAfrica)


Cinéma - Ben Fayçal, ce héros

[Cameroon Tribune] Le jeune médecin décédé dans des circonstances tragiques en 2014 dans la région du Nord est au coeur d'un film-hommage signé Thierry Ntamack. (AllAfrica)


Stabilisation de la RCA - La contribution du pays saluée

[Cameroon Tribune] La reconnaissance des autorités centrafricaines exprimée hier à Garoua Boulaî, par la ministre de la Défense nationale et de l'Armée, Marie Noëlle Koyara, au cours d'une visite de travail. (AllAfrica)


Joseph Kadji Defosso - Le dernier voyage

[Cameroon Tribune] Une messe ponctificale a eu lieu hier en la cathédrale Sts Pierreet- Paul, en présence de Marcel Niat Njifenji représentant personnel du chef de l'Etat. (AllAfrica)


Agriculture et élevage - Les jeunes bien encadrés

[Cameroon Tribune] Des programmes ont été mis en place par les pouvoirs publics dans ces secteurs pour les accompagner dans leurs réalisations. (AllAfrica)


Nathan Wounembaina - Un Lion au filet

[Cameroon Tribune] Le capitaine de l'équipe nationale aura marqué 14 points en position d'attaque mercredi dernier. (AllAfrica)


Fonds pour l'environnement mondial - Environ 8 milliards de F octroyés au pays

[Cameroon Tribune] Les modalités d'utilisation de ce financement étaient au centre d'une concertation initiée par le ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable jeudi à Yaoundé. (AllAfrica)


Multiplication des abandons de poste en zone anglophone

[RFI] Le gouvernement camerounais est confronté au phénomène de désertion des fonctionnaires dans les régions anglophones en crise. Des abandons de postes se sont multipliés dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, alors que ces personnels de l'Etat font l'objet d'enlèvements et d'assassinats ciblés. (AllAfrica)


Accompagnement de la jeunesse - Le Plan triennal spécial jeunes dans les faits

[Cameroon Tribune] Annoncée en 2016, cette attention du chef de l'Etat pour cette frange de la population est passée à sa vitesse de croisière depuis le début de cette année. (AllAfrica)


Entrepreneuriat - Plus de 20 000 PME créées en sept ans

[Cameroon Tribune] Les réformes mises en place par le gouvernement ainsi que le lancement des Centres de formalités de création des entreprises ont boosté l'activité. (AllAfrica)


« L'Etat est soucieux des maux qui touchent sa jeunesse »

[Cameroon Tribune] Fadimatou Ousmanou Iyawa, présidente du bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse du Cameroun. (AllAfrica)


COSAFA Cup 2018 (dames) - Entrée fracassante du Cameroun !

[Africa Top Sports] Invité tout comme l'Ouganda à l'édition 2018 de la Coupe des nations dames du COSAFA, le Cameroun a frappé un grand coup d'entrée ce jeudi contre Mozambique. Victoire écrasante des Lionnes indomptables 8-1 dans le groupe B. (AllAfrica)


Les attaques sont devenus quotidiennes dans le pays

[Deutsche Welle] A moins d'un mois de l'élection présidentielle, le bilan humain de la crise qui menace de se transformer en guerre civile reste mal connu. Près de 200.000 personnes auraient fui les combats dans les régions anglophones. (AllAfrica)


Ligue 1-Toulouse - Stéphane Mbia apte pour Monaco ?

[Africa Top Sports] Arrivé à Toulouse cet été, Stéphane Mbia n'a toujours pas fait d'apparition dans le groupe du TFC. Recruté le 17 août, le milieu de terrain camerounais va peut-être apparaître dans le groupe du TFC pour la première fois à l'occasion de la réception de l'AS Monaco au Stadium, samedi, rencontre de la 5e journée de Ligue 1. A en croire Alain Casanova, le milieu défensif, capable aussi de jouer en défense cent (AllAfrica)


Décentralisation - Ca s'accélère

[Cameroon Tribune] L'Etat a mis 270 milliards de F à la disposition des collectivités territoriales décentralisées à la date du 31 décembre 2017 dans le cadre de la mise en oeuvre du processus de décentralisation. (AllAfrica)


Vacances sans SIDA - On maintient la dynamique

[Cameroon Tribune] Les chiffres bilan de la 16e édition clôturée hier dans la région du Nord, montrent une large atteinte des objectifs (AllAfrica)


Observateurs - Plus que 24 heures

[Cameroon Tribune] Le dépôt des demandes d'accréditation des missions d'observateurs au ministère de l'Administration territoriale sera clôturé demain. (AllAfrica)


Enseignement technique - 1255 professionnels sur le terrain

[Cameroon Tribune] Enseignants et conseillers d'orientation ont reçu leurs diplômes mardi à l'université de Douala. (AllAfrica)


Après la révolution du jasmin, la révolution du baobab au Cameroun ?

 L’incroyable renversement de situation en Tunisie, puis les soulèvements en Egypte : scénarios à perdre haleine qui conduisent à la défection de deux indétrônables dictateurs d’Afrique du Nord… L’espoir gagne les pays voisins, les peuples qui n’ont pas voix au chapitre depuis trop longtemps. Et plus au Sud ? Vers l’Afrique subsaharienne, où depuis tant d’années on parle de démocratures, de gouvernements – marionnettes du néocolonialisme, d’abus de pouvoir si énormes que l’on soupçonne Paul Biya d’avoir acheté l’équivalent du Château de la Loire en Suisse - vers le sud donc, que ressent-on ? Certains espèrent une contagion, que l’onde de choc se propage. Pas si vite.


