Economie

Actualité : Economie

Sénégal:La BAD a investi près de 1300 milliards de FCFA au pays en plus de 40 ans

[APS] Dakar -La Banque africaine de développement (BAD) a investi depuis 1972 au Sénégal près de 1300 milliards de francs CFA à travers 101 opérations effectuées dans des secteurs à "fort impact" sur l'économie du pays, a dit, vendredi à Dakar, son Directeur général région de l'Afrique de l'Ouest, Bureau national du Sénégal, Serge Marie N'Guessan. (webremix.info)


Somalie : Ismail Ahmed, le fils du Somaliland qui fait fortune dans le numérique avec la WorldRemit

L'histoire d'Ismail Ahmed et juste fascinante. Ce fils du Somaliland, un territoire de la corne d'Afrique autoproclamé indépendant en 1991, est le patron d'une multinationale. La WorldRemit, le leader mondial de transfert d'argent en ligne. Cette entreprise, Ismail Ahmed l'a lancée sur les ruines de son poste dans un programme de transfert d'argent des Nations-Unies en Somalie. A l'époque, le jeune docteur en économie découvrait un vaste réseau de corruption. Sans réfléchir, et seul, il se dresse (...) - 11. Novembre 2017 / 43. Portrait/Entretien (webremix.info)


Afrique:Changement climatique - La Grande Muraille verte, la réponse africaine

[Sidwaya] Le Burkina Faso prend part avec une délégation conduite par le ministre burkinabè de l'Environnement, de l'économie verte et du changement climatique, Batio Nestor Bassière, à la 23e Conférence des parties (Cop23) à Bonn en Allemagne, débutée le 6 novembre 2017. (webremix.info)


Côte d'Ivoire : Visa dépose officiellement ses bagages dans le pays

La société de paiement électronique Visa a officiellement déposé ses bagages en Côte d'Ivoire. Cela s'est matérialisé par la signature le 14 novembre 2017 d'une convention entérinant l'ouverture du bureau régional Afrique de l'Ouest et centrale de la société à Abidjan. Le document a été paraphé par le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, et le président du groupe Visa pour l'Afrique subsaharienne, Andrew Torre (photo), rapporte le journal Le Patriote. Selon le ministre de l'Economie et des (...) - 11. Novembre 2017 / 05. Mobile banking/Paiement électronique (webremix.info)


Cote d'Ivoire:Paiement électronique - Le gouvernement entérine l'ouverture de visa à Abidjan

[Patriote] Le leader mondial du paiement électronique, Visa, vient d'ouvrir officiellement à Abidjan, son bureau régional Afrique de l'ouest et centrale. Cela s'est matérialisé ce mardi 14 novembre 2017, par une signature de convention entre le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, et le président du groupe pour l'Afrique subsaharienne, Andrew Torre. Entérinant ainsi l'ouverture de ce Bureau, dont la structure est à Abidjan depuis quelques m (webremix.info)


Paiement électronique : Visa officialise l'ouverture de son bureau régional en Côte d'Ivoire

Jusque-là absent au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Visa, le leader mondial des technologies de paiement, a officialisé l'ouverture de ses bureaux en Côte d'Ivoire, dont les activités couvriront la zone Afrique de l'Ouest et du Centre. Mardi 14 novembre, les actes entérinant l'installation de ce Bureau régional ont été signés à Abidjan par le ministre ivoirien Adama Koné en charge de l'Economie et des Finances, et Andrew Torre, président de Visa pour la zone Afrique (...) - 11. Novembre 2017 / 05. Mobile banking/Paiement électronique (webremix.info)


Avec le digital, l'Afrique pourrait jouer un rôle de leader

Le président de l'Organisation des professionnels des TIC (OPTIC) du Sénégal, Antoine Ngom, a estimé lundi à Dakar qu'il est possible faire jouer à l'Afrique un rôle de leader dans le développement du digital, dans l'hypothèse où des mesures idoines sont prises dans ce sens. ‘'Si on prend des mesures idoines pour le développement du digital, on peut travailler de sorte que l'Afrique puisse jouer un rôle de leader mondial'', a-t-il notamment indiqué. M. Sall s'exprimait en marge d'une rencontre organisée (...) - 11. Novembre 2017 / 03. Economie numérique (webremix.info)


L’usine peugeot opérationnelle en 2018

Cet accord final vise la création d’une société mixte industrielle à Oran entre les partenaires algériens, le groupe PMO Constantine, le groupe Condor, la société Palpa Pro et PSA Peugeot, pour la fabrication de véhicules Peugeot-Citroën Production Algérie (PCPA). Cette signature est intervenue dans le cadre du Comefa (Comité mixte économique franco-algérien), en présence des ministres des Affaires étrangères des deux pays, Abdelkader Messahel et Jean-Yves Le Drian, ainsi que du ministre algérien de l’Industrie, Youcef Yousfi, et du ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. Le projet d’usine PSA en Algérie avait été annoncé en octobre 2015, mais la signature du pacte des actionnaires pour sa réalisation, initialement prévue le 10 avril 2016, à l’occasion de la visite de l’ancien Premier ministre français, Manuel Valls, avait été reportée sine die. Depuis, il aura fallu encore d’âpres négociations entre le groupe PSA et le gouvernement pour voir enfin ce projet validé dans le cadre de cet accord. Ainsi, aux termes de cet accord, le groupe PSA détiendra 49% du capital de cette nouvelle coentreprise, représentant un investissement global de l’ordre de 100 millions d’euros. Le reste est réparti entre 20% pour PMO Constantine, 15,5% pour le groupe Condor et 15,5% pour l’opérateur pharmaceutique Palpa Pro. Le groupe PSA s’est engagé à accompagner le développement de la filière automobile en Algérie, avec un plan complet de montée en compétences et de formation des collaborateurs et contribuera au développement du tissu fournisseur local. Cette usine produira des modèles permettant aux marques du groupe PSA de répondre à la demande des clients algériens, en leur proposant des véhicules aux meilleurs standards de qualité, de sécurité et de respect de l’environnement. Néanmoins, l’identité des modèles qui seront assemblés n’a pas été divulguée. Mais probablement, ce sera les Peugeot 301 et 3008 et la C-Elysée. L’unité de production sera totalement opérationnelle en 2019 avec une localisation progressive dès 2018. «L’Algérie est un marché historique pour le groupe PSA et nous sommes particulièrement fiers de nous y implanter industriellement. Elle est au cœur de la région Moyen-Orient et Afrique, qui est un levier majeur de l’internationalisation rentable du plan Push to Pass. Cet accord nous permettra de disposer de capacités de production au cœur de la région pour réaliser notre ambition d’y vendre 700 000 véhicules en 2021», a indiqué Jean-Christophe Quémard lors de la signature de cet accord. Les premiers véhicules de la marque Peugeot et Citroën sortiront de cette usine PCPA, qui sera bâtie dans un site à proximité de l’unité d’assemblage Renault Algérie Production, à Oued Tlélat à Oran, à partir de l’année 2018. Il est convenu aux termes de cet accord qu’après cinq années d’activité, 75 000 unités/an de différents modèles sortiront des chaînes de cette usine, qui permettra la création de 1000 emplois directs et des milliers d’autres indirects après la création tout autour d’un écosystème de sous-traitance. Pour ce qui est du taux d’intégration, selon M. Quémard, celui-ci sera, à terme, de 40%. Le contrat signé hier prévoit par ailleurs la création d’une académie de PSA en Algérie, permettant de former la main-d’œuvre algérienne et de développer les compétences dans le domaine de l’assemblage et de la construction des véhicules au profit de PCPA. «L’objectif de ce projet est de développer une filière automobile complète en Algérie», assure Jean-Christophe Quémard, qui relève que les équipementiers de Peugeot, qui s’implanteront également en Algérie, développeront d’autres partenariats avec des opérateurs algériens pour créer un tissu industriel et aller au-delà des 40% du taux d’intégration. (webremix.info)


«Il faut agir sur les véritables causes des impayés»