Commémorer les émeutes de 2008

Le 23 février dernier, l’ambiance dans les grandes villes du Cameroun était un peu tendue : les forces armées étaient déployées dans les endroits stratégiques, les kiosques à journaux de désemplissaient pas de curieux qui venaient suivre les gros titres, inquiets. On pouvait lire, en Une du quotidien Mutations : « Manifestation publique, journée à haut risque au Cameroun »,  tandis que Le Journal du Cameroun titrait : « Le gouvernement invite au calme ». En effet, les partis d’opposition (à leur tête Jean-Michel Nintcheu du Sdf et Anicet Ekane du Manidem) avaient lancé des appels à manifestations pour commémorer les émeutes de 2008. 
[Petit Rappel : en 2008, la crise économique frappe le Cameroun et le gouvernement impose une hausse significative des prix des carburants et de la plupart des produits de première nécessité. Les « émeutes de la faim » éclatent dans les grandes villes, se terminant par une répression dure qui fait plus d’une centaine de morts.]
Ailleurs dans le monde, des camerounais expatriés invitent à suivre l’exemple des révolutions populaires d’Afrique du Nord. Le CODE (Collectif des associations démocratiques et patriotiques des Camerounais de la diaspora) diffuse le mot d’ordre : « Paul Biya dégage », tandis que la Cameroon Diaspora Connection diffuse sur le net un photomontage de mauvaise qualité sur fond de reggae qui suggère une « révolution du Baobab ». (voir le clip). Le site d’informations Ici Cemac publie quant à lui les « 12 consignes pour le succès de la marche » et annonce que le 23 février 2011 sera le début de « la révolution pacifique du peuple camerounais ».
A cette occasion, l’on se rend compte que le Cameroun bénéficie tout de même d’une certaine liberté d’expression : sur internet et dans la presse, il n’y a pas de tabous à mentionner les malversations du pouvoir en place et à haranguer les foules. Il y a, au « Mboa », un potentiel de subversion non négligeable … même si, il faut le rappeler, certains opposants ou journalistes engagés croupissent et meurent en prison !



Pétard mouillé

En tout cas, le 23 février, l’on retient un peu son souffle. A Douala, « la semaine des martyrs » rencontre quelques échos : des manifestants ont été dispersés, arrêtés, voire brutalisés par la police, selon plusieurs sources. La réaction immédiate des forces de l’ordre décourage les manifestants de poursuivre leur action et le meeting du 24 février est annulé. A Yaoundé, « la mayonnaise peine à prendre », comme le suggère le journal Le Pays. Il semble que la campagne rondement menée par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma, porte ses fruits : il enjoint le peuple camerounais à rester sourd aux appels à manifestations, discréditant les arguments des opposants. Selon lui, la révolution a déjà eu lieu au Cameroun et il met en garde contre une identification trop rapide aux révolutions du Maghreb : « 
En Afrique du Nord, la situation n’était pas la même. Ce n’est que maintenant que le vent du changement souffle là-bas. Il y a vingt ans que nous avons conduit cette révolution. Il faut savoir lire l’évolution de l’humanité. Ce qui se passe là-bas s’est déjà passé chez nous», a martelé le ministre. Pour M. Tchiroma, «ces aventuriers» veulent condamner le Cameroun à «l’effort de Sisyphe, un éternel recommencement. Notre pays n’a jamais été autant crédible qu’aujourd’hui. Sa stabilité est confirmée par les institutions financières internationales. La paix au Cameroun est devenue une culture». (source : Mutations).
Voilà donc sur quoi repose la stabilité du Cameroun aujourd’hui : l’idée que la «  révolution » économique et la marche vers le progrès ont déjà eu lieu sous la houlette du pouvoir en place, et l’idée d’une paix à tout prix, profondément incarnée par la pérennité du président.

La Tunisie, passe encore, mais laissons Kadhafi en Libye !

Et en effet, il est finalement étonnant de constater à quel point les révolutions du Maghreb, qui exaltent pourtant une bonne partie de la planète, laissent froids la plupart des camerounais. Si l’exemple de la Tunisie était vu avec une certaine admiration mêlée de perplexité, la « contagion » à l’Egypte, puis à la Libye a provoqué de sérieuses remises en question : finalement, à l’instar de la Côte d’Ivoire, tout cela ne tiendrait-il pas d’une vaste opération fomentée par l’occident pour récupérer le pétrole libyen ? Et surtout, que deviendrait l’Afrique sans les investissements libyens ? En effet de nombreuses entreprises africaines ne doivent leur survie qu’à la prodigalité de Kadhafi, comme le rappelle un article de camer.be. Si Paul Biya n’a pas, comme Wade ou Alpha Condé, exprimé publiquement son soutien à Mouammar Kadhafi ; dans la rue, les Camerounais restent pragmatiques :  lorsque le pétrole est en jeu, les occidentaux ne sont jamais loin. La révolution a bon dos. Au Cameroun, la corde sensible du panafricanisme et le rejet de toute ingérence politique prend le pas sur l’idéal révolutionnaire. N’en déplaise à certains rêveurs, le vent de la révolution du jasmin n’est pas encore venu à bout du désert.



(decalageaucameroun.blogspot.com)