Selon les données officielles, le taux des créances impayées au niveau des banques algériennes est estimé à 11% du total des crédits alloués. Ce taux est-il trop élevé par rapport aux normes en la matière ?   Plusieurs appellations désignent le taux des créances bancaires impayées, on parle de taux de défaut bancaire, de ratio des prêts non rentables ou encore de ratio des créances douteuses. En anglais c’est Non-Performing Loan (NPL) Ratio et c’est la désignation la plus communément utilisée dans l’industrie. Il s’agit en l’occurrence des incidents de paiement que connaissent les banques et les institutions financières, et donc indirectement le système monétaire. Et non pas les défaillances totales qui se terminent par le recours aux garanties ou par des poursuites judiciaires. Dans le contexte de l’Algérie, le taux des créances impayées, estimé à 11%, est important et on doit travailler à le réduire. Pour autant, des taux beaucoup plus élevés sont constatés à travers le monde, notamment en Afrique et en Asie centrale. Que faire, selon vous, pour stopper l’accumulation de mauvaises créances ? Il faudrait conduire une analyse à la fois quantitative et qualitative du ratio de NPL afin de comprendre les raisons qui ont conduit à cette situation. Par exemple, il est important d’identifier le profil des bénéficiaires et les raisons profondes ayant conduit au défaut, afin de se donner les moyens d’agir sur les véritables causes qui conduisent aux créances douteuses. La réintroduction des instruments de refinancement auprès de la Banque d’Algérie risque-t-elle d’aggraver le niveau des créances improductives ? En elle-même, la nouvelle politique de la Banque centrale, avec notamment le recours aux réescomptes et l’Open-market, ne peut pas à elle seule aggraver ou augmenter le ratio des NPL. Ce sont plutôt les banques commerciales publiques et privées qui possèdent les leviers d’action directe sur les NPL. La Banque centrale, en introduisant le réescompte et l’Open-market, offre aux banques de la place la possibilité de se fournir en liquidité, par la cession des effets bancaires. Encore plus dans le cas de l’Open-market, la Banque centrale pourrait agir pour augmenter ou faire baisser la liquidité bancaire en achetant ou vendant définitivement certains titres, essentiellement les bons du Trésor public. Dans le contexte de l’augmentation de la liquidité des banques commerciales, toute la question est celle de l’approche prudentielle et de la stratégie de risque qu’elles vont adopter, lorsque leurs caisses seront renflouées. L’économie ayant toujours besoin de se financer, il faudrait se donner les moyens humains et l’expertise nécessaires pour faire la part des choses entre les acteurs et les projets économiques viables, et les projets douteux sans véritable modèle économique.   (webremix.info)


Le projet d’usine PSA en Algérie en point de mire

La quatrième session du Comité économique mixte algéro-français (Comefa) se tiendra demain à Alger, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Cette importante rencontre sera coprésidée par le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Participeront également aux discussions le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, et celui de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, côté français. Cette session offrira l’opportunité aux deux parties de faire «une évaluation exhaustive de l’état de la coopération économique et d’examiner les perspectives de renforcement des partenariats en cours et de lancement d’autres par les opérateurs économiques des deux pays», selon la même source. Les questions politiques et sécuritaires (situation en Libye, au Mali et dans le Sahel) seront également au menu de cette réunion, où les deux parties procéderont à un échange de points de vue sur «les expériences dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et ses connexions, l’extrémisme violent et la dé-radicalisation». Lors de son séjour en Algérie, la délégation française rencontrera de hauts responsables algériens et les membres du gouvernement. Mais c’est la présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, au côté de son homologue français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui attire plus notre attention. Et à ce titre, côté industrie automobile, la question est de savoir si le projet d’usine PSA en Algérie sera au menu de cette réunion. Est-ce que dans cette réunion figure le dossier PSA, bloqué depuis deux ans, et pour lequel le wali d’Oran a indiqué, il y a quelques jours seulement, lors d’une visite sur le site qui devrait l’abriter: «Les négociations ont atteint un stade très avancé au niveau central.» Ou alors si les deux pays préféreront décaler le lancement effectif de ce grand projet tant attendu à la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau, prévue pour le mois de décembre à Paris entre les deux Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Edourad Philippe. Si le wali d’Oran souhaite voir ce projet se concrétiser «dans les meilleurs délais». «Techniquement le dossier de ce projet d’usine à Oran est bouclé», si l’on se réfère aux propos maintes fois réitérés par le patron de la zone Moyen-Orient et Afrique de PSA, Jean-Christophe Quémard. Et du côté PSA, on n’attend que le feu vert du gouvernement algérien pour le débloquer. Serait-ce le cas avant la fin de l’année, lors des deux prochaines rencontres entre les deux parties ? L’usine PSA en Algérie concernera, pour rappel, 4 modèles (Peugeot 208, Peugeot 301, Peugeot 308 ainsi que la Citroën C-Elysée) pour une capacité annuelle de 25 000 unités, dans un premier temps, puis 75 000 et 100 000 unités par la suite. (webremix.info)


Afrique du Sud : acculé par la conjoncture, l'Etat s'apprête à liquider ses parts dans Telkom

La situation catastrophique de la South Africain Airways (SAA) aggravée par le déficit budgétaire a poussé le gouvernement sud-africain à envisager la cession de ses parts dans l'opérateur historique Telkom. L'Etat sud-africain détient 39% du capital valorisé à 723 millions de dollars. Le gouvernement sud-africain semble décidé de se séparer de ses actifs pour colmater le déficit budgétaire qui met à genoux l'économie. Les 39% de parts détenus par l'Etat dans le tour de table de l'opérateur télécoms (...) - 11. Novembre 2017 / 70. Privatisation/Libéralisation (webremix.info)


Afrique Centrale:Congo/RDC - Un projet à l'étude sur la conservation de la zone hydroforestière

[Les Dépêches de Brazzaville] Le ministère de l'Economie forestière a organisé, le 9 novembre à Brazzaville, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), un atelier sur l'étude de faisabilité du projet de compensation du carbone pour le paysage des lacs Télé au Congo et Tumba en RDC. (webremix.info)


Togo:Sani Yaya - Notre mission est de ramener la dette à un niveau soutenable

[Togonews] Le ministre de l'Economie et des Finances, Sani Yaya, a présenté jeudi le rapport sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne ; un document réalisé par le FMI et publié lors des Assemblées d'automne de l'institution à Washington (voir nos précédentes éditions). (webremix.info)


Gestion des entreprises de l'économie sociale - Un projet aux côtés des acteurs du secteur

[Sidwaya] Le Projet d'appui aux Entreprises de l'économie sociale et solidaire en Afrique (PA-EESSA), dans sa mission d'assistance au secteur de l'économie sociale a officiellement lancé ses activités, le 7 septembre 2017 à Ouagadougou. Prévu pour une durée de 3 ans, le projet a pour mission essentiel de former et de renforcer les capacités des acteurs de ces entreprises. (webremix.info)


L’Algérie durcit sa politique à l’égard des migrants subsahariens

En Algérie, les travailleurs migrants se cachent pour survivre Par Zahra Rahmouni Source: Jeune-Afrique Depuis quelques mois, Alger a durci sa politique a l’égard des migrants subsahariens. Expulsions, déclarations racistes, travail précaire… Reportage sur les tracas rencontrés par une population devenue pourtant indispensable à l’économie locale. Amadou presse le pas. Le Guinéen de 19 ans […] (webremix.info)


Masterclass sur l'innovation à Maurice

Séminaire de formation et de partage d'expériences dédié aux incubateurs et structures d'accompagnement à l'entrepreneuriat innovants (SAEI) dans l'Océan Indien.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de « Promotion de l'entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en Afrique subsaharienne francophone », l'Union des Chambres de commerce et d'industrie de l'océan Indien (UCCIOI), l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Institut de la Francophonie pour l'Entrepreneuriat (IFE) et le (...)

- Economie (webremix.info)


Afrique Digital : les femmes s'y mettent au pas de la cadence

Dans un Univers digital encore très masculin, elles se taillent un succès phénoménal et réjouissant. E-commerce, levée de fonds, économie collaborative, leadership d'un nouveau style… ces femmes Africaines creusent leur sillon et multiplient les territoires d'exploration avec une exigence et une indépendance d'esprit qui nous épatent. Alors que dans la Silicon Valley comme dans d'autres grandes structures technologiques au monde, le manque de diversité de genre commence à faire tâche d'huile. Malgré le (...) - 11. Novembre 2017 / 32. Genre (webremix.info)


Malal Talla alias Fou Malade, president de « Guédiawaye Hip Hop » : « Le hip hop, un levier d’émancipation citoyenne »

En faisant l’état des lieux dans le mouvement hip hop, Malal Almamy Talla alias Fou malade, président de G Hip hop, note une renaissance du mouvement en termes d’organisation, de structuration. Ainsi, il appelle l’Etat du Sénégal à prendre davantage conscience des énergies nouvelles qui s’expriment à travers cet univers artistique, en vue de les accompagner à jouer pleinement leur rôle dans le développement. Dans cet entretien, il manifeste toute sa satisfaction liée à la mise en place du Fonds de développement des cultures urbaines par l’Etat du Sénégal.

Quel est l’état des lieux dans le mouvement hip hop au Sénégal ?
En tant que Malal Almamy Talla Alias Fou malade, dirigeant du Mouvement Guédiawaye Hip hop, je suis très content de parler des cultures urbaines, de Hip hop de manière globale. Car, il faut préciser que les cultures urbaines, c’est l’appellation politique du hip hop. C’est quand les politiques ont voulu donner un contenu politique au hip hop, autrement dit quand ils ont voulu négocier et accepter le Hip hop pour le justifier, qu’ils l’ont appelé ainsi. Mais nous, nous l’appelons Hip hop. C’est cette culture qui nous a élevé et balisé le terrain. Elle nous a poussé à la quête de la connaissance. Elle a produit en nous la self-confidence (confiance en soi). C’est cette culture qui nous a appris qu’on peut devenir des entrepreneurs. Qu’on pouvait partir de zéro pour devenir plus tard des héros. En ce qui me concerne, j’ai commencé en 1994 avec le groupe African. La première génération du Hip hop, c’est avec Didier Awadi, les Positive Black Soul, Kocc Barma de Max Crazy, Gnoul Té, Rapadio, Pee Froiss, Daara-J. Il y a ensuite la deuxième génération. Je crois que j’en fais partie, c’est Keur-Gui, 5ème Underground, Simon, avec Ti Grim B, Underground PA, Diwaniz, Wa Guëbleu, Gaston, etc. Il y a ensuite la troisième génération. Le travail de la première génération a consisté à installer le Hip hop. Quand ce mouvement est venu au Sénégal, il était tellement stigmatisé par la société sénégalaise qui peinait à l’accepter comme forme d’expression. Car, les gens disaient qu’il venait des Etats-Unis, il était insolent, que ses acteurs portaient des pantalons tellement longs. Tout un tas de clichés et de stéréotypes. Cependant, les messages que les hip hoppeurs lançaient étaient très forts. On se souvient de ce « Ceci n’est pas normal », « Atayaa » du Pbs, Daara-J, Pee Froiss qui était le groupe le plus engagé. L’arrivée de Rapadio a aidé à rendre le rap beaucoup plus wolof et plus proche du langage urbain. Ces groupes ont beaucoup travaillé à sensibiliser les jeunes. C’est pourquoi, en 2000, énormément de jeunes sont allés voter. Ce travail a été parachevé par des groupes comme Keur-Gui, Bat’Haillons Blindé, Fuk’N’Kuk, etc., pour arriver à créer ce qu’on appelle le mouvement « Y en a marre ». Les deux générations ont donc travaillé sur des textes très sociaux, en lien avec la société. Aujourd’hui, la troisième génération parle de Bling Bling, d’argent.

Sur le plan musical, qu’est-ce qui a bougé ?
D’un point de vue musical, énormément de choses ont changé et on assiste, en même temps, à la structuration du Hip hop. C’est-à-dire que ce que le Hip hop avait perdu avec la deuxième génération, la troisième est en train de le rattraper car les hip hoppeurs prennent le Grand Théâtre, Sorano, la Place du Souvenir, le Monument de la Renaissance, bref, le Hip hop mobilise. Les acteurs du hip hop sont très présents dans les réseaux sociaux, travaillent avec les nouvelles technologies, etc. On assiste à la création de centres sociaux dédiés au hip hop comme Africulturban, la Maison de la Culture urbaine, Guédiawaye Hip hop, etc. Il y a eu tellement de dynamiques. On assiste à une renaissance en termes d’organisation et de structuration mais aussi en termes d’entrepreneuriat. Aujourd’hui, la nouvelle génération parle d’argent, d’économie, etc. Au début, tout le monde voulait devenir rappeur. Même les fans voulaient et finissaient par devenir rappeurs. Nous sommes arrivés à un moment où les gens ont compris que le Hip hop comporte différents métiers, le Hip hop et ses dérivés. Il y a des opportunités de formations offertes par G Hip Hop, Africultururban, la Maison des cultures urbaines qui se trouve à Ouakam. Il y a la vidéographie, la photographie, le management. Au début, il n’y avait pas de possibilités d’apprendre le management. Aujourd’hui, il y a des formations qui sont offertes autour de ces différentes branches du Hip hop. Cela offre énormément d’opportunités et il y a une interaction entre les jeunes Sénégalais et les autres. Les groupes dont on rêvait, on les voit à travers les festivals comme Festa2H, et puis les jeunes voyagent, etc. Ils vont au Mali, au Burkina Faso, au Maroc, au Cameroun. Grâce à ces événements que nous organisons, les jeunes entre-agissent, ce qui débouche à une coopération Sud-Sud. A l’image de la Cedeao, les jeunes se retrouvent grâce au Hip hop et discutent de migration, de radicalisation, etc.

Quels est le levier à activer pour davantage valoriser le Hip hop ?
Le levier à activer, c’est ce que l’Etat a compris en mettant en place le Fonds de développement des cultures urbaines. En 2012, « Y en a marre » a mobilisé les jeunes, c’est ce que les politiques ont compris quand ils disaient que le Hip hop est un levier d’émancipation citoyenne. C’est ce qui a amené le président Macky Sall à mettre en place le Fonds de développement des cultures urbaines pour accompagner les initiatives qui sont prises dans le Hip hop, notamment l’information, la structuration, etc. Aujourd’hui, il y a nécessité de comprendre qu’au-delà de la couture, de la coiffure, des autres métiers, il y a les nouvelles énergies. Il s’agit du Hip hop. Le Hip hop ne s’apprend pas dans les centres de formation. Il est important que l’Etat fasse une politique d’ajustement, il doit tenir compte des mutations ; et les mutations, ce sont les nouvelles énergies. Il doit capitaliser toutes ces énergies afin de les accompagner.

Pensez-vous que la mise en place de ce fonds est pertinente ?
Bien sûr. La mise en place de ce fonds est très importante car elle a permis de faire bouger les choses à Mbirkilane, à Rosso et un peu partout. Car, dans toutes les localités, il y a un fonds sur lequel les acteurs culturels peuvent compter. D’autant plus que, ce fonds est super bien géré. Nous, nous avions déposé pour la structuration de G Hip hop et cela nous permet de gérer nos salaires et nos charges liées à l’eau, l’électricité, etc. Le centre est géré de manière autonome, même si nous nous sommes installés sur un espace qui appartient à la mairie. Mais, ça nous permet d’augmenter notre programmation. C’est-à-dire, si nous n’avions pas la possibilité de louer une sonorisation pour organiser un « sifer » tous les samedis à travers Woriba Champion style, donner du transport, on peut le faire maintenant. Ce fonds est très utile parce que quand on donne aux jeunes cette opportunité de se regrouper tous les samedis, on réussit à les capter. Peut-être qu’ils allaient se livrer à des occupations négatives, s’ils n’avaient pas cette possibilité. Seulement, en ce qui concerne la nécessité de promouvoir l’impact du fonds, c’est au gestionnaire de le faire. Nous sommes des acteurs culturels, certains ont souscrit pour la formation, d’autres pour l’entrepreneuriat, d’autres pour la mobilité, etc. A mon avis, la Direction des arts doit également jouer un rôle dans la promotion du fonds ou de son impact.

Le niveau de succès du Hip hop sénégalais vous satisfait-il ?
Bien sûr. Chaque génération s’impose et les générations précédentes refusent que les nouvelles générations les étouffent ou les pervertissent. Par exemple, Fuk’N’Kuk peut être considérée comme de l’actuelle génération, mais aussi, comme de l’ancienne génération. Car, c’est un groupe qui fait du rap pas du tout «bling bling», du rap «underground» très scotché aux réalités du moment. Et il remplit le Théâtre national Daniel Sorano, c’est agréable à regarder sur scène. Il refuse d’être perverti par ce qui se passe aujourd’hui. On retrouve ce Hip hop très diversifié. On peut retrouver du Dip dans le Hip hop sénégalais, mais également du Omzo Dollar, du Keur-Gui. Ce mélange permet d’équilibrer car si on n’a que du Fuk’N’Kuk ça devient monotone. Le rap sénégalais est connu pour son engagement social, son intérêt à la chose politique. Cet aspect a été valorisé par « Y en a marre » à travers le projet Citizen Mike. G Hip hop également le valorise à travers Jotayou Gokh-Yi, etc.

Et le Hip hop sénégalais se porte-t-il bien à l’extérieur ?
N’oubliez pas, quand on te dit que ta musique est connue de l’extérieur, c’est pour te demander si ton produit marche à l’extérieur. Les commerces, les labels, les maisons de disque sont de gros commerçants qui ne cherchent pas à vendre un discours, mais plutôt un style, un rythme. Maintenant, faut-il se pervertir pour vendre sa musique ou faut-il rester scotché aux réalités sociales ? C’est un choix. C’est comme si on me disait : Préfères-tu un Souleymane Faye qui pervertit son texte pour vendre sa musique ? Vendre à l’extérieur, ça dépend. Les Etats-Unis influencent tout le monde parce qu’ils sont nombreux. C’est un marché. En Afrique, c’est normal que le Nigeria influence tout le monde parce que c’est un géant, un pays géant économiquement, mais aussi sur le plan démographique. Ça aussi, ce sont des paramètres à prendre en compte.

Parlez-nous de vos projets…
Nous sommes concentrés sur G Hip hop qui est un centre de formation et de réinsertion aux métiers du Hip hop. Un centre qui essaie de répondre aux problèmes rencontrés par les jeunes et les acteurs du Hip hop dans la commune de Wakhinane-Nimzatt. On essaie de faire des événements, de faire bouger les choses. On essaie de lutter contre le désenclavement culturel en mettant en place un espace qui est disponible pour les populations, mais surtout pour les jeunes acteurs. On déroule des formations, des concerts et énormément de choses. Du 16 au 18 novembre, nous organisons un festival qui s’appelle Voice Thought. C’est un festival qui invite à donner la réflexion du Hip hop, les responsabilités des acteurs du Hip hop africain face à la radicalisation des jeunes. Il s’agit d’ateliers de DJing, de concerts, de panels à Dalifort, Guédiawaye, etc. Nous préparons également le festival Guédiawaye By Rap. Ce sera la quatrième édition qui va célébrer le Cinquantenaire de Guédiawaye. C’est important en termes de patrimoine de sensibiliser les jeunes sur la connaissance de leur localité. Sur le plan artistique, je prépare quelque chose avec mon acolyte Niagass, un album qui s’appelle « Ousseynou ak Assane ». C’est un album qui va sortir en 2018. Nous avons bouclé notre enregistrement. Nous étions en discussion avec Universal Afrique pour voir comment promouvoir cet album sur le plan sous-régional, africain et international.

LeSoleil Propos recueillis par Abdou DIOP

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[Sud Quotidien] Si la demande d'intégration du Maroc dans la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) est acceptée, l'économie sénégalaise serait condamnée à mort avec la baisse de la production, mais aussi la destruction des emplois. C'est pourquoi, face à la presse hier, vendredi 27 octobre, les opérateurs économiques se sont érigés en bouclier pour défendre les intérêts du S&eac (webremix.info)


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En Afrique subsaharienne, les consommations alimentaires sont en profonde mutation

Une vaste étude sur la consommation des ménages d’Afrique tord le cou à quelques idées reçues. D’une ampleur inédite, ces travaux montrent les modifications, ces dernières décennies, des systèmes alimentaires. L’agriculture locale est en train de conquérir son économie intérieure avec un marché dominant dans les approvisionnements des urbains comme des ruraux. L’alimentation s’est diversifiée et les problèmes d’apport énergétique sont bien moins prégnants qu’auparavant.

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Afrique du Sud:Afrique du Sud - Après la récession, plus de 2 milliards de dollars de déficit

[Ecofinance] L'économie sud-africaine semble loin d'être sortie de la zone de turbulence, après la récession économique, le ministre sud-africain des Finances, Malusi Gigaba doit faire face à un trou de 2,9 milliards de dollars (40 milliards de rands) dans le budget, ce qui devrait pousser Gigaba à envisager la réduction des dépenses, l'augmentation des impôts ou encore la vente d'actifs publics pour éviter à l'économie du pays de (webremix.info)


«Les banque marocaines blanchissent l’argent du hachich» (webremix.info)


Afrique de l'Ouest:Le Sénégal va évaluer lundi ses réformes et programmes avec l'UEMOA

[APS] Dakar -Le ministère de l'Economie, des Finances et du Plan va procéder, lundi, à 9 heures, à la "revue annuelle" 2017 des réformes, politiques et programmes de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), annonce un communiqué reçu à l'APS. (webremix.info)